Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

« On n'a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu'on nous répond à l'Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l'équipe pour évoquer les difficultés qu'elle rencontre avec la mairie (de droite) et l'adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées.

Comme l'Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l'agglo), l'élu à la culture dispose d'un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l'Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autres par des soucis budgétaires ? « Pourquoi pas » nous répond Frédéric Battin, qui n'en est pas à sa première remarque de la sorte.

Car en février dernier, un autre événement l'avait déjà fait tiquer, même s'il n'était pas allé jusqu'à réclamer ouvertement son annulation : le spectacle Sous l'armure, sur une petite fille qui se déguise en garçon et prend la place de son cousin pour aller à la guerre. Là, c'est clairement le sujet de la pièce (cette fameuse histoire de "théorie du genre") qui posait problème à l'homme politique.

« Patrick Sébastien et TF1 »

Du coup, dans le milieu culturel, à Seyssinet-Pariset comme ailleurs, les inquiétudes quant à cet interventionnisme de certains élus se font de plus en plus fortes. « On entend souvent les politiques dire : ce spectacle va plaire, celui-là non. On fait parler les spectateurs sans les concerter » regrette-t-on du côté de l'Ilyade. Frédéric Battin l'assure d'ailleurs : il sait ce qui intéresse les spectateurs, peut-être même mieux que l'équipe de l'Ilyade. « Si on demande aux Seyssinettois ce qu'ils veulent voir, ils vont parler de Patrick Sébastien ou de TF1. »

Ces immixtions de l'action politique dans le domaine culturel ne sont d'ailleurs pas isolées. Depuis la baisse des dotations de l'État, les budgets alloués à la culture diminuent, et les mairies en profitent pour faire preuve d'interventionnisme. Il en était ainsi pour le Coléo, à Pontcharra. Après l'élection municipale de 2014 qui a amené la droite au pouvoir, la salle a subi une sévère cure d'amaigrissement, perdant 30% de son budget, ce qui a conduit au départ de la directrice Céline Sabatier (aujourd'hui à la tête de la Faïencerie à La Tronche). L'idée était alors de remettre à plat la politique culturelle de la Ville.

« On était dans une forme de flou au début de l'année 2015 » se rappelle Morgane Blot, directrice de l'action culturelle au Coléo depuis cette période. Finalement, la tempête est passée, puisque le budget remonte, petit à petit – avec d'ailleurs une programmation qui, cette saison, a clairement de la gueule.

La confiance ne règne plus…

Autre salle de l'agglo, autre problème. À Pont-de-Claix, en mars 2015, l'adjointe (de gauche) à la culture Corinne Grillet, de l'équipe du maire Christophe Ferrari, parlait dans les pages du PB d'une « programmation élitiste » à l'Amphithéâtre, alors dirigée par Emmanuelle Bibard. Elle voulait « donner les clés de l'Amphithéâtre aux Pontois », ce qui a conduit à un changement de ligne de la salle de spectacle, aujourd'hui directement pilotée par le service culturel de la Ville.

Dernier exemple en date de cette vision politique d'un soi-disant entre-soi du milieu culturel qui serait déconnecté des attentes populaires : à Grenoble, la reprise des théâtres 145 et de Poche par la Ville a fait grand bruit l'an passé, la mairie semblant là aussi dénoncer un certain élitisme du collectif Tricycle aux commandes – même si ça n'a jamais été ouvertement formulé de la sorte par l'élue aux cultures Corinne Bernard. Bernard Garnier, membre du collectif Troisième Bureau consacré au théâtre contemporain, regrette ce choix de municipalisation des deux lieux : « Quels sont les résultats de cette reprise ? Eh bien, on a moitié moins de lever de rideau sur les deux théâtres. »

Une décision qui, compte tenu de l'importance de Grenoble dans le paysage national et des conflits autour de la politique culturelle de l'équipe d'Éric Piolle, a mis en avant un malaise croissant de la part des différents acteurs culturels de la région, qui ont l'impression d'être de plus en plus remis en cause par le politique. Voire d'être carrément délégitimés. Ce n'est pas bon signe pour l'avenir.

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« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

Crise du coronavirus | Lors de la conférence de presse du jeudi 14 janvier, le gouvernement, à travers la voix de la ministre de la culture Roselyne Bachelot, a expliqué que « la situation était trop instable pour évoquer une date de réouverture » des établissements culturels. Comment ce contexte lié à la crise du coronavirus est-il vécu par celles et ceux qui travaillent dans des théâtres de nouveau fermés au public depuis fin octobre ? Pour le savoir, nous avons interrogé Arnaud Meunier, tout frais directeur de la MC2, Cécile Guignard, directrice des relations avec le public et de la communication de l’Hexagone de Meylan, et Noémi Duez, directrice de l’Ilyade et responsable de la programmation culturelle des villes de Seyssinet-Pariset et Seyssins.

Aurélien Martinez | Vendredi 15 janvier 2021

« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

« On a mis beaucoup d’espoir dans ce référé-liberté [en décembre, des professionnels de la culture ont demandé au Conseil d’État la réouverture des salles de spectacle fermées depuis fin octobre pour raisons sanitaires – NDLR], on espérait même que ça passerait. Mais ça n’a pas été le cas. Même si le Conseil d’État a clairement dit que cette fermeture était une atteinte à la liberté de créer et que, donc, nos établissements ne pourraient pas être fermés dans la durée. C’est déjà ça. Il ne reste plus qu’à savoir quelle sera la longueur de la durée ! Pour l’instant, on n’en sait rien. » Voilà ce qu’a répondu d’emblée Cécile Guignard, directrice de la communication et des relations avec le public de l’Hexagone de Meylan, à notre première question : comment ça va dans votre théâtre ? Une situation pleine d’incertitudes qui pèse sur pas mal de professionnels du secteur culturel, à l’image d’

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Les Envolées : pour la beauté du (premier) geste théâtral

ACTUS | Le dispositif grenoblois visant à soutenir régionalement les artistes en devenir est de retour. Celles et ceux qui souhaitent postuler ont jusqu'à mi-août pour le faire.

Aurélien Martinez | Mardi 11 juin 2019

Les Envolées : pour la beauté du (premier) geste théâtral

Dispositif s’adressant « à celles et ceux qui souhaitent rendre visible leur premier geste théâtral dans une démarche de professionnalisation », Les Envolées seront de retour la saison prochaine. Mais pour espérer en profiter et ensuite dévoiler son travail au printemps 2020 dans différents théâtres de l’agglomération grenobloise, il faut d’abord être sélectionné. Les dossiers sont donc à remettre au plus tard le 15 août (trois seront choisis, dont un de théâtre musical), sachant que les postulants doivent venir avec un texte contemporain, ne pas être plus de six en tout ou encore résider dans la région Auvergne-Rhône-Alpes (du moins le porteur du dossier). « C’est vraiment ce désir d’accompagnement qui fédère toutes les structures associées à l’aventure » explique Bernard Garnier du collectif Troisième bureau qui a repris ce projet à la base créé par le feu collectif Tricycle du temps où il gérait, à Grenoble, le Théâtre de poche et le 145. Aujourd’hui, sont dans la boucle plusieurs salles de l’agglo mais aussi l’Université Grenoble-Alpes (via son équipement haut de gamme l’Espace scénique transdisci

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« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

ACTUS | Voilà ce qu'a, entre autres, annoncé le maire de Grenoble Éric Piolle dans le cadre du "plan lecture 2018-2025" engagé par l'équipe municipale. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

« Ce "plan lecture" s’appuie sur le constat que le réseau des bibliothèques de Grenoble est riche de ressources extrêmement nombreuses. C’est l’un des mieux dotés de France, nous en sommes conscients et fiers. Mais on remarque depuis une grosse dizaine d’années que la fréquentation décroît ; fréquentation essentiellement due à de grands lecteurs. L’enjeu est donc bien de donner envie à toutes celles et tous ceux qui se sentent moins proches du livre ou moins proches des bibliothèques, avec un point fondamental autour des adolescents et des jeunes adultes – seuls 28% des 15-24 ans fréquentent les bibliothèques de Grenoble, contre 53% dans les villes de même taille. » Vendredi 22 mars, soit trois jours avant le vote de la délibération en conseil municipal, le maire de Grenoble Éric Piolle, accompagné de son adjointe aux cultures Corinne Bernard et de la directrice des bibliothèques de Grenoble Isabelle Westeel, a présenté à la presse locale les grandes lignes de son "plan lecture 2018-2025". La «

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Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

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Le Transfo : en avant, jeunesse !

ACTUS | La Ville de Grenoble vient d'inaugurer ce nouveau lieu « dédié à la jeunesse et à l’engagement ». On y était.

Alice Colmart | Mardi 20 novembre 2018

Le Transfo : en avant, jeunesse !

« Un lieu d’émancipation pour les jeunes, d’appui, de ressources. Un lieu dédié à l’information, à l'engagement et à l'accès aux droits. Un lieu pour ancrer la place des jeunes dans la cité » : voilà comment le maire de Grenoble Éric Piolle a décrit vendredi 16 novembre Le Transfo, situé dans le quartier Ampère, lors de son inauguration où groupe de rap, vin chaud et ballons à l’hélium étaient au menu. Pour manœuvrer ce projet dans les tuyaux municipaux depuis 2009 (on est sur le bâtiment occupé précédemment par l’association Brise-Glace, du temps où c’était une friche artistique), en dehors du service jeunesse de la Ville de Grenoble, cinq autres structures (Cap Berriat, l’Adij, Unis-Cité, l’Afev et l’Institut de l’engagement) sont installées dans des locaux de 1500m² répartis sur cinq niveaux et structurés en différents espaces – un espace de coworking, des salles de réunion, des bureaux… « On va travailler autour de l’orientation, autour de la question de la construction identitaire par exemple » explique Olivier Andrique de l’association Cap Berriat lorsque Aline Dubuy de l’Adij (Association départementa

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Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

ESCAPADES | La Ville de Grenoble, en partenariat avec l’Office de tourisme Grenoble-Alpes, la Direction régionale des affaires culturelles et le Département de l’Isère, vient de lancer le site web Grenoble-patrimoine.fr présenté comme une plateforme de parcours dans la ville afin de valoriser le patrimoine urbain. On vous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 11 juin 2018

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

« Cette plateforme a été créée pour que chacun puisse rencontrer l’art dans son trajet quotidien » : voilà comment Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, a présenté la plateforme Grenoble-patrimoine.fr lors de son dévoilement à la presse il y a quelques jours. Initié par la Ville, le site invite à « découvrir 220 éléments [sculptures, écoles, cimetières, musées, places...] du patrimoine culturel grenoblois » soit en créant ses visites à la carte à partir des fiches disponibles, soit en utilisant l’un des trois parcours-découvertes. Des parcours qui s’aventurent dans plusieurs quartiers et rassemblent une quarantaine d’éléments de différentes époques. Si l'on s’arrête sur les œuvres, certaines sont par exemple issues du premier symposium français de sculpture, organisé en amont des Jeux olympiques d'hiver de 1968, comme Monsieur Loyal d’Alexander Calder sur l’esplanade du Musée de Grenoble, ou encore Atome Fleur d’Étienne Hajdu dans le patio de l’Hôtel de Ville de Grenoble. D

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La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Événement | La quatrième édition de la Fête des Tuiles est prévue ce samedi 9 juin sur les cours Jean-Jaurès et de la Libération. Un temps festif « pour partager et se rassembler » comme le souhaite Éric Piolle, le maire de Grenoble.

Alice Colmart | Mardi 5 juin 2018

La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Samedi 9 juin, deux kilomètres d’animations s’étendront du haut du cours de la Libération jusqu’au cours Jean-Jaurès, généralement occupés par la ligne de tramway et les automobiles. Et ce à l’occasion de la Fête des Tuiles, événement organisé depuis quatre ans par la Ville de Grenoble en souvenir des révoltes de la Journée des Tuiles de 1788 qui marquèrent le début de la Révolution française. « La Fête des Tuiles est le signe de la reconquête, du bien vivre et de la joie collective. C’est une fête essentielle pour partager et se rassembler en ces temps de replis et de fracture » a expliqué le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’une conférence de presse, avant d’ajouter que l’événement « ne cessait de grandir avec plus de 100 000 personnes présentes l’année dernière ». Demandez le programme C’est à travers une « scénographie en pleine nature » (des fresques dessinées au sol représentant la forêt, la rivière ou encore la prairie) que se déploiera cette quatrième édition. Au programme (gratuit), des animations préparées par des associations (150 en tout), une grande séance de yoga, des je

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Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

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Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

ESCAPADES | Sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, on peut trouver des étudiants, des bâtiments en béton, et de nombreuses œuvres d’art signées de grands noms comme Alexander Calder ou François Morellet. En voici huit devant lesquelles nous passons parfois sans prêter attention, alors qu’elles méritent largement tout notre intérêt. Par Alice Colmart et Ismaël Bine

La rédaction | Mardi 3 avril 2018

Grenoble : zoom sur 8 œuvres du campus

Dans ses rues, dans ses jardins, sur ses murs, le campus de Saint-Martin-d'Hères regorge de joyaux de l'art contemporain. Des sculptures, des mosaïques ou encore des fresques dont on ne soupçonne parfois pas l’existence tant certaines sont discrètes. « Ces œuvres sont installées en permanence, les étudiants passent à côté tous les jours ou presque et ne s’en rendent pas forcément compte. Même les personnels, qui sont parfois là depuis 20 ans, ne voient pas nécessairement ce qu’il y a autour d’eux. Pour identifier les créations, il faut les montrer du doigt. » C’est de cette manière que pendant plus d’une heure, Lisa Pak, guide en charge de la valorisation du patrimoine pour Un Tramway nommé culture (le service culturel de la fac), nous a dévoilé huit œuvres plus ou moins bien cachées sur les 175 hectares du campus. Pour la plupart, elles sont nées d’une loi appelée « 1 % artistique ». « Lors de la construction d’un bâtiment public, une école, une université, une gendarmerie…, 1 % du budget hors fondation est réservé à l’achat ou la commande d’une œuvre contemporaine. L’objectif étant bien sûr de valoriser l’art contemporain.

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PB d'or 2017 : bonus

C'était 2017... | Avec un sujet qu'on aimerait moins brûlant et une politique culturelle en devenir.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : bonus

Le PB d’or du dossier qu’on aimerait voir se solutionner au plus vite : les bibliothèques de Grenoble Nous étions partis pour rédiger un PB d’or acerbe sur la gestion par la Ville de Grenoble du dossier de la fermeture de trois bibliothèques grenobloises annoncée en 2016 lors du dévoilement du fameux plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Car si les réflexions sur la modernisation du puissant réseau grenoblois peuvent s’entendre (surtout que les usages évoluent), mélanger ça avec un plan d’économies sans mettre sur la table un réel projet (vas-y que je te les ferme ; ah puis non finalement on verra ; au fait, vous connaissez les tiers-lieux ?) est une faute politique qui a allumé la mèche d’une contestation protéiforme difficile à calmer pour les élus. Mais voilà qu’en décembre 2017, alors qu’une nouvelle directrice du réseau (Isabelle Westeel) vient de prendre son poste, le maire de Grenoble Éric Piolle et son adjointe aux cultures Corinne Bernard ont organisé une réunion publique concerna

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À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

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Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

ACTUS | En février 1968, Grenoble accueillait les Jeux olympiques d’hiver après s’être grandiosement transformée pour l’occasion. 50 ans plus tard, la Ville et ses partenaires célèbrent cet anniversaire en grande pompe avec une apogée prévue début février. On fait le point.

Aurélien Martinez | Mardi 24 octobre 2017

Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

« C’est un projet qui nous occupe depuis un an et demi. » Mi-octobre, lors de la fastueuse conférence de presse organisée à l’Hôtel de Ville de Grenoble pour lancer les célébrations des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble, le maire Éric Piolle, accompagné de nombreux autres officiels, a joué au VRP. Avec l’idée que la célébration s’étale sur plusieurs mois (« on a coloré de nombreux événements ») jusqu’au 6 février, date anniversaire du lancement des JO de 1968 (ils ont duré jusqu’au 18). « Célébrer notre histoire, investir notre futur » : tel est le leitmotiv inscrit sur la première page du beau dossier de presse remis ce jour-là. Une expo lors de la Foire de Grenoble du 3 au 13 novembre, un ciné-concert sur la préparation des JO en 1968 lors des Rencontres Ciné Montagne du 7 au 11 novembre, des événements dans les stations de ski environnantes cet hiver… Il y aura de quoi faire avant début février 2018. Même si le gros aura lieu à partir de cette date.

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Orgue de la Collégiale Saint-André : quand la musique est de nouveau bonne

ESCAPADES | Le fameux orgue de l'église de la place Saint-André vient d'être rénové, notamment grâce à la Ville de Grenoble. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Mardi 10 octobre 2017

Orgue de la Collégiale Saint-André : quand la musique est de nouveau bonne

Samedi 7 octobre au soir, nous sommes allés à la messe. Avec le maire de Grenoble Éric Piolle même qui, après les prières, a pris la parole face aux fidèles (et aux moins fidèles), tout en ne manquant pas d’affirmer que sa présence en ces lieux avait quelque chose d’incongru. En effet. Mais si lui comme nous étions dans les murs de la Collégiale Saint-André, bâtiment religieux du XIIIe siècle trônant en face de l’Ancien palais du parlement, c’était pour l’inauguration de l’orgue restauré de ladite Collégiale. Soit l’un des plus anciens orgues de Grenoble : le site de la Collégiale mentionne 1686 pour « la construction de la tribune actuelle » avec un orgue qui comptait alors « une douzaine de jeux sur un seul clavier ». Mais c’est en 1898 que « le facteur d'orgues Charles Anneessens construit un orgue neuf sur deux claviers et un pédalier » (il a trois claviers depuis 1943). Et c’est celui-ci qui, suivant un projet en cours depuis 2010, a été rénové pour un coût total de 180 000 euros. « Par délibération en date du 17 novembre 2014, le c

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Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

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Et Grenoble deviendra "ville d’art et d’histoire"

ESCAPADES | Jeudi 22 juin, le maire de Grenoble Éric Piolle présentait à Paris, au ministère de la culture, un dossier pour soutenir la candidature de la ville au label national "ville d’art et d’histoire". À peine sorti de son oral, il annonçait sa réussite sur les réseaux sociaux. Retour avec lui sur les raisons qui font de Grenoble une "ville d’art et d’histoire" et ce que cette appellation va apporter à la ville.

Nicolas Joly | Mardi 4 juillet 2017

Et Grenoble deviendra

« Une formidable reconnaissance pour notre patrimoine culturel, urbain et paysager ! » écrivait jeudi 22 juin le maire de Grenoble Éric Piolle sur Facebook et Twitter. En question, la labellisation possible de la ville au titre de "ville d’art et d’histoire", suite à une soutenance faite par le maire au ministère de la culture ce même jour. Si la décision finale ne devrait être révélée que dans quelques semaines, Éric Piolle se montre déjà très optimiste quant à l’obtention de ce titre, qui représente pour lui « la reconnaissance de l’intérêt patrimonial de Grenoble comme une mosaïque de plus de 2000 ans d’histoire dans laquelle se mêlent les aspects naturels culturels, humains et sociaux de la ville ». Mais que signifie concrètement l’attribution de ce label pour Grenoble ? Selon le ministère de la culture, le label "ville et pays d’art et d’histoire" (VPAH) atteste de la volonté d’un territoire de « s'engager dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la création et à la qualité architecturale du cadre de vie ». D’un point de vue purement factuel, il s’agit d’une convention renou

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Seyssins et Seyssinet-Pariset main dans la main

Politique culturelle | Les deux villes à l'ouest de Grenoble ont décidé de travailler ensemble dès la saison prochaine en matière de culture. C'est-à-dire ?

Aurélien Martinez | Mardi 27 juin 2017

Seyssins et Seyssinet-Pariset main dans la main

« C’est un projet innovant car c’est la première fois sur le département que deux villes proposent une programmation culturelle commune. » Voilà comment Délia Moroté, première adjointe au maire de Seyssins, a présenté la semaine dernière en conférence de presse le projet de rapprochement culturel entre Seyssins et Seyssinet-Pariset. Concrètement, dès la saison prochaine, les habitants des deux villes se verront soumettre une offre commune englobant tous les équipements culturels comme le Prisme à Seyssins et l’Ilyade à Seyssinet-Pariset. Une décision qui, bien sûr, permet de réaliser des économies, mais qui fait surtout sens – chaque petite ville peut-elle encore bosser toute seule dans son coin ? « C’est vraiment la volonté de nos deux maires de travailler ensemble en matière culturelle. On n’est qu’au début de l’aventure » renchérit Frédéric Battin, adjoint à la culture de Seyssinet-Pariset. Et la programmation dans tout ça ? « Finalement le contenu artistique, ça a été la chose la plus facile à faire » assure

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La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

Événement | Samedi 10 juin aura lieu sur le cours Jean-Jaurès la troisième édition de la Fête des Tuiles, présentée par l’équipe municipale comme un événement populaire dédié « à ceux qui font Grenoble ». Le maire Éric Piolle nous en a dit un peu plus en marge de la conférence de presse.

Aurélien Martinez | Mardi 6 juin 2017

La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

« Le bilan des deux premières éditions est très positif, avec une mise en mouvement réussie de cette effervescence grenobloise, de ce mélange, de cette porosité… Une effervescence qui a lieu toute l'année et qui trouve dans la Fête des Tuiles un espace symbolique fort à investir ensemble. C’est véritablement un temps de partage réjouissant. » Voilà, lorsque nous l’avons interrogé sur le pourquoi du comment de cette Fête des Tuiles, ce que le maire de Grenoble Éric Piolle nous a répondu, avant de poursuivre : « L'esprit de cette journée, c'est que ceux qui font Grenoble se mélangent pour "faire ensemble". C'est dans cette diversité-là qu'émergent énormément d'innovations, de la qualité de vie, des changements… Tout ce qui fait que l’on aime habiter à Grenoble ! » D’accord. Issue d’une promesse de campagne lancée pendant les municipales de 2014, l’événement a toujours eu pour vocation de durer. « L’inscription dans le temps de grands événements comme celui-là prend du temps. On a tous en tête évidement l'exemple de la Fête des Lumières à Lyon : il faut nous aussi que l'on prenne le temps de faire c

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Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez (...)

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 25 mai 2017

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez pas à nos bibliothèques" d’essayer de discuter avec la municipalité suite à la fermeture annoncée en juin 2016 de trois bibliothèques (Alliance, Hauquelin et Prémol). C’est chose faite avec leur intervention en conseil, le lundi 22 mai. "Touchez pas à nos bibliothèques" a pu s’exprimer dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne, puisqu’il a rassemblé plus de 2000 signatures dans une pétition. Le mot d’ordre des habitants : « ne pas abandonner la lecture publique dans les quartiers

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Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

Politique culturelle | La Ville de Grenoble a organisé une conférence de presse pour détailler les mesures qu'elle compte mettre en place dès la rentrée prochaine. On y était.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

« Ce n’est pas encore voté, mais nous allons le présenter au conseil municipal ce lundi » annonçait fièrement Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, le jeudi 18 mai en conférence de presse. De quoi parlait-elle ? Du projet de la municipalité d’expérimenter de nouveaux coûts de scolarité « solidaires » au conservatoire. À compter de septembre, quinze candidats seront sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’études qui leur permettra de rejoindre les 1 802 élèves actuellement en formation. Elle couvrira les frais d’inscription, mais également le coût des fournitures, le prêt de matériel, un abonnement aux transports en commun et cinq places de spectacles. Seuls les enfants issus de familles dont le quotient familial est inférieur à 900 euros pourront candidater à cette bourse. « La motivation du demandeur sera également prise en compte par le jury qui examinera les candidatures. » Outre ladite bourse, le Conservatoire de Grenoble souhaite également mettre en place un dispositif « passerelle ». Il s’agit d’une démarche visant à promouvoir l’enseignement du conservatoire dans les quartiers populaires,

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« Pour un "Troisième théâtre" dédié aux auteurs vivants‌ »

Tribune | Alors que la nouvelle édition de Regards croisés, festival centré sur les écritures théâtrales contemporaines, commence ce mercredi 17 mai au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, nous avons proposé au collectif Troisième bureau qui l’organise de nous expliquer pourquoi, pour paraphraser Roland Blanche‌, « lire les auteurs vivants, c'est comme manger chaud, c'est meilleur ».

Bernard Garnier, coordinateur artistique du collectif Troisième Bureau | Lundi 15 mai 2017

« Pour un

Où sont les autrices et les auteurs dramatiques de notre époque ? Quoi de neuf sur les scènes des théâtres depuis Shakespeare, Molière, Marivaux, Tchekhov, Brecht, Beckett… ? Cette question, qui semblerait saugrenue dans la plupart des pays européens, reste « dramatiquement » d’actualité en France. C’est celle que nous nous sommes posée il y a dix-sept ans. « Nous », une bande réunissant professionnel-le-s du théâtre, du livre ou de l’éducation, curieux d’un théâtre qui s’écrit maintenant, d’un théâtre qui aborde les problématiques de notre époque, avec une langue d’aujourd’hui. Nous n’av[i]ons rien contre les textes du répertoire, mais comme le déclarait déjà l’auteur Bernard-Marie Koltès dans une série d’entretiens il y a une trentaine d’années (1), « ce n’est pas vrai que des auteurs qui ont deux ou trois cents ans racontent des histoires d’aujourd’hui. On peut toujours trouver des équivalences, mais on ne [me] fera pas croire que les histoires d’amour de Lisette et Arlequin sont contemporaines ; aujourd’hui l’amour se dit autrement, donc ce n’est pas le même ». Ne pas s'endormir

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Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

ACTUS | Après les coupures du fameux "plan de sauvegarde" (comme l’annonce de la fermeture de certaines bibliothèques), Corinne Bernard, adjointe aux cultures à la Ville de Grenoble, tente de reprendre la main. Lors du conseil municipal du lundi 6 février, elle a présenté une délibération-cadre dans le but de dévoiler, à mi-mandat, les grandes directions de la politique culturelle de l’équipe Piolle. Décryptage du document.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 13 février 2017

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

Devant l’Hôtel de Ville de Grenoble, avant le conseil municipal, le cérémonial se poursuit mois après mois. Des colonnes de policiers filtrent les entrées. En face, des manifestants luttent, entre autres, pour garder les bibliothèques ouvertes. Le dialogue semble en panne entre la culture et Grenoble ? L’équipe municipale veut le relancer. « La culture est un enjeu symbolique : il y a des débats, des combats autour de cela » euphémise le maire Éric Piolle le lundi 6 février avant la présentation par l’adjointe aux cultures d’une délibération-cadre censée calmer les esprits. Celle-ci a pour but de donner (à la suite des délibérations de juillet 2014 et septembre 2016) les grandes orientations en matière de culture – le deuxième budget de la Ville. Deux termes y reviennent : la clarté et l’indépendance. Pour ce dernier mot, cela passe par une déclaration d’intention : « la Ville soutient les artistes dans leur indépendance et leur liberté » lit-on dans le document. D’accord. Joint à la délibération, un recueil de 69 pages (« Modalités d’accompagnements ») essaie

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

Festival jeune public | La première édition du Festival de marionnettes est organisée du lundi 24 au vendredi 28 octobre à l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Avec notamment l'excellente compagnie La Pendue.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Festival de marionnettes : ainsi fait, fait, fait Pont-de-Claix

En cette période où l’on est plutôt habitués à voir mourir les festivals, la naissance d’un nouveau à quelque chose de savoureux. Et d’inattendu, comme l’heureux événement arrive du côté de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, salle de spectacle que la Ville avait reprise dans son giron en 2015, non sans fracas. Du coup, on a contacté Laurent Ageron, responsable de l’Amphi au sein du service culturel de la mairie, pour comprendre pourquoi il a décidé de lancer cet automne la première édition du Festival de marionnettes. « D’abord on voulait à nouveau positionner l’Amphithéâtre à l’échelle de l’agglomération. Ensuite, il y a une longue tradition du jeune public ici à l’Amphithéâtre, donc ça me semblait pertinent de continuer là-dessus. Et, enfin, il n’y a plus aujourd’hui de festival de marionnettes sur Grenoble, alors qu’il y a du public pour ça et qu’il y a sur l’agglomération des compagnies de marionnettes de première importance. » D’accord. Concrètement, lors de cette première édition organisée sur une semaine de vacances scolaires, on pourra découvrir quatre spectacles, dont la reprise de l’excellent Poli

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Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

ACTUS | Après la prise de parole remarquée du metteur en scène français Joël Pommerat contre la politique culturelle de la Ville de Grenoble en juin dans "Libé", c’est au tour d’acteurs culturels grenoblois de prendre la plume, cette fois-ci dans "L’Humanité". Et ils dressent eux aussi un constat sévère, même s’ils assurent être prêts à se mettre autour d’une table avec le maire et son équipe.

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juillet 2016

Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

Ça continue de débattre de la politique culturelle de la Ville de Grenoble dans la presse nationale. Après la tribune du metteur en scène Joël Pommerat écrite suite à son passage à la MC2 avec son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis et titrée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle », après celle du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corine Bernard en réponse à Pommerat elle aussi parue dans Libé en juin et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale », c’est L’Humanité qui a publié mercredi 20 juillet un texte remettant en cause la politique cul

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Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

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Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

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Musique : vers une fermeture du Ciel ?

ACTUS | L'avenir de la petite salle de concert grenobloise semble plus que compromis. On fait le point pour essayer d'y voir plus clair.

Aurélien Martinez | Lundi 30 mai 2016

Musique : vers une fermeture du Ciel ?

Après une fin de saison compliquée l’an passé (et l’arrêt de la programmation), tout semblait se solutionner du côté du Ciel, petite salle de concert grenobloise. « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac ["scène de musiques actuelles"] sera effective pour le Ciel et la Belle électrique, et tout le monde est avec nous – État, région, département » nous déclarait il y a deux mois Corinne Bernard, ajointe aux cultures de la Ville de Grenoble – le Ciel et ses studios de résidence, répétition et enregistrement devaient ainsi répondre à une partie du cahier des charges du label, sachant que la poursuite d’un volet programmation était aussi envisagée. Mais ça c’était avant comme dirait la pub. Car l’entente entre les tutelles publiques n’est pas au si beau fixe que ça, la région et l’État ne répondant plus selon Corinne Bernard, sans doute en signe de rétorsion contre la politique menée par la Ville de Grenoble selon l’opposition municipale et pas mal d’observateurs. Du coup,

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Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

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Regards croisés : « Rouvrir la porte des théâtres aux auteurs »

SCENES | Revoici Regards croisés, festival organisé par le collectif Troisième bureau et dédié aux écritures théâtrales contemporaines. Huit journées pour, notamment, rencontrer des auteurs et, surtout, écouter leurs pièces. À la veille de la seizième édition, on a voulu revenir aux bases avec Bernard Garnier, l’un des fondateurs de Troisième bureau.

Aurélien Martinez | Mardi 17 mai 2016

Regards croisés : « Rouvrir la porte des théâtres aux auteurs »

Comment présenter le festival Regards croisés à un néophyte ? Bernard Garnier : C'est un endroit où l’on nous raconte des histoires écrites par des auteurs de théâtre d'aujourd'hui et qui parlent du monde tel qu'il est aujourd'hui. C'est un lieu d'écoute, de discussions, d'échanges… Le théâtre serait un art trop tourné vers le passé, avec les mêmes auteurs du répertoire constamment mis en scène ? Non, je ne crois pas que ça soit ça. Quand on va voir des pièces dites classiques comme celles de Shakespeare ou Molière, on nous dit toujours – et c'est vrai – qu'elles font écho à notre monde, avec une langue très forte qui a traversé les époques. Mais les auteurs d'aujourd'hui travaillent une langue sans doute plus proche de nous, qui dit des choses de notre actualité. Le futur Shakespeare ou le futur Molière est donc peut-être reçu cette année à Regards croisés ? Ça, on le saura dans 200 ou 300 ans ! Votre événement n’est pas que franco-français… Oui, on est ouverts sur le monde, même si on porte un regard attentif sur les auteur

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MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

ACTUS | « Oui, on aime la culture » nous déclarait en 2014, juste après la victoire d’Éric Piolle à la mairie de Grenoble, Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de la Ville. Elle répondait ainsi aux inquiétudes soulevées par l’arrivée au pouvoir de cette équipe à la base peu diserte sur la politique culturelle qu’elle souhaitait mettre en place. Deux ans plus tard, les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale ne sont pas au beau fixe, entre incompréhension et défiance. On a du coup sollicité Éric Piolle et Corinne Bernard pour parler avec eux de tout ça. Ils ont accepté. Magnéto.

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

Depuis votre victoire en mars 2014, les tensions avec le milieu culturel s’amplifient, comme on a pu le constater en septembre dernier lors d’un Chantier des cultures houleux… Éric Piolle : Il y a toujours un besoin de rencontre et de débat autour la chose culturelle, c’est normal. Et ce débat passe forcément par des moments de tension d’abord parce qu’il y a une histoire de vivacité culturelle à Grenoble, et aussi parce que, partout en France, le modèle culturel change. On a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peu partout ce qui va suivre… Corinne Bernard : À notre arrivée en 2014, il y a eu de notre part une envie de se rencontrer, de se voir tous ensemble : c’était la proposition du Chantier des cultures [des moments ouverts à tous les citoyens – NDLR]. Pour affiner nos axes culturels, travailler sur des propositions plus précises – l’art dans l’espace public, la place des usagers, des spectateurs, des acteurs… On a finalement vu que cette forme n’était pas sat

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PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

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La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

ACTUS | Depuis quatre ans, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche sont gérés par un collectif d’artistes (baptisé Tricycle) dont le cœur du projet est la création théâtrale contemporaine locale. Une aventure qui pourrait s’arrêter à la fin de la saison, la Ville de Grenoble ayant décidé de reprendre en régie directe ces deux lieux lui appartenant, pour les inscrire dans un ensemble plus vaste. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 12 octobre 2015

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

Ces derniers mois, on entendait pas mal de bruits sur l’avenir incertain du Tricycle, ce collectif d’artistes gérant depuis 2011 le Théâtre 145 et le Théâtre de poche dans le but « d’encourager la création de spectacles à travers des résidences d’artistes ». Est-ce que l’équipe Piolle voulait poursuivre ce projet lancé par l’équipe Destot, projet que l’adjointe aux cultures Corinne Bernard avait même loué dans nos colonnes en arrivant aux affaires – « Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l’expérimentation du Tricycle est tellement bonne qu’il faut peut-être continuer comme ça. » Ça c’était en septembre 2014. Depuis, le collectif a eu peu de contacts avec la nouvelle municipalité malgré leurs nombreuses demandes. La dernière présentation de saison s’est dér

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Vers une saison de transition à l'Amphithéâtre

ACTUS | L’hiver dernier, l’équipe qui gère la salle de spectacle pontoise depuis cinq ans a été remerciée par la municipalité. Se pose du coup la question de l’avenir du lieu. Visiblement, on se dirige vers « une année de transition » avec la conservation des propositions jeune public déjà planifiées par l'ancienne directrice Emmanuelle Bibard.

Aurélien Martinez | Mercredi 22 juillet 2015

Vers une saison de transition à l'Amphithéâtre

Les derniers mois à Pont-de-Claix ont été compliqués côté culture, avec le débarquement de l’équipe aux commandes de l’Amphithéâtre par la municipalité socialiste qui trouvait la programmation trop élitiste – tout est résumé dans ce dossier. Alors qu’on pensait aller à la pêche aux infos à la rentrée pour en savoir plus sur le devenir de la salle, voilà que nous recevons en plein milieu de l'été un mail de l’Amphithéâtre qui, en plus de remercier ceux qui ont « soutenu et accompagné ce projet pendant cinq ans », évoque le « futur du projet culturel et de l’équipe ». Voici le communiqué, visiblement de pacification, l’accompagnant : « La scène Rhône-Alpes / Amphithéâtre change de projet artistique au 1er septembre 2015. Après une mobilisation, depuis février, contre la perspective de disparition d'un lieu de diffusion exigeant pour le spectacle vivant, une phase de concertation s'établit aujourd'hui entre l'équipe de l'Amphithéâtre (8 salariés) et la ville du Pont-de-Claix. Le service culturel s'orie

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Seyssinet-Pariset : voici l’Ilyade

ACTUS | Changement de nom pour le Centre culturel Jean-Jacques Rousseau de Seyssinet-Pariset. Mais une ligne directrice conservée, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Aurélien Martinez | Mardi 30 juin 2015

Seyssinet-Pariset : voici l’Ilyade

Le Centre culturel Jean-Jacques Rousseau n’est plus, vive l’Ilyade ! Pour célébrer la réouverture après travaux de sa salle de spectacle de 300 places, la municipalité de Seyssinet-Pariset a décidé de frapper fort en arrêtant avec l’ancien nom à rallonge. Et en "grenoblisant" le nouveau avec ce fameux Y qui n’a rien de mythologique. Niveau programmation, pas de changements par contre, on est toujours sur un pertinent croisement de formes. Pour débuter, on se réjouit que l’Incredible Drum Show des Fills Monkey (deux batteurs pour un show musical et théâtral explosif) soit repris après son succès dans ces mêmes murs en 2014. Sinon, en théâtre, l’auteur et metteur en scène Gilles Granouillet de la compagnie Travelling Théâtre dévoilera Abeilles, spectacle tout public su

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La Fête des Tuiles : les cours des miracles

CONNAITRE | C’était dans le programme du candidat à la mairie de Grenoble Éric Piolle : mettre en place « une fête de la Journée des Tuiles afin d’associer toute la population et de créer un événement festif, populaire et fédérateur ». La première édition a lieu ce samedi. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 2 juin 2015

La Fête des Tuiles : les cours des miracles

« Il manquait à Grenoble un événement fédérateur comme l’ont beaucoup de ville en France. C’est ce qui définit une ville, son identité. » Voici comme Éric Piolle, maire de Grenoble depuis un an et quelques mois, a présenté son projet de Fête des Tuiles lors d’une conférence de presse en présence de l’adjoint à l’économie de proximité et du conseiller municipal délégué aux temps festifs. Comprendre qu’on n’est pas seulement sur le volet culture, mais sur une entreprise plus large estampillée "vivre ensemble" où sont convoqués les habitants, les commerçants, le milieu socioculturel… Pendant une journée (le samedi 6 juin), les Grenoblois seront invités à investir les cours Jean Jaurès et de la Libération, entre Berriat et les Alliés ; cours qui deviendront piéton sur ces deux kilomètres. Au programme, diverses zones (pour chanter, manger, danser, faire du sport, jouer, se rencontrer…) qui célébreront à leur manière l’esprit révolutionnaire grenoblois, cette fête faisant directement référence à la Journée des Tuiles qui, le 7 juin 1788, précéda la Révolution française – elle en a été « l’étincelle » assure le maire, avec des Grenoblois jetant des tuiles a

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Amphithéâtre : Christophe Ferrari s’exprime enfin

ACTUS | Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie de Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste. Presque deux mois après la publication de l’information, le maire Christophe Ferrari s’exprime enfin sur le sujet. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 10 avril 2015

Amphithéâtre : Christophe Ferrari s’exprime enfin

Changement de position à la mairie de Pont-de-Claix au sujet de l’Amphithéâtre. Alors que Christophe Ferrari souhaitait visiblement rester loin, très loin, de la polémique entourant l’Amphithéâtre, demandant à son adjointe à la culture de justifier son choix de remercier la directrice de la structure culturelle, il fait machine arrière, sans doute au vu de la tournure que prennent les événements – beaucoup s’émeuvent de sa décision, parfois violemment comme l’ancien directeur de l’Amphithéâtre Michel Belletante dans une lettre ouverte au vitriol. Une prise de parole tardive de l’édile (plus d’un mois après les premiers papiers dans la presse) expliquée aujourd’hui par une volonté de ne pas interférer à l’époque sur les élections départementales qui se sont déroulées fin mars. « Rendre la culture accessible à tous » Jeudi 9 avril, une poignée de jo

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Amphithéâtre : Michel Belletante prend la parole

ACTUS | Le metteur en scène qui fut directeur de l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix de 1996 à 2010 nous a fait parvenir la lettre ouverte virulente qu'il a adressée à Christophe Ferrari, le maire de Pont-de-Claix. Et se positionne clairement contre la décision municipale concernant l'avenir de l'Amphithéâtre.

Aurélien Martinez | Jeudi 19 mars 2015

Amphithéâtre : Michel Belletante prend la parole

Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie de Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste comme on l'évoquait ici. Voici la réaction du metteur en scène Michel Belletante. Lettre ouverte à Christophe Ferrari Maire de Pont-de-Claix, Président de la Métro Christophe, Alors ça y est, tu y es arrivé ! Arrivé à tuer l'indépendance et la (semi)liberté de l'Amphithéâtre. Cette parole, à côté de la tienne, de mon "temps" à la place de la tienne, que tu n'as jamais supportée car elle te dépassait, tu as fini par l'avoir et la faire taire pour un bon moment ! Oui, car elle

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Le Pont-de-Claix : l’avenir de l’Amphithéâtre en question

ACTUS | Alors qu’il y a tout juste cinq ans, la mairie du Pont-de-Claix décidait de changer totalement la ligne de son théâtre en l’axant sur la création très contemporaine, nouveau changement avec la reprise en main de l’équipement par cette même mairie. En cause, la programmation de la directrice jugée trop élitiste. On fait le point avec les acteurs concernés.

Aurélien Martinez | Mardi 3 mars 2015

Le Pont-de-Claix : l’avenir de l’Amphithéâtre en question

« Un coup de théâtre tellement violent. » Forcément, Emmanuelle Bibard, directrice de l’Amphithéâtre depuis 2010, ne prend pas très bien la fin de la convention entre la mairie du Pont-de-Claix et Amphipédia, l’association qui gère l’Amphithéâtre, puisque cela signifie la non-reconduction de son projet. « C’est une décision politique arbitraire, un repli sur soi inquiétant par rapport à l'héritage des années 1980 » – les fameuses années Jack Lang. « On ne ferme pas une salle, on la reprend » assure pourtant Corinne Grillet, adjointe à la culture auprès du maire Christophe Ferrari depuis les dernières élections. Une décision motivée par un bilan jugé trop faible niveau « ancrage avec le territoire ». Corinne Grillet nous parle de « programmation élitiste », alors qu’elle en souhaiterait une plus à l’écoute des habitants de sa ville « qui ne vont même pas au cinéma ». Emmanuelle Bibard, elle, condamne ces « élus qui veulent de la rentabilité à court terme »,

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Corinne Bernard en interview dans "Ça Discute"

ACTUS | Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 4 février 2015

Corinne Bernard en interview dans

Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes grenoblois (dont certains du Petit Bulletin), ils reviennent sur les temps forts spectacle vivant et expo du mois écoulé. Et proposent ensuite un temps d’échange avec un invité. Après Aurélien Villard de la compagnie des Gentils ou Christiane Blaise du Pacifique, c’est Corinne Bernard, élue aux cultures de la Ville de Grenoble, qui a joué le jeu. Elle est notamment revenue sur les dossiers en cours, comme celui des Musiciens du Louvre ; et a plus largement parlé de la politique culturelle de la nouvelle municipalité (à partir de 34 minutes).

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Award 2014 bonus

ACTUS | L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Award 2014 bonus

L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne Bernard, la nouvelle adjointe « aux cultures » de la Ville de Grenoble arrivée aux affaires suite à l’élection d’Éric Piolle en mars dernier, est on ne peut plus sympathique. Bon, par contre, pour ce qui est de la politique culturelle de cette nouvelle équipe, c’est plutôt flou. Si des questions légitimes sont posées (le projet de certains lieux emblématiques comme le théâtre municipal, la répartition des subventions, la place de l’émergence…), pour l’instant, on n’arrive pas vraiment à déceler la ligne directrice de tout ça – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? Puis franchement, le mot culture au pluriel dans l’intitulé de la délégation, ça sert vraiment à quelque chose ? Mais comme au PB on est très optimistes, et qu’un coup de pied dans la fourmilière peut avoir du bon s’il n’est pas administré en mo

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En bref

ACTUS | Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec (...)

Aurélien Martinez | Mardi 30 septembre 2014

En bref

Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec elle de la future politique culturelle de la municipalité. On avait publié l’intégralité de l’interview, en gardant seulement sous le coude les questions relatives aux arts plastiques. Les voici ! Sur la demande du directeur du Musée de Grenoble quant à la construction d’une nouvelle aile dédiée au XXIe siècle, l’élue l’entend mais assure que si ça se fait, ce sera au niveau de la communauté d’agglo – donc pas tout de suite vu que la compétence culturelle de la Métro n’est toujours pas actée! Corinne Bernard explique aussi réfléchir avec le musée à des résidences d’artistes – « notre équipe est plus sur l’aide aux artistes vivants ». Sur les artistes vivants grenoblois justement, elle assure qu

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Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ? Corinne Bernard : J’ai 44 ans. J’habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l’Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d’élue. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l’équipe, ça a d’abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j’avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n’étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j’ai été très sollicitée – ça ne s’est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j’avais l’impression d’être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu’une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m’étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux

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Cabaret frappé – jour 3 : c'est donc ça Tricky ?

MUSIQUES | Mercredi soir, Tricky, ancien Massive Attack et légende du trip hop, était attendu sous un chapiteau blindé. Sauf qu'il a oublié de venir (au sens figuré bien sûr). Sinon, on a aussi croisé Éric Piolle, le maire de Grenoble, qui a lâché quelques infos sur le devenir du Cabaret (pas forcément qu'au Jardin de ville), et qui a même tapé la discut’ avec Tricky. Drôle de soirée.

Aurélien Martinez | Jeudi 24 juillet 2014

Cabaret frappé – jour 3 : c'est donc ça Tricky ?

Le marathon sonore de mercredi a commencé à 19h sous le kiosque avec l'énergique They call me Rico, pour se poursuivre à 21h sous le chapiteau avec les visiblement (on n'a pas pu les voir) très bons St-Lô. Mais bon, le clou du spectacle devait être Tricky, attendu pour 22h30 : une belle prise du Cabaret frappé, ce bonhomme étant tout de même une légende comme on l'expliquait ici. Certes, une légende plus aussi étincelante qu'à l'époque, mais une légende tout même, qu'on avait donc hâte de voir et d’entendre. Un concert qui a eu des airs de dégustation à l'aveugle, toute lumière éteinte : là, pourquoi pas. Un concert où le meneur ne menait rien, laissant ses musiciens et sa chanteuse faire tout le boulot : là non. D'où un show déroutan

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Deuxième épisode (sur quatre) de notre série d’articles consacrés à ce que l’on découvrira la saison prochaine sur les différentes scènes de l’agglo. Avec cette semaine le Théâtre municipal de Grenoble, l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Le Théâtre municipal de Grenoble 2014 / 2015 sera une année dans la parfaite continuité des précédentes élaborées par la directrice Evelyne Augier-Serive, entre grands noms, humoristes stars, textes d’auteurs, vaudevilles et créations plus atypiques. Dans ce flot de propositions, côté rire, on retient la venue de l’efficace Troupe à Palmade avec le spectacle L’Entreprise, le retour de Marianne James sur scène avec un nouveau personnage baptisé Miss Carpenter, ou encore le rendez-vous avec le Dauphinois Serge Papagalli (La Santé par les plantes, sur les fameux Maudru). Côté répertoire, nous intriguent la mise en scène de La Tempête de Shakespeare par Christophe Lidon avec l’excellent Claude Rich, celle de L’Avare de Molière par Jean-Louis Martinelli avec Jacques Weber, et surtout Le Misanthrope (encore Molière) revu et corrigé par l’excellentissime Michel Fau, avec au casting Julie Depardieu et la trop rare Édith Scob.

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« Écrire du théâtre, c’est écrire sur ce qui ne va pas »

SCENES | Chaque année, le festival Regards Croisés propose de découvrir des textes de dramaturges contemporains méconnus du public français, au cours de soirées lectures. Pour sa quatorzième édition, le festival fait la part belle aux femmes et aux auteurs d’Europe de l’Est. Rencontre avec Bernard Garnier, l’un des fondateurs du collectif. Propos recueillis par Guillaume Renouard

Guillaume Renouard | Vendredi 16 mai 2014

« Écrire du théâtre, c’est écrire sur ce qui ne va pas »

La lecture de textes contemporains de théâtre est un exercice plutôt pointu. Quel est le profil des spectateurs qui fréquentent habituellement le festival ? Bernard Garnier : Difficile de répondre, car nous n’avons jamais effectué d’enquête approfondie sur le profil de notre public. Néanmoins, nous pourrions être préoccupés s’il ne se renouvelait pas. Or, comme il s’agit d’une petite salle, avec une centaine de personnes par soir, on finit par retenir les visages, et on s’aperçoit qu’il y a bel et bien un renouvellement d’année en année, ce qui nous satisfait. Il ne s’agit d’ailleurs pas forcément de gens qui vont beaucoup au théâtre, puisque la lecture est différente, plus radicale, plus dépouillée. Tous les auteurs présentés sont des auteurs contemporains et plutôt confidentiels, tout du moins en France. Comment faites-vous pour les repérer, puis pour les sélectionner ? Ciblez-vous des zones géographiques particulières, comme l’Europe d

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Haut les mots

SCENES | C’est parti pour dix jours de Regards croisés, festival pendant lequel le Théâtre 145 va se transformer au sens propre comme au figuré en agora dédiée aux (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

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C’est parti pour dix jours de Regards croisés, festival pendant lequel le Théâtre 145 va se transformer au sens propre comme au figuré en agora dédiée aux écritures théâtrales contemporaines. Au sens propre car l’équipe du collectif Troisième bureau, aux manettes depuis treize ans, explose la structure habituelle du théâtre du cours Berriat, plaçant au centre du lieu une immense table autour de laquelle les comédiens lisent les pièces défendues. Le public, quant à lui, se retrouve aux quatre coins du ring. Et au sens figuré car, cette année encore, les organisateurs ne chamboulent en rien leur ambitieuse mission : porter sur le devant de la scène la parole de nouveaux auteurs venus de tous les pays, pour la faire découvrir aux oreilles attentives et aux valeureux metteurs en scène qui accepteraient de laisser de côté Molière & co. Une quatorzième édition riche en propositions qui nous ont interpellés. Sur la première semaine du festival (on évoquera la seconde dans le prochain numéro), on retient avec toute la subjectivité qui nous caractérise la soirée du vendredi autour du texte du Suédois Marcus Lindeen sur deux hommes qui ont changé de sexe. Du théâtre-documentai

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