Anniversaire artistique pour les 50 ans du Conservatoire de Grenoble

ACTUS | Achevé en 1969, le Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Grenoble souffle ses 50 bougies cette année. Ses équipes ont ainsi travaillé de concert pour concocter une programmation spéciale pour cet anniversaire. Nathalie Markarian, sa directrice, nous en dit plus sur ces événements, et notamment sur la performance prévue samedi 16 et dimanche 17 mars.

Nathalie Gresset | Mardi 12 mars 2019

2019 n'est pas une année comme les autres pour le Conservatoire de musique, danse et théâtre de Grenoble. Et pour cause, l'édifice, dessiné par les architectes Jean-Constant Duboin et Jacques Goubet et labellisé "architecture contemporaine remarquable", célèbre son jubilé. Même si son histoire est un peu plus ancienne…

Créé en 1935 et fermé pendant une partie de la Seconde Guerre mondiale, le Conservatoire a souvent déménagé. Il faudra attendre 1950 et l'arrivée d'un nouveau directeur, Éric-Paul Stekel, « pour voir émerger le projet d'un bâtiment plus adapté aux activités de l'institution » confie Nathalie Markarian, l'actuelle directrice. « Éric-Paul Stekel a profité de la dynamique constructrice autour des Jeux olympiques de 1968 pour concevoir, avec les équipes municipales, un nouvel édifice, livré en 1969. » Pourvu notamment d'une salle de ballet, d'une régie son et d'une salle d'orgue (choses rares à l'époque), le bâtiment, situé à côté de la Maison de la culture tout juste inaugurée, « était un modèle d'architecture en France et en Europe lorsqu'il a vu le jour ».

« Représenter la diversité des enseignements dispensés »

Depuis sa création, « le Conservatoire est ouvert à tous et veille à transmettre un savoir artistique de qualité à ses élèves » nous assure sa directrice. En 50 ans, il a vu passer entre ses murs de nombreux talents comme la danseuse Mathilde Altaraz, fondatrice de la compagnie Émile Dubois avec Jean-Claude Gallotta, l'acteur Sami Bouajila ou encore le guitariste Jérémy Jouve – pour n'en citer que quelques-uns.

Pour honorer ce demi-siècle d'existence, l'équipe des lieux a organisé six rendez-vous spécifiques. « Nous avons commencé fin janvier à la Belle électrique avec le poème symphonique jazz Odysseus Fantasy de Karim Maurice, pianiste compositeur-arrangeur et ancien élève du CRR. » Les festivités se poursuivront ce jeudi 14 mars au Conservatoire avec le spectacle Graines de musiciens, résultat du travail mené chaque semaine par les 18 intervenants musiciens de l'établissement auprès des écoliers grenoblois. Samedi 16 et dimanche 17 mars, la chorégraphe Julie Desprairies proposera de son côté Rythmes héroïques, une déambulation avec des élèves en danse, théâtre et musique, « à la découverte de la qualité architecturale du bâtiment et à travers des lieux méconnus du public » : un moment potentiellement fort.

Au programme également : un concert au Conservatoire mettant sous les projecteurs les enseignants artistes accompagnateurs (7 mai) ; une création dansée au Musée de Grenoble autour de la collection d'Antoine de Galbert (18 mai) ; ou encore la comédie-ballet Monsieur de Pourceaugnac à la MC2 (15 juin). « Nous voulions des événements représentatifs de la diversité des enseignements dispensés et réunissant élèves, enseignants, artistes et personnels de l'établissement. » Cela semble réussi.

50 ans du Conservatoire
Dans divers lieux jusqu'à fin juin
Programme complet : www.conservatoire-grenoble.fr/1945-50-ans.htm

Rythmes héroïques
Au Conservatoire samedi 16 mars à 14h, 15h, 16h et 17h et dimanche 17 mars à 11h, 14h, 15h et 16h


Rythmes héroïques

Par Julie Desprairies. Avec des enseignantes du Conservatoire, la chorégraphe propose aux élèves de danser, chanter et raconter l'histoire du bâtiment à l'occasion de son 50e anniversaire
Conservatoire National de Région 6 chemin de Gordes Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

Politique culturelle | La Ville de Grenoble a organisé une conférence de presse pour détailler les mesures qu'elle compte mettre en place dès la rentrée prochaine. On y était.

Nicolas Joly | Mardi 23 mai 2017

Le Conservatoire de Grenoble passe en mode solidaire

« Ce n’est pas encore voté, mais nous allons le présenter au conseil municipal ce lundi » annonçait fièrement Corinne Bernard, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble, le jeudi 18 mai en conférence de presse. De quoi parlait-elle ? Du projet de la municipalité d’expérimenter de nouveaux coûts de scolarité « solidaires » au conservatoire. À compter de septembre, quinze candidats seront sélectionnés pour bénéficier d’une bourse d’études qui leur permettra de rejoindre les 1 802 élèves actuellement en formation. Elle couvrira les frais d’inscription, mais également le coût des fournitures, le prêt de matériel, un abonnement aux transports en commun et cinq places de spectacles. Seuls les enfants issus de familles dont le quotient familial est inférieur à 900 euros pourront candidater à cette bourse. « La motivation du demandeur sera également prise en compte par le jury qui examinera les candidatures. » Outre ladite bourse, le Conservatoire de Grenoble souhaite également mettre en place un dispositif « passerelle ». Il s’agit d’une démarche visant à promouvoir l’enseignement du conservatoire dans les quartiers populaires,

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Mais que se passe-t-il au Conservatoire de Grenoble ?

ACTUS | Depuis quelques années, la section théâtre du Conservatoire de Grenoble semble dans la tourmente, au vu des nombreux échos nous parvenant régulièrement ici (des élèves) et là (des anciens étudiants et professeurs). Alors on a enquêté. Et en effet, presque chaque rentrée amène son lot de confrontations, de presque annulation de spectacle et de cours parfois boycottés. On remonte le fil (bien emmêlé) de cette histoire de conservatoire.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 21 mars 2017

Mais que se passe-t-il au Conservatoire de Grenoble ?

Dans une salle en béton sombre, défraîchie et sans fenêtre, les élèves répètent en chaussettes sur scène. Un jeune homme, face caméra, récite un texte, trébuche sur une phrase, se reprend et rigole. L’ambiance a l’air détendue en ce lundi de février. Nous sommes dans les murs du Conservatoire à rayonnement régional (CRR) de Grenoble, près de la MC2, en compagnie de la section théâtre (il y en a aussi une en danse et une en musique). Une institution prestigieuse qui a vu naître nombre de talents qui s’épanouissent aujourd’hui sur les scènes grenobloises et d’ailleurs. Car l’établissement, tourné vers les amateurs, propose également des classes Cepit (Cycle d’enseignement professionnel initial de théâtre). Mais depuis 2013, cette section théâtre du conservatoire tangue… Pendant une quinzaine d’années, deux grandes figures l’ont chapeautée : le comédien Patrick Zimmermann, qui démissionne en 2013, et la metteuse en scène Muriel Vernet, qui se retire en 2015. Ils ont suivi de nombreux acteurs débutants jusqu’à leur professionnalisation et restent très liés

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