Question simple de l'été #2 : que fait vraiment un DJ derrière ses platines ?

ACTUS | Il est facile d’imaginer qu’il suffit d’appuyer sur un bouton et de lever les bras pour être DJ. Or c'est un peu plus que ça, comme nous l'explique DJ Rescue, artiste de la scène grenobloise.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Photo : Marie Rouge


« Le travail d'un DJ c'est de mixer, c'est-à-dire mélanger des sources sonores – la plupart du temps des morceaux de musique – pour créer une continuité cohérente. Selon le style du DJ, cette continuité peut raconter une histoire, être une continuité émotionnelle ou bien faire danser le public. Le DJ va donc faire s'enchaîner des morceaux différents, sans qu'il y ait de coupure ou de variation de rythme ou de tonalité entre eux. »

Et concrètement ? « Il y a différentes techniques de mix. Celle que j'utilise le plus est le mix au tempo. Tout d'abord, il faut une table de mixage, avec autant de pistes que de sources sonores que l'on va employer. Ensuite, il faut un outil pour diffuser les différents morceaux. Personnellement, j'utilise un contrôleur avec 2 platines à plateau de CD et une mixette intégrée. La table de mixage est équipée d'un système de pré-écoute, ce qui me permet d'entendre le morceau au casque sans qu'il soit diffusé au public. C'est grâce à ça que je peux caler les morceaux sur le même rythme, afin qu'ils s'enchaînent de façon harmonieuse. Pour cela, j'écoute un morceau avec l'oreille gauche et l'autre avec l'oreille droite, ce qui demande un peu de pratique. Il est essentiel de considérer l'harmonique des deux morceaux à mixer, leur énergie, de respecter les phrases musicales et les temps des mesures des morceaux. Il y a ensuite une gestion du volume, du gain, et aussi et surtout des EQ (ou fréquences basses medium et aiguës) pour les 2 titres. Enfin, il faut aussi savoir faire disparaître le morceau sortant au bon moment. »

Plus d'infos sur DJ Rescue : http://chica-chic.com/djrescue

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Au Black Lilith, DJ Rescue compte « revenir aux sources du clubbing »

Soirée | La grenobloise lancera ce samedi 17 novembre une série de soirées baptisée "Toute une nuit". La Fraicheur sera sa première invitée.

Damien Grimbert | Mardi 13 novembre 2018

Au Black Lilith, DJ Rescue compte « revenir aux sources du clubbing »

Après quinze années d’activisme passionné et sans concession en faveur du versant le plus aventureux des musiques électroniques, DJ Rescue présentera ce samedi 17 novembre la première édition de Toute une nuit, sa nouvelle résidence au Black Lilith. Un rendez-vous bimestriel orienté « techno mais pas seulement », qui inclura également post-punk, synth wave, électro old school, italo-disco, house déviante… mais surtout des valeurs de partage et de respect trop souvent absentes des dancefloors actuels. « Avec cette soirée, j’ai envie de revenir aux sources du clubbing, que ce soit un moment de rassemblement autour d’un amour partagé de la musique et de la danse. L’idée, c’est d’avoir un public mélangé, où chacun se sente libre d’être comme il est et se sente respecté comme il est, tout en respectant les autres. Ça me ferait plaisir aussi de voir des looks extravagants ou des chorégraphies délirantes. Bref, qu’on se lâche, dans le sens positif, et pas forcéme

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Simple question de l’été #7 : comment préserve-t-on un tableau ?

ACTUS | Pourra-t-on encore admirer le sourire de la Joconde dans 500 ans ? Pas sûr, car même l’œuvre la plus visitée au monde n’est pas à l’épreuve du temps. Valérie Huss, conservatrice au Musée de Grenoble, nous en dit plus.

Nicolas Joly | Vendredi 21 juillet 2017

Simple question de l’été #7 : comment préserve-t-on un tableau ?

« Les musées aujourd’hui travaillent beaucoup sur cette notion de conservation préventive. Il s’agit de faire attention aux conditions dans laquelle l’œuvre est conservée, dans les réserves ou les salles d’exposition. Plusieurs paramètres peuvent avoir une incidence sur l’état d’un tableau : l’humidité, la température, la lumière, l’empoussièrement, les problèmes d’infestation d’insectes et les éventuelles manipulations. » Et concrètement ? « Chaque œuvre va, selon sa nature, nécessiter une attention particulière. Un dessin sur papier sera par exemple bien plus sensible à la lumière qu’un tableau verni. Des protections physiques sont également mises en place lors du conditionnement. Au Musée de Grenoble, nous conservons les œuvres en les accrochant sur des grilles, qui sont des sortes de compactus. Mais lorsqu’il s’agit de pièces plus compactes, nous les plaçons dans des caisses faites de matériaux neutres. Cela permet de limiter l’influence de l’environnement sur l’œuvre. » Plus d'infos sur le Musée de Grenoble : www.museedegrenoble.fr

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Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

ACTUS | S’il existe des salles de spectacle privées qui vivent (plus ou moins) bien, les salles publiques, elles, comptent sur la contribution des différents acteurs publics (ville, département, région, État…) lorsqu’elles bouclent leur budget annuel. Antoine Conjard, directeur de la scène nationale l’Hexagone de Meylan, nous explique pourquoi.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

« Si nous n’avions pas d’argent public, les places de spectacle de l’Hexagone qui sont à 12 ou 13€ en moyenne seraient à 40 ou 50€. C’est pour cela que les prix des places dans les salles privées sont plus élevés que ceux des salles publiques. Car après tout, accueillir des spectacles génère des coûts. Il faut entretenir l’espace dont on dispose, accueillir les artistes et les équipes, mais aussi rémunérer correctement les personnes qui travaillent au sein de notre structure. » Mais encore ? « Il faut aussi savoir que le secteur public spectacle vivant travaille à la création contemporaine, pour permettre l’échange entre les chercheurs que sont les artistes et les spectateurs. Nous voulons permettre à ces derniers de découvrir des formes de spectacle qu’ils n’auraient pas l’occasion de voir si nous n’existions pas. » Plus d'infos sur l'Hexagone de Meylan : www.theatre-hexagone.eu

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Simple question de l’été #5 : pourquoi les auteurs acceptent-ils les rencontres dans les librairies ?

ACTUS | Pourquoi un écrivain qui vend des milliers de livres prend-il la peine de venir rencontrer ses lecteurs dans une librairie qui ne peut en accueillir que quelques dizaines ? Nicolas Trigeassou, directeur de la librairie grenobloise Le Square (et ici en photo avec l'auteur Gaël Faye), nous répond.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #5 : pourquoi les auteurs acceptent-ils les rencontres dans les librairies ?

« Les rencontres avec les lecteurs sont des moments lors desquels il se passe quelque chose entre l’écrivain et son public. Lorsque l’auteur parle de son livre, il le relit et le comprend différemment grâce aux questions que le public lui pose. De plus, l’écriture étant une activité très solitaire, les auteurs ont besoin de cet échange direct avec les lecteurs. L’écrivain touche certes moins de gens que lorsqu’il passe à la télévision, par exemple, mais la nature de la parole qui en sort est très différente. Ce sont des moments d’échange d’une heure environ, durant lesquels les auteurs peuvent aborder certains sujets dont ils ne peuvent pas parler ailleurs. Delphine de Vigan ne dit par exemple certaines choses que lors de ces rencontres. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle refuse qu’elles soient enregistrées. » Et financièrement ? « Les motivations des écrivains pour participer aux rencontres sont donc variées, mais l’argent n’en fait pas partie. Pour préparer la rentrée littéraire, nous envoyons des invitations aux maisons d’éditions des auteurs qui nous intéressent. Ceux qui souhaitent venir nous répondent ensuite, mais il s’agit toujours d’une démarche d

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Simple question de l’été #4 : peut-on tout dire dans une chanson ?

ACTUS | En cas d’injure ou de propos racistes, un politique peut être sanctionné. Mais qu’en est-il d'un artiste lorsqu’il s’exprime en chanson ? Nous sommes allés poser la question à Sophie Adriaens, avocate à Grenoble.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #4 : peut-on tout dire dans une chanson ?

« En France, la liberté d’expression est une liberté fondamentale. Elle est garantie à tous les citoyens, mais elle ne doit pas porter atteinte aux autres libertés fondamentales. Elle comporte donc des limites inscrites dans le code pénal notamment, comme l’injure, la diffamation, l’incitation à la haine ou l’appel au meurtre. Ainsi, si un chanteur tient par exemple des propos racistes dans l’un de ses titres, la justice peut être saisie. » Mais encore ? « Le juge prend toutefois en compte le contexte dans lequel les propos sont tenus. S'il estime que les propos en question sont parodiques ou ne reflètent pas la pensée de leur auteur car dits à travers un personnage par exemple, ce dernier ne sera pas condamné. C’est ce qui s’est passé avec le rappeur Orelsan et sa chanson Sale pute. Les décisions de justice concernant la liberté d’expression des artistes sont donc le fruit d’une analyse au cas par cas du juge, et reposent sur son interprétation des textes de loi au regard des faits, dans un contexte évolutif des mentalités. » Plus d'infos sur Sophie Adriaens :

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Simple question de l’été #1 : à quoi sert un chef d’orchestre ?

ACTUS | À chaque concert, on le voit s’agiter avec entrain devant ses musiciens. Mais que fait-il réellement ? Le chef d’orchestre Marc Minkowski, à la tête des Musiciens du Louvre Grenoble, nous l’a expliqué.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #1 : à quoi sert un chef d’orchestre ?

« Le chef d’orchestre décide du nombre de cordes par exemple, de l'instrumentarium – aux Musiciens du Louvre, nous jouons sur instruments d'époque – et du diapason. Il émet également des souhaits sur la disposition de l'orchestre en fonction de l'œuvre, de l'interprétation qu'il souhaite en faire, de l'acoustique de la salle... Le chef donne ainsi sa vision : lors des répétitions, il impose sa conception de la partition que tous les musiciens vont suivre. Le sens de l’interprétation d’une partition ne se bâtit pas de façon collégiale. Le chef d’orchestre décide. » Et la baguette ? « Lorsque le répertoire est romantique ou moderne, et implique un gros orchestre, elle est de mise. Car la gestique est importante. La baguette permet que sa ligne soit plus précise, les gestes plus carrés et surtout lisibles même depuis le fond de la scène. La main droite impulse le rythme, assure le volet énergie de la sensation. La main gauche donne le relief de l'interprétation : les nuances, le caractère. » Plus d’infos sur Marc Minkowski : www.mdlg.net

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Question simple de l’été #3 : comment transmet-on une chorégraphie à des danseurs ?

ACTUS | Comment un chorégraphe peut-il transmettre ses œuvres aux générations futures, et comment conserve-t-on des chorégraphies qui ont plusieurs siècles ? Réponse à cette simple question avec le chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Question simple de l’été #3 : comment transmet-on une chorégraphie à des danseurs ?

« Au XVIIIe siècle, ce sont surtout les danseurs qui se transmettaient les œuvres entre eux, de façon orale ou visuelle. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que des gens comme Rudolf Laban ont commencé à se pencher sur l’écriture de la danse. Il a ainsi développé une méthode de notation qui fait se déplacer un corps dessiné sur une partition verticale. D’autres méthodes similaires voient le jour, mais elles restent des pratiques d’érudits. » Et aujourd’hui ? « Les choses commencèrent vraiment à bouger avec l’arrivée de la danse moderne et de l’image. Les gens n’ont plus besoin d’étudier de la même façon. Ils peuvent simplement regarder une image et reproduire le geste. Personnellement, quand je dois monter mes pièces, je décompose les mouvements grâce à la vidéo pour que les étudiants puissent voir et reproduire les gestes en détail. La transmission d’une danse est en réalité une affaire très personnelle, et chaque chorégraphe fait un peu à sa façon. Il n’y a pas de méthode unique. Certains vont par exemple refuser de montrer les mouvements, en faisant tout passer par l’oral. C’est une façon de faire plus fréquente dans la danse contemporaine, qui laisse p

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Soirées à venir

MUSIQUES | Actualité oblige, on se focalise une fois n’est pas coutume sur les soirées se déroulant cette semaine, sans omettre pour autant de vous balancer quelques news sur ce qui vous attend dans les mois à venir. Enjoy ! Damien Grimbert

François Cau | Lundi 31 janvier 2011

Soirées à venir

Pump Up The ValiumÀ ceux qui se plaignent que la musique électronique « c’est toujours pareil », on ne saurait que trop conseiller la soirée Pump Up The Valium de ce jeudi. Au programme, une série de lives sets placés sous le signe de l’ultra-violence musicale, mais également de l’originalité la plus farouche. Originaire de Barcelone, Autopsy Protocol propose ainsi un live « grindcore expérimental sombre et destructeur aux accents harsh noise », tandis que leurs collègues lyonnais Randomatik Blast et Gameboy Physical Destruction tendront respectivement vers « un breakcore obscur, puissant, précis et vocal » et « un mélange de sonorités 8-bits et de métal-hardcore ». À ne pas manquer non plus N’yo Morrison et son « rock psychédélique vintage remixé à la sauce acid hardcore » et Anti Set et son « hardcore bête et méchant » parcouru de chansons pop et de samples de films d’horreur. Et si tout ça vous semble un poil trop bruyant pour vos frêles oreilles, c’est sans doute juste que vous êtes déjà un peu trop vieux… Pump Up The Valium, jeudi 3 février au Drak-Art DJ Rescue Si l’on réserve en règle générale l’espace de cette r

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