Des étudiants à l'écoute

Solidarité | Ils n’ont pas voulu rester les bras croisés face au mal-être de certains de leurs camarades : des étudiants de l’Université Grenoble-Alpes ont lancé Alpaline, une ligne téléphonique d’écoute. Avec l’ambition qu’elle demeure active au-delà même du terme de la crise sanitaire. Explications.

Martin de Kerimel | Vendredi 19 février 2021

Photo : (c) Alpaline


Flashback : à la fin du mois d'octobre dernier, plusieurs associations présentes sur le campus grenoblois se réunissent et discutent du mal-être étudiant. Leur constat : les conséquences de la pandémie de coronavirus viennent accroître ce phénomène, déjà vivace du fait de la précarité sociale, de l'isolement physique, de la situation familiale ou de la rupture numérique subie par certains de leurs camarades. « Après avoir réfléchi à divers supports possibles, nous avons l'idée d'une ligne d'écoute », indique Alexis Fayolle, président d'Interasso Grenoble Alpes et trésorier d'Alpaline, l'association qui gère ce nouvel outil d'entraide. Comment fonctionne-t-il ? Très simplement : les vendredis, samedis, dimanches et lundis, de 20h à 23h, tout étudiant(e) peut appeler le 04 65 84 44 24 pour être accueilli par un(e) autre, avec bienveillance : « Nous ne souhaitons stigmatiser, ni juger personne. Notre but est que celui ou celle qui appelle puisse parler sans tabou, avec quelqu'un qui peut comprendre ses galères et répondre à ses questions. Cet accompagnement est gratuit. Il se passe de manière anonyme et confidentielle. »

Une idée... encore en développement !

La cinquantaine de bénévoles qui assurent la permanence téléphonique au bureau d'Alpaline ont été recrutés en quelques jours seulement. « Ils ont été formés à l'écoute active, à la gestion du stress et des émotions, et à l'évaluation du risque-suicide, souligne Alexis. Ils ont à leur disposition tout un panel d'outils numériques et de sites Internet à utiliser comme ressources. » L'écoute devrait bientôt s'ouvrir plus largement aux étudiants internationaux, grâce à des bénévoles anglophones. « On aimerait aussi étendre nos horaires jusqu'à deux heures du matin. On va réaliser un petit sondage prochainement, afin de nous adapter au mieux aux besoins ». Dès à présent, Alpaline s'appuie aussi sur des relais : « On peut orienter l'étudiant qui nous appelle vers le service social du Crous, la direction de l'Orientation et de l'Insertion professionnelle, ou encore le centre de santé universitaire. » Autres alliés : un petit réseau de professionnels de santé, psychologues et psychiatres. Ces derniers, qui pourraint intervenir dans certains cas difficiles, suivent et conseillent également les écoutants.

Ouverte au cœur même de la crise sanitaire, la ligne a vocation à rester ouverte sans limite de temps : « Le mal-être étudiant pouvant être lié à de nombreux facteurs, Il serait idyllique d'imaginer qu'il disparaîtra en même temps que le Covid, estime Alexis, lui-même en M1 Management de l'innovation à l'IAE. Nos contacts au Crous, à l'Université et dans d'autres institutions nous laissent penser que, si nous avions besoin d'un financement, nous le trouverions. Pour l'heure, on s'en sort bien ! » Le jeune homme rappelle au passage que d'autres initiatives étudiantes existent pour accompagner les étudiants en difficulté. Lui et ses camarades attendent impatiemment le lancement d'une plateforme Internet pour accueillir au mieux les nombreuses propositions d'aide venus des habitants de la Métropole, pour des repas, des logements ou des sorties sportives par exemple.

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Université Grenoble Alpes : la ruée vers l’art avec l’Espace scénique transdisciplinaire

ACTUS | Jeudi 14 septembre sur le campus, dans le cadre de la journée de rentrée de l’Université Grenoble Alpes, sera ouvert un nouvel équipement culturel plus que prometteur – l’UGA mise vraiment sur la culture. Son nom ? L’Est, pour Espace scénique transdisciplinaire. On l’a visité en amont, et on a interrogé ses responsables pour comprendre à quoi il servira.

Aurélien Martinez | Mardi 5 septembre 2017

Université Grenoble Alpes : la ruée vers l’art avec l’Espace scénique transdisciplinaire

Nous voici sur le campus de Saint-Martin-d’Hères, une matinée de fin août, afin de découvrir l’Est – acronyme pour le nom pas très sexy d’Espace scénique transdisciplinaire. Soit le nouvel équipement culturel de l'Université Grenoble Alpes, implanté à côté d’Eve – l’Espace vie étudiante. S’il se fait relativement discret avec son architecture sobre et sa surface au sol assez faible, c’est en pénétrant en son sein qu’on se rend compte de sa richesse : une salle de spectacle de 150 places on ne peut plus moderne et, surtout, quatre studios de création munis de grandes baies vitrées donnant sur l’extérieur. Plus des loges, un atelier de construction de décors et des bureaux pour l’équipe. Le grand luxe. Enfin, pas forcément pour Vanessa Delfau, directrice de la culture et de la culture scientifique à l’UGA. « C'est un équipement qui correspond au dimensionnement de l'université qui est la nôtre : on a l'un des plus gros départements arts du spectacle en France. On ne s'étonne pas d'avoir des salles de TP en chimie ou en physique extrêmement bien équipées. Un étudiant en chimie a besoin d'éprouvettes et de paillasses ; un étudiant en a

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Présidentielle : la mobilisation sur le campus commence

Numéro étudiant | Au printemps 2017 aura lieu l'élection présidentielle. Si la campagne s’intensifie au niveau national, qu'en est-il du côté de Grenoble, et notamment des étudiants ? On est allés poser la question (et d'autres) à un chercheur, à des jeunes de gauche, et même à un étudiant de droite.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 3 octobre 2016

Présidentielle : la mobilisation sur le campus commence

« Jean-Luc Mélenchon devrait passer sur le campus avant décembre. » C'est en tout cas ce qu'espère Amin Ben Ali, l'un des coordinateurs de Université Grenoble Alpes Insoumise, un groupe d'appui étudiant à la campagne présidentielle de JLM. Problème : « au vu du contexte local, il n'a pas très envie de venir » confie l'orateur de ce premier café politique où nous le rencontrons, organisé mardi 27 septembre à l'Espace vie étudiante. Comprendre : l'alliance entre Verts et Parti de gauche à Grenoble prenant l'eau, Jean-Luc Mélenchon ne désire pas trop se mouiller. Autour d'une bière et d'une cigarette, la dizaine de garçons (et une seule femme) discutent et échangent sur la candidature de « Jean-Luc ». On compte parmi eux des étudiants en droit ou à Sciences Po. Le groupe d'appui va intensifier son action sur le campus. Réunions, débats et conférences seront organisés dans les semaines à venir. Et les jeunes réfléchissent déjà aux manières d'attirer du sang neuf. Du genre : « Il faut amener

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Est : une nouvelle salle pour le campus

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Sandy Plas | Mardi 4 octobre 2016

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Ça bouge sur le campus : l’équipement Est (pour Espace scénique transdisciplinaire), situé en face de l’Espace vie étudiante (Eve) et dont le coût des travaux s'élève à 4, 5 millions d'euros (venant d'un partenariat public privé lié au plan campus), sera achevé au début de l’année 2017, pour une entrée en fonction à la rentrée prochaine. « Le projet est né du constat que nous ne pouvions pas répondre à toutes les sollicitations que nous recevions pour utiliser de l’Amphidice [la salle de spectacle de 330 places, située dans le bâtiment de l’ancienne université Stendhal – NDLR] » explique Marie-Christine Bordeaux, vice-présidente en charge de la culture et de la culture scientifique au sein de l’UGA. Une situation à laquelle vient s’ajouter l’augmentation des effectifs dans le département Arts du spectacle et cinéma de l’université, nécessitant un lieu de pratique et de formation. Envisagé comme un lieu complémentaire aux salles de spectacle de l’agglomération, l’Est comprendra des studios et une salle de 150 places, qui accueillera les créations universitaires et amateurs. « Le but est de valoriser le travail étudiant, mais cette

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Numéro étudiant | Exit les universités historiques Joseph-Fourier, Pierre-Mendès-France et Stendhal ; place à l’Université Grenoble Alpes, qui a fait sa première rentrée en septembre. Mais concrètement, ça change quoi ? On fait le point.

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