Jose and the Wastemen, métal au coeur

Concert | Samedi 30 octobre, l’Ampérage accueille un concert métal porté par Jose and the Metal Wastemen. L’ensemble des bénéfices sera reversé à l’association La Locomotive, dont les 80 bénévoles se relaient au chevet des enfants hospitalisés à La Tronche.

Valentine Autruffe | Mardi 19 octobre 2021

Photo : Valentine Autruffe


Les métalleux dérouillent pour la bonne cause au sein de la formation Jose and the Metal Wastemen, sur la scène de l'Ampérage. Outre le simple plaisir du headbang et la nostalgie des hurleurs vêtus de mini-shorts en jean, cette soirée revêt un caractère tout particulier. Les bénéfices seront reversés à l'association trentenaire La Locomotive, qui soutient au quotidien les enfants atteints de maladies longues et leurs familles, au CHU de La Tronche.

« Sept jours sur sept, c'est la vie extérieure qui arrive à l'hôpital. On joue avec les enfants tous les soirs, ils sont heureux, et cela offre un moment de répit aux parents », explique la coordinatrice de la Locomotive, Isabelle. Au-delà du jeu, la structure apporte également un soutien psychologique aux parents et fratrie d'enfants malades, y compris après un décès.

La mission de la Locomotive a touché en plein cœur Sébastien José, vieux d'la vieille du rock à Grenoble. Ni une ni deux, « j'ai réactivé le projet Jose and the Metal Wastemen, qui n'avait eu lieu qu'un seul soir il y a des années. J'ai calé une date à l'Ampérage - qui a accepté par deux fois de la reporter dans un agenda bien chargé, pour les raisons que l'on connaît, j'ai appelé Isabelle, je lui ai dit, "on va vous donner des sous, si vous voulez bien". Après, avec la crise, c'est aussi devenu une occasion de se retrouver tous ensemble… C'est défoulatoire. »

Des retrouvailles qui ne se limitent pas à une soirée de concert. Jose and The Metal Wastemen, ce sont donc pas moins de dix-sept musiciens de métal, qui tous ont une vie personnelle… Allez organiser des répétitions dans ces conditions ! Outre l'espace nécessaire, chaque morceau de la set-list est joué par des combinaisons différentes de musiciens.

Parlons-en, de la set-list : mettre d'accord tous ces métalleux d'obédiences variées sur un concert de reprises, c'est un travail d'orfèvre. Alors Sébastien José a défini un périmètre, en l'occurrence, les années 80-89. Âge d'or du métal. Sans spoiler complètement le concert, on peut citer Saxon, Mötley Crüe, Metallica, Judas Priest… « Et Iron Maiden », ajoute Virgile, tenancier du Metallian Store, et guitariste soliste sur le projet. Visiblement la formation de Bruce Dickinson fait grincer des dents. C'est là que l'aspect bonne cause joue son rôle miraculeux : « Le bassiste Olivier Guillemin, qui voue une détestation à tout ce qui est heavy metal, a finalement accepté de jouer Iron Maiden… » Virgile, lui, présentera un tout nouveau petit bijou, acheté pour l'occasion ou presque : une guitare de 1986, fraîchement restaurée par une apprentie luthière grenobloise, avec zébrures glam et pointes saillantes, plus métal tu meurs. « Hohner SR Professional », précision pour les puristes.

« On est très touchés », conclut Isabelle, qui sera présente au concert avec des bénévoles. « C'est grâce à ce genre d'événement que l'on peut poursuivre nos actions. » En effet, les partenariats de ce type sont le carburant de la Locomotive : ils représentent 70% du budget de l'association, et bénéficient donc à une centaine d'enfants hospitalisés, chaque année.

Jose and the Metal Wastemen, samedi 30 octobre à l'Ampérage, 10€/12€


Jose and the Metal Wastemen + Quintana Dead Blues Experience + Hot Chibers


L'AmpéRage 163 cours Berriat Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Spéciale dédicace François Hollande !

ACTUS | Des jeunes, des vieux, mais surtout des jeunes. En chair et en os à la librairie Arthaud de Grenoble ce lundi 29 novembre, François Hollande s’est vu (...)

Eloïse Bonnan | Mercredi 1 décembre 2021

Spéciale dédicace François Hollande !

Des jeunes, des vieux, mais surtout des jeunes. En chair et en os à la librairie Arthaud de Grenoble ce lundi 29 novembre, François Hollande s’est vu administrer une cure de jouvence pour la dédicace de son livre Affronter. Nous avons récolté les réactions de ces personnes dans la fleur de l’âge, avant qu’elles ne tâtonnent jusqu’à la table de l’ancien président ou n’en repartent très souriantes. Rassurez-vous, on a également tendu le micro à ceux qui ont de la bouteille !

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"Balance ton Bar" : comment réduire les risques ?

Nuit | Après le signalement à la justice effectué par Grenoble Ecole de Management sur la circulation de GHB dans les soirées étudiantes, fin octobre, le mouvement Balance ton Bar est une déferlante. Secoués, les acteurs grenoblois du secteur tentent de mettre en place des dispositifs pour limiter les risques de violences sexistes et sexuelles.

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Affligeant mais (hélas) pas surprenant. A Grenoble, la page Instagram Balance ton Bar, lue par près de 7000 abonnés, recense une trentaine de récits de femmes qui rapportent des violences sexistes et sexuelles vécues en soirée. De l’agression pure et dure aux propos machistes, en passant par l’ingestion suspectée de drogue, il y a de tout. Et surtout cette désagréable impression que quelle que soit la gravité des faits, bien souvent, la victime doit se débrouiller avec ça, ou alors se battre pour espérer être entendue. Chaque témoignage (anonyme) est rapporté avec, en titre, le nom de l’établissement où les faits présumés se sont déroulés. A la Belle Electrique, le directeur Fred Lapierre se sent « évidemment concerné. C’est très bien que la parole se libère. Quant à nous, on fait tout ce qu’on peut pour que les gens se sentent « safe » che

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Good sad happy bad : bonjour tristesse

Pop | L'émanation de Micachu & the Shapes sera en concert au Ciel de Grenoble vendredi 10 décembre. C'est à ne pas manquer.

Stéphane Duchêne | Lundi 29 novembre 2021

Good sad happy bad : bonjour tristesse

C'est en quelque sorte un changement de nom purement cosmétique que celui opéré par Mica Levi pour son Micachu & the Shapes devenu Good sad happy bad – qui était accessoirement le titre du dernier album émis en 2015 par Micachu. Mais pas de quoi dérouter au-delà de ce jeu de chaises musicales identitaire – auquel il faut ajouter le coming-out non-binaire de l'ex-chanteuse devenu iel – car pour le reste, la musique offerte continue d'œuvre quelque part entre noise-pop, grunge et pop siégeant à l'avant-garde, un joyeux mélange que l'on fera figurer sous l'appellation indie-rock par commodité mais qui s'avère en réalité réductrice. Il faut jeter une oreille, et plus prudemment les deux, sur l'album Shades pour se faire une idée de ce qui sort de l'esprit tourmenté de Micachu – dont l'univers singulier s'était pas mal cristallisé sur la BO composée pour l'ovni filmique de Jonathan Glazer, Under the skin. D'où jaillissent des textes aux préoccupations infin

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Au centre-ville, 30 artisans créent un parcours des arts

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Jérémy Tronc | Lundi 29 novembre 2021

Au centre-ville, 30 artisans créent un parcours des arts

Sculpteurs, potiers, peintres, photographes, maroquiniers, graveurs, gantiers... C’est fou le nombre d’artisans créateurs et de galéristes implantés au centre historique de Grenoble. Une trentaine selon le site Parcours des Arts Grenoble, récemment mis en ligne afin de valoriser ces ateliers d’artistes et ces galeries que l’on croise entre le quartier Saint-Laurent et l'ensemble des quartiers Antiquaires, Très-Cloîtres et Notre-Dame. Une initiative à mettre au crédit de l’association Symp’art dont le but est de promouvoir le travail des artistes et artisans dans les quartiers susmentionnés. Différents moyens sont mis en œuvre pour valoriser ces lieux et établir entre eux un lien cohérent : le site internet donc, mais aussi des brochures disponibles dans des points stratégiques, un signalétique au niveau de chaque lieu participant et des visites guidées en compagnie d’un guide professionnel (programme sur le site de Parcours des Arts Grenoble). « La mise en place du Parcours des arts est une reconnaissance certaine de la part des collectivités publiques avec qui nous travaillons

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L’appel des clowns de Soleil Rouge

Solidarité | Le Covid a mis un coup de frein à l’activité des clowns au CHU de La Tronche, privant les enfants malades, leurs familles et les (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

L’appel des clowns de Soleil Rouge

Le Covid a mis un coup de frein à l’activité des clowns au CHU de La Tronche, privant les enfants malades, leurs familles et les soignants de parenthèses rigolardes bienvenues. « Depuis quinze jours, on n'intervient plus que deux jours par semaine, contre quatre auparavant », explique Coralie Weigerding, alias Dolly, de l’association Soleil Rouge. Depuis 20 ans, cette dernière finance les déambulations de dix clowns professionnels, dont Coralie, dans les chambres du service couple-enfants. « L’association est quasiment exclusivement financée grâce aux dons de particuliers, et à l’organisation d’événements par des bénévoles, comme des concerts ou des pièces de théâtre. » Événements qui ont pris du plomb dans l’aile depuis l’apparition du satané virus, entraînant la dégringolade des finances de la structure. En désespoir de cause, celle-ci vient de lancer une campagne de financement participatif en ligne. Objectif : lever 20000€ d’ici le

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Feu ! Gwizdek

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Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

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A peine 30 ans et déjà empreints de nostalgie du passé ; on ne peut malheureusement pas nier qu’on les comprend... Feu ! Chatterton dépose les armes et ses mélodies pop-rock imprégnées de douceurs électroniques pour affronter ce Monde nouveau qui l’angoisse et l’agace, à en écouter le 3e album du groupe, Palais d’argile. « Nous marchons tous les deux sur les braises de la nation française » (Ecran total), « Adieu vieux monde adoré » (Cristaux liquides)… La dysphorie d’une génération, qui tentera d’évacuer son mal-être en se déhanchant un soir durant dans une Belle Electrique comble. Il serait bien dommage qu’elle rate la première partie grenobloise de cette soirée. Jusqu’alors on connaissait Daniel Gwizdek pour ses très belles chansons électro-folk au tempo lent (très lent) mais depuis plus d’un an, le garçon négocie à merveille un virage pop réj

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Le son de l’effondrement

Noise | Pas de tout repos cette soirée ! Le duo La Jungle viendra présenter son dernier album apocalyptique Fall off the apex qui ne connaît pas d’accalmie. (...)

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Pas de tout repos cette soirée ! Le duo La Jungle viendra présenter son dernier album apocalyptique Fall off the apex qui ne connaît pas d’accalmie. Tout du long (ou presque), un noise rock technoïde asséné à grands coups de batterie galopante et de guitares monomaniaques à la face d’une humanité que les musiciens belges enterrent déjà volontiers (Feu l’Homme). On peut regretter ce discours cynique et fataliste, nouveau poncif dans lequel plongent allégrement les artistes de nos temps désespérés. Mais difficile de leur en vouloir, surtout lorsque cela donne des morceaux comme The end of the score, un quart d’heure évolutif de boucles bien ficelées à la recherche d’une ultime transcendance. Après tout, est-ce que ça ne ressemblerait pas à de l’espoir ? Nous, on prend. La Jungle + Lalalar + Black Snail le 4 décembre à La Bobine

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Concours Podium : découvrez les quatre lauréats !

Danse | A l’issue de deux soirées de représentation ce week-end à La Rampe, les quatre lauréats du concours de danse Podium ont été désignés par le public et le jury.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

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Quatre compagnies de danse bénéficieront, l’an prochain, de la Tournée Podium. Elles ont été sélectionnées parmi douze propositions, vendredi et samedi soir, à La Rampe. Pour les pièces en solo et duo, présentées vendredi, le jury de professionnels a choisi B4 summer de Mercedes Dassy (Belgique). Pour les pièces de groupe, c’est Muyte Maker, de Flora Détraz (France), qui a été sélectionnée. Vendredi soir, le public a préféré Learning from the Future, de Colette Sadler (Royaume-Uni), et samedi, c’est Entropie de Léo Lérus (France, Guadeloupe) qui a été le coup de cœur des spectateurs. Les lauréats seront programmés, pour la saison 2022-2023, parmi les dix-sept scènes partenaires de Podium, réparties un peu partout en France, et dans le réseau des « voisins » de ces théâtres. La répartition des tour

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"La Morsure de l’Âne" par Émilie Le Roux : « Ce texte nous a attendus »

Théâtre | La nouvelle création de la compagnie Les Veilleurs, mise en scène par la Grenobloise Emilie Le Roux, aborde le sujet de la vie et la mort. Pensée aussi bien pour les enfants que pour leurs parents, La Morsure de l’Âne, issue d’un texte de Nathalie Papin, sera jouée du 30 novembre au 4 décembre à la MC2 de Grenoble.

Valentine Autruffe | Lundi 22 novembre 2021

« Vivez, mourez, mais choisissez enfin ! » Tout au long du spectacle, accompagné d’un âne malicieux, Paco oscille entre pulsions de vie et de mort, visité par des créatures, des personnages, des membres de sa famille, dans un univers onirique. Que faire ? Emilie Le Roux s’attaque, avec la compagnie Les Veilleurs, à un thème aussi difficile qu’universel : la mort, et comment on vit avec la conscience de cette inéluctable fin. Après Le Pays de Rien, c’est une nouvelle fois un texte de Nathalie Papin qui est mis en scène, coproduit par la MC2, en partenariat avec l’Espace 600. « C’est sûrement le seul texte de Nathalie Papin qui n’a pas été monté ! On doit le faire depuis 12 ou 13 ans ; on attendait que ce soit le moment, que la compagnie soit capable de porter le projet. Ce texte nous a attendus », commente Emilie Le Roux. Sujet ardu, mais abordé avec l’intelligence et la finesse que l’on connaît à Nathalie Papin, et « beaucoup de malice. Ce ne sont pas

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La Voisine change de concept

Verrines | L’autre jour, en passant devant le restaurant La Voisine, où l’on avait déjà mangé (très bien) il y a (...)

Hugo Verit | Lundi 29 novembre 2021

La Voisine change de concept

L’autre jour, en passant devant le restaurant La Voisine, où l’on avait déjà mangé (très bien) il y a deux ans, on a été surpris : plus d’enseigne visible sur la devanture, à la place un large écriteau pour signaler « du changement ». Un nouveau propriétaire ? « Non un nouveau concept. Le resto devient un bar à verrines et à grignotage. En fait, on avait délocalisé une partie de la cuisine il y a trois ans pour lancer Le Voisin, un service de traiteur. Mais Le Voisin n’a pas survécu à la crise sanitaire alors La Voisine n’avait plus lieu d’être. Aujourd’hui, on ne cuisine plus sur place, c’est plus simple. Tout ce que l’on sert est concocté par "Trois drôles de mecs", un traiteur à Saint-Martin-d’Hères dont je suis l’un des associés », explique Julien Neveux-Violet, gérant de ce qu’il faudra désormais appeler L’1D3. Ici, on peut donc venir déguster de véritables plats en verri

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L’Autre Marché, par Miss Oscar Factory

Emplettes | Il est tout petit certes, mais sans doute plus sympathique et vertueux que la plupart des marchés qui prospèrent avant Noël. (...)

Jérémy Tronc | Lundi 29 novembre 2021

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Il est tout petit certes, mais sans doute plus sympathique et vertueux que la plupart des marchés qui prospèrent avant Noël. L’Autre Marché est un rassemblement de créateurs organisé le dimanche 5 décembre par Céline Maras, de la boutique Miss Oscar Factory, implantée tout proche de la gare de Grenoble. Ses machines à coudre et surjeteuses utilisées habituellement pour son métier et ses cours de couture seront temporairement poussées dans un coin afin d'accueillir les six artisans qu’elle a sélectionnés dans son réseau. « Ce ne sont que des petits créateurs locaux qui se sont lancés il y a peu de temps. Tous ont des produits et des univers très différents et originaux. L’idée c’est de les révéler au public et de créer la surprise », assure Céline Maras. On retrouvera ainsi Conquest Squares et ses dessins sur papier velin aux ambiances dark et ésotériques ; Patatouille Créations avec des bijoux et accessoires dans l’univers kawaii

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No One Is Innocent fourbit ses armes à la Belle Electrique

ACTUS | L’inépuisable groupe métal No One Is Innocent a terminé cette semaine une résidence de quelques jours à la Belle Electrique, afin de peaufiner la tournée Ennemis 2022.

Valentine Autruffe | Vendredi 19 novembre 2021

No One Is Innocent fourbit ses armes à la Belle Electrique

Bientôt trente ans que No One Is Innocent écluse toutes les scènes rock et métal du pays et au-delà, avec toujours la même verve chantée en français. Cette semaine, le groupe a passé quelques jours en résidence à Grenoble, à la Belle Electrique, afin de préparer son retour sur les routes (No One ne s’en éloigne jamais bien longtemps) avec un nouvel album, Ennemis, sorti en octobre 2021. Quelques Zénith au programme de lives qui seront toujours aussi rugueux ; il suffit d’écouter le titre qui porte le disque, Forces du désordre, pour imaginer la furie prendre possession de la fosse… De quoi exulter contre les ennemis de No One, explicitement rhabillés pour l’hiver dans Les Hyènes de l’info, La Caste ou Polit Blitzkrieg. Rendez-vous le 19 mai 2022 à la Belle Electrique pour le concer

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"A Quiet Evening of Dance", pur Forsythe

Danse | La MC2 de Grenoble accueille les 14 et 15 décembre le maître néoclassique qu'est William Forsythe, pour A Quiet Evening of Dance.

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Difficile de résumer l'univers du chorégraphe William Forsythe, tant son œuvre, débutée dans les années 1970, est riche, débordant même parfois les frontières de la danse pour des installations ou des performances dans les musées… Né en 1949 à New York, féru au départ de rock et de comédie musicale, Forsythe émigre en Allemagne où il dirigera bientôt le Ballet de Francfort, de 1984 à 2004. Une formation de culture classique avec laquelle il invente son propre style fait à la fois de déconstruction des codes classiques, mais aussi d'une extrême virtuosité technique (vitesse d'exécution ébouriffante, membres sous forte tension…). En 2005, il crée une compagnie indépendante, toujours basée en Allemagne, multipliant les collaborations (dernièrement avec le Ballet de l'Opéra de Paris en 2015). Plusieurs de ses pièces ont ét

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Et vous, à pied ou à pédales ?

GUIDE URBAIN | A l’heure où l’on ne parle que de mobilités douces, et dans la première grande ville écolo de France, le SMMAG (...)

Valentine Autruffe | Lundi 29 novembre 2021

Et vous, à pied ou à pédales ?

A l’heure où l’on ne parle que de mobilités douces, et dans la première grande ville écolo de France, le SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise) a publié il y a quelques jours une enquête mobilité, vaste puisqu’elle prend en compte 359 communes autour de Grenoble. Les 326000 habitants de ce territoire conduisent en majorité leur voiture. Quand on habite la Matheysine ou le Voironnais… En dix ans, cette part a quand même diminué, passant de 46 à 41%. A Grenoble-ville, les chiffres confirment l’engouement cycliste, mais la voiture reste devant avec 18% de conducteurs et 5% de passagers. Première façon de bouger : la marche à pied (43% des sondés), loin devant le biclou (12%) ! En revanche, moins d’un quart des Grenoblois utilise les transports en commun pour circuler. Cela paraît peu vu le maillage dense de la ville en matière de tram/bus. Question de coût (autour de 50 € par mois pour l’abonnement annuel de base), d’horaires (le soir, on attend parfois longtemps&helli

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Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

ACTUS | Né à Bruxelles, le mouvement Balance ton Bar fait des petits, y compris à Grenoble où une page Instagram recense les témoignages de femmes et cumule déjà près de 5000 abonné(e)s.

Valentine Autruffe | Jeudi 18 novembre 2021

Importunées, agressées, droguées : les Grenobloises dénoncent sur #BalancetonBar

Après MeToo, Balance ton porc, MeTooThéâtre ou encore MeTooPolitique, un hashtag né à Bruxelles il y a quelques semaines se répand comme une traînée de poudre. Des centaines de femmes racontent leurs soirées dans des bars, boîtes de nuit et salles de concert où elles affirment, pour beaucoup, avoir été droguées à leur insu. Drogue du viol Une page Balance ton Bar Grenoble a été récemment créée sur Instagram, et recense les témoignages de femmes anonymes qui rapportent leurs mésaventures dans les établissements grenoblois. De la lourdeur à l’agression, voire au viol à proprement parler, il y a de tout, mais ce qui frappe surtout ce sont les soupçons répétés d’avoir consommé à leur insu du GHB, dite "drogue du violeur". Ces nouveaux récits résonnent évidemment avec l’actualité récente ; fin octobre

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Regards sur le point de vue : leurs yeux, mon œil

Expo interactive | Surpris par les courtes et froides journées d’automne, vous vous retrouvez à ne plus savoir quoi faire de la marmaille qui vous (...)

Benjamin Bardinet | Lundi 29 novembre 2021

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Surpris par les courtes et froides journées d’automne, vous vous retrouvez à ne plus savoir quoi faire de la marmaille qui vous court dans les pattes tous les week-ends ? À Échirolles, le Centre du Graphisme a une solution pour vous : l’exposition Mon œil, regards sur le point de vue ! À l’origine de ce projet, une web-série produite par le centre Pompidou et dont l’ambition est de permettre aux enfants (et aux ados) de découvrir le monde de la création à travers des petits films d’animation réalisés par cinq artistes – graphistes ou illustrateurs. Réalisée en écho à cette série, l'exposition invite ces mêmes artistes à proposer des installations interactives qui permettent aux (jeunes) visiteurs de découvrir certains procédés

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Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

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Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Brigid Dawson & The Mothers Network, la Californie sous la pluie

On dit souvent que les artistes sont en grande partie le produit de leur environnement. Une analyse sans doute un peu cliché, mais qui s’applique à la perfection à la musique de Brigid Dawson, chanteuse et claviériste pendant pas loin de dix ans au sein de la fameuse formation de garage rock psychédélique californienne Thee Oh Sees. Et la Californie, berceau ensoleillé de la contre-culture des 60’s et terre d’accueil de l’utopie hippie, est bel et bien présente en esprit au sein de Ballet of Apes, son premier album solo sous le nom Brigid Dawson & The Mothers Network : voix apaisée, ambiances planantes, ballades folk langoureuses au doux parfum psychédélique… Mais elle n’est pas la seule. Elevée en Angleterre dans une famille de musiciens (son père était un pianiste de jazz), Brigid Dawson a passé une bonne partie de sa jeunesse à vivre consécutivement entre ces deux pays, et sa musique s’en ressent. Une sorte de spleen pluvieux et mélancolique infuse en permanence en arrière-plan, et la rencontre de ces deux univers opposés donne, dans ses meilleurs moments, une singularité peu commune à ce Ballet of Apes, qu’on est assez impatients de découvrir

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Festival international du film nature et environnement : écran vert !

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Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Festival international du film nature et environnement : écran vert !

Si ces dernières années les prises de conscience et les alternatives écologiques ont fleuri, certains organismes s’attellent à la tâche depuis déjà longtemps. À l’image de France nature environnement Isère, association de protection de la nature qui milite depuis près de 50 ans et revient à partir du 25 novembre avec son Festival international du film nature et environnement pour une 35e édition qui s’annonce riche. Jusqu’au 5 décembre, une sélection de 27 courts et longs-métrages (sur 230 reçus cette année) sera projetée, entre films contemplatifs et documentaires engagés, avec toujours cette volonté de sensibiliser le public et de proposer des solutions en vue d’une paix des ménages entre l’Homme et la nature. Notez parmi les temps forts la soirée d’ouverture (le 25/11) avec le parrain de cette édition, Laurent Baheux, photographe animalier reconnu dans le monde entier et activiste de la protection environnementale. Lors de la soirée de clôture (le 5/12), le jury décernera les fameux prix “Hérisson” aux meilleures réalisations. Festival international du film nature et environnement du 25 novembre au 5 décembre à Grenoble et agglomération.

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Concerto en braille

ACTUS | « Tu sais, une machine Perkins, normalement c’est pas pour faire de la musique. Moi ça me sert à écrire en braille parce que je suis déficient visuel (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Concerto en braille

« Tu sais, une machine Perkins, normalement c’est pas pour faire de la musique. Moi ça me sert à écrire en braille parce que je suis déficient visuel et que je ne lis pas en noir comme les voyants. » Fadi, 9 ans, élève à l’école élémentaire Ferdinand-Buisson, participe à un étonnant projet avec neuf autres de ses camarades. Tous en situation de handicap visuel, ils répètent depuis quelques semaines, aux côtés de 30 élèves-musiciens du collège Charles-Munch, le Concerto pour machines Perkins, œuvre de François Rossé pour ensemble instrumental et machines à écrire en braille, utilisées ici comme instrument de percussions. « Les machines constituent un pupitre comme les autres, avec une partition écrite pour elles », explique Christophe Louboutin, professeur de guitare au Conservatoire et intervenant sur le projet. « C’est un morceau contemporain d’une grande exigence artistique, comportant des passages improvisés et d’autres très écrits. Pour les malvoyants, des repères sonores leur permettent de savoir à quels moments ils doivent intervenir. Ce qu’ils joueront pendant la pièce est loin d’être anodin. » L’œuvre a été co

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Aurélien Martinez | Mardi 16 novembre 2021

Ce qui demeure ; Saint-Félix, enquête sur un hameau français : on a souvent vu à la MC2 la metteuse en scène Élise Chatauret et son théâtre construit à partir d'enquêtes sur le terrain. Avec À la vie, nouveau spectacle qui vient tout juste d'être créé (nous ne l'avons pas vu), elle s'intéresse à la douloureuse question de la fin de vie. Accompagnée de son équipe, elle a ainsi passé plusieurs semaines en milieu hospitalier et dans un centre d’éthique clinique. En découlera sans doute un théâtre original dans sa forme et souvent fort dans ce qu'il convoque, à découvrir du mardi 30 novembre au samedi 4 décembre. Avec notamment sur scène, Justine Bachelet, comédienne littéralement magnétique – même si tout ceci est très subjectif, on vous l'accorde. A la vie du 30 novembre au 4 décembre à la MC2, Grenoble

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Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

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Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

En BD, la Grenobloise Coline Picaud raconte le parcours d'exilés

Ils s’appellent Zabihullah, Télémilé, Méri, Golindya, Sutha, Maha… Ils viennent d’Afghanistan, de Guinée, du Brésil, d’Érythrée, du Sri-Lanka ou de Syrie. Tous sont des personnages de la bande dessinée Personne ici ne sait qui je suis, dans laquelle Coline Picaud raconte son quotidien en tant que professeure de français pour étrangers à la Maison des habitants du centre-ville de Grenoble. Enfin, ce n’est pas vraiment son histoire qu’elle raconte, plutôt celles de ces exilés qui ont quitté leur pays pour des raisons très diverses (amour, travail, guerre, pauvreté…) : « La Maison des habitants est l’un des rares endroits où des gens très différents se mélangent, avec un point commun : ils apprennent le français. Je voulais montrer la multitude de parcours qui existent et que tout démarre, à chaque fois, d’une décision individuelle. Ce ne sont pas des groupes qui partent, mais bien des individus. » Sur « la route des morts » Des individus qui, une fois dans notre pays, sont pourtant ramenés en permanence à leurs origines et jugés à l’aune de la méconnaissance abyssale des Français. Coline Picaud s’emploie donc, dans ce livre, à remettre un p

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Bandit Bandit : The Artists, les vrais

Electro-rock | Les amateurs de télé-crochets – ou les fans hardcore du groupe – auront peut-être aperçu Bandit Bandit un samedi soir de septembre en prime-time sur France (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 16 novembre 2021

Bandit Bandit : The Artists, les vrais

Les amateurs de télé-crochets – ou les fans hardcore du groupe – auront peut-être aperçu Bandit Bandit un samedi soir de septembre en prime-time sur France 2. Le groupe lyonnais participait à la première de l'émission-événement (c'est du moins comme cela qu'elle était présentée) de l'animateur omniprésent et bavard que l'on appelle Nagui. La chose fut un ratage complet : pour l'émission (qui battit des records de médiocrité en termes d'audience et de rythme, sans doute à cause de la propension de Nagui à ramener son énorme fraise à tout bout de champ) comme pour le groupe, malheureusement et injustement éliminé d'entrée. Moins du fait d'une prestation ratée (elle ne le fut pas) que parce que le rock, ma bonne dame, on s'en est vite aperçu, n'est plus guère télégénique en 2021 (quand Nagui, autoproclamé "M. Musique" du service public qualifie l'électro-rock de Bandit Bandit de "metal" dans une émission qui, plus qu'autre chose, cherche un hybride d'Eddy de Pretto et Claudio Capéo, il n'y a plus rien à espérer). On peut néanmoins se consoler et consoler le duo formé par Maëva Nicolas et Hugo Herleman (qui ont sûrement d'autres chats à fouetter que de se morfondre)

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Patriarchie, l'asso qui mêle "connerie et activisme"

Féminisme | Après le succès du faux magazine féminin lancé par Pauline Rochette, Patriarchie a pris l'allure officielle d'une association portée par une équipe de bénévoles qui tend à s'élargir. Implantée à Grenoble depuis mai, Patriarchie partage ses engagements féministes avec le public autour d'ateliers très variés (drag, tattoo, etc.).

Eloïse Bonnan | Mardi 16 novembre 2021

Patriarchie, l'asso qui mêle

Peut-être en scrollant, êtes-vous déjà tombé fortuitement sur la gazette digitale Patriarchie magazine, imaginée par la grenobloise Pauline Rochette. Avec des titres bien acres comme SEXO se forcer pour faire plaisir, Être un objet c’est être utile, CARRIÈRE Ces femmes sans cœur... Sur fond d’illustrations soignées, ses créations (ou collaborations) séduisent un public sensibilisé aux luttes féministes et plus largement les initiés au second degré. La recette de son succès ? Il vient naturellement de ces mains délicates, très inspirées par le nuage d’amour et de bienveillance qui entoure les femmes et les minorités dans notre société. Trêve de plaisanterie. En surfant sur les codes de la presse féminine avec un ton nettement plus trash, Patriarchie magazine s’attaque au pied de biche à bon nombre de messages, représentations et codes dont la presse féminine est entre autres un vecteur. Et spoiler alerte, ce magazine n’est que “coquille vide”, à l’image des exemples dont il fait la satire. Il n’empêche que ses unes ont été appréciées à Grenoble durant le week-end du 8 mars 2020, et rencontrent un franc succès sur les réseaux

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Tracanelli mène la vie de château

Art contemporain | Jamais à court d’idées et de projets, le galeriste Adrien Tracanelli présente les créations de plusieurs artistes qu’il soutient à l’occasion d’une exposition (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 16 novembre 2021

Tracanelli mène la vie de château

Jamais à court d’idées et de projets, le galeriste Adrien Tracanelli présente les créations de plusieurs artistes qu’il soutient à l’occasion d’une exposition au Château de Chaulnes. Une sortie qui permet aux curieux de faire coup double : découvrir le travail de ces différents artistes et faire un tour dans ce château idéalement situé, sur les hauteurs de Noyarey. Installées dans les trois salles du rez-de-chaussée, les œuvres se fondent dans cet environnement singulier comme si elles avaient toujours été là. Peut-être paradoxalement inspiré par le prestige du lieu, le parcours propose plusieurs figures réalisées à partir d’objets de rebuts ou de matériaux triviaux : constitué d’un amas de canettes le gigantesque fantôme Guillaume Péruchon accueille le visiteur (pas de château digne de ce nom sans fantôme), tandis que plus loin, surgissant d’un tableau accroché entre deux fenêtres, un masque réalisé à partir d’un vieux bidon en plastique évoque celui du robot géant du Roi et l’oiseau. Intégralement réalisé de bouts de cartons découpés, le buste de figure féminine de Banal semble n

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Diptyque amoureux sur essuie-tout

ARTS | « Ce que j’essaye de faire avant tout, c’est de sortir de la photographie ». C’est plutôt réussi. À la galerie Ex-Nihilo, Jean-Pierre Bonfort (...)

Benjamin Bardinet | Mardi 16 novembre 2021

Diptyque amoureux sur essuie-tout

« Ce que j’essaye de faire avant tout, c’est de sortir de la photographie ». C’est plutôt réussi. À la galerie Ex-Nihilo, Jean-Pierre Bonfort expose une série troublante à bien des égards. Confrontant la couleur au noir et blanc, le végétal à l’architectural, l’organique au géométrique, le photographe réalise des diptyques qui sèment la confusion. Notre esprit cartésien est contraint de se mettre en sourdine et notre regard de se laisser porter par ces images dont on ne sait jamais très bien ce qu’elles sont ni d’où elles viennent. Photogrammes ? Herbiers imaginaires ? Aquarelles ? Gravures ? Notre perception est mise à mal, ceci d’autant plus que la texture du sopalin utilisé par Jean-Pierre Bonfort pour tirer ses images confère un grain particulier qui ajoute encore à la confusion des sens. « C’est la matière qui m’intéresse », nous assure-t-il. Une matière photographique qu’il expérimente, malmène et distord pour le plus grand plaisir du regardeur curieux, qui sera séduit par l’inconfort perceptif dans lequel il est contraint d’évoluer. L’explosion d’un élém

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GRRRE Games, coups de poker réussis

ACTUS | GRRRE Games est l’une des deux maisons d’édition de jeux de société installées à Grenoble et se distingue en misant sur une certaine originalité. Un parti pris qui fait mouche dans un marché en pleine expansion.

Hugo Verit | Mardi 16 novembre 2021

GRRRE Games, coups de poker réussis

Voilà trois ans que les Grenoblois Céline et Florian Grenier ont lancé leur maison d’édition de jeux de société, GRRRE Games. Après une première sortie remarquée début 2019 (Dany et son thème original consacré au dédoublement de la personnalité) puis le gros succès de Nidavellir en 2020 avec 70 000 boîtes vendues à travers le monde, ce couple de passionnés dispose aujourd’hui d’un catalogue de huit jeux, dont les deux derniers (Fragments et Les Contes Émerveillés) viennent de paraître ce mois-ci : « Comme on ne dépend pas financièrement de notre entreprise (personnellement, j’exerce en tant que médecin généraliste), on peut se permettre de prendre des risques et d’éditer des jeux qui sont un peu en décalage par rapport à l’offre globale, que ce soit dans le thème pour Dany, dans les graphismes noirs et blancs pour Nidavellir ou dans le gameplay pour KamiMaï, un jeu japonais que personne n’osait éditer », explique Florian. « Réfléchir sans trop se prendre la tête » Un parti pris qui leur permet d’exister sans trop de problèmes dans un marché en pleine expansion. En France, un millier de

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Harvest et le vin militant

GUIDE URBAIN | Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur (...)

Jérémy Tronc | Mardi 16 novembre 2021

Harvest et le vin militant

Au Harvest, on trouve dans la playlist éclairée des patrons du Neil Young, bien évidemment (Harvest est le nom du quatrième album du chanteur guitariste américain, gros pavé dans l’histoire du rock folk), mais on y vient surtout pour déguster des vins naturels, la spécialité de ce bar implanté au cœur du quartier Saint-Bruno. « Nous proposons une sélection évolutive d’environ 120 vins naturels », annonce Mathias, l’un des gérants, en nous servant un Riesling d’une belle vivacité et au nez d’une grande finesse. « On est sur ce créneau par goût bien entendu, mais aussi par engagement contre les vins conventionnels qui, à mon sens, ne sont qu’un tissu de mensonges et d’arnaques pour un public qui n’est pas au courant de ce qu’il boit, alors que potentiellement il s’empoisonne. » Pour accompagner la dégustation des vins, des planches sont proposées autour de 10 €, composées de produits locaux, notamment des foccacia bio de leur voisin Dragonne pizza. L’intérieur du bar se distingue par sa décoration feutrée composée d’objets chinés, en alternance avec les bouteilles aux étiquettes rivalisant de créativité. Mention spéciale pour la jolie et surpre

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T’as pas changé Sinsé !

Anniversaire | En trente ans, on a pris des cheveux blancs, on n’arrive plus à se coucher après minuit, on est pompette après deux bières, on a une plus belle voiture et un (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

T’as pas changé Sinsé !

En trente ans, on a pris des cheveux blancs, on n’arrive plus à se coucher après minuit, on est pompette après deux bières, on a une plus belle voiture et un plus grand appart’, on est passé de la hardtek à l’ambient et du trash metal au folk... En revanche les Sinsé, eux, n’ont pas varié d’un pouce dans le paysage grenoblois. Ils persistent invariablement, depuis Première Récolte et jusqu’à 30 ans, à s’offusquer des travers de notre société sur des envolées cuivrées et des cordes 100% reggae, à illustrer leurs affiches et jaquettes de bons vieux dessins de feuilles de cannabis et à faire chalouper leurs fans. Ils continuent aussi leurs grandes réunions festives sur scène, et quelle meilleure occasion pour festoyer que l’anniversaire de leurs trente ans ? Sinsémilia le 27 novembre à 19h30 au Summum

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Gaël Faye, claquage au cœur

Rap | [REPORT : le concert prévu le 19/11 est décalé au 16/12] Grand artiste originaire d'un petit pays, Gaël Faye sera à La Belle Electrique le 19 novembre pour jouer en live Lundi méchant, son dernier album studio. Lui sera « digne et debout » dans une salle comble exaltée par la danse ou les rêveries immobiles !

Eloïse Bonnan | Mardi 16 novembre 2021

Gaël Faye, claquage au cœur

Huit ans après son premier album studio Pili-Pili sur un croissant au beurre, quatre ans après son premier roman à succès Petit Pays, le second album studio Lundi méchant de Gaël Faye sera présenté en live au public grenoblois le 19 novembre prochain. Le concert à La Belle Electrique affiche complet. Si certains ragent de ne pas être de la fête, retenez bien la leçon dans la verve du rappeur franco-rwandais : mieux vaut courir tôt derrière un billet que s’faire des « claquages au cœur » ! Et si on vous disait pourquoi un tel coup de cœur ? Se trouver devant l’artiste franco-rwandais, c’est tout simplement être devant cette implacable machine à souder la poésie et la musique. Littérature ou musique, à quoi bon choisir quand des talents de sa trempe savent si bien les unir ? Preuve sur ce second album tenu d’une extrémité à l’autre par une colonne de textes puissants et que des mélodies plus ou moins rythmées font défiler. À nouveau sur son « bien-aimé petit pays », désignant tantôt le Burundi tantôt le Rwanda, Gaël Faye se penche et puise une inspiration aux horizons infinis. Feat. Christiane Taubira Son

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Comment le design scandinave a envahi l’Occident

CONNAITRE | Chez maman ou au resto du coin, où que l’on aille, on a 90% de chance de croiser un meuble d’obédience scandinave. Simple et clair, le style suédois et (...)

Valentine Autruffe | Mardi 16 novembre 2021

Comment le design scandinave a envahi l’Occident

Chez maman ou au resto du coin, où que l’on aille, on a 90% de chance de croiser un meuble d’obédience scandinave. Simple et clair, le style suédois et consort rayonne dans tout l’Occident. Partons sur les bonnes bases : le fondement du design, c’est l’utilité alliée à la beauté. Quant à la Scandinavie, elle regroupe trois pays (Suède, Norvège, Danemark). Et non, l’engouement pour le design suédois n’est pas né avec Ikea. Une fois cela dit, rendez-vous avec Laurent Abry, historien de l’art, qui date très précisément le moment où le monde s’est épris du mobilier nordique. « La grande exposition de Stockholm en 1930 a donné un coup de projecteur sur le style scandinave », grâce à la présence de deux de ses précurseurs, Ferdinand Boberg et Eero Saarinen. Père de la chaise tulipe, ce dernier a « eu un impact très important sur la nouvelle génération de designers, qui vont beaucoup s’en inspirer ». Dans son sillage, Alvar et Aino Aalto, Arne Jacobsen et ses "ant chairs" (chaises fourmis), Hans Wegner - courtisé par John F. Kennedy pour le confort de ses chaises, Verner Panton et ses transats épurés… Aujourd’hui encore, la créativité scandinave es

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Du beau, du bon, du Bonnard

ARTS | L'exposition de l'année au musée de Grenoble, "Pierre Bonnard, les couleurs de la lumière", ouvre au public le 30 octobre. Notre avis : c'est magnifique.

Benjamin Bardinet | Vendredi 29 octobre 2021

Du beau, du bon, du Bonnard

On n’avait pas trop de doutes et on vous le confirme : l’exposition du musée de Grenoble est magnifique ! En abordant le remarquable travail de coloriste de Bonnard par le prisme de la lumière, le parcours proposé nous plonge littéralement dans la flamboyance singulière de cette approche picturale. Qu’il soit au Grand-Lemps, en Normandie, dans le Sud de la France, à l’intérieur d’un cabaret parisien ou à la table de sa salle à manger, Bonnard excelle à révéler des ambiances lumineuses complexes grâce à un travail permanent de la couleur. Et si dans ses tableaux on voit souvent sa compagne Marthe à la toilette il est certain que nous prenons un bain avec elle – un bain chromatique qui devrait nous imprégner pour un moment. Le jaune solaire des mimosas, les verts luxuriants des jardins printaniers, le bleu miroitant des surfaces liquides ; chacune de ces explorations de couleurs est une invitation à plonger notre regard dans la peinture et à en apprécier les infinies variations. La vibration troublante de la

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Au musée de Grenoble : "Il y a chez Bonnard une recherche d’harmonie"

ARTS | En choisissant d’aborder Bonnard par le prisme de la lumière, le musée de Grenoble propose tout à la fois un retour sur l’ensemble de son œuvre et une réflexion sur la singularité de son approche. Nous en avons discuté avec Guy Tosatto, directeur du Musée de Grenoble et Sophie Bernard, co-commissaire de l’exposition.  

Benjamin Bardinet | Vendredi 29 octobre 2021

Au musée de Grenoble :

Depuis plusieurs années, le musée de Grenoble consacre régulièrement des expositions à des périodes méconnues ou peu étudiées de grandes figures de l’histoire de l’art. Pour Bonnard, vous avez plutôt fait le choix d’une entrée thématique : la lumière. Pouvez-vous nous expliquer ce parti pris ? Guy Tosatto : Pour Bonnard, l’aborder par un point particulier me semblait restrictif. L’idée était de couvrir l’ensemble de l’œuvre, de présenter toutes ses facettes, avec une parenthèse sur les arts graphiques car, dans les dernières expositions qui lui ont été consacrées, c’est un corpus qui n’avait pas été abordé et qui me semblait intéressant. Finalement, c’est Isabelle Cahn, la conservatrice du musée d’Orsay, qui a eu cette proposition d’aborder Bonnard par le biais de la couleur, avec comme fil rouge la lumière. Il y a en effet chez lui cette quête de transcrire la lumi&egra

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Le Midi / Minuit change de mains

Nouvelles têtes | « C’est un heureux hasard. On a entendu dire dans un bar que l’ancienne équipe souhaitait arrêter et trouver des gens pour reprendre le flambeau. Et (...)

Hugo Verit | Mardi 2 novembre 2021

Le Midi / Minuit change de mains

« C’est un heureux hasard. On a entendu dire dans un bar que l’ancienne équipe souhaitait arrêter et trouver des gens pour reprendre le flambeau. Et nous, cela faisait quelque temps qu’on cherchait un endroit pour travailler ensemble ! » Voilà comment Fanny, Joseph, Romain et Anouck (absente ce jour-là), les nouveaux responsables du Midi / Minuit, racontent comment ils se sont retrouvés ici. Tous intermittents du spectacle ou en passe de le devenir, ils ont donc investi ce petit théâtre associatif de la rue Saint-Laurent (25 places assises environ) en septembre dernier : « On aime ce lieu très particulier, qui a une vraie identité, où on a l’impression d’entrer chez sa grand-mère. On laisse la porte ouverte et les passants s’arrêtent par curiosité. Ce n’est pas vraiment un théâtre mais on y fait du théâtre. D’autant qu’on a la place pour accueillir des compagnies en résidence et permettre la rencontre entre des artistes locaux et extérieurs. » Que les habitués des lieux se rassurent, l’esprit du Midi / Minuit demeure avec la nouvelle équipe qui reprend les murs, l’association et le projet. Au programme, un plateau libre une fois par mois, mais aussi l

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La bibli de A à Z

Visite | La Bibliothèque d’étude et du patrimoine (BEP), rouverte au public il y a moins d’un an après des travaux de réhabilitation, se dévoile lors d’une visite spéciale le 13 novembre. L’occasion d’en savoir plus sur son architecture et les trésors patrimoniaux qu’elle renferme.

Hugo Verit | Mardi 2 novembre 2021

La bibli de A à Z

Elle trône à l’entrée de la ville, comme un gros paquebot échoué. Inaugurée en 1960, la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (BEP), toute en béton armé, ne fait pas forcément l’unanimité chez les Grenoblois, par son architecture un peu brutale. « C’est justement l’objet de la visite que nous organisons le 13 novembre : faire redécouvrir l’architecture XXe siècle peu connue et pas vraiment appréciée à sa juste mesure. Pourtant, ça vaut la peine de lever les yeux, surtout quand on a des explications », précise Isabelle Westeel, directrice de la Bibliothèque municipale de Grenoble. Pour les explications, comptez sur Pierre Voisin, chargé de l’action culturelle à la BEP, qui mène la visite et commence par rappeler les contraintes non négligeables auxquelles l’architecte Jean Benoit a dû faire face lorsqu’on lui confie le soin, en 1952, de construire une bibliothèque universitaire (qui deviendra municipale en 1970) sur un terrain compliqué de 1800 m² : « Une parcelle très étroite, comprimée entre la prison d’un côté, où se trouve l’actuel cinéma Chavant, et la caserne militaire Hoche de l’autre. Il est donc obligé de bâtir en hauteur et assume cette

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Aquaserge, savamment populaire

Rock progressif | Sur les bancs du solfège, on nous apprend à distinguer musique savante et musique populaire. Dans la première catégorie, la musique classique et contemporaine (...)

Hugo Verit | Mardi 2 novembre 2021

Aquaserge, savamment populaire

Sur les bancs du solfège, on nous apprend à distinguer musique savante et musique populaire. Dans la première catégorie, la musique classique et contemporaine ainsi que le "jazz" intello de conservatoire. Dans la seconde, tout le reste. Une classification sans doute un peu restrictive – et certainement poussiéreuse – qu’un groupe comme Aquaserge transcende avec puissance depuis cinq albums. Si l’avant-dernier disque de cette formation à géométrie variable, Laisse ça être, montrait ce qu’on pouvait faire de plus savant dans une esthétique pop-rock résolument populaire, le nouveau, sorti le 15 octobre, relève le défi inverse. The possibility of a new work for Aquaserge explore ainsi le travail de quatre compositeurs du XXe siècle (et pas les plus accessibles) : Giacinto Scelsi, György Ligeti, Edgard Varèse et Morton Feldman. Une relecture tout en respect, néanmoins teintée d’influences rock très aquasergiennes. Au final, un album pointu, orchestral, à dominante instrumentale, qui ne devrait pas pour autant décontenancer les fans du groupe, friands de ce genre de surprise et très à l’aise avec l’idée qu’un public doit être bousculé

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Masques absurdes

ARTS | Dans les jours qui viennent, vous risquez de tomber à Grenoble nez à nez avec un personnage hispide au visage partiellement masqué par toutes sortes (...)

Valentine Autruffe | Mardi 2 novembre 2021

Masques absurdes

Dans les jours qui viennent, vous risquez de tomber à Grenoble nez à nez avec un personnage hispide au visage partiellement masqué par toutes sortes d’objets : chambre à air, fleurs, banane, manique usée… C’est le projet de Guillaume Dimanche, qui pendant le dur de la crise sanitaire a pris quelque 200 selfies grotesques autour du masque qui ne nous quitte plus, et les a dispersés dans la rue. « Les germes des masques sont arrivés dans cette pénurie d'invention, dans cet enfermement intérieur. […] Bien plus que n'importe quelle revendication politique, ils ont été des signes de bonne santé, la création d'un personnage, chevelu, hirsute, effrayé, halluciné, clown, portant sur lui ce que les mots et les gestes imposaient à tous », écrit l’artiste en présentation de son travail. Intitulée Frenchmasks.SGDG (pour Sans Garantie Du Gouvernement), l’expo fera l’objet d’un accrochage public à l’Artisterie vendredi 5 novembre. Frenchmasks.SGDG dans le cadre du mois de la photo, www.maison-image.fr

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Des sous pour le Bar Radis

Financement participatif | Bon, cette fois, ça y est : le projet du Bar Radis arrive à son terme ! En cours de construction dans le quartier Flaubert, ce tiers-lieu (...)

Hugo Verit | Mardi 2 novembre 2021

Des sous pour le Bar Radis

Bon, cette fois, ça y est : le projet du Bar Radis arrive à son terme ! En cours de construction dans le quartier Flaubert, ce tiers-lieu alimentaire, qui comprendra un espace de maraîchage urbain, une serre, un atelier de transformation alimentaire et un bar-restaurant/café associatif, devrait ouvrir au public l’été prochain. En attendant, l’équipe du projet a lancé un bon vieux financement participatif il y a un mois. Objectif : 35000 euros pour acheter des équipements, organiser des animations sociales et culturelles ou encore assurer la communication. À l’heure où nous bouclons ce numéro, il reste 17 jours et un peu plus de 20000 euros à collecter. Parmi les contreparties, des paniers garnis, des ateliers gratuits ou des repas pour deux personnes au Bar Radis. www.miimosa.com/fr/projects/le-bar-radis-une-maison-de-l-alimentation-sur-les-toits

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Le blues camerounais de Maya Kutsi

Scène locale | Sorti il y a déjà trois ans, l’album Den Ane Ve Den du groupe grenoblois Maya Kutsi renferme de merveilleuses ballades blues, aux arrangements délicats, à (...)

Hugo Verit | Mardi 2 novembre 2021

Le blues camerounais de Maya Kutsi

Sorti il y a déjà trois ans, l’album Den Ane Ve Den du groupe grenoblois Maya Kutsi renferme de merveilleuses ballades blues, aux arrangements délicats, à l’image de Bia Za’a que l’on écoute en boucle afin de calmer les colères inutiles. Mais aussi des incursions funk-rock plus surprenantes comme Yaah Ah Ah qu’on dirait sortie d’un album des Red Hot (en mieux) et des morceaux issus plus directement du Bikutsi, l’esthétique musicale camerounaise dont Benny Owono et Sébastien Comito, les deux fondateurs du groupe, s’inspirent largement. Écrits en Bulu (la langue d’origine du chanteur), les refrains de Maya Kutsi ont pu se dévoiler sur des scènes non négligeables de la Cuvette (Cabaret Frappé, Col des 1000, Merci Bonsoir !) ces dernières années. Et c’est une très bonne nouvelle. Maya Kutsi le 12 novembre à la bibliothèque Abbaye-les-Bains

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Nuits blanches avec Marie Darrieussecq

CONNAITRE | Romancière à succès, Marie Darrieussecq publie un essai au titre clair comme de l’eau de roche : Pas Dormir. Qui n’a pas regardé avec effroi son réveil à 4h (...)

Valentine Autruffe | Mardi 2 novembre 2021

Nuits blanches avec Marie Darrieussecq

Romancière à succès, Marie Darrieussecq publie un essai au titre clair comme de l’eau de roche : Pas Dormir. Qui n’a pas regardé avec effroi son réveil à 4h du matin, tourné indéfiniment dans son lit, tout tenté pour enfin sombrer ? Le sommeil, quand il s’absente, est un tourment continuel. Plus qu’une simple nuit ponctuelle de nervosité, Marie Darrieussecq s’adresse aux insomniaques, les vrais. L’autrice évoque aussi bien les tourments d’aventuriers de Koh Lanta que les longues heures nocturnes de Proust, Kafka et autres monuments de la littérature, peuplée d’insomniaques. Elle raconte, avec force références allégées par un ton badin (malgré la dureté, par moments, du récit), la suite de ses tentatives pour s’endormir. En dépit de sa dimension de millefeuille bibliographique, Pas Dormir est une lecture très accessible dont la valeur réside surtout dans son aspect autobiographique livré sans fard : Marie Darrieussecq fixe le début de son insomnie chronique à la naissance de ses enfants, une inquiétude perpétuelle, montre ses innombrables boîtes de somnifères, évoque son alcoolisme. Pas Dormir est un ouvrage inhabituel par ce mélange des genre

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MoulinexxX, cuisine du terroir

Electro | Si MoulinexxX s’appelle ainsi, ce n’est pas seulement pour la blague. Avoir un nom rigolo, c’est bien (parfois) mais l’ériger en concept pour en faire (...)

Hugo Verit | Mardi 2 novembre 2021

MoulinexxX, cuisine du terroir

Si MoulinexxX s’appelle ainsi, ce n’est pas seulement pour la blague. Avoir un nom rigolo, c’est bien (parfois) mais l’ériger en concept pour en faire une ligne artistique directrice, c’est mieux. Il se trouve que le bruitisme électronique de ce duo grenoblois, composé de Benjamin Vaude et Olivier Depardon, n’est pas sans évoquer le ballet robotique foutraque qui pourrait naître d’une cuisine bien équipée. Cependant, rassurez-vous, le résultat est bien plus harmonieux qu’il n’en a l’air. Ici, point de blender mais des synthés, des boîtes à rythmes, des voix, du thérémine pour des morceaux électro-rock puissants. On les avait vus jouer à la Bobine en février 2020 et ça nous avait largement convaincus de rester boire un verre de plus. À l’Ampérage, ils seront en co-plateau avec Blind Delon et leur post-punk sans répit. Blind Delon + MoulinexxX le 5 novembre à l’Ampérage

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Un premier festival de musique africaine à Grenoble

Festival | Jeune musicien malien installé à Grenoble depuis 2016, Hassana Ongoiba est le fondateur de l’association Main dans la main, (...)

Eloïse Bonnan | Vendredi 22 octobre 2021

Un premier festival de musique africaine à Grenoble

Jeune musicien malien installé à Grenoble depuis 2016, Hassana Ongoiba est le fondateur de l’association Main dans la main, implantée depuis 3 ans à la Villeneuve. Elle a pour but principal de promouvoir en musique la culture malienne et dogon en particulier, depuis la France. Le collectif d’artistes issus des diasporas malienne et guinéenne a eu envie d’un événement ambitieux faisant un pont entre le public français et les habitants du Mali. Après deux ans d’élaboration et des reports à cause de la pandémie, l’équipe présente enfin sa première édition du festival Pyramide. Le festival Pyramide constitue le volet français du projet global "Paix et réconciliation au Mali", décliné aussi du 13 au 27 novembre côté malien avec une tournée pour la paix "Miyafa" ( "pardonne-moi" ). Ce projet traduit la volonté ferme d’artistes maliens, résidant en France ou non, d’agir à leur échelle et selon leurs compétences sur les conflits déchirant

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Grenoble Tattoo Underground : ciel, mon tatouage !

ACTUS | Grenoble Underground organise une semaine dédiée au tatouage au Ciel, avec exposition, ateliers, discussions et l’élection du tatouage le plus laid (le vainqueur aura droit à un cover offert).

Valentine Autruffe | Vendredi 22 octobre 2021

Grenoble Tattoo Underground : ciel, mon tatouage !

Rendez-vous au Ciel samedi soir à 18h pour le vernissage de l’exposition Grenoble Tattoo Underground, Hors Peau. Neuf artistes tatoueurs locaux participent, chacun ayant réalisé une œuvre spécialement dédiée à l’événement, afin d’exposer leur talent libéré des exigences des clients. Associée à Grenoble Underground, la jeune association Patriarchie participe avec des ateliers et discussions autour du tatouage, du rapport au corps et du consentement. Les participants pourront aussi s’essayer à la manipulation de l’aiguille, moderne ou traditionnelle à la polynésienne (rassurez-vous, pas sur des vrais gens). Jeudi soir, ils pourront profiter de ce regroupement de tatoueurs pour se laisser tenter par un "flash tattoo" (pas de réservation, premier arrivé premier servi). Bouquet final vendredi 29 octobre, avec l’élection du tatouage le plus laid : le vainqueur remportera un cover ! Grenoble Tattoo

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Le "Vertige" de trois artistes sans fioriture

ARTS | Sarah Anton, Jacob Madamour et Thierry Lombard exposent jusqu'au 30 octobre à la 1-10 Galerie, quartier Saint-Bruno à Grenoble.

Valentine Autruffe | Vendredi 22 octobre 2021

Le

Jacob Madamour met en scène des femmes dans des photographies sophistiquées et violentes, que l’on croirait tirées de films noirs. Sarah Anton évoque en peinture le corps des femmes, l’enfantement, le sexe, dans des tableaux colorés que l’on croirait, avant d’en saisir les détails, enfantins. Thierry Lombard, artiste multicartes, propose ici des peintures multicolores invitant au voyage. Moins explicites, ses toiles répondent à celles de Sarah Anton. Les trois artistes se réunissent à la 1-10 Galerie dans une exposition commune, intitulée Vertige. Happé par les couleurs et les contours francs du projet Acoeur de Sarah Anton, on prend le temps de décortiquer chaque détail de ses toiles, avant d’être attiré par une série d’œuvres représentants des vulves (thème très (trop ?) en vogue en ce moment), y compris des boucles d’oreilles. Issus d’une autre série, ses portraits sont remarquables. Au milieu des tons vifs de Sarah Anton et Thierry Lombard, les

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Quoi de neuf l'impro ?

Rire | Une fois le billet et pass sanitaire sortis à l’entrée du Hüb – espace d’une redoutable polyvalence aux airs de (...)

Eloïse Bonnan | Jeudi 21 octobre 2021

Quoi de neuf l'impro ?

Une fois le billet et pass sanitaire sortis à l’entrée du Hüb – espace d’une redoutable polyvalence aux airs de restau bar cool, maximalement éclairé et vitré - la soirée peut commencer. Il est 19h, les spectateurs profitent d’un temps apéritif, sauf peut-être Marianne Guespin, la fondatrice de JDS production, qui s’active en tous sens. Des assiettes de tapas, comprises dans le mini tarif de 10€, déferlent à table et ouvrent l’appétit du public. Puis l’appétit se transforme en hâte de découvrir le duo d’improvisateurs. Le duo fait son entrée. La joie des retrouvailles est palpable pour quelques spectateurs, habitués aux interventions des comédiens JDS (improvisateurs la plupart) en entreprise. Ce soir-là, les deux « pépites du Hüb » s’appellent Lilande et Mélinda. Elles s'avançent jusqu’au centre avec une simple valise cabine chacune, leur d&ea

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4 millions d’euros pour verdir Grenoble

Politique | Hamburgers végétariens et vaisselle non jetable : c’est un sans-faute écologique pour la ville de Grenoble qui (...)

Jérémy Tronc | Lundi 18 octobre 2021

4 millions d’euros pour verdir Grenoble

Hamburgers végétariens et vaisselle non jetable : c’est un sans-faute écologique pour la ville de Grenoble qui accueillait ce lundi 18 octobre la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. À ses côtés, Éric Piolle, maire de Grenoble, Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole, Sandrine Martin-Grand, vice-présidente du conseil départemental de l’Isère et Valérie Drezet-Humez, cheffe de la Représentation de la Commission européenne en France se sont donné rendez-vous à la Bastille pour signer l’accord triennal portant sur le financement de Grenoble Capitale Verte Européenne 2022, à travers la création d’un Groupement d’Intérêt Public. C’est ce GIP qui sera chargé d’organiser les événements (plus de 200 à partir du mois de janvier) et défis Capitale Verte et d’en assurer la promotion et la communication. À moins de trois mois du coup d’envoi de cette année qui mettra Grenoble et son territoi

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Chiner au café chez La Cafteuse

Concept | Après une carrière de communicante, Laura Saint Hubert réalise son rêve en ouvrant un café brocante, rue Thiers, qui fonctionne en dépôt-vente.

Valentine Autruffe | Mardi 19 octobre 2021

Chiner au café chez La Cafteuse

Sur la vitrine une citation attribuée à Paul Éluard : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ». Rendez-vous donc avec Laura Saint Hubert, 33 ans, qui vient d’ouvrir son café-brocante, la Cafteuse. « J’aime bien vulgariser en disant que tout est à vendre, sauf moi. » Dans une ambiance vide-greniers désuet, le client peut déguster un café ou grignoter un morceau, puis acheter la table sur laquelle il a déjeuné, l’assiette dans laquelle il a mangé, le canapé, le bibelot, etc. « Même les portants à biscuits sur le comptoir, ou le lampadaire fixé au mur » complète Laura Saint Hubert. « J’aime l’idée que la déco va évoluer, je veux que le lieu change, que ce soit toujours dynamique. » Dépôt-vente Elle fonctionne en dépôt-vente : deux ressourceries, Ulysse et la Ressourcerie du pays voironnais, fournissent à la Cafteuse du mobilier ; s’il n’a pas trouvé preneur au bout de trois mois, retour à l'envoyeur. Des particuliers garnissent aussi la boutique, qui parvient à rester très lumineuse et épurée. « On n’est pas un débarras

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"Dessine-moi...", crayonnés sauvages

ARTS | Avec "Dessine-moi..." le Muséum de Grenoble propose une exposition qui ravira autant les adultes curieux de l’histoire de l’illustration naturaliste que les enfants qui ont le bout du crayon qui les démange.  

Benjamin Bardinet | Mardi 19 octobre 2021

À l’ère de l’hyperconnectivité numérico-photographique, il est plus que jamais nécessaire de rappeler qu’on ne comprendra jamais mieux le monde qu’en faisant usage de son cerveau et de ses mains – et c’est là bien le mérite de l’exposition Dessine-moi... proposée par le Muséum. À travers un parcours chronologique qui revient sur les enjeux de l’illustration naturaliste et la particularité de son histoire du XVe siècle à nos jours, cette exposition nous rappelle en effet à quel point la pratique du dessin d’observation nécessite une attention au monde qui permet de mieux le comprendre. Tout ceci est mis en œuvre grâce à de nombreux documents accompagnés de textes explicatifs mais également par la présence de dispositifs qui permettent au plus malhabile des dessinateurs de faire des relevés graphiques relativement corrects. Les enfants (et les adultes) peuvent ainsi, grâce à une camera lucida, sorte d’appareil proto-photographique, dessiner

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2kg de culture : spectacles gratuits contre aide alimentaire !

ACTUS | Simple mais redoutable, le combo imaginé par Dan Arama, le père de "2kg de culture". Vous choisissez des spectacles près de chez vous associés au dispositif, (...)

Eloïse Bonnan | Mardi 19 octobre 2021

2kg de culture : spectacles gratuits contre aide alimentaire !

Simple mais redoutable, le combo imaginé par Dan Arama, le père de "2kg de culture". Vous choisissez des spectacles près de chez vous associés au dispositif, vous y amenez 2kg de denrées alimentaires non périssables qui paieront votre entrée. Conçu en partenariat avec la Banque Alimentaire de l'Isère, 2kg de culture favorise l’accès à la culture tout en essayant d’endiguer le phénomène de précarité alimentaire. Une nécessité plus impérieuse que jamais, la crise sanitaire ayant entraîné une forte hausse des demandes alimentaires depuis l'an dernier. Au niveau national, plus de la moitié des bénéficiaires de l'aide alimentaire y ont recours depuis moins d'un an (étude FFBA/Institut CSA 2020) ! « 2kg, un enfant peut les porter, c’est pas grand-chose ! » indique Dan, convaincu de l’importance des petits gestes solidaires que chacun réalise à son échelle.

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