Conservatoire : droit de réponse de la Ville de Grenoble

La Ville de Grenoble | Mardi 25 avril 2017

Nombre d'élèves, enseignants, parents d'élèves et professionnels mobilisés autour de cette grande maison qu'est le Conservatoire de Grenoble ont été heurtés par l'article publié le 22 mars au sujet des CEPIT. Au-delà de points de vue entre guillemets que chacun sera en droit de contester, les suggestions qui y sont faites sont douloureuses pour nombre d'agents mobilisés au quotidien pour faire vivre une institution qui rassemble chaque année plus de 1800 élèves et s'adresse à tous les habitants, par ses interventions dans toutes les écoles élémentaires comme par ses concerts gratuits.

Rappelons-le : le Conservatoire de Grenoble est labellisé « Conservatoire à rayonnement régional », statut d'excellence qui s'appuie sur un contrôle régulier par le Ministère de la culture. En aucun cas nous ne pouvons accepter l'idée selon laquelle un manque de financement de l'État engendrerait une baisse de la qualité des enseignements. La seule chose que ce non financement de l'État induit, c'est une mobilisation accrue de la Ville, accompagnée par le Département et la Région, pour que tous les écoliers bénéficient d'interventions musicales et que les élèves qui y aspirent suivent un parcours artistique de qualité et d'intérêt général, y compris dans une démarche de professionnalisation.

Oui, il y a davantage d'élèves en CEPIT, ce qui marque la pertinence de ce cycle de préprofessionnalisation. Et pour assumer cette augmentation d'effectifs, le Conservatoire a créé de nouveaux postes. Oui, le métier de professeur d'enseignement artistique correspond à des critères complexes à concilier (c'est un statut de la fonction publique, mais il s'associe à l'exigence d'une activité artistique régulière au-delà de l'activité pédagogique). Pour répondre aux exigences de la fonction, le Conservatoire associe professeurs titulaires et intervenants réguliers, dont les compétences sont complémentaires, nombreuses et sanctionnées par une évaluation permanente.

Quant à la véritable question – celle du rôle de l'État dans le financement de ces institutions et de la nécessaire réflexion sur le statut des intervenants pédagogiques – elle n'est qu'effleurée dans cet article, ce qui nous semble fort dommage.

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Venice VR Expanded : entrez dans le film grâce à la réalité virtuelle

Expérience | Jusqu'au 19 septembre, la MC2 invite les spectateurs, dès 14 ans, à découvrir la réalité virtuelle.

Valentine Autruffe | Jeudi 9 septembre 2021

Venice VR Expanded : entrez dans le film grâce à la réalité virtuelle

Un rugissement rauque retentit au loin. Bom ! Bom ! Bom ! Soudain à gauche, surgit entre les hautes herbes un tyrannosaure pressé. Il passe juste sous notre nez, sans un regard (ouf). On regarde sa longue queue se balancer au rythme de son trot lourd, quand surgit la raison de sa fuite : un dinosaure encore plus gros et plus impressionnant. Petit bond de surprise dans la poitrine, mains crispées sur les rebords de la chaise. Comment s’appelle ce dinosaure, déjà ? Genesis, une vidéo de 13 minutes qui retrace la naissance de notre planète, jusqu’à nos jours. C'est l’une des nombreuses propositions de Venice VR Expanded, rendez-vous de la rentrée à la MC2, mis en place en lien avec la Biennale de Venise qui a créé l’événement. Plus que de simples films, c’est une véritable palette d'expériences mise à disposition du public, grâce à la réalité virtuelle. Le spectateur est invité à passer le masque/casque pour vivre toute une sélection de films et jouer à des jeux, manettes en main. De la visite de l’ISS à In The Mist, film réservé aux plus de 18 ans, chacun trouvera s

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Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

ESCAPADES | Avec l’événement Expérience ViaRhôna, l’association 812 vous propose de découvrir les 18 et 19 septembre une petite partie de cet itinéraire cyclable qui relie le lac Léman à la Méditerranée. Au programme : un peu de pédalage et plein de découvertes patrimoniales, naturelles et gastronomiques. L’expérience vous tente ?

Article Partenaire | Mercredi 8 septembre 2021

Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

Imaginez : vous avez 25 km ou 45 km à parcourir à vélo (une broutille), et toute la journée pour en profiter sous un soleil généreux (on espère) et presque automnal. Qu’allez-vous faire ? Profiter des points de vue ? Participer aux rencontres organisées pour vous sur les ravitaillements avec des producteurs et des viticulteurs ? Visiter les richesses patrimoniales et naturelles ? Les parcours, tracés par les organisateurs, vous permettront tout cela et plus encore. Vous n’aurez qu’à vous laisser guider et à suivre l’application qui vous indiquera même tous les bons plans en fonction du lieu où vous vous trouvez. Présentée ainsi, comment ne pas résister à l’Expérience ViaRhôna ? Dans les cartons depuis deux ans, l’événement organisé par l’association 812 se concrétisera les 18 et 19 septembre. « Avec les trois parcours proposés, nous voulons toucher le public le plus large, explique Rémi Guyot de l’association, mais l’expert vélo n’est pas notre cible. » Trois parcours de découverte Principe de l’évé

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Sin Eden Sublime : « Moi, je voulais être la Cathy Guetta du cul ! »

Podcast | Fetish, kink et toutes autres pratiques sexuelles alternatives : tels sont les sujets de prédilection de Sin Eden, podcasteuse lyonnaise qui comptabilise depuis juillet 2020 des milliers d’écoutes sur les plateformes. Rencontre.

Louise Grossen | Mercredi 8 septembre 2021

Sin Eden Sublime : « Moi, je voulais être la Cathy Guetta du cul ! »

Le BDSM, l’écriture érotique, le tantra, les TDS, (travailleuses du sexe), les bébés adultes ou simplement les questions de genre… Autant de sujets traités dans le podcast de Sin Eden (alias Morgane), à travers des épisodes de 30 minutes, comme « une invitation à la suivre dans son voyage autour de la sexualité. » Un espace sans tabou, où elle libère la parole sous forme d’échange, de témoignage et de narration. Sexothérapeute de formation, Morgane l'affirme : « depuis que je suis ado, j’ai toujours voulu travailler dans le domaine des sexualités. Je ne savais pas ce que ça voulait dire mais c’était déjà une véritable obsession, au regret ma mère ! J’étais très provoc' à l’école. À l’époque, la sexualité n’était pas aussi libérée que maintenant… Ça m’a causé bien des problèmes, mais ça ne m’a pas arrêté, je voulais comprendre. » Connaître et explorer des sujets sur tous les genres, toutes les orientations, les formes et les pratiques sexuelles afin de mettre en lumière l’ensemble des manières possibles de vivre et d’

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Saint-Martin-d'Hères : Mon Ciné se refait une beauté

ECRANS | Réouverture le 8 septembre de Mon Ciné à Saint-Martin-d’Hères, après un été rythmé par les travaux : nouvel écran, rafraîchissement des peintures, rénovation des sols, (...)

Valentine Autruffe | Mardi 7 septembre 2021

Saint-Martin-d'Hères : Mon Ciné se refait une beauté

Réouverture le 8 septembre de Mon Ciné à Saint-Martin-d’Hères, après un été rythmé par les travaux : nouvel écran, rafraîchissement des peintures, rénovation des sols, de quoi accueillir le public dans des conditions optimales. Gageons qu’il viendra en nombre pour la soirée spéciale programmée par la salle le 16 septembre, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Delphine et Carole, insoumuses, un documentaire sur la rencontre entre la comédienne Delphine Seyrig et la vidéaste Carole Roussopoulos, sera projeté. Leur engagement teinté d’un humour insolent, sur fond de féminisme seventies, est retracé avec affection par la réalisatrice Callisto Mc Nulty, la petite-fille de Carole Roussopoulos.

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Scènes obliques : en route vers l'Espace interculturel de la montagne

ESCAPADES | Vendredi 17 et samedi 18 septembre, l'association Scènes obliques, à qui l'on doit chaque été l'exigeant festival L'Arpenteur, proposera dans le Grésivaudan la deuxième édition de ses Rendez-vous au manoir, préfiguration d'un futur et intrigant Espace culturel international de la montagne.

Aurélien Martinez | Mardi 7 septembre 2021

Scènes obliques : en route vers l'Espace interculturel de la montagne

De la musique (des Balkans, avec Stracho Temelkovski), des projections (de courts-métrages documentaires par Tomas Bozzato avec un groupe d'élèves du collège Belledonne) ou encore d'autres propositions assez atypiques (comme une pièce radiophonique immersive de Jean-Manuel Warnet sur une expédition au Groenland) : avec la deuxième édition de ses Rendez-vous au manoir, l'équipe de l'association Scènes obliques continue le travail qu'elle mène à l'année dans le Grésivaudan, notamment avec son festival L'Arpenteur. Tout en annonçant la suite, ambitieuse. « Avec ces Rendez-vous, on essaie déjà d’esquisser ce que sera l'Espace culturel international de la montagne (ECIM) sur lequel on travaille depuis trois ans, avec l'idée d'en faire un centre culturel de rencontre, du nom de ce label d'État su

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Icare touché par le virus

Envol | L’édition 2021 de la Coupe Icare a du plomb dans l’aile. En raison du contexte sanitaire, les organisateurs ont été contraints d’annuler ses temps (...)

Jérémy Tronc | Mardi 7 septembre 2021

Icare touché par le virus

L’édition 2021 de la Coupe Icare a du plomb dans l’aile. En raison du contexte sanitaire, les organisateurs ont été contraints d’annuler ses temps forts emblématiques : l’Icarnaval (concours de vols déguisés), l’Icare Show (démonstrations aériennes), l’Icare Mômes ainsi que toutes les animations implantées sur le site de Lumbin. « Il n’est techniquement pas possible de vérifier le passe sanitaire de 60 000 personnes », expliquent-ils dans un communiqué où l’on trouve tout de même de bonnes nouvelles. Parmi elles, un budget doublé pour les Icare Folies, la programmation artistique déroulée dans les rues et places de Saint-Hilaire-du-Touvet. De nombreux concerts et spectacles de rue et sur scène sont proposés chaque jour, du matin au soir (planning sur le site de la manifestation). Autre bonne raison de grimper à Saint-Hilaire : les Icare du cinéma, festival international du film de vol libre et de sports aériens, avec des réalisations et des images de plus en plus spectaculaires, comme l'atteste le teaser de la compétition. Pour participer à la Coupe Icare, il est nécessaire de prendre un e-billet sur le site internet et de prévoir son passe sa

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La Belle Braderie, une première signée Les Mondaines

Conso | Rendez-vous dimanche 19 septembre dans le centre-ville de Grenoble pour une braderie orientée artisanat local, des ateliers DIY et 10 heures de musique live.

Valentine Autruffe | Mardi 7 septembre 2021

La Belle Braderie, une première signée Les Mondaines

Un événement commercial Label Ville, "pimpé" par Les Mondaines : dimanche 19 septembre l’hyper-centre de Grenoble (rues de Bonne, de Sault, Millet et de la Poste) accueille la première édition de La Belle Braderie. « On a sourcé une trentaine de créateurs locaux, mixés avec les plus belles boutiques de Grenoble », résume Noemi Martinelli, co-fondatrice des Mondaines. En faisant appel à ces dernières, l’idée d’Emmanuel Lenoir, président de Label Ville (le groupement des unions commerciales de Grenoble), était de donner un coup de jeune à la traditionnelle braderie de rentrée, afin qu’elle soit davantage qu’un étalage des stocks des boutiques. « C’est une façon de militer pour une consommation locale, avec des artisans qui se sont engagés pour prop

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Mathieu Amalric : « Notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Entretien | Une femme feint de quitter son mari et ses enfants ; en réalité, ceux-ci ont disparu dans une avalanche et elle préfère leur inventer une vie à part de la sienne. Tel est l’argument du nouveau film réalisé par Mathieu Amalric, kaléidoscope mental et fascinant, où chaque détail compte. Propos rapportés d’une conversation fleuve…

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Mathieu Amalric : « Notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Le son de votre film débute non par la Norma de Bellini du distributeur Gaumont, ni les jingles des autres coproducteurs Canal+ et Arte, mais par la musique que vous avez choisie pour votre générique. Est-ce vous qui l’avez imposé ? Mathieu Amalric : Oui oui ! Ils ont eu cette gentillesse. Ça n’a pas été un débat ni un conflit à la force du poignet. Franchement, il ne fallait pas d’autre musique, quoi ! Parfois, quand on est spectateur, il y a des logos tellement sophistiqués qu’on pense que c’est le début et… ah non ! En fait, on ne sait plus quand les films commencent. Là, ça commence par la musique jouée par Marcelle Meyer, la même pianiste qu’au générique final. Comment Je reviens de loin, la pièce que vous adaptez ici, vous est-elle parvenue ? Grâce à un ami, acteur et metteur, Laurent Ziserman. On se connaît depuis toujours : il avait joué dans mon premier court métrage, Sans rires. C’est lui qui va monter aux Célestins l’année prochaine l’adaptation de

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Champiloop agréée entreprise solidaire

Entreprise | Champiloop, champignonnière urbaine fondée en 2020, a été reconnue le 1er septembre Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS). Cet agrément permet aux (...)

Jérémy Tronc | Mardi 7 septembre 2021

Champiloop agréée entreprise solidaire

Champiloop, champignonnière urbaine fondée en 2020, a été reconnue le 1er septembre Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS). Cet agrément permet aux entreprises commerciales qui respectent des critères stricts d’être considérées comme structure de l’Économe sociale et solidaire, au même titre que les structures historiques (coopératives, association, fondations, mutuelles). « L’agrément vient ancrer la recherche d’une utilité sociale dans nos statuts », expliquent Hamid Sailani et Maxime Boniface, les deux fondateurs, qui pourront bénéficier d’aides et de financements spécifiques. Champiloop produit des pleurotes et shiitakés en économie circulaire, vendus en circuits-courts sur l’agglomération grenobloise. www.champiloop.com

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Journées du patrimoine : l'industrie c'est sexy !

CONNAITRE | Pas facile de faire son marché dans le riche programme des Journées européennes du patrimoine (les 18 et 19 septembre). De notre côté, nous avons sélectionné cinq lieux en suivant un fil rouge : le patrimoine industriel. Pas sexy ? Ben si, la preuve par cinq.

Jérémy Tronc | Mardi 7 septembre 2021

Journées du patrimoine : l'industrie c'est sexy !

Centrale hydroélectrique troglodyte de Loury « Quelle idée de construire une centrale hydroélectrique dans un tel endroit ! » Voilà le genre de réflexion que l’on est amené à se faire à l’approche du site, pourvu d’un baudrier, d’un casque et d’une longe. Équipement obligatoire pour accéder à la centrale creusée dans la falaise, juste à côté d’une gorge d’où sourd le ruisseau de Laval, dans le massif de Belledonne. Il s’agit de la première centrale troglodyte de France, inaugurée en 1907 et qui a fonctionné jusqu'en 2015, à l'initiative de Maurice Bergès. Derrière l’immense vitrail qui domine le cours d’eau et qui ferme la grotte, il reste des témoins de cette industrie qui a démocratisé l’usage de l’électricité dans la région : conduite forcée, turbines et alternateurs. Une découverte incongrue ici ! Histo bus Dauphinois L’histoire des transports en commun de Grenoble et de l’Isère n’est a priori guère susceptible de vous passionner ? Vous allez changer d’avis dès lors que vous pénétrerez dans l’espace

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Olivia Moore : moi, moi, mon toit

Humour | Mère indigne, maintenant Égoïste : l'humoriste Olivia Moore (qui, pour la petite histoire, vient du monde de l’entreprise mais a tout envoyé balader il (...)

Aurélien Martinez | Mardi 7 septembre 2021

Olivia Moore : moi, moi, mon toit

Mère indigne, maintenant Égoïste : l'humoriste Olivia Moore (qui, pour la petite histoire, vient du monde de l’entreprise mais a tout envoyé balader il y a une dizaine d'années pour tenter l'aventure de la scène) aime les titres de spectacle qui ne la mettent pas en valeur. Ce qui, paradoxalement, lui donne de la valeur dans le vaste paysage de l'humour ! « Tout le monde cherche le Grand Amour. Je l’ai trouvé, c’est moi » raconte-t-elle dans Égoïste, seule-en-scène certes conventionnel dans son sujet (en gros, la vie quotidienne et tous ses aléas qui peuvent prêter à rire – les rencontres amoureuses, la famille, le rapport à notre physique...), mais qu'elle aborde avec un sens de l'écriture (il y a plein de remarques bien senties) et un sens du rythme (on ne s'ennuie pas) efficaces et appréciables. Notamment lorsqu'elle, mère célibataire, évoque son retour sur le marché de la drague (marché qui a bien changé) ou lorsqu'elle n'arrive pas à être aussi bienveillante que la société le demande. Dur boulot que de ne pas être égoïste !

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"Boîte noire" : crime en bande réorganisée

ECRANS | Un analyste opiniâtre du BEA, ayant découvert que les enregistrements d’un crash aérien ont été truqués, se trouve confronté à l’hostilité générale… Yann Gozlan creuse le sillon du thriller politique, lorgnant ici le versant techno-paranoïde et transposant l’esprit du ciné US des années 1970 aux problématiques contemporaines. Brillamment réalisé.

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Après le crash du vol Dubaï-Paris, un jeune analyste prodige détecte que les pistes sonores des boîtes noires ont été trafiquées. Au fur et à mesure d’une enquête qui l’isole de plus en plus et mine son couple, il réalise la compromission de responsables industriels et politiques. Et que sa propre vie paraît, elle aussi, en danger… Toute incursion dans le thriller politique — jadis domaine régalien du cinéma américain, un peu en déshérence depuis une vingtaine d’années — est la bienvenue. À condition évidemment qu’il y ait à la fois un enjeu politique cohérent et un traitement suffisamment rythmé pour répondre aux exigences de ce registre : les barbouzeries et collusions entre officines para-gouvernementales avaient ainsi permis à Coppola (Conversation secrète), Pollack (Les Trois jours du Condor), Pakula (The Parallax View) ou De Palma (Blow Out) de placer haut la barre au Milan des années 1970, avant que le genre ne s’hybride définitivement avec des problématiques technologiques depuis Clancy, Crichton et consorts, signant l’avènement inéluctable du monde globalisé et multipolai

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En septembre, c'est arts de rue avec l'excellent festival "Merci, Bonsoir !"

Arts de rue | Annulé l'an dernier du fait de la crise sanitaire, Merci, Bonsoir !, excellent festival dédié aux arts de rue, revient mi-septembre à Grenoble, au Parc Bachelard, pour une sixième édition. Avec notamment un spectacle clownesque complètement barré signé par l'un des cultissimes Chiche Capon.

Aurélien Martinez | Mardi 7 septembre 2021

En septembre, c'est arts de rue avec l'excellent festival

Au Petit Bulletin, on a quelques marottes. En spectacle vivant, les Chiche Capon, qui se définissent comme des « clowns sous acide imbattables dans la crétinerie flamboyantes », en font partie. Avec eux, sur scène, c'est un déferlement a priori anarchique (ça glousse, ça crie, ça chante, ça tape ses congénères – voire même le public) pourtant savamment construit par le quatuor : on adore ! Ensemble, tout devient possible comme disait un président de droite. Mais un par un également. Car depuis quelques années, les Chiche Capon évoluent parallèlement en solo, en conservant l'âme punk qui les habite collectivement. Quand on a épluché la programmation de la prochaine édition du festival Merci, Bonsoir !, on a donc été ravis de voir le nom de Patrick de Valette et de son fameux spectacle Hobobo (photo).

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Un nouvel atelier vélo qui espère réveiller les Eaux-Claires

Biclou | Xavier Bray, chanteur du groupe Beau Sexe, vient d'ouvrir son atelier de réparation de vélo dans le quartier des Eaux-Claires, La Roue Libre.

Hugo Verit | Mardi 7 septembre 2021

Un nouvel atelier vélo qui espère réveiller les Eaux-Claires

À Grenoble, on connaissait essentiellement Xavier Bray pour ses activités de musicien, moins comme réparateur de vélos. Pourtant, c’est bien le chanteur du groupe Beau Sexe qui vient d’ouvrir La Roue Libre, le premier atelier du genre dans le quartier des Eaux-Claires. Le fruit d’un parcours de vie sinueux : « Après 20 ans de tournée avec des formations comme Virago, Eiffel ou Mama Rosin, j’ai souhaité me poser un peu et je suis devenu professeur de musique en collège. Mais je ne m’y suis pas vraiment retrouvé. J’avais envie d’être mon propre patron, d’être tranquille et, comme je bricolais déjà pas mal de vélos depuis quelques années, j’ai décidé de me lancer », raconte-t-il. Après seulement une semaine d’ouverture, l’atelier ne désemplit pas, les cyclistes se succèdent devant l’échoppe. « J’ai l’impression de combler un manque dans ce quartier qui a tout pour être un endroit sympa de Grenoble mais qui, bizarrement, ne bouge pas beaucoup. J’aimerais en profiter pour organiser des événements, des concerts, histoire de le réveiller un peu. » Spécialisé dans la ré

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Le Café Suzon tombe à pique

Miam | Un midi dans les rues de Championnet à Grenoble. On cherche une terrasse sympa et, si possible, nouvelle. On atterrit presque par hasard devant le (...)

Aurélien Martinez | Mardi 7 septembre 2021

Le Café Suzon tombe à pique

Un midi dans les rues de Championnet à Grenoble. On cherche une terrasse sympa et, si possible, nouvelle. On atterrit presque par hasard devant le restaurant culte du quartier, L'As de Pique. Sauf que le lieu a changé de patron l'an passé et s'appelle dorénavant le Café Suzon. La déco aussi a changé. Fini les couleurs sombres, place au bois et au vert, dans une ambiance très douce. On s'installe en terrasse, intrigués par le menu affiché : deux plats (dont un végétarien), une entrée et un dessert (il y en aura deux de chaque à terme), l'ensemble pour 23 euros (19 pour un plat et l'entrée ou le dessert ; 14 pour le plat seul). Excellente surprise : tout ce qu'on nous sert est finement cuisiné, notamment les aubergines à la parmigiana qui n'ont rien à envier à celles que pourrait concocter un bon resto italien. Le far aux pruneaux est également un délice de légèreté. On revient donc le lendemain histoire d'en savoir plus. On retrouve notre serveuse Catherine Campillo, qui est également en cuisine (en attendant d'embaucher pour ce poste crucial). Surtout, c'est elle la patronne. Elle n

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Play it again, réunion de classiques

Festival | Prenez un fauteuil pour faire un saut dans le passé : vous allez voir ce que vous allez voir, voire revoir autrement ce que vous avez déjà vu…

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Play it again, réunion de classiques

« Du passé, faisons salles combles ! » : telle pourrait être la devise de Play it again ! Se déroulant dans les cinémas français membres de l’ADRC (Agence nationale pour le développement du cinéma en régions), ce festival met chaque année à l’honneur des œuvres du patrimoine fraîchement restaurées afin de leur redonner pleine et entière existence sur grand écran. En cette période post-confinement qui a vu la consommation de films classiques augmenter sur les plateformes, une telle manifestation peut contribuer à ranimer l’appétit et la curiosité de découvrir des “nouveautés anciennes” là où elles s’épanouissent le mieux : dans les salles. Brillant par son éclectisme, le millésime 2021 compte une vingtaines de titres, dont des programmes de courts et même l’avant-première du nouveau Thoret, Michael Cimino, un mirage américain. Impossible toutefois de déguster l’ensemble du programme — les cinémas piochent dans les sélections mises à disposition — ; il y a toutefois de quoi se régaler malgré tout avec les assortiments concoctés par les écrans grenoblois. Le Club et le Méliès, comme à

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Les films à voir (ou non) dans la quinzaine

Théma | L’amour donne du cœur au ventre, fait parfois partir sur un coup de tête, et peut convoquer bien d’autres mécaniques corporelles. Comme pas mal de films de la quinzaine. Attention : on ne prend pas toujours son pied…

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Les films à voir (ou non) dans la quinzaine

Commençons bien évidemment cet inventaire par la tête. Celle qui fait défaut et se vide sous les assauts de la maladie dans Supernova de Harry Macqueen (08/09). On y suit le road trip d’un couple d’amants sur les traces de leur histoire, initié par le premier (Stanley Tucci en écrivain atteint de démence sénile) sous le prétexte que le second (Colin Firth en pianiste) aille donner un récital. Derrière la balade romantique se profile l’inéluctable question de la maladie, du déclin et du libre choix de sa mort — bientôt évoquée dans le Ozon —, toutes traitées avec élégance et pudeur. Un film parfait pour des débats. Plus léger est Les Amours d’Anaïs (photo) de Charline Bourgeois-Tacquet, inégale comédie sentimentale cousue main pour Anaïs Demoustier sur une tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse… C’est très Nouvelle Vague dans la forme et l’esprit — certes, avec parfois de grosses ficelles bien prévisibles — mais empli d’une légèreté solaire et sensuelle ainsi que de quelques (trop rares) éclats burlesques évoquant un mixte

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Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Scène locale | Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. (...)

Hugo Verit | Mardi 7 septembre 2021

Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. Si ? Vraiment, vous ne connaissez pas ? Bon d’accord… Toujours portée par l’association Retour de Scène, la Cuvée a pour objectif de valoriser des artistes locaux « à travers la diffusion, la formation, la programmation et la mise en réseau ». En résumé, les lauréats ont l’occasion de rencontrer du beau monde et, surtout, de jouer sur de jolies scènes du territoire (Magic Bus, Cabaret Frappé…). Attention, ne postulez pas si : votre expérience scénique se limite à un tour de chant devant papa, maman et tonton ; votre truc, c’est les reprises ; vous êtes déjà pas loin de la gloire ; vous n’êtes pas isérois. Rien de tout cela ? Alors la Cuvée vous tend les bras… tout du moins jusqu’au 19 septembre, date limite d’envoi des candidatures.

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Kcidy, spleen idéal

Pop | Attendue le 10 septembre à la Bobine pour présenter son deuxième album, "Les Gens Heureux", Kcidy a tout changé à son univers. Et opté pour une pop baroque en français au service d'un propos doux-amer qui sublime la mélancolie.

Stéphane Duchêne | Mardi 7 septembre 2021

Kcidy, spleen idéal

Pour ce qui n'est que son deuxième album – on jurerait qu'il y en a eu plus mais il faut ajouter une poignée d'EP au tableau de chasse –, Les Gens Heureux, on pourrait dire que la Lyonnaise Kcidy a changé son fusil d'épaule. Mais elle a fait bien plus : elle a carrément changé de fusil. Et même peut-être de cible. Fini l'idiome international (l'anglais) bien pratique quand on débute, moins quand on veut préciser sa pensée une fois la maturité venue. La voici exclusivement passée au français, utilisé jusque-là avec parcimonie et qui, ici, comme elle nous le confiait avant l'été, « l'oblige à écrire vraiment », ce qui est quand même mieux que d'écrire à moitié dans une langue qu'on maîtrise trop peu pour exprimer les nuances de son âme. Fini aussi l'électronica des débuts, perpétrée en solitaire sur du computer au kilomètre. Là encore, Kcidy n'a pas, com

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Horse Lords, à un cheval du minimalisme

Post-rock | On va danser vendredi 17 septembre au Ciel avec le rock instrumental de Horse Lords.

Stéphane Duchêne | Mardi 7 septembre 2021

Horse Lords, à un cheval du minimalisme

Aux vieux de la vieille de la geste post-rock, Horse Lords rappellera les vénérables tontons chicagoans de Tortoise, aux (un peu) plus jeunes les embardées belliqueuses de Battles. Et pas mal de choses émanant de la très tordue scène de Baltimore (dont le parrain sans égal n'est autre que Philip Glass). Convoquant le minimalisme de LaMonte Young aussi bien que des motifs kraut et math-rock empreint d'une veine blues, le groupe, exclusivement instrumental, fait montre d'une sorte de formidable alchimie dans ce pouvoir de changer des compositions algorythmiques en rythmiques dansantes, d'entremêler dans une forme de transe chamanique, expérimentations sèches et traditions appalachienne autant qu'africaine (la guitare mauritanienne vient percuter leur écriture automatique, des rythmes inspirés du Banda et du Wagogo s'invitent à la fête). Quelque part Horse Lords propose de présenter son minimalisme en millefeuille, comme il parvient à ériger un discours politique sur la terre brûlée de ses instrumentaux

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Détours de Babel : "Entre musique savante et populaire, nous n’avons pas choisi notre camp"

Festival | Selon la Genèse, alors que les hommes s’affairaient à bâtir une tour si grande qu’elle devait toucher le ciel, Dieu décida de semer la confusion en dispersant chez eux des langages différents. "Détours de Babel" s’emploie à démontrer que grâce à l’universalité de la musique, la communication entre les peuples demeure. N’en déplaise au Tout-Puissant.

Valentine Autruffe | Mardi 7 septembre 2021

Détours de Babel :

« On est en train de faire des visas pour trois artistes qui viennent de Sibérie, la Russie vient de passer en zone rouge… » Dans les bureaux du CIMN (Centre International des Musiques Nomades), rue Bayard, on jongle avec les contraintes sanitaires internationales mouvantes, ce qui oblige à adapter au jour le jour le programme des Détours de Babel. Mais l’essentiel est là, avec plus de 170 artistes invités, et une centaine de rendez-vous dans quarante lieux de Grenoble et de l’Isère. « On ne voulait pas passer deux années sans moment festivalier », tranche Benoît Thiebergien, directeur du CIMN, la structure qui porte le festival. Peur du passe En 2020, l’annulation est tombée une semaine avant le jour J. « On y a laissé des plumes, certes ; mais on peut dire ce qu’on veut, depuis le début de la crise l’Etat a soutenu l’économie, et a mis en place des dispositifs particuliers pour le monde de la culture. Outre le chômage partiel, nous avons notamment bénéficié d’une aide conséquente du Centre national de la musique. » Et surtout, le CIMN a maintenu son activité, avec des concert

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Championnet fait son marché

Artisanat | Tourneurs sur bois, bijoutiers, potiers, couturiers, ébénistes, céramistes… Une fois de plus, un large panel de métiers sera représenté lors de la 13e édition du (...)

Hugo Verit | Mardi 7 septembre 2021

Championnet fait son marché

Tourneurs sur bois, bijoutiers, potiers, couturiers, ébénistes, céramistes… Une fois de plus, un large panel de métiers sera représenté lors de la 13e édition du Marché de créateurs de Grenoble, quartier Championnet. L’objectif : offrir une visibilité non négligeable aux artisans de la région et faire (re)découvrir au grand public le travail de la main. Au total, plus d’une cinquantaine de créateurs investiront les rues Lakanal, Bergers ou Aubert-Dubayet. « On a reçu beaucoup de candidatures suite à notre appel à participation. On a choisi sur plusieurs critères, notamment celui de la qualité des créations. On cherche aussi à mettre en avant l’originalité afin de surprendre les publics, à dénicher ce qu’on ne voit pas souvent sur les marchés, les matières ou les techniques inhabituelles, comme les bijoux en papier », explique Anne-Sophie Savoye, de l’association C’est fait ici qui a repris l’organisation de la manifestation il y a deux ans. Exceptionnellement reporté au mois de septembre depuis le début de la crise sanitaire, le marché des créateurs devrait re

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Helena Hauff, la belle rentrée de The DARE Night

Electro | Electro / C'est la jolie surprise de la rentrée. On doit la venue à l’Ampérage de la DJ et productrice Helena Hauff au collectif The DARE Night, qui ouvre (...)

Valentine Autruffe | Mardi 7 septembre 2021

Helena Hauff, la belle rentrée de The DARE Night

Electro / C'est la jolie surprise de la rentrée. On doit la venue à l’Ampérage de la DJ et productrice Helena Hauff au collectif The DARE Night, qui ouvre sa saison de la plus belle des façons grâce à l’élite de l’électro allemande. Epurée, rêche et puissante, la techno d’Helena Hauff est d’une efficacité redoutable justement parce qu’elle n’est pas domestiquée. Depuis son second album Qualm sorti en 2018, Helena Hauff séduit les scènes internationales en live et enchaîne les EP et collaborations avec divers labels, comme le remarquable Futuros EP avec The Exaltics, trois titres sortis chez Solar One Music en février. Brut, sobre, imparable. Helena Hauff, dimanche 12 septembre à 21h30, à l’Ampérage

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Obey à Spacejunk

Street art | Les mauvais élèves qui ont loupé l’exposition Shepard Fairey (alias Obey) à l’Ancien musée de peinture lors de l’édition 2019 du SAFGA (le festoch’ de Street (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 7 septembre 2021

Obey à Spacejunk

Les mauvais élèves qui ont loupé l’exposition Shepard Fairey (alias Obey) à l’Ancien musée de peinture lors de l’édition 2019 du SAFGA (le festoch’ de Street Art) ont droit à une cession de rattrapage grâce à la galerie Spacejunk, qui recycle les fonds de tiroir et l’expose à partir du 11 septembre. Au programme, tout un tas de sérigraphies dénonçant les travers de l’impérialisme américain et de la société de consommation ou, au contraire, glorifiant des figures féminines souvent porteuses de paix. Un poil simplistes dans leurs propos, ces images n’en sont pas moins séduisantes et on pourra s’amuser à repérer les célébrités qui se glissent dans certains portraits - que ce soit des stars du milieu de l’art ou certains guignols du milieu de la politique.

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Mario Prassinos, le peintre qui aimait les arbres

Peinture | L’artiste Mario Prassinos a fait de la figure de l’arbre un leitmotiv récurrent, dont l’exposition que lui consacre le musée Hébert nous dévoile les multiples variations. Un travail fascinant et un univers singulier.

Benjamin Bardinet | Mardi 7 septembre 2021

Mario Prassinos, le peintre qui aimait les arbres

Si Mario Prassinos porte un intérêt récurrent, limite obsessionnel, pour les arbres, c’est qu’ils lui permettent d’exprimer pleinement sa sensibilité. En effet, dans ses réalisations (peintures, gravures, mais également tapisseries – très en vogue dans les années 1960/70 !), Mario Prassinos semble davantage travailler à donner à voir ce qui structure ces éléments naturels que leur immédiate apparence visible. Le vent tout d’abord, qui façonne leur arborescence, tout particulièrement dans la série des cyprès qu’il peint lors de son séjour sur l’île grecque de Spetsai en 1958. Un ensemble saisissant qui lui donne l’occasion d’ébouriffer sa peinture et de travailler à d’énergiques envolées gestuelles que lui inspire le meltem – vent caractéristique de la mer Égée. Plus loin c’est un travail d’égouttage de la peinture sur une toile disposée au sol qui lui permet de créer d’hypnotiques frondaisons dans lesquelles le regard se perd à l’infini. Ainsi, oscillant entre des tableaux nerveux, à la limite de l’esquisse et des compositions foisonnantes de détails, Prassinos nous invite à observer les arbres pour mieux regarder l

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« Des forêts du Vercors aux usines de Lancey » : l'expo qui envoie du bois

ARTS | Illustrée de photographies d’époque, l’exposition "Des forêts du Vercors aux usines de Lancey" à la Maison Bergès revient sur l’exploitation du bois nécessaire à la fabrication de pâte à papier au début du siècle dernier. Instructif, amusant et en plein air !

Benjamin Bardinet | Mardi 7 septembre 2021

« Des forêts du Vercors aux usines de Lancey » : l'expo qui envoie du bois

En proposant de retracer le parcours du bois, de la coupe des arbres dans le Vercors à son exploitation sur le site industriel qu’Aristide Bergès a développé à Lancey, dans le Grésivaudan, l’exposition prend le parti de la pédagogie. Une quinzaine de panneaux disposés dans le jardin de la maison Bergès permet de saisir une à une les étapes nécessaires à l’acheminement de cette matière première, très prisée à la fin du XIXe siècle puisqu’elle permettait autant de se chauffer et se déplacer que de fabriquer du papier. Agrémentés de remarquables photographies issues des collections du musée, chaque panneau nous dévoile les moyens techniques et les astucieux dispositifs mis en œuvre par l’entreprise pour transporter ces billots de bois sur un territoire pour le moins accidenté. On voit ainsi une mini locomotive à vapeur aux allures de tracteur tirer un attelage de wagons-chariots sur la route des grands goulets, d’immenses téléphériques sylvestres dont les poteaux réalisés en bois seront à leur tour acheminés dans la vallée au terme de l’exploitation, ou encore les spartiates conditions de vie des bûcherons, souvent originaires d’Italie,

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Les Nuits en Or du court-métrage

Festival | Parents pauvres de l'industrie du cinéma et pourtant pourvoyeurs de talents (comme l'on peut par exemple s'en rendre compte chaque été au Festival du film (...)

Aurélien Martinez | Mardi 7 septembre 2021

Les Nuits en Or du court-métrage

Parents pauvres de l'industrie du cinéma et pourtant pourvoyeurs de talents (comme l'on peut par exemple s'en rendre compte chaque été au Festival du film court en plein air organisé par la Cinémathèque de Grenoble), les courts-métrages sont difficilement visibles, surtout en salle. Un constat que le cinéma grenoblois Le Club déplore puisqu'il s'associe une nouvelle fois à la manifestation Les Nuits en or. Son but ? Montrer au public « les coups de cœur des cinémas participant à l’événement parmi tous les courts-métrages récompensés durant l’année par les Académies de cinéma du monde entier ». De quoi s'offrir une soirée très variée jeudi 9 septembre à 20h30, au Club donc.

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Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Pop culture | Auteur d’un ouvrage somme consacré au cinéma de science-fiction japonais ("Kaiju, Envahisseurs & Apocalypse", aux Éditions Aardvark), Fabien Mauro sera l’un des invités de la première édition du Japan Alpes Festival, les 18 et 19 septembre à EVE. Rencontre.

Damien Grimbert | Mardi 7 septembre 2021

Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Quelles ont été tes premières portes d’entrée vers la pop culture japonaise ? Comme beaucoup de gens de ma génération, essentiellement via les jeux vidéo sur console et les séries d’animation japonaises qui passaient à la télévision. Mais également les séries de super sentai, ces équipes de super héros colorés. C’était ma première introduction à ce qu’on appelle le tokusatsu, c’est à dire des productions japonaises (films, séries…) à base d’effets spéciaux. Le tokusatsu rassemble toutes les techniques que l’on associe traditionnellement à l’imaginaire fictionnel japonais : le travail sur les effets optiques, les maquettes miniatures, les comédiens qui enfilent des costumes pour incarner des monstres ou des mecha.... Enfin, l’attente de la sortie du Godzilla de Roland Emmerich m’a amené à m’intéresser au Godzilla originel de 1954, qui venait de sortir en vidéo, ce qui m’a permis de découvrir tout l’univers du kaiju eiga, les films de monstres japonais. Je suis tombé littéralement amoureux de ce

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Apparat, épopée pop

Electro | Auteur d’une pop ciselée et élégante teintée de subtiles textures électroniques, le prodige allemand Apparat sera de passage mercredi 22 septembre à la Belle Electrique le temps d’un live qui s’annonce prometteur.

Damien Grimbert | Mardi 7 septembre 2021

Apparat, épopée pop

Figure emblématique de la scène électronique allemande depuis maintenant plus de deux décennies, Sascha Ring alias Apparat aura consacré une bonne partie de sa carrière à apprivoiser et faire sien un format auquel il était à l’origine totalement étranger : celui de la pop music. Après quelques années à écumer les clubs en tant que DJ techno, il sort ainsi en 2001 sur le label Shitkatapult qu’il dirige avec Marco Haas son premier album Multifunktionsebene, qui propose une IDM minimaliste peuplée de rythmiques brutes et de mélodies mélancoliques. Puis, au fil des années et des sorties d’albums, ses compositions vont s’étoffer progressivement d’instruments acoustiques, de chants et de collaborations avec d’autres musiciens comme Ellen Allien, au côté de laquelle il signe en 2006 un remarqué Orchestra of Bubbles sur Bpitch Control, le label de cette dernière. Un cap est passé, qui va encore s’affiner dans les années qui suivent au point qu’à la sortie de son album The Devil’s Walk sur Mute en 2011, les orchestrations pop, l’ambient et les inspirations shoegaze jouent déjà amplement à part égal

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Détours de Babel : un brunch musical pour prolonger l'été

Festival | Pour lancer en beauté sa 11e édition (décalée en septembre du fait de la crise sanitaire), le festival des Détours de Babel investira dimanche 5 septembre les différents espaces du Fort Barraux pour une journée entière de concerts réunissant des artistes venus d’Inde, du Japon, d’Éthiopie ou encore d’Algérie. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 24 août 2021

Détours de Babel : un brunch musical pour prolonger l'été

Tradition mise en place depuis maintenant de nombreuses années, le brunch musical des Détours de Babel est sans conteste l’un des moments les plus fédérateurs du festival, sa nature déambulatoire et sa multitude de propositions artistiques le rendant accessible à un vaste public réunissant aussi bien néophytes qu’amateurs chevronnés. Fidèle à l’esprit transculturel du festival, la programmation de ce dimanche 5 septembre orchestrera ainsi des rencontres atypiques entre jazz et musiques du monde, comme le projet Kutu du violoniste Théo Ceccaldi, parti à la découverte de la jeune scène éthiopienne d’Addis-Abeba, le trio franco-indien Milap, qui mêle flûte bansourî, percussions indiennes et accordéon ou encore l’hommage rendu par le pianiste Jérémie Ternoy et le vocaliste-percussionniste Kristof Hiriart au compositeur brésilien Hermeto Pascoal. Également à l’honneur, un vaste florilège allant des musiques improvisées (avec le solo du contrebassiste Claude Tchamitchian) aux arts de la scène (avec le spectacle

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Philippe Caubère : le bal de l'acteur

Théâtre | Rendez-vous samedi 28 et dimanche 29 août au Pot au noir pour découvrir un immense comédien interpréter les fameuses "Lettres de mon moulin" d'Alphonse Daudet.

Aurélien Martinez | Mardi 24 août 2021

Philippe Caubère : le bal de l'acteur

« Jouer Les Lettres de mon moulin comme si c'était moi qui les avait pensées, imaginées, écrites. » Ainsi l'immense comédien Philippe Caubère, qui fut l'une des figures du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine dans les années 1970, présente-t-il son ambitieuse série de spectacles sur les textes de l'écrivain français du XIXe siècle Alphonse Daudet. Il viendra au Pot au noir dévoiler en avant-première le troisième volet « composé de Lettres peut-être moins connues, comme les histoires corses ou celle de l'humoriste Bixiou, mais d'autres très connues au contraire comme celles des Vieux ou des Étoiles – qui donne son titre à la soirée » (extrait de la note d'intention). N'ayant pas pu voir ce travail en amont (dans lequel il incarne aussi bien le narrateur que les différents personnages), nous ne pourrons vous en dire plus. Mais l'on peut par contre affirmer que, qu'importe le matériel textuel qu'il ait entre les mains (le sien notamment, Caubère adorant écrire sur lui et nous l'écouter parler de lui), il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie cet acteur sur les planches. Il est littéralement habité, magnétique, ré

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Pédale avec les Triplettes

ECRANS | Autre film à (re)découvrir en plein air, cette fois samedi 28 août à 21h30 au Musée dauphinois (toujours sur réservation, au 04 57 58 89 01) : le très culte (...)

La rédaction | Mardi 24 août 2021

Pédale avec les Triplettes

Autre film à (re)découvrir en plein air, cette fois samedi 28 août à 21h30 au Musée dauphinois (toujours sur réservation, au 04 57 58 89 01) : le très culte Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet, petit bijou du cinéma d'animation français vintage datant de 2003. Mais que sont ces Triplettes ? Il ne s'agit pas d'un quelconque modèle de tricycle ni d'une équipe de pétanque, mais d'un trio de vieilles chanteuses pittoresques en rupture de music-hall parfumant l'atmosphère de leurs ritournelles swing. Méfiez-vous : elles en ont sous la pédale.

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Une semaine de fête début septembre pour les 20 ans d'Hadra

Festival | Le 3 septembre, l'association grenobloise Hadra, qui défend les musiques électroniques et notamment la psytrance grâce à son fameux festival (organisé (...)

La rédaction | Mardi 24 août 2021

Une semaine de fête début septembre pour les 20 ans d'Hadra

Le 3 septembre, l'association grenobloise Hadra, qui défend les musiques électroniques et notamment la psytrance grâce à son fameux festival (organisé malheureusement loin de Grenoble depuis plusieurs années), fêtera ses 20 ans. « À l’occasion de cet anniversaire symbolique, nous reviendrons aux origines marocaines du projet et d’un de ses fondateurs, Driss » (disparu en 2018) annonce l'association avec une semaine spéciale prévue du lundi 6 au samedi 11 septembre dans plusieurs lieux de Grenoble. Au programme : soirées, concerts, conférence, exposition... Programme complet ici.

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Du côté de la MC2

SCENES | Contrairement à d'autres salles de l'agglo, la MC2 avait choisi de ne pas dévoiler sa programmation avant l'été, pour laisser toute la lumière sur son temps (...)

La rédaction | Mardi 24 août 2021

Du côté de la MC2

Contrairement à d'autres salles de l'agglo, la MC2 avait choisi de ne pas dévoiler sa programmation avant l'été, pour laisser toute la lumière sur son temps fort de reprise en juin. Alors que la rentrée approche, le calendrier de la scène nationale grenobloise s'accélère enfin : la billetterie ouvrira le 1er septembre pour la première partie de saison (de septembre à décembre). Ensuite, l'entièreté de la saison sera présentée au public jeudi 9 septembre à 18h30, avec ouverture de la billetterie le même jour. Et pour savoir quoi aller voir cette saison à la MC2 et ailleurs, rendez-vous de notre côté mercredi 22 septembre pour notre traditionnel et très attendu (non?) panorama de rentrée culturelle !

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Danser en plein air

Soirées | Trois soirées pour passer une fin août dansante.

Damien Grimbert | Mardi 24 août 2021

Danser en plein air

En attendant la rentrée et les multiples propositions musicales qui ne devraient pas manquer de l’accompagner, voici déjà trois belles opportunités de danser à ciel ouvert : ce samedi 28 août de 16h à 20h, l’association SPR / Shépurien propose un open air gratuit orienté groove, psytrance et psytechno sur le très beau site du Parc des berges de l’Isère, avenue de Valmy. Au line-up, Aim, Lou-K et Syndrom, et pour se restaurer et se rafraichir, un bar et un stand de crêpes. Autre option le même jour, si faire quelques kilomètres de plus ne vous effraie pas : la fameuse équipe des Dynamita’s Night organise une soirée Roller Disco de 18h à 21h30 à Crolles, sur le parking du gymnase Guy Bolès. Au programme, funk, disco, initiation au roller, concours de line dance, bar, petite restauration et surprises diverses. Entrée libre, débutants (et déguisements) bienvenus et prêt de patins à roulettes possible sur place. On termine enfin avec l’apéromix du mardi 31 août sur la terrasse de la Bobine, qui accueillera dès 18h les DJs du programme Sister Act (en photo) Ciao Cesco, JSP, Yagi Uda et Madelaine, dont on a

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Le Commun des Mortels, fab lab grenoblois de l’alimentation

Nouveau lieu | Bar, atelier de brassage et de transformation alimentaire, lieu de culture… Ouvert depuis cet été à Grenoble, Le Commun des Mortels devrait devenir une adresse originale et incontournable du quartier Chorier-Berriat dans les semaines qui viennent.

Hugo Verit | Mardi 24 août 2021

Le Commun des Mortels, fab lab grenoblois de l’alimentation

Benoît et Quentin ont de quoi sourire. Car ça y est : les deux associés de la microbrasserie artisanale grenobloise Maltobar, rejoints il y a quelque temps par Mathias, ont ouvert cet été ce qui sonne comme l’aboutissement d’un projet de longue date. Bien plus qu’un bar où coule à flots la bière locale, Le Commun des Mortels doit devenir un lieu consacré à l’autonomie alimentaire, un atelier partagé où les particuliers de tous horizons pourront venir fabriquer, pêle-mêle, des pâtes, du pain, de la crème glacée, des ravioles, de la confiture, du jus de fruit... « Dès juillet 2016, on proposait déjà des ateliers de fabrication de bière dans notre brasserie. Ça a bien fonctionné. Alors on a eu envie d’élargir ce principe à la nourriture afin de se réapproprier toute une partie de l’alimentation que l’on a plus entre nos mains. Pour cela, on va mettre à disposition un parc de matériel, sur le même principe qu’un fab lab, avec des outils professionnels très coûteux que l’on ne peut pas avoir chez soi, comme une machine à pâtes, un pétrin, une turbine à glace… On propose aux gens de venir se for

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Danse avec Patrick

ECRANS | Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film (...)

Damien Grimbert | Mardi 24 août 2021

Danse avec Patrick

Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film qui ne révolutionne certes pas l’histoire du cinéma mais n’en procure pas moins un moment de réconfort bienvenu au spectateur pas trop regardant sur les ficelles scénaristiques et la subtilité des dialogues. Soit une histoire d’amour "interdite" entre une jeune fille timide et un professeur de danse rebelle dans un camp de vacances américain des années 1960, qui accumule à peu près tous les clichés propres au genre. Projection en plein air gratuite vendredi 27 août à 21h dans la cour du Musée de la Résistance, dans le cadre de l’exposition temporaire Vous n’irez plus danser ! Les bals clandestins 1939-1945 (inscription obligatoire).

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"La Terre des hommes" : la ferme !

ECRANS | ★★★★☆ / Seule contre tous, une jeune agricultrice abusée et humiliée par ses "confrères" trouve la force de lutter pour le rétablissement de ses droits. Plus qu’un "me too" ou un "rape and revenge" en milieu rural, Naël Marandin signe un grand film universel admirablement photographié et porté par des comédiens investis.

Vincent Raymond | Mardi 24 août 2021

Un changement de génération se profile dans l’exploitation bourguignonne de Bernard : sa fille Constance s’apprête à reprendre l’élevage bovin avec son fiancé Bruno, en opérant une modernisation en accord avec les tendances du marché. L’entreprise étant en liquidation judiciaire, Constance compte sur le soutien de Sylvain, un ambitieux représentant agricole local. Mais celui-ci va profiter de son ascendant pour abuser d’elle. Rongée par la culpabilité du viol qu’elle a subi et craignant de fragiliser son projet, la jeune femme commence par se taire. Avant de déballer la vérité… et d’en subir les conséquences. Si l’affiche d’un film est une promesse, celle de La Terre des hommes hisse la barre fort haut, avec sa distribution de prestige et la beauté lumineuse (sans maniérisme esthétisant) de son visuel. Le film s’avère à l’avenant, dans une vision contemporaine du monde paysan — c’est-à-dire dépoussiérée des clichés de catalogue à la Jean Sagols —, traitant des problématiques concrètes de celles et ceux qui nourrissent le monde, sans pour autant se priver de le faire avec une élégance formelle ne trahissant pas le sujet. Pourquoi faudrait-il “m

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La Chartreuse archi-bien !

ACTUS | En Chartreuse, se déroule depuis deux ans un festival estival original nommé Archi’Nature, mêlant architecture, paysage et design. Enjeu de l’événement : (...)

Jérémy Tronc | Mardi 24 août 2021

La Chartreuse archi-bien !

En Chartreuse, se déroule depuis deux ans un festival estival original nommé Archi’Nature, mêlant architecture, paysage et design. Enjeu de l’événement : « créer des passerelles, par le biais des constructions ou des créations artistiques et architecturales, qui puissent favoriser le lien social, la médiation et la découverte du paysage ». Le festival s’appuie sur le concept du biomimétisme – discipline qui consiste à imiter la nature pour les appliquer à d’autres domaines – pour proposer des œuvres et des rendez-vous originaux. C’est la rivière Guiers qui a été sélectionnée cette année pour accueillir les créations insolites, à découvrir au cours d’un road trip qui ne manquera pas de surprendre. À Saint-Pierre de Chartreuse par exemple, l’artiste Samuel Villien a construit un abri en bois dont la toiture s’inspire de la forme des vallées. À Agora Guiers (Pont-de-Beauvoisin), une œuvre du collectif Fil à Retordre, en forme d’arche monumentale, rappelle le travail de l’artiste américain Kenneth Snelson basé sur la tenségrité. Une dizaine d’œuvres ponctuent le parcours, que l’on peut découvrir grâce à un jeu adapté aux familles. Des spectacles sont au

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Avec "Negotium", le numérique se donne en spectacle

Événement | Après une première édition réussie en 2020, la soirée "Negotium", consacrée à l’art numérique dans le spectacle vivant, investit à nouveau le Marché d’intérêt national ce samedi 28 août avec, notamment, une tête d’affiche européenne de la discipline : Robert Henke.

Hugo Verit | Mardi 24 août 2021

Avec

Une nuit entière (huit heures de programmation !) dédiée à la création numérique dans le spectacle vivant, sous les voûtes alvéolées du gigantesque Marché d’intérêt national (MIN)… On ne va pas tergiverser : la soirée Negotium, organisée par l’insatiable collectif ARCAN (Association ressource pour la création artistique numérique) s’annonce comme l’un des événements les plus excitants de cette fin d’été. Mêlant le plus souvent musique et image – et quelques incursions théâtrales et chorégraphiques dans une moindre mesure –, cette seconde édition voit plus grand, plus fort, plus vertigineux que la première avec, notamment, la venue d’une star allemande de l’art numérique : un certain Robert Henke que l’équipe d’ARCAN n’a pas eu trop de mal à convaincre. « Dès qu’il a vu le lieu, son architecture, il l’a tout de suite intégré comme un terrain de jeu et a décidé d’adapter sa création. En fait, la programmation de Negotium, c’est aussi une grande part d’improvisation », se réjouit Jérôme Villeneuve, président de l’association. Pour tous les publics

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Cinémas : chronique d’un été

ACTUS | Bousculées durant l’été par de nouvelles mesures, les salles de cinéma se sont adaptées et ont fait mieux que résister dans un contexte difficile. Au bilan, une fréquentation en hausse, des gagnants et un moral retrouvé notamment à Lyon et Grenoble.

Vincent Raymond | Mardi 24 août 2021

Cinémas : chronique d’un été

Revenus du diable Vauvert et de sept mois (!) de fermeture, malgré l’arsenal de mesures déployées pour préserver la sécurité de ses clients-spectateurs, et surtout l’absence de foyer de contamination avéré constaté sur leurs sites, les exploitants cinématographiques ont vécu un ascenseur émotionnel depuis leur réouverture progressive le 19 mai dernier. Soumises à des jauges variables, au couvre-feu en vigueur dans leur territoire respectif jusqu’au 20 juin, à l’inexistence d’entente et de régulation entre distributeurs (et surtout, d’arbitrage par les tutelles) quant aux sorties, les salles ont ensuite vu avec effroi resurgir la concurrence de l’été — cette envie de sortir qui supplante celle de retrouver le grand écran. Et, pis que tout, la résurgence de la pandémie assortie du variant Delta avec un cortège de nouvelles restrictions. Au programme, un énième abaissement des jauges à 50 personnes et l’instauration du pass sanitaire pour la clientèle âgée de plus de 18 ans à compter du mercredi 21 juillet. « On est passé sous de nouvelles fourches caudines, soupire Bernard Wolmer, directeur d’exploitation des 6 Rex à Grenoble, il a bien fal

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L’artisanat haut la main avec l'Atelier Forma

GUIDE URBAIN | Zoom sur un nouveau concept store grenoblois.

Hugo Verit | Mardi 24 août 2021

L’artisanat haut la main avec l'Atelier Forma

Ce n’est pas un hasard si Lisa, Coline et Emma, fondatrices de l’Atelier Forma, se sont installées en plein cœur du quartier des antiquaires de Grenoble. Dans cette boutique cossue et lumineuse, on trouve en effet des pièces uniques de créateurs français, conçues à la main (tasses, vases, cadres, savon, textiles...) mais pas seulement. Ce concept store hybride renferme également un atelier de céramique, une cuisine ouverte (petite restauration végétarienne à prix raisonnable le midi) et un salon de thé afin de réunir en un même lieu les passions de chacune des trois jeunes femmes. Car ce projet est d’abord le fruit d’une amitié : « On s’est rencontrées à Ikea où l’on travaillait toutes les trois à l’époque sans vraiment trouver beaucoup de sens à ce que l’on faisait. À travers cette expérience professionnelle, on a commencé à se questionner sur la surconsommation et la surproduction et on s’est rendu compte qu’on avait des envies en commun. Notamment celle de mettre en avant le travail de la main et l’idée que l’on peut fabriquer les choses soi-même », raconte Lisa. Dès le mois de septembre, l’équipe de l’Atelier Forma poussera cett

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Stéphanie Nelson et Ina Thiam, regards croisés photographiques entre France et Sénégal

ARTS | Organisée à l’occasion des 20 ans de la coopération du Département de l’Isère avec le Sénégal oriental, l’exposition "Personne n’éclaire la nuit - La mémoire en miroir" propose une réflexion subtile sur les représentations et les stéréotypes grâce au travail des photographes Stéphanie Nelson et Ina Thiam.

Benjamin Bardinet | Mardi 24 août 2021

Stéphanie Nelson et Ina Thiam, regards croisés photographiques entre France et Sénégal

Initialement prévue en mai 2020, l’exposition actuellement présentée dans le magnifique cloître du Musée dauphinois est l’aboutissement d’une résidence croisée France/Sénégal dont la crise sanitaire a quelque peu chamboulé les modalités et le calendrier. Si la photographe iséroise Stéphanie Nelson a pu séjourner dans le département de Kédougou au Sénégal en janvier 2020, la Sénégalaise Ina Thiam a été contrainte de repartir dès son arrivée dans nos contrées au tout début du mois de mars de la même année. Du coup il lui a été proposé de faire elle aussi sa résidence à Kédougou – ce qui, pour une Dakaroise, est finalement assez dépaysant. Ina Thiam profita de ce temps de résidence pour réaliser des doubles portraits de jeunes femmes kédovines : le premier portrait "classique" est confronté à un second dans lequel ses sujets incarnent de façon volontairement théâtralisée des figures féminines qu’elles revendiquent comme modèles et dont une petite fiche nous explique le parcours. Sortir de sa zone de confort Ce sont également des diptyques photographiques dédiés à la jeunesse kédovine que propose Stéphanie Nelson. Le

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Cultivons-nous dans les bois

Cultivons-nous dans les bois. escapade | Et si la fin des vacances vous incitait à amorcer une transition en douceur entre nature et culture ? Voici une sélection de sorties qui vous permettront précisément de concilier les deux pour le plus grand bonheur des petits et des grands !

Benjamin Bardinet | Mardi 24 août 2021

Cultivons-nous dans les bois

Après un été pas franchement folichon, il n’est pas interdit d’espérer une météo clémente pour nous aider à affronter la rentrée. D’autant plus que cela pourrait nous permettre de profiter d’un certain nombre d’animations et de spectacles qui ambitionnent de faire vivre la culture au cœur de la nature – ou plus précisément au cœur des forêts puisque proposés par le Département dans le cadre de la saison culturelle intitulée l’Appel de la forêt. Du côté de Saint-Gervais, dans le magnifique espace naturel des Écouges, entre alpages et hêtraies, la compagnie Culture Caillou vous invite à découvrir la diversité des histoires qui hantent les espaces forestiers. Au cours de cette balade théâtrale oscillant entre humour et poésie, la forêt se dévoilera tour à tour comme lieu de refuge, de travail, de plaisir, d’aventures et de fantasmes (le 11 septembre). « Vis ma vie de bûcheron » Pour ceux qui n’entendent rien aux possibles fantasmes que peuvent susciter les environnements forestiers, l’approche plus pragmatique proposée par les parcs naturels régionaux et les professionnels de la filière bois pourrait peut-être leur con

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Estelle Charlier : "C'est dans les défauts que la marionnette prend vie"

ECRANS | Parmi la foule des collaborateurs de Leos Carax pour inventer "Annette", on peut notamment compter une compagnie de théâtre iséroise : La Pendue. Avec la complicité de son ami Romuald Collinet, Estelle Charlier est celle qui a donné un corps et un visage à la supposée petite fille prodige d'Ann (Marion Cotillard) et Henry (Adam Driver). Une marionnette qui n'est encore visible qu'au cinéma, mais qu'on peut aussi apprendre à connaître par les mots, grâce à sa créatrice...

Martin de Kerimel | Mercredi 21 juillet 2021

Estelle Charlier :

Comment avez-vous rencontré Leos Carax pour la première fois ? Estelle Charlier : Lui travaillait depuis un moment sur l'idée du personnage. Annette ne pouvait pas être une vraie petite fille et il ne souhaitait pas utiliser une image de synthèse ou un robot. Il tenait à utiliser un objet que les acteurs pourraient toucher et prendre dans leurs bras. Il s'est donc décidé pour une marionnette. En novembre 2016, j'ai été contactée : il cherchait plutôt des manipulateurs que des constructeurs, à cette époque, mais sans avoir encore choisi ce que serait le visage d’Annette. Il avait simplement les photos d’une enfant, qui m’ont beaucoup touchée. Je lui ai donc proposé de faire un essai de sculpture. C’est ainsi que nous avons commencé à travailler ensemble. Et ç’a été un travail au long cours… Un projet énorme : il y a plusieurs expressions du visage, plusieurs marionnettes, plusieurs âges et plusieurs types de manipulation. Mon complice, Romuald Collinet, a intégré l’équipe en janvier 2017. Le film aurait dû être tourné cette année-là, mais on a été interrompu après quatre mois. Finalement, le projet a

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"Titane" de Julia Ducournau : au lit, motors !

Palme d'Or 2021 | ★★★☆☆ / Une carrosserie parfaitement lustrée et polie, un moteur qui rugit mais atteint trop vite sa vitesse de croisière pépère… En apparence du même métal que Grave, son premier et précédent long métrage, le nouveau film de Julia Ducournau semble effrayé d’affronter la rationalité et convoque le fantastique en vain. Dommage.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Victime enfant d’un accident de la route dont elle a été la cause, Alexia vit depuis avec une plaque de titane dans le crâne. Devenue danseuse, elle se livre en parallèle à des meurtres affolant le sud de la France et "s’accouple" avec une voiture. Pour se faire oublier après une soirée très sanglante, Alexia endosse l’identité d’Adrien, un adolescent disparu depuis dix ans. Son père, un commandant de pompiers détruit, va cependant reconnaître ce "fils" prodigue et l’accueillir… Programmé par la Semaine de Critique en 2016, le sympathique Grave avait instantanément transformé Julia Ducournau, dès son premier long métrage, en nouvelle figure de la hype cinématographique française. Sans doute les festivaliers, déjà peu coutumiers des œuvres se revendiquant d’un "autre cinéma" louchant vers le fantastico-gore, la série B et les séances de minuit, avaient-il été titillés par le fait que ce film soit signé non pas par l’un des olibrius vaguement inquiétants fréquentant les marches du Palais (Gaspar Noé, Lars von Trier, NWR, Bertrand Mandico…) mais par une jeune réalisatrice présentant bien. Le peuple de la Croisette, et sans doute celui de

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"Kaamelott – Premier Volet" de et avec Alexandre Astier : le Retour du Roi

ECRANS | À la fois prologue et poursuite de la série télévisée, film d’épée et de fantasy, épopée dramatique teintée de notes burlesques et d’éclats symphoniques, Kaamelott – Premier Volet marque le retour attendu de l’inclassable saga arthurienne comme celui du réalisateur Alexandre Astier. Une concrétisation artistique ouvrant sur une prometteuse trilogie.

Vincent Raymond | Mercredi 21 juillet 2021

Deux tailles, deux ambiances… La porosité est faible entre le petit et le grand écran. S’il arrive qu’un succès au cinéma trouve des prolongations en feuilletonnant à la télévision en version longue des sagas (Le Parrain, Jean de Florette/Manon des Sources) ou en donnant naissance à une déclinaison/spin off (M*A*S*H, Fame, L’Arme Fatale, Star Wars : Clone Wars, The Mandalorian…), plus rares sont les séries TV à atteindre les salles. Et encore : sous forme de reboot semi-nostagique, comme en témoignent Chapeau melon et bottes de cuir (1998), The Wild Wild West (1999), Starsky et Hutch (2004) ou The Man from U.N.C.L.E. (2015). Rares exceptions à ce jour, Espace détente (long métrage autour de Caméra café, 2005), Sex and the City (2008) ou Downtown Abbey (2019) ont poursuivi dans la foulée de leur diffusi

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Alexandre Astier : « J’avais envie de dire aux gens : “vous croyiez connaître Arthur“… »

ATTENTION SPOILERS ! | Attention spoilers ! Alors que sort le mercredi 21 juillet le film plus attendu de l’année, Alexandre Astier revient sur la genèse et le tournage de Kaamelott - Premier Volet. Écriture, personnages, musique, image, distribution… L’auteur-réalisateur-compositeur-interprète aborde tous les postes et ouvre des perspectives. Quitte à se répéter : attention, spoilers ! Vous ne viendrez pas nous dire qu’on ne vous aura pas prévenus !

Vincent Raymond | Mercredi 21 juillet 2021

Alexandre Astier : « J’avais envie de dire aux gens : “vous croyiez connaître Arthur“… »

Dix ans se sont écoulés entre la fin du Livre VI de la série télévisée et Kaamelott - Premier Volet. La même durée dans la fiction pour les personnages (donc l’équipe) que pour le public… Néanmoins, vous avez vécu à la fois avec et sans Arthur durant tout ce temps puisqu’il a été celui de la préparation du film… Alexandre Astier : Il y a déjà un avantage à cet arrêt : la série se termine sur un mec lui-même à l’arrêt, plus du tout concerné par ce qui se passe dans une Bretagne sur laquelle il n’a plus aucun impact, et qui erre à Rome comme un clochard. Le royaume de Logres, aux prises avec ses anciens camarades, est devenu un état dictatorial mené par un taré, dans un bain de collaboration et de résistance. Du point de vue d’Arthur, comme ça ne le concerne plus, ça aurait pu durer vingt ou trente ans. Dire « Je pars ; non, je déconne, en fait, je reviens », ça ne peut pas marcher ! Il faut justement que celui qui ne voudrait pas revenir soit obligé de revenir sur une seule patte. L’autre avantage concerne l’écriture. À

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Beni soit Żuławski !

ECRANS | Citoyen de l’éternité depuis cinq ans, le cinéaste du trouble est plus que jamais vivant grâce, notamment, à la publication de Une histoire orale d’Andrezj (...)

Vincent Raymond | Mercredi 14 juillet 2021

Beni soit Żuławski !

Citoyen de l’éternité depuis cinq ans, le cinéaste du trouble est plus que jamais vivant grâce, notamment, à la publication de Une histoire orale d’Andrezj Zulawski, signé par Matthieu Rostac et notre brillant camarade François Cau chez Nitrate, mais aussi la réédition en coffret prestige Blu-ray 4K de Possession au Chat qui fume. Cela dit, si vous avez envie de redécouvrir sur grand écran les transes hallucinées d’Isabelle Adjani, sa folie contagieuse et destructrice mêlant frustration, fragilité et inquiétude, notez la date du jeudi 15 juillet sur votre calepin : le Maudit Festival programme au Club à 20h15 une séance spéciale de ce film-culte au charme vénéneux, toujours interdit au moins de 16 ans. Cauchemar finement ouvragé dans le décor violemment hostile du Berlin d’avant la réunification, Possession demeure d’actualité à l’époque de la surveillance généralisée ; il vous rendra même peut-être un tantinet paranoïaque. D’ailleurs, en le visionnant, demandez-vous si c’est vous qui regardez le film ou bien si c’est lui qui vous regarde…

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“Benedetta” de Paul Verhoeven : La chair et le sang

Cannes 2021 | Exaltée par sa foi et la découverte de la chair, une nonne exerce une emprise perverse sur ses contemporains grâce à la séduction et au verbe. Verhoeven signe nouveau portrait de femme forte, dans la lignée de Basic Instinct et Showgirls, en des temps encore moins favorables à l’émancipation féminine. Quand Viridiana rencontre Le Nom de la Rose…

Vincent Raymond | Mardi 13 juillet 2021

“Benedetta” de Paul Verhoeven : La chair et le sang

Italie, début du XVIIe siècle. Encore enfant, Benedetta Carlini entre au monastère des Théatines de Pescia où elle grandit dans la dévotion de la Vierge. Devenue abbesse, des visions mystiques de Jésus l’assaillent et elle découvre le plaisir avec une troublante novice, sœur Bartolomea. Son statut change lorsqu’elle présente à la suite d’une nuit de délires les stigmates du Christ et prétend que le Messie parle par sa voix. Trucages blasphématoires ou miracle ? Alors que la peste menace le pays, la présence d’une potentielle sainte fait les affaires des uns, autant qu’elle en défrise d’autres… Les anges du péché Entretenue depuis son enfance dans un culte dévot de la Vierge, conditionnée à adorer des divinités immatérielles omnipotentes, coupée du monde réel, interdite et culpabilisée lorsqu’il s’agit d’envisager les sensations terrestres, Benedetta vit de surcroît dans un monde de fantasmes et de pensées magiques, où chaque événement peut être interprété comme un signe du ciel (ce que la superstition ambiante ne vient surtout pas démentir). Prisonnière d’une commu

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