Musique : vers une fermeture du Ciel ?

ACTUS | L'avenir de la petite salle de concert grenobloise semble plus que compromis. On fait le point pour essayer d'y voir plus clair.

Aurélien Martinez | Lundi 30 mai 2016

Photo : Jessica Calvo


Après une fin de saison compliquée l'an passé (et l'arrêt de la programmation), tout semblait se solutionner du côté du Ciel, petite salle de concert grenobloise. « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac ["scène de musiques actuelles"] sera effective pour le Ciel et la Belle électrique, et tout le monde est avec nous – État, région, département » nous déclarait il y a deux mois Corinne Bernard, ajointe aux cultures de la Ville de Grenoble – le Ciel et ses studios de résidence, répétition et enregistrement devaient ainsi répondre à une partie du cahier des charges du label, sachant que la poursuite d'un volet programmation était aussi envisagée.

Mais ça c'était avant comme dirait la pub. Car l'entente entre les tutelles publiques n'est pas au si beau fixe que ça, la région et l'État ne répondant plus selon Corinne Bernard, sans doute en signe de rétorsion contre la politique menée par la Ville de Grenoble selon l'opposition municipale et pas mal d'observateurs.

Du coup, au conseil municipal du 23 mai dernier, l'avenir du Ciel a été évoqué, et il n'est pas bon. Sa fermeture et le licenciement des salariés (qui ne peuvent pas s'exprimer comme ils sont soumis au devoir de réserve) sont envisagés, la mairie expliquant ne pas pouvoir porter le projet seule. « Il nous manque 60 000 euros » assure Corinne Bernard, qui va rencontrer la ministre de la culture (ou du moins son directeur de cabinet) avec Éric Piolle ce mercredi 1er juin pour évoquer le sujet.

En attendant, personne n'est capable d'en dire plus. Reste les réseaux sociaux pour s'exprimer : une page « Artistes pour le Ciel » a été créée sur Facebook par une intermittente du spectacle fidèle collaboratrice de la salle afin de recueillir les témoignages de ceux qui y sont passés depuis 15 ans. Avec, en description, seulement deux dates : « 2001-2016 ??? ». Et trois points d'interrogation donc.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Au nom du Ciel (et de Plege)

ACTUS | L'association qui, dès septembre, va gérer la salle de concert grenobloise le Ciel vient de faire une petite conférence de presse histoire de se présenter. On y était.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mai 2019

Au nom du Ciel (et de Plege)

« C’est avec une joie et un honneur immenses que Plege vous annonce avoir été retenue dans le cadre de l'appel à partenaire pour la mise à disposition du sous-sol du palais de l'université. » En mars dernier, l’association grenobloise née en 2017 officialisait ainsi par communiqué de presse le fait que la Ville de Grenoble l’avait choisie pour gérer pendant trois ans ce lieu proche de la place de Verdun, plus connu sous le nom de Ciel. Soit une salle de concert emblématique de Grenoble (avec de nombreux studios) dont la régie municipale (Régie 2C) qui la pilotait précédemment fut liquidée en 2016 par l’équipe Piolle – dans des conditions contestées, notamment par deux anciens salariés qui sont depuis allés au tribunal. Concrètement, le Ciel rouvrira fin août, même si les premiers mois seront peu fournis en événements le temps que l’association prenne ses marques. Dans l’idée, sur une saison pleine, de proposer une vingtaine de concerts, tendance « musiques expérimentales et avant-garde » avec « des formes déclinées de post punk, de noise, d’indie rock, de nouvelle chanson d’IDM et de musiques improvisées » (e

Continuer à lire

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

ACTUS | Voilà ce qu'a, entre autres, annoncé le maire de Grenoble Éric Piolle dans le cadre du "plan lecture 2018-2025" engagé par l'équipe municipale. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

« Ce "plan lecture" s’appuie sur le constat que le réseau des bibliothèques de Grenoble est riche de ressources extrêmement nombreuses. C’est l’un des mieux dotés de France, nous en sommes conscients et fiers. Mais on remarque depuis une grosse dizaine d’années que la fréquentation décroît ; fréquentation essentiellement due à de grands lecteurs. L’enjeu est donc bien de donner envie à toutes celles et tous ceux qui se sentent moins proches du livre ou moins proches des bibliothèques, avec un point fondamental autour des adolescents et des jeunes adultes – seuls 28% des 15-24 ans fréquentent les bibliothèques de Grenoble, contre 53% dans les villes de même taille. » Vendredi 22 mars, soit trois jours avant le vote de la délibération en conseil municipal, le maire de Grenoble Éric Piolle, accompagné de son adjointe aux cultures Corinne Bernard et de la directrice des bibliothèques de Grenoble Isabelle Westeel, a présenté à la presse locale les grandes lignes de son "plan lecture 2018-2025". La «

Continuer à lire

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

Continuer à lire

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

ACTUS | La salle de concert grenobloise, située près de la place de Verdun et fermée depuis 2015, va organiser des portes ouvertes ce dimanche 17 juin grâce à l'association Plege.

Damien Grimbert | Mardi 12 juin 2018

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

Salle de concert emblématique fermée en 2015 par la Ville de Grenoble pour raisons économiques, le Ciel n’en accueille pas moins dans ses sous-sols de nombreux studios de répétition et d’enregistrement encore utilisés par un nombre conséquent de musiciens grenoblois. C’est cet "envers du décor" habituellement réservé à ses seuls utilisateurs que l’association Plege, créée après la fermeture pour assurer la sauvegarde du lieu, a décidé d’ouvrir pour la toute première fois au public le temps d’une journée portes ouvertes. Au programme, une exposition d’affiches de concerts réalisées par une pléiade d’artistes grenoblois de haut vol, un atelier de création d’instruments virtuels et numériques animé par l’Acroe, et enfin toute une flopée de concerts de premier choix avec au line-up Lynhood, Marc Di Malta, Poupard, Hold Station, Rémi Guirao, F de Shooosh, Bételgeuse, Lokom et Poopitch. Le soir venu, c’est cette fois la salle de diffusion elle-même qui rouvrira temporairement, le temps d’un concert réunissant le hardcore teinté d

Continuer à lire

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

ESCAPADES | La Ville de Grenoble, en partenariat avec l’Office de tourisme Grenoble-Alpes, la Direction régionale des affaires culturelles et le Département de l’Isère, vient de lancer le site web Grenoble-patrimoine.fr présenté comme une plateforme de parcours dans la ville afin de valoriser le patrimoine urbain. On vous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 11 juin 2018

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

« Cette plateforme a été créée pour que chacun puisse rencontrer l’art dans son trajet quotidien » : voilà comment Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, a présenté la plateforme Grenoble-patrimoine.fr lors de son dévoilement à la presse il y a quelques jours. Initié par la Ville, le site invite à « découvrir 220 éléments [sculptures, écoles, cimetières, musées, places...] du patrimoine culturel grenoblois » soit en créant ses visites à la carte à partir des fiches disponibles, soit en utilisant l’un des trois parcours-découvertes. Des parcours qui s’aventurent dans plusieurs quartiers et rassemblent une quarantaine d’éléments de différentes époques. Si l'on s’arrête sur les œuvres, certaines sont par exemple issues du premier symposium français de sculpture, organisé en amont des Jeux olympiques d'hiver de 1968, comme Monsieur Loyal d’Alexander Calder sur l’esplanade du Musée de Grenoble, ou encore Atome Fleur d’Étienne Hajdu dans le patio de l’Hôtel de Ville de Grenoble. D

Continuer à lire

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

Continuer à lire

"Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête" : (petite) nuit de folie

ECRANS | de Ilan Klipper (Fr, 1h17) avec Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto…

Vincent Raymond | Mardi 22 mai 2018

Jamais remis d’avoir publié un roman encensé voilà vingt ans, Bruno traîne sa dépression, vivant en peignoir dans une colocation, lutinant sa voisine à l’occasion. Quand un jour débarquent à l’improviste famille, ami et une demoiselle, il n’imagine pas qu’on veut l’interner… Pour son bien. Inégale dans son rythme et dans sa forme (peut-être pour restituer le tempérament bipolaire de son héros), cette comédie a des allures de film court s’étant doté d’un prologue pour devenir un (tout juste) long-métrage. Ici chez lui comme sur scène (on le voit souvent au théâtre), Laurent Poitrenaux s’y dénude volontiers pour meubler l’espace en soliloquant, se montrant tour à tour fragile, extraverti et inquiétant face à cet envahissement inquisitorial orchestré par une mère juive assez gratinée. On sombrerait dans l’anecdotique simple si le réalisateur Ilan Klipper n’avait l’idée avant le dénouement de dynamiter la structure de son récit en disséminant des flashes proleptiques, rappelant les éclats pulsatiles des étoiles de son titre. Il s’agit là d’un bien modeste tribut pour ce film laissant au bilan l’impression d’une promesse pas tout

Continuer à lire

PB d'or 2017 : bonus

C'était 2017... | Avec un sujet qu'on aimerait moins brûlant et une politique culturelle en devenir.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : bonus

Le PB d’or du dossier qu’on aimerait voir se solutionner au plus vite : les bibliothèques de Grenoble Nous étions partis pour rédiger un PB d’or acerbe sur la gestion par la Ville de Grenoble du dossier de la fermeture de trois bibliothèques grenobloises annoncée en 2016 lors du dévoilement du fameux plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Car si les réflexions sur la modernisation du puissant réseau grenoblois peuvent s’entendre (surtout que les usages évoluent), mélanger ça avec un plan d’économies sans mettre sur la table un réel projet (vas-y que je te les ferme ; ah puis non finalement on verra ; au fait, vous connaissez les tiers-lieux ?) est une faute politique qui a allumé la mèche d’une contestation protéiforme difficile à calmer pour les élus. Mais voilà qu’en décembre 2017, alors qu’une nouvelle directrice du réseau (Isabelle Westeel) vient de prendre son poste, le maire de Grenoble Éric Piolle et son adjointe aux cultures Corinne Bernard ont organisé une réunion publique concerna

Continuer à lire

À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

Continuer à lire

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

Continuer à lire

Laurent Simon, du Ciel au Troquet Les Mouettes

Nouveau lieu | Depuis le 2 mai, un excellent nouveau restaurant est ouvert sur les quais de l’Isère, en face de la Porte de France. Aux commandes de ce Troquet Les Mouettes, le couple Simon dont lui, Laurent, est une figure bien connue du milieu culturel grenoblois – il dirigeait la salle de concert le Ciel jusqu’à sa fermeture l’an passé. On l’a rencontré pour en savoir plus sur cette nouvelle vie.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Laurent Simon, du Ciel au Troquet Les Mouettes

Quand le (fort en gueule) patron du Ciel, mythique petite salle de concert grenobloise située près de la place de Verdun, change de métier et ouvre un restaurant-bar avec sa femme, forcément, nous nous y rendons. Avec des idées préconçues : forcément ce sera un bar de fêtards, forcément ce sera un truc musical, forcément on y croisera le tout Grenoble culturel. Eh ben non. On se retrouve plutôt face à un charmant petit établissement à la déco soignée et à l’ambiance feutrée. Son nom ? Le Troquet Les Mouettes. « Tout le monde utilise le mot bistrot ; nous, on a choisi de remettre au goût du jour le mot troquet » nous explique Laurent Simon tout juste un mois après l’ouverture de son établissement. « On est une petite entreprise familiale. C’est une histoire d'amour avec ma femme : elle à la cuisine et moi au bar. » Et quelle cuisine ! Amal Simon, passée trois mois par l’école parisienne du chef star Thierry Marx, conçoit des plats d’une finesse et d’u

Continuer à lire

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez (...)

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 25 mai 2017

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez pas à nos bibliothèques" d’essayer de discuter avec la municipalité suite à la fermeture annoncée en juin 2016 de trois bibliothèques (Alliance, Hauquelin et Prémol). C’est chose faite avec leur intervention en conseil, le lundi 22 mai. "Touchez pas à nos bibliothèques" a pu s’exprimer dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne, puisqu’il a rassemblé plus de 2000 signatures dans une pétition. Le mot d’ordre des habitants : « ne pas abandonner la lecture publique dans les quartiers

Continuer à lire

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

Politique culturelle | La Ville de Grenoble a organisé une conférence de presse pour détailler les mesures qu'elle compte mettre en place dès la rentrée prochaine. On y était.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

« Ce n’est pas encore voté, mais nous allons le présenter au conseil municipal ce lundi » annonçait fièrement Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, le jeudi 18 mai en conférence de presse. De quoi parlait-elle ? Du projet de la municipalité d’expérimenter de nouveaux coûts de scolarité « solidaires » au conservatoire. À compter de septembre, quinze candidats seront sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’études qui leur permettra de rejoindre les 1 802 élèves actuellement en formation. Elle couvrira les frais d’inscription, mais également le coût des fournitures, le prêt de matériel, un abonnement aux transports en commun et cinq places de spectacles. Seuls les enfants issus de familles dont le quotient familial est inférieur à 900 euros pourront candidater à cette bourse. « La motivation du demandeur sera également prise en compte par le jury qui examinera les candidatures. » Outre ladite bourse, le Conservatoire de Grenoble souhaite également mettre en place un dispositif « passerelle ». Il s’agit d’une démarche visant à promouvoir l’enseignement du conservatoire dans les quartiers populaires,

Continuer à lire

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

ACTUS | Après les coupures du fameux "plan de sauvegarde" (comme l’annonce de la fermeture de certaines bibliothèques), Corinne Bernard, adjointe aux cultures à la Ville de Grenoble, tente de reprendre la main. Lors du conseil municipal du lundi 6 février, elle a présenté une délibération-cadre dans le but de dévoiler, à mi-mandat, les grandes directions de la politique culturelle de l’équipe Piolle. Décryptage du document.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 13 février 2017

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

Devant l’Hôtel de Ville de Grenoble, avant le conseil municipal, le cérémonial se poursuit mois après mois. Des colonnes de policiers filtrent les entrées. En face, des manifestants luttent, entre autres, pour garder les bibliothèques ouvertes. Le dialogue semble en panne entre la culture et Grenoble ? L’équipe municipale veut le relancer. « La culture est un enjeu symbolique : il y a des débats, des combats autour de cela » euphémise le maire Éric Piolle le lundi 6 février avant la présentation par l’adjointe aux cultures d’une délibération-cadre censée calmer les esprits. Celle-ci a pour but de donner (à la suite des délibérations de juillet 2014 et septembre 2016) les grandes orientations en matière de culture – le deuxième budget de la Ville. Deux termes y reviennent : la clarté et l’indépendance. Pour ce dernier mot, cela passe par une déclaration d’intention : « la Ville soutient les artistes dans leur indépendance et leur liberté » lit-on dans le document. D’accord. Joint à la délibération, un recueil de 69 pages (« Modalités d’accompagnements ») essaie

Continuer à lire

Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

Continuer à lire

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Saison 2016 / 2017 | De nouvelles têtes, des changements, un drôle de projet...

Aurélien Martinez | Mardi 13 septembre 2016

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Des changements côté salles... De la danse en rassemblement à la MC2 Depuis le début d’année, le Centre chorégraphique national de Grenoble est dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane (photo), qui ont ainsi pris la suite de l’emblématique Jean-Claude Gallotta. Un CCNG deuxième génération qui proposera cette saison deux événements atypiques à la MC2, un fin décembre et un autre fin mai : Le Grand Rassemblement. Des temps forts autour de la danse (mais pas que) qui sont en train d’être dessinés, et qui donnent très envie au vu des infos que l’on a pu glaner ici et là – pas mal d’invités, des spectacles phares… Deux nouvelles têtes Deux équipements culturels de l’agglo ont récemment changé de direction. À la Faïencerie de La Tronche, Céline Sabatier, venue du Coléo de Pontcharra, a remplacé Élisabeth Mathieu partie à la retraite. Au Pa

Continuer à lire

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

Continuer à lire

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

Continuer à lire

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

Continuer à lire

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

Continuer à lire

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

Continuer à lire

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

Continuer à lire

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

Continuer à lire

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

ACTUS | « Oui, on aime la culture » nous déclarait en 2014, juste après la victoire d’Éric Piolle à la mairie de Grenoble, Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de la Ville. Elle répondait ainsi aux inquiétudes soulevées par l’arrivée au pouvoir de cette équipe à la base peu diserte sur la politique culturelle qu’elle souhaitait mettre en place. Deux ans plus tard, les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale ne sont pas au beau fixe, entre incompréhension et défiance. On a du coup sollicité Éric Piolle et Corinne Bernard pour parler avec eux de tout ça. Ils ont accepté. Magnéto.

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

Depuis votre victoire en mars 2014, les tensions avec le milieu culturel s’amplifient, comme on a pu le constater en septembre dernier lors d’un Chantier des cultures houleux… Éric Piolle : Il y a toujours un besoin de rencontre et de débat autour la chose culturelle, c’est normal. Et ce débat passe forcément par des moments de tension d’abord parce qu’il y a une histoire de vivacité culturelle à Grenoble, et aussi parce que, partout en France, le modèle culturel change. On a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peu partout ce qui va suivre… Corinne Bernard : À notre arrivée en 2014, il y a eu de notre part une envie de se rencontrer, de se voir tous ensemble : c’était la proposition du Chantier des cultures [des moments ouverts à tous les citoyens – NDLR]. Pour affiner nos axes culturels, travailler sur des propositions plus précises – l’art dans l’espace public, la place des usagers, des spectateurs, des acteurs… On a finalement vu que cette forme n’était pas sat

Continuer à lire

Claude Lorius mercredi soir à la Nef

ECRANS | Pour la nouvelle édition des soirées Un fauteuil pour 2, Manuel Houssais convie un scientifique pionnier dans sa discipline, aventurier, lanceur d’alerte (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 avril 2016

Claude Lorius mercredi soir à la Nef

Pour la nouvelle édition des soirées Un fauteuil pour 2, Manuel Houssais convie un scientifique pionnier dans sa discipline, aventurier, lanceur d’alerte sur la question du réchauffement climatique et héros de La Glace et le Ciel, plus récent film de Luc Jacquet. Ce personnage exceptionnel, Claude Lorius, sera présent pour commenter le film (qui fit la clôture de Cannes l’an passé) et converser ensuite avec le public. Rendez-vous mercredi 13 avril à 20h15 à la Nef.

Continuer à lire

Mariage en vue entre le Ciel et la Belle électrique

ACTUS | Au printemps dernier, le Ciel, petite salle de concert située près de la place de Verdun, voyait son avenir menacé par une baisse soudaine de subventions de la part de l’État. Où en est-on aujourd'hui alors que le site web du lieu n’annonce plus aucun événement ? On fait le point – et donne une piste dans le titre de l’article. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 8 mars 2016

Mariage en vue entre le Ciel et la Belle électrique

Scoop : le Ciel ne s’appelle pas tout à fait le Ciel. Bien sûr, c’est le nom affiché rue Condillac, au-dessus de la porte d’entrée de la salle, mais le Ciel appartient à une entité plus grande : la Régie 2C. Le deuxième C ? Celui de la Chaufferie, équipement culturel situé dans le quartier Abbaye-Jouhaux. Un regroupement effectué en 2001 par la Ville de Grenoble dans le but de valoriser les musiques amplifiées, avec une Chaufferie dédiée aux pratiques amateurs et un Ciel aux groupes en voie de professionnalisation – une cinquantaine en résidence par an ces derniers temps. Sauf que le mois dernier, la municipalité Piolle a annoncé qu’elle changeait les orientations de la Chaufferie, qui devient maintenant « un pôle jeunesse dédié aux 11-17 ans » géré directement par la Ville et du coup séparé des activités de la Régie 2C. Laurent Simon, directeur de la régie (qui devient de facto plus que directeur du Ciel), revient sur ces changements avec lesquels il est en parfait accord : « Tout remonte à la nouvelle de la Direction régionale des affaires culturelles en mai dernier

Continuer à lire

PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

Continuer à lire

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

ACTUS | Depuis quatre ans, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche sont gérés par un collectif d’artistes (baptisé Tricycle) dont le cœur du projet est la création théâtrale contemporaine locale. Une aventure qui pourrait s’arrêter à la fin de la saison, la Ville de Grenoble ayant décidé de reprendre en régie directe ces deux lieux lui appartenant, pour les inscrire dans un ensemble plus vaste. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 12 octobre 2015

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

Ces derniers mois, on entendait pas mal de bruits sur l’avenir incertain du Tricycle, ce collectif d’artistes gérant depuis 2011 le Théâtre 145 et le Théâtre de poche dans le but « d’encourager la création de spectacles à travers des résidences d’artistes ». Est-ce que l’équipe Piolle voulait poursuivre ce projet lancé par l’équipe Destot, projet que l’adjointe aux cultures Corinne Bernard avait même loué dans nos colonnes en arrivant aux affaires – « Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l’expérimentation du Tricycle est tellement bonne qu’il faut peut-être continuer comme ça. » Ça c’était en septembre 2014. Depuis, le collectif a eu peu de contacts avec la nouvelle municipalité malgré leurs nombreuses demandes. La dernière présentation de saison s’est dér

Continuer à lire

La Glace et le Ciel

ECRANS | De Luc Jacquet (Fr, 1h28) documentaire

Vincent Raymond | Mardi 13 octobre 2015

La Glace et le Ciel

Dans la continuité de Il était une forêt (2013), conçu à partir des travaux du botaniste Francis Hallé, Luc Jacquet renoue avec ces pôles qu’il connaît bien (La Marche de l’Empereur) pour dresser le portrait du glaciologue Claude Lorius. Précurseur dans son domaine, explorateur, aventurier, mais aussi l’un des premiers lanceurs d’alertes sur la question du climat, Lorius a joué un rôle clé dans la sensibilisation mondiale aux problématiques environnementales, en demeurant très discret. Sans l’héroïser outre mesure, Jacquet le rétablit à sa juste place, relatant son parcours à partir d’une impressionnante variété d’archives (missions polaires, actualités etc.). Seul bémol : comme pour son précédent opus, Jacquet "prive" en off ce témoin de sa voix originale, la troquant par celle de Michel Papineschi – trop lisse, elle induit une distance qui n’a pas lieu d’être. Présenté en clôture du festival de Cannes 2015, La Glace et le Ciel est surtout un film d’ouverture pour les esprits ; un antidote pédagogique combattant scientifiquement le climato-sceptiscisme et son charlatanisme détritique, déversé sans retenue à l’appr

Continuer à lire

Ni le ciel ni la terre

ECRANS | De Clément Cogitore (Fr, 1h40) avec Jérémie Renier, Kévin Azaïs, Swann Arlaud…

Vincent Raymond | Mardi 29 septembre 2015

Ni le ciel ni la terre

En faction en Afghanistan, plusieurs soldats du capitaine Antarès Bonassieu disparaissent subitement, sans laisser de trace. Après avoir épuisé toutes les possibilités rationnelles, les militaires étudient les options ésotériques… Étonnant hybride entre La 317e section et Le Projet Blair Witch, Ni le ciel ni la terre est signé par un artiste plasticien qui a pris un évident plaisir à tourner de nuit avec des caméras thermiques ; à malaxer les silhouettes verdâtres de ses personnages aux limites de l’abstraction – pour métaphoriser l’évaporation par la guerre, l’effacement au combat ? L’idée se défend. En revanche, quand il affirme ne pencher pour aucune explication, et permettre au spectateur une libre interprétation des événements, Cogitore surjoue une posture un brin hypocrite : une séquence précise ne laisse en effet aucune ambiguïté quant au surnaturel des choses.

Continuer à lire

Le Ciel maintient finalement ses concerts

ACTUS | Et lance un abonnement spécifique pour la fin de la saison. Mais l'avenir de la salle sur le long terme est toujours en suspens.

Aurélien Martinez | Mercredi 20 mai 2015

Le Ciel maintient finalement ses concerts

Alors qu’après l’annonce de la baisse de subvention de la part de la Drac, le Ciel avait décidé d’annuler les concerts prévus jusqu’en juin, changement ce mercredi 20 mai après un conseil d’administration extraordinaire. « Après discussion avec le producteur des concerts et en accord avec la Ville de Grenoble, nous avons donc choisi de maintenir les concerts de la fin de saison, et ce malgré la baisse aussi importante que brutale de la subvention de la DRAC. Tenir nos engagements vis-à-vis de nos partenaires professionnels, mais aussi du public, nous semble en effet constituer une priorité incontournable » écrit l’équipe de la salle sur les réseaux sociaux. Sont donc maintenus les concerts de Waxahatchee (le vendredi 29 mai), Colleen Green (le dimanche 31 mai) et Kevin Morby (le mercredi 3 juin), ainsi qu’un projet cet été avec le Cabaret frap

Continuer à lire

Le Ciel met le Parquet

MUSIQUES | À l’initiative depuis maintenant deux ans d’une pléiade d’excellents concerts oscillant entre post-punk, ambient, noise et rock indé, l’équipe de Parquet (...)

Damien Grimbert | Mardi 19 mai 2015

Le Ciel met le Parquet

À l’initiative depuis maintenant deux ans d’une pléiade d’excellents concerts oscillant entre post-punk, ambient, noise et rock indé, l’équipe de Parquet Sonore a pour particularité d’évoluer en marge des circuits officiels, en proposant des évènements en petit comité dans un cadre intime et sans cesse changeant (appartements, jardins, squats, ateliers…), le lieu de déroulement étant à chaque fois tenu secret jusqu’au dernier moment. Suite aux difficultés financières que connaît actuellement la Régie 2C avec la baisse conséquente de ses subventions par la Drac, l’association a décidé une fois n’est pas coutume de changer son fusil d’épaule, en collaborant avec la structure publique pour organiser un concert de soutien dans l’enceinte du Ciel. Une excellente nouvelle pour les personnes non familières des activités confidentielles de Parquet Sonore, qui vont ainsi pouvoir découvrir son goût très sûr en matière de programmation. Se partageront ainsi la scène ce lundi les Grenoblois post-grunge de Et Après? et le quintet post-punk

Continuer à lire

Grenoble : plus de concert au Ciel jusqu'à nouvel ordre

ACTUS | La salle municipale qui, avec la Chaufferie, fait partie de la Régie 2C, ne peut pas continuer financièrement sa saison. En cause, une baisse de plus de 60 % de sa subvention de la part de la Drac, service en région du ministère de la culture. Un conseil d'administration extraordinaire est prévu la semaine prochaine.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mai 2015

Grenoble : plus de concert au Ciel jusqu'à nouvel ordre

Le Ciel a communiqué ce mardi 12 mai sur l'annulation de la quasi-totalité des concerts prévus dans la salle jusqu'à la fin de la saison. En cause, une baisse de subvention de 50 000 euros (sur 80 000 initialement prévus dans un budget global de 650 000 euros) de la part de la Direction régionale des affaires culturelles. Extrait du communiqué publié sur les réseaux sociaux : « C'est avec beaucoup de tristesse que nous vous informons de l'annulation de tous les concerts prévus au Ciel jusqu'à la fin de la saison. La DRAC nous a en effet informés hier [lundi 11 mai] d'une baisse de plus de 60 % de notre subvention pour l'année 2015, ce qui ne nous permet pas, dans l'état actuel des choses, de poursuivre notre programmation. Seul le concert de Powerdove le 21 mai, organisé par l'association Bisou, est maintenu. Nous nous chargeons de faire le nécessaire auprès de Weezevent pour le remboursement des billets déjà ach

Continuer à lire

Corinne Bernard en interview dans "Ça Discute"

ACTUS | Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 4 février 2015

Corinne Bernard en interview dans

Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes grenoblois (dont certains du Petit Bulletin), ils reviennent sur les temps forts spectacle vivant et expo du mois écoulé. Et proposent ensuite un temps d’échange avec un invité. Après Aurélien Villard de la compagnie des Gentils ou Christiane Blaise du Pacifique, c’est Corinne Bernard, élue aux cultures de la Ville de Grenoble, qui a joué le jeu. Elle est notamment revenue sur les dossiers en cours, comme celui des Musiciens du Louvre ; et a plus largement parlé de la politique culturelle de la nouvelle municipalité (à partir de 34 minutes).

Continuer à lire

Award 2014 bonus

ACTUS | L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Award 2014 bonus

L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne Bernard, la nouvelle adjointe « aux cultures » de la Ville de Grenoble arrivée aux affaires suite à l’élection d’Éric Piolle en mars dernier, est on ne peut plus sympathique. Bon, par contre, pour ce qui est de la politique culturelle de cette nouvelle équipe, c’est plutôt flou. Si des questions légitimes sont posées (le projet de certains lieux emblématiques comme le théâtre municipal, la répartition des subventions, la place de l’émergence…), pour l’instant, on n’arrive pas vraiment à déceler la ligne directrice de tout ça – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? Puis franchement, le mot culture au pluriel dans l’intitulé de la délégation, ça sert vraiment à quelque chose ? Mais comme au PB on est très optimistes, et qu’un coup de pied dans la fourmilière peut avoir du bon s’il n’est pas administré en mo

Continuer à lire

En bref

ACTUS | Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec (...)

Aurélien Martinez | Mardi 30 septembre 2014

En bref

Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec elle de la future politique culturelle de la municipalité. On avait publié l’intégralité de l’interview, en gardant seulement sous le coude les questions relatives aux arts plastiques. Les voici ! Sur la demande du directeur du Musée de Grenoble quant à la construction d’une nouvelle aile dédiée au XXIe siècle, l’élue l’entend mais assure que si ça se fait, ce sera au niveau de la communauté d’agglo – donc pas tout de suite vu que la compétence culturelle de la Métro n’est toujours pas actée! Corinne Bernard explique aussi réfléchir avec le musée à des résidences d’artistes – « notre équipe est plus sur l’aide aux artistes vivants ». Sur les artistes vivants grenoblois justement, elle assure qu

Continuer à lire

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ? Corinne Bernard : J’ai 44 ans. J’habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l’Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d’élue. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l’équipe, ça a d’abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j’avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n’étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j’ai été très sollicitée – ça ne s’est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j’avais l’impression d’être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu’une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m’étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux

Continuer à lire

Norway of life

MUSIQUES | Musique / La Scandinavie n’a pas fini de nous faire frémir. Nous assénant claque sur coup de boule émotionnels à chaque concert au Ciel, ou nous retournant le (...)

| Mercredi 28 mars 2007

Norway of life

Musique / La Scandinavie n’a pas fini de nous faire frémir. Nous assénant claque sur coup de boule émotionnels à chaque concert au Ciel, ou nous retournant le cerveau avec son cinoche admirablement hargneux (on vous recause, avec des sanglots de bonheur dans la voix, du grandiose Norway of Life de Jens Lien dès la semaine prochaine, si tant est qu’il y ait une justice et que le film sorte à Grenoble). La sélection céleste de la semaine s’appelle Jake Ziah, un quatuor norvégien au talent instantané flirtant sans vergogne du côté des puissantes atmosphères de Neil Young, Tom Waits et Leonard Cohen. Un trio de références imparables, quasiment vidées de leur sens tant le nombre de formations se réclamant de leur héritage est énorme. Mais les individualités artistiques grandement complémentaires de Jake Ziah les élèvent au-dessus de la masse. Des musiciens ramenant d’Afrique Noire, d’Amérique du Sud ou du Liban leurs esthétiques particulières pour les diriger dans une même direction. De la country-rock méchamment mélancolique, de la musique de cowboy dépressif traversée d’une beauté désabusée, trop millimétrée pour en être à son coup d’essai. Et pour cause : après un premier EP sorti en

Continuer à lire

Chair et tendre

MUSIQUES | MUSIQUE / Elles sont dans l’air du temps. Provocantes, sexes, sexy, douces, faussement innocentes, rieuses, déchaînées, affriolantes et futiles : les demoiselles chantantes du festival Les femmes s’en mêlent 20e édition, livrent leurs mondes intérieurs et extérieurs. Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 2 mai 2007

Chair et tendre

Bunny Rabbit Peut-être avez vous eu la chance d’écouter la fameuse Bunny Rabbit mardi dernier au côté de Terry Poison. La Bunny Rabbit, provocante, éructe quelques insultes et jurons tout a fait charmants, et peut plonger dans le sexe malsain dans Lucky BUNNY foot. Des rythmes soutenus, groove à mort, hip hop fou-fou font de cet album, notre péché mignon dont on se délecte goulûment. La demoiselle latino de Brooklyn travaille dans Lovers and Crypts une rythmique impressionnante, où sa voix toujours enfantine, sucrée et exagérément mutine, s’épanouit aux sons d’un synthé un brin religieux et prêt à tout. La provocation est larvée dans les mots sussurés et parlés, jusqu’au Pussy queen mignon tout plein. Dans Dolphins, sa voix douce, annonce Rollin aquatique et flottant. Son timbre sexy, sa voix tonique dans les paroles articulées pourraient engendrer des fêtes torrides. On adore cette égérie instinctive et violente. Bunny Rabbit était le 24 avril au Ciel Album : Lovers and Crypts Elk City Troisième album pour Renée LoBue chanteuse et compositrice américaine, toujours flanquée de son batteur, Ray Ketchmem. Sur cet album, ils se sont entourés

Continuer à lire