Les actions "Hors les murs" des écoles de musique en Isère - Villard-Bonnot

ACTUS | Le Département de l'Isère et le CREEAI présentent les actions "Hors les murs" des écoles de musique et des conservatoires qui tendent à rendre accessible l'éducation culturelle et artistique à tous les Isérois. En juin dernier, nous sommes partis à Villard-Bonnot, à la rencontre des 225 participants au projet "D'un rock à l'autre".

La rédaction | Mardi 19 septembre 2017

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Jazz à Vienne 2022, les premiers noms

ACTUS | C'est un mélange d'habitués et d'artistes reportés des précédentes éditions que propose Jazz à Vienne avec les premiers noms de son édition 2022, déjà alléchante, qui dévoile également sa nouvelle identité visuelle.

Stéphane Duchêne | Jeudi 25 novembre 2021

Jazz à Vienne 2022, les premiers noms

Voilà le genre d'annonces qui donne comme un avant-goût d'été en plein mois de novembre et au beau milieu d'une vague de froid (et d'une cinquième vague de Covid) : les premiers noms de la programmation de Jazz à Vienne. Bon, on se garde sous le coude l'idée qu'une programmation dévoilée à huit mois de l'événement ne mange plus beaucoup de pain depuis deux ans, mais quand même, il s'agirait de n'être pas trop fataliste. Alors voilà, comme chaque année depuis que Bruno Théry a passé la main, c'est par le dévoilement de l'auteur de l'affiche de la future édition que commence l'annonce. En l'occurrence une autrice puisque c'est Audrey Spiry qui a été désignée pour une touche, enfin, féminine qui a travaillé sur l'idée de vibration. Le dessin, et son mariage avec la musique, sera encore au centre le vendredi 8 juillet pour un concert dessiné – en partenariat avec le Festival d'Angoulême – où un line-up premium réunissant Laurent Bardainne, Thomas de Pourquery et Fabrice Martinez se confrontera à l'univers oniriqu

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Musilac annonce dix noms supplémentaires

Festival | Après l'annonce de vingt premiers artistes à l'affiche du festival Musilac 2022 à Aix-les-Bains, l'organisation vient de dévoiler dix autres noms.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

Musilac annonce dix noms supplémentaires

Dutronc & Dutronc, Gaëtan Roussel, Metronomy, Alt-J, Juanes, Tim Dup, Claire Laffut, Feu! Chatterton, Kas:st et Lilly Wood and the Prick : voici les dix noms qui s'ajoutent au line-up de Musilac 2022, qui se tiendra du 6 au 10 juillet à Aix-les-Bains, au bord du lac du Bourget. Pour rappel, les premiers atistes annoncés sont Angèle, Benjamin Biolay, Dropkick Murphys, Fat Freddy’s Drop, Hatik, -M-, Declan McKenna, Nada Surf, Niska, Nothing But Thieves, Orelsan, Parcels, Queens of the Stone Age, Rilès, Simple Minds, Sum 41, Skunk Anansie, Tones and I, Vianney, Zucchero.

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Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Danse | A l’issue de deux soirées de représentation ce week-end à La Rampe, les quatre lauréats du concours de danse Podium ont été désignés par le public et le jury.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Quatre compagnies de danse bénéficieront, l’an prochain, de la Tournée Podium. Elles ont été sélectionnées parmi douze propositions, vendredi et samedi soir, à La Rampe. Pour les pièces en solo et duo, présentées vendredi, le jury de professionnels a choisi B4 summer de Mercedes Dassy (Belgique). Pour les pièces de groupe, c’est Muyte Maker, de Flora Détraz (France), qui a été sélectionnée. Vendredi soir, le public a préféré Learning from the Future, de Colette Sadler (Royaume-Uni), et samedi, c’est Entropie de Léo Lérus (France, Guadeloupe) qui a été le coup de cœur des spectateurs. Les lauréats seront programmés, pour la saison 2022-2023, parmi les dix-sept scènes partenaires de Podium, réparties un peu partout en France, et dans le réseau des « voisins » de ces théâtres. La répartition des tournées sera annoncée prochainement. Si Podium est bel et bien un concours, c’est avant tout l’occasion pour les compagnies de montrer leur travail à des professionnels ; en dehors des soirées de spectacles, des temps d’échanges informels ont été

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"La Morsure de l’Âne" par Émilie Le Roux : « Ce texte nous a attendus »

Théâtre | La nouvelle création de la compagnie Les Veilleurs, mise en scène par la Grenobloise Emilie Le Roux, aborde le sujet de la vie et la mort. Pensée aussi bien pour les enfants que pour leurs parents, La Morsure de l’Âne, issue d’un texte de Nathalie Papin, sera jouée du 30 novembre au 4 décembre à la MC2 de Grenoble.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

« Vivez, mourez, mais choisissez enfin ! » Tout au long du spectacle, accompagné d’un âne malicieux, Paco oscille entre pulsions de vie et de mort, visité par des créatures, des personnages, des membres de sa famille, dans un univers onirique. Que faire ? Emilie Le Roux s’attaque, avec la compagnie Les Veilleurs, à un thème aussi difficile qu’universel : la mort, et comment on vit avec la conscience de cette inéluctable fin. Après Le Pays de Rien, c’est une nouvelle fois un texte de Nathalie Papin qui est mis en scène, coproduit par la MC2, en partenariat avec l’Espace 600. « C’est sûrement le seul texte de Nathalie Papin qui n’a pas été monté ! On doit le faire depuis 12 ou 13 ans ; on attendait que ce soit le moment, que la compagnie soit capable de porter le projet. Ce texte nous a attendus », commente Emilie Le Roux. Sujet ardu, mais abordé avec l’intelligence et la finesse que l’on connaît à Nathalie Papin, et « beaucoup de malice. Ce ne sont pas des blagues, mais une forme d’humour qui permet de prendre de la distance. Son écriture est très concise, sans bavardage ; cela peut paraître simple au premier abord, mais si l’on s’y penche

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No One Is Innocent fourbit ses armes à la Belle Electrique

ACTUS | L’inépuisable groupe métal No One Is Innocent a terminé cette semaine une résidence de quelques jours à la Belle Electrique, afin de peaufiner la tournée Ennemis 2022.

Valentine Autruffe | Vendredi 19 novembre 2021

No One Is Innocent fourbit ses armes à la Belle Electrique

Bientôt trente ans que No One Is Innocent écluse toutes les scènes rock et métal du pays et au-delà, avec toujours la même verve chantée en français. Cette semaine, le groupe a passé quelques jours en résidence à Grenoble, à la Belle Electrique, afin de préparer son retour sur les routes (No One ne s’en éloigne jamais bien longtemps) avec un nouvel album, Ennemis, sorti en octobre 2021. Quelques Zénith au programme de lives qui seront toujours aussi rugueux ; il suffit d’écouter le titre qui porte le disque, Forces du désordre, pour imaginer la furie prendre possession de la fosse… De quoi exulter contre les ennemis de No One, explicitement rhabillés pour l’hiver dans Les Hyènes de l’info, La Caste ou Polit Blitzkrieg. Rendez-vous le 19 mai 2022 à la Belle Electrique pour le concert grenoblois de No One is Innocent. Et pour les impatients inconditionnels du genre, on se note aussi la date du 5 février à la Halle Tony Garnier de Lyon, où No One sera accompagné d’Ultra Vom

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Le charme de l’Oblomovisme

Théâtre | Chef d’œuvre de la littérature russe, Oblomov est adapté à la scène par Les Tréteaux de France. On a vu le spectacle à l’Hexagone de Meylan : mentions spéciales à l’interprète d’Ilya Ilitch Oblomov, Guillaume Pottier, et à la mise en scène de Robin Renucci.

Valentine Autruffe | Jeudi 18 novembre 2021

Le charme de l’Oblomovisme

Oblomov, Ilya Ilitch de son prénom, élève la paresse en art de vivre. Vautré dans son lit, en robe de chambre, sa mauvaise foi et son oisiveté patente agaceraient n’importe qui. Puis au fil des 2h30 de la pièce (un poil long, mais on ne résume pas un monument de la littérature russe de 500 pages en une heure), on s’adoucit face à ce caractère enfantin et bon, qui finalement souffre du mal qui le ronge et auquel il a donné son nom : l’Oblomovisme, terme encore usité aujourd’hui pour désigner un fainéant, un gros dormeur… Il est si touchant qu’on finit par avoir presque envie de le rejoindre dans son petit intérieur feutré, encadré de voilages, pour se laisser aller à une décadente paresse, laisser tomber le monde… Presque ; jusqu’à ce que cet intérieur devienne une prison, palais d’ennui et de mollesse, désiré et haï à la fois. La magie Oblomov opère, et c’est en grande partie dû à la performance du comédien qui l’incarne, Guillaume Pottier : un Ilya Ilitch plus vrai que nature, puéril comme un ado, exalté comme un amoureux, paresseux, tire-au-flanc, peureux, perdu. Très maligne, aussi, la mise en scène imaginée par Robin Renucci. Au final, quel charme, cet Oblomov…

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Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

ACTUS | Né à Bruxelles, le mouvement Balance ton Bar fait des petits, y compris à Grenoble où une page Instagram recense les témoignages de femmes et cumule déjà près de 5000 abonné(e)s.

Valentine Autruffe | Jeudi 18 novembre 2021

Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

Après MeToo, Balance ton porc, MeTooThéâtre ou encore MeTooPolitique, un hashtag né à Bruxelles il y a quelques semaines se répand comme une traînée de poudre. Des centaines de femmes racontent leurs soirées dans des bars, boîtes de nuit et salles de concert où elles affirment, pour beaucoup, avoir été droguées à leur insu. Drogue du viol Une page Balance ton Bar Grenoble a été récemment créée sur Instagram, et recense les témoignages de femmes anonymes qui rapportent leurs mésaventures dans les établissements grenoblois. De la lourdeur à l’agression, voire au viol à proprement parler, il y a de tout, mais ce qui frappe surtout ce sont les soupçons répétés d’avoir consommé à leur insu du GHB, dite "drogue du violeur". Ces nouveaux récits résonnent évidemment avec l’actualité récente ; fin octobre, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête après un signalement de Grenoble Ecole de Management, qui a indiqué à la justice que du GHB aurait circulé dans (au moins) trois soirées étudiantes.

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À Échirolles, on fabrique les emplois de demain

ACTUS | L'association Solidarité pour l'emploi à Échirolles-Ouest (SOLEEO) a inauguré mardi 16 novembre ses nouveaux locaux dans l'ancienne maison de l'égalité femmes/hommes dans le quartier de la Luire. Tête de pont du dispositif national Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée (TZCLD), l'association est prête à relever le défi de mettre fin au chômage sur le territoire imparti.

Eloïse Bonnan | Mercredi 17 novembre 2021

À Échirolles, on fabrique les emplois de demain

Au 2, rue Pablo-Picasso, l’association Solidarité pour l’emploi à Échirolles-Ouest (SOLEEO) a inauguré mardi ses nouveaux locaux en présence de son président Georges Van Billoen et de Claire Dupin, future directrice de l’association, des représentants des collectivités locales, ainsi que de tous les participants du projet Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée (TZCLD). Ce bassin de 9400 habitants sera-t-il l’un des 50 nouveaux territoires ambitieux à expérimenter le dispositif, qui veut résorber le chômage de longue durée ? Verdict en début d’année 2022. En attendant, la campagne de financement participatif citoyen pour venir en aide aux premiers investissements de l’association est lancée. Malgré une « candidature solide » comme l’affirme Loëva Labye, cheffe de projet TZCLD à Grenoble Alpes Métropole, et le « soutien indéfectible » exprimé par Christophe Ferrari au nom de la métropole toute entière, personne ne dit que le cahier des charges est fastoche... Produire des emplois en fonction des compétences des salariés Créée le 17 mars dernier, l’association SOLEEO doit préfigurer la future Entreprise à but d’emploi (E

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"Oranges Sanguines" : pas de quartier !

Le film de la semaine | Deuxième incursion du maître de La Compagnie des Chiens de Navarre au cinéma après le bancal Apnée, Oranges Sanguines rectifie le tir pour viser juste dans plusieurs directions à la fois : politique, économie, famille, adolescence… Un tableau acerbe et féroce de la société française, façon puzzle.

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Pendant qu’un ministre des Finances tente de gérer en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique (en clair, ses fraudes fiscales), un couple de vieillards surendettés essaie de se sortir de sa mouise en participant à un concours de rock. Et une adolescente rêve à sa première fois. Mais, méfiance, dans la campagne profonde, un frappadingue attend son heure pour commettre des agressions sexuelles. La France, en 2021… Passer des planches à la caméra est rarement une sinécure pour les metteurs en scène, qui doivent apprendre à changer de dimension : réduire les trois de la scène à deux pour l’écran, et puis dompter le temps à coup d’ellipses et de montage. Jean-Christophe Meurisse avait sans doute besoin d’ajustements à l’époque d’Apnée, objet peu mémorable aux faux-airs de prototype ; il en a tiré de vertigineuses leçons pour ces Oranges Sanguines. Volontairement “impur” dans sa forme — une construction de saynètes se succédant avant de s’entremêler rend le fil de sa narration discontinu, mais l’effet mosaïque en résultant sert admirablement le propos — ce film

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Infrason fête ses 4 ans

Electro | Après quatre ans d’existence et une centaine d’évènements organisés sur Grenoble, Lyon et Paris, le collectif Infrason fêtera samedi 20 novembre son (...)

Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Infrason fête ses 4 ans

Après quatre ans d’existence et une centaine d’évènements organisés sur Grenoble, Lyon et Paris, le collectif Infrason fêtera samedi 20 novembre son anniversaire… à la Belle Electrique, autour d’un line-up massif rassemblant des poids-lourds de la scène techno française actuelle. Un vrai accomplissement pour cette jeune association qui a rapidement pris de l'ampleur, et défend « une approche militante du dancefloor » autour de valeurs comme le féminisme, l’inclusivité ou encore la réduction des risques, concrétisée par un conséquent travail de terrain. Autre particularité d’Infrason, le soin apporté à conceptualiser ses résidences bimestrielles : au Drak-Art, les soirées LGBTQI+ friendly Unleashed réunissent ainsi une programmation techno pointue et des performances de drag-queens & kings, tandis qu’à l’Ampérage, les soirées Funk’Invaders associent house, funk et disco à l’univers du retrogaming via des projections de jeux vidéo vintage. Un concept amené à se moderniser en 2022, avec l’ouverture à des sonorités plus vastes (électro, trance) et des jeux vidéo… plus récents. En dépit de ces belles réussites, Infrason n’a pas pour autant l’intention «

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Villa Glovettes, résidence d’artistes en Vercors

Villard-de-Lans | Aux Glovettes, énorme complexe résidentiel typique des stations de ski, la majorité de l’année les appartements sont vides. Une association créée par quatre femmes fait vivre le bâtiment en dehors de la saison des neiges en le transformant en résidence d’artistes et en proposant des actions culturelles aux habitants du Vercors.

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Villa Glovettes, résidence d’artistes en Vercors

En cette fin d’automne, le lieu est fantomal. Silence de forêt au milieu de ces énormes bâtiments de béton qui serpentent au creux d’un vallon, en surplomb de Villard-de-Lans. Au pied des immeubles, le télésiège est à l’arrêt, le court de tennis vieillit. Sorti de terre à la fin des années 70, dans la ruée sur l’or blanc, le complexe des Glovettes peut accueillir, au cœur de l’hiver, jusqu’à 5000 vacanciers skieurs. Le reste de l’année, quarante personnes s’y croisent de loin. Parmi elles Agathe Chion, metteuse en scène qui après avoir bourlingué dans les théâtres de Berlin et Bruxelles, a pris un virage radical avec conjoint, enfants et chien pour s’installer dans l’appartement familial des Glovettes. Au vert. Rapidement elle s’est liée avec trois comparses vertacomicoriennes, Adrianna Wallis, artiste plasticienne, Hélène Fournié, illustratrice médicale, et Célia Vaudaine, professionnelle de l'édition.

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"Cinéma de quartier" haute intensité

ECRANS | Après quatre années d’absence, le Cinéma de quartier des Barbarins Fourchus revient à la Salle Noire pour deux séances exceptionnelles, le temps de mettre en lumière deux œuvres hors-normes et insensées venues respectivement de Hong Kong et du Japon.

Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Pourvoyeuses d’un cinéma bis fauché, fantasmatique et volontiers transgressif, tout entier voué à la satisfaction des pulsions primales de spectateurs en quête de dépaysement et de sensations fortes à l’issue d’une dure journée de travail, les salles de quartier ont depuis longtemps disparu de nos villes. Pour autant, leur héritage populaire, et la cohorte de films à petit budget mêlant sexe, violence, action et aventure qui les accompagnaient, sont maintenus en vie par intermittence depuis maintenant une bonne quinzaine d’années par le cinéma de quartier des Barbarins Fourchus. Pour cette nouvelle mouture après une longue, trop longue, pause, la formule a néanmoins (temporairement ?) changé : finis les double-programmes réunissant films de kung-fu, horreur gothique et westerns italiens des années 60 et 70, et place à deux films asiatiques plus récents mais tout aussi démentiels, faisant écho sans détour à la période de pandémie et de confinement traversée. Vers l’infini et au-delà Dans Symbol (2009), deuxième long-métrage de l’humoriste japonai

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"Le Fils" : si maman si ; si seulement

Théâtre | Il était une fois une famille catholique de l'Ouest de la France, que l'on pourrait classer du côté de la petite bourgeoisie. Il était une fois une mère qui, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 novembre 2021

Il était une fois une famille catholique de l'Ouest de la France, que l'on pourrait classer du côté de la petite bourgeoisie. Il était une fois une mère qui, progressivement, va embrasser la cause des traditionalistes. C'est l'époque du vote de la loi dite du mariage pour tous, et de ces manifestants bien décidés à ce que cette, selon eux, « menace contre la famille » ne soit pas adoptée. C'est, surtout, l'époque où des gamins étaient traînés dans les cortèges pour scander des slogans du type « un papa, une maman, on ne ment pas aux enfants ». Leur a-t-on demandé, à eux, ce qu'ils en pensaient vraiment de tout ça ? Avec Le Fils, l'autrice Marine Bachelot Nguyen a construit un texte fort (quoiqu'un brin balisé) sur une mère aveuglée par son combat. En jouant autant sur le "je" que sur une parole plus extérieure à la troisième personne du singulier, elle a offert à la comédienne Emmanuelle Hiron la possibilité d'incarner avec recul cette militante sur le tard. Son monologue captive alors pendant une heure, notamment grâce au travail sobre du metteur en scène David Gauchard – qu

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Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

Folk | On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la (...)

Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la perfection à la musique de Brigid Dawson, chanteuse et claviériste pendant pas loin de dix ans au sein de la fameuse formation de garage rock psychédélique californienne Thee Oh Sees. Et la Californie, berceau ensoleillé de la contre-culture des 60’s et terre d’accueil de l’utopie hippie, est bel et bien présente en esprit au sein de Ballet of Apes, son premier album solo sous le nom Brigid Dawson & The Mothers Network : voix apaisée, ambiances planantes, ballades folk langoureuses au doux parfum psychédélique… Mais elle n’est pas la seule. Elevée en Angleterre dans une famille de musiciens (son père était un pianiste de jazz), Brigid Dawson a passé une bonne partie de sa jeunesse à vivre consécutivement entre ces deux pays, et sa musique s’en ressent. Une sorte de spleen pluvieux et mélancolique infuse en permanence en arrière-plan, et la rencontre de ces deux univers opposés donne, dans ses meilleurs moments, une singularité peu commune à ce Ballet of Apes, qu’on est assez impatients de découvrir

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Ygal Ohayon, explorateur des années 90

DJ | On a souvent tendance à sous-estimer l’incroyable travail d’archéologie musicale auquel se livrent les DJs les plus chevronnés. Après avoir dépoussiéré et remis (...)

Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Ygal Ohayon, explorateur des années 90

On a souvent tendance à sous-estimer l’incroyable travail d’archéologie musicale auquel se livrent les DJs les plus chevronnés. Après avoir dépoussiéré et remis au goût du jour, pendant des décennies, les perles les plus obscures des années 70 et 80, c’est ainsi désormais au tour des musiques électroniques du début des années 90 d’être redécouvertes et célébrées. Et dans le cas d’Ygal Ohayon, ancien manager du label parisien Versatile de de 2005 à 2015 et aujourd’hui membre des collectifs Antinote et Deviant Disco, on parle plus précisément de la constellation des musiques dansantes downtempo en provenance d’Italie, d’Autriche et d’Allemagne qui revisitaient l’héritage du "cosmic sound" européen en y adjoignant des influences ethniques d’une confondante naïveté et quelques emprunts aux technologies musicales naissantes de l’époque. Tout cela vous semble passablement obscur ? Imaginez des nappes de synthé planantes, des percussions tribales, des samples vocaux étranges et volontiers kitsch et des rythmiques lourdes, lentes et obsédantes entre house au ralenti, space disco mollassonne et trance sous codéine. Le plus surprenant là-dedans ? Un charme aussi envoût

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Festival international du film nature et environnement : écran vert !

Ecologie | Si ces dernières années les prises de conscience et les alternatives écologiques ont fleuri, certains organismes s’attellent à la tâche depuis déjà (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Festival international du film nature et environnement : écran vert !

Si ces dernières années les prises de conscience et les alternatives écologiques ont fleuri, certains organismes s’attellent à la tâche depuis déjà longtemps. À l’image de France nature environnement Isère, association de protection de la nature qui milite depuis près de 50 ans et revient à partir du 25 novembre avec son Festival international du film nature et environnement pour une 35e édition qui s’annonce riche. Jusqu’au 5 décembre, une sélection de 27 courts et longs-métrages (sur 230 reçus cette année) sera projetée, entre films contemplatifs et documentaires engagés, avec toujours cette volonté de sensibiliser le public et de proposer des solutions en vue d’une paix des ménages entre l’Homme et la nature. Notez parmi les temps forts la soirée d’ouverture (le 25/11) avec le parrain de cette édition, Laurent Baheux, photographe animalier reconnu dans le monde entier et activiste de la protection environnementale. Lors de la soirée de clôture (le 5/12), le jury décernera les fameux prix “Hérisson” aux meilleures réalisations. Festival international du film nature et environnement du 25 novembre au 5 décembre à Grenoble et agglomération.

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Le Mois de la photo : votre attention s'il vous plaît !

ARTS | Jusqu'au 5 décembre, la Maison de l'Image organise le Mois de la photo, avec une exposition principale à l'Ancien musée de peinture et des multiples propositions dans d'autres lieux de Grenoble et de l'agglo. Le Petit Bulletin est parti à la découverte de deux expositions qui méritent l'attention, et ça tombe bien car l'attention est le thème principal de cette édition 2021.

Eloïse Bonnan | Mardi 16 novembre 2021

Le Mois de la photo : votre attention s'il vous plaît !

Le Mois de la photo, manifestation annuelle portée par la Maison de l’Image, a débuté le 5 novembre à Grenoble. L’espace d’un mois complet, l’Ancien musée de peinture et l’ensemble des lieux partenaires abritent en leur sein de séduisantes propositions artistiques. Ces dernières déclinent les nuances de l’attention, thème principal de l’édition 2021. Deux oeuvres photographiques ont particulièrement retenu la nôtre : Solitude Cosmique de Yulia Grigoryants exposé à double titre à la Maison de l’International (dans les cadres du Mois de la photo et du Mois de l’Arménie en Isère) ; et La mémoire en miroir d’Ina Thiam à l’Ancien musée de peinture. A travers Solitude Cosmique, la photographe indépendante arménienne Yulia Grigoryants raconte l’isolement et la solitude des trois derniers employés vivant à l’intérieur d’une Station de recherche sur les rayons cosmiques construite à l'époque soviétique. Les balades esseulées, la silhouette voûtée du cuisinier âgé de 70 ans, des pièces à vivre défraîchies, l’eau stagnante du lac Qari, l’ancien matériel scientifique et le sol enneigé deux tiers de l’an

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Concerto en braille

ACTUS | « Tu sais, une machine Perkins, normalement c’est pas pour faire de la musique. Moi ça me sert à écrire en braille parce que je suis déficient visuel (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Concerto en braille

« Tu sais, une machine Perkins, normalement c’est pas pour faire de la musique. Moi ça me sert à écrire en braille parce que je suis déficient visuel et que je ne lis pas en noir comme les voyants. » Fadi, 9 ans, élève à l’école élémentaire Ferdinand-Buisson, participe à un étonnant projet avec neuf autres de ses camarades. Tous en situation de handicap visuel, ils répètent depuis quelques semaines, aux côtés de 30 élèves-musiciens du collège Charles-Munch, le Concerto pour machines Perkins, œuvre de François Rossé pour ensemble instrumental et machines à écrire en braille, utilisées ici comme instrument de percussions. « Les machines constituent un pupitre comme les autres, avec une partition écrite pour elles », explique Christophe Louboutin, professeur de guitare au Conservatoire et intervenant sur le projet. « C’est un morceau contemporain d’une grande exigence artistique, comportant des passages improvisés et d’autres très écrits. Pour les malvoyants, des repères sonores leur permettent de savoir à quels moments ils doivent intervenir. Ce qu’ils joueront pendant la pièce est loin d’être anodin. » L’œuvre a été co

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En salle : "Oranges sanguines", Haut et fort", "De son vivant", "Les Magnétiques"...

Th?ma | C'est la clef, dit-on, du succès d’un film. Bien plus que les critiques. Mais le bouche-à-oreille peut aussi évoquer des histoires de bouches… et d’oreilles…

Vincent Raymond | Mardi 16 novembre 2021

En salle :

Voix et parole vont souvent de pair, en particulier dans le vocable politique. En pleine précampagne électorale, Jean-Christophe Meurisse des Chiens de Navarre sort avec Oranges sanguines (17/11) un bijou corrosif évoquant (notamment) la figure du politique et son usage de la langue de bois à travers un ministre gérant en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique. Volontairement “impur” dans sa forme — une construction de saynètes rend le fil de sa narration discontinu, mais l’effet mosaïque en résultant sert admirablement le propos — ce film choral restitue l’impureté de la chose publique, les arrangements boiteux, les masques sociaux et l’hypocrisie ambiante dont, pourtant, personne n’est dupe. Dialogue, distribution, jeu sont impeccables, et si l’on rit devant ces polaroïds du cynisme contemporain érigé en norme, c’est jaune : qui est le plus monstrueux ? Chacun fabrique le monstre de son prochain. Tragiquement drôle ! Oh, ouïe, encore ! À la même date, mais plus près des tympans, une rom’-com’ charmante, cocasse et touchante de & avec Pascal Elbé, On est fait pour s’entendre (17/11) dans lequel il incarne un prof se découvra

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"L'Événement" : La peur au ventre

Le film de la semaine | Mûrie de longues années par Audrey Diwan, cette adaptation d’Annie Ernaux saisit l’ascèse et la précision de l’autrice, pour la transmuter en portrait dépourvu de pathos d’une éclaireuse engagée malgré elle dans une lutte à la fois intime et secrète. Un souffle de vivacité autour d’un sujet toujours brûlant — l’avortement. Un Lion d’Or à la clef.

Vincent Raymond | Mardi 16 novembre 2021

Brillante élève, Anne ambitionne de suivre des études de lettres et de devenir écrivaine. La découverte d’une grossesse totalement inattendue menace ses plans, mais dans la France provinciale de 1963, avorter est un crime passible de prison pour qui le commet et qui le facilite. Entre secret, honte et résolution, Anne tente de trouver des informations, de l’aide, des solutions… Tout pour que son avenir ne soit pas obéré par un événement non désiré… Trente-trois ans plus tard, un même regard. Qui interpelle et prend à témoin le public. Deux femmes, comme deux faces d’une même pièce, liées par leur “condition” et singulièrement par une postérité comparable. Deux affiches de films distingués à Venise qui se répondent en nous tendant un miroir. Et résonne en sourdine la terrible mise en garde de Simone de Beauvoir : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant » En 1988, Une affaire de femmes

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Audrey Diwan : « Ce que je voulais, c’est être à l’épure »

L’Événement | Parmi les invités d’honneur du 30e festival de Sarlat, la réalisatrice Aurey Diwan tout juste laurée de son Lion d’Or à la Mostra de Venise pour le coup de poing "L’Événement" — et également au centre de toutes les attentions depuis que "Bac Nord" (qu’elle a coscénarisé) triomphe au box-office. L’occasion de reprendre avec elle le fil d’une conversation entamée en 2019 entre Avignon et Gérardmer…

Vincent Raymond | Mardi 16 novembre 2021

Audrey Diwan : « Ce que je voulais, c’est être à l’épure »

Lors de notre précédente discussion, à l’époque de Mais vous êtes fou, vous évoquiez déjà votre travail sur l’adaptation de L’Événement… Audrey Diwan : J’avais déjà commencé il y a deux ans ? Au bout d’un moment on ne sait plus : comme les livres, les films, et les histoires d’écriture nous portent, c’est difficile de circonscrire la période de travail. Quand j’ai commencé à écrire, je pensais au livre depuis longtemps — je l’avais lu quelques années avant. L’angle que vous avez choisi, c’est de raconter l’histoire dans le film au présent alors que le récit par Annie Ernaux dans le livre est au passé… Je crois que c’est la clé que je cherchais. D’abord, c’est toujours complexe de mettre en scène l’auteur cherchant son œuvre — mais ça peut se faire. Ensuite, ce qui me plaisait moins dans cette idée, et la raison pour laquelle j’ai élagué cette partie du texte, c’est que si j’avais montré Annie Ernaux en train de regarder cette histoire, je l’aurais mise dans le rétro

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"A la vie", la mort aux trousses

SCENES | Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 novembre 2021

Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à partir d'enquêtes sur le terrain. Avec À la vie, nouveau spectacle qui vient tout juste d'être créé (nous ne l'avons pas vu), elle s'intéresse à la douloureuse question de la fin de vie. Accompagnée de son équipe, elle a ainsi passé plusieurs semaines en milieu hospitalier et dans un centre d’éthique clinique. En découlera sans doute un théâtre original dans sa forme et souvent fort dans ce qu'il convoque, à découvrir du mardi 30 novembre au samedi 4 décembre. Avec notamment sur scène, Justine Bachelet, comédienne littéralement magnétique – même si tout ceci est très subjectif, on vous l'accorde. A la vie du 30 novembre au 4 décembre à la MC2, Grenoble

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Holocène, flow festif

ACTUS | Le plus gros festival de l’agenda grenoblois, Holocène, reviendra les 4 et 5 mars 2022 à Alpexpo. Avec une programmation très rap (PLK, Soso Maness, Seth Gueko…) et électro (Worakls, Enfant Sauvage, Meute…).

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Holocène, flow festif

Pas de locomotive, mais Holocène 2022 annonce du lourd qui plaira tout spécialement aux amateurs de rap actuel. PLK, « disque d’or dans le sac à dos », défendra Enna, dernier album 100% Skyrock-compatible, simple et efficace si bien qu’il vient juste de bénéficier d’une réédition augmentée. PLK ratisse large, on peut en dire autant de Soso Maness, « notre coup de cœur ici, ça fait des années qu’on veut le faire venir », se réjouit Sylvain Nguyen, directeur de Periscope, qui organise Holocène. Soso Maness cartonne avec son rap jacassier labellisé marseillais, paroxysme atteint avec le sample du ballet russe Petrouchka. Vous l’aurez compris, on n’est pas tellement fan ; mais si on met de côté le bon goût, très facile de sautiller partout et de brandir les mains en l'air devant un live de Soso Maness. Credo complètement assumé par Periscope qui veut avant tout chose deux jours de folle nouba : « On est pas sur un rap ghetto ou intello, mais sur un rap de fête. Après un an et demi de Covid, la fête, c’est la base ! » On ne va pas dire le contraire ! A Holocène 2022, il y aura aussi moyen de gobeloter gaiement en écoutant des son

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Les jubilations premières de Nick Pulpman

Rock | Cela fait plusieurs années que l’on suit les pérégrinations musicales de Nick Pulpman, plus particulièrement au sein de Hold Station qui, nourri par les excès (...)

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

Les jubilations premières de Nick Pulpman

Cela fait plusieurs années que l’on suit les pérégrinations musicales de Nick Pulpman, plus particulièrement au sein de Hold Station qui, nourri par les excès créatifs de King Gizzard & The Lizard Wizard, fit les belles heures du rock psychédélique grenoblois. Plusieurs années qu’on l’écoute avec plaisir jouer pour l’un, chanter pour l’autre, sans jamais vraiment permettre à son ego de briller en pleine lumière. Dommage, qu’on se disait. On ne se le dit plus. Après un premier EP un peu trop vite fabriqué (mais déjà prometteur) paru à la sortie du confinement, Nicolas Delmas a cette fois pris le temps nécessaire pour réaliser un grand premier album, nommé Shambles. Le temps de digérer une histoire d’amour compliquée, voire dévastatrice ; le temps de transformer son amertume en chansons expiatoires ; le temps de s’entourer de ses plus proches amis musiciens pour leur donner du relief. Produit par Koonda Holaa – pointure inclassable du blues –, Shambles est une sorte d’hommage au rock dans sa dimension la plus classique (et donc, peut-être, la plus essentielle), de la ballade lou-reedienne Plastic People aux accents metal de Quarantine

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Tympan dans l’œil, le son live du cinéma

Festival | Le ciné-concert ? Oubliez le cliché du film muet ancestral en noir et blanc accompagné de morceaux au piano. Il a bien plus à proposer. Démonstration lors (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Tympan dans l’œil, le son live du cinéma

Le ciné-concert ? Oubliez le cliché du film muet ancestral en noir et blanc accompagné de morceaux au piano. Il a bien plus à proposer. Démonstration lors du festival Le tympan dans l’œil, qui met un point d'honneur à présenter ce genre sous toutes ses formes, filmographiques ou musicales. « On est dans une approche plus moderne, plus dynamique, on veut réactualiser les codes musicaux et se baser sur des films parlants », annonce Damien Litzler, son directeur. Quatorze spectacles répartis dans huit salles partenaires sont proposés cette année, pour tous publics, adulte ou familial (sept propositions), novice ou plus exigeant. Une édition 2021 nettement plus riche que les précédentes et surtout tournée vers l’international, un axe de développement amorcé par l’association Stara Zagora, organisatrice du festival depuis 11 ans. Le concert d’ouverture d’Asian Dub Foundation sur le film La Haine de Mathieu Kassovitz témoigne de cette évolution. « Plein de gens ont découvert le ciné-concert à l’occasion de cette soirée », se réjouit Damien Litzler. L’association propose aussi à chaque édition au moins deux créations originales afin « d’enrichi

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Écran Total pour plaisir total

Festival | Au Scrabble, cette semaine compterait triple vu la densité de la programmation. La 19e édition d’Écran Total mérite en effet pleinement son nom et tient, (...)

Vincent Raymond | Mardi 16 novembre 2021

Écran Total pour plaisir total

Au Scrabble, cette semaine compterait triple vu la densité de la programmation. La 19e édition d’Écran Total mérite en effet pleinement son nom et tient, avec 21 films au menu, la promesse de son slogan — « un autre regard sur le cinéma ». Sans section thématique prédéfinie (outre la traditionnelle et indispensable case jeune public), il permet toutefois de suivre des itinéraires informels correspondant aux grandes tendances de sa sélection. Ainsi est-il possible de privilégier une dominante environnementale avec Rouge, Barrages - L’eau sous haute tension, l’excellent La Croisade de Louis Garrel, La Panthère des Neiges… Ou bien de se focaliser sur des questions sanitaires et sociales, toujours pregnantes, avec Ceux qui travaillent (sur l’exploitation par le capitalisme), La Fracture (sur l’hôpital et les Gilets jaunes — combo), Une vie démente (sur Alzheimer), Debout les femmes ! (sur les métiers du lien),

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Mois du film documentaire : double page

ECRANS | Inscrites dans le cadre du Mois du film documentaire, les deux soirées proposées sont justement “hors cadre” puisque consacrées au travail du cinéaste Antoine (...)

Vincent Raymond | Mardi 16 novembre 2021

Mois du film documentaire : double page

Inscrites dans le cadre du Mois du film documentaire, les deux soirées proposées sont justement “hors cadre” puisque consacrées au travail du cinéaste Antoine Page (en sa présence), lequel a toujours préféré filmer dans les marges — comme disait Godard, « la marge, c’est ce qui tient les pages ensemble ». Les longs-métrages proposés composent à leur manière des portraits d’idéalistes. D’abord, Chalap une utopie cévenole (2014) autour de néo-ruraux vivant depuis 40 ans dans un village des Cévennes, et puis C’est assez bien d’être fou (2018) sur Zoo Project, street-artiste prématurément décédé, qui fait d’ailleurs l’objet d’une exposition dans le hall de l’Odyssée. L’accès aux deux séances est gratuit, sous condition impérative de réserver à billetterie-spectacles@eybens.fr Mois du film documentaire Projections jeudi 25 et vendredi 26 novembre à 20h à L’Odyssée, Eybens

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En BD, la Grenobloise Coline Picaud raconte le parcours d'exilés

ACTUS | Dans le cadre du festival Migrant’Scène, Coline Picaud sera à la librairie Decitre pour dédicacer sa bande dessinée "Personne ici ne sait qui je suis". Professeure de français pour étrangers, elle y relate le destin de certains de ses "apprenants" exilés.

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

En BD, la Grenobloise Coline Picaud raconte le parcours d'exilés

Ils s’appellent Zabihullah, Télémilé, Méri, Golindya, Sutha, Maha… Ils viennent d’Afghanistan, de Guinée, du Brésil, d’Érythrée, du Sri-Lanka ou de Syrie. Tous sont des personnages de la bande dessinée Personne ici ne sait qui je suis, dans laquelle Coline Picaud raconte son quotidien en tant que professeure de français pour étrangers à la Maison des habitants du centre-ville de Grenoble. Enfin, ce n’est pas vraiment son histoire qu’elle raconte, plutôt celles de ces exilés qui ont quitté leur pays pour des raisons très diverses (amour, travail, guerre, pauvreté…) : « La Maison des habitants est l’un des rares endroits où des gens très différents se mélangent, avec un point commun : ils apprennent le français. Je voulais montrer la multitude de parcours qui existent et que tout démarre, à chaque fois, d’une décision individuelle. Ce ne sont pas des groupes qui partent, mais bien des individus. » Sur « la route des morts » Des individus qui, une fois dans notre pays, sont pourtant ramenés en permanence à leurs origines et jugés à l’aune de la méconnaissance abyssale des Français. Coline Picaud s’emploie donc, dans ce livre, à remettre un p

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Estelle-Sarah Bulle : « Au pays de la littérature, tout le monde se comprend »

CONNAITRE | Publié en 2019, son premier roman, Là où les chiens aboient par la queue, dans lequel elle raconte l’histoire de sa tante guadeloupéenne prénommée Antoine, avait été très remarqué. Estelle-Sarah Bulle signe un second ouvrage, Les étoiles les plus filantes, une fiction qui raconte le tournage au Brésil d’un film culte, Orfeu Negro, palme d’or à Cannes en 1959. Elle est l’une des auteurs invités pour les 20 ans du festival Ecrivains en Grésivaudan.

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Estelle-Sarah Bulle : « Au pays de la littérature, tout le monde se comprend »

Racontez-nous votre rencontre avec ce film, Orfeu Negro. D’où vient la force de cette œuvre ? J’ai vu ce film il y a une vingtaine d’années. Jusqu’à la sortie du livre, je ne l’avais vu que sur petit écran, sur de vieilles copies pas terribles, pas dans les meilleures conditions ! Mais il ne m’a plus quittée, ces images m’ont toujours hantée. D’abord c’est le mythe d’Orphée et Eurydice, c’est un mythe très fort depuis des milliers d’années, la puissance de l’histoire est toujours là. Ce qui m’avait complètement fascinée, c’est qu’il est transposé dans les favelas du Brésil, ce monde de musique qui nous est peu familier aujourd’hui, et donc l’était encore moins à cette époque. Quand j’ai vu Orfeu Negro il y a vingt ans, il avait déjà cette patine du temps. Les favelas, Orphée, ces acteurs tous magnifiques et totalement inconnus, la musique… Et notamment la figure de

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Bandit Bandit : The Artists, les vrais

Electro-rock | Les amateurs de télé-crochets – ou les fans hardcore du groupe – auront peut-être aperçu Bandit Bandit un samedi soir de septembre en prime-time sur France (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 16 novembre 2021

Bandit Bandit : The Artists, les vrais

Les amateurs de télé-crochets – ou les fans hardcore du groupe – auront peut-être aperçu Bandit Bandit un samedi soir de septembre en prime-time sur France 2. Le groupe lyonnais participait à la première de l'émission-événement (c'est du moins comme cela qu'elle était présentée) de l'animateur omniprésent et bavard que l'on appelle Nagui. La chose fut un ratage complet : pour l'émission (qui battit des records de médiocrité en termes d'audience et de rythme, sans doute à cause de la propension de Nagui à ramener son énorme fraise à tout bout de champ) comme pour le groupe, malheureusement et injustement éliminé d'entrée. Moins du fait d'une prestation ratée (elle ne le fut pas) que parce que le rock, ma bonne dame, on s'en est vite aperçu, n'est plus guère télégénique en 2021 (quand Nagui, autoproclamé "M. Musique" du service public qualifie l'électro-rock de Bandit Bandit de "metal" dans une émission qui, plus qu'autre chose, cherche un hybride d'Eddy de Pretto et Claudio Capéo, il n'y a plus rien à espérer). On peut néanmoins se consoler et consoler le duo formé par Maëva Nicolas et Hugo Herleman (qui ont sûrement d'autres chats à fouetter que de se morfondre)

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Shannon Wright va piano

rock | Arpentant les scènes françaises avec la régularité d'un métronome, Shannon Wright n'a l'an dernier pas fait exception à la mode des concerts multi-reportés qui (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 16 novembre 2021

Shannon Wright va piano

Arpentant les scènes françaises avec la régularité d'un métronome, Shannon Wright n'a l'an dernier pas fait exception à la mode des concerts multi-reportés qui n'ont sans doute guère eu l'heur de lui plaire, elle qui vit pour la scène, qui fait bouillir la marmite autant qu'une âme affamée. C'est au piano, comme prévu initialement, que s'opère le retour. Ce même piano qui lui sauva la vie (artistique), par l'entremise de Katia Labèque, l'empêchant de raccrocher pour de bon en 2015 après une énième crise de doute (qui la jeta dans un studio muni d'un spécimen de l'instrument avec interdiction d'en sortir tant qu'elle n'aurait pas repris du plaisir à composer). Ce piano sur lequel elle a écrit une partie de Division (2017) et surtout le sublime Providence (2019) sur lequel la rage sonique habituelle se rentre pour parcourir l'échine de l'intérieur, coller des gnons grimés en caresses, rallier le cri primal via la complainte. Comme toujours avec Shannon Wright, se fait jour ici, dans cet exercice piano-voix auquel a participé Katia Labèque, un troublant équilibre entre fragilité et puissance – cette fille pourrait, pense-t-on,

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"Fraternité, conte fantastique" : SOS de Terriens en détresse

Théâtre | [REPORT] « Il était une fois l'histoire d’une humanité qui avait perdu la moitié d’elle-même et qui décida d’inventer un lieu dédié à l’attente de ses absents. » Avec "Fraternité, conte fantastique", à voir à la MC2, la metteuse en scène Caroline Guiela Nguyen propose un nouveau spectacle fleuve empli d'émotions. Il n'est pas impossible que celles et ceux qui se prennent au jeu finissent les yeux humides.

Aurélien Martinez | Mardi 16 novembre 2021

Mise à jour 22/11 : Le spectacle est reporté à une date indéterminée, un membre de l'équipe ayant été testé positif au Covid-19. Dans le vaste monde du théâtre contemporain parfois arc-bouté sur l'abstraction, l'autrice et metteuse en scène Caroline Guiela Nguyen est l'une de ces artistes qui croient le plus en la force du récit, en ses capacités à captiver le public, à lui faire ressentir des émotions... Créé cet été au Festival d'Avignon, Fraternité, conte fantastique, son dernier spectacle en date après l'acclamé Saïgon, prend justement son temps pour déployer une histoire et ainsi laisser se mouvoir sur la durée (3h10) les pièces du puzzle. L'action se déroule dans un centre de soin et de consolation, structure inventée par les êtres humains afin d'apaiser celles et ceux dont les proches ont mystérieusement disparu. Un postulat narratif très science-fiction qui permet pourtant à Car

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Une bonne rencontre, un soir à l'Ampérage...

Punk | L’autre soir à l’Ampérage, on a croisé David, la moitié de Churros Bâtiment. Un duo dont nous louons dès que possible la puissance émotionnelle, l’honnêteté du propos (...)

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

Une bonne rencontre, un soir à l'Ampérage...

L’autre soir à l’Ampérage, on a croisé David, la moitié de Churros Bâtiment. Un duo dont nous louons dès que possible la puissance émotionnelle, l’honnêteté du propos et tout l’amour contenu dans leur "cold-grunge" tonitruant, débordant de joyeuse mélancolie. Alors, on lui a demandé à quoi ressemblerait leur prochain concert, prévu le 25 novembre sur cette même scène de l’Ampérage : « Ce sera que des nouveaux morceaux du prochain album Tendre Macaque qui paraîtra en fin d’année ou début 2022. Ça ressemblera plutôt à ce qu’on faisait dans notre disque Couteau. » On l’a remercié pour ces infos réjouissantes, on lui a promis qu’on y serait et on est rentré parce qu’il commençait à se faire un peu tard. As a New Revolt + Churros Bâtiment le 25 novembre à l’Ampérage

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Un autre regard sur les migrations

Festival | Avec le festival Migrant’Scène, l’association la Cimade souhaite déconstruire le regard parcellaire et biaisé que porte une partie des Français sur les populations exilées. Un travail d’information et de sensibilisation qui semble nécessaire en ces temps où les débatteurs politiques multiplient les raccourcis et les effets de manche sur le sujet.

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

Un autre regard sur les migrations

Doit-on encore s’en étonner ? Le débat médiatique en vue de la prochaine élection présidentielle tourne une fois de plus (en boucle) autour de l’immigration. Et il ne s’agit pas d’en parler avec sérieux, honnêteté, bienveillance, exigence intellectuelle ni altruisme. Non voyons, l’heure est encore à la mauvaise foi doublée d’un racisme de plus en plus assumé. C’est le triomphe des grandes phrases vides qui flattent l’instinct grégaire d’une certaine partie de la population, volontiers sujette à l’ignorance, et donc à la peur. Face aux fantasmes, brandis comme des étendards sur les plateaux de télévision et surtout les réseaux sociaux (ces nouveaux champs de bataille), l’action de la Cimade semble plus que jamais nécessaire. Glissement idéologique Fondée en 1939 dans le but de venir en aide aux habitants évacués d’Alsace et de Lorraine lorsque débute la Seconde Guerre mondiale, cette association ne cesse depuis d

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Patriarchie, l'asso qui mêle "connerie et activisme"

Féminisme | Après le succès du faux magazine féminin lancé par Pauline Rochette, Patriarchie a pris l'allure officielle d'une association portée par une équipe de bénévoles qui tend à s'élargir. Implantée à Grenoble depuis mai, Patriarchie partage ses engagements féministes avec le public autour d'ateliers très variés (drag, tattoo, etc.).

Eloïse Bonnan | Mardi 16 novembre 2021

Patriarchie, l'asso qui mêle

Peut-être en scrollant, êtes-vous déjà tombé fortuitement sur la gazette digitale Patriarchie magazine, imaginée par la grenobloise Pauline Rochette. Avec des titres bien acres comme SEXO se forcer pour faire plaisir, Être un objet c’est être utile, CARRIÈRE Ces femmes sans cœur... Sur fond d’illustrations soignées, ses créations (ou collaborations) séduisent un public sensibilisé aux luttes féministes et plus largement les initiés au second degré. La recette de son succès ? Il vient naturellement de ces mains délicates, très inspirées par le nuage d’amour et de bienveillance qui entoure les femmes et les minorités dans notre société. Trêve de plaisanterie. En surfant sur les codes de la presse féminine avec un ton nettement plus trash, Patriarchie magazine s’attaque au pied de biche à bon nombre de messages, représentations et codes dont la presse féminine est entre autres un vecteur. Et spoiler alerte, ce magazine n’est que “coquille vide”, à l’image des exemples dont il fait la satire. Il n’empêche que ses unes ont été appréciées à Grenoble durant le week-end du 8 mars 2020, et rencontrent un franc succès sur les réseaux

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Tracanelli mène la vie de château

Art contemporain | Jamais à court d’idées et de projets, le galeriste Adrien Tracanelli présente les créations de plusieurs artistes qu’il soutient à l’occasion d’une exposition (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 16 novembre 2021

Tracanelli mène la vie de château

Jamais à court d’idées et de projets, le galeriste Adrien Tracanelli présente les créations de plusieurs artistes qu’il soutient à l’occasion d’une exposition au Château de Chaulnes. Une sortie qui permet aux curieux de faire coup double : découvrir le travail de ces différents artistes et faire un tour dans ce château idéalement situé, sur les hauteurs de Noyarey. Installées dans les trois salles du rez-de-chaussée, les œuvres se fondent dans cet environnement singulier comme si elles avaient toujours été là. Peut-être paradoxalement inspiré par le prestige du lieu, le parcours propose plusieurs figures réalisées à partir d’objets de rebuts ou de matériaux triviaux : constitué d’un amas de canettes le gigantesque fantôme Guillaume Péruchon accueille le visiteur (pas de château digne de ce nom sans fantôme), tandis que plus loin, surgissant d’un tableau accroché entre deux fenêtres, un masque réalisé à partir d’un vieux bidon en plastique évoque celui du robot géant du Roi et l’oiseau. Intégralement réalisé de bouts de cartons découpés, le buste de figure féminine de Banal semble n

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Diptyque amoureux sur essuie-tout

ARTS | « Ce que j’essaye de faire avant tout, c’est de sortir de la photographie ». C’est plutôt réussi. À la galerie Ex-Nihilo, Jean-Pierre Bonfort (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 16 novembre 2021

Diptyque amoureux sur essuie-tout

« Ce que j’essaye de faire avant tout, c’est de sortir de la photographie ». C’est plutôt réussi. À la galerie Ex-Nihilo, Jean-Pierre Bonfort expose une série troublante à bien des égards. Confrontant la couleur au noir et blanc, le végétal à l’architectural, l’organique au géométrique, le photographe réalise des diptyques qui sèment la confusion. Notre esprit cartésien est contraint de se mettre en sourdine et notre regard de se laisser porter par ces images dont on ne sait jamais très bien ce qu’elles sont ni d’où elles viennent. Photogrammes ? Herbiers imaginaires ? Aquarelles ? Gravures ? Notre perception est mise à mal, ceci d’autant plus que la texture du sopalin utilisé par Jean-Pierre Bonfort pour tirer ses images confère un grain particulier qui ajoute encore à la confusion des sens. « C’est la matière qui m’intéresse », nous assure-t-il. Une matière photographique qu’il expérimente, malmène et distord pour le plus grand plaisir du regardeur curieux, qui sera séduit par l’inconfort perceptif dans lequel il est contraint d’évoluer. L’explosion d’un élém

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"Blanche-Neige, histoire d'un prince" : ils se marièrent et eurent beaucoup de malheurs

Théâtre | Une histoire très connue comme on nous ne l’a jamais racontée : avec "Blanche-Neige, histoire d'un prince", l’autrice Marie Dilasser a livré un texte bourré d’intelligence et d’humour qui nous transporte des années après le fameux baiser. Le metteur en scène Michel Raskine en a fait un excellent spectacle pour tous (petits et grands) à découvrir mardi 23 novembre à l'Hexagone de Meylan.

Aurélien Martinez | Mardi 16 novembre 2021

Les aventures de Blanche-Neige, on les connaît, notamment grâce à Walt Disney. La méchante reine jalouse de la beauté de sa belle-fille, la pomme empoisonnée, les nains sympathiques, le prince salvateur… « Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d'enfants » comme il est coutume de terminer chaque conte. Mais ensuite ? C'est la question que se sont posée l'autrice Marie Dilasser et le metteur en scène Michel Raskine dans le spectacle Blanche-Neige, histoire d'un prince. Et, heureusement, ils se sont éloignés du sentier bordé de bons sentiments… L'histoire était belle, la suite moins. Le couple s'ennuie. Surtout Blanche-Neige, qui se retrouve, géante, dans un royaume ravagé par les fastes de son despote d'époux tout rabougri. Écologie, féminisme, jeu sur le genre (Blanche-Neige est interprétée par un homme, le prince par une femme) : Marie Dilasser et Michel Raskine se sont amusés à dynamiter le fameux conte des frères Grimm, en gardant les références populaires qui font récit mais en les emmenant ailleurs. 101 nains Blanche-Neige, histoire d'un prince est ains

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GRRRE Games, coups de poker réussis

ACTUS | GRRRE Games est l’une des deux maisons d’édition de jeux de société installées à Grenoble et se distingue en misant sur une certaine originalité. Un parti pris qui fait mouche dans un marché en pleine expansion.

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

GRRRE Games, coups de poker réussis

Voilà trois ans que les Grenoblois Céline et Florian Grenier ont lancé leur maison d’édition de jeux de société, GRRRE Games. Après une première sortie remarquée début 2019 (Dany et son thème original consacré au dédoublement de la personnalité) puis le gros succès de Nidavellir en 2020 avec 70 000 boîtes vendues à travers le monde, ce couple de passionnés dispose aujourd’hui d’un catalogue de huit jeux, dont les deux derniers (Fragments et Les Contes Émerveillés) viennent de paraître ce mois-ci : « Comme on ne dépend pas financièrement de notre entreprise (personnellement, j’exerce en tant que médecin généraliste), on peut se permettre de prendre des risques et d’éditer des jeux qui sont un peu en décalage par rapport à l’offre globale, que ce soit dans le thème pour Dany, dans les graphismes noirs et blancs pour Nidavellir ou dans le gameplay pour KamiMaï, un jeu japonais que personne n’osait éditer », explique Florian. « Réfléchir sans trop se prendre la tête » Un parti pris qui leur permet d’exister sans trop de problèmes dans un marché en pleine expansion. En France, un millier de

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Harvest et le vin militant

GUIDE URBAIN | Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Harvest et le vin militant

Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur guitariste américain, gros pavé dans l’histoire du rock folk), mais on y vient surtout pour déguster des vins naturels, la spécialité de ce bar implanté au cœur du quartier Saint-Bruno. « Nous proposons une sélection évolutive d’environ 120 vins naturels », annonce Mathias, l’un des gérants, en nous servant un Riesling d’une belle vivacité et au nez d’une grande finesse. « On est sur ce créneau par goût bien entendu, mais aussi par engagement contre les vins conventionnels qui, à mon sens, ne sont qu’un tissu de mensonges et d’arnaques pour un public qui n’est pas au courant de ce qu’il boit, alors que potentiellement il s’empoisonne. » Pour accompagner la dégustation des vins, des planches sont proposées autour de 10 €, composées de produits locaux, notamment des foccacia bio de leur voisin Dragonne pizza. L’intérieur du bar se distingue par sa décoration feutrée composée d’objets chinés, en alternance avec les bouteilles aux étiquettes rivalisant de créativité. Mention spéciale pour la jolie et surpre

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Delgrès, kimbé raid pa moli

Blues créole | Au Petit Bulletin, depuis quelque temps, on aime d’amour le créole antillais. Alors le 19 novembre, "pardoné mwen si mwen pas ka réponn", on sera au (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Delgrès, kimbé raid pa moli

Au Petit Bulletin, depuis quelque temps, on aime d’amour le créole antillais. Alors le 19 novembre, "pardoné mwen si mwen pas ka réponn", on sera au Diapason à Saint-Marcellin pour écouter Delgrès. Et on conseille à "toute moune" d’y aller aussi. Après Mo Jodi en 2018, le trio formé par Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee défend 4 Ed Maten (4 heures du matin), nouvelle fusion étincelante entre guitare dobro, soubassophone et textes de Pascal Danaë, qui parlent toujours de l’exil, du racisme et de l’esclavage, plaies béantes dans le cœur des Antilles, mais aussi de liberté, de héros oubliés, d’injustice. Le blues de la Nouvelle Orléans rencontre l'âme créole des Antilles, enfin sur scène. Delgres le 19 novembre au Diapason (Saint-Marcellin)

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T’as pas changé Sinsé !

Anniversaire | En trente ans, on a pris des cheveux blancs, on n’arrive plus à se coucher après minuit, on est pompette après deux bières, on a une plus belle voiture et un (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

T’as pas changé Sinsé !

En trente ans, on a pris des cheveux blancs, on n’arrive plus à se coucher après minuit, on est pompette après deux bières, on a une plus belle voiture et un plus grand appart’, on est passé de la hardtek à l’ambient et du trash metal au folk... En revanche les Sinsé, eux, n’ont pas varié d’un pouce dans le paysage grenoblois. Ils persistent invariablement, depuis Première Récolte et jusqu’à 30 ans, à s’offusquer des travers de notre société sur des envolées cuivrées et des cordes 100% reggae, à illustrer leurs affiches et jaquettes de bons vieux dessins de feuilles de cannabis et à faire chalouper leurs fans. Ils continuent aussi leurs grandes réunions festives sur scène, et quelle meilleure occasion pour festoyer que l’anniversaire de leurs trente ans ? Sinsémilia le 27 novembre à 19h30 au Summum

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Podium, entrez dans la danse

Concours | Douze compagnies de danse, réparties sur deux soirées, présenteront à La Rampe des extraits d’une vingtaine de minutes de leurs créations. Avec un enjeu tout (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Podium, entrez dans la danse

Douze compagnies de danse, réparties sur deux soirées, présenteront à La Rampe des extraits d’une vingtaine de minutes de leurs créations. Avec un enjeu tout particulier : quatre prix seront remis, deux à l’issue du vote du public, deux autres par un jury de professionnels. C’est la seconde édition du concours Podium (anciennement Reconnaissance), imaginé par le Pacifique et également porté par le CCN2 et La Rampe. Pour les spectateurs, c’est surtout une excellente façon d’appréhender la danse, discipline qu’ils ont souvent du mal à aborder. « Le public pense parfois que la danse n’est pas pour lui. Pourtant, le langage du corps est universel, ça passe au-delà des mots », souligne Marie Roche, directrice du Pacifique. On n’est pas obligé de comprendre la danse, il suffit de la ressentir. L’aspect concours permet en sus de comparer et d’en parler avec son voisin, cerner pourquoi on aime ou pas. « L’objectif de Podium est de montrer des spectacles dont on juge qu’ils n’ont pas été assez vus, et qui méritent de l’être. En période de pandémie, je vous laisse imaginer… » La sélection des douze pièces, parmi 41 propositions au départ, a été assur

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Gaël Faye, claquage au cœur

Rap | [REPORT : le concert prévu le 19/11 est décalé au 16/12] Grand artiste originaire d'un petit pays, Gaël Faye sera à La Belle Electrique le 19 novembre pour jouer en live Lundi méchant, son dernier album studio. Lui sera « digne et debout » dans une salle comble exaltée par la danse ou les rêveries immobiles !

Eloïse Bonnan | Mardi 16 novembre 2021

Gaël Faye, claquage au cœur

Huit ans après son premier album studio Pili-Pili sur un croissant au beurre, quatre ans après son premier roman à succès Petit Pays, le second album studio Lundi méchant de Gaël Faye sera présenté en live au public grenoblois le 19 novembre prochain. Le concert à La Belle Electrique affiche complet. Si certains ragent de ne pas être de la fête, retenez bien la leçon dans la verve du rappeur franco-rwandais : mieux vaut courir tôt derrière un billet que s’faire des « claquages au cœur » ! Et si on vous disait pourquoi un tel coup de cœur ? Se trouver devant l’artiste franco-rwandais, c’est tout simplement être devant cette implacable machine à souder la poésie et la musique. Littérature ou musique, à quoi bon choisir quand des talents de sa trempe savent si bien les unir ? Preuve sur ce second album tenu d’une extrémité à l’autre par une colonne de textes puissants et que des mélodies plus ou moins rythmées font défiler. À nouveau sur son « bien-aimé petit pays », désignant tantôt le Burundi tantôt le Rwanda, Gaël Faye se penche et puise une inspiration aux horizons infinis. Feat. Christiane Taubira Son

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Chloé Zhao : « On se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels | Auréolée de son triomphe aux Oscar pour Nomadland, Chloé Zhao est la véritable vedette des Éternels. Une première pour un film Marvel depuis Ang Lee (et son Hulk si injustement mésestimé). Rencontre à l’occasion de sa visite parisienne.

Vincent Raymond | Mercredi 3 novembre 2021

Chloé Zhao : « On se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels propose à la fois une continuité de l’univers Marvel et le développement d'une nouvelle mythologie. Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre ce que vous vouliez apporter de nouveau et ce qui était déjà installé ? Le film se déroule immédiatement après le moment où la moitié de la population revient sur Terre. Pour moi, c’est un événement écologique très important. C’est extraordinaire d’avoir une histoire qui se passe à ce moment, et l’influence que ça a sur notre planète. Sachant cela et que nous allions explorer l’origine de l’univers cinématographique de Marvel (et que ça aurait des répercussions sur le futur), j’ai été très encouragée à faire un film un peu “unique“, sans imaginer Nick Fury au milieu. On m’a dit : « non non, ce sont de nouveaux personnages, c’est une nouvelle histoire ». Vous revendiquez, parmi vos influences, celles issues du manga, et votre désir de combiner les cultures de l’Occident et de l’Orient. Comment avez-vous fait ? Le manga a été une grande par

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"Les Éternels" : combat land

MARVEL | Après Thanos, une nouvelle menace s’abat sur la Terre. Mais pas de panique, un autre groupe de super-héros va faire le job. Ni Dune, ni dieux, Chloé Zhao adapte le premier volet de la série signée par l’alter ego de Stan Lee, le dessinateur Jack Kirby. Et ça fonctionne plutôt bien si l’on excepte quelques concessions à l’air du temps…

Vincent Raymond | Mercredi 3 novembre 2021

En “sommeil” depuis des siècles, les Éternels — un groupe d’êtres surnaturels envoyés par une entité cosmique sur Terre pour la protéger des Déviants, de féroces prédateurs — se réactive et se reforme lorsqu'une escouade de monstres qu’ils croyaient exterminés, se met à les attaquer, prenant la vie de leur cheffe, Ajak. Commence une implacable traque autour du monde, ainsi qu’un compte à rebours dont le déclenchement s’est lancé à leur insu des millénaires plus tôt… Nouvel aiguillage dans le MCU : après Avengers : Endgame (2019) se soldant par la défaite de Thanos, les Éternels relèvent le gant — expliquant au passage pourquoi ils n’ont jamais interféré dans les affaires du réducteur de populations de l’univers : bons petits soldats, il devaient s’en tenir à la mission assignée par leurs boss, Arishem. Comme dans chacune des branches marvelliennes, il s’agit donc pour une poignée de super-veilleurs de sauver notre planète d’une entité résolue à l’asservir ou la détruire ; les humains “ordinaires” (c’est-à-dire non mutants) étant à nouveau des sous-produits narratifs : tout

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Comment le design scandinave a envahi l’Occident

CONNAITRE | Chez maman ou au resto du coin, où que l’on aille, on a 90% de chance de croiser un meuble d’obédience scandinave. Simple et clair, le style suédois et (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Comment le design scandinave a envahi l’Occident

Chez maman ou au resto du coin, où que l’on aille, on a 90% de chance de croiser un meuble d’obédience scandinave. Simple et clair, le style suédois et consort rayonne dans tout l’Occident. Partons sur les bonnes bases : le fondement du design, c’est l’utilité alliée à la beauté. Quant à la Scandinavie, elle regroupe trois pays (Suède, Norvège, Danemark). Et non, l’engouement pour le design suédois n’est pas né avec Ikea. Une fois cela dit, rendez-vous avec Laurent Abry, historien de l’art, qui date très précisément le moment où le monde s’est épris du mobilier nordique. « La grande exposition de Stockholm en 1930 a donné un coup de projecteur sur le style scandinave », grâce à la présence de deux de ses précurseurs, Ferdinand Boberg et Eero Saarinen. Père de la chaise tulipe, ce dernier a « eu un impact très important sur la nouvelle génération de designers, qui vont beaucoup s’en inspirer ». Dans son sillage, Alvar et Aino Aalto, Arne Jacobsen et ses "ant chairs" (chaises fourmis), Hans Wegner - courtisé par John F. Kennedy pour le confort de ses chaises, Verner Panton et ses transats épurés… Aujourd’hui encore, la créativité scandinave es

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Du beau, du bon, du Bonnard

ARTS | L'exposition de l'année au musée de Grenoble, "Pierre Bonnard, les couleurs de la lumière", ouvre au public le 30 octobre. Notre avis : c'est magnifique.

Benjamin Bardinet | Vendredi 29 octobre 2021

Du beau, du bon, du Bonnard

On n’avait pas trop de doutes et on vous le confirme : l’exposition du musée de Grenoble est magnifique ! En abordant le remarquable travail de coloriste de Bonnard par le prisme de la lumière, le parcours proposé nous plonge littéralement dans la flamboyance singulière de cette approche picturale. Qu’il soit au Grand-Lemps, en Normandie, dans le Sud de la France, à l’intérieur d’un cabaret parisien ou à la table de sa salle à manger, Bonnard excelle à révéler des ambiances lumineuses complexes grâce à un travail permanent de la couleur. Et si dans ses tableaux on voit souvent sa compagne Marthe à la toilette il est certain que nous prenons un bain avec elle – un bain chromatique qui devrait nous imprégner pour un moment. Le jaune solaire des mimosas, les verts luxuriants des jardins printaniers, le bleu miroitant des surfaces liquides ; chacune de ces explorations de couleurs est une invitation à plonger notre regard dans la peinture et à en apprécier les infinies variations. La vibration troublante de la

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Au musée de Grenoble : "Il y a chez Bonnard une recherche d’harmonie"

ARTS | En choisissant d’aborder Bonnard par le prisme de la lumière, le musée de Grenoble propose tout à la fois un retour sur l’ensemble de son œuvre et une réflexion sur la singularité de son approche. Nous en avons discuté avec Guy Tosatto, directeur du Musée de Grenoble et Sophie Bernard, co-commissaire de l’exposition.  

Benjamin Bardinet | Vendredi 29 octobre 2021

Au musée de Grenoble :

Depuis plusieurs années, le musée de Grenoble consacre régulièrement des expositions à des périodes méconnues ou peu étudiées de grandes figures de l’histoire de l’art. Pour Bonnard, vous avez plutôt fait le choix d’une entrée thématique : la lumière. Pouvez-vous nous expliquer ce parti pris ? Guy Tosatto : Pour Bonnard, l’aborder par un point particulier me semblait restrictif. L’idée était de couvrir l’ensemble de l’œuvre, de présenter toutes ses facettes, avec une parenthèse sur les arts graphiques car, dans les dernières expositions qui lui ont été consacrées, c’est un corpus qui n’avait pas été abordé et qui me semblait intéressant. Finalement, c’est Isabelle Cahn, la conservatrice du musée d’Orsay, qui a eu cette proposition d’aborder Bonnard par le biais de la couleur, avec comme fil rouge la lumière. Il y a en effet chez lui cette quête de transcrire la lumi&egra

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Un Voisin qui vous veut du bien

Association | Organiser des ateliers créatifs, informatique ou de réparation de vélos, accueillir des familles pour des temps de jeu ou de soutien psychologique… Dans deux des anciens immeubles ouvriers du quartier politique Abbaye, le collectif Voisin expérimente à petits pas un lieu de vie, pour et avec les habitants. Un “truc de bobos” ?

Jérémy Tronc | Mardi 2 novembre 2021

Un Voisin qui vous veut du bien

Un seul des quinze immeubles ouvriers du quartier Abbaye est tombé sous les coups de pelleteuse en 2017. Le projet immobilier avorté, tous les autres sont restés debout, notamment ceux de la place Charpin, partiellement en friche, encadrée par cinq barres d’immeubles à l’architecture et aux volets verts caractéristiques. La municipalité a décidé d’en affecter certains à des associations ou des porteurs de projets, dont le collectif Voisin, constitué en partie de l’équipe qui avait postulé pour la réhabilitation de l’Orangerie dans le cadre du dispositif municipal Gren’ de projets. Arrivé second, le collectif s’est vu proposer par la mairie ce nouveau lieu pour mettre en œuvre son projet… et ainsi ne pas enfouir plus de cinq ans de travail bénévole. C’est par l’entrée du 9 et du 11 de la place Charpin qu’on accède au collectif, pas très bien identifié pour l’instant. « Nous avons fait une demande de panneau à la mairie pour être plus visibles », assure Laurie Luneau, coordinatrice et seule salari

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