La Casemate renaît de ses cendres

Sciences | Après l’incendie criminel de 2017, revendiqué par des activistes anarchistes au nom d’une technophobie affirmée, la Casemate vient d’inaugurer ses nouveaux locaux réhabilités et redémarre l’ensemble de ses activités. Une bonne nouvelle à une époque où la défiance à l’égard des scientifiques prend une ampleur inédite.

Hugo Verit | Mardi 21 septembre 2021

Photo : Hugo Verit


Bien sûr, c'était la fête. En ce jeudi 16 septembre d'inauguration, au premier étage d'une Casemate toute neuve, rénovée, lumineuse, ça souriait largement sous les masques, ça se congratulait allégrement entre élus et officiels tandis que plusieurs dizaines de personnes se pressaient dans les alcôves de la galerie, avides de découvrir les projets scientifiques présentés (un bac à sable interactif plein de couleurs permettant de réaliser des modélisations topographiques, la numérisation 3D de vertèbres afin d'observer les déformations subies par la colonne vertébrale, etc.) tout en dégustant des petits-fours et en sirotant un verre de vin.

Oui, vraiment, c'était la fête et il s'agissait de le montrer. À qui ? Aux auteurs, toujours inconnus, de l'incendie criminel qui ravagea les lieux en novembre 2017 (sans faire de victime heureusement). « C'est un jour de renaissance et je pense aux gens qui travaillaient ici lorsque ces personnes, qui ne veulent rien comprendre à la science et à ce que l'on fait dans ce lieu, y ont mis le feu. Aujourd'hui, nous sommes encore plus forts », commençait Corine Lemariey, présidente du tout nouvel Établissement public de coopération culturelle (EPCC) qui reprend cette année la gestion de la Casemate, à la suite de l'association éponyme. « Une partie de la population s'attaque aux sciences en tant que partie d'un système institutionnel qu'elle rejette », enchaînait Marie-Christine Bordeaux, vice-présidente culture et culture scientifique et technique à l'Université Grenoble-Alpes.

« Totalitarisme technologique » ?

En effet, dans leur revendication, les incendiaires grenoblois – des défenseurs de l'action directe qui ont également enflammé d'autres cibles d'un tout autre genre, comme les gendarmeries de Grenoble et Meylan, Eiffage, France Bleu Isère ou, plus récemment, la mairie d'Éric Piolle – dénonçaient la Casemate comme « une institution notoirement néfaste par sa diffusion de la culture numérique », estimant que « la société finit par se résumer à un totalitarisme technologique ».

Pourtant, la Casemate d'hier comme d'aujourd'hui n'est pas grand-chose d'autre qu'un centre de médiation scientifique et d'exposition, qui accueille tous les publics, sans que l'on puisse sérieusement lui reprocher de laver des cervelles – à la limite, une once de prosélytisme inhérent à ce type d'activité mais rien de plus. Il s'agirait plutôt de les remplir et de les endurcir, les cervelles, grâce notamment au Fab Lab qui propose à tous de manipuler des outils et des machines numériques de pointe moyennant, parfois, un abonnement.

Expliquer le travail des scientifiques

Alors d'accord, on risque de voir le PB taxé de naïveté ou de complaisance envers une telle institution… N'empêche, ce qui nous inquiète véritablement, c'est plutôt cette défiance grandissante – de plus en plus politique et de moins en moins rationnelle – à l'égard de la science, que l'on peut observer à Grenoble comme ailleurs. Et qui se traduit par un refus du fait et de la preuve scientifiques, avec les conséquences que l'on connaît, aujourd'hui, en pleine crise sanitaire.

« Cette défiance n'est pas nouvelle mais elle a été exacerbée par la crise. On a observé un déséquilibre entre la temporalité de la recherche et celle de notre vie quotidienne. Il fallait des réponses immédiates là où on n'en avait pas encore. Ça a créé le doute », estime Jeany Jean-Baptiste, directrice de la Casemate. « Nous, en tant que centre de sciences, on veut certes lutter contre cette défiance, mais on veut également contribuer à exercer l'esprit critique de tous. On est aussi un centre culturel qui questionne l'impact de la science sur la société. Pour tout cela, nous menons un travail d'éducation et d'explication. Ici, les scientifiques parlent de leur travail, de leurs doutes, de leurs questionnements, de leurs études. Et puis par exemple, nous donnons accès à la pratique lors d'ateliers qui permettent à chacun de mettre en œuvre la démarche scientifique. » Ce qui est sûr et réjouissant, c'est qu'on n'a pas fini d'entendre parler des sciences dans l'agglo puisqu'un centre complémentaire à la Casemate devrait voir le jour au Pont-de-Claix, fin 2022.

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Un premier festival de musique africaine à Grenoble

Festival | Jeune musicien malien installé à Grenoble depuis 2016, Hassana Ongoiba est le fondateur de l’association Main dans la main, implantée depuis 3 ans à la (...)

Eloïse Bonnan | Vendredi 22 octobre 2021

Un premier festival de musique africaine à Grenoble

Jeune musicien malien installé à Grenoble depuis 2016, Hassana Ongoiba est le fondateur de l’association Main dans la main, implantée depuis 3 ans à la Villeneuve. Elle a pour but principal de promouvoir en musique la culture malienne et dogon en particulier, depuis la France. Le collectif d’artistes issus des diasporas malienne et guinéenne a eu envie d’un événement ambitieux faisant un pont entre le public français et les habitants du Mali. Après deux ans d’élaboration et des reports à cause de la pandémie, l’équipe présente enfin sa première édition du festival Pyramide. Le festival Pyramide constitue le volet français du projet global "Paix et réconciliation au Mali", décliné aussi du 13 au 27 novembre côté malien avec une tournée pour la paix "Miyafa" ( "pardonne-moi" ). Ce projet traduit la volonté ferme d’artistes maliens, résidant en France ou non, d’agir à leur échelle et selon leurs compétences sur les conflits déchirant le Mali. Ce tout nouveau festival qu’accueille Grenoble souhaite donner au public français des clés de compréhension de la situation actuelle au Mali. La soirée projection documentaire du 27 octobre au Transfo remplit cette fonction

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Grenoble Tattoo Underground : ciel, mon tatouage !

ACTUS | Grenoble Underground organise une semaine dédiée au tatouage au Ciel, avec exposition, ateliers, discussions et l’élection du tatouage le plus laid (le vainqueur aura droit à un cover offert).

Valentine Autruffe | Vendredi 22 octobre 2021

Grenoble Tattoo Underground : ciel, mon tatouage !

Rendez-vous au Ciel samedi soir à 18h pour le vernissage de l’exposition Grenoble Tattoo Underground, Hors Peau. Neuf artistes tatoueurs locaux participent, chacun ayant réalisé une œuvre spécialement dédiée à l’événement, afin d’exposer leur talent libéré des exigences des clients. Associée à Grenoble Underground, la jeune association Patriarchie participe avec des ateliers et discussions autour du tatouage, du rapport au corps et du consentement. Les participants pourront aussi s’essayer à la manipulation de l’aiguille, moderne ou traditionnelle à la polynésienne (rassurez-vous, pas sur des vrais gens). Jeudi soir, ils pourront profiter de ce regroupement de tatoueurs pour se laisser tenter par un "flash tattoo" (pas de réservation, premier arrivé premier servi). Bouquet final vendredi 29 octobre, avec l’élection du tatouage le plus laid : le vainqueur remportera un cover ! Grenoble Tattoo Underground, Hors Peau du 23 au 30 octobre au Ciel à Grenoble

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Le "Vertige" de trois artistes sans fioriture

ARTS | Sarah Anton, Jacob Mamadour et Thierry Lombard exposent jusqu'au 30 octobre à la 1-10 Galerie, quartier Saint-Bruno à Grenoble.

Valentine Autruffe | Vendredi 22 octobre 2021

Le

Jacob Mamadour met en scène des femmes dans des photographies sophistiquées et violentes, que l’on croirait tirées de films noirs. Sarah Anton évoque en peinture le corps des femmes, l’enfantement, le sexe, dans des tableaux colorés que l’on croirait, avant d’en saisir les détails, enfantins. Thierry Lombard, artiste multicartes, propose ici des peintures multicolores invitant au voyage. Moins explicites, ses toiles répondent à celles de Sarah Anton. Les trois artistes se réunissent à la 1-10 Galerie dans une exposition commune, intitulée Vertige. Happé par les couleurs et les contours francs du projet Acoeur de Sarah Anton, on prend le temps de décortiquer chaque détail de ses toiles, avant d’être attiré par une série d’œuvres représentants des vulves (thème très (trop ?) en vogue en ce moment), y compris des boucles d’oreilles. Issus d’une autre série, ses portraits sont remarquables. Au milieu des tons vifs de Sarah Anton et Thierry Lombard, les photos de Jacob Mamadour, texturées, sombres, violentes, détonnent d’autant plus. Des femmes dont on ignore si elles sont ivres mortes, battues, droguées, ou tout ça à la fois. Saisissant.

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Quoi de neuf l'impro ?

Rire | Une fois le billet et pass sanitaire sortis à l’entrée du Hüb – espace d’une redoutable polyvalence aux airs de restau bar cool, maximalement éclairé et vitré - (...)

Eloïse Bonnan | Jeudi 21 octobre 2021

Quoi de neuf l'impro ?

Une fois le billet et pass sanitaire sortis à l’entrée du Hüb – espace d’une redoutable polyvalence aux airs de restau bar cool, maximalement éclairé et vitré - la soirée peut commencer. Il est 19h, les spectateurs profitent d’un temps apéritif, sauf peut-être Marianne Guespin, la fondatrice de JDS production, qui s’active en tous sens. Des assiettes de tapas, comprises dans le mini tarif de 10€, déferlent à table et ouvrent l’appétit du public. Puis l’appétit se transforme en hâte de découvrir le duo d’improvisateurs. Le duo fait son entrée. La joie des retrouvailles est palpable pour quelques spectateurs, habitués aux interventions des comédiens JDS (improvisateurs la plupart) en entreprise. Ce soir-là, les deux « pépites du Hüb » s’appellent Lilande et Mélinda. Elles s'avançent jusqu’au centre avec une simple valise cabine chacune, leur démarche amuse déjà la galerie. Sans la participation du public, pas de spectacle. Le duo de comédiennes rappelle le principe d’impro : les acteurs jouent devant un public sans texte prédéfini et sans mise en scène préalable. S’il souhaite

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4 millions d’euros pour verdir Grenoble

Politique | Hamburgers végétariens et vaisselle non jetable : c’est un sans-faute écologique pour la ville de Grenoble qui (...)

Jérémy Tronc | Lundi 18 octobre 2021

4 millions d’euros pour verdir Grenoble

Hamburgers végétariens et vaisselle non jetable : c’est un sans-faute écologique pour la ville de Grenoble qui accueillait ce lundi 18 octobre la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. À ses côtés, Éric Piolle, maire de Grenoble, Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole, Sandrine Martin-Grand, vice-présidente du conseil départemental de l’Isère et Valérie Drezet-Humez, cheffe de la Représentation de la Commission européenne en France se sont donné rendez-vous à la Bastille pour signer l’accord triennal portant sur le financement de Grenoble Capitale Verte Européenne 2022, à travers la création d’un Groupement d’Intérêt Public. C’est ce GIP qui sera chargé d’organiser les événements (plus de 200 à partir du mois de janvier) et défis Capitale Verte et d’en assurer la promotion et la communication. À moins de trois mois du coup d’envoi de cette année qui mettra Grenoble et son territoi

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Chiner au café chez La Cafteuse

Concept | Après une carrière de communicante, Laura Saint Hubert réalise son rêve en ouvrant un café brocante, rue Thiers, qui fonctionne en dépôt-vente.

Valentine Autruffe | Mardi 19 octobre 2021

Chiner au café chez La Cafteuse

Sur la vitrine une citation attribuée à Paul Éluard : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ». Rendez-vous donc avec Laura Saint Hubert, 33 ans, qui vient d’ouvrir son café-brocante, la Cafteuse. « J’aime bien vulgariser en disant que tout est à vendre, sauf moi. » Dans une ambiance vide-greniers désuet, le client peut déguster un café ou grignoter un morceau, puis acheter la table sur laquelle il a déjeuné, l’assiette dans laquelle il a mangé, le canapé, le bibelot, etc. « Même les portants à biscuits sur le comptoir, ou le lampadaire fixé au mur » complète Laura Saint Hubert. « J’aime l’idée que la déco va évoluer, je veux que le lieu change, que ce soit toujours dynamique. » Dépôt-vente Elle fonctionne en dépôt-vente : deux ressourceries, Ulysse et la Ressourcerie du pays voironnais, fournissent à la Cafteuse du mobilier ; s’il n’a pas trouvé preneur au bout de trois mois, retour à l'envoyeur. Des particuliers garnissent aussi la boutique, qui parvient à rester très lumineuse et épurée. « On n’est pas un débarras

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"Dessine-moi...", crayonnés sauvages

ARTS | Avec "Dessine-moi..." le Muséum de Grenoble propose une exposition qui ravira autant les adultes curieux de l’histoire de l’illustration naturaliste que les enfants qui ont le bout du crayon qui les démange.  

Benjamin Bardinet | Mardi 19 octobre 2021

À l’ère de l’hyperconnectivité numérico-photographique, il est plus que jamais nécessaire de rappeler qu’on ne comprendra jamais mieux le monde qu’en faisant usage de son cerveau et de ses mains – et c’est là bien le mérite de l’exposition Dessine-moi... proposée par le Muséum. À travers un parcours chronologique qui revient sur les enjeux de l’illustration naturaliste et la particularité de son histoire du XVe siècle à nos jours, cette exposition nous rappelle en effet à quel point la pratique du dessin d’observation nécessite une attention au monde qui permet de mieux le comprendre. Tout ceci est mis en œuvre grâce à de nombreux documents accompagnés de textes explicatifs mais également par la présence de dispositifs qui permettent au plus malhabile des dessinateurs de faire des relevés graphiques relativement corrects. Les enfants (et les adultes) peuvent ainsi, grâce à une camera lucida, sorte d’appareil proto-photographique, dessiner

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2kg de culture : spectacles gratuits contre aide alimentaire !

ACTUS | Simple mais redoutable, le combo imaginé par Dan Arama, le père de "2kg de culture". Vous choisissez des spectacles près de chez vous associés au dispositif, (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 19 octobre 2021

2kg de culture : spectacles gratuits contre aide alimentaire !

Simple mais redoutable, le combo imaginé par Dan Arama, le père de "2kg de culture". Vous choisissez des spectacles près de chez vous associés au dispositif, vous y amenez 2kg de denrées alimentaires non périssables qui paieront votre entrée. Conçu en partenariat avec la Banque Alimentaire de l'Isère, 2kg de culture favorise l’accès à la culture tout en essayant d’endiguer le phénomène de précarité alimentaire. Une nécessité plus impérieuse que jamais, la crise sanitaire ayant entraîné une forte hausse des demandes alimentaires depuis l'an dernier. Au niveau national, plus de la moitié des bénéficiaires de l'aide alimentaire y ont recours depuis moins d'un an (étude FFBA/Institut CSA 2020) ! « 2kg, un enfant peut les porter, c’est pas grand-chose ! » indique Dan, convaincu de l’importance des petits gestes solidaires que chacun réalise à son échelle.

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Draga Bosna : "Chère Bosnie" te revoilà dans les radars !

Festival | Organisé par le Ciné-Club de Grenoble du 12 au 16 octobre, le festival Draga Bosna vous invite à venir découvrir la Bosnie-Herzégovine sous un angle nouveau et atypique. Un mix de cinémas, expo, conférences, débats et même des éclats de heavy metal !

Eloïse Bonnan | Lundi 11 octobre 2021

Draga Bosna :

Le cœur d'Aurélie Dos Santos est sans pudeur quand il s'agit de faire entendre l'admiration que lui a toujours inspirée les pays des Balkans. Difficile de résister à l'enthousiasme viral de la porteuse de projet du festival DRAGA BOSNA (Chère Bosnie), lorsqu’elle nous partage son souhait (même pas le plus fou !) de changer notre regard sur la Bosnie-Herzégovine, pour enfin voir ce pays "comme une fête, étonnant et éblouissant ». Soyez sûrs qu'autour de ce petit pays un programme dense et original a été confectionné. Des invités de choix, tels que Elma Hašimbegović historienne, directrice du muséum de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo ou le photographe de Sarajevo surnommé “Strašni” (« Le terrible »), Milomir Kovačević qui dès l’âge de 17 ans n’a eu de cesse de photographier l

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Les chants d'eau de Tomoko Sauvage

Musique expérimentale | Quitte à se mettre une bonne partie de l’art contemporain à dos, il est permis d’affirmer qu'un dispositif plus intéressant que son résultat se perd souvent (...)

Hugo Verit | Mardi 19 octobre 2021

Les chants d'eau de Tomoko Sauvage

Quitte à se mettre une bonne partie de l’art contemporain à dos, il est permis d’affirmer qu'un dispositif plus intéressant que son résultat se perd souvent dans la vanité. Soyons honnêtes, ce n’est pas le cas de Tomoko Sauvage. Avec ses bocaux d’eau, sonorisés dans les moindres harmoniques (on ne s’attardera donc pas sur le dispositif), l’artiste japonaise crée des sons uniques, inimitables même à coups de synthés. Alors, c’est de l’ambient, c’est long et monotone, sûrement un peu crispant, jamais vraiment accessible mais ceux qui s’intéressent profondément au son, dans sa dimension la plus organique, ne devraient pas être déçus. D’autant que le Centre d’art Bastille semble être le lieu idéal pour ce genre d’expérimentations. Tomoko Sauvage le 30 octobre à 20h au Centre d'Art Bastille, prix libre

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Jose and the Wastemen, métal au cœur

Concert | Samedi 30 octobre, l’Ampérage accueille un concert métal porté par Jose and the Metal Wastemen. L’ensemble des bénéfices sera reversé à l’association La Locomotive, dont les 80 bénévoles se relaient au chevet des enfants hospitalisés à La Tronche.

Valentine Autruffe | Mardi 19 octobre 2021

Jose and the Wastemen, métal au cœur

Les métalleux dérouillent pour la bonne cause au sein de la formation Jose and the Metal Wastemen, sur la scène de l’Ampérage. Outre le simple plaisir du headbang et la nostalgie des hurleurs vêtus de mini-shorts en jean, cette soirée revêt un caractère tout particulier. Les bénéfices seront reversés à l’association trentenaire La Locomotive, qui soutient au quotidien les enfants atteints de maladies longues et leurs familles, au CHU de La Tronche. « Sept jours sur sept, c’est la vie extérieure qui arrive à l’hôpital. On joue avec les enfants tous les soirs, ils sont heureux, et cela offre un moment de répit aux parents », explique la coordinatrice de la Locomotive, Isabelle. Au-delà du jeu, la structure apporte également un soutien psychologique aux parents et fratrie d’enfants malades, y compris après un décès. La mission de la Locomotive a touché en plein cœur Sébastien José, vieux d’la vieille du rock à Grenoble. Ni une ni deux, « j’ai réactivé le projet Jose and the Metal Wastemen, qui n’avait eu lieu qu’un seul soir il y a des années. J’ai calé une date à l’Ampérage - qui a accepté par deux fois de la reporter dans un agenda bien chargé, po

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Les Petits Magasins : tiercé gagnant

Boutique | Deux boutiques estampillées « Les petits magasins » par Grenoble Alpes Métropole ont été inaugurées mercredi : La Remise au 122, avenue Jean-Perrot à Grenoble, (...)

Valentine Autruffe | Mardi 5 octobre 2021

Les Petits Magasins : tiercé gagnant

Deux boutiques estampillées « Les petits magasins » par Grenoble Alpes Métropole ont été inaugurées mercredi : La Remise au 122, avenue Jean-Perrot à Grenoble, et La Brocante de Mamie au 17, rue du Pré-Ruffier à Saint-Martin-d’Hères. Le concept : plutôt que d’être jetés, les invendus de l’enseigne Kiabi sont cédés à ces structures et proposés à la vente à des tarifs très attractifs (-80% en moyenne, on a entendu parler de pantalons à 5€ pièce). De plus, les magasins fonctionnent avec des structures d’insertion professionnelle, La Remise et Grenoble Solidarité. Triplement gagnant donc, pour le budget fringues, l’économie de déchets et les personnes qui retrouvent le chemin de l’emploi.

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GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Festival | Du 28 septembre au 8 octobre, Grenoble et son agglo vibreront grâce à une nouvelle édition de ce festival au nom à rallonge, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Coup d’œil sur la programmation et échange avec le président du Jazz Club de Grenoble, Salvatore Origlio.

Valentine Autruffe | Mardi 28 septembre 2021

GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Le signe particulier du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, « c’est qu’il est très éclectique », annonce son directeur Salvatore Origlio. L’événement se veut ouvert au public et aux genres musicaux les plus larges possibles. « C’est autant notre force que notre défaut, car certains trouvent que l’on manque d’esthétique. Mais pour nous, l’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte. Ce qui nous intéresse, c’est de programmer des musiciens de jazz, qui fassent de l’improvisation, qui transmettent une émotion et aient une histoire à raconter. » Voilà qui est dit ! Infortune au Petit Bulletin : notre coup de cœur de la programmation, Natacha Atlas, qui devait se produire le 1er octobre à la Faïencerie, a été annulé en raison d’une inflammation de la gorge dont souffre la diva. On se tourne alors vers Salvatore Origlio : selon l

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Draga Bosna, c’est oui !

Festival | La Bosnie-Herzégovine, ça ne vous évoque pas grand-chose ? On vous conseille fortement de remédier à cela grâce au festival Draga Bosna organisé par le CinéClub de (...)

Valentine Autruffe | Mardi 5 octobre 2021

Draga Bosna, c’est oui !

La Bosnie-Herzégovine, ça ne vous évoque pas grand-chose ? On vous conseille fortement de remédier à cela grâce au festival Draga Bosna organisé par le CinéClub de Grenoble, du 12 au 16 octobre. Cet événement prend la suite du NSK Rendez-Vous, dont les trois éditions ont été une réussite. Des courts-métrages, des expositions, des conférences, de la musique : le bouillonnement bosnien se déplace jusqu’à Grenoble. Avec des pépites, comme le 13 octobre, la projection du film documentaire Scream for me Sarajevo, tourné par Tarik Hodžić, qui revient sur le concert organisé en 1994 par Bruce Dickinson, chanteur d’Iron Maiden, en pleine guerre dans la ville assiégée. Fort. Draga Bosna Rendez-Vous, du 12 au 16 octobre, programme et réservations sur ccc-grenoble.fr

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C'est la saison des amours à la Cinémathèque

Cinéma | Dévoilée il y a quelques jours, la programmation de saison de la Cinémathèque de Grenoble s’articulera de septembre à décembre autour d’un cycle intitulé "La machine à parler d’amour", ponctué de plusieurs séances spéciales. Décryptage.

Damien Grimbert | Mardi 21 septembre 2021

C'est la saison des amours à la Cinémathèque

C’était l’objectif principal de la nouvelle directrice de la Cinémathèque de Grenoble, Gabriela Trujillo : se concentrer sur « les vocations premières du lieu, en l’occurrence la conservation et la valorisation du fond de films de sa collection », tout en continuant son inscription « dans le réseau local, mais également celui des autres cinémathèques françaises et étrangères ». Après avoir longuement arpenté les lieux où sont stockés les films, elle a donc conçu sa programmation autour d’un cycle thématique emblématique, La machine à parler d’amour, avec en filigrane « l’idée du cinéma qui permet un dispositif amoureux qui se réinvente à chaque film ». Dernière avant destruction Inauguré ce jeudi 23 septembre autour de la programmation de L’Âge d’Or de Luis Buñuel et de deux courts-métrages, ce dernier se prolongera ensuite au travers notamment de films de Michel Piccoli (C’est pas tout à fait la vie dont j’avais rêvé), François Truffaut (La Femme d’à côté, en photo), Claire Denis (Trouble Every Day), Woody Allen (

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Les "road movies" à toute vitesse

ECRANS | Retour aux activités pour le Ciné-Club de Grenoble, qui ouvre sa saison avec un cycle dédié au road movie, inauguré par deux projections au cinéma Juliet Berto. (...)

Damien Grimbert | Mardi 21 septembre 2021

Les

Retour aux activités pour le Ciné-Club de Grenoble, qui ouvre sa saison avec un cycle dédié au road movie, inauguré par deux projections au cinéma Juliet Berto. Si le temps n’a pas été tendre avec Easy Rider (1969), projeté mercredi 29 septembre, le film de Dennis Hopper a néanmoins ouvert la voie à toute une flopée de road movies contestataires nettement plus intéressants, comme Point Limite Zéro (1971), projeté mercredi 6 octobre. Film de poursuite d’un minimalisme épuré, le long-métrage de Richard C. Sarafian suit un anti-héros rude et désenchanté, fuyant les illusions perdues de son passé dans une longue course sans retour sous amphétamine à travers les Etats-Unis. Métaphore à peine voilée d’une contre-culture ayant déjà délaissé l’utopie en faveur du nihilisme, Point Limite Zéro fait partie des films qu’on n’oublie pas.

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Festival Respire : « La sobriété sans contrainte »

Ecologie | On dit que l’union fait la force. Après une première édition en 2019, le festival Respire de la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère (MNEI) (...)

Hugo Verit | Mardi 21 septembre 2021

Festival Respire : « La sobriété sans contrainte »

On dit que l’union fait la force. Après une première édition en 2019, le festival Respire de la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère (MNEI) s’associe cette année au Village des alternatives de l’association Alternatiba, afin d’organiser un événement commun de sensibilisation aux solutions pour plus de sobriété écologique. Plus de 70 associations seront présentes dans le Parc Paul-Mistral, réparties en huit quartiers thématiques (énergie, biodiversité, mobilité, finances solidaires, etc.), pour informer le grand public, et le rassurer aussi : « Il s’agit de montrer aux gens que l’on peut vivre sobrement et sans contrainte, que des alternatives simples existent. Le constat que l’on dresse, c’est qu’il ne suffit pas d’être informé pour changer, il faut aussi être accompagné dans le changement qui peut faire peur », affirment Anne-Lise Naizot, directrice de la MNEI et Justine Solier, membre du collectif Citoyens pour le climat. Sur place donc, des assos comme l’Alec (Agence locale pour l’énergie et le climat) qui montrera comment faire des économies d’énergies chez soi ou encore le Repair café où l’on apprend à réparer toutes sortes d’obj

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Atlas des musiques du monde

Sono mondiale | Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 septembre 2021

 Atlas des musiques du monde

Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne parvient pas tout à fait à effacer. Comme par une sorte de prémonition Natacha Atlas avait pourtant enregistré et publié son dernier album en date avec Samy Bishai avant que le grand blocage ne commence : en l'an de grâce 2019. Après un report l'an dernier la chanteuse anglo-égyptienne née en Belgique vient enfin le présenter sur la scène du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival et ce n'est pas la moitié d'un événement. On a tendance à l'oublier mais Atlas est rien moins qu'une pionnière du genre qu'on appelait alors un peu abusivement "musiques du monde" et qui eut tôt fait de réunir en une vaste ratatouille musicale tout ce qui en la matière n'émanait pas du monde occidental. De sa première expérience avec le groupe Transglobal Underground à ses expériences solo, la chanteuse à la voix unique est parvenue à noyauter aussi bien les milieux branchés (elle

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Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Scène locale | Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. (...)

Hugo Verit | Mardi 7 septembre 2021

Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. Si ? Vraiment, vous ne connaissez pas ? Bon d’accord… Toujours portée par l’association Retour de Scène, la Cuvée a pour objectif de valoriser des artistes locaux « à travers la diffusion, la formation, la programmation et la mise en réseau ». En résumé, les lauréats ont l’occasion de rencontrer du beau monde et, surtout, de jouer sur de jolies scènes du territoire (Magic Bus, Cabaret Frappé…). Attention, ne postulez pas si : votre expérience scénique se limite à un tour de chant devant papa, maman et tonton ; votre truc, c’est les reprises ; vous êtes déjà pas loin de la gloire ; vous n’êtes pas isérois. Rien de tout cela ? Alors la Cuvée vous tend les bras… tout du moins jusqu’au 19 septembre, date limite d’envoi des candidatures.

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Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Pop culture | Auteur d’un ouvrage somme consacré au cinéma de science-fiction japonais ("Kaiju, Envahisseurs & Apocalypse", aux Éditions Aardvark), Fabien Mauro sera l’un des invités de la première édition du Japan Alpes Festival, les 18 et 19 septembre à EVE. Rencontre.

Damien Grimbert | Mardi 7 septembre 2021

Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Quelles ont été tes premières portes d’entrée vers la pop culture japonaise ? Comme beaucoup de gens de ma génération, essentiellement via les jeux vidéo sur console et les séries d’animation japonaises qui passaient à la télévision. Mais également les séries de super sentai, ces équipes de super héros colorés. C’était ma première introduction à ce qu’on appelle le tokusatsu, c’est à dire des productions japonaises (films, séries…) à base d’effets spéciaux. Le tokusatsu rassemble toutes les techniques que l’on associe traditionnellement à l’imaginaire fictionnel japonais : le travail sur les effets optiques, les maquettes miniatures, les comédiens qui enfilent des costumes pour incarner des monstres ou des mecha.... Enfin, l’attente de la sortie du Godzilla de Roland Emmerich m’a amené à m’intéresser au Godzilla originel de 1954, qui venait de sortir en vidéo, ce qui m’a permis de découvrir tout l’univers du kaiju eiga, les films de monstres japonais. Je suis tombé littéralement amoureux de ce

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Des courts ailleurs

ECRANS | Après l’édition virtuelle de 2020, la Cinémathèque de Grenoble renoue avec une forme plus classique de son Festival du film court. Tout en changeant de décor.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

Des courts ailleurs

Cette fois, il n’a pas été possible d’occuper la place Saint-André : le Festival du film court en plein air sera lancé cette année sur l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral, mercredi 30 juin, à partir de 21h. Ensuite, et jusqu’au 4 juillet, les projections de la compétition officielle auront lieu sur ce même site à 21h ou 21h30, précédées d’autres au cinéma Juliet-Berto, dès 19h. Une Nuit blanche est également prévue à Juliet-Berto le 2 juillet, qui commencera à minuit. Ce même jour et jusqu’au 5, des séances de rattrapage seront possibles au cinéma Le Club. La Cinémathèque de Grenoble, organisatrice de l’événement, ne revient pas sur ses fondamentaux : il s’agit toujours d’attirer le public le plus large possible, adultes et enfants, connaisseurs et simples curieux, tout en mettant en valeur ce qui peut faire la richesse de la création contemporaine. Une réelle vitalité ! Tout part d’un choix draconien : preuve que la crise sanitaire n’a pas tari l’envie des artistes, la Cinémathèque a reçu 2234 propositions de courts, issus de 91 pays, et en a retenu une soixantaine. Plusieurs prix sont en jeu, susceptibles de doper la carrière des grands petits films

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Un Grand Rassemblement grandeur nature avec le CCN2

SCENES | Le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) piloté par Yoann Bourgeois propose, samedi 3 et dimanche 4 juillet, un nouveau Grand Rassemblement, cette fois en Chartreuse. Au vu des précédents, ce sera sûrement un grand et original moment artistique entre spectacles, performances & co.

Aurélien Martinez | Vendredi 2 juillet 2021

Un Grand Rassemblement grandeur nature avec le CCN2

Après avoir investi, depuis 2016, la MC2, le centre d'art le Magasin ou encore le centre-ville de Grenoble, l'équipe du CCN2 organisera cette fois un événement exceptionnel en pleine nature, « au cœur du massif de la Chartreuse, de ses montagnes, de ses pâturages ». Et le cadre ne sera pas qu'une coquetterie, mais influera vraiment sur ce que nous verrons, comme ce fut le cas lors de chaque précédente édition. On se souviendra ainsi longtemps du funambule Nathan Paulin traversant la place Saint-André sous une pluie battante. Tout comme de la circassienne Chloé Moglia qui avait installé son immense structure-sculpture sur le parvis de la Bifurk, avec les montagnes en fond. Les Grands Rassemblements générateurs d'images splendides ? Oui, mais pas que ! « Splendeur des lieux » « Avec la complicité des artistes, de la nature et des habitants chartroussins, nous avons imaginé des parcours artistiques qui invitent à une marche contemplative et tranquille pour regarder la splendeur des li

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L'Anneau en attendant...

Culture | Les événements organisés en plein air cet été sont longtemps restés incertains. D’où l’idée de la Ville de Grenoble d’en regrouper plusieurs à l’Anneau de vitesse. Une bonne solution ? On a posé la question à quelques-uns des intéressés.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

L'Anneau en attendant...

Deux soirées complètes et une troisième qui a elle aussi bien fonctionné : le Festival Magic Bus n’a pas à regretter d’avoir dû quitter l’Esplanade pour rallier la scène de l’Anneau de vitesse. Après le premier soir, Damien Arnaud, coordinateur de Retour de Scène, jugeait que le public avait plutôt joué le jeu des consignes sanitaires. « Cela a fonctionné en bonne intelligence, dans une douce euphorie. » De quoi anticiper positivement le second événement confié à l’association cet été : le Cabaret frappé, du 16 au 20 juillet. Et même si ce n’est pas comparable – cette fois, on parle de concerts gratuits et sans doute de spectateurs autorisés à rester debout. Et 2022 ? Il est trop tôt pour dire si Retour de scène voudra revenir à l’Anneau de vitesse : « Cela pose question. On se dit que la volonté de la Ville n’est pas forcément de s’y installer durablement et l’Esplanade, elle, pourrait être en travaux. Les discussions se poursuivent. » Et la cohabitation entre associations ? « L’idée est bonne et, pour en avoir parlé avec d’autres organisateurs d’événements ailleurs en France, c’est assez rare pour être souligné. Après, c’est bien aussi que chacun

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Les arts et le mur

ARTS | Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré (...)

Benjamin Bardinet | Vendredi 11 juin 2021

Les arts et le mur

Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré l’acronyme plus digeste de SAFGA. Comme chaque année donc, de nouvelles fresques sont réalisées (35 sont prévues pour 2021), ce qui, selon les organisateurs, pourrait amener à près de 400 le nombre d’interventions sur les murs de la métropole à l’horizon 2027. Mis à part les fresques réalisées par des nouvelles venues (Lula Goce, Boye) ou des habitués du festival (Juin ou Augustine Kofie), on vous invite à être attentif au volet moins institutionnel de la programmation qui, on l’espère, renouera avec la spontanéité et la dimension "poil à gratter" du street art. Du côté des expositions, on sera curieux d’aller découvrir à la Maison des associations du Pont de Claix un accrochage dévoilant les travaux préalables, ébauches et esquisses nécessaires à l’élaboration des fresques, ou encore à Sassenage, la collection constituée par BernArt qui, dans la tradition de l’art postal, a demandé à différents artistes de street art d’investir le support désormais désuet d’une enveloppe postale. Enfin, à Fontaine, au Vog, Seth exp

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Tourisme : la proximité, c’est branché

ACTUS | Avec son très ludique Fabularium, la chercheuse Hélène Michel a sillonné l’Isère afin d’analyser le rapport des habitants à leur territoire. Après un an de vagabondage et des centaines de messages d’Isérois, une tendance se confirme : celle de la micro-aventure, ou l’art d’introduire du merveilleux dans ses vacances de proximité. Explications.

Jérémy Tronc | Mardi 18 mai 2021

Tourisme : la proximité, c’est branché

Professeure à Grenoble École de Management et chercheuse, Hélène Michel fait partie d’une chaire de recherche sur les territoires en transition. C’est dans le cadre de cette étude, financée par des acteurs territoriaux du tourisme, que la chercheuse, aussi spécialiste de game design, a imaginé le Fabularium, un bureau métallique démontable et mobile équipé d’une antique machine à écrire. Placé dans des endroits remarquables, il permet aux habitants d’écrire une lettre au territoire et aux paysages qui les entourent. « Quitte à aller sur le terrain, il fallait faire quelque chose qui soit de l’ordre du jeu, décalé, intrigant, pour que les personnes révèlent quelque chose de différent, des informations qui ne rentrent pas dans les cases classiques d’un questionnaire », explique Hélène Michel. Les centaines de lettres récoltées constituent un matériau riche d’enseignement, qui va faire l’objet d’un livre, en cours d’édition aux Presses universitaires de Grenoble. Les premières analyses font apparaître une modification du rapport que les habitants ou les touristes entretiennent avec un territoire : « La segmentation entre le statut de touriste et celui de résident est g

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Esthétiques transalpines

ARTS | Avec Italia Moderna, le musée de Grenoble propose, en écho à l'oeuvre de Morandi, une exposition qui dresse un bel aperçu d’un siècle de création transalpine à travers la sélection d’une soixantaine de pièces issues de ses collections.

Benjamin Bardinet | Jeudi 20 mai 2021

Esthétiques transalpines

Pensé de façon chronologique, le parcours de l'exposition Italia Moderna permet de réaliser à quel point, tout au long du XXe siècle, les artistes italiens ont marqué l’histoire de l’art occidental grâce à des formes artistiques singulières, propres à ce territoire et à son histoire. Cet accrochage est en effet l'occasion de contempler plusieurs chefs d’œuvre de la modernité italienne : un magnifique portrait de Modigliani, les inquiétants Époux de Chirico mais également quelques œuvres futuristes dont les représentants vouaient une fascination pour les aspects les plus radicaux de la modernité industrielle – comme une manière de s’émanciper une bonne fois pour toutes de l’héritage étouffant de la Renaissance. Daté de 1930, Le Scaphandrier des nuages de Prampolini témoigne du goût particulier des futuristes pour l’aéronautique et préfigure la conquête de l’espace à venir. Dans les années 1950, c’est à une autre forme de conquête de l’espace que nous invite Fontana dont le geste iconoclaste et minimal qui consiste à percer la surface de la toile annonce le désir des artistes de s’exprimer en dehors de celle-ci. Puis, les a

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Morandi, intime et éternel

ARTS | Figure discrète de la peinture italienne, Morandi n’en a pas moins produit une œuvre qui s’impose comme une sorte d’évidence captivante dont l’exposition du musée de Grenoble rend compte avec élégance.

Benjamin Bardinet | Jeudi 20 mai 2021

Morandi, intime et éternel

« Ermite bolonais », « pèlerin », « cénobite » : Morandi a toujours fasciné les critiques d’art par son mode de vie ascétique. Il faut bien reconnaître que dans le genre, il est assez exemplaire ! Installé dès 1910 dans l’appartement où il trouvera la mort en 1964, il avait fait de sa chambre son atelier de peintre. Ses rares escapades sont celles qu’on lui connaît dans la maison de campagne familiale située dans les Appenins – seul autre lieu où il se consacrait à son art. Né à la fin du XIXème siècle, fils de commerçant de la petite bourgeoisie, rien ne prédispose Morandi à devenir peintre. Formé à l’Académie des Beaux-Art de Bologne, où lui même enseignera plus tard, la fascination qu’il nourrit pour la création picturale l’amène autant à se tourner vers les maîtres anciens, les peintres modernes (Cézanne ou Renoir qu’il découvre à la biennale de Venise en 1910) ou encore ses contemporains comme Chirico dont on trouve l’influence dans la Nature morte métaphysique daté de 1918 exposée au début du parcours proposé par le Musée de Grenoble. Metteur en scène obsessionnel Si les influences revendiquées

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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« Le punk, c'est un terrain de jeu »

Livre | Auteurs de l’ouvrage "Grenoble Calling, Une histoire orale du punk dans une ville de province", chroniqué dans ces pages la semaine dernière, Nicolas Bonanni et Margaux Capelier ont accepté de répondre, par e-mail, à nos questions.

Damien Grimbert | Jeudi 29 avril 2021

« Le punk, c'est un terrain de jeu »

Quand et comment est né le projet de ce livre ? Clairement, on s'est lancé-e-s dans ce projet parce qu'on participe à cette scène. On n'a pas du tout une posture de journalistes ou de sociologues, et, il faut le dire, on n'a aucune méthode scientifique. Nicolas vit depuis une vingtaine d'années à Grenoble, Margaux y a passé cinq ans. On a des regards et des parcours différents mais c'est un univers qui nous tient à cœur depuis longtemps. C'est bien en tant que participant-e-s qu'on s'est embarqué-e-s dans ce projet. On était intrigué-e-s par ce qui s'était passé dans cette ville "avant". Des lieux, des collectifs dont on avait seulement entendu parler... Le squat des Hell's Angels derrière la gare, par exemple, qu'est-ce que c'est que ça ? Donc oui, clairement il y a tout un pan de ce qui est raconté dans le bouquin qu'on ignorait complètement avant de s'y plonger. On en a profité pour tâcher de reconstituer le chemin qui avait amené à aujourd'hui, et essayer de rendre hommage à des personnes et des collectifs qui ont beaucoup œuvré et qui ne sont plus là. Grenoble Calling fonctionne sur le principe de "l’histoi

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Grenoble Calling, odyssée punk

CONNAITRE | Retracer 40 ans d’histoire du punk à Grenoble, des années 80 à nos jours, c’est l’audacieux défi dans lequel se sont lancés Nicolas Bonanni et Margaux Capelier, dont l’ouvrage "Grenoble Calling" vient de paraître aux éditions Le Monde à l’envers.

Damien Grimbert | Mercredi 21 avril 2021

Grenoble Calling, odyssée punk

C’est une histoire souterraine, dont beaucoup ignorent jusqu’à l'existence : depuis maintenant plusieurs dizaines d’années, le punk dispose à Grenoble d’une base extrêmement active et inventive, d’une effervescence impressionnante – concerts, festivals, fanzines, disquaires, distributeurs, squats et autres lieux éphémères… Farouchement underground, privilégiant l’autogestion, le "Do It Yourself" et la culture des réseaux et du bouche-à-oreille, rétif à toute forme d’institutionnalisation, de marchandisation et de médiatisation, à Grenoble comme ailleurs, le mouvement punk se vit bien plus qu’il ne se donne à voir. Une sorte d’univers parallèle mu par ses propres codes et convictions, inclusif dans sa démarche mais par nature invisible aux yeux du plus grand nombre. Autant dire qu’en retracer l’histoire sur près de quarante années constituait une gageure qui, aussi passionnante soit-elle, semblait de prime abord quasi impossible à relever. C’est pourtant ce qu’ont réussi à faire les auteurs de Grenoble Calling en s’appuyant sur une méthode éprouvée : après s’

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Curiosités grenobloises à proximité

ESCAPADES | Un guide de Grenoble, un ordinateur, une connexion internet haut débit, un appareil photo et un vieux VTT : voilà tout l'équipement utilisé pour la réalisation de ce premier article d’une petite série. Objectif : mettre en lumière des curiosités historiques méconnues de Grenoble et des environs, dans un rayon de 10 kilomètres.

Jérémy Tronc | Samedi 17 avril 2021

Curiosités grenobloises à proximité

Un deuxième téléphérique à la Bastille ? Quand on se trouve sur le parking de la Bastille, ou sur la terrasse sommitale, on peut apercevoir, en levant les yeux au nord, en direction du mont Jalla, des murs en ruines. Ceux-ci n’appartiennent pas aux fortifications de la Bastille. En fait, ce sont des vestiges des gares amonts du premier téléphérique industriel au monde, construit en 1875. Il fut exploité pour descendre dans la vallée le minerai extrait du mont Jalla, servant à la fabrication du ciment. Seuls les blocs issus des galeries les plus hautes étaient descendus par ce téléphérique de 300 m de dénivelé, jusqu’à la cimenterie. À la fin de l’exploitation, la mine comptabilisait, de 215m à 630m d’altitude, 67 galeries représentant au total une longueur de 120 km. Le Mont Jalla est donc un vrai gruyère ! De fascinantes photos des galeries sont d'ailleurs visibles sur Internet. Des traces de la grande crue de 1859 ? Il ne s’agit heureusem

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Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

Rencontre | A l’occasion de son arrivée à la Cinémathèque de Grenoble, on s’est longuement entretenu avec sa nouvelle directrice, Gabriela Trujillo, pour discuter avec elle des orientations qu’elle souhaite donner au lieu. Valorisation des collections, cohérence de la programmation, nécessité d'exigence... On a passé tous les sujets au crible.

Damien Grimbert | Mardi 30 mars 2021

Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

On a connu des périodes plus faciles pour prendre la direction d’une cinémathèque : salles de cinéma fermées jusqu’à nouvel ordre, absence de visibilité sur leur réouverture... Ce qui n’empêche pas pour autant Gabriela Trujillo de faire preuve d’ambitions multiples quant à l’orientation de ce lieu bientôt soixantenaire. Au premier rang de ces ambitions, la défense de son patrimoine cinématographique accumulé au fil des années : « La Cinémathèque de Grenoble a bien sûr comme mission la programmation des films, que ce soit en salle Juliet Berto ou hors-les-murs. C’est, en quelque-sorte, la partie émergente de l’iceberg. Mais ce n’est pas la seule ! Elle possède également une collection de films, de livres et d’affiches d’une richesse unique que je souhaite continuer à valoriser, à renforcer et à présenter aux Grenoblois, afin de faire de ce lieu une étape obligée de la vie culturelle grenobloise. Bien sûr, la conservation de ce patrimoine nécessite des ressources, de la place, des moyens de stockage à des températures et niveaux d’humidité adéquats… dont on ne dispose pas. L’idée, c’est de trouver des moyens, y compris financiers, de valoriser les collections et d’attirer l’a

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Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Musée imaginaire des étudiants | Cette année, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble prend la forme d’un jeu vidéo immersif accessible pendant plusieurs soirées. Les projets artistiques sont mis en scène dans un espace muséographique inédit que le visiteur peut parcourir à loisir depuis son ordinateur.

Hugo Verit | Mardi 23 mars 2021

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Décidément, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble sait se réinventer en ces temps de pandémie. Après une édition 2020 numérique diffusée en streaming le 7 octobre dernier, les organisateurs creusent encore plus le concept de virtualité cette année en proposant, les 24, 25, 26 et 30 mars de 18h à 23h, le Musée imaginaire des étudiants (MIE). Le principe de la Nocturne reste le même : des étudiants grenoblois volontaires élaborent et présentent au public un projet artistique (danse, musique, théâtre, etc.) en lien avec une œuvre du Musée. En revanche, les spectacles s’intègrent cette fois-ci dans un jeu vidéo immersif inspiré de Second Life. Les équipes de la Nocturne travaillent depuis janvier avec l’entreprise Immersive CoLab qui met à leur disposition une plateforme virtuelle nommée Calypso 3D. « Cette société développe ce type d’outil collaboratif dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ils n’avaient pas encore de projet artistique. Ils ont tout de suite été conquis par notre idée », raconte Alexis Chareyre, chargé de relation

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Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Cinémathèque de Grenoble | La nouvelle est officielle : Gabriela Trujillo vient de s’installer aux commandes de l'institution. Avant d’entrer dans le vif du sujet, elle a accepté d’expliciter pour nous quelques éléments de son CV.

Martin de Kerimel | Jeudi 18 mars 2021

Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Une nouvelle tête à la Cinémathèque de Grenoble : Gabriela Trujillo remplace à la direction Anaïs Truant, l'administratrice qui assurait l’intérim depuis le départ de Peggy Zejgman-Lecarme, nommée quant à elle conseillère technique au cabinet d’Éric Piolle en fin d’année dernière. La nouvelle responsable a fait des études d’histoire de l’art et un doctorat en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Au cours de son parcours professionnel, elle s’est d’abord tournée vers la photo et a travaillé comme conférencière au Bal, un ancien cabaret devenu plateforme d’expositions du 18e arrondissement parisien, puis à la Maison européenne de la photographie, à Paris toujours. Son « expérience principale », selon ses mots, est liée au septième art et notamment à la valorisation du cinéma de patrimoine : elle a longtemps exercé à la Cinémathèque française et, avant sa récente arrivée à Grenoble, y était responsable de l’action culturelle, après avoir occupé des postes de conférencière trilingue et de bibliothécaire. Enseignante et essayiste Ce n’est pas tout : « J’ai aussi une longue expérience d’enseignement supérieur

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Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Rencontre | Reconnu comme l'un des pionniers de la bande dessinée contemporaine et autobiographique, Edmond Baudoin est en résidence à Grenoble depuis trois mois sur invitation du réseau de bibliothèques, dans le cadre du Printemps du livre. Avec son pinceau et sa bouteille d’encre de Chine, il parcourt les rues de la ville pour dessiner des portraits au hasard de ses rencontres. Ce projet, nommé "Grenoble en portrait(s)", fera l’objet d’une exposition et sans doute d’un livre. Nous avons pu le rencontrer, un peu trop rapidement, et lui poser quelques questions. Une parole parfois espiègle, toujours humble et pourtant si riche.

Jérémy Tronc | Vendredi 12 mars 2021

 Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Comment vous y prenez-vous pour réaliser les portraits des habitants ? Il me suffit de me mettre devant les personnes, quand elles ont enlevé leur masque, et de dessiner. En même temps, je leur pose une question et je discute avec elles. Le portrait que je tire est ensuite échangé contre la réponse à ma question. Je ne le garde pas pour moi : je l’offre. Pas tout de suite : les bibliothèques ont l’intention de monter une exposition avec l’ensemble de mes dessins. Je m’applique le plus possible pour mes portraits mais j’en rate parfois. Les personnes ne m’en veulent pas. Comme pour Picasso, quand ce n’est pas exactement le visage de la personne, ce sera ce visage ! Vous êtes donc allé à la rencontre des personnes dans la rue ? Avec les cafés et les restaurants fermés, c’est difficile. D’habitude, je me mets dans un restaurant et je dessine la personne qui est en face, si elle accepte. C’est facile. Mais j’ai aussi fait des visites dans des endroits qui aident les gens, comme l’association Point d’eau pour les migrants, et là c’était simple d’enlever le masque. Des gens viennent chez moi quand je les invite ou c’est moi qui

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La Casemate, Wikipédia et les femmes scientifiques

Événement | Jusqu’au 14 mars, la Casemate organise un nouvel éditathon ouvert à tous. Le but : enrichir les pages Wikipédia de biographies de femmes scientifiques. À vos ordinateurs : on vous explique tout !

Jérémy Tronc | Jeudi 11 mars 2021

La Casemate, Wikipédia et les femmes scientifiques

En 2016, Wikipédia en français comptait 450 000 biographies d’hommes, contre 75 000 de femmes (soit 14% de femmes). Cette proportion est encore inférieure quand il s’agit de femmes scientifiques (8 à 10%). Alors comment rééquilibrer le contenu ? Depuis cinq ans, la Casemate propose une solution en marge de la journée internationale pour le droit des femmes : un éditathon, c’est-à-dire une opération d’enrichissement des pages et de correction des biographies déjà en ligne. « Une session de formation à distance permet toujours d’apporter les prérequis et le mode opératoire aux volontaires débutants », explique Jeany Jean-Baptiste, directrice de la Casemate. Les participants contribuent ensuite sur l’encyclopédie en ligne selon le thème fixé. Ils peuvent créer un article, en traduire un depuis un Wikipédia étranger, en corriger ou enrichir un existant, ajouter des sources, légender des photos déjà en ligne, en trouver de nouvelles libres de droit. À Grenoble, le thème "Femmes des sciences de la terre" a été retenu. À Toulouse, les athlètes informatiques se penchent sur les "Femmes de l’intelligence artificielle". Une petite compétition entre les deux vi

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« Comprendre les sciences, c’est comprendre le monde dans lequel on vit »

Sciences | L’association La Casemate, centre de culture scientifique fondé en 1979, s’est transformée en établissement public de coopération culturelle (EPCC). Elle intégrera le nouveau Centre de sciences de Pont-de-Claix l’année prochaine. Nous sommes allés interroger sa nouvelle présidente et sa directrice pour savoir ce qui allait changer et si l’indépendance serait toujours de mise sous une gouvernance très politique.

Jérémy Tronc | Jeudi 11 mars 2021

« Comprendre les sciences, c’est comprendre le monde dans lequel on vit »

Après cinq ans de gestation, l’établissement public de coopération culturelle La Casemate est officiellement né le 1er janvier dernier. Avec la MC2 Grenoble, c’est le deuxième EPCC sur le territoire et l’un des tous premiers en France à vocation scientifique. Le premier conseil d’administration de la nouvelle structure s’est tenu le 13 janvier, avec un duo féminin à sa tête. Sa présidente, Corine Lemariey, est adjointe au maire de Varces et conseillère métropolitaine déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations. Jeany Jean-Baptiste, en poste depuis trois ans, reste directrice de l’établissement, auquel sera rattaché le centre de sciences de Pont-de-Claix dont l’ouverture est prévue fin 2022. Qu’est-ce qui va changer pour la Casemate ? Quels sont les enjeux de cette nouvelle structure ? Comment va-t-elle fonctionner ? Réponses de la directrice et de la présidente. Corine Lemariey, qu’est-ce qui vous a amené à ces nouvelles fonctions ? C. L. : Je suis élue et adjointe au maire de Varces-Allières-et-Risset depuis un certain nombre d’années et je suis conseillère métro

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Morandi en (future) prolongation

Exposition | Le Musée de Grenoble l’a confirmé : sa grande exposition consacrée au peintre italien, qui devait ouvrir en décembre dernier et reste actuellement portes closes, verra sa date de clôture reportée.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Morandi en (future) prolongation

Cela fera bientôt trois mois que le Petit Bulletin a, comme d’autres médias, eu la chance de découvrir le nouvel accrochage du Musée de Grenoble. Cette mise à l’honneur de Giorgio Morandi, maître italien méconnu et spécialiste des natures mortes, nous avait emballés. On imagine volontiers le désarroi de l’équipe du Musée face à l’impossibilité de la présenter au grand public, crise sanitaire oblige, et alors même que l’ouverture officielle de l’événement était prévue le 12 décembre dernier. On est donc ravi d’apprendre que la date de clôture a pu être reportée : alors que tout devait s’achever le 14 mars, c’est finalement jusqu’au 4 juillet que le Musée pourra jouer les prolongations. Un rappel : c’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs que l’exposition entend proposer une introduction intimiste à l’univers de l’artiste bolonais. Aux cinquante pièces prêtées par la Fondation italienne Magnani-Rocca s’en ajoutent d’autres conservées en France. Reste en suspens la question du premier jour d’ouverture. C’est aussi parce que l’événement est double – et propose une section Italia Moderna, autour de la présentation d’une soixantaine d’œuvres de la co

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Des étudiants à l’écoute

Solidarité | Ils n’ont pas voulu rester les bras croisés face au mal-être de certains de leurs camarades : des étudiants de l’Université Grenoble-Alpes ont lancé Alpaline, une ligne téléphonique d’écoute. Avec l’ambition qu’elle demeure active au-delà même du terme de la crise sanitaire. Explications.

Martin de Kerimel | Vendredi 19 février 2021

Des étudiants à l’écoute

Flashback : à la fin du mois d’octobre dernier, plusieurs associations présentes sur le campus grenoblois se réunissent et discutent du mal-être étudiant. Leur constat : les conséquences de la pandémie de coronavirus viennent accroître ce phénomène, déjà vivace du fait de la précarité sociale, de l’isolement physique, de la situation familiale ou de la rupture numérique subie par certains de leurs camarades. « Après avoir réfléchi à divers supports possibles, nous avons l’idée d’une ligne d’écoute », indique Alexis Fayolle, président d’Interasso Grenoble Alpes et trésorier d’Alpaline, l’association qui gère ce nouvel outil d’entraide. Comment fonctionne-t-il ? Très simplement : les vendredis, samedis, dimanches et lundis, de 20h à 23h, tout étudiant(e) peut appeler le 04 65 84 44 24 pour être accueilli par un(e) autre, avec bienveillance : « Nous ne souhaitons stigmatiser, ni juger personne. Notre but est que celui ou celle qui appelle puisse parler sans tabou, avec quelqu’un qui peut comprendre ses galères et répondre à ses questions. Cet accompagnement est gratuit. Il

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Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

ACTUS | Une demi-tonne de déchets est en moyenne produite par an et par habitant dans la Métropole grenobloise. C’est beaucoup trop pour Grenoble Alpes Métropole qui multiplie les initiatives afin de diminuer considérablement ce chiffre d’ici 2030. Les enjeux sont écologiques, sanitaires et économiques, et tout le monde peut y contribuer. Explications.

Article Partenaire | Mercredi 3 février 2021

Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

494 kilos de déchets produits par habitant en 2019. 8 kilos de déchets générés par seconde sur le territoire de Grenoble Alpes métropole, soit 28, 8 tonnes par heure ! Quelle que soit la manière dont on aborde les données sur la production de déchets sur notre territoire, elles devraient interpeller chaque habitant. Depuis 2000, leur quantité augmente au même rythme que le PIB. Essayer d’infléchir cette courbe est-ce pour autant une cause perdue ? Certainement pas. Depuis 2016, Grenoble Alpes Métropole est parvenu à faire réduire le volume de déchets collectés de 7%. C’est bien mais insuffisant selon la Métropole : « La collecte, le tri, le recyclage des déchets posent de vrais problèmes écologiques et économiques. Cela génère des nuisances, des consommations importantes d’énergie. C’est aussi un coût élevé pour la collectivité et les citoyens. ». Le montant annuel du service public pour l’enlèvement et le traitement des déchets s’élève à 59 millions d’euros, soit 131 euros par an et par habitant. La poubelle grise dans le collimateur Alo

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Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Les deux entités le confirment : en fin d’année dernière et ce mois-ci, de nouvelles réunions de travail ont eu lieu entre la Ville de Grenoble et l’association MixLab pour dessiner l’avenir de la Belle Électrique.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

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Grenoble à l’écoute, mais…

Dispel | Lucille Lheureux, l’adjointe aux cultures du maire de Grenoble, dit ne pas avoir de solution à proposer pour un relogement groupé des artistes du Dispel s’ils quittaient le bâtiment qu’ils occupent actuellement. Elle affirme cependant rester ouverte au dialogue. Ses explications.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Grenoble à l’écoute, mais…

Lucille Lheureux l’affirme clairement : pour elle, la Ville de Grenoble n’est pas la seule interlocutrice possible pour le collectif Dispel, qui craint d’être expulsé de la friche industrielle qu’il occupe de longue date (lire notre article précédent). L’élue rappelle ainsi que le bâtiment est situé sur le territoire de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux et que c’est la Métropole qui en est le propriétaire. « Nous avons écrit à la Métropole et dit que ce dossier ne nous regardait pas, indique-t-elle. Nous avons toutefois réaffirmé notre soutien au projet culturel. » L’élue confirme que la convention qui liait la Ville de Grenoble à la Métropole pour la mise à disposition des locaux est désormais caduque. Elle assure qu’au départ, l’installation du collectif Dispel sur le site actuel n’avait été envisagée qu’à titre provisoire. « Des propositions à faire » Aujourd’hui, l’élue assure être prête à discuter avec les différentes structures pour trouver une solution à Grenoble, à engagement budgétaire constant. « Nous aurons des propositions à faire au collectif s’il souhaite déménager, mais elles seront

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BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

ACTUS | Depuis la mi-décembre et pendant deux mois, la sélection officielle du festival international de la BD d’Angoulême s’affiche dans les gares françaises. À Grenoble, l’exposition présentée est consacrée aux deux auteurs italiens Luigi Critone et Gipi.

Sandy Plas | Mardi 19 janvier 2021

BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

Alors que le Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême devrait se tenir dans sa version publique du 24 au 27 juin prochain, l’évènement a décidé d’investir pour quelques semaines une quarantaine de gares en France. Objectif : proposer dans chacune une ou plusieurs expositions qui mettent un coup de projecteur sur le travail des auteurs, sélectionnés dans le cadre de l’édition 2021. Les habitués de la gare de Grenoble et les visiteurs de passage ont donc pu découvrir il y a quelques semaines l’exposition consacrée au dessinateur italien Luigi Critone et au scénariste Gian Alfonso Pacinotti, mieux connu sous le nom de Gipi. Les deux auteurs ont travaillé ensemble sur la bande-dessinée Aldobrando, parue aux éditions Casterman et qui raconte l’histoire d’un orphelin à l’époque médiévale, entre « conte initiatique et fable politique », comme le décrit le festival. Nés de l’autre côté des Alpes, les deux auteurs ont tous deux effectué une partie de leur carrière en France, avec plusi

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Objectif Terre

Sciences | Initié par Grenoble Alpes Métropole et coordonné par la Casemate, un vaste programme d’événements culturels et scientifiques va démarrer : "Une Saison aux couleurs de la Terre". Explications.

Martin de Kerimel | Lundi 11 janvier 2021

Objectif Terre

Et un, et deux, et trois ! Pour la troisième année consécutive, la Métropole lance une initiative de vulgarisation de la culture scientifique, à destination du public le plus large. Son intention est d’anticiper sur l’ouverture du Centre des sciences métropolitain, attendu à Pont-de-Claix l’année prochaine. Après avoir, au cours des deux saisons précédentes, orienté nos regards vers les étoiles et parlé des sciences de l’environnement, la collectivité se consacre désormais à notre chère planète. Et bien qu’elle soit encore fermée, du fait des strictes conditions sanitaires imposées par le gouvernement, la Casemate est à nouveau chargée de coordonner l’ensemble du programme. Pour sa partie propre, elle espère prochainement pouvoir ouvrir les portes de sa nouvelle exposition destinée aux enfants, "Le Jardin extraordinaire". Questions... et réponses ! Les plantes sont-elles vivantes ? Comment naissent-elles ? Qu’en est-il des fruits et légumes ? C’est notamment sur ces sujets que les plus jeunes trouveront de quoi étancher leur curiosité. L’idée ne sera évidemment pas de

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Morandi comme espéré

ARTS | Peinture. C'est LE grand événement du Musée de Grenoble prévu pour la fin de l'année : une grande exposition consacrée au peintre italien Giorgio Morandi doit ouvrir ses portes le 16 décembre. Et ce n'est pas tout...

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Morandi comme espéré

Le prochain grand événement du Musée de Grenoble approche à grand pas : du 16 décembre au 14 mars prochain, l’établissement mettra à l’honneur le grand peintre et graveur italien Giorgio Morandi (1890-1964). De quoi surprendre les visiteurs du Musée des deux précédentes expositions temporaires, consacrées à Pablo Picasso et aux artistes grenoblois du XIXe siècle. Les esthètes apprécieront cette diversité thématique, mais on veut croire que les profanes seront eux aussi intéressés par les œuvres de ce spécialiste des natures mortes. Une précision issue du dossier de presse : « C’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que l’exposition se propose d’aborder l’univers du maître bolonais. Grâce au prêt généreux consenti par la Fondation Magnani-Rocca de 50 œuvres de l’artiste, complété par celles conservées dans les musées français, le parcours se veut avant tout une introduction intimiste à l’univers de Morandi. » Le Musée parvient à faire coup double, en organisant – aux mêmes dates – une exposition en contrepoint : Italia Moderna, autour d’une sélection d’une soixantaine d’œuvres de sa collection d’art italien du XXe siècle. On a h

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La Cinémathèque à huis clos

ECRANS | Ne pas perdre le lien avec son public : c’est l’objectif premier de l’établissement grenoblois, qui renoue donc avec ses ateliers virtuels tout en se préparant à diffuser d’autres contenus en ligne.

Martin de Kerimel | Mardi 17 novembre 2020

La Cinémathèque à huis clos

Une nouvelle fois obligée de fermer ses portes, la Cinémathèque de Grenoble ne reste pas inactive pour autant. Comme au printemps, elle propose au public de participer à des ateliers en ligne sur l’histoire du cinéma : des rendez-vous fixés les jeudis (pour les adultes) et dimanches (pour les enfants), à des heures variables selon les semaines, et tout au long de ce nouveau confinement. Internet oblige, cette activité se veut interactive : celles et ceux qui y prennent part sont invités à réagir en direct et à poser des questions aux intervenants. Pour participer, il suffit de se servir d’un ordinateur ou d’un smartphone équipé d’une webcam et d’un micro, en ayant d’abord téléchargé l’application Zoom. Jenny-Jean Penelon, chargée des relations avec le public, se réjouit d’avance d’attirer la curiosité de cinéphiles de tous horizons : « Nous avons pu compter, lors du premier confinement, sur la présence de personnes vivant à Grenoble, mais aussi sur celle de gens venus d’ailleurs, en particulier de la région parisienne. » Lors de ces opérations, la Cin

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Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

MUSIQUES | Jeudi 22 octobre, on a rendez-vous à la Source avec deux artistes majeurs du paysage musical africain actuel.

Damien Grimbert | Mardi 20 octobre 2020

Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

C’est une création à ce jour inédite : d’un côté, deux artistes emblématiques de la diaspora africaine, Blick Bassy et Dobet Gnahoré, connus et célébrés aussi bien pour leurs talents de chanteurs et de compositeurs que pour leur paroles engagées et la fébrilité de leurs performances scéniques ; de l’autre, deux jeunes orchestres locaux regroupant près d’une cinquantaine de musiciens, Le Student Groove Orchestra et L’Orchestre des Campus de Grenoble, qui mettront leur talent en commun pour accompagner sur scène les deux artistes. Il faut dire aussi que les univers musicaux respectifs de ces derniers, riches d’un vaste chassé-croisé d’influences, se prêtent particulièrement bien à l’exercice. Grandi au Cameroun où il débute sa carrière dès les années 1990 avant de s’installer à Paris en 2005, Blick Bassy infuse ainsi volontiers ses compositions de teintes soul, folk, funk et pop, tandis que Dobet Gnahoré (en photo), née et élevée en Côte d’Ivoire avant de rejoindre la France en 1999, baigne sa musique dans un grand bain syncrétique où se rejoignent sonorités africaines mais également pop voire électroniq

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Montagnards et Indiens

Festivals | Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international (...)

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Montagnards et Indiens

Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international Pastoralismes et grands espaces, du 8 au 11 octobre. Au programme du cinéma Le Club : des documentaires sur la vie des éleveurs français, suisses, italiens, argentins ou sénégalais, au format court et long. En outre, des rencontres citoyennes et débats sont organisés, ainsi que des expositions – certaines ont déjà ouvert, à la Maison de la montagne ou à la Crique Sud, par exemple. Le programme complet est en ligne : www.festival-pastoralismes.com. On change d’horizon la semaine suivante, avec la quatrième édition du Grenoble Indian Film Festival. L’événement est programmé du 15 au 18 octobre, avec une large sélection de courts métrages et un long, Made in Bangladesh, présentés à la Vence Scène de Saint-Égrève (samedi 17 à 20h30). Là aussi, de nombreuses animations connexes sont prévues, avec des professionnels du cinéma. L’association organisatrice espère pouvoir compter sur ses hôtes indiens, a monté une page Facebook et devrait publier toutes les infos sur

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Notes bleues (et autres)

MUSIQUES | Jazz / On vous l’accorde : il a déjà commencé et, parution en décalage oblige, on vous en reparle avec un peu de retard. On s’en serait voulu de manquer le 16e Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, qui tient cette année la note bleue jusqu’au 17 octobre.

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Notes bleues (et autres)

Salvatore Origlio et son équipe ont concocté un programme prometteur, en insistant tant sur la dimension universelle et intemporelle du jazz que sur sa grande diversité. Impossible de citer chaque artiste, alors on vous dévoile l’un de nos coups de cœur : le quatuor Cuareim (photo), accompagné par la percussionniste et chanteuse Natasha Rogers, qui s’adapte aux nouvelles normes sanitaires et va proposer deux sets successifs au public de l’auditorium du Musée de Grenoble, dimanche 11. Le projet, ambitieux, est d’associer des sonorités classiques à d’autres d’inspiration latine : un pari réussi, à en juger par les morceaux que nous avons entendus. Le festival dans son ensemble associera par ailleurs onze autres salles partenaires, à Grenoble, Bernin, Champ-sur-Drac, Crolles, Échirolles, Fontaine, Gières, Meylan, Saint-Égrève et Varces. Son programme complet est disponible en ligne, sur le site du Jazz Club de Grenoble (www.jazzclubdegrenoble.fr).

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