Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

ACTUS | Le Périscope, producteur grenoblois à qui l'on doit notamment le festival Holocène, proposera mi-juin au Musée dauphinois la première édition de son événement baptisé Musée Électronique. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

Un lieu splendide à flanc de Bastille avec une vue imprenable sur Grenoble ; une programmation électro classieuse (Agoria, Breakbot, Busy P, Myd…) : pour le lancement de son événement Musée Électronique, le producteur grenoblois Le Périscope, qui organise notamment le festival Holocène (la prochaine édition sera cet automne), a voulu « faire quelque chose d'élégant mais pas pédant » comme nous l'a expliqué le programmateur Robin Direr.

« Pour Holocène, on avait commencé à être en contact avec Olivier Cogne, le directeur du Musée dauphinois, dans l'idée de, pourquoi pas, proposer des concerts dans la chapelle du lieu. Mais on n'a pas réussi à organiser ça… On est tout de même restés en lien, comme Olivier Cogne a envie de redynamiser ce musée qui est magnifique, et d'attirer une certaine tranche d'âge qui ne vient pas forcément d'elle-même. De là est née l'idée de faire un festival électro-pop avec une jauge intimiste dans les jardins du musée et sur les beaux jours. »

Sur deux soirs, de 18h à minuit (une plage horaire « intéressante qui permet de toucher un public large, et notamment les jeunes parents qui sortent moins facilement sur des minuit-6h »), on pourra donc danser mais aussi boire et manger isérois, l'événement étant « aux couleurs de la marque territoriale Alpes is(h)ere » – le Musée dauphinois est géré par le Département de l'Isère. On en reparlera en temps voulu (notamment de la programmation), mais voilà qui, sur le papier, s'annonce assez enthousiasmant.

Musée Électronique
Au Musée dauphinois vendredi 14 et samedi 15 juin de 18h à minuit
Pass journée : 22€ (early bird), 27€ (normal), 30€ (late)
Pass deux jours: 32€ (early bird), 37€ (normal), 42€ (late)

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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Les vélos devront attendre

Exposition | Elle aurait dû être inaugurée le mois dernier, mais "Un amour de vélo", la nouvelle expo du Musée dauphinois, ne peut encore ouvrir ses portes. Le président du Conseil départemental de l’Isère était toutefois sur place, mardi 9 février, en milieu d'après-midi. Nous aussi.

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

Interview | Connu des Grenoblois comme l’organisateur des festivals Holocène et Musée électronique et comme le producteur de tournées de Trois Cafés Gourmands ou de Jérémy Frérot, Le Périscope a lui aussi vu son activité fortement déstabilisée par le covid-19. Sylvain Nguyen, gérant de la structure, nous en dit plus sur qu’elle a vécu et comment elle entrevoit l’avenir.

Nathalie Gresset | Mardi 9 juin 2020

Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

« J’ai du mal à mesurer toutes les conséquences que le covid a et aura sur notre activité, constate amèrement Sylvain Nguyen, l’un des deux fondateurs et gérants du Périscope. Le printemps et l’été, nos deux plus grosses saisons en tant que producteur de tournées et organisateur de festivals, sont annulés. Économiquement, c’est évidemment catastrophique. » Reports en cascade, annulations, chômage partiel pour les membres de l’équipe… Comme bon nombre d’acteurs du secteur culturel, l’entreprise grenobloise d’une dizaine de salariés n’est pas épargnée par les répercussions de la crise sanitaire. « Au début du confinement, on avait tout autant de travail car il fallait gérer les reports/annulations, rapatrier le matériel sur la route… Puis ça s’est calmé. Pendant le deuxième mois, on s’est concentré sur la communication envers le public et nos équipes. » Musée électronique reporté, Holocène annulé Côté concerts, Le Périscope a pour l’instant trouvé de nouvelles dates pour la totalité de ses événements. Les prestations de Gauvain Sers et d’Oldelaf prévues en mars à la Belle Électrique ont ainsi été décalées respectivement au 24 septem

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Le Grand Son : « Annuler le festival a été une décision douloureuse à prendre mais c’était sûrement la plus sage »

ACTUS | Le Grand Son tire sa révérence. Le festival, qui se tenait chaque été depuis 1988 dans la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse, n’aura pas lieu du 18 au 21 juillet comme prévu. En cause : les difficultés financières de l’Éphémère, l’association porteuse de l’événement qui a tenu une assemblée générale extraordinaire samedi 22 juin. On l’a contactée, ainsi que la société grenobloise le Périscope qui coorganisait la manifestation.

Nathalie Gresset | Lundi 24 juin 2019

Le Grand Son : « Annuler le festival a été une décision douloureuse à prendre mais c’était sûrement la plus sage »

À quelques semaines du festival, la décision est tombée et en a surpris plus d’un. La 32e édition du festival Le Grand Son (Les Rencontres Brel jusqu’en 2017) n’aura pas lieu du 18 au 21 juillet à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Pourtant, avec des artistes comme Deluxe, Cats on Trees, Jérémy Frérot, Trois Cafés Gourmands ou encore Oldelaf, le casting 2019 avait de quoi attirer un public large. Tout s’est plutôt joué en coulisse. Car depuis plusieurs mois, l’association l’Éphémère, créatrice et porteuse de l’événement, est confrontée à des difficultés financières. « En novembre, nous nous sommes engagés dans une procédure de redressement judiciaire pour essayer de sauver l’association et le festival » explique Jean-Pierre Godefroy, président de la structure. « Après six mois d’observation, nous avons eu une nouvelle audience avec la juge et le procureur de la République, qui ont constaté que notre dette était conséquente : elle s’élevait à plus de 260 000 euros. » Liquidation judiciaire de l’Éphémère Ne pouvan

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Qui es-tu le Périscope ?

ACTUS | Zoom sur la société grenobloise qui organise cette première édition du festival Musée électronique.

Nathalie Gresset | Jeudi 13 juin 2019

Qui es-tu le Périscope ?

Avec l’entrée en piste de la première édition du festival Musée électronique, voilà un bon prétexte pour s’intéresser de plus près à la structure derrière la programmation de l’événement : le Périscope. Fondée en 2001 par Sylvain Nguyen et Alexandre Aujolas et aujourd’hui implantée sur le cours Berriat, la société grenobloise d’une dizaine de salariés a deux missions principales : la production de tournées d’artistes grand public et indépendants, et, depuis trois ans, l’organisation de festivals dans la région. « On ne fait pas seulement du booking. Les artistes nous confient leur activité concert du début à la fin. On les aide à développer leur spectacle, à recruter les équipes techniques et à trouver des lieux de diffusion. On construit une relation de proximité avec eux en essayant de comprendre leur essence afin de la reproduire sur scène » explique Sylvain Nguyen. Cette structure dotée « d’un fort es

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Musée électronique : électro en vue

Festival | Et un nouveau festival grenoblois, un. Organisé par la société de production grenobloise le Périscope, il s’appelle Musée électronique, et sa première édition aura lieu vendredi 14 et samedi 15 juin dans les jardins du Musée dauphinois. Un cadre littéralement splendide (quelle vue !) pour un événement qui se veut « élégant mais pas pédant » avec une programmation riche en grands noms électro français. On détaille tout ça.

Aurélien Martinez | Lundi 10 juin 2019

Musée électronique : électro en vue

Un festival électro organisé de 18h à minuit ? Un choix curieux, mais que le programmateur Robin Direr nous avait expliqué en mars. « C’est une plage horaire intéressante qui permet de toucher un public large, et notamment les jeunes parents qui sortent moins facilement sur des minuit-6h. » Comprendre qu’avec Musée électronique, on ne sera donc pas sur des sons tapageurs ou abrasifs façon gros raout techno, mais plutôt sur une électro-pop dansante et légère. Et qu’on sera face à une programmation peu risquée pour cette première édition, avec des noms (quasiment tous masculins) bien référencés dans le vaste monde de l’électro. Tel, le vendredi soir, le Français Breakbot, que l’on connaît notamment grâce à son tube Baby I’m Yours sorti en 2010 sur le label français Ed Banger – celui de Justice, Cassius, Mr. Oizo, Uffie…. Une petite bombe électro-pop qui rentre instantanément en tête (la télé l’a beaucoup utilisée) du fait, notamment,

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Le festival Holocène reviendra bien cette année, mais en octobre

ACTUS | C’est avec une succincte mais sympathique animation (des SMS envoyés entre deux personnes) que le festival Holocène vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 28 février 2019

Le festival Holocène reviendra bien cette année, mais en octobre

C’est avec une succincte mais sympathique animation (des SMS envoyés entre deux personnes) que le festival Holocène vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux que sa troisième édition est prévue pour les 18 et 19 octobre 2019 : il était temps. Car comme les deux premières avaient eu lieu début mars, beaucoup de monde se questionnait logiquement sur l’avenir d’un festival qui faisait le mort. Un changement de période lié, sans doute (le Périscope, société de production grenobloise aux commandes d’Holocène, n’a pas souhaité répondre à nos questions), à l’arrivée du géant Tomorrowland à l'Alpe d'Huez début mars, soit quasiment sur les mêmes dates que celles de départ d’Holocène, et en plus avec des esthétiques musicales voisines. Et un changement qui démontre que le festival se cherche encore depuis sa création, lui qui

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PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

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Avec "Le rêve blanc", le Musée dauphinois raconte l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes

Exposition | Mi-avril, le Musée dauphinois a ouvert les portes d’une nouvelle exposition permanente baptisée "Le rêve blanc, l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes" qui retrace l’histoire de la pratique du ski au XXe siècle. On s’est laissé guider par Franck Philippeaux, conservateur du musée et commissaire de l'exposition.

Alice Colmart | Mardi 24 avril 2018

Avec

Alors que la neige fond et que les stations de ski ferment leurs pistes, le Musée dauphinois ne semble pas prêt à tourner la page de l’hiver. Après Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, toujours en cours au rez-de-chaussée pendant toute l’année 2018, une nouvelle exposition, cette fois-ci de longue durée (sans date de fin donc), s’attaque aux sports d’hiver. Située au dernier niveau du bâtiment, elle a pour but de présenter « les différents engrenages du système économique que sont les sports d’hiver » selon le conservateur du musée Franck Philippeaux, avec des photos, cartes postales, films et autres objets en tous genres. Tout au long du parcours, on découvre ainsi l’évolution des pratiques à travers une vaste collection d’équipements adoptés par les sportifs au fil des ans – skis, monoskis, patinettes… On en apprend par exemple plus sur le passage du ski en bois au ski métallique, jusqu’au plus récent sn

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Le Grand Son dévoile sa programmation 2018

Festival | Le festival de Saint-Pierre-de-Chartreuse, ex-Rencontres Brel, vient de lâcher les seize noms que l’on pourra découvrir sous chapiteau entre le jeudi 19 et le dimanche 22 juillet.

Aurélien Martinez | Jeudi 29 mars 2018

Le Grand Son dévoile sa programmation 2018

Le Grand Son, on le rappelle pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, c’est la nouvelle appellation du festival Les Rencontres Brel, effectif depuis l’an passé. Un changement de nom lié à des questions pratiques (la famille Brel le détenait) qui n’a pourtant pas fondamentalement modifié l’esprit très ouvert et éclectique du festival d’été de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Comme le prouvera la 31e édition prévue entre le jeudi 19 et le dimanche 22 juillet et dont la programmation on ne peut plus variée vient d’être dévoilée. Soit, pendant quatre soirs (et non plus cinq comme précédemment), quatre artistes à découvrir sous chapiteau, avec une alternance de genre. Le jeudi et premier jour sera ainsi plus chanson, avec la tête d’affiche Grand Corps Malade (photo), la future tête d’affiche Gauvain Sers (sorte de Renaud des années 2010) et les deux nouveaux Caruso et Pomme

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Tomorrowland : les acteurs culturels interpellent la Région

ACTUS | Et notamment le responsable du festival grenoblois Holocène, potentiellement l'un des plus impactés par la décision de Laurent Wauquiez.

Aurélien Martinez | Mardi 20 mars 2018

Tomorrowland : les acteurs culturels interpellent la Région

Comme nous l’expliquions début mars, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et son président Laurent Wauquiez ont annoncé que Tomorrowland, l'un des plus gros festivals électro du monde basé à Anvers, installerait du 13 au 15 mars 2019 une édition hivernale à l'Alpe d'Huez. Et ce avec 400 000 euros de subvention. Une décision à laquelle ont souhaité réagir de nombreux acteurs culturels régionaux évoluant dans les musiques actuelles, via une lettre ouverte publiée vendredi 16 mars sur notre site et largement lue et partagée depuis. À Grenoble, l’un des signataires les plus impactés est le producteur privé le Périscope qui, depuis l’an passé, organise début mars avec la société Allo Floride le festival Holocène, dédié aux musiques actuelles – et donc en partie à

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Festival Holocène : quatre soirs quatre ambiances

MUSIQUES | Du mardi 27 février au samedi 3 mars aura lieu dans plusieurs salles de Grenoble et de l’agglomération la deuxième édition du festival Holocène, créé par la société de production grenobloise Le Périscope. Avec un programme varié au possible (au risque de s’y perdre ?) qui enchaîne les têtes d’affiche et les découvertes. On détaille tout ça avant de poser quelques questions au maître d’œuvre de l’aventure.

La rédaction | Mardi 20 février 2018

Festival Holocène : quatre soirs quatre ambiances

Un mardi hip-hop Gros contrastes en perspective pour la date rap du festival. En tête d’affiche, on retrouve ainsi Davodka, MC du XVIIIe arrondissement parisien autoproduit et figure de proue d’une certaine forme de rap français "à l’ancienne", peu médiatisée mais bénéficiant d’une base de fidèles inaliénables. "Kickeur" de premier plan en activité depuis bientôt 15 ans, Davodka, grandi à l’école des "freestyles" et "open-mics", rappe vite et bien, dénonçant les injustices et les tracas du quotidien sur des instrus "boom-bap" traditionnelles construites autour de samples mélancoliques. Pour l’originalité et l’innovation, on repassera, même si en dépit d’une certaine tendance à enfoncer les portes ouvertes dans ses textes, le talent est bel et bien là. À l’opposé du spectre, on retrouve les trois rappeurs suisses Di-Meh, Makala et Slimka, incarnations flamboyantes d’un rap "new-school" électronique et tapageur taillé pour les clubs, entièrement basé sur le charisme, l’énergie et la spontanéité. À vous de choisir votre camp ! DG

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Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

ACTUS | Avant la grande soirée d'anniversaire des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble prévue le mardi 6 février, on a rencontré Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois et commissaire de l’exposition "Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère" qui sera lancée le même jour. Il revient sur l’histoire de la manifestation sportive qui, en plus d'avoir contribué au développement spectaculaire du territoire, a fait de Grenoble un musée à ciel ouvert.

Alice Colmart | Mardi 30 janvier 2018

 Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

Mardi 6 février, Grenoble commémorera officiellement (et en grandes pompes) le cinquantenaire du lancement de ses Jeux olympiques d’hiver : une manifestation symbolique pour le Musée dauphinois. « Depuis 4 ans nous travaillons sur notre exposition Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, comme la période correspond au moment où le musée départemental s’est installé au couvent de Sainte-Marie-d’en-haut » explique le directeur des lieux Olivier Cogne. « L'exposition racontera notamment les liens intéressants qui existent entre l’histoire des Jeux olympiques et notre territoire. On va revenir sur l'histoire des Jeux olympiques, de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, quand certaines personnalités ont souhaité les rénover, comme l’Isérois Henri Didon, proche de Pierre de Coubertin à qui l’on doit la devise olympique. » Mais avançons jusqu'à la période qui nous intéresse. En 1964, le maire de Grenoble Albert Michall

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Holocène : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux »

Interview | Du jeudi 2 au samedi 11 mars débarque à Grenoble et dans l’agglo un nouveau festival organisé par la société de production Le Périscope. Si l’on se penche sur la (foisonnante) programmation dans un autre article, on s’intéresse ici aux coulisses de cette première édition. Curieux que nous sommes, on a donc rencontré le directeur de cet Holocène pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 février 2017

Holocène : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux »

Un nouveau festival musical va voir le jour début mars à Grenoble, au moment où certains s’éteignent (pour diverses raisons) comme récemment Rocktambule. Le pari est plutôt risqué ? Son directeur Sylvain Nguyen nous répond, dans ses (beaux) bureaux du cours Berriat : « Lancer un festival a toujours été un acte audacieux, que ce soit pour le milieu culturel associatif comme pour le privé. En même temps, c’est excitant. Après oui, c’est vrai, certains festivals naissent et d’autres s’arrêtent, mais ce sont des cycles et j’en suis désolé. Surtout pour Rocktambule, comme mon associé Alex a participé à la création du festival. Et quand des potes arrêtent, ça fait chier. » Derrière cette nouvelle aventure baptisée Holocène (du nom d’une période interglaciaire et d’une chanson de Bon Iver), on retrouve Le Périscope (de ce même Sylvain Nguyen), tourneur et producteur de concert

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Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Musées | À 41 ans, Olivier Cogne, jusque-là directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, va remplacer Jean Guibal, à la tête du Musée dauphinois depuis 1981. Il se présente dans la continuité de son prédécesseur.

Jean-Baptiste Auduc | Mardi 22 novembre 2016

Olivier Cogne, du Musée de la Résistance au Musée dauphinois

Il a été directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère pendant six ans. Désormais, Olivier Cogne va grimper les marches de la Bastille pour récupérer la direction du Musée dauphinois, en remplacement de Jean Guibal, « l’un de [s]es maîtres ». « Même si je n’avais pas fait le tour du Musée de la Résistance, j’avais envie d’un renouvellement et de travailler dans un lieu pour lequel j’ai une grande admiration » indique le nouveau chef. Bien sûr, le quadra n’arrive pas dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-haut en néophyte. « J’étais jusque-là chargé d’exposition au Musée dauphinois », comme À l'arrière comme au front, les Isérois dans la Grande Guerre en 2014 ou encore Tsiganes, la

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Musée dauphinois : bienvenue en Isère

ESCAPADES | Chaque année, le musée grenoblois niché à flanc de Bastille propose plusieurs expositions temporaires souvent passionnantes. Mais, lors de la visite, il ne faut pas pour autant négliger les expositions permanantes, consacrées à l'Isère sous divers aspects. Parce qu'elles aussi valent le détour.

Tiphaine Lachaise | Lundi 18 juillet 2016

Musée dauphinois : bienvenue en Isère

Le Musée dauphinois, niché à flanc de Bastille, dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut classé Monument historique, est bien plus grand qu’il n’y paraît. Plusieurs collections permanentes se succèdent dans ce bâtiment devenu musée dès 1968, à la faveur des Jeux Olympiques de Grenoble. Bernard Gilman, à l’époque adjoint à la culture de la Ville de Grenoble, voulait ainsi en faire un endroit « où nous essaierons de situer dans leur contexte historique les problèmes actuels de la région ». Pour cela, on débute par l’histoire tourmentée du lieu grâce à des panneaux installés dans un boyau menant à la découverte d’une chapelle inattendue en sous-sol. Plus loin, sous les toits, se cache la grande histoire d’un sport bien connu des Grenoblois : le ski, de la préhistoire à la fin du XIXe siècle. Dernière collection, et non des moindres, celle de l’histoire du peuple isérois et de la vie dans les Alpes. Un retour dans le temps qui débute au Moyen-Âge et mène jusqu’à aujo

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PB d'or 2015 : expo

ARTS | En 2015, on est tombés amoureux d'un musée et d'un artiste.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : expo

Le PB d'or de l'artiste grenoblois qui dominera bientôt la peinture contemporaine : Johann Rivat La première incursion de Johann Rivat dans nos colonnes remonte à novembre 2011. Depuis, le peintre grenoblois ne cesse d'envahir les murs de la région avec ses toiles de révoltes urbaines aux couleurs hallucinantes : la galerie Showcase en mai 2014, l'exposition Confidences d'outre-tombe pour le versant contemporain avec son crâne « d'anniversaire » (qui a fait la une du PB), une participation à l'exposition collective Who's afraid of picture(s) en mars 2015 à l’École supérieure d'art et design Grenoble, une autre

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À l’arrière, en Isère

ARTS | Partons sur les traces des vestiges de la Première Guerre mondiale à l’occasion du centenaire du conflit, grâce la nouvelle exposition du Musée dauphinois. "À l’arrière, comme au front" relate ainsi la vie des populations restées sur place, entre effort de guerre et maintien culturel. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 29 avril 2014

À l’arrière, en Isère

Il y a un siècle débutait la Grande Guerre, et afin de commémorer son centenaire, plusieurs institutions proposent tout au long de l’année des expositions hommages, à commencer par le Musée dauphinois. À l’arrière, comme au front est un titre confus car l’exposition se concentre plus sur « les coulisses » de la guerre que sur le front et détaille aux visiteur le quotidien des populations mobilisées sur place. Du secours aux blessés à l’armement en passant par l’éducation, le parcours dévoile toutes les facettes de la mobilisation et offre par la même occasion une nouvelle façon de découvrir Grenoble. Le musée départemental relate, à travers une scénographie ludique et dynamique, l’organisation des Isérois durant cette période trouble en évoquant des lieux toujours existants. Mais avant toute démonstration de traces tangibles de cet événement historique, l’exposition s’ouvre sur une mise en contexte rappelant la guerre franco-prussienne de 1870, comment l’éducation française a renforcé le sentiment germanophobe et toute la communication alors établie. Une introduction nécessaire pour amener le plus clairement possible la situation, qui s’ouvre par la suite direct

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Clichés de montagne

ARTS | À travers des portfolios sonores qui s’écoutent autant qu’ils se contemplent et une série de photographies, le Musée dauphinois témoigne ingénieusement de la particularité de l’environnement montagnard. Où comment, avec l’exposition "Caractères d’altitude", grandeur de la nature rime avec intimisme. Charline Corubolo

Charline Corubolo | Lundi 21 octobre 2013

Clichés de montagne

L’homme est souvent à l’image de sa montagne. Avec cette exposition, le Parc national des Écrins se dévoile par le prisme de la parole humaine. Intitulée Caractères d’altitude, référence aux différents secteurs autant qu’aux personnalités qui y vivent, elle est conçue en deux temps. Le jardin du cloître devient métaphore du cœur montagneux selon une carte imaginaire, tracée par des photographies panoramiques des sommets. Étrangement, ces dernières offrent une impression de petitesse de la nature, alors que la création polyphonique qui s’y greffe crée une impression de hauteur. Les enregistrements sonores donnent la parole à des professionnels du milieu, paroles entremêlées à des captations de la faune locale qui s’apposent telles des respirations. Le sensitif se met en place pour qui aime profondément la montagne. Dans la forêt En périphérie du jardin, les galeries ouvertes présentent une trentaine de portraits photographiques d’habitants de la "zone d’adhésion", soit la vallée. Les personnes choisies ont des profils variés allant du comédien reconverti en boulanger au vigneron, en passant par le curé, esquissant ainsi une fresque amusante de la popula

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S’amuser au musée

CONNAITRE | Nathan et Chloé s’ennuient à la maison. Le remède, amenez-les dans les musées, la plupart d’entre eux proposent pendant les vacances des activités ludiques et interactives. Une bonne façon de susciter curiosité et intérêt. RLR

Aurélien Martinez | Vendredi 10 février 2012

S’amuser au musée

Avec « Dessine-moi un éléphant » au Musée Dauphinois, les petits princes et princesses se retrouvent à une table à dessin où, sur la base de textes anciens, ils sont invités à exprimer leurs visions du mystérieux pachyderme. Une bête fantastique qui mobilisa chez les artistes les représentations les plus fantasmagoriques, comme l’on peut le voir dans l’exposition Hannibal et les Alpes. Hannibal, le chef légendaire des légions carthaginoises à « La conquête de Rome », c’est le titre du scénario que devront résoudre des pré-ados confrontés à des armés de centurions sur un plateau de jeu de stratégie et de simulation. La paix reviendra dès les vacances de printemps lors d’ateliers pacifiques au jardin. En dépit d’un intitulé qui résonne comme une règle de grammaire « Un vitrail, des vitraux », l’animation du Musée de l’Ancien Evêché vibre de lumière et de couleurs. Après une visite des « portails lumineux » de la Cathédrale et de l’église St Hugues, les jeunes verriers conduits dans la salle de pédagogie sont amenés à reproduire sur une plaque de plexiglas un dessin qui, de touche en touche

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Combat dans l’œil

ARTS | Dans le cloître du musée Dauphinois, quarante-sept photos, - essentiellement des portraits d’ouvriers -, rappellent que l’industrie existe encore en Isère. Entretien avec leur auteur, Bernard Ciancia, photographe passionné. Propos recueillis par Reine Paris

François Cau | Lundi 19 décembre 2011

Combat dans l’œil

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux ouvriers ?Bernard Ciancia. Je viens du monde de l’industrie. Tout gamin, je traînais dans les usines. Mon père était conducteur de chantier et ingénieur. On a beaucoup voyagé avec lui. Je suis arrivé dans la région à la fin des années 1970, quand il a été nommé directeur des papeteries de Pont-de-Claix. Mais alors, vous êtes plutôt de l’autre côté de la barrière ?La différence, c’est que moi, à 14 ans, quand j’ai voulu ma première mobylette, mon père m’a signifié qu’il y avait du travail à l’usine. Il m’a toujours dit, si tu veux quelque chose, tu vas le chercher. On ne m’a rien donné, mais j’ai eu de la chance d’être élevé, d’être éduqué. On est trois frères et à l’usine, les plus sales boulots, c’était pour nous. Parce qu’il fallait qu’on montre l’exemple. Mais, attention, je ne m’en plains pas. Loin de vous dégoûter, le monde industriel semble au contraire vous inspirer…J’aime les odeurs des usines, j’aime les hommes qui y travaillent. Quand un mec comme moi pose les yeux sur eux, il y a quelque chose qui se passe. Pendant le c

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Une histoire de résistants

ARTS | Très didactique, l’exposition du musée de la Résistance s’intéresse à l’engagement dans la résistance au fascisme des exilés italiens en Isère depuis les années 1920 (...)

François Cau | Lundi 28 novembre 2011

Une histoire de résistants

Très didactique, l’exposition du musée de la Résistance s’intéresse à l’engagement dans la résistance au fascisme des exilés italiens en Isère depuis les années 1920 jusqu’à la Libération. En apportant cet éclairage politique, elle complète celle du musée Dauphinois qui retrace l’histoire de la présence italienne dans la région. Constituée essentiellement de reproductions de documents issus des archives départementales et du fonds du musée dauphinois (coupures de presse, affiches, photos, cartes et autres objets du quotidien), elle transporte le visiteur dans une époque mouvementée. Grâce aux nombreux éléments présentés de manière aérée et accompagnés de courts textes explicatifs en français et en italien, l’atmosphère des rues de Grenoble et de Voiron est rendue, entre manifestations et arrestations. L’exposition en profite pour rafraîchir efficacement la mémoire sur l’histoire de la montée des totalitarismes en Europe et donne notamment une bonne idée de ce que fut l’occupation italienne en Isère de novembre 1942 à septembre 1943. Un émouvant diaporama de photos retrouvées dans les archives des Anciens Combattants a le mérite de donner un visage à quelques-uns des deux cents R

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Vu d’ici

ARTS | EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 (...)

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

Vu d’ici

EXPOSITION / En cette période où les évènements autour de l’Italie fleurissent (notamment les Rencontres du cinéma italien qui se poursuivent jusqu’au 29 novembre), l’exposition Un air d’Italie apparaît comme le temps fort de ces festivités célébrant les cent cinquante ans de l’unité du pays. Toujours sur le credo de la confrontation des identités locales avec d’autres plus ou moins lointaines, le Musée Dauphinois (ancien couvent au sein duquel vécurent justement de nombreuses familles italiennes avant qu’il ne devienne le musée que l’on connaît) dresse cette fois-ci un état des lieux de la présence italienne en Isère, à travers un parcours comme toujours très didactique et documenté. Il faut dire qu’à côté de la masse d’archives utilisées (à la pertinence variable), le musée a fait appel aux nombreuses familles d’origine italienne installées dans la région. D’où une série de témoignages vidéo enrichissants, où les expériences personnelles mises bout à bout constituent un panorama subjectif néanmoins assez représentatif des enjeux liés à toute forme d’émigration – par exemple les questions de déracinement et d’acculturation. À noter, dans la lignée de cette exposition, que celle

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