Est : une nouvelle salle pour le campus

Numéro étudiant | Lancé en 2008, le projet de construction de ce nouvel équipement culturel sur le campus se concrétisera dans les prochains mois...

Sandy Plas | Mardi 4 octobre 2016

Ça bouge sur le campus : l'équipement Est (pour Espace scénique transdisciplinaire), situé en face de l'Espace vie étudiante (Eve) et dont le coût des travaux s'élève à 4, 5 millions d'euros (venant d'un partenariat public privé lié au plan campus), sera achevé au début de l'année 2017, pour une entrée en fonction à la rentrée prochaine.

« Le projet est né du constat que nous ne pouvions pas répondre à toutes les sollicitations que nous recevions pour utiliser de l'Amphidice [la salle de spectacle de 330 places, située dans le bâtiment de l'ancienne université Stendhal – NDLR] » explique Marie-Christine Bordeaux, vice-présidente en charge de la culture et de la culture scientifique au sein de l'UGA. Une situation à laquelle vient s'ajouter l'augmentation des effectifs dans le département Arts du spectacle et cinéma de l'université, nécessitant un lieu de pratique et de formation.

Envisagé comme un lieu complémentaire aux salles de spectacle de l'agglomération, l'Est comprendra des studios et une salle de 150 places, qui accueillera les créations universitaires et amateurs. « Le but est de valoriser le travail étudiant, mais cette nouvelle salle n'a pas vocation à concurrencer les autres salles de l'agglomération sur la programmation de spectacles. »

Quant à la localisation de ce nouvel équipement, il n'a pas été choisi au hasard : « Avec Eve, l'Amphi Weil qui accueille des conférences, les bibliothèques universitaires et cette nouvelle salle, l'idée est de créer un véritable cœur culturel, autour de la place centrale du campus. »

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Good vibes are coming

ACTUS | L’association Retour de Scène a annoncé la programmation de son festival Magic Bus 2022. Après l’hiver et le grand froid, cette 21e édition du festival de musiques actuelles en plein air promet un dégel exaltant ! De retour sur le site de l’Esplanade, la fête aura lieu du 19 au 21 mai et mettra à l’honneur pêle-mêle musiques du monde, pop, soul et rock avec entre autres une Calypso queen âgée de 82 ans.

Eloïse Bonnan | Mardi 18 janvier 2022

Good vibes are coming

Pour la soirée d’ouverture jeudi 19 mai, trois formations juteuses issues de la marmite locale sont proposées au public grenoblois. Autrement dit, la soul sauvage d’Al Peal Combo lance les hostilités, suivie par Plus Plus Plus pour une pop indie sombre et poétique avant de conclure généreusement la soirée avec Techno Brass une fanfare brésilienne. Le lendemain, vendredi 20 mai, la soirée résonne comme une ode au reggae après quelques années d’absence au Magic Bus. Les Yvelinois Danakil devraient mettre d’accord tout le monde avec leur énergie et leur engagement intact depuis 20 ans. Pas moins que Ken Boothe, un maestro de la musique jamaïcaine, assis sur plus de 40 ans de carrière. À l’instar de la veille, le public aura peut-être l’occasion de faire des découvertes. On pense notamment à Astroficus, un collectif de neuf musiciens basé à Grenoble et amateur de style afrobeat. Enfin samedi 21 mai, nulle autre q

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Les sorties ciné de la quinzaine

En salle | Les films qu'on a vus avant leur sortie les mercredis 19 et 26 janvier : revue de détail des deux prochaines semaines au cinéma.

Vincent Raymond | Mardi 18 janvier 2022

Les sorties ciné de la quinzaine

★★☆☆☆ Les Leçons persanes de Vadim Perelman avec Nahuel Perez Biscayart, Lars Eidinger, Jonas Nay… (19/01) 1942. Pour sauver sa peau, un prisonnier d’un camp de concentration prétend être iranien et se trouve contraint d’enseigner le persan (qu’il ignore) à un officier nazi fou-furieux. Au fil des cours qu’il prodigue, il parvient à inventer une langue ET mémoriser les noms des victimes (tré)passées par le sinistre camps. Évoquant à la fois La Liste de Schindler comme Un héros très discret pour le cadre abominable et le "miracle" qui s’y produit, ce sujet à haut potentiel tragique s’étiole toutefois dans la durée et son académisme, malgré l’interprétation glaçante de Lars Eidinger, en bipolaire roulé dans la farine de sa propre suffisance. ★★☆a

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Éteignoir sur les concerts

Covid | Les salles de concert commencent 2022 avec un nouveau coup d’assommoir, douloureux même si elles l’avaient vu venir. Spectateurs assis, interdits de consommation au bar et jauge limitée : les structures sont en première ligne des mesures de freinage annoncées par Jean Castex le 27 décembre pour limiter la propagation du virus.

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Éteignoir sur les concerts

Personne n’a été surpris. « On avait pris les paris avec mon collègue, il disait début janvier, je disais fin décembre », sourit Laurence Tadjine, directrice du Stud, asso gestionnaire de l’Ampérage. Le 27 décembre, Jean Castex a annoncé de nouvelles restrictions visant à limiter la circulation du Covid-19, qui flambe avec le variant Omicron. Elles restent limitées par rapport à ce que l’on a pu connaître lors des précédentes vagues de Covid. Mais pour beaucoup de salles, c’est du pareil au même : les concerts où le public est debout sont interdits et la jauge maximale pour un événement en intérieur est de 2000 spectateurs. Comme dans les bars standards, la consommation debout est proscrite. Ces règles sont valables pour trois semaines, donc du 3 au 23 janvier inclus. Concerné par la jauge à 2000 spectateurs, le Grand Angle de Voiron échappe à l’impact de ces restrictions pour le moment : le concert acoustique d’Hubert-Félix Thiéfaine, le 14 janvier, était déjà configuré en version public assis, soit 1650 spectateurs maximum (la salle peut monter à 2400 personnes en ouvrant la fosse). Au Summum - jusqu’à 5000 personnes assises et debout en temps normal -, les

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Le Montagnard, fondu de fromage

Miam | Quand on rentre dans un restaurant de fondues et raclettes, il faut s’attendre à supporter la décoration folklorique de rigueur : nappes ou rideaux (...)

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Le Montagnard, fondu de fromage

Quand on rentre dans un restaurant de fondues et raclettes, il faut s’attendre à supporter la décoration folklorique de rigueur : nappes ou rideaux vichy rouge, lambris, outils et skis antiques aux murs. Tout pour nous rappeler que l’habitat de montagne ressemble rarement à cela. Au restaurant Le Montagnard (ouvert le 11 novembre), les patrons ne se sont pas embarrassés à faire semblant. En reprenant l'établissement gastronomique Gillio, ils ont conservé son design élégant et sobre, gommant le fuchsia un peu criard de certains pans de murs pour les agrémenter d’éléments de décoration évoquant Grenoble et ses montagnes, dont les affiches colorées et épurées style Mid Century de Monsieur Z. Bon point pour la déco. Emmental fatal La carte est assez longue. Sur trois pages sont proposées des salades, des planches fromage et/ou charcuterie, six variétés de raclette et dix de fondue. On opte pour une classique et une aux lardons, « c’est une fondue classique avec des lardons dedans », nous explique l’un des patrons. Ce n’est pas plus compliqué que ça et on suppose celles aux cèpes ou aux oignons mitonnées sur le même principe. La texture des fondues est

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Mollo avec le CBD

Beurk | Nous mettons en garde le lecteur. La critique gastronomique qui va suivre n'a absolument rien de commun avec ces chevaliers du bon goût de terroir et (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

Mollo avec le CBD

Nous mettons en garde le lecteur. La critique gastronomique qui va suivre n'a absolument rien de commun avec ces chevaliers du bon goût de terroir et de tradition française. Là où le cultissime jambon-beurre a disparu, nous prenons autre chose sans crier au scandale. Cependant, l’avant-garde culinaire n’est pas non plus gage de qualité. Hélas, nous en savons quelque chose, depuis qu’une enseigne de burgers insolites nous a eus dans ses filets. « J’ai des clients qui sont venus tester nos burgers au CBD et qui ont trouvé ça intéressant », témoigne Thibaut, le gérant du restaurant Les Trim’Art à Grenoble. Par ailleurs chef d’entreprise dans le secteur immobilier, le jeune homme a inauguré le 18 décembre dernier sa cuisine street-food avec une carte pour le moins originale. À côté des trois burgers au CBD, l’enseigne vend heureusement des burgers classiques. Pour rappel, contrairement au THC, le CBD est une molécule ni psychoactive ni addictive. « Toutes nos recettes, on les a créées, testées et goûtées, pour faire ressortir le goût du CBD parmi les ingrédients, sans qu’il ne passe par-dessus », déclare le chef. Légalisé en France depuis novembre 2020,

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J'aime la Bonne Pâte !

Resto | On peut aimer l’esprit de Noël et être fatigué des recettes fantaisistes de tante Suze, qui pousse toujours le bouchon un peu (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 4 janvier 2022

J'aime la Bonne Pâte !

On peut aimer l’esprit de Noël et être fatigué des recettes fantaisistes de tante Suze, qui pousse toujours le bouchon un peu trop loin. Pour mettre fin à cette période de gastronomie anarchique, le Petit Bulletin s’est rendu à deux pas des halles Sainte-Anne, pour s'offrir un plat de pâtes. « Nous nous sommes connus dans la sécurité bancaire et avons profité d’un plan de départ pour lancer le projet », explique Julien, l’un des deux associés des restaurants La Bonne Pâte. On n’aurait pas dit mieux pour vendre ce concept de pâtes fraîches, sauces et desserts maison qu’en l’appelant de la sorte. Les yeux en cœur, nous avons dégusté la variété de pâtes de la semaine. De généreuses tagliatelles à la sauce de Noël, toutes en crème et morilles avec pecorino par-dessus. L’assiette était aussi généreuse que tante Suze. Naturellement, nous avons tenté le tiramisu spéculos et caramel beurre salé pour co

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Le Maudit Festival, rêve ou cauchemar ?

ECRANS | Le Maudit Festival est l’un des rendez-vous incontournables de la cinéphilie grenobloise, avec une sélection pointue de films qui ne laissent personne indifférent. Pour cette édition, l’équipe du festival a choisi pour thème l’onirisme, entre rêves et cauchemars.

Hugo Verit | Mardi 4 janvier 2022

Le Maudit Festival, rêve ou cauchemar ?

Maudit, on espère que ce festival ne le sera pas outre mesure. Déjà annulée l’année dernière à cause du Covid, la seconde édition de cet événement hautement cinéphile doit se tenir du 18 au 23 janvier dans un contexte sanitaire très incertain. Mais à l’heure où nous imprimons ces lignes, ça tient encore, alors parlons-en. Repris il y a trois ans par une nouvelle équipe enthousiaste, le Maudit Festival (anciennement nommé Festival des films maudits) investit le cinéma Juliet Berto avec une sélection de métrages souvent méconnus, datant pour la plupart du siècle dernier, et qui ont en commun d’évoquer le rêve, le cauchemar ou les deux en même temps. « On a commencé à travailler sur cette programmation pendant le premier confinement, un moment très particulier durant lequel le cinéma a été un véritable moteur pour nous, une source d’évasion qui nous permettait de continuer à rêver. Alors cette thématique de l’onirisme s’est naturellement imposée », raconte Sarah Onave, l’une des programmatrices. « À travers cette sélection, nous défendons un cinéma à la marge d’une certaine cinéphilie bien-pensante avec, par exemple, des films de genre qui ne sont pas considé

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"Maxi-mini", plaisante flânerie artistique

Artothèque | L’exposition Maxi Mini, formats en question permet de découvrir la variété et la richesse de la collection de (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 14 décembre 2021

L’exposition Maxi Mini, formats en question permet de découvrir la variété et la richesse de la collection de l'artothèque, dont tout un chacun peut emprunter les œuvres pour "décorer" ponctuellement son petit chez-soi, par le biais des formats. Pensée comme une extension de l’espace de stockage de l’artothèque, l’exposition invite à flâner parmi les œuvres, à s’asseoir tranquillement pour lire une revue d’art ou à consulter les livres d’art relatifs aux artistes présentés (nous sommes tout de même dans une bibliothèque). On pourra donc, au choix, se laisser séduire par les paysages chavirés des mini-photographies panoramiques de Plossu, abasourdir par la délicate brutalité d’une sérigraphie de Soulages, ou encore fasciner par la gigantesque photo réalisée à la camera obscura par Luzia Simons. Les amateurs de compositions géométriques abstraites ne seront pas en reste avec un pan de mur réunissant une série d&r

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Les sorties ciné de cette fin d'année

A l'affiche | Les films qu'on a vus avant leur sortie, et ceux qu'on n'a pas (encore) vus…Revue de détail cinéma pour les dernières semaines de l'année.

Vincent Raymond | Mardi 14 décembre 2021

Les sorties ciné de cette fin d'année

★★☆☆☆ Les Elfkins : opération pâtisserie De Ute von Münchow-Pohl (All., 1h18) avec les voix de Jella Haase, Louis Hofmann, Leon Seidel… (dès 6 ans) En salle depuis le 8 décembre. Appartenant à un peuple de lutins vivant à l’écart des humains, la maladroite Elfie décide contre l’avis de tous d’apprendre un métier dans le monde des "géants". Elle atterrit à point nommé chez le grincheux Théo, un pâtissier artisanal en guerre contre son industriel de frère… Familiers des folklores nordiques et germaniques, les lutins se situent entre les auxiliaires de maison (façon Dobby dans Harry Potter) et les chapardeurs malicieux, du style rongeurs comme… Ratatouille, tiens ! N’y a-t-il pas quelque similitude avec ce gentil conte opposant émotion de l’art culinaire et insipidit&eac

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Musilac annonce dix noms supplémentaires

Festival | Après l'annonce de vingt premiers artistes à l'affiche du festival Musilac 2022 à Aix-les-Bains, l'organisation vient de dévoiler dix autres noms.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

Musilac annonce dix noms supplémentaires

Dutronc & Dutronc, Gaëtan Roussel, Metronomy, Alt-J, Juanes, Tim Dup, Claire Laffut, Feu! Chatterton, Kas:st et Lilly Wood and the Prick : voici les dix noms qui s'ajoutent au line-up de Musilac 2022, qui se tiendra du 6 au 10 juillet à Aix-les-Bains, au bord du lac du Bourget. Pour rappel, les premiers atistes annoncés sont Angèle, Benjamin Biolay, Dropkick Murphys, Fat Freddy’s Drop, Hatik, -M-, Declan McKenna, Nada Surf, Niska, Nothing But Thieves, Orelsan, Parcels, Queens of the Stone Age, Rilès, Simple Minds, Sum 41, Skunk Anansie, Tones and I, Vianney, Zucchero.

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Festival international du film nature et environnement : écran vert !

Ecologie | Si ces dernières années les prises de conscience et les alternatives écologiques ont fleuri, certains organismes s’attellent à la tâche depuis déjà (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Festival international du film nature et environnement : écran vert !

Si ces dernières années les prises de conscience et les alternatives écologiques ont fleuri, certains organismes s’attellent à la tâche depuis déjà longtemps. À l’image de France nature environnement Isère, association de protection de la nature qui milite depuis près de 50 ans et revient à partir du 25 novembre avec son Festival international du film nature et environnement pour une 35e édition qui s’annonce riche. Jusqu’au 5 décembre, une sélection de 27 courts et longs-métrages (sur 230 reçus cette année) sera projetée, entre films contemplatifs et documentaires engagés, avec toujours cette volonté de sensibiliser le public et de proposer des solutions en vue d’une paix des ménages entre l’Homme et la nature. Notez parmi les temps forts la soirée d’ouverture (le 25/11) avec le parrain de cette édition, Laurent Baheux, photographe animalier reconnu dans le monde entier et activiste de la protection environnementale. Lors de la soirée de clôture (le 5/12), le jury décernera les fameux prix “Hérisson” aux meilleures réalisations. Festival international du film nature et environnement du 25 novembre au 5 décembre à Grenoble et agglomération.

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En salle : "Oranges sanguines", Haut et fort", "De son vivant", "Les Magnétiques"...

Th?ma | C'est la clef, dit-on, du succès d’un film. Bien plus que les critiques. Mais le bouche-à-oreille peut aussi évoquer des histoires de bouches… et d’oreilles…

Vincent Raymond | Mardi 16 novembre 2021

En salle :

Voix et parole vont souvent de pair, en particulier dans le vocable politique. En pleine précampagne électorale, Jean-Christophe Meurisse des Chiens de Navarre sort avec Oranges sanguines (17/11) un bijou corrosif évoquant (notamment) la figure du politique et son usage de la langue de bois à travers un ministre gérant en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique. Volontairement “impur” dans sa forme — une construction de saynètes rend le fil de sa narration discontinu, mais l’effet mosaïque en résultant sert admirablement le propos — ce film choral restitue l’impureté de la chose publique, les arrangements boiteux, les masques sociaux et l’hypocrisie ambiante dont, pourtant, personne n’est dupe. Dialogue, distribution, jeu sont impeccables, et si l’on rit devant ces polaroïds du cynisme contemporain érigé en norme, c’est jaune : qui est le plus monstrueux ? Chacun fabrique le monstre de son prochain. Tragiquement drôle ! Oh, ouïe, encore ! À la même date, mais plus près des tympans, une rom’-com’ charmante, cocasse et touchante de & avec Pascal Elbé, On est fait pour s’entendre (17/11) dans lequel il incarne un prof se découvra

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Holocène, flow festif

ACTUS | Le plus gros festival de l’agenda grenoblois, Holocène, reviendra les 4 et 5 mars 2022 à Alpexpo. Avec une programmation très rap (PLK, Soso Maness, Seth Gueko…) et électro (Worakls, Enfant Sauvage, Meute…).

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Holocène, flow festif

Pas de locomotive, mais Holocène 2022 annonce du lourd qui plaira tout spécialement aux amateurs de rap actuel. PLK, « disque d’or dans le sac à dos », défendra Enna, dernier album 100% Skyrock-compatible, simple et efficace si bien qu’il vient juste de bénéficier d’une réédition augmentée. PLK ratisse large, on peut en dire autant de Soso Maness, « notre coup de cœur ici, ça fait des années qu’on veut le faire venir », se réjouit Sylvain Nguyen, directeur de Periscope, qui organise Holocène. Soso Maness cartonne avec son rap jacassier labellisé marseillais, paroxysme atteint avec le sample du ballet russe Petrouchka. Vous l’aurez compris, on n’est pas tellement fan ; mais si on met de côté le bon goût, très facile de sautiller partout et de brandir les mains en l'air devant un live de Soso Maness. Credo complètement assumé par Periscope qui veut avant tout chose deux jours de folle nouba : « On est pas sur un rap ghetto ou intello, mais sur un rap de fête. Après un an et demi de Covid, la fête, c’est la base ! » On ne va pas dire le contraire ! A Holocène 2022, il y aura aussi moyen de gobeloter gaiement en écoutant des son

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Estelle-Sarah Bulle : « Au pays de la littérature, tout le monde se comprend »

CONNAITRE | Publié en 2019, son premier roman, Là où les chiens aboient par la queue, dans lequel elle raconte l’histoire de sa tante guadeloupéenne prénommée Antoine, avait été très remarqué. Estelle-Sarah Bulle signe un second ouvrage, Les étoiles les plus filantes, une fiction qui raconte le tournage au Brésil d’un film culte, Orfeu Negro, palme d’or à Cannes en 1959. Elle est l’une des auteurs invités pour les 20 ans du festival Ecrivains en Grésivaudan.

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Estelle-Sarah Bulle : « Au pays de la littérature, tout le monde se comprend »

Racontez-nous votre rencontre avec ce film, Orfeu Negro. D’où vient la force de cette œuvre ? J’ai vu ce film il y a une vingtaine d’années. Jusqu’à la sortie du livre, je ne l’avais vu que sur petit écran, sur de vieilles copies pas terribles, pas dans les meilleures conditions ! Mais il ne m’a plus quittée, ces images m’ont toujours hantée. D’abord c’est le mythe d’Orphée et Eurydice, c’est un mythe très fort depuis des milliers d’années, la puissance de l’histoire est toujours là. Ce qui m’avait complètement fascinée, c’est qu’il est transposé dans les favelas du Brésil, ce monde de musique qui nous est peu familier aujourd’hui, et donc l’était encore moins à cette époque. Quand j’ai vu Orfeu Negro il y a vingt ans, il avait déjà cette patine du temps. Les favelas, Orphée, ces acteurs tous magnifiques et totalement inconnus, la musique… Et notamment la figure de

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Harvest et le vin militant

GUIDE URBAIN | Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Harvest et le vin militant

Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur guitariste américain, gros pavé dans l’histoire du rock folk), mais on y vient surtout pour déguster des vins naturels, la spécialité de ce bar implanté au cœur du quartier Saint-Bruno. « Nous proposons une sélection évolutive d’environ 120 vins naturels », annonce Mathias, l’un des gérants, en nous servant un Riesling d’une belle vivacité et au nez d’une grande finesse. « On est sur ce créneau par goût bien entendu, mais aussi par engagement contre les vins conventionnels qui, à mon sens, ne sont qu’un tissu de mensonges et d’arnaques pour un public qui n’est pas au courant de ce qu’il boit, alors que potentiellement il s’empoisonne. » Pour accompagner la dégustation des vins, des planches sont proposées autour de 10 €, composées de produits locaux, notamment des foccacia bio de leur voisin Dragonne pizza. L’intérieur du bar se distingue par sa décoration feutrée composée d’objets chinés, en alternance avec les bouteilles aux étiquettes rivalisant de créativité. Mention spéciale pour la jolie et surpre

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La bibli de A à Z

Visite | La Bibliothèque d’étude et du patrimoine (BEP), rouverte au public il y a moins d’un an après des travaux de réhabilitation, se dévoile lors d’une visite spéciale le 13 novembre. L’occasion d’en savoir plus sur son architecture et les trésors patrimoniaux qu’elle renferme.

Hugo Verit | Mardi 2 novembre 2021

La bibli de A à Z

Elle trône à l’entrée de la ville, comme un gros paquebot échoué. Inaugurée en 1960, la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (BEP), toute en béton armé, ne fait pas forcément l’unanimité chez les Grenoblois, par son architecture un peu brutale. « C’est justement l’objet de la visite que nous organisons le 13 novembre : faire redécouvrir l’architecture XXe siècle peu connue et pas vraiment appréciée à sa juste mesure. Pourtant, ça vaut la peine de lever les yeux, surtout quand on a des explications », précise Isabelle Westeel, directrice de la Bibliothèque municipale de Grenoble. Pour les explications, comptez sur Pierre Voisin, chargé de l’action culturelle à la BEP, qui mène la visite et commence par rappeler les contraintes non négligeables auxquelles l’architecte Jean Benoit a dû faire face lorsqu’on lui confie le soin, en 1952, de construire une bibliothèque universitaire (qui deviendra municipale en 1970) sur un terrain compliqué de 1800 m² : « Une parcelle très étroite, comprimée entre la prison d’un côté, où se trouve l’actuel cinéma Chavant, et la caserne militaire Hoche de l’autre. Il est donc obligé de bâtir en hauteur et assume cette

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Gourmandises alpines à La Petite Grenobloise

Local | 1244 marches pour monter à la Bastille, ça use les souliers… et surtout ça donne faim ! Non loin de la statue à l’effigie de Xavier Jouvin, un nouveau (...)

La rédaction | Mardi 2 novembre 2021

Gourmandises alpines à La Petite Grenobloise

1244 marches pour monter à la Bastille, ça use les souliers… et surtout ça donne faim ! Non loin de la statue à l’effigie de Xavier Jouvin, un nouveau pas-de-porte garni de potimarrons et de butternuts, attire notre attention. Des couleurs automnales, qui contrastent avec ce ciel bleu d’été indien, et surtout, un nom qui nous parle : La Petite Grenobloise. Un retour aux sources après la succession de restaurants italiens qui font la réputation des quais. Ouvert il y a tout juste un mois, ce restaurant qui n’a pas de local que le nom propose une carte traditionnelle avec des produits du terroir. Le cadre chaleureux du restaurant est séduisant, notamment sa belle hauteur sous plafond, qu’on ne soupçonne pas une seconde avant d'entrer. Que l’on soit plutôt friand de poisson, de viande ou de gratin dauphinois, tout est fait maison. Pour les amateurs, un vin en accord avec votre plat peut vous être conseillé par Loula et Marie, les responsables du lieu. Comptez environ 25 euros pour un plat et un dessert. Une chose est sûre, on reviendra ! Parce que c’est bon, c’est bio et dauphinois, et aussi parce qu’on a envie de goûter le reste de la carte, qui évolue au fil d

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Le Festin des Idiots veut couper court au théâtre intimidant avec ses "Apéros-Tragédies"

Théâtre | Des histoires mythiques du théâtre classique ; des comédiens et comédiennes investis ; une contrainte de temps (10 minutes) : avec ses "Apéros-Tragédies", la compagnie grenobloise "Le Festin des Idiots" propose de désacraliser trois œuvres du répertoire en une soirée très cabaret. On adore l'idée.

Aurélien Martinez | Mardi 2 novembre 2021

Le Festin des Idiots veut couper court au théâtre intimidant avec ses

Depuis plusieurs années, la compagnie Le Festin des Idiots propose ici (dans des salles de spectacle) et là (dans des lieux où l'on a moins l'habitude de voir du théâtre) des réductions en dix minutes de textes importants du patrimoine dramatique. Des propositions décalées qui n'ont pas pour but de se substituer à l’œuvre originale, mais simplement d'en transmettre la substantifique moelle à un public aussi bien fan de théâtre que complètement profane. C'est que leurs aventures, accessibles à tous, que l'on connaisse ou non le texte initial, n'ont rien de la blague potache et facile qui pourrait faire hurler les puristes incapables d'imaginer que le répertoire vive. Même si, dans certains cas, le rire n'est jamais loin – et tant mieux. Florent Barret-Boisbertrand, comédien de la compagnie, s'est attelé à plusieurs formes courtes (il n'y a pas de metteur en scène attitré dans ce projet). « Si on résume la tragédie, il peut en effet se passer quelque chose d'assez comique et grotesque. Mais nous sommes aussi sur d'autres sensations. Je pense à mes versions, qui ne sont généralement pas les plus drôles ! Sur Dom Juan par exem

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Pascal Elbé : « J’ai découvert que j’étais devenu romantique »

Interview | Pascal Elbé signe une charmante rom-com dans laquelle il campe un prof tombant des nues en se découvrant malentendant et amoureux de sa voisine interprétée par Sandrine Kiberlain. Un regard original sur l’ouïe défaillante, entre autres handicaps invisibles…

Vincent Raymond | Mardi 2 novembre 2021

Pascal Elbé : « J’ai découvert que j’étais devenu romantique »

Qu’y a-t-il de personnel dans ce film ? Pascal Elbé : Absolument rien (sourire). Non, en fait, c’est un problème personnel : j’ai perdu l’audition il y a quelques années ; c’était le prétexte parfait pour parler de sentiments, de notre rapport à l’autre, de cette époque où on a du mal à se tourner les uns vers les autres, à s’entendre. On vit dans une époque ultra connectée, de relations d’amis virtuels, où il y a beaucoup de solitude — pas que dans les grandes villes, dans les campagnes aussi. Alors un personnage amputé d’un sens, qui rencontre un autre personnage, elle aussi diminuée dans son rapport à l’autre, j’ai trouvé que ça résonnait, ça s’alignait bien. Et comme j’ai découvert que j’étais devenu romantique, j’en ai fait une comédie romantique parce qu’apparemment le romantisme, c’est quand deux personnes finissent par se trouver… ce qui est un peu le principe de la vie. Par rapport à votre vécu, que vous a apporté la lecture du livre de David Lodge, La Vie en sourdine ? On m’

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Un premier festival de musique africaine à Grenoble

Festival | Jeune musicien malien installé à Grenoble depuis 2016, Hassana Ongoiba est le fondateur de l’association Main dans la main, (...)

Eloïse Bonnan | Vendredi 22 octobre 2021

Un premier festival de musique africaine à Grenoble

Jeune musicien malien installé à Grenoble depuis 2016, Hassana Ongoiba est le fondateur de l’association Main dans la main, implantée depuis 3 ans à la Villeneuve. Elle a pour but principal de promouvoir en musique la culture malienne et dogon en particulier, depuis la France. Le collectif d’artistes issus des diasporas malienne et guinéenne a eu envie d’un événement ambitieux faisant un pont entre le public français et les habitants du Mali. Après deux ans d’élaboration et des reports à cause de la pandémie, l’équipe présente enfin sa première édition du festival Pyramide. Le festival Pyramide constitue le volet français du projet global "Paix et réconciliation au Mali", décliné aussi du 13 au 27 novembre côté malien avec une tournée pour la paix "Miyafa" ( "pardonne-moi" ). Ce projet traduit la volonté ferme d’artistes maliens, résidant en France ou non, d’agir à leur échelle et selon leurs compétences sur les conflits déchirant

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Lorenzo Mattotti : « Je crois qu’on a peur des couleurs aujourd’hui »

Film d'animation | Connu pour ses bandes dessinées, mais aussi pour son travail d’illustrateur (unes du New Yorker, affiche du Festival de Cannes 2000, etc.), l’artiste italien a sorti son premier film d’animation en tant que réalisateur en 2019 : "La Fameuse Invasion des Ours en Sicile", adapté de Dino Buzzati. Ce qui lui vaut d’être le parrain de la neuvième édition du festival Voir Ensemble au Méliès, où il présentera notamment ce premier long-métrage très remarqué, ainsi qu’une adaptation de "Pinocchio" et un film de Fellini. L’occasion de discuter couleurs, nature et improvisation.

Hugo Verit | Mardi 19 octobre 2021

Lorenzo Mattotti : « Je crois qu’on a peur des couleurs aujourd’hui »

Pourquoi avoir choisi d’adapter ce conte de Dino Buzzati ? C’est arrivé d’une façon très naturelle. Dino Buzzati est l’une de mes grandes inspirations, j’ai l’impression de bien le connaître alors ça ne me paraissait pas trop compliqué. La Fameuse Invasion des Ours en Sicile est un livre que j’ai toujours aimé et qui m’offrait de nombreuses possibilités graphiques et scénaristiques. L’histoire est si riche, tellement épique ! C’était le projet idéal pour répondre à mon envie de réaliser un grand film pour les enfants. Et puis, Buzzati avait refusé les droits à plusieurs réalisateurs, dont Disney au début des années 50, c’était donc un beau pari d’arriver à le faire. Difficile d’interpréter avec précision le contenu de ce film, tant il regorge de sujets, sans forcément donner de clés… Quand Dino Buzzati a écrit cette histoire, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’était une sorte de métaphore du communisme et du capitalisme. A présent, 70 ans plus tard, elle évoque

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Rituels Machines Fossiles, sortilèges numériques

Événement | On vous en parle tout le temps, c’est vrai. Mais Arcan (Association ressource pour la création artistique numérique) a le mérite de proposer des événements (...)

Hugo Verit | Mardi 19 octobre 2021

Rituels Machines Fossiles, sortilèges numériques

On vous en parle tout le temps, c’est vrai. Mais Arcan (Association ressource pour la création artistique numérique) a le mérite de proposer des événements qui n’ont aucun équivalent dans l’agglo. Après le festival DN[A] rue Saint-Laurent et la soirée Negotium au Marché d’intérêt national, voici donc Rituels Machines Fossiles au Musée archéologique. « C’est une exposition pour laquelle nous avons choisi des artistes spécifiques pour leur demander de répondre à ces trois mots, qui sont en lien. Les usages des machines et du numérique passent par des rituels comme le scroll ou le swipe up et les fossiles, c’est une façon d’interpeller sur la fragilité des données numériques, pour lesquelles on rencontre de gros problèmes de conservation liés à l’obsolescence des technologies », détaille Clara Girousse, c

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Théma : "Zébulon et les médecins volants", "Las Niñas", "First Cow", "Illusions perdues"...

Dans les salles | « Le cinéma, c’est filmer la mort au travail », disait Cocteau. Soit, mais avant le grand saut, d’autres étapes s’écoulent, que les films se plaisent à illustrer. Dont vivre et devenir…

Vincent Raymond | Mardi 19 octobre 2021

Théma :

Pour devenir, il faut grandir. Et Grandir, c’est chouette ! (20/10) rappelle le volatile du même nom, de retour avec un programme de courts métrages animés jeune public réunis autour des perceptions enfantines (peur du noir, solitude, jalousies entre sœurs etc.) et des moyens d’y remédier. Bien fait, mais sacrément classique si l’on compare avec Zébulon et les médecins volants (20/10) visant le même âge, intégrant des courts russes absolument désopilants — dont Vive les mousquetaires ! d’Anton Dyakov qui évoque l’esthétique et l’humour absurde de Mordillo. De l’enfance à l’adolescence, il n’y a qu’un pas… pas toujours aisé à franchir, surtout quand on se ressent différent des autres. Dans Ron débloque de Octavio Rodriguez, Jean-Philippe Vine & Sarah Smith (20/10), un ado complexé d’être le seul de son collège à ne pas posséder le robot domestique servant à “se faire des amis” en récupère un largement défectueux. Ses dysfonctionnements vont certes semer un chaos général mais surtout pe

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Draga Bosna : "Chère Bosnie" te revoilà dans les radars !

Festival | Organisé par le Ciné-Club de Grenoble du 12 au 16 octobre, le festival Draga Bosna vous invite à venir découvrir la Bosnie-Herzégovine sous un angle nouveau et atypique. Un mix de cinémas, expo, conférences, débats et même des éclats de heavy metal !

Eloïse Bonnan | Lundi 11 octobre 2021

Draga Bosna :

Le cœur d'Aurélie Dos Santos est sans pudeur quand il s'agit de faire entendre l'admiration que lui a toujours inspirée les pays des Balkans. Difficile de résister à l'enthousiasme viral de la porteuse de projet du festival DRAGA BOSNA (Chère Bosnie), lorsqu’elle nous partage son souhait (même pas le plus fou !) de changer notre regard sur la Bosnie-Herzégovine, pour enfin voir ce pays "comme une fête, étonnant et éblouissant ». Soyez sûrs qu'autour de ce petit pays un programme dense et original a été confectionné. Des invités de choix, tels que Elma Hašimbegović historienne, directrice du muséum de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo ou le photographe de Sarajevo surnommé “Strašni” (« Le terrible »), Milomir Kovačević qui dès l’âge de 17 ans n’a eu de cesse de photographier l

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GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Festival | Du 28 septembre au 8 octobre, Grenoble et son agglo vibreront grâce à une nouvelle édition de ce festival au nom à rallonge, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Coup d’œil sur la programmation et échange avec le président du Jazz Club de Grenoble, Salvatore Origlio.

Valentine Autruffe | Mardi 28 septembre 2021

GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Le signe particulier du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, « c’est qu’il est très éclectique », annonce son directeur Salvatore Origlio. L’événement se veut ouvert au public et aux genres musicaux les plus larges possibles. « C’est autant notre force que notre défaut, car certains trouvent que l’on manque d’esthétique. Mais pour nous, l’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte. Ce qui nous intéresse, c’est de programmer des musiciens de jazz, qui fassent de l’improvisation, qui transmettent une émotion et aient une histoire à raconter. » Voilà qui est dit ! Infortune au Petit Bulletin : notre coup de cœur de la programmation, Natacha Atlas, qui devait se produire le 1er octobre à la Faïencerie, a été annulé en raison d’une inflammation de la gorge dont souffre la diva. On se tourne alors vers Salvatore Origlio : selon l

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André Dussollier - François Ozon : « J’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Tout s’est bien passé | Comme toujours impressionnant dans le rôle d’un vieil homme diminué par un AVC demandant à sa fille de l’aider à mourir (et odieux), André Dussollier est au centre du nouveau film de François Ozon. Tout sauf mortifère, ce voyage au cœur d’une pure névrose familiale, traversé d’éclats franchement burlesques, est adapté du récit d’une ancienne coscénariste du cinéaste, Emmanuèle Berhneim. Rencontre avec le réalisateur et son acteur.

Vincent Raymond | Mercredi 22 septembre 2021

André Dussollier - François Ozon : « J’aime les défis, les choses un peu extrêmes »

Vous avez hésité avant d’adapter le livre d’Emmanuèle Bernheim… François Ozon : En 2013, elle m’avait envoyé les épreuves son livre en me demandant si ça m’intéressait parce que plusieurs réalisateurs voulaient l’adapter. Je l'ai lu et l’ai trouvé très beau — elle m’avait raconté un peu l’histoire de son père. Mais je lui avais que je me sentais pas capable de raconter son histoire : c’était tellement personnel, tellement intime… Et la connaissant, je ne voyais pas trop où trouver ma place. J’ai passé mon tour. Là-dessus, Alain Cavalier a voulu faire un film avec elle (comme Pater avec Vincent Lindon) où elle jouait son propre rôle, elle a dit OK, et là elle a développé un cancer assez fulgurant dont elle est décédée. Le film de Cavalier s’est alors transformé en documentaire, Être vivant et le savoir. Après sa mort, j’ai relu le livre et tout d’un coup, je n’ai plus vu ce m’avait fait peur en 2013 — le sujet, la fin de vie, le suicide assisté — mais autre chose : la famille, son rapport à son père, la responsabilité d’organiser qu

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Les films de la quinzaine : La Voix d'Aïda, La Traversée, Tout s'est bien passé...

Théma | Pile, la vie qui continue, l’espoir… Face, le néant. Entre les deux, l’exil, la maladie ou le combat, pour abolir le désastre ou précipiter la fin. Refuser de basculer de l’autre côté ou y courir, telle est la question…

Vincent Raymond | Mardi 21 septembre 2021

Les films de la quinzaine : La Voix d'Aïda, La Traversée, Tout s'est bien passé...

Sur le fil, jusqu’au bout : au printemps dernier, La Voix d'Aïda de Jasmila Žbanić (22/09) aurait pu valoir à la Bosnie-Herzégovine son deuxième Oscar du film international. Voire aurait dû pour sa prescience. Car s’il évoque le passé — en se déroulant durant la chute de Srebrenica en 1995, quand l’ONU laisse la ville aux mains de Mladic —, il trouve un stupéfiant écho dramatique avec l’actualité afghane. On y suit la course folle d’Aïda, interprète pour les Casques Bleus, tentant d’exfiltrer son mari et ses fils alors que la milice se rapproche. Ce film glace les sangs par son tragique (et hélas historique) suspense, transmettant l’étouffement progressif saisissant Aïda. Respectueux des victimes, il rappelle la réalité des épurations ethniques comme la fragilité de la paix. Sur une thématique voisine mais dans un traitement fort différent, La Traversée de Florence Miailhe (29/09) relate sous forme de conte atempore

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Atlas des musiques du monde

Sono mondiale | Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 septembre 2021

 Atlas des musiques du monde

Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne parvient pas tout à fait à effacer. Comme par une sorte de prémonition Natacha Atlas avait pourtant enregistré et publié son dernier album en date avec Samy Bishai avant que le grand blocage ne commence : en l'an de grâce 2019. Après un report l'an dernier la chanteuse anglo-égyptienne née en Belgique vient enfin le présenter sur la scène du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival et ce n'est pas la moitié d'un événement. On a tendance à l'oublier mais Atlas est rien moins qu'une pionnière du genre qu'on appelait alors un peu abusivement "musiques du monde" et qui eut tôt fait de réunir en une vaste ratatouille musicale tout ce qui en la matière n'émanait pas du monde occidental. De sa première expérience avec le groupe Transglobal Underground à ses expériences solo, la chanteuse à la voix unique est parvenue à noyauter aussi bien les milieux branchés (elle

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Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Pop culture | Auteur d’un ouvrage somme consacré au cinéma de science-fiction japonais ("Kaiju, Envahisseurs & Apocalypse", aux Éditions Aardvark), Fabien Mauro sera l’un des invités de la première édition du Japan Alpes Festival, les 18 et 19 septembre à EVE. Rencontre.

Damien Grimbert | Mardi 7 septembre 2021

Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Quelles ont été tes premières portes d’entrée vers la pop culture japonaise ? Comme beaucoup de gens de ma génération, essentiellement via les jeux vidéo sur console et les séries d’animation japonaises qui passaient à la télévision. Mais également les séries de super sentai, ces équipes de super héros colorés. C’était ma première introduction à ce qu’on appelle le tokusatsu, c’est à dire des productions japonaises (films, séries…) à base d’effets spéciaux. Le tokusatsu rassemble toutes les techniques que l’on associe traditionnellement à l’imaginaire fictionnel japonais : le travail sur les effets optiques, les maquettes miniatures, les comédiens qui enfilent des costumes pour incarner des monstres ou des mecha.... Enfin, l’attente de la sortie du Godzilla de Roland Emmerich m’a amené à m’intéresser au Godzilla originel de 1954, qui venait de sortir en vidéo, ce qui m’a permis de découvrir tout l’univers du kaiju eiga, les films de monstres japonais. Je suis tombé littéralement amoureux de ce

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Danse avec Patrick

ECRANS | Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film (...)

Damien Grimbert | Mardi 24 août 2021

Danse avec Patrick

Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film qui ne révolutionne certes pas l’histoire du cinéma mais n’en procure pas moins un moment de réconfort bienvenu au spectateur pas trop regardant sur les ficelles scénaristiques et la subtilité des dialogues. Soit une histoire d’amour "interdite" entre une jeune fille timide et un professeur de danse rebelle dans un camp de vacances américain des années 1960, qui accumule à peu près tous les clichés propres au genre. Projection en plein air gratuite vendredi 27 août à 21h dans la cour du Musée de la Résistance, dans le cadre de l’exposition temporaire Vous n’irez plus danser ! Les bals clandestins 1939-1945 (inscription obligatoire).

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Estelle Charlier : "C'est dans les défauts que la marionnette prend vie"

ECRANS | Parmi la foule des collaborateurs de Leos Carax pour inventer "Annette", on peut notamment compter une compagnie de théâtre iséroise : La Pendue. Avec la complicité de son ami Romuald Collinet, Estelle Charlier est celle qui a donné un corps et un visage à la supposée petite fille prodige d'Ann (Marion Cotillard) et Henry (Adam Driver). Une marionnette qui n'est encore visible qu'au cinéma, mais qu'on peut aussi apprendre à connaître par les mots, grâce à sa créatrice...

Martin de Kerimel | Mercredi 21 juillet 2021

Estelle Charlier :

Comment avez-vous rencontré Leos Carax pour la première fois ? Estelle Charlier : Lui travaillait depuis un moment sur l'idée du personnage. Annette ne pouvait pas être une vraie petite fille et il ne souhaitait pas utiliser une image de synthèse ou un robot. Il tenait à utiliser un objet que les acteurs pourraient toucher et prendre dans leurs bras. Il s'est donc décidé pour une marionnette. En novembre 2016, j'ai été contactée : il cherchait plutôt des manipulateurs que des constructeurs, à cette époque, mais sans avoir encore choisi ce que serait le visage d’Annette. Il avait simplement les photos d’une enfant, qui m’ont beaucoup touchée. Je lui ai donc proposé de faire un essai de sculpture. C’est ainsi que nous avons commencé à travailler ensemble. Et ç’a été un travail au long cours… Un projet énorme : il y a plusieurs expressions du visage, plusieurs marionnettes, plusieurs âges et plusieurs types de manipulation. Mon complice, Romuald Collinet, a intégré l’équipe en janvier 2017. Le film aurait dû être tourné cette année-là, mais on a été interrompu après quatre mois. Finalement, le projet a

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Notes estivales

MUSIQUES | L'équipe du Petit Bulletin a repéré pour vous des événements musicaux qui valent le coup d'être entendus. Comme autant d'idées de sorties pour les jours à venir...

La rédaction | Vendredi 2 juillet 2021

Notes estivales

Musiques actuelles Notes dans le Vercors Configuration à la fois assise et debout cette année : du côté d’Autrans, du 2 au 4 juillet, on attend du beau monde pour la septième édition du Vercors Music Festival ! Des artistes en pleine progression comme Suzane, par exemple, ou des groupes expérimentés dont la musique nous ravit, à l’image de La Rue Kétanou (photo). Pour faire une fête dantesque, on compte aussi sur le côté pin-up assumé des Swingirls ou le look des musiciens de Tigadrine, dont le blues du désert ne cesse d’envoûter les festivals isérois. Vercors Music Festival. À Autrans du 2 au 4 juillet. www.vercorsmusicfestival.com Insolite Et au milieu coule une rivière Des musiques enchanteresses dans un cadre enchanteur (des grottes en pleine forêt, bordées par un torrent et soumises à un microclimat rafraichissant), des frites, des bières « et du thé froid citron gingembre » ? C’est peu o

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Des courts ailleurs

ECRANS | Après l’édition virtuelle de 2020, la Cinémathèque de Grenoble renoue avec une forme plus classique de son Festival du film court. Tout en changeant de décor.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

Des courts ailleurs

Cette fois, il n’a pas été possible d’occuper la place Saint-André : le Festival du film court en plein air sera lancé cette année sur l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral, mercredi 30 juin, à partir de 21h. Ensuite, et jusqu’au 4 juillet, les projections de la compétition officielle auront lieu sur ce même site à 21h ou 21h30, précédées d’autres au cinéma Juliet-Berto, dès 19h. Une Nuit blanche est également prévue à Juliet-Berto le 2 juillet, qui commencera à minuit. Ce même jour et jusqu’au 5, des séances de rattrapage seront possibles au cinéma Le Club. La Cinémathèque de Grenoble, organisatrice de l’événement, ne revient pas sur ses fondamentaux : il s’agit toujours d’attirer le public le plus large possible, adultes et enfants, connaisseurs et simples curieux, tout en mettant en valeur ce qui peut faire la richesse de la création contemporaine. Une réelle vitalité ! Tout part d’un choix draconien : preuve que la crise sanitaire n’a pas tari l’envie des artistes, la Cinémathèque a reçu 2234 propositions de courts, issus de 91 pays, et en a retenu une soixantaine. Plusieurs prix sont en jeu, susceptibles de doper la carrière des grands petits films

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Marchand d’âme

Concept store | En portugais ou en espagnol, Alma signifie âme. C’est le nom qu’ont retenu Estelle Glénat et Estelle de Carvalho pour leur boutique fraîchement ouverte rue (...)

Jérémy Tronc | Mardi 6 juillet 2021

Marchand d’âme

En portugais ou en espagnol, Alma signifie âme. C’est le nom qu’ont retenu Estelle Glénat et Estelle de Carvalho pour leur boutique fraîchement ouverte rue Abbé de la Salle, à 10 mètres… de la rue de l’Alma. « C’est un hasard si Alma slow concept est si proche de cette rue. Le nom du magasin fait bien référence à notre âme et aux valeurs que nous défendons. Le client qui entre chez nous sait qu’il achètera éthique et éco-responsable », assure Estelle Glénat. La boutique est divisée en trois espaces correspondant chacun à une activité. Dans une pièce à gauche de l’entrée se situe le coin friperie, avec des vêtements chinés pièce par pièce par les deux Estelle, et des vêtements ou accessoires de mode surcyclés, c’est-à-dire récupérés et retravaillés par des créateurs. Le plus grand espace est réservé à la vente de produits artisanaux et éco-responsables pour lesquelles les deux filles se sont assurées des bonnes conditions de production : poteries, bijoux, objets de décoration, savons, bougies, cosmétiques, etc. Enfin, une pièce est dédiée aux ateliers programmés en partenariat avec des artisans locaux : fabrication de savon, couture pour enfants, linogravure, c

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La Bobine à ciel ouvert

ACTUS | C’est ce qu’on appelle ne pas faire les choses à moitié : pour fêter le retour des beaux jours, des sorties et de la vie culturelle, La Bobine organise (...)

Damien Grimbert | Vendredi 25 juin 2021

La Bobine à ciel ouvert

C’est ce qu’on appelle ne pas faire les choses à moitié : pour fêter le retour des beaux jours, des sorties et de la vie culturelle, La Bobine organise du 23 au 26 juin un festival de quatre jours sur la scène de l’Anneau de Vitesse du Parc Paul Mistral, qui mêlera à la fois musique et arts vivants. Côté concerts, le programme s'annonce varié, parfois suprenant et résolument alléchant. Les hostilités commenceront dès le mercredi à 18h avec la pop tropicale et psychédélique du quatuor Phat Dat, dont on avait déjà pu découvrir le groove dansant et les sonorités cosmiques 70’s il y a quelques années de ça au Bauhaus. Le même jour, mais à 21h cette fois, place à la performance spectaculaire du collectif masqué de Kinshasa Fulu Miziki (en photo), et son orchestre d’instruments percussifs DIY bricolés à base d’objets récupérés dans des poubelles. Tout un programme ! Jeudi, changement de registre avec le rock free, nerveux, inventif et dissonant des Rouennais de Unschooling, dont le

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Surtout, ne perdez pas le nord !

ESCAPADES | Du 22 au 27 juin, Autrans-Méaudre accueille la 40e édition du festival O’bivwak, qui décline plusieurs animations autour de la course d’orientation. Pas (...)

Jérémy Tronc | Lundi 21 juin 2021

Surtout, ne perdez pas le nord !

Du 22 au 27 juin, Autrans-Méaudre accueille la 40e édition du festival O’bivwak, qui décline plusieurs animations autour de la course d’orientation. Pas pour vous ? Détrompez-vous. L’événement se veut grand public et accessible à tous selon Laure Carra, chargée de développement pour la ligue Auvergne-Rhône-Alpes de course d’orientation : « Bien entendu, les courses nécessitent d’être familiarisé avec les cartes spécifiques à la discipline. Mais si vous êtes débutant et que vous avez envie de découvrir la course d’orientation sans la pression du chrono, nous proposons deux demi-journées d’initiation gratuites avec des bénévoles, qui encadreront les groupes et fourniront les explications nécessaires ». Ces sessions de découverte sont ouvertes à tous, adultes et enfants, sans limite d’âge. Si vous tenez vraiment à vous inscrire à une des courses chronométrées (6 propositions, de 25 à 50 km) ou même au raid sur deux jours alors que vous êtes une quiche en orientation, vous pouvez vous former par deux biais. Le premier, sur le site de la manifestation qui, dans son onglet Infos, vous explique tout sur la course d’orientation, notamment les spécificités de ses cart

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"Nomadland" : une reconquête de l’Ouest

ECRANS | Une année en compagnie d’une sexagénaire jetée sur la route par les accidents de la vie. Un road trip à travers les décombres d’un pays usé et, cependant, vers la lumière. Poursuivant sa relecture du western et des grands espaces, Chloé Zhao donne envie de (re)croire à la possibilité d’un rêve américain. Primé au Tiff, Lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

L’Ouest, le vrai : frappé par la désindustrialisation. Où les baraques préfabriquées sont ouvertes aux quatre vents et les villes devenues fantômes. Où une partie de la population, victime de maladies professionnelles, dort au cimetière et les survivants… survivent comme ils le peuvent. Certains, comme Fern à bord de son vieux van, ont pris la route et joint la communauté des nomades, enchaînant les boulots saisonniers au gré des latitudes. Loin d’une partie de plaisir, son voyage sera tel un pèlerinage l’obligeant à se priver du superflu, l’autorisant à se défaire du pesant… Inspiré d’un livre-enquête de Jessica Bruder consacré aux victimes collatérales de la crise des subprimes de 2008 (des sexagénaires privés de toit poussés au nomadisme), Nomadland s’ouvre sur un carton détaillant l’exemple de la ville d’Empire dans le Nevada, passée de florissante à miséreuse, et nous fait suivre sa protagoniste en âge d’être à la retraite, cumulant des petits jobs précaires chez les nouveaux rois de l’économie. Des éléments à charges supplémentaires contre l’ubercapitalisme, direz-vous ; un

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Stracho Temelkovski : « Je suis allé vers des influences plus urbaines »

ACTUS | Musique. Après le bon accueil de son premier album, le musicien grenoblois va remonter sur scène lors de la première soirée du festival Magic Bus, aux côtés du Student Groove Orchestra, le 17 juin. Un rendez-vous qu’il anticipe avec beaucoup de plaisir, comme il nous l’a expliqué il y a quelques jours.

Martin de Kerimel | Lundi 14 juin 2021

Stracho Temelkovski : « Je suis allé vers des influences plus urbaines »

Tu vas participer à la première soirée du festival Magic Bus. On imagine que ce sera avec joie… Oui, je suis content. Grenoblois, c’est vrai que j’ai plutôt eu tendance à voyager loin de ma terre natale. Revenir y jouer me fait vraiment plaisir. Habituellement, je tourne un peu dans les réseaux musiques du monde et jazz et, cette fois, on est un peu dans un dispositif de musiques actuelles. Pour ce concert qui m’associe avec le Student Groove Orchestra (SGO), on va bien sûr retrouver mon identité musicale, mais ce sera aussi un moment particulier avec cet ensemble plein de jeunesse et de talent. Jouer comme ça, avec un gros son et en extérieur, ça a quelque chose d’assez excitant ! On dit que ta musique n’a pas de frontières. Cela te paraît juste ? Absolument. Je le revendique ! Tu parles de tes origines macédoniennes. Il y a de cela aussi, dans tes compos ? Oui : un côté viscéral et rythmique, ainsi qu’une manière d’improviser, mais je ne retiens pas l’aspect traditionnel de la musique macédonienne. Je ne suis pas porte-drapeau et me méfie des récupérations. Je suis heureux d’êt

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Avant-premières Festival Télérama

ECRANS | En manque de nouveautés, malgré les tombereaux de films dans les salles ? Envie d’en voir d’autres avant tout le monde ? Le Méliès et Le Club, main dans la (...)

Vincent Raymond | Jeudi 10 juin 2021

Avant-premières
Festival Télérama

En manque de nouveautés, malgré les tombereaux de films dans les salles ? Envie d’en voir d’autres avant tout le monde ? Le Méliès et Le Club, main dans la main, ont entendu votre supplique et programment le traditionnel Festival Télérama, décalé cette année du 9 au 15 juin et transformé en festival d’avant-premières. Bonne nouvelle supplémentaire : les grilles horaires sont ainsi composées qu’il est possible de découvrir l’intégralité de la programmation, soit 10 films (dont beaucoup de “labellisés Cannes 2020“) qu’il faut se dépêcher de promouvoir avant que le nouveau millésime ne les chasse inexorablement de l’écran. Dans l’ordre chronologique (M= Le Méliès, C= Le Club), le très noir Médecin de nuit (mercredi 9 juin, 20h45, M, photo) ; La Terre des hommes (jeudi 10, 20h, C avec retransmission d’un débat avec le réalisateur) ; Teddy (vendredi 11, 20h45, M) ; Un triomphe (samedi 12, 16h, M) ; Milla (samedi 12, 20h30, C) ; 143 rue du désert (dimanche 13, 13h30, C), le Kelly Reichardt

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Les arts et le mur

ARTS | Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré (...)

Benjamin Bardinet | Vendredi 11 juin 2021

Les arts et le mur

Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré l’acronyme plus digeste de SAFGA. Comme chaque année donc, de nouvelles fresques sont réalisées (35 sont prévues pour 2021), ce qui, selon les organisateurs, pourrait amener à près de 400 le nombre d’interventions sur les murs de la métropole à l’horizon 2027. Mis à part les fresques réalisées par des nouvelles venues (Lula Goce, Boye) ou des habitués du festival (Juin ou Augustine Kofie), on vous invite à être attentif au volet moins institutionnel de la programmation qui, on l’espère, renouera avec la spontanéité et la dimension "poil à gratter" du street art. Du côté des expositions, on sera curieux d’aller découvrir à la Maison des associations du Pont de Claix un accrochage dévoilant les travaux préalables, ébauches et esquisses nécessaires à l’élaboration des fresques, ou encore à Sassenage, la collection constituée par BernArt qui, dans la tradition de l’art postal, a demandé à différents artistes de street art d’investir le support désormais désuet d’une enveloppe postale. Enfin, à Fontaine, au Vog, Seth exp

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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Magic Bus : l’espoir demeure

ACTUS | L’association grenobloise Retour de Scène n’a pas encore de certitude absolue, mais Damien Arnaud, son coordinateur, confirme qu’elle n’a pas renoncé à l’organisation de son festival. On en sait même (un peu) plus.

Martin de Kerimel | Jeudi 15 avril 2021

Magic Bus : l’espoir demeure

Patience… c’est le mot d’ordre à suivre pour qui voudrait des infos détaillées sur la vingtième édition du festival Magic Bus. Quelques nouvelles fraîches (et a priori rassurantes) sont cependant tombées mercredi 14 avril. L’équipe de Retour de Scène n’a pas renoncé : elle travaille toujours « à proposer une 20e édition adaptée pour concilier concerts et précautions sanitaires. » Rappel : au tout départ, Magic Bus 2021 était prévu du 6 au 8 mai. Les dates ont changé, mais le ton du moment n’en est pas moins positif : « Nous fixons actuellement les derniers détails de la configuration définitive et pourrons vous annoncer la programmation d’ici la fin du mois d’avril. Nous espérons de tout cœur pouvoir vous retrouver pour cette 20ème édition du 17 au 19 juin 2021. » Retour de Scène aimerait pouvoir annoncer au moins une tête d’affiche nationale, en complément des groupes locaux attendus. Contacté au téléphone jeudi 15 avril au matin, Damien Arnaud, coordinateur de l’association, reste prudent. « C’est presque heure par heure que cela se joue. On attend aussi des nouvelles de notre Syndicat des musiques actuelles », admet-il. Sans cer

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Festival du film italien de Voiron : Comencini, pour commencer

ECRANS | Temporairement privé de salle, le Festival du film italien de Voiron se réinvente en ligne en consacrant une mini-rétrospective à un grand maître transalpin, Luigi Comencini.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Festival du film italien de Voiron : Comencini, pour commencer

Comme nous vous l’annoncions le mois dernier, l’association Amitié Voiron Bassano planchait une parade numérique pour permettre à ses fidèles de célébrer, fût-ce à distance, un printemps italien cinéphile. Les conditions n’étant pas réunies pour que le traditionnel festival se déroule sur les écrans du cinéma PASSr’L, c’est donc de chez soi que chacune et chacun visionneront la programmation de ce rendez-vous concocté en partenariat avec le réseau des bibliothèques du Pays Voironnais : six films ont en effet été sélectionnés pour être consultables en ligne jusqu’au 15 avril — en attendant (espérant) une édition plus “normale“ et partagée en septembre. Six œuvres prélevés dans l’abondante filmographie du prolifique Luigi Comencini (1916-2007), et qui forment donc ici une manière d’hommage. Six fois Luigi Annonçons-le d’emblée : il ne s’agit pas d’u

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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Des étudiants à l’écoute

Solidarité | Ils n’ont pas voulu rester les bras croisés face au mal-être de certains de leurs camarades : des étudiants de l’Université Grenoble-Alpes ont lancé Alpaline, une ligne téléphonique d’écoute. Avec l’ambition qu’elle demeure active au-delà même du terme de la crise sanitaire. Explications.

Martin de Kerimel | Vendredi 19 février 2021

Des étudiants à l’écoute

Flashback : à la fin du mois d’octobre dernier, plusieurs associations présentes sur le campus grenoblois se réunissent et discutent du mal-être étudiant. Leur constat : les conséquences de la pandémie de coronavirus viennent accroître ce phénomène, déjà vivace du fait de la précarité sociale, de l’isolement physique, de la situation familiale ou de la rupture numérique subie par certains de leurs camarades. « Après avoir réfléchi à divers supports possibles, nous avons l’idée d’une ligne d’écoute », indique Alexis Fayolle, président d’Interasso Grenoble Alpes et trésorier d’Alpaline, l’association qui gère ce nouvel outil d’entraide. Comment fonctionne-t-il ? Très simplement : les vendredis, samedis, dimanches et lundis, de 20h à 23h, tout étudiant(e) peut appeler le 04 65 84 44 24 pour être accueilli par un(e) autre, avec bienveillance : « Nous ne souhaitons stigmatiser, ni juger personne. Notre but est que celui ou celle qui appelle puisse parler sans tabou, avec quelqu’un qui peut comprendre ses galères et répondre à ses questions. Cet accompagnement est gratuit. Il

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Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

ECRANS | D’habitude, lorsque débutent les vacances d’hiver, l’année cinéma est déjà bien entamée : les premiers festivals ont eu lieu et les suivants annoncent la couleur (ou du moins leur programmation). La fermeture des salles change la donne, mais ne signifie pas l’effacement de la saison : durant cette période d’hibernation forcée, le printemps des écrans se prépare. Panorama*…

Vincent Raymond | Lundi 8 février 2021

Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

Jamais, en 125 ans d’histoire cinématographique, les salles n’auront été aussi longtemps fermées. Dimanche 7 février, cela a fait exactement 100 jours depuis le 30 octobre que les cinémas ont été contraints de baisser les rideaux, soit un jour de plus que lors du premier confinement, entre les 14 mars et 22 juin 2020. Si l’on mesure notre rage de spectateur, on imagine la souffrance des exploitants, programmateurs et organisateurs de festivals incapables de se projeter — sans mauvais jeu de mots — dans l’immédiat et forcés de composer au jour le jour. Pour certains, l’attente aura été fatale : le Festival de l’Alpe d’Huez a ainsi jeté l’éponge. Devant initialement se dérouler fin janvier, sa 24e édition avait un temps envisagé se décaler du 23 au 28 mars avant de renoncer, en accordant toutefois un "label" aux films qu’elle avait sélectionnés, comme Cannes l’an passé. Pas de quoi rire pour les rois de la comédie en altitude. En salle ou en ligne ? Suivant dans le calendrier, Voir Ensemble, le rendez-vous à destination du jeune public

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Art à emporter

CONNAITRE | Si, depuis novembre, les lieux de cultures sont fermés au public, on oublie parfois que les bibliothèques sont encore ouvertes. Or le réseau municipal a la particularité de proposer une artothèque riche de plus de 2 000 pièces. Alors, s’il n’est plus possible d’aller voir des œuvres dans les musées, pourquoi ne pas les faire venir chez vous ?

Benjamin Bardinet | Jeudi 4 février 2021

Art à emporter

Installée depuis 2017 à la bibliothèque d’Étude et du Patrimoine, l’artothèque bénéficie depuis décembre dernier de l’agréable réaménagement qui a été fait du hall d’accueil de ce bâtiment, dont les allures de navire nous rappellent qu’il est la figure de proue du réseau des bibliothèques municipales. « Cette réouverture a permis à l’artothèque de retrouver son public mais aussi de voir venir beaucoup de curieux : ils découvrent le principe de prêt d’œuvres d’art et s'étonnent souvent que ce service soit gratuit », confie Isabelle Westeel, directrice de la bibliothèque municipale. En effet, il suffit d’être inscrit dans le réseau pour bénéficier de cette offre. Les particuliers sont nombreux à emprunter des œuvre et les collectivités ne sont pas en reste. « Associations, entreprises, EHPAD, centre médico-psy... nous avons une grande variété de structures qui nous sollicitent, ce qui aboutit à des demandes singulières, explique Anne Langlais Devanne, responsable de l’artothèque. Parfois, les usagers viennent avec l’idée d’une thématique: nous pouvons alors les orienter. D’autres préfèrent au contraire choisir seuls. » Prière de touc

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BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

ACTUS | Depuis la mi-décembre et pendant deux mois, la sélection officielle du festival international de la BD d’Angoulême s’affiche dans les gares françaises. À Grenoble, l’exposition présentée est consacrée aux deux auteurs italiens Luigi Critone et Gipi.

Sandy Plas | Mardi 19 janvier 2021

BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

Alors que le Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême devrait se tenir dans sa version publique du 24 au 27 juin prochain, l’évènement a décidé d’investir pour quelques semaines une quarantaine de gares en France. Objectif : proposer dans chacune une ou plusieurs expositions qui mettent un coup de projecteur sur le travail des auteurs, sélectionnés dans le cadre de l’édition 2021. Les habitués de la gare de Grenoble et les visiteurs de passage ont donc pu découvrir il y a quelques semaines l’exposition consacrée au dessinateur italien Luigi Critone et au scénariste Gian Alfonso Pacinotti, mieux connu sous le nom de Gipi. Les deux auteurs ont travaillé ensemble sur la bande-dessinée Aldobrando, parue aux éditions Casterman et qui raconte l’histoire d’un orphelin à l’époque médiévale, entre « conte initiatique et fable politique », comme le décrit le festival. Nés de l’autre côté des Alpes, les deux auteurs ont tous deux effectué une partie de leur carrière en France, avec plusi

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Remobilisation festivalière

ACTUS | Vie culturelle / Les très lourdes conséquences de la crise sanitaire ne laissent pas les organisateurs de festivals indifférents. Aujourd’hui, beaucoup réagissent publiquement et témoignent de leur détermination pour 2021. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Remobilisation festivalière

Agir pour ne pas connaître une deuxième saison blanche consécutive : c’est la volonté de quelque 200 événements musicaux partout en France, qui viennent de cosigner une tribune. Un texte au titre explicite – « Festivals 2021, Pourquoi on y croit ! » – comme pour mieux secouer le cocotier. Le ton est déterminé. Extraits : « En tant qu’organisateurs de festivals, rien ne nous interdit d’y croire. Optimistes de nature, entrepreneurs de métier, nous sommes engagés pleinement dans la préparation de nos prochaines éditions (…). Nos équipes sont déjà au travail. Les artistes se préparent. Le public nous attend ». « Un message positif » Rémi Perrier, le big boss du festival Musilac, prévu du 8 au 11 juillet prochain à Aix-les-Bains, fait partie des initiateurs de cette démarche. « On avait envie de délivrer un message positif, sans pour autant s’abandonner à la politique de l’autruche, indique-t-il. Petits et grands, on est tous touchés et on sait bien que tous les scénarios restent possibles pour l’an prochain, mais on se dit que le pire n’est jamais certain. » D’où cette intention de s’adresser à tous : artistes, public, parten

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Des femmes au sommet

CONNAITRE | Livre / Les femmes alpinistes du Népal sont à l'honneur d'un bel ouvrage récent. On vous raconte.

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Des femmes au sommet

Et si ascension rimait avec émancipation ? C’est la conclusion de la sociologue Anne Benoit-Janin, qui vient de signer Les Népalaises de l’Everest, un livre-enquête passionnant, publié aux éditions Glénat. Le fruit d’une investigation menée sur place, à la faveur de nombreuses rencontres avec ces femmes alpinistes dans l’Himalaya. « Il faut savoir qu’avant d’imaginer escalader les montagnes, les femmes népalaises doivent affronter de nombreux handicaps, explique l’autrice. Elles viennent généralement d’un milieu très pauvre. C’est pourquoi, une fois mariées, elles n’ont plus le droit de quitter leur foyer, si ce n’est pour travailler dans les champs. » Celles qui se lancent dans l’aventure en paient parfois le prix, étant ensuite rejetées par leurs familles. La pionnière, Pasang Lhamu Sherpa, avait 31 ans quand elle est arrivée sur le toit du monde en 1993, soit quarante ans tout de même après les premiers hommes (Edmund Hillary et le Sherpa Tensing Norgay). Elle est décédée au cours de la descente, mais son nom continue d’être honoré dans son pays. Depuis, d’autres suivent son exemple, encore peu nombreuses. Anne Benoit-Janin avoue avoir été

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