Le Vertigo : voilà, c'est fini

ACTUS | Le monde de la nuit grenoblois va changer. Le Vertigo, club mythique du centre-ville, fermera ses portes samedi 14 octobre après 20 ans de service. On a rencontré son boss Camille Bahri pour connaître ses motivations et savoir ce que deviendra le lieu.

Aurélien Martinez | Jeudi 28 septembre 2017

L'info a été lâchée mercredi 27 septembre sur le Facebook du club : le Vertigo, qui a fêté ses 20 ans en juin, va définitivement fermer, son boss et fondateur Camille Bahri ayant décidé de vendre – ça lui trottait dans la tête depuis longtemps. On le retrouve le lendemain, dans un bar du centre-ville. « J'ai duré 20 ans, j'aurais pu continuer encore un petit peu – je reste jeune dans l'esprit même si je suis vieux ! – mais l'opportunité de vendre les murs et le fonds s'est présentée alors je l'ai saisie. »

Le Vertigo, c'est un club mythique à Grenoble, qui a vu passer pas mal de grands noms de l'éléctro – Laurent Garnier, Miss Kittin, Jeff Mills, Brodinski… L'annonce de la fermeture a donc eu un écho considérable chez ceux qui l'ont fréquenté, au vu du nombre de réactions reçues par Camille Bahri et son équipe – le post Facebook a été très commenté. « Ça me fait chaud au cœur, je suis très ému. C'est une récompense. »

« Je n'aurais pas vendu à n'importe qui »

Si Camille Bahri va tourner une page (ses nouveaux projets sont loin du domaine de la nuit), le Vertigo va tout de même perdurer, du moins sous une autre forme – « Je n'aurais pas vendu à n'importe qui, car j'avais envie que ça continue. Mais pas sous le nom Vertigo – ça, c'est ma marque, mon empreinte ! » Celui avec qui il a fait affaire, dont il a vanté les mérites pendant l'interview, n'est pas un inconnu dans le milieu grenoblois puisqu'il s'agit de Gil Petrizzelli, ancien responsable du bar de la Bobine et gérant depuis un an du Café Zimmerman, sur les quais.

Alors direction le Café Zimmerman, pour en savoir plus. « Je rêvais de reprendre un club. Ça va être un bar-club-salle de concert, même si ça va surtout rester un club si ce n'est que je pense que je vais ouvrir plus tôt – 18h en hiver, 22h l'été. Avec l'idée, dans le prolongement du Zimmerman, d'en faire un lieu chaleureux aux dimensions humaines avec un vrai aspect culturel. » Son Black Lilith (c'est le nom) ouvrira en janvier, après signature de la vente (courant octobre) et surtout après pas mal de travaux – il a d'ailleurs lancé une campagne de financement participatif pour l'aider.

En attendant, avant la fermeture définitive du Vertigo le samedi 14 octobre, Camille Bahri promet une semaine de fête. On détaillera le programme prochainement (des choses se calent encore), mais il risque d'être chargé !

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Gil Petrizzelli : « C'est important que tout le monde puisse venir au Black Lilith » (qui a un an)

ACTUS | Un an d’existence déjà pour le Black Lilith, nouveau club du centre-ville qui a pris la succession du vénérable Vertigo. À l’occasion de son premier anniversaire ce vendredi 1er mars, on a rencontré son fondateur Gil Petrizzelli pour dresser un rapide état des lieux.

Damien Grimbert | Lundi 25 février 2019

Gil Petrizzelli : « C'est important que tout le monde puisse venir au Black Lilith » (qui a un an)

C’est peu de dire que l’arrivée du Black Lilith était attendue avec attention. Déjà parce qu’il succédait à un club (le Vertigo) devenu, en l’espace de 20 ans, une véritable institution grenobloise. Ensuite parce que son fondateur Gil Petrizzelli, déjà à l’origine du Café Zimmerman sur les quais, avait d’emblée annoncé son intention de « casser les codes classiques de la discothèque » pour en faire un lieu plus accessible et plus inclusif. Par conséquent, comme nous l’a expliqué ce dernier, « les premiers mois, c’était un peu bizarre : on sentait que les gens étaient plus là pour juger le lieu que pour passer une bonne soirée ». Très vite, pourtant, le Black Lilith trouve son rythme de croisière, ne désempli

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Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Sélection | Voici, si jamais un réveillon dans un appartement ne vous disait rien, une petite sélection de lieux (des bars, des clubs, des salles de spectacle…) ouverts à Grenoble le soir du 31 décembre. Alors bonne année en avance !

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Pour danser À la Salle noire Comme chaque année, les Barbarins fourchus organisent leur « before du réveillon » (tout sera fini avant minuit) en mode « bal de fête rock'n'roll ». Une entrée en la matière parfaite (les Barbarins savent mettre l’ambiance) dans un sympathique lieu – une boîte noire entièrement décorée par leurs soins en mode bric-à-brac. 15€ Au Keep it weird Le bar grenoblois « où la musique underground est à l’honneur » dans une déco « à l’américaine » du plus chic effet (ambiance "prohibition") propose une New Year's Day party all night long très électr

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Un Black Lilith pour « casser les codes de la discothèque »

Nouveau lieu | Mi-octobre fermait le Vertigo, mythique club du centre-ville qui, pendant 20 ans, a animé les nuits grenobloises. Jeudi 1er mars ouvrira au même endroit le Black Lilith, « bar-club-salle de concert » qui, selon son fondateur Gil Petrizzelli, s’adressera à « tous ceux qui ont envie de sortir mais ne s’y retrouvent nulle part ». Avant d’aller danser, on l’a rencontré pour en savoir un peu plus.

Aurélien Martinez | Lundi 26 février 2018

Un Black Lilith pour « casser les codes de la discothèque »

« C’est un bar-club-salle de concert – les trois identités sont importantes – avec lequel je veux toucher les gens axés culture, musique ; art en général. » Voilà comment Gil Petrizzelli, boss du sympathique Café Zimmerman (près des quais, où a été prise la photo de cet article), définit son Black Lilith qu’il va inaugurer ce jeudi 1er mars, dans les murs du feu Vertigo. Un local à l’architecture sommaire que le nouveau propriétaire a souhaité se réapproprier, via la décoration par exemple. « J’ai vraiment envie de faire un lieu sain, sincère, dans le prolongement du Zimmerman mais en mode plus teuf. Et j’ai vraiment envie d’accueillir tout le monde, notamment ceux qui n’aiment pas les clubs en général, qui ont envie de sortir mais ne s’y retrouvent nulle part. » Lorsque nous l’a

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Une bougie pour le Café Zimmerman

GUIDE URBAIN | Le Café Zimmerman, qui s’est hissé en quelques mois comme le nouveau lieu de rassemblement à découvrir à Grenoble, fêtait son premier anniversaire jeudi 31 août. On y était.

Sandy Plas | Mardi 5 septembre 2017

Une bougie pour le Café Zimmerman

Pour les premiers arrivés, ce sera punch, offert par la maison. Pour les autres, bières artisanales ou cocktails maison, une des spécialités du Café Zimmerman. Ouvert il y a tout juste un an rue de Lionne (près des quais), le Zim’ (pour les intimes) est sorti de l’imagination de Gil Petrizzelli, venu du milieu culturel (c’est un ancien de la Bobine), et qui avait envie de créer un lieu simple où déguster de bons produits. « Je voulais servir des produits de qualité, sans être trop cher, et surtout avec une vraie sincérité dans l’accueil. L’idée c’est que les gens qui viennent au café, la journée ou le soir, se sentent comme à la maison. » En ce soir de fête, accoudés au bar, installés sur les canapés en cuir un brin usés ou sur les chaises sorties de la cuisine des grands-parents, les nombreux habitués et les nouvelles têtes semblent bien se sentir chez eux. Et profiter de la carte où l’on retrouve du classique, comme le mojito, « préparé avec du sucre bio et de la menthe fraîche », ou des cocktails bien moins connus, du Gin Cherry Blossom au Moscow Mule (à bas

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20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

MUSIQUES | Zoom sur la programmation des trois soirs de fête qu'organise le club du centre-ville à l'occasion de ses 20 ans.

Damien Grimbert | Mardi 6 juin 2017

20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

Histoire de fêter avec l’emphase qu’il se doit l’anniversaire de ses vingt ans d’existence, le Vertigo a concocté une programmation sur trois soirs qui devrait laisser les noctambules sur les rotules mais avec de beaux sourires sur les lèvres. Le jeudi, c’est la nouvelle génération d’activistes de la scène électronique grenobloise qui sera mise en avant avec pas moins de huit DJs différents au line-up. Tous issus de différents collectifs bien connus des afficionados du clubbing grenoblois (Mouvement Perpétuel, The Dare Night, Groove Jam, La Maiz, Icône, Eddy Rumas et on en passe), mais tous réunis par le même amour du groove et de la house, Amen, Mazigh, Cosmic Clap, Limon, StinkyB, Nikizi, Nemoz et Mendez viendront ainsi faire souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur ce premier soir, le tout en entrée libre s’il vous plaît ! Les deux soirs suivants mettront quant à eux à l’honneur plusieurs figures historiques de la scène grenobloise et habitués de longue date du club du centre-ville avec lequel ils entretiennent une histoire

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20 ans du Vertigo : vertige de la nuit

Story | Et là, beaucoup de Grenoblois (ceux qui n’ont plus vingt ans depuis un moment) vont prendre un coup de vieux en apprenant que le Vertigo, mythique petit club du centre-ville, a 20 ans ce mois-ci. 20 ans, oui. Avant de fêter ça en grandes pompes pendant trois soirs (notamment avec la légendaire Miss Kittin), on est allés interroger son fondateur Camille Bahri, histoire de recueillir ses confidences sur autant d’années de fête, d’électro et de clubbeurs.

Aurélien Martinez | Mardi 6 juin 2017

20 ans du Vertigo : vertige de la nuit

« J'ai fait mes études aux États-Unis, à Los Angeles. À l'époque, en 1986, il y avait au centre-ville une grande boîte qui s'appelait le Vertigo – ils étaient 40 à la sécurité pour vous donner un ordre de grandeur. C’était le club à la mode dans lequel venait tout le gratin de LA. L'accès y était assez difficile, je me suis fait refouler quelques fois avant que l'on m'accepte. Une fois rentré, j'ai adoré ! J'ai gardé ce nom en tête, ça sonnait bien pour un club. Je m'étais toujours dit que si un jour j'avais la chance d'ouvrir un établissement, je l’appellerais Vertigo. » C’est dans son Vertigo vide de monde (pour cause, il est 14h), sur une banquette défraîchie à deux pas des platines du DJ, que l’on rencontre l'imposant Camille Bahri, gérant de la boîte de nuit grenobloise depuis son ouverture il y a 20 ans. « Avant, j’étais déjà dans le monde de la nuit grenobloise – au Phoenix, au Drac Ouest, au Progrès qui est devenu le XIII… Un jour, j’ai appris qu’une boîte qui s’appelait la Fièvre était vendue aux enchères. On l'a achetée avec mon associé Alexandre Peyrot et c’est devenu le Vertigo. » Voilà pour l’historique.

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Grenoble : les bons plans des Mondaines

Auteures invitées | Les oiseaux chantent, le soleil brille de mille feux, et les envies de sortie reprennent de plus belle. C’est enfin le printemps ! Pour profiter un max des plaisirs grenoblois, nous, l’équipe des Mondaines qui dévoilons chaque semaine sur notre blog les spots les plus tendances de notre ville, vous avons concocté un street-parcours validé à 100% afin de rendre votre journée PAR-FAITE ! Mode, déco, food, détente… Vous nous suivez ?

Mary et Noemi, co-fondatrices des Mondaines | Mardi 25 avril 2017

Grenoble : les bons plans des Mondaines

Le Brunch ultime : Point Bar C’est bien connu, pour avoir des forces, un bon petit-déjeuner est de rigueur ! Voici une adresse incontournable, nichée dans le si mignon quartier des Antiquaires : le Point Bar, que notre équipe a testé, re-testé et approuvé à chaque fois ! Petit-déjeuner gourmand la semaine, brunch dévoré le week-end, le tout saupoudré d’une sacrée dose de bonne humeur amenée par Violaine et Laura, deux copines passionnées par la Good Food. Pour ne donner que quelques exemples, vous pourrez y déguster des saveurs d’ici comme les œufs à la coque et leurs mouillettes de beurre salé, le muesli maison et son lait froid ou encore le saumon délicieusement fumé, mais aussi des goûts d’ailleurs comme le filet mignon à la cacahuète et aux épices ou les tartines de houmous. Mais psssst, conseil d’amies : pensez à réserver, surtout le week-end pour le brunch ! Point Bar, 31 rue Servant Helena et Moi, les belles matières pour des vêtements de qualité

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Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

Un before avec les Barbarins fourchus « Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock’n’roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle. 15€ Attention, jauge limitée. Réservations : 06 16 82 87 78 ________ Du clubbing au Vertigo Un 31 décembre dans l’une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu’à 9h du matin. Alors on danse ? Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€). Réservati

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"Vertigo" : et à la fin, il n’en reste plus qu’un…

ECRANS | Le chef-d'œuvre d’Hitchcock, devenu "Sueurs froides" en français, est sans doute l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Oui oui.

Vincent Raymond | Mardi 8 mars 2016

Le temps aura fini par rendre justice à l’œuvre la plus spectaculairement audacieuse d’Hitchcock. Dédaigné à sa sortie – voire méprisé par un public décontenancé que le cinéaste britannique spécialiste du suspense ait eu l’outrecuidance de s’extraire de la case où il l’avait trop tôt relégué – Vertigo (Sueurs froides en français) n’a cessé au fil des ans de gagner des admirateurs à sa somptueuse cause. Au point qu’il détrône aujourd’hui l’étalon Citizen Kane de Welles au palmarès des films les plus importants de l’histoire du cinéma, selon le classement décennal de la revue de référence Sight & Sound. Rien d’étonnant à cela : Vertigo combine la beauté tragique d’une histoire d’amour mélodramatique et macabre à un canevas policier ; il est émaillé d’innovations techniques ahurissantes (dont le travelling compensé – ou "dolly zoom" – engendrant des distorsions optiques dont ne saurait plus se passer à présent), d’une séquence onirique avant-gardiste d’anthologie et de contributions si fameuses que sa distribution à des allures de "all star game". Saul Bass signe le générique, Bernard Herrmann compose une s

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Le Vertigo, culture club

GUIDE URBAIN | Depuis dix-sept ans, le Vertigo Club anime les nuits grenobloises sur des sons électro. Novateur à son époque, il s'est aujourd'hui imposé auprès d'un public varié. Adeline Gailly

Aurélien Martinez | Vendredi 5 décembre 2014

Le Vertigo, culture club

Inspiré de la tendance électro, le Vertigo naît en 1997 alors que le style peine à être reconnu. « J'étais un extraterrestre à l'époque quand j'écoutais de l'électro » se rappelle Camille, le fondateur. Il relève néanmoins le défi de créer une boîte de nuit dédiée à ce type de musique. Pari réussi puisque la discothèque du centre-ville attire toujours les adeptes d’un genre désormais étendu au grand public. Ce type d'établissement n'était pourtant pas nouveau dans les années 90 à Grenoble. Aujourd'hui disparu, le Drac'Ouest, à Fontaine, organisait déjà des rave-parties. La mauvaise réputation, Camille ne s'en souciait guère : « L'électro c'était l'interdit, c'était synonyme de décadence mais j'ai misé là-dessus, je trouvais que c'était différent. » De Laurent Garnier au David Guetta des débuts en passant par Cassius ou encore Martin Solveig, nombre de DJ reconnus aux styles bien différents ont usé les platines du Vertigo. « Ce sont ces têtes d'affiche qui permettent de ramener du monde » dixit Camille, qui refuse pour autant

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La culture, c’est aussi la nuit !

ACTUS | Depuis quelques années, grâce à l’activisme passionné d’une pléiade de petites associations, Grenoble bénéficie enfin d’une offre musicale nocturne à la hauteur de ses ambitions culturelles. Qui se voit plébiscitée en retour par un public sans cesse plus nombreux, plus diversifié, et plus ouvert musicalement. Retour sur un petit miracle encore fragile, mais néanmoins bien réel. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Lundi 6 janvier 2014

La culture, c’est aussi la nuit !

Longtemps restée l’apanage d’une petite poignée de villes, la club culture semble enfin avoir trouvé un point d’ancrage à Grenoble. La club culture ? Une vision des soirées dansantes qui ne se limite pas au défoulement, à l’ivresse, à la drague et à l’ostentatoire, mais propose également une véritable dimension artistique, des moments d’échanges humains et de découverte ainsi qu’une vraie mixité sociale, avec comme centre névralgique une passion commune et partagée pour les musiques émergentes. En d’autres termes, un projet de vie nocturne ambitieux, généreux et innovant qui repose sur une alchimie subtile et bien moins évidente qu’il n’y paraît entre différents éléments : une grande diversité dans l’offre musicale, des lieux nocturnes nombreux, variés et accessibles, un public réactif, diversifié et ouvert musicalement, des associations nombreuses, complémentaires et exigeantes musicalement, et enfin l’existence de "soirées paliers" permettant à un public non spécialisé de s’initier aux différentes tendances musicales, aux DJs émergents de faire leurs premier pas, et aux organisateurs de proposer une programmation musicale plus ouverte et non soumise aux exigences du

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Happy Birthday, Mr Vertigo

MUSIQUES | Pour fêter en beauté son quinzième anniversaire ce week-end, le Vertigo Club a vu les choses en grand avec pas moins de deux soirées de célébration consécutives, (...)

Damien Grimbert | Vendredi 15 juin 2012

Happy Birthday, Mr Vertigo

Pour fêter en beauté son quinzième anniversaire ce week-end, le Vertigo Club a vu les choses en grand avec pas moins de deux soirées de célébration consécutives, précédées à chaque fois d’un before à la Gallery histoire de se mettre en jambes. Début des hostilités ce vendredi avec la venue de Nicolas Masseyeff (photo) pour la quatrième édition des soirées Party Intime. Fort d’un parcours de plus de quinze ans sur la scène électronique européenne, ainsi que d’un joli premier album sorti à l’automne sur le label berlinois Herzblut Recording (The Motherland), le DJ/producteur d’Antibes ne devrait pas avoir de mal à faire monter la sauce à coup de sélections tech-house et minimal bien affûtées. Le lendemain, place au Belge Kolombo et au Britannique Hot Since 82, deux protégés du label danois Noir Music bien connus des amateurs de deep house et de techno racée. Côté DJ locaux, il faudra enfin compter avec Yannick Baudino, Stefa Nof et Tanguy le vendredi, et Thomas Villard, JB Nightraffic et Redaster le samedi. Un véritable petit festival ! Damien Grimbert  

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Accords et à cri

MUSIQUES | Adeptes de canevas musicaux complexes transcendés à grands coups de déflagrations noise et de sonorités électroniques, les groupes Aucan et Picore devraient séduire aussi bien érudits rock qu’amateurs d’émotions pures. Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Lundi 13 février 2012

Accords et à cri

En dépit du compte-rendu absolument dithyrambique d’un de leurs concerts par un membre haut placé de la rédaction qu’on ne citera pas ici et d’une signature sur le label Africantape qui nous a jusqu’à présent habitués à des sorties de très bon goût, force est de reconnaître qu’on attendait d’écouter Black Rainbow, le deuxième album du trio italien Aucan, avec une certaine appréhension. Pour une raison toute bête d’ailleurs : l’appellation dubstep-noise annoncée n’allait-elle pas déboucher sur une espèce de fusion un peu dégueulasse, comme ces groupes de néo-métal pourrissimes des années 90 avec pseudo-DJ-qui-fait-des-scratches pour faire joli ? La réponse est heureusement tout autre. Après quelques morceaux introductifs un peu trop trip-hop pour être honnêtes, l’alchimie entre les deux styles s’établit rapidement pour aboutir à la création de climats sonores hallucinés et assez superbes, où wobbles ravageurs et murs de guitares s’entrechoquent avec une belle violence, non dénuée d’inventivité pour autant. Seul petit défaut, les vocaux n’apportent objectivement pas grand-chose. On ne peut pas tout avoir, hein. Ah, et comme on vous l’a dit plus haut, en live, c’est visibl

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Les lois du dancing

MUSIQUES | Mesures antitabac, renforcement des contrôles de la sécurité routière, crise économique… Face aux nouvelles contraintes, les boîtes de nuit s’adaptent pour rester des lieux de fête. Tour d’horizon - non exhaustif - des discothèques grenobloises. REINE PARIS

François Cau | Vendredi 18 novembre 2011

Les lois du dancing

1h30 du matin. Le Vertigo se remplit brusquement. Cela fait vingt ans que Fred travaille dans le monde de la nuit. En experte, elle se faufile entre les tables et sert les boissons à bout de bras. Elle s’interrompt de temps en temps pour faire la bise aux habitués. Depuis 17h, elle refuse les réservations. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les effets de la crise, des mesures anti-tabac et autres lois, ne semblent pas se faire ressentir ici.  « Les gens ne viennent pas pour la déco, mais pour le service à table. On peut être dans un cube, ce qui fait tout, c’est l’accueil et la musique. Ici, on a vu naître de grands DJ », dit-elle, citant Laurent Garnier et David Guetta. « On passe de la house, quelques vieux thèmes toujours d’actualité, mais on essaie surtout de donner une éducation sur les nouveautés parce que tout le monde ne va pas à Ibiza tous les étés », s’enthousiasme-t-elle. Dans ce club qui a déjà connu plusieurs vies sous les noms du Flamand rose et de La Fièvre, les gens se pressent dès la fermeture des bars. « On est relativement bien accueilli, estime de son côté Charline, 20 ans, perchée sur son tabouret, l’air blasé. On est tranqu

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Une nuit pas si noire

ACTUS | La crise a-t-elle tué les noctambules, trop fauchés pour sortir de leurs intérieurs si moelleux ? Pour le savoir, on est partis à la rencontre des gérants de bars et discothèques locaux pour recueillir leurs avis sur la question. Réponses surprenantes.

Aurélien Martinez | Vendredi 13 novembre 2009

Une nuit pas si noire

On ne vous apprendra rien : c’est la crise, depuis au moins une bonne année. De la ménagère de moins de cinquante ans à la personne âgée, en passant par l’étudiant et la majorité des travailleurs, tous nous expliquent (souvent au JT de TF1) qu’ils sont contraints de se serrer la ceinture sous peine de finir sur la paille. En s’intéressant donc au monde de la nuit en cette période morose, on s’attendait à trouver des gérants de bars et discothèques dépressifs, seuls derrière leur comptoir à attendre l’hypothétique client. Or, cette bougre alarmiste de Laurence Ferrari nous a induits en erreur : non, les Français ne sont pas tous au bord du gouffre ; oui, ils continuent à sortir, comme nous le signalent tous les patrons rencontrés au cours de cette enquête empirique. Même si évidemment, certains sont un peu moins optimistes que d’autres. « Un autre demi steuplé ! » « On a toujours été très apprécié, on n’a donc pas de soucis de ce côté-là » constate Arkange Ottaviano du Vieux Manoir, un bar-boîte de quatre salles rue Saint-Laurent. Même son de cloche au Subway où Frédéric Lachman, le gérant, « ne constate pas de réel changement dans les

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