All I want for Christmas is... une place de concert ou de spectacle

Sélection de Noël | Et voici notre traditionnelle sélection de cadeaux de Noël immatériels faite de places de spectacles et de concerts pour lesquels, bien sûr, il reste de la place. Histoire de faire sensation sous le sapin (et, surtout, tomber juste), on vous a classé ça selon les goûts de celles et ceux qui recevront votre présent.

La rédaction | Mardi 4 décembre 2018

Pour les fans de chanson classieuse en VF

Angèle (photo), c'est le phénomène pop de ces derniers mois grâce à une poignée de petits tubes entêtants (La Loi de Murphy, Je veux tes yeux, La Thune…) savamment mis en musique et qui, avant même la sortie de l'album début octobre, lui ont fait remplir des salles. Comme la Belle électrique, dans laquelle la Belge jouera à guichets fermés mercredi 12 décembre. Au vu du succès dingue, une autre date grenobloise a donc été rajoutée, en mai et dans une salle encore plus grande : le Summum. Classe.

Angèle
Au Summum jeudi 23 mai. 33€


Pour celles et ceux qui, au théâtre, adorent qu'on leur raconte de grandes histoires

Littoral, Incendies, Forêts… Avec les pièces-fleuves qu'il propose depuis presque 20 ans, le metteur en scène Wajdi Mouawad s'est construit une communauté de fans qui dépasse le simple cadre des théâtreux et théâtreuses grâce à des récits amples et captivants. Si l'on avait un peu perdu notre homme ces dernières années, le voilà de retour avec Tous des oiseaux (photo), « fresque épique sur fond de conflit au Proche-Orient » comme l'assure la MC2 qui l'accueillera cinq soirs. Un petit événement.

Tous des oiseaux
À la MC2 du samedi 11 au jeudi 16 mai. De 13 à 31€


Pour celles et ceux qui aiment les clows trashs

On les as souvent vus dans l'agglo, ils repasseront au printemps avec leur spectacle culte LA 432 : nous voilà ravis ! Soit quatre comédiens bien barrés réunis sous le nom de Chiche Capon qui se questionnent sur ce qu'est la musique. Un prétexte pour se mettre à chanter mais aussi pour se taper dessus ou jouer avec la notion de personnage. Succès garanti pour qui aime rire !

LA 432
À la Vence scène (Saint-Égrève) vendredi 24 mai. De 11 à 15€


Pour les amoureux et amoureuses de pop haut de gamme

Explorateur solitaire de sons électro-pop, Flavien Berger a cette année défié l'espace-temps musical et ses contradictions sur un second album, Contre-temps, miroir tendu vers l'infini pour mieux refléter son époque. On adore, surtout son petit tube Maddy La Nuit.

Flavien Berger
À la Belle électrique samedi 26 janvier. De 16 à 21€


Pour les adeptes d'humour queer

Après avoir cartonné sur les réseaux sociaux et YouTube avec ses vidéos dans lesquelles il s'adresse à un interlocuteur via son iPhone et disserte sur sa vie de jeune gay parisien notamment faite de fêtes, de sexe et d'amour, l'humoriste Tristan Lopin a vu la tournée de son spectacle prendre en ampleur. Tant mieux, son Dépendance affective étant une bonne surprise joyeusement régressive.

Dépendance affective
À la Vence scène (Saint-Égrève) mardi 11 juin. 26€


Pour les fans de rap en français

En pleine effervescence depuis quelques années, la scène rap francophone actuelle regorge de talents… et d'auditeurs transis. Pour satisfaire ces derniers, les occasions seront nombreuses en 2019 avec la venue successive à la Belle électrique de quelques-unes des plus grosses pointures du genre. On pense bien évidemment au poids lourd marseillais SCH (photo), qui viendra défendre sur scène son excellent nouvel album JVLIVS, mais aussi au jeune prodige de Bruxelles Hamza, dont la réputation ne cesse de gagner en ampleur année après année. Dans un registre plus "classique", il faudra également en compter avec le retour du Parisien Georgio, tandis que les électrons libres du rap belge Caballero & JeanJass se chargeront enfin de clore (temporairement) la saison.

SCH
À la Belle électrique vendredi 1er février. De 30 à 36€

Hamza
À la Belle électrique mardi 26 mars. De 24 à 28€

Georgio
À la Belle électrique vendredi 29 mars. De 24 à 28€

Caballero & JeanJass
À la Belle électrique jeudi 11 avril. De 24 à 28€


Pour les amateurs de gros raouts musicaux

Certes, le printemps et l'été, c'est encore loin, mais certains festivals de la région ont déjà lâché une petite partie de leur prog. Comme Musilac, le plus gros, qui recevra comme chaque année du lourd : Christine and the Queens, Morcheeba, Franz Ferdinand, Jain, Therapie Taxi… Sa déclinaison printanière Musilac Mont-Blanc, organisée à Chamonix, aura aussi quelques belles têtes d'affiche – Eddy de Pretto, The Kooks, Roméo Elvis…

Sinon, pour celles et ceux qui sont plus électro et sites industriels, fin mai aura lieu à Lyon la nouvelle édition du génial festival Nuits sonores, dont la prog est à chaque fois bluffante. Pour les fans de jazz, c'est à Jazz à Vienne que ça se passera, avec des offres de Noël alléchantes afin d'aller écouter John Zorn, Chassol ou encore Hocus Pocus.

Et plus proche géographiquement de nous, c'est le Grand Son (ex-Rencontres Brel) qui a rendu public certains artistes qui monteront cet été dans la montagne : Jérémy Frerot, Trois Cafés Gourmands, La Yegros, No One Is Innocent…

Musilac Mont-Blanc
À Chamonix du vendredi 26 au dimanche 28 avril. Pass 1 jour : 54€ ; pass 3 jours : 125€

Nuits sonores
À Lyon du mercredi 29 mai au dimanche 2 juin. Pass 3 nuits : 79€ ; pass NS days : 73€ ; pass nights & days : 145€

Jazz à Vienne
À Vienne du vendredi 28 juin au samedi 13 juillet. Pass 7 soirées au choix : 160€ ; chèque-cadeau pour une soirée à la carte : 36€

Musilac
À Aix-les-Bains du jeudi 11 au dimanche 14 juillet. Pass 1 jour : 59€ ; pass 3 jours : 143€ ; pass 4 jours : 189€

Le Grand Son
À Saint-Pierre-de-Chartreuse du jeudi 18 au dimanche 21 juillet. Pass 1 jour : 26€ ; pass 2 jours : 49€, pass 3 jours : 69€ ; pass 4 jours : 79€

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En septembre, c'est arts de rue avec l'excellent festival "Merci, Bonsoir !"

Arts de rue | Annulé l'an dernier du fait de la crise sanitaire, Merci, Bonsoir !, excellent festival dédié aux arts de rue, revient mi-septembre à Grenoble, au Parc Bachelard, pour une sixième édition. Avec notamment un spectacle clownesque complètement barré signé par l'un des cultissimes Chiche Capon.

Aurélien Martinez | Mardi 7 septembre 2021

En septembre, c'est arts de rue avec l'excellent festival

Au Petit Bulletin, on a quelques marottes. En spectacle vivant, les Chiche Capon, qui se définissent comme des « clowns sous acide imbattables dans la crétinerie flamboyantes », en font partie. Avec eux, sur scène, c'est un déferlement a priori anarchique (ça glousse, ça crie, ça chante, ça tape ses congénères – voire même le public) pourtant savamment construit par le quatuor : on adore ! Ensemble, tout devient possible comme disait un président de droite. Mais un par un également. Car depuis quelques années, les Chiche Capon évoluent parallèlement en solo, en conservant l'âme punk qui les habite collectivement. Quand on a épluché la programmation de la prochaine édition du festival Merci, Bonsoir !, on a donc été ravis de voir le nom de Patrick de Valette et de son fameux spectacle Hobobo (photo).

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"Tous des oiseaux" : le roi Mouawad et les oiseaux

Théâtre | Avec "Tous des oiseaux", le metteur en scène et auteur Wajdi Mouawad retrouve la verve épique qui lui avait valu un succès dingue au cours des années 2000. Et livre une pièce forte qui n’a pas peur d’aborder la question brûlante du conflit israélo-palestinien.

Aurélien Martinez | Mardi 30 avril 2019

C’était il y a une vingtaine d’années. Les spectateurs français découvraient le théâtre d’un auteur et metteur en scène libano-canadien nommé Wajdi Mouawad. Et se prirent alors de passion pour ses récits amples, sorte de réactualisation contemporaine des grands mythes antiques. La décennie 2000 verra ainsi le sacre du roi Mouawad, avec trois hits en particulier : Littoral, Incendies et Forêts. Des pièces fleuves construites autour de la notion de partage générationnel et du devoir de comprendre ses origines. Et des pièces qui, loin du théâtre qui place le public dans une situation d’inconfort pour mieux l’amener à réagir, assume leur côté grand spectacle capable de fédérer le plus largement possible, et surtout celles et ceux pour qui le théâtre est un art lointain et intimidant. Retour de hype

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Une brève histoire du "Contre-temps" avec Flavien Berger

Concert | Explorateur solitaire de sons électro-pop, Flavien Berger a défié l'an passé l'espace-temps musical et ses contradictions sur un second album, "Contre-temps", miroir tendu vers l'infini pour mieux refléter son époque. Il sera sur la scène de la Belle électrique samedi 26 janvier.

Stéphane Duchêne | Lundi 21 janvier 2019

Une brève histoire du

La nouvelle génération "french pop" est à ce point aspirée dans le trou noir d'influences tous azimuts, source d'énergie inépuisable dont elle tire une anti-matière sans âge, qu'elle semble à la fois abroger la notion même de temps tout en la ressentant au centuple. Exactement comme ces voyageurs temporels qui reviennent après trois mois dans l'infini, constatant à leur retour sur Terre qu'un siècle entier est passé. Un contre-temps (qui donne son titre à son deuxième album) dans lequel Flavien Berger s'inscrit à plein, lui qui chante d'ailleurs « on est déjà aujourd'hui ». Il pourrait même être le capitaine du vaisseau, l'explorateur en chef, l'Ulysse 31 psychédélico-hipster de la génération millenial, errant dans l'espace-temps musical à bord de logiciels (Garageband sur son précédent Leviathan, aux accents déjà mythologiques ; Logic Pro sur ce Contre-temps défiant Cronos – ceci précisé pour les maniaques de MAO, pour "musique assistée par o

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26 concerts pour parfaitement commencer 2019 (et tenir jusqu'à l'été)

Panorama de rentrée | Avec de la pop, du jazz, du rap, de l'électro, de la chanson... Suivez-nous !

La rédaction | Mardi 8 janvier 2019

26 concerts pour parfaitement commencer 2019 (et tenir jusqu'à l'été)

Flavien Berger Entre chanson javellisée, bidouillages électroniques et influences exponentielles, Flavien Berger s'est imposé comme l'une des figures de cette scène française qui se moque tellement des étiquettes qu'elle s'en colle partout – hip-hop, électro chanson, R'n'B et plus car affinités. Avec son récent album Contre-temps, successeur du déjà encensé Léviathan (qui lui avait valu d'être adoubé par Étienne Daho en personne), Berger a frappé très fort. Avec une sorte d'œuvre à contre-courant qui souffle l'air du temps. À la Belle électrique samedi 26 janvier Indianizer + L'Éclair Serait-ce l’influence des DJs et collectionneurs de disques rares des années 1960 et 1970 qui se ferait sentir ? Toujours est-il que depuis quelques années, un nombre croissant de jeunes formations européennes se plaît à orchestrer en live une fusion exaltante et inédite entre musiques tropicales, krautrock, grooves funk & disco, pop psychédélique, exotica, library music et autres vestiges musicaux méc

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Angèle : « La notoriété se fait de plus en plus hystérique »

MUSIQUES | Avant son passage par la Belle électrique ce mercredi 12 décembre (à guichets fermés) puis par le Summum jeudi 23 mai, la Belge Angèle, phénomène pop du moment révélé par plusieurs petits tubes ("La Loi de Murphy", "Je veux tes yeux", "La Thune"…), nous a parlé de la folie de son succès, des travers de sa génération, et bien sûr de son album "Brol" sorti en octobre dernier. Magnéto.

Alice Colmart | Lundi 10 décembre 2018

Angèle : « La notoriété se fait de plus en plus hystérique »

Vous êtes considérée comme la nouvelle égérie pop francophone avec Brol, premier album certifié disque de platine en seulement deux mois ! Une ascension fulgurante que vous évoquez d’ailleurs dans le titre Flou : « Tout le monde te trouve génial alors que tu n’as rien fait ». Comment gérez-vous ça ? Angèle : Là où le succès aurait pu prendre des années à arriver, il n'a en effet pris que quelques mois et a engendré un changement de vie total. Normalement, je suis quelqu'un d’angoissée, mais là, j’ai dû lâcher les pédales parce que je ne pouvais plus tout contrôler. D’un seul coup, j’ai eu beaucoup de boulot, au fur et à mesure on faisait de plus en plus de grosses promos, de plus en plus de concerts dans des grandes salles [elle passera en mai au Summum comme le concert de la Belle électrique a très vite affiché complet – NDLR]… Et même si c’est la plus belle chose qui me soit arrivée, ça comporte aussi son lot de difficultés. La notoriété se fait de plus en plus i

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Flavien Berger sera en janvier à la Belle électrique

Annonce | Alors que notre panorama de rentrée culturelle est sorti le mois dernier (avec notamment une sélection de 30 concerts à faire cet automne), des annonces (...)

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

Flavien Berger sera en janvier à la Belle électrique

Alors que notre panorama de rentrée culturelle est sorti le mois dernier (avec notamment une sélection de 30 concerts à faire cet automne), des annonces continuent de tomber. Ainsi de la Belle électrique qui vient de se glisser dans la tournée de Flavien Berger, dont le deuxième album Contre-temps est l’un des plus commentés de la rentrée – c’est même « l’un des plus beaux disques français des dernières années » pour les Inrocks, c’est dire ! Une très agréable et maîtrisée électro-pop chantée en français, à l’image du bondissant et entêtant single Maddy la nuit. Vivement le 26 janvier 2019 !

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"Dépendance affective" : it’s Tristan Lopin, bitch

Humour | L'humoriste, qui connaît un succès grandissant grâce à ses vidéos en ligne rythmées et très pop culture compatibles, sera du jeudi 8 au samedi 10 mars à la Basse cour avec son agréable spectacle "Dépendance affective".

Aurélien Martinez | Mardi 6 mars 2018

Depuis presque deux ans, Tristan Lopin cartonne sur les réseaux sociaux et YouTube avec ses vidéos dans lesquelles il s’adresse à un interlocuteur via son iPhone et disserte sur sa vie de jeune gay parisien notamment faite de fête (le titre de cet article vient du tube Gimme More de Britney Spears qu’il semble affectionner tout particulièrement), de sexe (il décrit le fameux "walk of shame" mieux que personne), d’amour (il le cherche, comme tout le monde) et, surtout, d’engagements (sa vidéo sur la Manif pour tous est grandiose). Nous étions donc impatients de découvrir son one-man-show, sachant que ce dernier date d’avant la carrière de youtubeur de l’humoriste – dans un premier temps, ses vidéos emplies de références à la pop culture avaient un simple objectif promotionnel, objectif largement atteint depuis. Si, sur scène, on ne retrouve pas le rythme qu’il a sur le web (pas de montage possible !) et la pertine

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Gloire au "Police fédérale Los Angeles" de William Friedkin

Reprise | Ce film sorti en 1985 et réalisé par le papa de "L'Exorciste" et de "French Connection" est à redécouvrir vendredi 24 mars au cinéma Arts et Plaisirs de Voreppe.

Julien Homère | Mardi 21 mars 2017

Gloire au

On a tendance à résumer le grand William Friedkin à ses faits d’armes glorieux des seventies tels que French Connection et The Exorcist. Il faut dire que les lendemains de Sorcerer ont été durs pour le wonder boy, cousin poissard de Michael Cimino, porté aux nues puis descendu violemment. Arrivent les années 1980 avec leur lot de kitsch et de mauvais goût, période oubliée du cinéaste qui contient pourtant quelques perles. Cinq ans après le controversé Cruising, Friedkin revient à ses premières amours et livre un polar halluciné. To Live and die in LA (le titre original) raconte la poursuite que Richard

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"LA 432" : du clown réglé comme du papier à musique

Spectacle | Zoom (enflammé) sur le spectacle que les fameux Chiche Capon viendront présenter mardi 22 novembre au Théâtre municipal de Grenoble.

Aurélien Martinez | Mardi 15 novembre 2016

« Au début de ce projet, on avait beaucoup d’ambition. On est partis d’un principe très simple : l’homme n’est pas voué à se donner la main. Sauf en musique où il est capable de bien plus. » C’est l’un des quatre Chiche Capon qui l’annonce, avec sa voix si particulière, après un début de représentation chaotique où l’annulation a semble-t-il fortement été envisagée – du moins c’est ce qu’on a cru comprendre des discussions qui émanaient des coulisses. Nous voilà donc embarqués pour 1h30 de spectacle sur la musique. Mais un spectacle clownesque déjanté où cette histoire de fréquence "la 432 Hz" faisant office de base d’accord à tous les musiciens sert surtout de prétexte à une succession de tableaux hilarants dans lesquels chacun des trois interprètes pousse son personnage à l’extrême (à un moment, l’un d’eux demandera même à son camarade trop investi de « lâcher le personnage ») face à un quatrième membre tentant tant bien que mal de canaliser tout ça. Et d’emmener cette drôle

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Les Chiche Capon : « On est des clowns modernes déjantés »

Spectacle / Interview | Les Chiche Capon, c’est un quatuor clownesque complètement fou qui, depuis quinze ans, remplit les salles grâce à des fidèles qui en redemandent quand on leur tape dessus avec des frites de piscine en mousse. À l’occasion de la venue de la compagnie au Théâtre de Grenoble avec son spectacle musical (au sens large) LA 432, et comme on avait quelques questions à leur poser, on a rencontré trois des quatre Chiche Capon. Voici la retranscription la plus claire possible de cet entretien un poil décousu !

Aurélien Martinez | Mardi 15 novembre 2016

Les Chiche Capon : « On est des clowns modernes déjantés »

Au Petit Bulletin, on a eu du mal à classer le spectacle dans notre agenda – on l’a finalement rangé dans la rubrique "spectacles divers". Comment, vous, le définiriez-vous ? Les Chiche Capon, tous ensemble : On ne sait pas vraiment… On peut dire absurde, déjanté, burlesque, clownesque… Oui, clownesque, c’est ce qui nous correspond le mieux. On est des sortes de clowns modernes déjantés. Ce qui a du sens, comme vous venez pour trois d’entre vous du monde du clown. Comment est née la compagnie ? Patrick de Valette : Avec Matthieu et Fred, on s’est rencontrés au Samovar, une école de clown à Bagnolet. On était tous les trois dans la même promo. Personnellement, j’avais vraiment un humour en commun avec Mathieu. À un moment donné, j’ai proposé qu’on aille à Avignon faire la manche. Matthieu est venu, puis Fred aussi : on allait pas lui dire de repartir ! Ça a tout de suite marché, et ça ne s’est jamais vraiment arrêté depuis 200

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Étudiants, au spectacle !

Numéro étudiant | « En trouvant super naze de mettre les gens dans des cases » chantait Vincent Delerm dans son morceau "Catégorie Bukowski". Ouais, on a des références au PB. Et on n’obéit pas forcément au chanteur en livrant une sélection on ne peut plus subjective de spectacles à voir selon le cursus suivi par vous autres étudiants. Sachant que tout le monde est libre de sortir des cases !

Aurélien Martinez | Jeudi 6 octobre 2016

Étudiants, au spectacle !

Pour les étudiants en sciences Max Bird On en a déjà parlé précédemment, on en remet une couche : l’humoriste Max Bird, qui « pense être, dans l’âme, plus un scientifique qu’un humoriste », est excellent dans son Encyclo-spectacle. Excellent et également passionnant quand il parle des dinosaures ou encore des effets de l’alcool sur le corps humain. De l’humour intelligent donc, avec en plus la possibilité pour les chercheurs en herbe de causer avec l’artiste après la représentation – enfin, on s’engage peut-être un peu trop, mais c’est souvent ce qui se fait à la Basse cour. À la Basse cour du jeudi 6 au samedi 8 octobre _______ Pour les étudiants en économie Celui qui tombe Adam Smith et consorts, c’est sympa mais bon, l’histoire de la manufacture d’

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Théâtre : les temps forts de la saison grenobloise

Panorama 2016/2016 | Pour cette saison 2016/2017, on vous a concocté un programme varié entre spectacles coups de poing, aventures atypiques et classiques rassurants. Suivez-nous, que ce soit à la MC2, à l'Hexagone, au Théâtre de Grenoble, à la Rampe, à la Faïencerie, au Théâtre en rond...

Aurélien Martinez | Jeudi 13 octobre 2016

Théâtre : les temps forts de la saison grenobloise

LA 432 « Un spectacle intelligent pour ceux qui ne veulent pas réfléchir » : voilà comment les légendaires Chiche Capon présentent leur LA 432, que l’on a classé en théâtre parce qu’il faut bien le mettre quelque part. Sauf que c’est beaucoup plus que ça : un déferlement burlesque et musical (leur ritournelle Planète Aluminium reste très longtemps en tête) porté par des comédiens clownesques survoltés qui n’hésitent pas à secouer le public (ou à lui taper dessus). Joyeusement régressif ! Au Théâtre municipal de Grenoble mardi 22 novembre ________ Fables Un spectacle où certaines fables de Jean de La Fontaine (1621 – 1695) sont mises en scène par deux joyeux comédiens qui s’amusent véritablement à camper les différents animaux

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Des "obus dans le cœur" de Mouawad et Baquet

SCENES | Un monologue rageur sur un homme qui va bientôt perdre sa mère : du grand Wajdi Mouawad dans le texte et du grand Grégori Baquet sur scène.

Aurélien Martinez | Mardi 15 mars 2016

Des

Il y a quelques années, l’auteur et metteur en scène libano-canadien Wajdi Mouawad était à la mode, grâce notamment à une trilogie (Littoral, Incendies et Forêts) qui connut un succès délirant. Si, après quelques projets à l’accueil plus mitigé, on le voit moins aujourd’hui (il n’est pas revenu à Grenoble depuis 2010), il ne faut tout de même pas oublier qu’il est avant tout un auteur au talent remarquable. Comme il l’a démontré en 2007 avec Un obus dans le cœur, monologue rageur (et fortement autobiographique) sur un jeune homme qui se rend au chevet de sa mère mourante et passe alors par divers états avant d’affronter la douleur qui, forcément, le submergera. « Ma mère meurt, elle meurt, la salope, et elle ne me fera plus chier ! » Le comédien Grégori Baquet, Molière 2014 de la révélation masculine, porte ce texte à bout de bras, happant le spectateur dès le début de la représentation pour ne plus le lâcher. Très fort. La preuve ce mardi 22 mars à 20h30 à la Faïencerie (La Tronche).

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Notre sélection de Noël : le cadeau à offrir à…

ACTUS | À Noël, tout le monde pense à mettre sous le sapin le dernier gadget technologique à la mode ou la bonne et rassembleuse bouteille de vin. Et si on misait sur un spectacle ou un concert, comme ça, pour changer un peu ? Le PB s’est donc lancé dans une sélection thématique : si vous suivez bien nos recommandations, on parie sur un taux de satisfaction de 100%. Oui, on est optimistes. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 8 décembre 2015

Notre sélection de Noël : le cadeau à offrir à…

Ceux qui ne voient pas d’inconvénient à rire souvent Celui qui campe une Catherine hilarante dans la pastille quotidienne du Petit Journal Catherine et Liliane est également l’auteur et l’interprète d’un one-man-show épatant et très théâtral à placer tout en haut dans la vaste catégorie humour. Sur scène, Alex Lutz est une ado en crise, Karl Lagerfeld ou un directeur de casting odieux : des personnages plus vrais que nature pour un comédien remarquable. Alex Lutz, samedi 9 avril au Grand Angle (Voiron). De 31 à 37€. Ceux qui aiment autant la danse que le rire Tutu, c’est un petit ovni savoureux. Six danseurs jouent sur les codes de la danse (la classique, la contemporaine, l’acrobatique…) en une vingtaine de tableaux pour un spectacle solidement construit et, surtout, très drôle. Car jamais les interprètes au physique d’Apollon (d’où un rendu très queer) ne se prennent au sérieux, au contraire – en même temps comment rester sérieux dans un costume de cygne ? Même si, paradoxalement, leur maîtrise technique est éclatante.

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Le cinéma de quartier des Barbarins fête ses dix ans

CONNAITRE | Pour fêter ses dix ans d’existence, le cinéma de quartier des Barbarins fourchus propose quatre jours de programmation entièrement dédiés au cinéma bis. L’occasion de (re)découvrir quelques classiques dans un cadre cinéphile et convivial. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 24 mars 2015

Le cinéma de quartier des Barbarins fête ses dix ans

Avant de devenir progressivement la chasse gardée des cinéphiles érudits, le cinéma bis fut pendant longtemps un divertissement de prédilection des classes populaires qui s’évadaient ainsi de leur labeur quotidien à l’occasion de programmes exotiques projetés dans des petites salles de quartier décrépies à la fréquentation interlope. Monstres géants, ninjas, aliens, samouraïs, zombies, mercenaires, aventuriers, vampires, cow-boys, maîtres de kung-fu et pirates s’y affrontaient à l’écran pour les beaux yeux de jeunes filles peu farouches, offrant généreusement évasion, frissons, imaginaire et divertissement bon marché aux jeunes prolétaires en mal de sensations fortes… Une époque désormais révolue mais ponctuellement ressuscitée depuis dix ans à Grenoble par l’équipe des Barbarins fourchus avec des doubles-séances dont on s’est souvent fait l’écho dans ces pages. Demandez le programme Et pour cause : contrairement aux salles de l’époque, les films sélectionnés par les Barbarins réunissent exclusivement des perles du genre, à même de convaincre aussi bien cinéphiles aguerris que néophytes curieux. Ces derniers pourront ainsi en l’espace de quelques

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Appelez-le Snake

ECRANS | Pour lancer sa nouvelle édition (dont on reparlera longuement la semaine prochaine), le festival des Maudits films s’offre une soirée d’ouverture grande (...)

Christophe Chabert | Mercredi 9 janvier 2013

Appelez-le Snake

Pour lancer sa nouvelle édition (dont on reparlera longuement la semaine prochaine), le festival des Maudits films s’offre une soirée d’ouverture grande classe avec le diptyque de John Carpenter consacré à son héros le plus légendaire, Snake Plissken. Après deux succès retentissants qui renouvelaient le genre du cinéma d’horreur (Halloween et Fog), Carpenter tourne en 1981 une pure série B d’anticipation, New York 1997. L’Amérique, qui voit son taux de criminalité exploser, réagit de manière radicale en transformant la Grosse Pomme en ville-prison ultra sécurisée dans laquelle sont déportés tous les délinquants (au sens très large du terme) de manière définitive. Pas de bol, le Président des États-Unis est victime d’un crash à bord d’Air force one, et se retrouve livré à la horde des prisonniers. En échange d’une grâce, Snake Plissken (Kurt Russell), hors-la-loi hors du temps, a vingt-quatre heures pour aller le récupérer. Amateur de western, Carpenter en retrouve l’esprit et les codes par la seule force de ce personnage badass et viril, individualiste et iconisé. Adepte du grand «fuck off» final renvoyant tout le monde (politiciens e

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Angèle et Tony

ECRANS | D’Alix Delaporte (Fr, 1h27) avec Clotilde Hesme, Grégory Gadebois…

François Cau | Jeudi 20 janvier 2011

Angèle et Tony

Où l’on fait la connaissance d’Angèle sous un porche, faisant l’amour avec un inconnu pour récupérer un Big Jim en plastique ; plus tard, c’est elle qui rencontrera Tony, vieux garçon bourru vivant chez sa mère et travaillant comme pêcheur sur le port. Une passe de plus ? Non, Tony préfère offrir l’hospitalité à cette fille perdue, sortie de taule et cherchant à retrouver la garde de son enfant. Les prénoms des personnages évoquent une double influence marseillaise (Pagnol et Renoir), mais c’est une Normandie moins truculente que filme Alix Delaporte dans ce premier film en «demi-teintes». C’est sur ce point que se joue le petit charme et la limite d’Angèle et Tony : la justesse des relations entre les personnages tient à cette sobriété de la mise en scène, à son désir de ne pas brusquer les événements qui se déroulent sur l’écran, laissant le temps aux êtres et aux corps de se découvrir et de se rapprocher. Mais c’est le minimum syndical pour ce cinéma réaliste à la française qui, comme souvent, ne fournit pas un projet très excitant pour le spectateur contemporain. La vraie bonne surprise, c’est la prestation de Grégory Gadebois : face à une Clotilde Hesme qui fait beaucoup d’eff

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Incendies

ECRANS | De Denis Villeneuve (Canada, 2h10), avec Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin…

François Cau | Vendredi 7 janvier 2011

Incendies

Le travelling est-il encore affaire de morale ? Oui, et quand le québécois Denis Villeneuve tourne Incendies d’après la pièce du libanais Wajdi Mouawad, cette question le hante. Sauf que Villeneuve n’est pas un bon lecteur de Rivette. Dans cette longue odyssée retraçant les destins entrecroisés d’une femme et ses enfants, l’une au passé, comme héroïne traversant et subissant les tourments de la guerre du Liban, les autres au présent, sur les pas de leur mère et d’un frère caché, le cinéaste cumule les fautes d’intention. Fidèle à son matériau originel, Incendies se veut une tragédie. Mais à force de chichi (cartons pompeusement stylisés, musique hors sujet) et d’une mise en scène réussissant à rendre la distance impudique, le film vire à l’épreuve. Pour son personnage principal, accablé du premier au dernier plan, et nous, forcés d’assister à cet acharnement sadique et obscène qui, recourant à un suspens ignoble, se drape évidemment du plus grand sérieux. Un calvaire pour tout le monde. Jérôme Dittmar

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"Ciels" : virage à 180° pour Wajdi Mouawad

Théâtre | Wajdi Mouawad, que l’on a connu lyrique dans ses grandes odyssées métaphoriques à tiroirs, s’installe cette semaine à la MC2 avec sa nouvelle création Ciels. (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 19 février 2010

Wajdi Mouawad, que l’on a connu lyrique dans ses grandes odyssées métaphoriques à tiroirs, s’installe cette semaine à la MC2 avec sa nouvelle création Ciels. Dans le dernier volet de sa réflexion sur l’héritage, Mouawad prend ses spectateurs à rebrousse poil, au risque de les froisser (l’accueil a été mitigé lors de sa présentation cet été à Avignon, où il était artiste associé). Littoral, Incendies et Forêts, pièces toutes les trois présentées à l’Hexagone, étaient construites sur la notion de partage générationnel et du devoir de comprendre ses origines ; ici, c’est l’inverse : non, les enfants que l’on a engendrés ne sont pas forcément nos clones et peuvent lutter avec force contre les idéaux familiaux. En plus de 2h30 (que l’on sent bien passer), on assiste alors à la déliquescence progressive de la notion d’héritage, malmenée par des aînés incapables de comprendre leur descendance. Le tout dans une scénographie on ne peut plus originale, les spectateurs se retrouvant au centre d’un dispositif où les comédiens évoluent sur les côtés et en hauteur. Résultat, on peut trouver un certain pl

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"Littoral" : je t’aime moi non plus

Théâtre | Et revoilà Wajdi Mouawad, celui qui fascine autant qu’il irrite. Avant la présentation de sa dernière création Ciels en mars prochain à la MC2, il revient cette (...)

Aurélien Martinez | Lundi 9 novembre 2009

Et revoilà Wajdi Mouawad, celui qui fascine autant qu’il irrite. Avant la présentation de sa dernière création Ciels en mars prochain à la MC2, il revient cette semaine à l’Hexagone avec Littoral, un texte du début de sa carrière (ici présenté dans une nouvelle mise en scène) et surtout premier volet de la tétralogie où l’on retrouve Ciels, Incendies et Forêts – cette dernière pièce, présentée il y a deux ans à Grenoble cristallisant en elle tout ce que les anti-Mouawad haïssent (en gros, son attrait pour le soap opera mythologique gros sabots). Sauf que contre toute attente, Littoral est une bonne surprise. Certes, Mouawad reste dans sa lignée (il semble faire une psychanalyse à chaque nouvelle pièce, lui le Libanais contraint à l’exil dans sa jeunesse), mais il nous gratifie ici d’un texte fort, sans fioriture dramaturgique aguicheuse tirée par les cheveux, et d’une mise en scène plus que généreuse. Car force est de reconnaître que Wajdi Mouawad sait toucher le public là où il faut, un public qui lui répond toujours par des salves d’applaudissements enjoués – réaction véri

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Rencontre avec Wajdi Mouawad

CONNAITRE | Il y en a qui vont exulter : la librairie le Square accueille ce mardi à 18h30 le metteur en scène bankable Wajdi Mouawad, à l’occasion de la recréation de (...)

François Cau | Lundi 26 octobre 2009

Rencontre avec Wajdi Mouawad

Il y en a qui vont exulter : la librairie le Square accueille ce mardi à 18h30 le metteur en scène bankable Wajdi Mouawad, à l’occasion de la recréation de Littoral mi-novembre à l’Hexagone, et de sa mise en scène de Ciels, son dernier texte, en mars à la MC2. Notre homme, assez généreux et prolixe, pourra ainsi répondre à toutes les questions que vous vous posez (même les plus inavouables). Pour bachoter avant la rencontre, retrouver sur notre site le portrait que nous lui avions consacré en septembre dernier. Et pour les fans voyageurs, on en profite pour rappeler que le metteur en scène jouera sa trilogie baptisée Le Sang des promesses (avec Littoral, Incendies et Forêts) les 14 et 15 novembre à Lyon (aux Célestins) et les 19 et 20 décembre à Chambéry (départs en car pour Chambéry prévus depuis l’Hexagone et la MC2 – renseignements auprès des deux théâtres). Une chose est d’ores et déjà promise : 9h30 de Mouawad, c’est long.

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Le sacre du roi Wajdi Mouawad

Théâtre | Il a été la star du dernier festival d’Avignon. Il revient cette année dans l’agglo : d’abord à l’Hexagone en novembre, un théâtre qui le soutient depuis longtemps, puis en mars prochain à la MC2 pour y dévoiler sa dernière création. Il sera donc très difficile d’ignorer Wajdi Mouawad cette saison.

Aurélien Martinez | Jeudi 10 septembre 2009

Le sacre du roi Wajdi Mouawad

Depuis maintenant une dizaine d’années, critiques et public adressent des louanges ininterrompues à Wajdi Mouawad, ayant trouvé en lui l’homme de théâtre capable ni plus ni moins de redonner un sens à la notion de récit. Si on n’a pas toujours partagé cet enthousiasme délirant – à la limite de la vénération –, force est de reconnaître que Mouawad est un artiste passionnant – aussi irritant que subjuguant –, et surtout généreux. Au coeur d’une époque où le théâtre se pose de nombreuses questions sur son rapport au monde, et où des metteurs en scène semblent chercher dans l’extrême certaines réponses en secouant le public au maximum par divers moyens (cf. les polémiques qui ont secoué les précédentes éditions d’Avignon), le travail de Mouawad a quelque chose de rassurant : oui, il s’adresse ouvertement au public, en choisissant les mots appropriés, en faisant appel à ses émotions, sans trop le brusquer. À ce titre, redécouvrir Littoral, l’un de ses premiers textes qu’il a récemment remis en scène, permet de saisir le talent indéniable du bonhomme. Exil, famille, héritage, mort… : avec un sens aigu de la narration, il brasse ici les thè

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Retour à soi

SCENES | Fort d’une reconnaissance méritée, Wajdi Mouawad ne cesse d’interroger le médium théâtral à travers des formes mêlant grandiloquence et intimité, où les frontières géographiques et temporelles s’abolissent pour jouer le jeu de l’introspection. Il se livre cette semaine sur la scène de l’Hexagone avec Seuls, sa nouvelle création. SD & FC

François Cau | Lundi 19 mai 2008

Retour à soi

Avant qu’on ne découvre son œuvre sur la scène de l’Hexagone de Meylan en 2003 avec Incendies, Wajdi Mouawad a déjà une belle carrière derrière lui. Installé au Québec depuis son adolescence (après avoir vécu au Liban et en France), il s’y forme très tôt à la discipline théâtrale, fondant sa première compagnie, le Théâtre Ô Parleur, à l’âge de 22 ans. Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, vision métaphorique d’un Liban déchiré par la guerre écrite à 19 ans, lui vaudra une récompense des critiques québécois en 1998. Mouawad s’essaie à la mise en scène, gagne en maturité et en assurance en s’attaquant à des œuvres aussi diverses que le Don Quichotte de Cervantès, Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov ou Trainspotting d’Irvine Welsh. La mort en héritage C’est avec l’écriture de Littoral que l’auteur prend son envol théâtral. Le premier volet d’un quatuor de créations sur le thème de la transmission de génération en génération, dont le point de départ similaire (la mort d’un parent et la volonté de découvrir le passé familial enfoui, pour mieux se redécouvrir, se connaître, se comprend

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“Forêts“ : les arbres qui cachent...

Théâtre | Troisième volet d’un quatuor consacré aux questions de l’héritage et de la transmission, “Forêts“ prend tous les risques inhérents aux blockbusters théâtraux et s’en sort miraculeusement, porté par une foi absolue en son propos. François Cau

François Cau | Mercredi 22 mars 2006

“Forêts“ : les arbres qui cachent...

La première scène pose étrangement les prémices narratives. Passées les surprises du 99 Luftballons de Nena balancé plein pot et de l’accent chantant de Montréal, la mécanique s’installe. Interruptions de l’intrigue via le regard d’un observateur extérieur, prose gouailleuse, répétitions signifiantes, intrusions de visions “incohérentes“, ruptures dramatiques incessantes… Le premier acte de Forêts vous entraîne de gré et de force dans une véritable saga intergénérationnelle, aux effets de manche grandiloquents, aux coïncidences bigger than life, dispensées par un casting visiblement investi dans cette histoire aux enjeux énormes. Soit Lou, ado chipie goth rebelle de 16 ans, forcée par un paléontologue passionné de se pencher sur son arbre généalogique et son patrimoine génétique, le tout afin d’élucider le mystère posé par un crâne retrouvé dans le charnier d’un camps de concentration. C’est sûr, dit comme ça, on se prendrait l’envie d’inciter son sourcil au léger haussement réprobateur. Dont acte : Wajdi Mouawad nous fait vite avaler de grosses couleuvres scénaristiques (la construction, par ellipses abruptes et fond

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Sélection jazzy

MUSIQUES | Musique / Comme chaque année, la programmation du grenoble jazz festival est méchamment pléthorique. Pour défricher ce vaste champ des possibles, voici une petite sélection de rendez-vous à ne pas manquer. FC

| Mercredi 21 mars 2007

Sélection jazzy

La nuit des étoiles Attention, événement croisé : cette soirée à l’Hexagone marque également la fin des Rencontres I. La très barge Campagnie des Musiques à Ouïr (constituée des musiciens Vincent Peirani, Sylvie Cabrit, Frédéric Gastard, Christophe Monniot et du barré Denis Charolles) proposera aux spectateurs une création en roue libre, un hommage musical mais pas que aux étoiles, leur force d’évocation, leurs mystères. Les troubadours seront accompagnés dans leurs délires par un “astrophysicien surprise“ et par un glorieux habitué de la Scène Nationale Meylanaise, l’auteur québécois Wajdi Mouawad. Ce dernier débutera la soirée par l’interprétation d’un texte rédigé par ses soins pour l’occasion. Une soirée qui devrait rester dans le ton des Rencontres I. Le 14 mars dès 20h, à l’Hexagone (Meylan) Philip Catherine & Brussels Jazz Orchestra Là aussi, on donne dans la transversalité : Le Mois de la Création Belge (on se recause du spectacle de clôture de la manifestation, Ook de Sidi Larbi Cherkaoui, la semaine prochaine) croise le Festival de Jazz de Grenoble pour un concert de l’un des plus fameux guitaristes jazz belge. À la fin des années 50, fortement marqué par les personna

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