Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l'élection de l'équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d'abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l'adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d'artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l'équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps.

« Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé. J'étais un peu étonnée du modèle précédent : j'ai donc souhaité, avec l'exécutif mais aussi les compagnies locales, que le théâtre s'ouvre à la création, que ça devienne un outil de travail » nous avait déclaré l'an passé Corinne Bernard dans un dossier consacré à ce sujet.

Deux artistes en résidence

Des changements qui vont être encore accentués la saison prochaine et les suivantes, sous l'impulsion de la mairie qui a missionné David Aparicio, chargé des secteurs théâtre et danse à la Ville et maintenant directeur artistique en charge du projet artistique et de la programmation (du fait de l'arrêt maladie de la directrice Evelyne Augier-Serive), afin qu'il donne corps à ce mouvement. Grosse nouveauté, deux artistes en résidence vont rejoindre l'aventure à la rentrée (même si leur travail en amont a déjà bien commencé, avec notamment la rencontre ces derniers mois de nombreux professionnels du secteur) : la metteuse en scène et autrice basée à Grenoble Pascale Henry et la chorégraphe parisienne Julie Desprairies, qui bosse souvent dans la région Auvergne-Rhône-Alpes (elle avait postulé en 2015 pour diriger le Centre chorégraphique national de Grenoble – CCN).

Concernant la prog, on nous l'a assuré : fini le théâtre de boulevard, et place au théâtre plus centré sur la recherche et/ou l'émergence. Avec un soin apporté à la scène locale, aux spectacles originaux comme le propose le théâtre depuis quelques années et à l'art se donnant sur l'espace public. On sent ainsi l'envie de David Aparicio de faire de ce Théâtre municipal une place forte de la scène grenobloise, que ce soit via de nombreux partenariats avec des équipements grenoblois (le conservatoire, les bibliothèques, le CCN, le Pacifique, la Cinémathèque…) ou par la recherche de nouveaux financeurs publics pour augmenter le budget (pour l'instant de 600 000 euros, hors masse salariale).

« Il reste encore beaucoup à faire »

Toutes ces évolutions devraient être présentées au public courant juin. Et l'ont été à la presse mardi 29 mai au Théâtre 145 lors d'une conférence réunissant du beau monde sur la photo : le maire de Grenoble Éric Piolle, son adjointe aux cultures Corinne Bernard, les deux artistes en résidence Pascale Henry et Julie Desprairies et le programmateur David Aparicio. Et, dans la salle, pas mal d'acteurs culturels locaux, que ce soit des artistes ou des directeurs et directrices d'équipements culturels grenoblois. Les trois représentants de la Ville de Grenoble ont alors présenté le projet artistique et culturel de cet « équipement de service public » qu'est le Théâtre municipal pour les trois ans à venir – « affirmer le caractère public du théâtre », « donner les clés aux artistes » et « pratiquer des passerelles entre institutions et artistes » comme expliqué dans un document synthétique.

Quant aux deux artistes en résidence, elles ont longuement expliqué le rôle qu'elles comptaient jouer, et que, surtout, elles comptaient faire jouer aux autres artistes. Julie Desprairies : « On est les porte-paroles des artistes. » Elles ont aussi expliqué leur envie d'un Théâtre municipal ouvert, « que les gens sachent que l'on peut venir ici, et pas que pour des spectacles » (Pascale Henry), elles qui, pendant l'état des lieux mené ces derniers mois, ont eu « l'impression d'un théâtre qui se cherchait et d'équipements sous-exploités alors qu'il y a à Grenoble une immense vitalité culturelle » (Julie Desprairies).

« On est au tout début de quelque chose, il reste encore beaucoup à faire » dixit David Aparicio, qui annonce que l'on découvrira tout de même « des signes » du projet dès la rentrée prochaine. On scrutera ça avec intérêt au vu des ambitions affichées.


Suite à la parution de cet article, Pascale Henry a souhaité apporter deux précisions par mail. Les voici :

  • « Julie et Desprairies et moi-même avons mené une mission à l'invitation de la Ville pour formuler un certain nombre de préconisations en vue d'imaginer une reconstruction de la vie des théâtres. »
  • « Suite à de nombreuses rencontres avec les acteurs culturels et les personnels des théâtres, l'essentiel de cette tentative de reformulation repose sur un axe de toute importance : "redonner la clé aux artistes", ouvrir le théâtre à des résidences longues de compagnies qui habiteront le théâtre et le feront vivre de ce qui les agite artistiquement. Il s'agira d'inventer un partage de responsabilité de ces lieux qui reste à construire. La saison 2019/2020 sera celle de cette reconstruction. »

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

ACTUS | Voilà ce qu'a, entre autres, annoncé le maire de Grenoble Éric Piolle dans le cadre du "plan lecture 2018-2025" engagé par l'équipe municipale. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

« Ce "plan lecture" s’appuie sur le constat que le réseau des bibliothèques de Grenoble est riche de ressources extrêmement nombreuses. C’est l’un des mieux dotés de France, nous en sommes conscients et fiers. Mais on remarque depuis une grosse dizaine d’années que la fréquentation décroît ; fréquentation essentiellement due à de grands lecteurs. L’enjeu est donc bien de donner envie à toutes celles et tous ceux qui se sentent moins proches du livre ou moins proches des bibliothèques, avec un point fondamental autour des adolescents et des jeunes adultes – seuls 28% des 15-24 ans fréquentent les bibliothèques de Grenoble, contre 53% dans les villes de même taille. » Vendredi 22 mars, soit trois jours avant le vote de la délibération en conseil municipal, le maire de Grenoble Éric Piolle, accompagné de son adjointe aux cultures Corinne Bernard et de la directrice des bibliothèques de Grenoble Isabelle Westeel, a présenté à la presse locale les grandes lignes de son "plan lecture 2018-2025". La «

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Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

ACTUS | Alors que la Ville de Grenoble n'a pas souhaité les reconduire à la tête du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas qu'ils dirigent depuis 2015, le musicien espagnol et son équipe tentent de « rétablir la vérité » sur ce dossier.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Antonio Placer : « Ce qui se passe résiste à notre compréhension »

Une visite dans tous les recoins de la chapelle et de ses annexes pour prouver « l’état délabré » de la bâtisse qu’ils gèrent depuis 2015 (et qu’ils ont tenté de remettre sur pied avec les moyens du bord), puis une série de questions-réponses nourrie par de nombreux documents comptables afin de prouver leur bonne foi : la semaine dernière, Antonio Placer, directeur du Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas, et Jean-François Carcelén, président de l'association Musiques créatives du sud, ont souhaité défendre leur bilan devant quelques journalistes. Et, surtout, « rétablir la vérité » après leur non-reconduction par la Ville de Grenoble à la tête de ce théâtre du quartier Très-Cloîtres. Car à la suite d'un nouvel appel à projets lancé l’an passé, c’est le Centre international des musiques nomades du festival Les Détours de Babel qui gérera le lieu dès septembre. « Ce qui se passe résist

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Le Transfo : en avant, jeunesse !

ACTUS | La Ville de Grenoble vient d'inaugurer ce nouveau lieu « dédié à la jeunesse et à l’engagement ». On y était.

Alice Colmart | Mardi 20 novembre 2018

Le Transfo : en avant, jeunesse !

« Un lieu d’émancipation pour les jeunes, d’appui, de ressources. Un lieu dédié à l’information, à l'engagement et à l'accès aux droits. Un lieu pour ancrer la place des jeunes dans la cité » : voilà comment le maire de Grenoble Éric Piolle a décrit vendredi 16 novembre Le Transfo, situé dans le quartier Ampère, lors de son inauguration où groupe de rap, vin chaud et ballons à l’hélium étaient au menu. Pour manœuvrer ce projet dans les tuyaux municipaux depuis 2009 (on est sur le bâtiment occupé précédemment par l’association Brise-Glace, du temps où c’était une friche artistique), en dehors du service jeunesse de la Ville de Grenoble, cinq autres structures (Cap Berriat, l’Adij, Unis-Cité, l’Afev et l’Institut de l’engagement) sont installées dans des locaux de 1500m² répartis sur cinq niveaux et structurés en différents espaces – un espace de coworking, des salles de réunion, des bureaux… « On va travailler autour de l’orientation, autour de la question de la construction identitaire par exemple » explique Olivier Andrique de l’association Cap Berriat lorsque Aline Dubuy de l’Adij (Association départementa

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Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

ESCAPADES | La Ville de Grenoble, en partenariat avec l’Office de tourisme Grenoble-Alpes, la Direction régionale des affaires culturelles et le Département de l’Isère, vient de lancer le site web Grenoble-patrimoine.fr présenté comme une plateforme de parcours dans la ville afin de valoriser le patrimoine urbain. On vous en dit plus.

Alice Colmart | Lundi 11 juin 2018

Grenoble-patrimoine.fr ou comment « rencontrer l’art dans son trajet quotidien »

« Cette plateforme a été créée pour que chacun puisse rencontrer l’art dans son trajet quotidien » : voilà comment Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, a présenté la plateforme Grenoble-patrimoine.fr lors de son dévoilement à la presse il y a quelques jours. Initié par la Ville, le site invite à « découvrir 220 éléments [sculptures, écoles, cimetières, musées, places...] du patrimoine culturel grenoblois » soit en créant ses visites à la carte à partir des fiches disponibles, soit en utilisant l’un des trois parcours-découvertes. Des parcours qui s’aventurent dans plusieurs quartiers et rassemblent une quarantaine d’éléments de différentes époques. Si l'on s’arrête sur les œuvres, certaines sont par exemple issues du premier symposium français de sculpture, organisé en amont des Jeux olympiques d'hiver de 1968, comme Monsieur Loyal d’Alexander Calder sur l’esplanade du Musée de Grenoble, ou encore Atome Fleur d’Étienne Hajdu dans le patio de l’Hôtel de Ville de Grenoble. D

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La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Événement | La quatrième édition de la Fête des Tuiles est prévue ce samedi 9 juin sur les cours Jean-Jaurès et de la Libération. Un temps festif « pour partager et se rassembler » comme le souhaite Éric Piolle, le maire de Grenoble.

Alice Colmart | Mardi 5 juin 2018

La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Samedi 9 juin, deux kilomètres d’animations s’étendront du haut du cours de la Libération jusqu’au cours Jean-Jaurès, généralement occupés par la ligne de tramway et les automobiles. Et ce à l’occasion de la Fête des Tuiles, événement organisé depuis quatre ans par la Ville de Grenoble en souvenir des révoltes de la Journée des Tuiles de 1788 qui marquèrent le début de la Révolution française. « La Fête des Tuiles est le signe de la reconquête, du bien vivre et de la joie collective. C’est une fête essentielle pour partager et se rassembler en ces temps de replis et de fracture » a expliqué le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’une conférence de presse, avant d’ajouter que l’événement « ne cessait de grandir avec plus de 100 000 personnes présentes l’année dernière ». Demandez le programme C’est à travers une « scénographie en pleine nature » (des fresques dessinées au sol représentant la forêt, la rivière ou encore la prairie) que se déploiera cette quatrième édition. Au programme (gratuit), des animations préparées par des associations (150 en tout), une grande séance de yoga, des je

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PB d'or 2017 : bonus

C'était 2017... | Avec un sujet qu'on aimerait moins brûlant et une politique culturelle en devenir.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : bonus

Le PB d’or du dossier qu’on aimerait voir se solutionner au plus vite : les bibliothèques de Grenoble Nous étions partis pour rédiger un PB d’or acerbe sur la gestion par la Ville de Grenoble du dossier de la fermeture de trois bibliothèques grenobloises annoncée en 2016 lors du dévoilement du fameux plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Car si les réflexions sur la modernisation du puissant réseau grenoblois peuvent s’entendre (surtout que les usages évoluent), mélanger ça avec un plan d’économies sans mettre sur la table un réel projet (vas-y que je te les ferme ; ah puis non finalement on verra ; au fait, vous connaissez les tiers-lieux ?) est une faute politique qui a allumé la mèche d’une contestation protéiforme difficile à calmer pour les élus. Mais voilà qu’en décembre 2017, alors qu’une nouvelle directrice du réseau (Isabelle Westeel) vient de prendre son poste, le maire de Grenoble Éric Piolle et son adjointe aux cultures Corinne Bernard ont organisé une réunion publique concerna

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PB d'or 2017 : spectacle vivant

C'était 2017... | Avec une nouvelle initiative passionnante et un théâtre qui change.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : spectacle vivant

Le PB d’or de l’initiative enthousiasmante : les Grands rassemblements Fin décembre 2016, Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, les deux nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble, lançaient à la MC2 la première édition d’une drôle d’aventure : les Grands rassemblements, « temps partagés avec le public » construits autour de spectacles, de performances, d'ateliers, d'échanges… En envahissant deux soirs de suite tous les lieux du théâtre, des salles de spectacle aux studios en passant par le bar et le hall, les artistes qu’ils ont invités (principalement des chorégraphes et des circassiens) ont proposé un moment d’une grande intensité pour le public, qui n’avait qu’à se laisser porter par le mouvement – et s’émouvoir devant le concert de Yaël Naim avec des circassiens, l’une des plus belles choses vues ces dernières années. Logique donc que nous ayons mis en "une" du journal en mai dernier

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À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

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Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

ACTUS | En février 1968, Grenoble accueillait les Jeux olympiques d’hiver après s’être grandiosement transformée pour l’occasion. 50 ans plus tard, la Ville et ses partenaires célèbrent cet anniversaire en grande pompe avec une apogée prévue début février. On fait le point.

Aurélien Martinez | Mardi 24 octobre 2017

Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

« C’est un projet qui nous occupe depuis un an et demi. » Mi-octobre, lors de la fastueuse conférence de presse organisée à l’Hôtel de Ville de Grenoble pour lancer les célébrations des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble, le maire Éric Piolle, accompagné de nombreux autres officiels, a joué au VRP. Avec l’idée que la célébration s’étale sur plusieurs mois (« on a coloré de nombreux événements ») jusqu’au 6 février, date anniversaire du lancement des JO de 1968 (ils ont duré jusqu’au 18). « Célébrer notre histoire, investir notre futur » : tel est le leitmotiv inscrit sur la première page du beau dossier de presse remis ce jour-là. Une expo lors de la Foire de Grenoble du 3 au 13 novembre, un ciné-concert sur la préparation des JO en 1968 lors des Rencontres Ciné Montagne du 7 au 11 novembre, des événements dans les stations de ski environnantes cet hiver… Il y aura de quoi faire avant début février 2018. Même si le gros aura lieu à partir de cette date.

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Orgue de la Collégiale Saint-André : quand la musique est de nouveau bonne

ESCAPADES | Le fameux orgue de l'église de la place Saint-André vient d'être rénové, notamment grâce à la Ville de Grenoble. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Mardi 10 octobre 2017

Orgue de la Collégiale Saint-André : quand la musique est de nouveau bonne

Samedi 7 octobre au soir, nous sommes allés à la messe. Avec le maire de Grenoble Éric Piolle même qui, après les prières, a pris la parole face aux fidèles (et aux moins fidèles), tout en ne manquant pas d’affirmer que sa présence en ces lieux avait quelque chose d’incongru. En effet. Mais si lui comme nous étions dans les murs de la Collégiale Saint-André, bâtiment religieux du XIIIe siècle trônant en face de l’Ancien palais du parlement, c’était pour l’inauguration de l’orgue restauré de ladite Collégiale. Soit l’un des plus anciens orgues de Grenoble : le site de la Collégiale mentionne 1686 pour « la construction de la tribune actuelle » avec un orgue qui comptait alors « une douzaine de jeux sur un seul clavier ». Mais c’est en 1898 que « le facteur d'orgues Charles Anneessens construit un orgue neuf sur deux claviers et un pédalier » (il a trois claviers depuis 1943). Et c’est celui-ci qui, suivant un projet en cours depuis 2010, a été rénové pour un coût total de 180 000 euros. « Par délibération en date du 17 novembre 2014, le c

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Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Politique culturelle | Depuis deux saisons, un vent d’air frais souffle du côté du Théâtre municipal de Grenoble. Finies (en partie) les pièces de boulevard bourrées de stars désuètes ; bonjour les spectacles décalés qu’on ne voyait pas assez dans les autres salles de l’agglo. Et si ce Théâtre municipal qui, au passage, fêtera ses 250 ans l’an prochain, était le nouveau lieu hype à Grenoble ?

Aurélien Martinez | Mardi 12 septembre 2017

Ciel, mon Théâtre municipal de Grenoble change !

Au Petit Bulletin, nous avons au fond d’un bureau des boîtes bourrées d’anciennes plaquettes de saison, ce qui nous permet de mesurer concrètement les changements au fil des ans dans les différentes salles de spectacle de l’agglo. Et quand on se penche sur le cas du Théâtre municipal de Grenoble, on se rend compte qu’ils sont énormes en comparant le programme 2017/2018 à celui, pioché au pif, de 2011/2012. Il y a six ans, on était principalement sur des vaudevilles, classiques ou contemporaines, bourrées de têtes d’affiche vues à la télé – Thierry Lhermitte, Josiane Balasko, Claude Brasseur, Patrick Chesnais, Isabelle Mergault, Roland Giraud, Martin Lamotte ou encore Jean-François Balmer. Oui, tout ce beau monde en une seule saison, ce qui plaisait beaucoup à un certain public – qu’on ne prendra pas le risque de qualifier pour ne vexer personne ! Aujourd’hui, si on croise encore quelques noms connus ici et là (Martin Lamotte, Bruno Solo et Barbara Schulz seront les prochains mois sur les planches de la rue Hector-Berlioz), on se trouve face à une programmation plus variée, et surtout plus risquée, avec des propositions audacieuses qui donnent

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Et Grenoble deviendra "ville d’art et d’histoire"

ESCAPADES | Jeudi 22 juin, le maire de Grenoble Éric Piolle présentait à Paris, au ministère de la culture, un dossier pour soutenir la candidature de la ville au label national "ville d’art et d’histoire". À peine sorti de son oral, il annonçait sa réussite sur les réseaux sociaux. Retour avec lui sur les raisons qui font de Grenoble une "ville d’art et d’histoire" et ce que cette appellation va apporter à la ville.

Nicolas Joly | Mardi 4 juillet 2017

Et Grenoble deviendra

« Une formidable reconnaissance pour notre patrimoine culturel, urbain et paysager ! » écrivait jeudi 22 juin le maire de Grenoble Éric Piolle sur Facebook et Twitter. En question, la labellisation possible de la ville au titre de "ville d’art et d’histoire", suite à une soutenance faite par le maire au ministère de la culture ce même jour. Si la décision finale ne devrait être révélée que dans quelques semaines, Éric Piolle se montre déjà très optimiste quant à l’obtention de ce titre, qui représente pour lui « la reconnaissance de l’intérêt patrimonial de Grenoble comme une mosaïque de plus de 2000 ans d’histoire dans laquelle se mêlent les aspects naturels culturels, humains et sociaux de la ville ». Mais que signifie concrètement l’attribution de ce label pour Grenoble ? Selon le ministère de la culture, le label "ville et pays d’art et d’histoire" (VPAH) atteste de la volonté d’un territoire de « s'engager dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la création et à la qualité architecturale du cadre de vie ». D’un point de vue purement factuel, il s’agit d’une convention renou

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La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

Événement | Samedi 10 juin aura lieu sur le cours Jean-Jaurès la troisième édition de la Fête des Tuiles, présentée par l’équipe municipale comme un événement populaire dédié « à ceux qui font Grenoble ». Le maire Éric Piolle nous en a dit un peu plus en marge de la conférence de presse.

Aurélien Martinez | Mardi 6 juin 2017

La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

« Le bilan des deux premières éditions est très positif, avec une mise en mouvement réussie de cette effervescence grenobloise, de ce mélange, de cette porosité… Une effervescence qui a lieu toute l'année et qui trouve dans la Fête des Tuiles un espace symbolique fort à investir ensemble. C’est véritablement un temps de partage réjouissant. » Voilà, lorsque nous l’avons interrogé sur le pourquoi du comment de cette Fête des Tuiles, ce que le maire de Grenoble Éric Piolle nous a répondu, avant de poursuivre : « L'esprit de cette journée, c'est que ceux qui font Grenoble se mélangent pour "faire ensemble". C'est dans cette diversité-là qu'émergent énormément d'innovations, de la qualité de vie, des changements… Tout ce qui fait que l’on aime habiter à Grenoble ! » D’accord. Issue d’une promesse de campagne lancée pendant les municipales de 2014, l’événement a toujours eu pour vocation de durer. « L’inscription dans le temps de grands événements comme celui-là prend du temps. On a tous en tête évidement l'exemple de la Fête des Lumières à Lyon : il faut nous aussi que l'on prenne le temps de faire c

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Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez (...)

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 25 mai 2017

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez pas à nos bibliothèques" d’essayer de discuter avec la municipalité suite à la fermeture annoncée en juin 2016 de trois bibliothèques (Alliance, Hauquelin et Prémol). C’est chose faite avec leur intervention en conseil, le lundi 22 mai. "Touchez pas à nos bibliothèques" a pu s’exprimer dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne, puisqu’il a rassemblé plus de 2000 signatures dans une pétition. Le mot d’ordre des habitants : « ne pas abandonner la lecture publique dans les quartiers

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Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

Politique culturelle | La Ville de Grenoble a organisé une conférence de presse pour détailler les mesures qu'elle compte mettre en place dès la rentrée prochaine. On y était.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

« Ce n’est pas encore voté, mais nous allons le présenter au conseil municipal ce lundi » annonçait fièrement Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, le jeudi 18 mai en conférence de presse. De quoi parlait-elle ? Du projet de la municipalité d’expérimenter de nouveaux coûts de scolarité « solidaires » au conservatoire. À compter de septembre, quinze candidats seront sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’études qui leur permettra de rejoindre les 1 802 élèves actuellement en formation. Elle couvrira les frais d’inscription, mais également le coût des fournitures, le prêt de matériel, un abonnement aux transports en commun et cinq places de spectacles. Seuls les enfants issus de familles dont le quotient familial est inférieur à 900 euros pourront candidater à cette bourse. « La motivation du demandeur sera également prise en compte par le jury qui examinera les candidatures. » Outre ladite bourse, le Conservatoire de Grenoble souhaite également mettre en place un dispositif « passerelle ». Il s’agit d’une démarche visant à promouvoir l’enseignement du conservatoire dans les quartiers populaires,

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Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

ACTUS | Après les coupures du fameux "plan de sauvegarde" (comme l’annonce de la fermeture de certaines bibliothèques), Corinne Bernard, adjointe aux cultures à la Ville de Grenoble, tente de reprendre la main. Lors du conseil municipal du lundi 6 février, elle a présenté une délibération-cadre dans le but de dévoiler, à mi-mandat, les grandes directions de la politique culturelle de l’équipe Piolle. Décryptage du document.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 13 février 2017

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

Devant l’Hôtel de Ville de Grenoble, avant le conseil municipal, le cérémonial se poursuit mois après mois. Des colonnes de policiers filtrent les entrées. En face, des manifestants luttent, entre autres, pour garder les bibliothèques ouvertes. Le dialogue semble en panne entre la culture et Grenoble ? L’équipe municipale veut le relancer. « La culture est un enjeu symbolique : il y a des débats, des combats autour de cela » euphémise le maire Éric Piolle le lundi 6 février avant la présentation par l’adjointe aux cultures d’une délibération-cadre censée calmer les esprits. Celle-ci a pour but de donner (à la suite des délibérations de juillet 2014 et septembre 2016) les grandes orientations en matière de culture – le deuxième budget de la Ville. Deux termes y reviennent : la clarté et l’indépendance. Pour ce dernier mot, cela passe par une déclaration d’intention : « la Ville soutient les artistes dans leur indépendance et leur liberté » lit-on dans le document. D’accord. Joint à la délibération, un recueil de 69 pages (« Modalités d’accompagnements ») essaie

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

ACTUS | Après la prise de parole remarquée du metteur en scène français Joël Pommerat contre la politique culturelle de la Ville de Grenoble en juin dans "Libé", c’est au tour d’acteurs culturels grenoblois de prendre la plume, cette fois-ci dans "L’Humanité". Et ils dressent eux aussi un constat sévère, même s’ils assurent être prêts à se mettre autour d’une table avec le maire et son équipe.

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juillet 2016

Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

Ça continue de débattre de la politique culturelle de la Ville de Grenoble dans la presse nationale. Après la tribune du metteur en scène Joël Pommerat écrite suite à son passage à la MC2 avec son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis et titrée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle », après celle du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corine Bernard en réponse à Pommerat elle aussi parue dans Libé en juin et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale », c’est L’Humanité qui a publié mercredi 20 juillet un texte remettant en cause la politique cul

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Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

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Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

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Musique : vers une fermeture du Ciel ?

ACTUS | L'avenir de la petite salle de concert grenobloise semble plus que compromis. On fait le point pour essayer d'y voir plus clair.

Aurélien Martinez | Lundi 30 mai 2016

Musique : vers une fermeture du Ciel ?

Après une fin de saison compliquée l’an passé (et l’arrêt de la programmation), tout semblait se solutionner du côté du Ciel, petite salle de concert grenobloise. « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac ["scène de musiques actuelles"] sera effective pour le Ciel et la Belle électrique, et tout le monde est avec nous – État, région, département » nous déclarait il y a deux mois Corinne Bernard, ajointe aux cultures de la Ville de Grenoble – le Ciel et ses studios de résidence, répétition et enregistrement devaient ainsi répondre à une partie du cahier des charges du label, sachant que la poursuite d’un volet programmation était aussi envisagée. Mais ça c’était avant comme dirait la pub. Car l’entente entre les tutelles publiques n’est pas au si beau fixe que ça, la région et l’État ne répondant plus selon Corinne Bernard, sans doute en signe de rétorsion contre la politique menée par la Ville de Grenoble selon l’opposition municipale et pas mal d’observateurs. Du coup,

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Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

ACTUS | Les théâtres 145 et de Poche, qui appartiennent à la Ville de Grenoble mais étaient gérés depuis 2011 par un collectif d'artistes, sont maintenant sous la responsabilité de la directrice du Municipal. Directrice qui vient de dévoiler sa prochaine saison, en compagnie de l'élue aux cultures de la Ville de Grenoble à l'orgine de cette fusion.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Théâtre municipal de Grenoble : trois théâtres en un donc

Voilà, c’est affiché clairement sur la plaquette de la prochaine saison du Théâtre municipal de Grenoble dévoilée la semaine dernière à la presse : le 145 et le Poche, théâtres du bout du cours Berriat dirigés pendant cinq ans par le collectif Tricycle, sont maintenant chapeautés par le Théâtre municipal, qui dispose ainsi de trois plateaux de jauges différentes (660, 240 et 150 places) pour l’ensemble de ses propositions artistiques. Même si cette réunion n’est visiblement pas encore définitive, comme l’a précisé l’élue aux cultures Corinne Bernard – « il faut qu’on trouve ensemble un chemin pour que tout le monde soit satisfait » (certains lui reprochent cette municipalisation de la culture). Sinon, niveau chiffres, il y aura la saison prochaine 90 levers de rideau sur les trois plateaux pour 48 spectacles en tout et 18 compagnies en résidence de création (principalement au 145 et au Poche). « La pari a été réussi » assure Corinne Bernard, évoquant

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MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

ACTUS | « Oui, on aime la culture » nous déclarait en 2014, juste après la victoire d’Éric Piolle à la mairie de Grenoble, Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de la Ville. Elle répondait ainsi aux inquiétudes soulevées par l’arrivée au pouvoir de cette équipe à la base peu diserte sur la politique culturelle qu’elle souhaitait mettre en place. Deux ans plus tard, les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale ne sont pas au beau fixe, entre incompréhension et défiance. On a du coup sollicité Éric Piolle et Corinne Bernard pour parler avec eux de tout ça. Ils ont accepté. Magnéto.

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

Depuis votre victoire en mars 2014, les tensions avec le milieu culturel s’amplifient, comme on a pu le constater en septembre dernier lors d’un Chantier des cultures houleux… Éric Piolle : Il y a toujours un besoin de rencontre et de débat autour la chose culturelle, c’est normal. Et ce débat passe forcément par des moments de tension d’abord parce qu’il y a une histoire de vivacité culturelle à Grenoble, et aussi parce que, partout en France, le modèle culturel change. On a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peu partout ce qui va suivre… Corinne Bernard : À notre arrivée en 2014, il y a eu de notre part une envie de se rencontrer, de se voir tous ensemble : c’était la proposition du Chantier des cultures [des moments ouverts à tous les citoyens – NDLR]. Pour affiner nos axes culturels, travailler sur des propositions plus précises – l’art dans l’espace public, la place des usagers, des spectateurs, des acteurs… On a finalement vu que cette forme n’était pas sat

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PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

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La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

ACTUS | Depuis quatre ans, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche sont gérés par un collectif d’artistes (baptisé Tricycle) dont le cœur du projet est la création théâtrale contemporaine locale. Une aventure qui pourrait s’arrêter à la fin de la saison, la Ville de Grenoble ayant décidé de reprendre en régie directe ces deux lieux lui appartenant, pour les inscrire dans un ensemble plus vaste. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 12 octobre 2015

La Ville sort le Tricycle du Théâtre 145 et du Poche

Ces derniers mois, on entendait pas mal de bruits sur l’avenir incertain du Tricycle, ce collectif d’artistes gérant depuis 2011 le Théâtre 145 et le Théâtre de poche dans le but « d’encourager la création de spectacles à travers des résidences d’artistes ». Est-ce que l’équipe Piolle voulait poursuivre ce projet lancé par l’équipe Destot, projet que l’adjointe aux cultures Corinne Bernard avait même loué dans nos colonnes en arrivant aux affaires – « Il y a 88 compagnies de spectacle vivant à Grenoble, et une dizaine de lieux. Doit-on continuer à donner les clés à un seul artiste ? Sur cette question, l’expérimentation du Tricycle est tellement bonne qu’il faut peut-être continuer comme ça. » Ça c’était en septembre 2014. Depuis, le collectif a eu peu de contacts avec la nouvelle municipalité malgré leurs nombreuses demandes. La dernière présentation de saison s’est dér

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La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

CONNAITRE | Pour l'ouverture de saison prévue samedi 19 septembre, les Grenoblois de La Batook investiront la place Saint-André avec leur spectacle "La Fille de l'air".

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

La Batook lance la saison du Théâtre de Grenoble

Septembre est donc le mois des ouvertures de saison. Ça continue cette semaine avec plusieurs salles de l'agglo. On s'intéressera ici au Théâtre municipal de Grenoble qui, cette année, on le rappelle aux oublieux, change complètement d'orientation en délaissant les têtes d'affiche vaudevillesques et comiques qui faisaient sa réputation pour se recentrer sur les compagnies locales comme l'avait demandé l'an passé la mairie à la directrice des lieux (oui, cette phrase est très longue). La preuve du coup ce samedi avec une journée en deux temps. Elle débutera carrément à l'extérieur du théâtre avec les Grenoblois de La Batook, qui se définissent comme un « orchestre amateur de percussions brésiliennes ». Si nous n'avons pas vu leur Fille de l'air qu'ils donneront sur la place Saint-André (une histoire de mariée disparue que des musiciens et danseuses doivent retrouver), on peut néanmoins dire qu'à chaque fois que nous avons croisé la route de La Batook, c'était toujours énergique, sonore, entraînant et dansant ! Une intro idéale pour continuer ensuite dans les murs du théâtre avec, cette fois-c

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CCN de Grenoble : deux projets en lice pour succéder à Jean-Claude Gallotta

ACTUS | D'un côté le duo Rachid Ouramdane / Yoann Bourgeois ; de l'autre Julie Desprairies. Résultat fin septembre.

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2015

CCN de Grenoble : deux projets en lice pour succéder à Jean-Claude Gallotta

Après plus de trente ans à la tête du Centre chorégraphique national de Grenoble, logé au cœur de la MC2, le chorégraphe Jean-Claude Gallotta va devoir passer la main comme lui a demandé le ministère de la culture. On vient d'apprendre que le processus de sélection avançait puisque deux projets ont été retenus dans la "short list" pour prendre la suite, avec des noms loin d'être inconnus à Grenoble. Le premier dossier, présenté comme une codirection, est porté par Yoann Bourgeois (photo), artiste au langage circassien puissant associé à la MC2 depuis 2012, et le chorégraphe Rachid Ouramdane, souvent vu à la MC2. Le deuxième dossier est défendu par la chorégraphe Julie Desprairies (photo), qui travaille autour de la ville comme on a pu s'en rendre compte

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Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

ACTUS | Ça bouge fortement du côté du Théâtre de Grenoble, la nouvelle municipalité ayant décidé d'orienter le projet différemment. Du coup, la saison prochaine, on verra beaucoup moins de boulevard, et beaucoup plus de compagnies locales.

Aurélien Martinez | Mardi 9 juin 2015

Du changement au Théâtre municipal de Grenoble

« 2015 / 2016 est une saison de transition, première esquisse du futur projet d’établissement qui sera mis en avant dès la saison 2016 / 2017. » Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, explique clairement dans l’édito de la nouvelle plaquette du Théâtre de Grenoble ce que la municipalité souhaite faire du lieu. En gros, beaucoup moins de théâtre de boulevard et d’humoristes, et plus de troupes de théâtre grenobloises. La saison prochaine, on croisera donc une dizaine de locaux (Serge Papagalli, Jean-Vincent Brisa, Jean-Marc Galéra, Alain Bertrand, le Vox International Théâtre de Guillaume Paul, l’Atelier de Benjamin Moreau, le Théâtre du réel d’Yves Doncque, Les 7 familles d’Emmanuèle Amiell, LaTroup’Ment, les Zinzins, Les Barbarins fourchus…) avec, saison de transition oblige, pas mal de spectacles déjà vus ici et là. À voir si ce changement plaira au public traditionnel, à qui il reste quand mê

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La Fête des Tuiles : les cours des miracles

CONNAITRE | C’était dans le programme du candidat à la mairie de Grenoble Éric Piolle : mettre en place « une fête de la Journée des Tuiles afin d’associer toute la population et de créer un événement festif, populaire et fédérateur ». La première édition a lieu ce samedi. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 2 juin 2015

La Fête des Tuiles : les cours des miracles

« Il manquait à Grenoble un événement fédérateur comme l’ont beaucoup de ville en France. C’est ce qui définit une ville, son identité. » Voici comme Éric Piolle, maire de Grenoble depuis un an et quelques mois, a présenté son projet de Fête des Tuiles lors d’une conférence de presse en présence de l’adjoint à l’économie de proximité et du conseiller municipal délégué aux temps festifs. Comprendre qu’on n’est pas seulement sur le volet culture, mais sur une entreprise plus large estampillée "vivre ensemble" où sont convoqués les habitants, les commerçants, le milieu socioculturel… Pendant une journée (le samedi 6 juin), les Grenoblois seront invités à investir les cours Jean Jaurès et de la Libération, entre Berriat et les Alliés ; cours qui deviendront piéton sur ces deux kilomètres. Au programme, diverses zones (pour chanter, manger, danser, faire du sport, jouer, se rencontrer…) qui célébreront à leur manière l’esprit révolutionnaire grenoblois, cette fête faisant directement référence à la Journée des Tuiles qui, le 7 juin 1788, précéda la Révolution française – elle en a été « l’étincelle » assure le maire, avec des Grenoblois jetant des tuiles a

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Julie Desprairies : « Une fête foraine chorégraphique »

SCENES | Une fête foraine devant un théâtre ? Oui ! L'artiste Julie Desprairies investit ainsi le parvis de l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix avec une "Foire des prairies" intrigante. On lui a du coup demandé le programme. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 19 mai 2015

Julie Desprairies : « Une fête foraine chorégraphique »

Votre Foire des prairies, qui clôture la saison de l’Amphithéâtre, n’est pas un spectacle lambda… Julie Desprairies : C’est une vraie fête foraine, avec une vingtaine d’attractions sur la place Michel Couëtoux et dans l’Amphithéâtre. Des attractions qui mettent en jeu le corps des participants puisque c’est une fête foraine chorégraphique pensée par une chorégraphe et son équipe ! Qui seront les participants ? Il y en aura deux types. Les forains, qui ont conçu et imaginé les stands avec nous et qui, du coup, deviendront interprètes de la Compagnie des prairies le temps d’une journée. Et puis il y aura les spectateurs qui seront aussi participants, du moins s’ils le souhaitent. Car l’ambition est que la fête foraine soit aussi agréable à expérimenter qu’à regarder. Les forains seront des habitants de Pont-de-Claix… Depuis plusieurs mois, avec mon équipe, on vient régulièrement à Pont-de-Claix. On est par e

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Corinne Bernard en interview dans "Ça Discute"

ACTUS | Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 4 février 2015

Corinne Bernard en interview dans

Chaque mois, sur la radio RCF Isère, trois journalistes-animateurs réalisent une émission culturelle où, accompagnés épisodiquement d’autres journalistes grenoblois (dont certains du Petit Bulletin), ils reviennent sur les temps forts spectacle vivant et expo du mois écoulé. Et proposent ensuite un temps d’échange avec un invité. Après Aurélien Villard de la compagnie des Gentils ou Christiane Blaise du Pacifique, c’est Corinne Bernard, élue aux cultures de la Ville de Grenoble, qui a joué le jeu. Elle est notamment revenue sur les dossiers en cours, comme celui des Musiciens du Louvre ; et a plus largement parlé de la politique culturelle de la nouvelle municipalité (à partir de 34 minutes).

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Award 2014 bonus

ACTUS | L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Award 2014 bonus

L’award de l’élue sympa : Corinne Bernard On l’a croisée plusieurs fois (notamment en septembre pour un grand entretien) : oui, Corinne Bernard, la nouvelle adjointe « aux cultures » de la Ville de Grenoble arrivée aux affaires suite à l’élection d’Éric Piolle en mars dernier, est on ne peut plus sympathique. Bon, par contre, pour ce qui est de la politique culturelle de cette nouvelle équipe, c’est plutôt flou. Si des questions légitimes sont posées (le projet de certains lieux emblématiques comme le théâtre municipal, la répartition des subventions, la place de l’émergence…), pour l’instant, on n’arrive pas vraiment à déceler la ligne directrice de tout ça – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? Puis franchement, le mot culture au pluriel dans l’intitulé de la délégation, ça sert vraiment à quelque chose ? Mais comme au PB on est très optimistes, et qu’un coup de pied dans la fourmilière peut avoir du bon s’il n’est pas administré en mo

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En bref

ACTUS | Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec (...)

Aurélien Martinez | Mardi 30 septembre 2014

En bref

Quoi de neuf ? Du côté de la mairie Début septembre, nous avions rencontré Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de Grenoble, pour causer avec elle de la future politique culturelle de la municipalité. On avait publié l’intégralité de l’interview, en gardant seulement sous le coude les questions relatives aux arts plastiques. Les voici ! Sur la demande du directeur du Musée de Grenoble quant à la construction d’une nouvelle aile dédiée au XXIe siècle, l’élue l’entend mais assure que si ça se fait, ce sera au niveau de la communauté d’agglo – donc pas tout de suite vu que la compétence culturelle de la Métro n’est toujours pas actée! Corinne Bernard explique aussi réfléchir avec le musée à des résidences d’artistes – « notre équipe est plus sur l’aide aux artistes vivants ». Sur les artistes vivants grenoblois justement, elle assure qu

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Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

ACTUS | En mars dernier, l’écolo Éric Piolle, à la tête d’une grande coalition de gauche, remportait l'élection municipale grenobloise contre Jérôme Safar, le dauphin du socialiste Michel Destot. Une toute nouvelle équipe est arrivée aux manettes dans la foulée, avec une volonté de changement clairement affichée. Qu’en est-il dans le domaine culturel, qui n’était pas le mieux maîtrisé par Éric Piolle pendant la campagne ? Pour le savoir, rencontre avec Corinne Bernard, nouvelle adjointe à la culture – pardon, « aux cultures ». Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

Corinne Bernard : « Oui, on aime la culture ! »

Vous êtes la nouvelle adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Pouvez-vous vous présenter ? Corinne Bernard : J’ai 44 ans. J’habite à Grenoble depuis peu de temps. Je suis entrée en politique en 2010, à Europe Écologie les Verts, via le syndicalisme. Je suis toujours chef de gare à Clelles [sud de l’Isère], mais en congé sans solde compte tenu de mes nouvelles fonctions d’élue. Comment s’est passée votre prise de fonction ? Suite au choix effectué par les Grenoblois, quand on a dû composer l’équipe, ça a d’abord été un peu compliqué. Étant conseillère régionale depuis 2010 et vice présidente de la commission culture, j’avais cette petite envie de la délégation culture qui a pu se formaliser puisque nous n’étions pas non plus 42 à la vouloir ! Dès ma prise de fonction, j’ai été très sollicitée – ça ne s’est pas vraiment calmé. Les premiers mois, j’avais l’impression d’être un médecin généraliste confronté à une épidémie de grippe : dès qu’une personne sortait de mon bureau, une autre entrait ! Sachant que je m’étais donné comme objectif de dire oui à tout le monde, de visiter tous les lieux

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Cabaret frappé – jour 3 : c'est donc ça Tricky ?

MUSIQUES | Mercredi soir, Tricky, ancien Massive Attack et légende du trip hop, était attendu sous un chapiteau blindé. Sauf qu'il a oublié de venir (au sens figuré bien sûr). Sinon, on a aussi croisé Éric Piolle, le maire de Grenoble, qui a lâché quelques infos sur le devenir du Cabaret (pas forcément qu'au Jardin de ville), et qui a même tapé la discut’ avec Tricky. Drôle de soirée.

Aurélien Martinez | Jeudi 24 juillet 2014

Cabaret frappé – jour 3 : c'est donc ça Tricky ?

Le marathon sonore de mercredi a commencé à 19h sous le kiosque avec l'énergique They call me Rico, pour se poursuivre à 21h sous le chapiteau avec les visiblement (on n'a pas pu les voir) très bons St-Lô. Mais bon, le clou du spectacle devait être Tricky, attendu pour 22h30 : une belle prise du Cabaret frappé, ce bonhomme étant tout de même une légende comme on l'expliquait ici. Certes, une légende plus aussi étincelante qu'à l'époque, mais une légende tout même, qu'on avait donc hâte de voir et d’entendre. Un concert qui a eu des airs de dégustation à l'aveugle, toute lumière éteinte : là, pourquoi pas. Un concert où le meneur ne menait rien, laissant ses musiciens et sa chanteuse faire tout le boulot : là non. D'où un show déroutan

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Deuxième épisode (sur quatre) de notre série d’articles consacrés à ce que l’on découvrira la saison prochaine sur les différentes scènes de l’agglo. Avec cette semaine le Théâtre municipal de Grenoble, l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Le Théâtre municipal de Grenoble 2014 / 2015 sera une année dans la parfaite continuité des précédentes élaborées par la directrice Evelyne Augier-Serive, entre grands noms, humoristes stars, textes d’auteurs, vaudevilles et créations plus atypiques. Dans ce flot de propositions, côté rire, on retient la venue de l’efficace Troupe à Palmade avec le spectacle L’Entreprise, le retour de Marianne James sur scène avec un nouveau personnage baptisé Miss Carpenter, ou encore le rendez-vous avec le Dauphinois Serge Papagalli (La Santé par les plantes, sur les fameux Maudru). Côté répertoire, nous intriguent la mise en scène de La Tempête de Shakespeare par Christophe Lidon avec l’excellent Claude Rich, celle de L’Avare de Molière par Jean-Louis Martinelli avec Jacques Weber, et surtout Le Misanthrope (encore Molière) revu et corrigé par l’excellentissime Michel Fau, avec au casting Julie Depardieu et la trop rare Édith Scob.

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Grenoble : les municipales, côté culture

ACTUS | Les dimanches 23 et 30 mars se tiendront les élections municipales. Zoom en trois points sur la situation grenobloise, et plus précisément sur le sujet de la culture.

Aurélien Martinez | Mardi 18 mars 2014

Grenoble : les municipales, côté culture

Le bilan de la municipalité sortante Michel Destot, le maire PS qui ne se représente pas, est en poste depuis 1995. Son dauphin est Jérôme Safar, premier adjoint depuis 2008, et adjoint à la culture de 2001 à 2008. Alors quand on lui pose la question du regard qu’il porte sur le bilan de la dernière équipe municipale niveau culture, il le juge « excellent » – « surtout qu’il s’est déroulé dans un contexte de baisse continue des budgets des autres collectivités, en particulier du conseil général ». Et de citer, sur cette dernière mandature avec Éliane Baracetti à la culture (« une très grande adjointe »), la mise sur pied en 2011 du Tricycle, collectif de soutien à la création théâtrale ; le renouvellement des équipes dans cert

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En immersion

CONNAITRE | Outre la reprise de son spectacle Far Away jusqu’au samedi 3 décembre au Théâtre 145, la metteuse en scène grenobloise Pascale Henry propose une (...)

Aurélien Martinez | Lundi 28 novembre 2011

En immersion

Outre la reprise de son spectacle Far Away jusqu’au samedi 3 décembre au Théâtre 145, la metteuse en scène grenobloise Pascale Henry propose une installation théâtre-vidéo très justement nommée Entrée libre, à découvrir avant les représentations, au Théâtre de Poche (à 200 mètres à peine du 145.). Il s’agit d’un film basé sur l’ouvrage De la démocratie en Amérique d’Alexis de Tocqueville ; écrivain qui, à son époque (les années 1830), avait entrepris un voyage de l’autre côté de l’Atlantique pour « trouver des enseignements dont nous puissions profiter ». « J'avoue que dans l’Amérique, j’ai vu plus que l'Amérique ; j’y ai cherché une image de la démocratie elle-même, de ses penchants, de son caractère, de ses préjugés, de ses passions. » Une œuvre importante (son caractère visionnaire est souvent vanté) qui nourrit toujours la pensée contemporaine. Pascale Henry la porte à l’écran avec sobriété, utilisant judicieusement l’image pour laisser entendre le texte et – surtout – les questionnements et craintes véhiculés par Tocqueville. D’où un recours à de nombreuses voix-off (les comédiens Grégory Faive, Anne Rauturier, Dominique Laidet…), et à des longs plans-séquences très arty. J

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Ces soirées-là

SCENES | Le festival Les Soirées est un véritable laboratoire d’expérimentation pour la MC2, qui s’offre ainsi liberté de ton et prises de risque louables (ce qui (...)

François Cau | Lundi 16 mai 2011

Ces soirées-là

Le festival Les Soirées est un véritable laboratoire d’expérimentation pour la MC2, qui s’offre ainsi liberté de ton et prises de risque louables (ce qui n’est pas toujours le cas à l’année, avec une programmation danse quelque peu balisée). Ainsi, le premier soir, à la suite du Indigence = Élégance d’Antoine Defoort, sera proposé le tout aussi surprenant Je suis venue, du comédien et plasticien Gaspard Delanoë et de la danseuse libanaise Yalda Younès. Le premier prend pour point de départ une hypothétique résolution du conflit au Proche-Orient par le biais de la signature d’un traité prévoyant la création d’un nouvel État. Un discours est donc prononcé sur scène, en arabe (traduit au fur et à mesure en français), instaurant certaines clauses… très originales : avec l’hébreu et l’arabe, le wallon sera la troisième langue officielle du pays ; le mur de la honte sera rebaptisé mur de la fierté en présence de Bono ; Yann Arthus-Bertrand assurera le survol photographique des territoires inoccupés… Le décalage, rappelant l’actualité, est criant, le trait volontairement grossi : c’est savoureux. Puis, dans un second temps, Yalda Younès livre un contrechamp dansé, flirtant entre l’iron

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