Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

ACTUS | Du mercredi 13 au samedi 23 juin, le bar-salle de concert (et beaucoup plus encore) la Bobine, situé dans le parc Paul-Mistral, va fêter les 20 ans de l’association Projet Bob qui le porte. En aficionados réguliers du lieu, on en a profité pour remonter le fil d’une riche histoire, avant de détailler le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Photo : Maeva Schamberger / Aurélien Martinez


« Notre projet est extrêmement rare si on regarde aussi bien au niveau local qu'au niveau national. Et il se transmet au fil des ans à de nouvelles personnes sans perdre son esprit, ses valeurs, ses envies… C'est donc vraiment un projet collectif » : voilà comment Mélanie Alaitru, coordinatrice générale de la Bobine depuis 2015 (à côté, sur la photo, de Steeve Racine, co-président de l'association Projet Bob), résume l'aventure Projet Bob qui fête ses 20 ans ce mois-ci. Car si le bar et équipement culturel situé dans le parc Paul-Mistral n'est pas si vieux (il a ouvert ses portes en 2010), l'association qui le porte a, elle, 20 ans. Ce que ses membres souhaitent faire savoir en proposant dix jours de spectacles, concerts & co gratuits, et pour la plupart en extérieur, devant la salle.

« En fêtant les 20 ans de l'association Projet Bob, on veut montrer qu'au-delà d'un bar, la Bobine est surtout un lieu de vie associative et culturelle. » Avec, à l'année, de nombreuses propositions artistiques (250 environ), que ce soit dans le bar (apéro-concert, apéro-mix, expo…) ou dans la salle attenante (notamment pour les concerts payants et les spectacles). Mais revenons d'abord en arrière, histoire de bien tout comprendre…

2005 : la première Bobine

Le Projet Bob naît en 1998 à Grenoble grâce à une petite bande de potes répartis entre Grenoble et Besançon. « Ils avaient déjà pour envie de se concentrer sur la découverte musicale et l'émergence » explique Mélanie Alaitru. Pour ce faire, ils organisent différents concerts dans des salles de l'agglo, notamment via leur projet Rues d'ici… chansons d'ailleurs. Mais l'idée d'avoir un coin à eux commence à faire son chemin.

En 2005, ils investissent alors des locaux à Grenoble, près de l'Estacade, dans la cour Charly du 3 bis rue Clément. La première Bobine voit ainsi le jour, composée d'une petite salle de 150 places, de studios, d'un bar-resto et de pas mal de bénévoles. « La base du fonctionnement et le modèle économique sur l'autofinancement ont été posés là-bas. » Notamment les fameuses commissions de programmation animées par des bénévoles – elles sont au nombre de huit aujourd'hui (concert, apéro-concert, apéro-mix, expo, spectacle, spectacle jeune public, apéro-spectacle et slam).

Sauf qu'en 2007, le propriétaire des murs (et de toute la cour) annonce qu'il souhaite vendre (il y a maintenant des immeubles à la place). Fini l'aventure mythique de la Bobine ? Oh que non ! Après une campagne pour trouver un autre point de chute, un accord est trouvé avec la Ville de Grenoble : la nouvelle Bobine va pouvoir s'installer dans l'ancien bowling du parc Paul-Mistral. Mais un réaménagement est nécessaire, avec un gros œuvre chiffré à 1 200 000 euros, la moitié payée par l'asso, l'autre par les collectivités (Ville, Département, Région).

2010 : la Bobine actuelle

Après un chantier de deux ans réalisé par des pros mais aussi des bénévoles (pour les finitions), la nouvelle Bobine ouvre en 2010 lotie d'un bar beaucoup plus grand, d'une salle de 300 places, de quatre studios de répétition, d'un d'enregistrement… Avec un succès tout de suite évident (il y a véritablement un "esprit Bobine" depuis les débuts), grâce notamment au bar qui assure 70% du chiffre d'affaires d'1.6 millions de l'association – les 30% restants venant du restaurant, de la location des studios, de la billetterie pour les événements payants et de diverses subventions (5% pour ce dernier poste).

Un modèle économique qui permet à la Bobine d'assumer sa programmation audacieuse, notamment au niveau musical où les artistes programmés ne sont pas les plus grand public. « Notre ambition n'est pas de remplir la salle à tout prix mais de faire de la découverte avec la volonté d'élargir les horizons musicaux du public. D'où l'importance que nos places ne soient pas chères. »

Aujourd'hui, l'équipe compte 18 salariés en CDI (Mélanie Alaitru a plusieurs fois insisté pour que l'on précise bien que tous les barmen et barwomen sont salariés, ce qui n'était pas le cas au début de l'aventure) et quelque 140 bénévoles. Une aventure qui tourne bien, même si la suite demande encore à être écrite. « Notre modèle économique a atteint un seuil : on ne pourra pas développer le bar ad vitam æternam alors que les charges, elles, augmentent tout le temps. Mais par rapport à d'autres structures culturelles, on ne va pas se plaindre. »

L'un des projets que l'équipe a en tête en ce moment est celui de l'aménagement d'une salle de création à côté de la salle de concert, dans un espace qui sert pour l'instant d'entrepôt aux espaces verts de la Ville. Et ainsi développer encore plus la partie accompagnement de la Bobine. Pour la faire perdurer de très longues années…


Demandez le programme

Pendant dix jours, il va s'en passer des choses à la Bobine (et pas seulement que des houblonnées, rapport au bar) grâce aux anciens et actuels bénévoles et salariés du lieu, et à celles et ceux qui composent chaque commission de programmation. Le mercredi 13 juin sera ainsi vernie une exposition retraçant les 20 ans du Projet Bob afin de revenir en images sur l'histoire de cet acteur majeur de la vie culturelle (et festive) grenobloise.

Les jours suivants, on aura droit à des spectacles en plein air, devant la Bobine, avec notamment du cirque. La musique sera également à l'honneur, avec un apéro-mix de DJ Goodka (dans le bar), un plateau fête de la musique ou encore, histoire de terminer en beauté, une grande soirée festive et musicale le samedi 23 juin mêlant défilé dans le quartier et concerts (Ammar 808 & the Maghreb United, Mecanik Skankers et Les Coureurs de rempart).

Ou comment fêter en beauté (et gratuitement pour le public) « 20 ans d'envolées musicales, de moments inoubliables, de souffles coupés, de danses endiablées, de soirées à refaire le monde, d'instants suspendus, de rires généreux, de questions philosophiques, de blagues de comptoir, de rêves et de poésies, de réflexions, de partages et de rencontres ».


Les 20 ans de projet Bob : toute une histoire !


La Bobine 42 boulevard Clemenceau Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

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Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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La Bobine reste dans l'action

ACTUS | Elle l'a affirmé par communiqué : même sans certitude sur la reprise de ses activités, l'équipe de la Bobine refuse de baisser les bras. Elle travaille actuellement à une possible réouverture en avril et, à huis clos, continue de mener nombre de ses actions. On en a parlé avec Hélène Dillies, sa coordinatrice générale.

Martin de Kerimel | Jeudi 11 février 2021

La Bobine reste dans l'action

Le 1er février dernier, vous avez annoncé renoncer à toute programmation au moins jusqu'à fin mars. Ce n’est pourtant pas l’hypothèse de travail que vous aviez émise précédemment… Non. La situation économique de la Bobine et les annonces gouvernementales liées au deuxième confinement l’automne dernier ont entraîné la fermeture de nos lieux et nous ont empêchés de mettre en place une organisation. Cet hiver, on s’était d’abord dit qu’on transposerait ce que nous avions prévu en février-mars, mais, voyant que la situation se dégradait au retour des fêtes de fin d’année, on a dû prendre la décision d’annuler aussi ces deux mois. Désormais, nous n’avons même plus de visibilité par le ministère de la Culture, qui n’annonce aucune échéance. Vous dites donc que le deuxième confinement est venu balayer vos efforts... Exactement. On avait mis en place une programmation susceptible de tenir avec toutes les injonctions sanitaires, en renforçant notamment les protocoles pour l’activité restauration, avec un impact fort sur notre économie et, dans le même temps, notre ligne esthétique et artistique. Comment penser organiser des concer

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Concerts debout : on en est où ?

ACTUS | Enquête / C’est la question qui taraude presque tout le monde : les concerts debout en intérieur, toujours interdits à l’heure de notre bouclage, vont-ils bientôt pouvoir reprendre ? Et quelles stratégies les salles les accueillant mettent-elles en place dans ce contexte d’incertitude ? Tour d’horizon.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

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Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Sans prise de position officielle claire depuis la fin du confinement, il n’était pas interdit d’espérer secrètement un déblocage tardif de la situation pour les salles ayant l’habitude d’accueillir des concerts debout. Un espoir aujourd’hui de plus en plus ténu – pour ne pas dire inexistant. C’est du moins le constat sans appel que l’on dresse après s’être entretenu avec des acteurs culturels comme la Bobine, l’Ampérage, la Source ou encore la Belle Électrique : plus personne ne croit encore vraiment en une possible évolution de la situation avant 2021, tout juste les plus optimistes s’autorisent-ils encore à garder un très mince espoir de changement pour le mois de décembre. À défaut, il faut donc pour les salles apprendre à composer avec l’incertitude. Les uns après les autres, et au compte-goutte la plupart du temps, les évènements debout un temps annoncés pour l’automne se voient de nouveau annulés ou reportés (le plus souvent à des échéances prudemment lointaines). Au mieux, ils sont transposés dans des configurations assises, avec toutes les contraintes que cela impose. Assis ou dehors Dans ces conditions, que fai

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La Bobine déroule

MUSIQUES | Concerts / Le début septembre est assez chargé du côté de la Bobine, avec une programmation riche... d'événements assis ou en plein air, dans le strict respect des normes sanitaires.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2020

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« Debout », « assis », « rentre », « tu peux sortir », « reste dehors », « mets ton masque », « tu peux l'enlever », « remets-le »... Depuis quelques mois, il semble que chacune de nos actions soit dictée par les injonctions précitées, parfois notoirement contradictoires. C'est encore plus vrai s'agissant des musiques actuelles que toutes ces consignes vont finir par rendre chèvre – et affamées. Alors, à la Bobine, on a choisi (c'est encore le plus simple, enfin, le moins compliqué) de respecter à la lettre les consignes en présentant que des concerts assis, masqués et socialement distanciés façon chaises musicales ainsi que des événements en plein air (là où les gouttelettes se perdent dans l'air et les nuages de pollution). La programmation est déjà quelque peu lancée, mais pour la quinzaine qui nous attend on pourra donc y célébrer la double release party des disques de Marthe (Minos - photo), louchant vers le trans rock oriental, et des Beaux Tailleurs (Terroni), plut

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

CONNAITRE | Ce dimanche 3 juillet aura lieu le premier des quatres barbecues de la Bobine. Rendez-vous au parc Paul-Mistral, sous le soleil si possible.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

[Mise à jour : à cause d'un problème de santé, DJ Mitch ne sera pas présent. Il est remplacé par Hugo Douster (King Doudou)] Cet été, la Bobine va organiser sur sa grande terrasse en plein parc Paul-Mistral (il n’y a pas beaucoup de spots aussi agréables à Grenoble), quatre grands barbecues (enfin, "Bob’Ecues") prévus sur la journée du dimanche – les 3 et 24 juillet, le 28 août et le 11 septembre. Au programme ? « DJ mix en extérieur, transats, grillades, terrasse, pétanque et farniente. » Le premier, organisé par le label grenoblois Fullfridge Music, sera consacré au vaste champ des musiques africaines et afro-caribéennes, des plus vintages aux plus contemporaines. Invités spécialement pour l’occasion, deux "selectors" de premier plan : le Genevois DJ Mitch, aux platines depuis plus de quinze ans pour défendre les musiques de danse créoles et caribéennes des années 1920 aux années 1970, et l’Annécienne Mambo Chick de Palmwine Records, passionnée de disques rares qui n’hésite pas à s’aventurer aux quatre coins du monde pour compléter sa collection de vinyles. Mais on croisera également d’autres DJs pendant la journée comme l

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La Bobine : le parfum du succès

ACTUS | Boire une bière en soirée, profiter d’un concert, d’un spectacle ou d’une expo, danser le tango… On peut faire tout ça – et plus encore – à la Bobine, et ce depuis longtemps. Car l’incontournable lieu culturel et festif du parc Paul-Mistral fête ses 10 ans ce samedi 30 mai. Mais avant la boum, on remonte le fil de l’histoire.

Nathan Chaudet | Mardi 26 mai 2015

La Bobine : le parfum du succès

La Bobine a dix ans, mais l’histoire remonte bien avant son installation en plein parc Paul-Mistral ; et même bien avant sa naissance en 2005 rue Clément, près de l’Estacade. Tout a d’abord commencé à la fin des années 1990 avec le Projet Bob. Alors membres d’une association organisant des concerts à Lyon, trois étudiants dont Éric Ghenassia, le directeur actuel de la Bobine (qui partira d’ailleurs en septembre vers d’autres aventures), se rendent vite compte que les artistes qu’ils apprécient ne se produisent pas sur Grenoble. Ils décident alors de créer en 1998 l’association Projet Bob. Après quelques années de concerts dans diverses salles de Grenoble et de l’agglo, ils ont vent qu’un local est disponible rue Clément. Ils décident de s’y installer en 2004. La Bobine première du nom est née un an après. « L’idée était de créer un lieu de vie en plus d’un espace culturel » explique Éric Ghenassia. Un lieu dans lequel se rencontrent musiciens professionnels, amateurs et grand public. En plus de reprendre les activités de studio qui existaient déjà dans les murs, l’équipe monte un bar, un restaurant et une sall

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Incendie à la Bobine

ACTUS | C'est dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre que les belles planches de la terrasse de la Bobine, ce lieu de vie et de culture (et de bière) (...)

Charline Corubolo | Vendredi 19 septembre 2014

Incendie à la Bobine

C'est dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre que les belles planches de la terrasse de la Bobine, ce lieu de vie et de culture (et de bière) situé parc Paul-Mistral, ont pris feu – un incendie volontaire à la cause encore indéterminée. Mais n'ayez crainte, l'équipe a réagi aussi vite que le coyote quand il voit Bip Bip. Depuis mardi midi, le bar est de nouveau ouvert, avec une belle terrasse provisoire, et aucun événement de la programmation n'a été annulé. D'ailleurs, pour tout connaître des prochaines manifestations, rendez-vous mardi 30 septembre à 18h pour une présentation de saison.

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La Bobine dévoile la prog du dernier trimestre

MUSIQUES | La salle du parc Paul-Mistral a sorti la prog de son dernier trimestre. Si on en reparlera semaine par semaine, on vous livre déjà quelques noms (...)

Aurélien Martinez | Lundi 31 mars 2014

La Bobine dévoile la prog du dernier trimestre

La salle du parc Paul-Mistral a sorti la prog de son dernier trimestre. Si on en reparlera semaine par semaine, on vous livre déjà quelques noms (sachant que tout est sur leur site !) : la pop perchée de Nosfell le jeudi 10 avril, le hip-hop des Américains Drowning Dog et Malatesta le vendredi 18 avril, le rock garage de The Legendary Tigerman (photo) le mercredi 7 mai ou encore « le rock’n’roll minimal oriental » (dixit la Bobine) de Oum Shatt le jeudi 22 mai. Bon appétit.

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Les mardis épicés de la Bobine

GUIDE URBAIN | Rendez-vous incontournables du mardi soir, les apéro-mix de la Bobine changent de mode de fonctionnement, façon de gagner en diversité niveau programmation. On est allés sur place et vu la fréquentation, la nouvelle formule séduit. Charlotte Haas

Aurélien Martinez | Vendredi 27 septembre 2013

Les mardis épicés de la Bobine

Parc Paul-Mistral, une fois passé la Tour Perret, métamorphosée en phare bleu la nuit, le brouhaha se fait plus fort. Il faut alors se frayer un chemin sur la terrasse en bois pour accéder à l’établissement déjà bien rempli. Il est 22h et comme chaque mardi soir, le tout Grenoble se retrouve à la Bobine pour profiter des incontournables apéro-mix. Entre ambiance festive (voire dansante !) et convivialité, avec un créneau horaire se situant entre 19h et 01h, ces « soirées bar » sont très bien reçues par le public. Des rendez-vous importants pour la Bobine : en tant que lieu culturel indépendant (+ de 95% d’autofinancement), les soirées contribuent largement au fonctionnement de l’établissement via les recettes du bar (l’entrée étant libre bien sûr). « Nouveau souffle » « Jusque début 2013, les apéro-mix fonctionnaient avec des DJs partenaires. Quatre DJs venaient ainsi régulièrement chauffer la salle (Balkan Swing, Go Bang !, Nice & Easy, et Dj Goodka). Puis on s’est posé la question de la diversité, avec le souhait d’apporter un nouveau souffle à la programmation des apéro-mix » explique Éric Ghenassia, directeur de la Bobine. Un peu avant l’

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Éric Ghenassia : « On veut avant tout protéger le projet associatif et culturel de la Bobine »

ACTUS | Ça y est, ceux qui prétendent le contraire mentent, la Bobine est installée dans ses nouveaux locaux, et s’apprête à fêter ça avec son inauguration officielle du 6 février. Entretien avec Éric Ghenassia, directeur du lieu.

François Cau | Lundi 1 février 2010

Éric Ghenassia : « On veut avant tout protéger le projet associatif et culturel de la Bobine »

Comment se sont finis les travaux ? Eric Ghenassia : Dans les temps, déjà ! Tout juste pour le passage de la Commission de Sécurité, à une demi-heure près. Ça s’est fini sur le dernier trimestre, dès septembre, avec une énorme mobilisation bénévole qu’on avait lancée en se disant que sinon on n’y arriverait pas. Honnêtement, on ne s’attendait pas à autant de répondant, et notamment de personnes qui n’avaient jamais mis les pieds à la Bobine – on a dû expliquer le projet, ce qu’on était en train de faire, et maintenant ce sont des gens qui s’investissent dans l’asso. Sur les dernières semaines, l’énergie abattue était incroyable. Outre leur succès public, les deux premières soirées ont permis de vérifier la bonne fonctionnalité du lieu ? Le premier soir, la fréquentation était une surprise, on a fonctionné au maximum des possibilités du lieu – on était au taquet mais globalement, on s’en est bien sortis. On a pu voir que le lieu réagissait bien en termes de circulation et d’équipement. Le deuxième soir était plus tranquille, mais la programmation amenait ça. Par contre, on a eu un

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