Et voici l'Année du Japon en Isère !

ACTUS | On détaille le programme débuté mi-juin.

Aurélien Martinez | Jeudi 28 juin 2018

Photo : Portrait de May Belfort, Henri de Toulouse-Lautrec, Musée Mainssieux / G. GaloyerNicolas Spuhler, collection Ana Berger, Japon Text Île(s) / Musée Marcel-Sahut, Volvic


Des dessins de rescapés des bombardements de Nagasaki et d'Hiroshima accrochés au Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère : d'accord, mais pourquoi ? Tout simplement parce que ce musée ne résume pas ses expositions temporaires à la période et l'aire géographique que son nom peut laisser sous-entendre (en gros, la Seconde Guerre mondiale en Isère). Et, surtout, parce qu'est lancée cet été l'Année du Japon en Isère (comme il y a eu précédemment celle de l'Italie ou de l'Afrique), à l'initiative du Département, et en lien bien sûr avec la célébration au niveau national du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

Plusieurs musées départementaux sont ou seront associés à ces festivités, comme, donc, le Musée de la Résistance, mais aussi celui de la Révolution française à Vizille (sa nouvelle exposition Heurs et malheurs de Louis XVII, arrêt sur images consacre une section à la fascination qu'exerce la période révolutionnaire sur les auteurs de manga), le Musée de l'Ancien Évêché (où sera présentée à l'automne une collection d'estampes de l'ère Edo sur la thématique de la montagne), le Musée Hébert de La Tronche (une exposition devrait cet hiver être centrée sur des objets issus des collections japonaises d'Ernest Hébert) ou encore, et là est le gros morceau, une exposition au Musée dauphinois qui ouvrira cet automne. « Elle parlera des relations que l'Occident entretient avec le Japon depuis l'époque médiévale jusqu'à aujourd'hui et sera construite en partenariat avec le Musée des Confluences de Lyon » nous a expliqué Patrick Curtaud, vice-président à la culture au Conseil départemental de l'Isère.

« Fidèle à sa démarche participative, le Musée dauphinois a mobilisé largement les acteurs isérois (associatifs, culturels, universitaires, économiques) qui entretiennent des liens avec le Japon autour de cette saison, à commencer par l'Association franco-japonaise de Grenoble et de l'Isère » dixit l'ébauche de communiqué de presse qui nous a été transmise – cette Année du Japon devrait officiellement être lancée en juillet, via notamment le site annee-japon.isere.fr. On chroniquera tout ça à la rentrée, au fil des vernissages et des événements.

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"Montagne et paysage dans l’estampe japonaise" : des paysages plein la vue au Musée de l’Ancien Évêché

Exposition | Encore une nouvelle exposition dans le cadre de l’Année du Japon en Isère ? Oui, et tant mieux. Car avec "Montagne et paysage dans l’estampe japonaise", le Musée de l’Ancien Évêché explore le regard porté par les Japonais sur la nature, complétant ainsi magnifiquement la proposition en cours au Musée dauphinois sur les relations entre le pays du Soleil-Levant et l’Occident.

Benjamin Bardinet | Mardi 18 décembre 2018

Généralement, quand un musée propose une exposition temporaire comprenant des œuvres d’un artiste "star" (genre, au hasard, Gauguin ou Delacroix), il se débrouille pour mettre en avant sur ses affiches une œuvre "blockbuster" dudit artiste. Et s’arrange pour trouver un titre qui mette cet aspect en avant – même s’il peut être trompeur sur la marchandise. Pour sa nouvelle exposition, le Musée de l’Ancien Évêché a fait fi de ces stratégies marketing en se contentant d’intituler sobrement Montagne et paysage dans l’estampe japonaise un accrochage qui réunit un nombre conséquent d’estampes des deux grands maîtres du genre dont l’évocation des seuls noms suffit à déplacer les foules : Katsushika Hokusai (1760 – 1849) et Utagawa Hiroshige (1797 – 1858). Le parcours n’essaye d’ailleurs pas de nous tenir en haleine en gardant le "meilleur" pour la fin puisqu’il démarre d’emblée avec la fameuse vague d’Hokusai. Comme c’est souvent le cas avec les images trop reproduites, cette vague n’est plus vraiment regardée : voilà donc une belle occasion de nous pencher dessus avec attention. On y voit trois barques de pêcheurs sur le point d’être submergées par une gigantesque va

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Et soudain, le Département dégaina ses Rencontres de la culture en Isère

ACTUS | Vendredi 8 et samedi 9 juin, le Département organise à Bourgoin-Jallieu ses Rencontres de la culture en Isère. Un événement qui, bien sûr, va rassembler tout un tas de professionnels du secteur, mais qui est aussi annoncé comme ouvert à tous. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Lundi 4 juin 2018

Et soudain, le Département dégaina ses Rencontres de la culture en Isère

« En Isère, la droite joue la culture » : tel était le titre d’un article que nous avions rédigé en 2016, soit un an après l’arrivée à la tête du Département de la majorité présidée par Jean-Pierre Barbier (Les Républicains). En 2018, l’intention semble toujours là puisque le conseil départemental va rassembler, sur deux jours à Bourgoin-Jallieu, pas mal d’acteurs culturels « pour échanger sur les enjeux de la culture, réfléchir aux usages, aux pratiques, aux attentes des Isérois et identifier des défis concrets à relever » (extrait du communiqué). Des rencontres ouvertes à tous, et non forcément qu’aux professionnels de la profession. Plusieurs temps forts seront d’ailleurs proposés au public comme des ateliers de pratique artistique, un concert du multi-instrumentiste basé à Grenoble Stracho Temelkovski (photo) ou encore un jeu de piste géant dans Bourgoin-Jallieu. Du beau monde Mais bien sûr, ces à-côtés ludiques ne doivent pas faire oublier qu’il s’agira, pendant ces deux jours, de

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Année Lesdiguières : au fait, qui était Lesdiguières ?

ESCAPADES | L’inauguration de l’exposition "La splendeur des Lesdiguières" au château de Vizille marque le début de l’année Lesdiguières. Conformément à la volonté du département, concerts, pièces de théâtre, expositions et animations seront organisés dans toute l’Isère, en l’honneur du dernier connétable de France. Un personnage historique du Dauphiné, pourtant peu connu du grand public. On fait donc les présentations.

Nicolas Joly | Mardi 4 juillet 2017

Année Lesdiguières : au fait, qui était Lesdiguières ?

Impossible de traverser Grenoble sans rencontrer au moins une fois le nom de Lesdiguières. Pourtant, rares sont ceux qui savent réellement qui était ce personnage au parcours pour le moins hors du commun. Né en 1543 à Saint-Bonnet-en-Champsaur (département des Hautes-Alpes), François de Bonne, qui ne porte pas encore le nom de Lesdiguières, connut une ascension sociale fulgurante grâce à ses compétences de stratège militaire. Il se distingua notamment en reprenant Grenoble puis une partie du Dauphiné au duc de Savoie, lors des guerres de religion de la fin du XVIe siècle. Ambitieux mais fidèle au roi Henri IV, il accumula sous son règne une quantité impressionnante de titres de noblesse. Il fut successivement nommé gouverneur de Grenoble, conseiller d’État, commandant en Provence, lieutenant général en Dauphiné, puis maréchal de France, avant qu’Henri IV ne soit assassiné le 14 mai 1610. C’est la veuve de ce dernier, Marie de Médicis, qui l’autorisa à fonder son propre duché en 1611, dont il porta le titre à partir de 1620. Il devint alors officiellement le premier duc de Lesdiguières, après avoir été nommé duc du Champsaur et gouverne

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Rocktambule : vers une annulation de l’édition 2016

ACTUS | Grégory Signoret, patron du festival grenoblois Rocktambule, annonce la couleur : les caisses sont vides, ce sera impossible d’organiser cet automne l’édition 2016. Mais tout n’est pas perdu pour la suite si des subventions d’urgence sont consenties. On fait le point avec les principaux acteurs du dossier.

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 5 mai 2016

Rocktambule : vers une annulation de l’édition 2016

Le Pôle Musical d’Innovation, association grenobloise organisatrice notamment du festival Rocktambule, l’assure : l’édition 2016 pourrait être annulée au vu de la situation financière. Pourtant, pendant 22 ans, Rocktambule a eu sa place surtout à Grenoble et, un peu, à Pont-de-Claix (en 2012). Il y a eu des hauts et des bas. Mais ces dernières semaines, le moral du panda (l’icône du festival) est au plus bas. Le problème du PMI, c’est le trou dans le budget, presque abyssal, dû à l’édition 2015. Il manque 100 000 euros suite au crash de fréquentation de l’année dernière. L’addition est lourde. D’où cette demande « d’année blanche » faite aux tutelles. « Dès le lendemain du festival, le Pôle Musical d’Innovation était en cessation de paiements. Maintenant, la situation est complexe. Une procédure de sauvegarde est en cours » explique Olivier Bertrand, adjoint à l’événementiel à la Ville de Grenoble. « Le festival a du mal à programmer pour 2016. Comme certains producteurs n’ont pas été payés sur l’édition 2015, ils ne veulent pas s’engager. » Une annulation de l’édition 2016 est donc envisagée, c

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En Isère, la droite joue la culture

ACTUS | On murmure dans les couloirs du conseil départemental de l’Isère que la nouvelle majorité de droite, élue il y un an, soutient la culture. Voire même que les subventions augmenteraient. L’annonce semble irréelle. Pour en avoir le cœur net, on est allés rencontrer Patrick Curtaud, vice-président à la culture, et quelques acteurs culturels plutôt satisfaits.

François Cau | Mardi 19 avril 2016

En Isère, la droite joue la culture

Un an après avoir ravi le département à la gauche, la nouvelle majorité départementale de droite présidée par Jean-Pierre Barbier (Les Républicains) prend ses marques. Et l’action, en matière de culture, semble lancée. « Il y a eu peu d’opposition à l’augmentation du budget du département » annonce dans un sourire Patrick Curtaud, chargé de la culture au département. Après les dernières années plutôt sombres de la présidence du socialiste André Vallini, voilà l’éclaircie. Pour 2016, le département annonce 12% d’augmentation par rapport à l’an dernier. Soit 1.5 millions d’euros en plus pour le budget de la culture. « Aujourd’hui, en cette période trouble, où l’on parle de vivre ensemble et de laïcité, la meilleure façon d’apprendre des autres, c’est le développement de la culture » assure Patrick Curtaud. Une politique de gauche appliquée par des gens de droite ? Il y a de quoi perdre le nord. « La culture n’est ni de droite, ni de gauche » continue le vice-président à la c

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