Marc Minkowski : « Le principal est que les Musiciens du Louvre sont toujours en vie ! »

ACTUS | Alors que Marc Minkowski va diriger ses Musiciens du Louvre à la MC2 vendredi 15 décembre dans un programme baptisé "Oratorio de Noël" construit autour de cantates de Bach, on en a profité pour lui poser quelques questions sur son orchestre, ses rapports avec la Ville de Grenoble (qui a sucré sa subvention fin 2014) ou encore ses autres activités – comme celle de directeur de l’Opéra de Bordeaux.

Aurélien Martinez | Mardi 12 décembre 2017

Photo : Benjamin Chelly


Un peu d'histoire pour commencer. Les Musiciens du Louvre est un orchestre français mythique, fondé en 1982 à Paris, et qui a déménagé à Grenoble en 1996, en fusionnant avec l'ensemble instrumental de la ville. Un orchestre qui est la « grande fierté » de Marc Minkowski. « C'est l'un des, si ce n'est le meilleur orchestre sur instruments anciens du XXIe siècle – et je ne dis pas ça parce que je l'ai fondé ! – de part sa variété de répertoire et de style, avec aussi bien dans l'opéra, dans le symphonique, dans le baroque, dans le romantisme ; s'adaptant à toute sorte de chef et pouvant être dirigé aussi bien par le premier violon, le claveciniste, par le chef fondateur, par d'autres chefs. C'est une machine extrêmement souple. »

« En 35 ans, l'ensemble s'est métamorphosé plusieurs fois depuis sa naissance, mais il est toujours là. Par contre on est un ensemble désormais rhônalpin – j'anticipe votre prochaine question ! –, volant de ses propres ailes. » Car il fut un temps où la chargée de communication de l'orchestre insistait beaucoup auprès des partenaires et des journalistes afin qu'ils n'oublient surtout pas de marquer "Musiciens du Louvre Grenoble", histoire que tout le monde comprenne bien où ils sont situés. Mais ça c'était avant fin 2014 et la décision du nouveau maire Éric Piolle de supprimer la subvention annuelle de 438 000 € accordée à l'ensemble musical. Une décision politique qui a fait grand bruit à l'époque (une pétition avait été lancée et avait récolté 8 000 signatures selon les Musiciens du Louvre), mais la Ville de Grenoble n'avait pas bougé, et le mot Grenoble a alors disparu du nom même de l'orchestre et de tous ses documents de communication.

« On n'est plus l'orchestre de la Ville, mais on reste malgré tout l'orchestre des Grenoblois. D'ailleurs, quand la MC2 propose l'un de nos concerts, c'est rempli direct » assure la secrétaire générale Stéphène Jourdain, qui nous précise que la Ville de Grenoble ouvre tout de même toujours les portes de la salle Olivier Messiaen à l'orchestre.

Par monts et par vaux

Et voilà que Marc Minkowski, qui ne voulait pas évoquer ce sujet une nouvelle fois (« le passé c'est le passé ; le principal est que nous sommes toujours en vie, toujours là, je suis toujours avec l'orchestre et Grenoble est toujours Grenoble ! » nous avait-il dit en début d'interview), embraie finalement pendant l'entretien. « Il y a toujours eu un problème de moyens à Grenoble, même quand la Ville était un peu plus "saine", pour vraiment décider d'avoir un vrai orchestre sur place, avec au moins une cinquantaine de musiciens salariés. Mais après tout, c'est peut-être mieux comme ça parce que ces formations intermittentes, notamment sur instruments anciens, sont sans doute le modèle de l'économie musicale de demain. »

Depuis ces remous, l'activité grenobloise s'est quelque peu réduite pour les Musiciens du Louvre (qui tournent beaucoup en France comme à l'étranger). « Ce que l'on fait aujourd'hui, c'est le minimum pour que l'on reste en contact avec le public. » Sachant que Marc Minkowski, qui du fait de sa renommée est sans cesse par monts et par vaux, avec ou sans les Musiciens du Louvre, a dû adapter son emploi du temps pour prendre récemment la direction de l'Opéra de Bordeaux. « On a raconté que j'étais parti à Bordeaux pour claquer la porte. Ça n'a rien à voir, ce projet était dans ma tête depuis longtemps ! J'étais toujours été un homme d'opéra, de théâtre ; j'ai toujours voulu diriger un opéra. Et ici, il y a toujours eu un constat d'impossibilité à m'offrir ce que je voulais faire au plan de l'activité lyrique, même avec un grand festival. Toute la difficulté maintenant pour moi est d'arriver à garder ma relation avec l'orchestre au milieu du flot de responsabilités que j'ai là-bas. »

Depuis le 31 août 2016 et sa prise de poste à Bordeaux, Marc Minkowski n'est ainsi plus salarié par les Musiciens du Louvre, mais reste directeur artistique et chef invité de temps en temps (comme ce vendredi 15 décembre à la MC2). Et l'orchestre est donc « toujours là », même s'il a un peu changé sa manière de fonctionner (ils s'autoproduisent sur certains concerts depuis cette année), pour un budget 2017 de 2.8 millions euros, avec 25.4% de subventions des diverses tutelles et 74.6% de recettes propres.


Oratorio de Noël

Par Les Musiciens du Louvre, dir. Marc Minkowski. Prog. : Bach
MC2 4 rue Paul Claudel Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Musique classique : une saison, huit étapes

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec des stars, des jeunes pousses, des compisteurs d'hier comme d'aujourd'hui...

La rédaction | Jeudi 19 septembre 2019

Musique classique : une saison, huit étapes

Camille et Julie Berthollet Le 27 décembre 2014, pour la première édition de Prodiges sur France 2 (une émission consacrée aux jeunes talents du classique), quatre millions et demi de téléspectateurs suivirent les mouvements d’archet de Camille Berthollet. Une virtuose de quinze ans qui, dans une robe rouge coquelicot, réchauffa l’hiver par son interprétation fougueuse de L’Eté des Quatre saisons de Vivaldi. Un choix gagnant qui lui assura un début de carrière fulgurant, mais pas solitaire. Sur son premier opus bientôt disque d’or, elle associa ainsi sa sœur aînée Julie, également violoniste. Depuis, la surprenante paire construit des aqueducs où Schubert et Brahms côtoient Stromae et Nino Ferrer. Un programme cosmopolite qui, en dehors de refléter des goûts éclectiques, aspire en douce à faire venir les plus jeunes au classique. Au Grand Angle (Voiron) mardi 8 octobre Joachim Horsley Auteur de musiques pour le cinéma et pianiste dans l’ombre des succès de John Legend et Mich

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Musique classique : neuf concerts pour une saison cadencée

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Avec du classique de chez classique mais aussi de la philosophie en musique, du lyrisme théâtralisé ou encore du violoncelle.

Régis Le Ruyet | Mercredi 13 septembre 2017

Musique classique : neuf concerts pour une saison cadencée

Orchestre philharmonique de Radio France Muse géniale de l’opéra contemporain, la soprano canadienne Barbara Hannigan stupéfiait, en 2011, les spectateurs du festival Présences de Radio France par ses talents de cheffe. Combinant audace et précision, la chanteuse y soutenait les plus folles vocalises du Grand Macabre de György Ligeti pendant que, d'une poigne ferme, elle menait en extase les musiciens finnois de l'Avanti ! Chamber. Un exercice de direction et de haut vol lyrique qu’elle réitéra à Grenoble avec l’Orchestre philharmonique de Radio France dans les atours de Lulu d'Alban Berg et de la Fille folle de George Gershwin. À la MC2 le 6 octobre Michel Onfray et Henri Demarquette – musique et philosophie Accompagné par le violoncelliste Henri Demarquette, le philosophe hédoniste Michel Onfray nous expliquera comment, avec les penseurs, dire et entendre le monde. Une passionnante rencontre en pe

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Simple question de l’été #1 : à quoi sert un chef d’orchestre ?

ACTUS | À chaque concert, on le voit s’agiter avec entrain devant ses musiciens. Mais que fait-il réellement ? Le chef d’orchestre Marc Minkowski, à la tête des Musiciens du Louvre Grenoble, nous l’a expliqué.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #1 : à quoi sert un chef d’orchestre ?

« Le chef d’orchestre décide du nombre de cordes par exemple, de l'instrumentarium – aux Musiciens du Louvre, nous jouons sur instruments d'époque – et du diapason. Il émet également des souhaits sur la disposition de l'orchestre en fonction de l'œuvre, de l'interprétation qu'il souhaite en faire, de l'acoustique de la salle... Le chef donne ainsi sa vision : lors des répétitions, il impose sa conception de la partition que tous les musiciens vont suivre. Le sens de l’interprétation d’une partition ne se bâtit pas de façon collégiale. Le chef d’orchestre décide. » Et la baguette ? « Lorsque le répertoire est romantique ou moderne, et implique un gros orchestre, elle est de mise. Car la gestique est importante. La baguette permet que sa ligne soit plus précise, les gestes plus carrés et surtout lisibles même depuis le fond de la scène. La main droite impulse le rythme, assure le volet énergie de la sensation. La main gauche donne le relief de l'interprétation : les nuances, le caractère. » Plus d’infos sur Marc Minkowski : www.mdlg.net

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Noël avant l’heure avec les Musiciens du Louvre Grenoble

Musique classique | Jeudi 17 novembre, Marc Minkowski proposera un florilège d'airs de "Casse-noisette" dans un programme intitulé "Voyage en féerie". On vous en dit plus.

Régis Le Ruyet | Mardi 15 novembre 2016

Noël avant l’heure avec les Musiciens du Louvre Grenoble

Tandis que les agents des collectivités s'affairent autour des éclairages de Noël, Marc Minkowski, fameux chef des Musiciens du Louvre Grenoble devenu en septembre directeur de l'Opéra de Bordeaux, revient à la salle de ses débuts grenoblois dans un florilège d'airs de Casse-noisette. Tout d'abord annoncé au Prisme de Seyssins, puis relogé pour raisons techniques à la salle Olivier Messiaen, ce Voyage en féerie plongera donc dans les musiques du ballet-féerie de Piotr Ilitch Tchaïkovski créé à Saint-Pétersbourg en 1892 avec le chorégraphe français Marius Petipa. Un peu d’histoire du coup : c'est à la demande du directeur des théâtres impériaux de l’époque que la paire chanceuse du Lac des Cygnes (1877) et de La belle au bois dormant (1890) renoue pour cette heureuse troisième collaboration. Cette fois, ils s'inspirent d'un conte de Noël d'Alexandre Dumas père, lui-même adapté de l'œuvre d’Hoffman décrivant un monde de bonbons et de jouets, hélas mis à mal par des rats, dans lequel la jeune Marie se retrouve entraînée par son fantassin de bois. Un classique des fêtes,

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Musique classique : les cinq temps forts du semestre

MUSIQUES | En 2016, on a rendez-vous à la MC2 avec l'Aurora Orchestra, à la Rampe avec le Quatuor Debussy, à l'église Saint Martin avec certains des Musiciens du Louvre Grenoble, à l'Odyssée d'Eybens avec le mandoliniste Vincent Beer-Demander ou encore à l'Auditorium du Musée de Grenoble avec la comédienne Natacha Régnier.

Régis Le Ruyet | Mercredi 6 janvier 2016

Musique classique : les cinq temps forts du semestre

Beethoven Passion Depuis quelques années, une union indéfectible associe le Quatuor Debussy à la Rampe. Sur la scène échirolloise, la formation rhônalpine a déjà croisé l'archet avec nombre de partenaires allant des acrobates australiens de Circa à la chorégraphe grenobloise Sylvie Guillermin. Cette fois, ces habitués des chemins de traverse iront seuls affronter trois des titanesques quatuors à cordes de Beethoven. Une forme reine définie par Haydn, aux canons rééquilibrés par Mozart et que Beethoven questionnera jusqu'à la rupture au cours des quatre dernières années de sa vie. Séquentiellement considéré comme le premier et écrit vers l'âge de 30 ans, les traces du Quatuor n°3 opus 18 remontent à 1798. Le compositeur y montre son assimilation des héritages tout en laissant poindre quelques lumineuses inventions. Quant à l'Opus 59 n°3, dédié au comte Razumovsky, intitulé Eroica et commençant dans une obscurité mélodique, il demeure l'un des plus joués au monde. Enfin, ébauché en 1826 et dernier de tous, le Quatuor opus 135, que Beethoven n'entendit jamais, porte la dédicace prémonitoire de "la résolut

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Le « dialogue équestre et musical » de Minkowski

MUSIQUES | Événement : les fameux Musiciens du Louvre Grenoble de Marc Minkowski vont s’installer trois jours durant sous un chapiteau devant la MC2 pour donner cinq représentations de Tact et Tempo. Soit un spectacle mêlant art équestre et musique plus ou moins classique. Intrigués par ce mariage et, plus largement, par cette proposition atypique, on a passé un coup de fil au chef d’orchestre pour en savoir un peu plus. Magnéto. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 24 novembre 2015

Le « dialogue équestre et musical » de Minkowski

Les chevaux et vous, c’est une histoire passionnelle. Il paraît que vous aviez même imaginé travailler dans cet univers… Marc Minkowski : Quand j’étais jeune, j’ai été entre plusieurs passions, entre plusieurs vocations : les chevaux mais aussi la musique ou encore la littérature. Puis, finalement, mon parcours a fait que la musique a tout avalé. Mais ça aurait pu tourner différemment… Ce n’est donc pas un hasard que l’on retrouve des chevaux sur scène dans Tact et Tempo ou dans un autre spectacle que vous avez récemment créé avec Bartabas… Oui, même si c’est un concours de circonstances qui a fait que les chevaux sont revenus dans ma vie. Ce n’était pas prémédité, ça aurait pu arriver plus tôt ou plus tard, mais c’est maintenant. Tact et Tempo, c’est donc la rencontre entre les Musiciens du Louvre Grenoble et la compagnie Of K’Horse du cavalier voltigeur rétais Manu Bigarnet… C’est un spectacle que l’on a monté en deux parties [Tactus a vu le jour en 2014 – NDLR] ; il est devenu un peu le symbole de

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Musique classique : les cinq temps forts de la saison

MUSIQUES | Où l'on cause notamment des Musiciens du Louvre Grenoble, de la Chambre Philharmonique ou encore de l'Orchestre des Pays de Savoie.

Régis Le Ruyet | Vendredi 18 septembre 2015

Musique classique : les cinq temps forts de la saison

Chopin, Rachmaninov – Emmanuelle Swiercz Originaire de Douai, la pianiste Emmanuelle Swiercz débute le piano à l'âge de neuf ans au conservatoire national de région avant de rejoindre à seize ans le CNSM de Paris. Elle écume ensuite les différents concours internationaux où elle est primée et remarquée. Elle publie alors en 2007 son premier disque consacré à Serge Rachmaninov. Doté d'une folle énergie, l’enregistrement est encensé par les magazines Pianiste et Classica, et la jeune femme ne tarde pas à faire ses débuts au Festival de La Roque d’Anthéron. Elle est dès lors l'invitée des plus grands événements, nationaux comme internationaux. Il serait donc dommage de la rater dans l'écrin intimiste de l'église de Seyssins, son récital Chopin, Rachmaninov annonçant un moment rare. Jeudi 8 octobre à l’église Saint Martin (Seyssin) Mozart, Gossec – Les Siècles Dirigé avec une précision métronomique

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Les Musiciens du Louvre Grenoble repartent pour un tour

MUSIQUES | Depuis leur création en 1982, les Musiciens du Louvre Grenoble redonnent vie aux répertoires classique et romantique sur instruments d'époque, en France et à l'étranger. La troupe, dirigée par Marc Minkowski, présentait ce vendredi 3 octobre sa saison 2014-2015. On fait le point. Alexis Orsini

Aurélien Martinez | Vendredi 3 octobre 2014

Les Musiciens du Louvre Grenoble repartent pour un tour

À en croire l'enthousiasme du chef d’orchestre Marc Minkowski, l'interprétation des Boréades de Jean-Philippe Rameau ce vendredi 3 octobre à la MC2 constitue l'un des plus grands défis jamais relevés par ses musiciens, en même temps qu'un renvoi aux débuts de la troupe qui avait enregistré une œuvre du compositeur en 1987 et a depuis fréquemment été associée à son répertoire. Fait atypique, cette tragédie lyrique ambitieuse n'a jamais été représentée du vivant de Jean-Philippe Rameau, celui-ci l'ayant imaginée à l'âge de quatre-vingt deux ans, en 1764, peu avant son décès. Elle a depuis intimidé beaucoup d'orchestres et de chefs, comme l'explique Marc Minkowski : « En répétition, on est à la fois émerveillé et effrayé par Les Boréades, c'est un marathon sublime, une œuvre avec des changements d'atmosphère incroyables pour l'époque. » Cet « Everest » composé de cinq actes s'impose donc comme le poin

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Viens voir les musiciens

MUSIQUES | Journée chargée le samedi 14 juin pour les Musiciens du Louvre Grenoble, mais journée passionnante pour les amateurs de musique classique – sachant que tout (...)

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

Viens voir les musiciens

Journée chargée le samedi 14 juin pour les Musiciens du Louvre Grenoble, mais journée passionnante pour les amateurs de musique classique – sachant que tout sera gratuit. Le périple à travers Grenoble de la formation de Marc Minkowski débutera à 10h30 au sein des Halles Sainte-Claire, qui fêtent leurs 140 ans. D’où l’idée de marquer le coup avec un concert baptisé Musique à la carte au déroulement original : les passants choisiront « des airs baroques, populaires ou pour enfants » et deux violonistes les interprèteront. Plus tard dans la journée, à 14h30, l’ensemble fêtera cette fois-ci les 50 ans de l’union de quartier Notre-Dame avec La Petite Musique de nuit et un Concerto pour flûte de Mozart, dans la cour intérieure du Musée de l’Ancien Évêché. Et enfin, le soir (21h) à la Caserne de Bonne, ils donneront leur programme Mozart la nuit (dont on aura eu des extraits à 14h30 – suivez enfin !), dans le cadre des concerts classiques de la ville. « Chez Mozart, la nuit est partout. Les nuits de Mozart sont magiques et poétiques, inquiétantes ou initiatiques. Elles sont drôles aussi. Mozart paraît s’être amusé en comp

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10 bonnes mesures pour 2014

MUSIQUES | Satisfaire de belles rencontres, embarquer pour d'agréables voyages, assister à un festival de pyrotechnie... : voici nos classiques résolutions pour vivre une année passionnante et exaltante. Régis Le Ruyet

Aurélien Martinez | Jeudi 9 janvier 2014

10 bonnes mesures pour 2014

Défini comme « l'Orchestre symphonique nouvelle génération » par son directeur musical Daniel Kawka, Ose, la phalange 2.0 branchée sur les réseaux sociaux et le crowdfunding, rendra hommage à Mahler le vendredi 24 janvier à la Rampe. L'ensemble interprétera non moins que la Symphonie n°5, soit la BO du film culte de Visconti Mort à Venise. Dilemme le mardi 28 janvier, il faudra d'abord choisir entre la tristesse et la joie des voix humaines du gambiste star Jordi Savall à l'Hexagone ou les promesses du pianiste franco-suisse Cédric Pescia confronté à Beethoven et Cage à la MC2. Auréolé l'an passé par son interprétation princière du Sacre de Stravinsky, l'Orchestre des Siècles de François-Xavier Roth reviendra à la MC2 le mardi 4 février avec la complicité du violoniste Renaud Capuçon. Une soirée française lors de laquelle Rameau, Bizet et Saint-Saëns seront joués sur instruments anciens. Le survol de la campagne russe Après le remarquable hymne a la Finlande donné en novembre par l'Orchestre national de Lyon sous la direction d'Hannu Lintu, la formation reviendra à la MC2 le vendredi 14 février avec cette fois

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"L’Histoire du soldat / L’Amour sorcier" : mention assez bien

Spectacle | Réunir les trois directeurs des centres de création affiliés à la MC2 pour un spectacle forcément événement : voilà le projet du diptyque composé de "L’Histoire du soldat" d'Igor Stravinsky et de "L’Amour sorcier" de Manuel de Falla. Avec donc aux commandes Marc Minkowski des Musiciens du Louvre Grenoble, Jacques Osinski du Centre dramatique national des Alpes, et Jean-Claude Gallotta du Centre chorégraphique national de Grenoble. Pour une création agréable mais finalement assez convenue.

Aurélien Martinez | Jeudi 17 octobre 2013

C’est l’histoire de trois artistes (plus ou moins) installés dans les murs de la MC2, évoluant chacun dans son domaine (la musique classique pour Minkowski, la danse contemporaine pour Gallotta et le théâtre pour Osinski), livrant régulièrement de nouvelles propositions artistiques. Trois figures emblématiques d’une certaine culture grenobloise qui ont fini par bosser ensemble – une idée vieille comme le monde comme nous l’expliquait le trio en interview. Le fil directeur de leur réunion ? Un projet qui puisse laisser chacun de trois participants s’exprimer. Le choix effectué ? Un diptyque composé du ballet-opéra de chambre L’Histoire du soldat (1917) d’Igor Stravinsky et du ballet-pantomime L’Amour sorcier (1915) de Manuel de Falla, dévoilé mercredi 16 octobre à la MC2. La soirée se découpe donc en deux parties. On a d’abord droit à une Histoire du soldat tirée à quatre épingles, où l’histoire (justement) de ce soldat pactisant avec le diable se

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Les trois mousquetaires

SCENES | Casting de luxe pour le diptyque "L’Histoire du soldat" / "L’Amour sorcier". Aux commandes de ce double spectacle, qui sera dévoilé cette semaine, rien de moins que les trois artistes résidents de la MC2 : Marc Minkowski des Musiciens du Louvre Grenoble, Jacques Osinski du Centre dramatique national des Alpes, et Jean-Claude Gallotta du Centre chorégraphique national de Grenoble. Du coup, on a rencontré les trois. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 11 octobre 2013

Les trois mousquetaires

La collaboration Marc Minkowski : Réunir les directeurs des trois centres de création de la maison, c’est en discussion depuis que je suis arrivé ici, il y a 17 ans. Le projet était déjà évoqué du temps de Laurent Pelly, le prédécesseur de Jacques, mais n’a jamais abouti...Jacques Osinski : Quand je suis arrivé en 2008, l’idée est revenue, mais elle a mis du temps à se matérialiser compte tenu des agendas de chacun. Et surtout du fait que l’on devait apprendre à se connaître...Jean-Claude Gallotta : Une fois le projet lancé, j’étais sur l’idée de l’amitié, de faire quelque chose ensemble. On est partis sur ces deux pièces, mais à la limite – et c’est un peu con ce que je vais dire ! –, ils auraient proposé n’importe quoi, j’aurais quand même accepté ! L’Histoire du soldat MM : Avec Jean-Claude, on a souvent parlé de Stravinsky, et notamment du Sacre du printemps, qu’on avait imaginé faire ensemble – mais ça ne s’est pas fait. Puis Jacques est arrivé dans la boucle : j’ai alors essayé d’imaginer une œuvre qui mélange nos trois disciplines. L’Histoire du soldat

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L'union des trois

MUSIQUES | Belle ouverture symbolique : pour la première fois les trois compagnies associées à la MC2 – les Musiciens du Louvre Grenoble, le Centre Dramatique National (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 5 septembre 2013

L'union des trois

Belle ouverture symbolique : pour la première fois les trois compagnies associées à la MC2 – les Musiciens du Louvre Grenoble, le Centre Dramatique National des Alpes et le Centre Chorégraphique national de Grenoble – se retrouveront réunis sur un même plateau. Selon leurs affinités, chacun des directeurs a pris part au projet monté autour de L'Histoire du soldat d'Igor Stravinsky et de L'Amour sorcier de Manuel de Falla. Marc Minkowski ayant proposé dans le rôle de l'ardente gitane la non moins incandescente Olivia Ruiz, c'est à Jean-Claude Gallota qu'il échoit de régler les pas de danse tandis que Jacques Osinski officie à la mise en scène des intrigues. En toile de fond, la figure du mal et de l'amour. Ainsi le ballet-opéra de chambre de L'Histoire du soldat cristallise, par le gage avec le diable d'un violon contre le livre de la fortune, la concupiscence et la perte du soldat. Quant au ballet pantomime L'amour sorcier, c'est le spectre de l'ancien amant que vient contrarier l'union de la belle Candelas à son hidalgo. RLR L'Histoire du soldat / El Amor brujo, du mercredi 16 au samedi 19 octobre, à la MC2

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Sympa et symphonique

MUSIQUES | Pour la rentrée classique, le Petit Bulletin vous propose un premier tour d'horizon sélectif des grandes formations programmées dans vos salles d'octobre à décembre. Régis le Ruyet

Aurélien Martinez | Jeudi 5 septembre 2013

Sympa et symphonique

C'est sur les berges du Rhin, le jeudi 10 octobre, qu'Emmanuel Krivine et La Chambre Philharmonique entameront la saison classique de la MC2. Un florilège lyrique pioché parmi les seize heures de la tétralogie de Richard Wagner et accordé aux voix parfaites d'Alexandra Lubchansky, de Cécile Perrin, de la mezzo Nora Gubisch et du baryton Oliver Zwarg. Plus tard, le mercredi 6 novembre, toujours à la MC2, honneur à la musique fine et finnoise par l'Orchestre national de Lyon sous la direction d'Hannu Lintu, le futur chef de l'Orchestre de la Radio de Finlande. Il invitera le public à une immersion en terres scandinaves et baltiques à travers les musiques de Jean Sibelius, Kaija Saariaho et un Concerto pour piano de Sergueï Prokofiev parfaitement calibré au sens musical de Nikolaï Lugansky. De retour à la MC2 mais cette fois à la tête du Philharmonique du Luxembourg, Emmanuel Krivine déclinera le jeudi 14 décembre un menu varié fait d'une viennoiserie de Strauss fils et de deux œuvres concertantes, tout d'abord une architecture de Béla Bartók qui fait appel à toute la virtuosité des pupitres et le Concerto pour piano en

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Second acte

MUSIQUES | Musique classique / Le rideau se lève sur une deuxième partie de saison très riche et enthousiasmante. Bref aperçu en quelques coups de cœur. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Vendredi 11 janvier 2013

Second acte

Il y a un an, le quatuor Debussy boxait sur la scène de la Rampe avec le danseur Mourad Merzouki. En 2013, on retrouve les musiciens le 24 janvier pour un programme intime et fugueur. Cherchant une manière symbolique et originale de célébrer le deux cent cinquantième anniversaire de la naissance de Mozart, il délaisse les vingt-trois quatuors du génie de Salzbourg et enregistre la version pour cordes du Requiem transcrite en 1802 par Peter Lichtenthal, un must auquel s'adjoindront des fugues de Piazzola, Beethoven et Bach. À la MC2, le pianiste et artiste associé Alexandre Tharaud continue ses propositions plus alléchantes les unes que les autres. Tout commence le 25 janvier par une Nuit du piano baroque et romantique où, en monsieur loyal, le musicien souhaite faire découvrir, à raison d'un soliste par heure, quatre jeunes confrères et consœurs. La carte blanche se poursuivra lors d'une semaine multiforme du 4 au 8 juin, des Variations Goldberg au registre des musiques du XXe jusqu'en une apothéose pop au casting de prestige. Unis depuis 1981, cela fait plus de trente ans que le quatuor Parisii, consacré par des prix internationaux, enchante le public en suiva

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L'art total

MUSIQUES | En classique, il est de tradition d'ouvrir la nouvelle année sur des flonflons le plus souvent d'Offenbach ou de Strauss. Il en est sera ainsi (...)

Régis Le Ruyet | Jeudi 20 décembre 2012

L'art total

En classique, il est de tradition d'ouvrir la nouvelle année sur des flonflons le plus souvent d'Offenbach ou de Strauss. Il en est sera ainsi l'Auditorium de Lyon le 1er Janvier. À Grenoble, le concert en différé du jour de l'an des Musiciens du Louvre Grenoble s'annonce plus grave. Commandé tout spécialement par le théâtre de Vienne en Autriche aux Musiciens du Louvre Grenoble et à Marc Minkowski pour célébrer le bicentenaire de la naissance du compositeur allemand Richard Wagner (1813 – 1883), le programme du gala reprend à l'identique celui qui résonna dans ces mêmes murs le 11 juin 1836. Révolutionnaire dans l'âme et génie des arts, après les désespérances viennoises des répétitions de Tristan et Isolde, le poète de musique est à la recherche de mécènes pour achever l'écriture de ses opéras. Il donne alors ce soir là en guise d'avant-goût au public des extraits des Maîtres chanteurs de Nüremberg, La Walkyrie et L'Or du Rhin, en 1964 – l'avènement au trône du Jeune Louis II de Bavière épris des musiques du maestro le tirera pour un temps de la misère. Peu avant que Marc Minkowski ne s'hasarde à croiser sur le pont de la MC2 le spectre du

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Louvre Story

MUSIQUES | Musique classique / En 1982, Marc Minkowski, jeune bassoniste talentueux, a tout juste vingt ans mais cela fait déjà un moment que le démon de la (...)

Régis Le Ruyet | Vendredi 26 octobre 2012

Louvre Story

Musique classique / En 1982, Marc Minkowski, jeune bassoniste talentueux, a tout juste vingt ans mais cela fait déjà un moment que le démon de la direction le titille. Après un essai à la baguette, pour un congrès de médecine, certains de ses camarades chanteurs enthousiasmés par sa direction d’Acis et Galatée d’Haendel réclament d’être dirigés. Par jeu, le chef en devenir réunit un petit nombre d’amis et donne avec eux en juin 1982, dans l’église parisienne de Saint-Étienne-du-Mont, l’opéra de Purcell Didon et Enée, marquant l’acte de naissance des Musiciens du Louvre. Une assemblée dont le nom de prestige sera dû à la proximité de l’appartement familial avec l’ancien Palais Royal. En 1987, l’histoire de cette formation de copains adeptes du jeu sur instruments anciens s’accélère lorsque René Blanchard, de Radio France, et Michel Garcin, directeur artistique des disques Erato, sollicitent l’ensemble pour enregistrer Les Comédies ballets de Lully et Molière. Une alliance discographique qui prendra fin en 1994 lors du transfert sur la prestigieuse division Archiv Produktion de Deutsche Grammop

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L’ascension des sommets

MUSIQUES | Marc Minkowski a attendu avant de passer son Bach. Mais, après "La Messe en Si" et "La Passion selon Saint Jean", c’est au tour de Saint Matthieu de recevoir sa convocation. Régis Le Ruyet

François Cau | Samedi 10 mars 2012

L’ascension des sommets

Marquant les célébrations de la semaine Sainte, La Passion est ordinairement interprétée le vendredi précédent le dimanche de Pâques. Une évocation lyrique des souffrances de Jésus qui appelle le fidèle à exalter sa foi. Des quatre Passions qu’écrivit Jean-Sébastian Bach pour les offices de l’église de Leipzig (dont il fût maître de chapelle de 1723 jusqu’à sa mort), seuls La Passion selon Saint Matthieu et selon Saint Jean ont traversé le temps pour parvenir jusqu’à nos oreilles. Et deux ans après une évidente Saint Jean à la MC2, le chef et les Musiciens du Louvre Grenoble prennent place dans l’auditorium, pour interpréter la sublime Saint Matthieu. Dans la continuité de La Messe en Si et de La Passion selon St Jean, Marc Minkowski défend l’intuition d’une lecture solistique. Et confie à seulement huit voix le soin d’assurer les arias et les parties de chœurs. L’ensemble orchestrale, bien que réduit, sera lui multiplié par deux, avec de part en part orgue et solistes. Car vraisemblablement inspiré par la présence de deux orgues dans l’église, Bach a imaginé en 1729 une Passi

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Les grandes lignes

MUSIQUES | Un itinéraire saisonnier qui emprunte autant les sentiers balisés que les chemins escarpés pour une virée en musique (classique). Régis Le Ruyet

François Cau | Lundi 9 janvier 2012

Les grandes lignes

Sur les pistons de Maurice André, Romain Leleu, trompettiste révélation des Victoires de la musique classique en 2009 et fondateur de l’ensemble modulaire Convergence, souffle avec sa formation un air neuf sur l’Hexagone. Composé d’un quintet à cordes dont les membres sont issus des meilleures phalanges et du trompettiste prodige, les musiciens concoctent un menu où les recettes classiques de Gluck, Bartok et Tchaïkovski sont revues à la sauce au vent. Etabli depuis plus de 250 ans par Haydn, considéré comme le père putatif, le quatuor à cordes figure l’acmé des formules chambriste. Le Quatuor Modigliani, qui en est aujourd’hui l’un de nos fleurons nationaux, assemble à la MC2 sa monstrueuse unicité dans le Quatuor n°3 de l’ibérique Arriaga (que certains considèrent comme le Mozart espagnol), avant deux concertos pour clarinette de Mozart et Brahms interprétés en connivence avec Paul Meyer. Au registre des intégrales,   les Musiciens du Louvre Grenoble entonnent les Symphonies 1, 2, 6 de Schubert, dernière partie d’un cycle commencé la saison dernière à la MC2, et ce à seulement quelques jours de leur enregistrement in exten

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Plus belle la vie

MUSIQUES | CLASSIQUE / C’est ce qu’il faut bien appeler un incontournable du répertoire classique, célébré jusque dans des monuments de la culture pop (le film Orange (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 22 décembre 2011

Plus belle la vie

CLASSIQUE / C’est ce qu’il faut bien appeler un incontournable du répertoire classique, célébré jusque dans des monuments de la culture pop (le film Orange mécanique de Kubrick par exemple). Un tube qui est carrément devenu l’hymne officiel de l’Union européenne (dans sa version réduite évidemment – environ deux minutes). L’Ode à la joie est ainsi la dernière symphonie que Beethoven, alors complètement sourd, composa, dix ans après la huitième. « La dernière des symphonies » tout court s’emporta même Wagner. Le titre provient d’un poème de l’écrivain allemand Friedrich von Schiller, poème par ailleurs utilisé dans le quatrième et dernier mouvement de la symphonie, et considéré comme une ode à la fraternité (« Tous les êtres boivent la joie / Aux seins de la nature / Tous les bons, tous les méchants / Suivent ses traces de rose »). D’où son utilisation par l’Union européenne, soucieuse de tourner la page d’un passé douloureux. Les Musiciens du Louvre • Grenoble, dirigés par l’inénarrable Marc Minkowski, se ressaisissent de cette symphonie hors du commun, après l’avoir déjà donnée en janvier 2011 à la MC2. Une interprétation qui sera à nouveau forcément grandiose, au vu de l’excel

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Sur un prélude de Bach

MUSIQUES | MUSIQUE CLASSIQUE / L’Atelier des Musiciens du Louvre, formation plus intimiste des fameux Musiciens du Louvre, poursuit sa tournée dans le département (...)

François Cau | Mercredi 25 mai 2011

Sur un prélude de Bach

MUSIQUE CLASSIQUE / L’Atelier des Musiciens du Louvre, formation plus intimiste des fameux Musiciens du Louvre, poursuit sa tournée dans le département avec Bach à Köthen II, les suites pour violoncelle seul – Köten étant la ville où le compositeur allemand, accompagné d’un petit orchestre, était maître de chapelle du Prince Léopold d'Anhalt-Köthen. Après Uriage-les-Bains, Le Touvet ou Échirolles (liste non exhaustive), Nils Wieboldt, le chef de pupitre des violoncelles des Musiciens du Louvre, fera escale à Grenoble, au Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas plus précisément, écrin empli d’histoire et lieu idéal pour ce genre d’évènements convoquant la musique dite savante. Il portera sur scène quelques-uns de ces chefs-d’œuvre de Jean-Sébastien Bach : car ses suites sont de véritables références dans le répertoire du violoncelle, comme le public a déjà pu s’en rendre compte début avril avec la première partie de ce concert en deux temps. Cette fois-ci, Nils Wieboldt interprétera les suites n° 1, 2 et 5 – aussi appelées BWV 1007, 1008 et 1011. Comme ça, évidemment, ça sonne un peu abstrait, mais à l’écoute, c’est tout autre chose… Notamment le prélude de la n°1, surreprésenté dans les p

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Casser la vitre

MUSIQUES | Contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser (on le sait, d’aucuns ne font pas beaucoup d’efforts), l’Atelier des Musiciens du Louvre n’est pas le (...)

François Cau | Vendredi 25 mars 2011

Casser la vitre

Contrairement à ce que d’aucuns pourraient penser (on le sait, d’aucuns ne font pas beaucoup d’efforts), l’Atelier des Musiciens du Louvre n’est pas le pendant amateur des Musiciens du Louvre. La structure, créée en 2005, est un contrepoids à l’activité la plus visible de l’orchestre. Les musiciens sont les mêmes, jouent sur des instruments d’époque, mais dans des formes plus intimes. Beaucoup de (bons) changements se sont opérés cette saison : déjà, l’arrivée du flûtiste Florian Cousin au poste de conseiller artistique a apporté du sang neuf à cette émanation de l’orchestre ; ensuite, l’accès à l’année à la salle Olivier Messiaen lui a donné plus d’assise, l’opportunité de tester plus de formules, de donner plus de concerts. Mais l’activité de l’Atelier ne se restreint pas à ce seul lieu, puisque sa mission est également d’investir les lieux patrimoniaux ou d’aller ponctuellement à la rencontre des publics dits captifs. Dans la lignée de la programmation des Musiciens du Louvre Grenoble, dont il donne régulièrement des versions musique de chambre, l’Atelier s’en est aussi démarqué cette année, comme le prouve le prochain concert, consacré à Bach, avec deux interprètes monstrueusem

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