Draga Bosna : "Chère Bosnie" te revoilà dans les radars !

Festival | Organisé par le Ciné-Club de Grenoble du 12 au 16 octobre, le festival Draga Bosna vous invite à venir découvrir la Bosnie-Herzégovine sous un angle nouveau et atypique. Un mix de cinémas, expo, conférences, débats et même des éclats de heavy metal !

Eloïse Bonnan | Lundi 11 octobre 2021

Le cœur d'Aurélie Dos Santos est sans pudeur quand il s'agit de faire entendre l'admiration que lui a toujours inspirée les pays des Balkans. Difficile de résister à l'enthousiasme viral de la porteuse de projet du festival DRAGA BOSNA (Chère Bosnie), lorsqu'elle nous partage son souhait (même pas le plus fou !) de changer notre regard sur la Bosnie-Herzégovine, pour enfin voir ce pays "comme une fête, étonnant et éblouissant ». Soyez sûrs qu'autour de ce petit pays un programme dense et original a été confectionné. Des invités de choix, tels que Elma Hašimbegović historienne, directrice du muséum de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo ou le photographe de Sarajevo surnommé “Strašni” (« Le terrible »), Milomir Kovačević qui dès l'âge de 17 ans n'a eu de cesse de photographier la vie des habitants avant et pendant la guerre.

Le Draga Bosna festival s'inscrit dans la continuité des trois éditions réussies du NSK Rendez-Vous Grenoble, consacré à l'implosion dramatique de la Yougoslavie qui voit dans le même temps l'avant-garde artistique slovène du NSK ( "Neue Slowenische Kunst" soit « Nouvel Art Slovène » en allemand) voler au secours de la société civile de Sarajevo assiégée de 1992 à 1995. L'un de ces moments où dans un chaos historique est né un langage artistique sublime, une forme d'art politique au service de la résistance. Ce nouveau "Rendez-vous en Bosnie-Herzégovine" auquel le Ciné-Club de Grenoble nous convie du 12 au 16 octobre, se veut également disruptif dans son intention de « tordre le coup aux préjugés ». Si ce festival tout public n'éludera pas des thématiques attendues (la guerre, l'identité, les mémoires, les rapports politiques complexes entre la Bosnie-Herzégovine et l'Union européenne), il dirigera encore plus notre regard sur la vitalité artistique et culturelle que le pays n'a jamais cessé d'avoir depuis 25ans en proposant cinéma, expositions, conférences et rencontres.

Pour résumé, le festival DRAGA BOSNA tentera d'esquisser une autre image du pays, qui sache rendre hommage à son histoire sans toutefois la réduire à l'expérience de la guerre et du deuil. Et d'après nous, le pari s'annonce réussi ! À en croire l'organisatrice, la projection de Scream for me Sarajevo du mercredi 13 octobre à 20h au cinéma Juliet Berto sera un temps fort. Un film qui documente l'histoire d'un concert de soutien exceptionnel puisque Bruce Dickinson, chanteur iconique de Iron Maiden, a accepté de performer à Sarajevo à la demande de soldats britanniques. « Une petite histoire dans la grande » qui pour les habitants de Bosnie est peut-être le film de leur vie. Pour nous autres, la projection sera sans doute l'occasion de se rappeler que la Bosnie-Herzégovine a bénéficié des élans de toute l'Europe en temps de guerre avant de tristement sortir des radars...

Draga Bosna du 12 au 16 octobre dans plusieurs lieux de Grenoble


Festival Draga Bosna

Rendez-vous en Bosnie-Herzégovine : films, expositions, conférence et rencontres.
Le Ciné-Club de Grenoble 4, rue Hector Berlioz Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Les Petits Magasins : tiercé gagnant

Boutique | Deux boutiques estampillées « Les petits magasins » par Grenoble Alpes Métropole ont été inaugurées mercredi : La Remise au 122, avenue Jean-Perrot à Grenoble, (...)

Valentine Autruffe | Mardi 5 octobre 2021

Les Petits Magasins : tiercé gagnant

Deux boutiques estampillées « Les petits magasins » par Grenoble Alpes Métropole ont été inaugurées mercredi : La Remise au 122, avenue Jean-Perrot à Grenoble, et La Brocante de Mamie au 17, rue du Pré-Ruffier à Saint-Martin-d’Hères. Le concept : plutôt que d’être jetés, les invendus de l’enseigne Kiabi sont cédés à ces structures et proposés à la vente à des tarifs très attractifs (-80% en moyenne, on a entendu parler de pantalons à 5€ pièce). De plus, les magasins fonctionnent avec des structures d’insertion professionnelle, La Remise et Grenoble Solidarité. Triplement gagnant donc, pour le budget fringues, l’économie de déchets et les personnes qui retrouvent le chemin de l’emploi.

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GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Festival | Du 28 septembre au 8 octobre, Grenoble et son agglo vibreront grâce à une nouvelle édition de ce festival au nom à rallonge, le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival. Coup d’œil sur la programmation et échange avec le président du Jazz Club de Grenoble, Salvatore Origlio.

Valentine Autruffe | Mardi 28 septembre 2021

GAM Jazz Festival : « L’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte »

Le signe particulier du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, « c’est qu’il est très éclectique », annonce son directeur Salvatore Origlio. L’événement se veut ouvert au public et aux genres musicaux les plus larges possibles. « C’est autant notre force que notre défaut, car certains trouvent que l’on manque d’esthétique. Mais pour nous, l’éclectisme signifie que le jazz n’est pas une musique morte. Ce qui nous intéresse, c’est de programmer des musiciens de jazz, qui fassent de l’improvisation, qui transmettent une émotion et aient une histoire à raconter. » Voilà qui est dit ! Infortune au Petit Bulletin : notre coup de cœur de la programmation, Natacha Atlas, qui devait se produire le 1er octobre à la Faïencerie, a été annulé en raison d’une inflammation de la gorge dont souffre la diva. On se tourne alors vers Salvatore Origlio : selon l

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Draga Bosna, c’est oui !

Festival | La Bosnie-Herzégovine, ça ne vous évoque pas grand-chose ? On vous conseille fortement de remédier à cela grâce au festival Draga Bosna organisé par le CinéClub de (...)

Valentine Autruffe | Mardi 5 octobre 2021

Draga Bosna, c’est oui !

La Bosnie-Herzégovine, ça ne vous évoque pas grand-chose ? On vous conseille fortement de remédier à cela grâce au festival Draga Bosna organisé par le CinéClub de Grenoble, du 12 au 16 octobre. Cet événement prend la suite du NSK Rendez-Vous, dont les trois éditions ont été une réussite. Des courts-métrages, des expositions, des conférences, de la musique : le bouillonnement bosnien se déplace jusqu’à Grenoble. Avec des pépites, comme le 13 octobre, la projection du film documentaire Scream for me Sarajevo, tourné par Tarik Hodžić, qui revient sur le concert organisé en 1994 par Bruce Dickinson, chanteur d’Iron Maiden, en pleine guerre dans la ville assiégée. Fort. Draga Bosna Rendez-Vous, du 12 au 16 octobre, programme et réservations sur ccc-grenoble.fr

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C'est la saison des amours à la Cinémathèque

Cinéma | Dévoilée il y a quelques jours, la programmation de saison de la Cinémathèque de Grenoble s’articulera de septembre à décembre autour d’un cycle intitulé "La machine à parler d’amour", ponctué de plusieurs séances spéciales. Décryptage.

Damien Grimbert | Mardi 21 septembre 2021

C'est la saison des amours à la Cinémathèque

C’était l’objectif principal de la nouvelle directrice de la Cinémathèque de Grenoble, Gabriela Trujillo : se concentrer sur « les vocations premières du lieu, en l’occurrence la conservation et la valorisation du fond de films de sa collection », tout en continuant son inscription « dans le réseau local, mais également celui des autres cinémathèques françaises et étrangères ». Après avoir longuement arpenté les lieux où sont stockés les films, elle a donc conçu sa programmation autour d’un cycle thématique emblématique, La machine à parler d’amour, avec en filigrane « l’idée du cinéma qui permet un dispositif amoureux qui se réinvente à chaque film ». Dernière avant destruction Inauguré ce jeudi 23 septembre autour de la programmation de L’Âge d’Or de Luis Buñuel et de deux courts-métrages, ce dernier se prolongera ensuite au travers notamment de films de Michel Piccoli (C’est pas tout à fait la vie dont j’avais rêvé), François Truffaut (La Femme d’à côté, en photo), Claire Denis (Trouble Every Day), Woody Allen (

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Les "road movies" à toute vitesse

ECRANS | Retour aux activités pour le Ciné-Club de Grenoble, qui ouvre sa saison avec un cycle dédié au road movie, inauguré par deux projections au cinéma Juliet Berto. (...)

Damien Grimbert | Mardi 21 septembre 2021

Les

Retour aux activités pour le Ciné-Club de Grenoble, qui ouvre sa saison avec un cycle dédié au road movie, inauguré par deux projections au cinéma Juliet Berto. Si le temps n’a pas été tendre avec Easy Rider (1969), projeté mercredi 29 septembre, le film de Dennis Hopper a néanmoins ouvert la voie à toute une flopée de road movies contestataires nettement plus intéressants, comme Point Limite Zéro (1971), projeté mercredi 6 octobre. Film de poursuite d’un minimalisme épuré, le long-métrage de Richard C. Sarafian suit un anti-héros rude et désenchanté, fuyant les illusions perdues de son passé dans une longue course sans retour sous amphétamine à travers les Etats-Unis. Métaphore à peine voilée d’une contre-culture ayant déjà délaissé l’utopie en faveur du nihilisme, Point Limite Zéro fait partie des films qu’on n’oublie pas.

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La Casemate renaît de ses cendres

Sciences | Après l’incendie criminel de 2017, revendiqué par des activistes anarchistes au nom d’une technophobie affirmée, la Casemate vient d’inaugurer ses nouveaux locaux réhabilités et redémarre l’ensemble de ses activités. Une bonne nouvelle à une époque où la défiance à l’égard des scientifiques prend une ampleur inédite.

Hugo Verit | Mardi 21 septembre 2021

La Casemate renaît de ses cendres

Bien sûr, c’était la fête. En ce jeudi 16 septembre d’inauguration, au premier étage d’une Casemate toute neuve, rénovée, lumineuse, ça souriait largement sous les masques, ça se congratulait allégrement entre élus et officiels tandis que plusieurs dizaines de personnes se pressaient dans les alcôves de la galerie, avides de découvrir les projets scientifiques présentés (un bac à sable interactif plein de couleurs permettant de réaliser des modélisations topographiques, la numérisation 3D de vertèbres afin d’observer les déformations subies par la colonne vertébrale, etc.) tout en dégustant des petits-fours et en sirotant un verre de vin. Oui, vraiment, c’était la fête et il s’agissait de le montrer. À qui ? Aux auteurs, toujours inconnus, de l’incendie criminel qui ravagea les lieux en novembre 2017 (sans faire de victime heureusement). « C’est un jour de renaissance et je pense aux gens qui travaillaient ici lorsque ces personnes, qui ne veulent rien comprendre à la science et à ce que l’on fait dans ce lieu, y ont mis le feu. Aujourd’hui, nous sommes encore plus forts », commençait Corine Lemariey, présid

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Festival Respire : « La sobriété sans contrainte »

Ecologie | On dit que l’union fait la force. Après une première édition en 2019, le festival Respire de la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère (MNEI) (...)

Hugo Verit | Mardi 21 septembre 2021

Festival Respire : « La sobriété sans contrainte »

On dit que l’union fait la force. Après une première édition en 2019, le festival Respire de la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère (MNEI) s’associe cette année au Village des alternatives de l’association Alternatiba, afin d’organiser un événement commun de sensibilisation aux solutions pour plus de sobriété écologique. Plus de 70 associations seront présentes dans le Parc Paul-Mistral, réparties en huit quartiers thématiques (énergie, biodiversité, mobilité, finances solidaires, etc.), pour informer le grand public, et le rassurer aussi : « Il s’agit de montrer aux gens que l’on peut vivre sobrement et sans contrainte, que des alternatives simples existent. Le constat que l’on dresse, c’est qu’il ne suffit pas d’être informé pour changer, il faut aussi être accompagné dans le changement qui peut faire peur », affirment Anne-Lise Naizot, directrice de la MNEI et Justine Solier, membre du collectif Citoyens pour le climat. Sur place donc, des assos comme l’Alec (Agence locale pour l’énergie et le climat) qui montrera comment faire des économies d’énergies chez soi ou encore le Repair café où l’on apprend à réparer toutes sortes d’obj

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Atlas des musiques du monde

Sono mondiale | Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 21 septembre 2021

 Atlas des musiques du monde

Strange Days. Que voilà un titre d'album et de spectacle particulièrement à propos pour illustrer les jours étranges que la reprise progressive d'activité ne parvient pas tout à fait à effacer. Comme par une sorte de prémonition Natacha Atlas avait pourtant enregistré et publié son dernier album en date avec Samy Bishai avant que le grand blocage ne commence : en l'an de grâce 2019. Après un report l'an dernier la chanteuse anglo-égyptienne née en Belgique vient enfin le présenter sur la scène du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival et ce n'est pas la moitié d'un événement. On a tendance à l'oublier mais Atlas est rien moins qu'une pionnière du genre qu'on appelait alors un peu abusivement "musiques du monde" et qui eut tôt fait de réunir en une vaste ratatouille musicale tout ce qui en la matière n'émanait pas du monde occidental. De sa première expérience avec le groupe Transglobal Underground à ses expériences solo, la chanteuse à la voix unique est parvenue à noyauter aussi bien les milieux branchés (elle

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Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Scène locale | Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. (...)

Hugo Verit | Mardi 7 septembre 2021

Cuvée grenobloise : l'appel est ouvert !

Comme à chaque rentrée, on vous signale l’appel à participation de la Cuvée grenobloise, ce dispositif de soutien à la scène locale qu’on ne présente plus. Si ? Vraiment, vous ne connaissez pas ? Bon d’accord… Toujours portée par l’association Retour de Scène, la Cuvée a pour objectif de valoriser des artistes locaux « à travers la diffusion, la formation, la programmation et la mise en réseau ». En résumé, les lauréats ont l’occasion de rencontrer du beau monde et, surtout, de jouer sur de jolies scènes du territoire (Magic Bus, Cabaret Frappé…). Attention, ne postulez pas si : votre expérience scénique se limite à un tour de chant devant papa, maman et tonton ; votre truc, c’est les reprises ; vous êtes déjà pas loin de la gloire ; vous n’êtes pas isérois. Rien de tout cela ? Alors la Cuvée vous tend les bras… tout du moins jusqu’au 19 septembre, date limite d’envoi des candidatures.

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Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Pop culture | Auteur d’un ouvrage somme consacré au cinéma de science-fiction japonais ("Kaiju, Envahisseurs & Apocalypse", aux Éditions Aardvark), Fabien Mauro sera l’un des invités de la première édition du Japan Alpes Festival, les 18 et 19 septembre à EVE. Rencontre.

Damien Grimbert | Mardi 7 septembre 2021

Fabien Mauro : « La science-fiction japonaise est regardée avec distance »

Quelles ont été tes premières portes d’entrée vers la pop culture japonaise ? Comme beaucoup de gens de ma génération, essentiellement via les jeux vidéo sur console et les séries d’animation japonaises qui passaient à la télévision. Mais également les séries de super sentai, ces équipes de super héros colorés. C’était ma première introduction à ce qu’on appelle le tokusatsu, c’est à dire des productions japonaises (films, séries…) à base d’effets spéciaux. Le tokusatsu rassemble toutes les techniques que l’on associe traditionnellement à l’imaginaire fictionnel japonais : le travail sur les effets optiques, les maquettes miniatures, les comédiens qui enfilent des costumes pour incarner des monstres ou des mecha.... Enfin, l’attente de la sortie du Godzilla de Roland Emmerich m’a amené à m’intéresser au Godzilla originel de 1954, qui venait de sortir en vidéo, ce qui m’a permis de découvrir tout l’univers du kaiju eiga, les films de monstres japonais. Je suis tombé littéralement amoureux de ce

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Notes estivales

MUSIQUES | L'équipe du Petit Bulletin a repéré pour vous des événements musicaux qui valent le coup d'être entendus. Comme autant d'idées de sorties pour les jours à venir...

La rédaction | Vendredi 2 juillet 2021

Notes estivales

Musiques actuelles Notes dans le Vercors Configuration à la fois assise et debout cette année : du côté d’Autrans, du 2 au 4 juillet, on attend du beau monde pour la septième édition du Vercors Music Festival ! Des artistes en pleine progression comme Suzane, par exemple, ou des groupes expérimentés dont la musique nous ravit, à l’image de La Rue Kétanou (photo). Pour faire une fête dantesque, on compte aussi sur le côté pin-up assumé des Swingirls ou le look des musiciens de Tigadrine, dont le blues du désert ne cesse d’envoûter les festivals isérois. Vercors Music Festival. À Autrans du 2 au 4 juillet. www.vercorsmusicfestival.com Insolite Et au milieu coule une rivière Des musiques enchanteresses dans un cadre enchanteur (des grottes en pleine forêt, bordées par un torrent et soumises à un microclimat rafraichissant), des frites, des bières « et du thé froid citron gingembre » ? C’est peu o

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Des courts ailleurs

ECRANS | Après l’édition virtuelle de 2020, la Cinémathèque de Grenoble renoue avec une forme plus classique de son Festival du film court. Tout en changeant de décor.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

Des courts ailleurs

Cette fois, il n’a pas été possible d’occuper la place Saint-André : le Festival du film court en plein air sera lancé cette année sur l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral, mercredi 30 juin, à partir de 21h. Ensuite, et jusqu’au 4 juillet, les projections de la compétition officielle auront lieu sur ce même site à 21h ou 21h30, précédées d’autres au cinéma Juliet-Berto, dès 19h. Une Nuit blanche est également prévue à Juliet-Berto le 2 juillet, qui commencera à minuit. Ce même jour et jusqu’au 5, des séances de rattrapage seront possibles au cinéma Le Club. La Cinémathèque de Grenoble, organisatrice de l’événement, ne revient pas sur ses fondamentaux : il s’agit toujours d’attirer le public le plus large possible, adultes et enfants, connaisseurs et simples curieux, tout en mettant en valeur ce qui peut faire la richesse de la création contemporaine. Une réelle vitalité ! Tout part d’un choix draconien : preuve que la crise sanitaire n’a pas tari l’envie des artistes, la Cinémathèque a reçu 2234 propositions de courts, issus de 91 pays, et en a retenu une soixantaine. Plusieurs prix sont en jeu, susceptibles de doper la carrière des grands petits films

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Un Grand Rassemblement grandeur nature avec le CCN2

SCENES | Le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) piloté par Yoann Bourgeois propose, samedi 3 et dimanche 4 juillet, un nouveau Grand Rassemblement, cette fois en Chartreuse. Au vu des précédents, ce sera sûrement un grand et original moment artistique entre spectacles, performances & co.

Aurélien Martinez | Vendredi 2 juillet 2021

Un Grand Rassemblement grandeur nature avec le CCN2

Après avoir investi, depuis 2016, la MC2, le centre d'art le Magasin ou encore le centre-ville de Grenoble, l'équipe du CCN2 organisera cette fois un événement exceptionnel en pleine nature, « au cœur du massif de la Chartreuse, de ses montagnes, de ses pâturages ». Et le cadre ne sera pas qu'une coquetterie, mais influera vraiment sur ce que nous verrons, comme ce fut le cas lors de chaque précédente édition. On se souviendra ainsi longtemps du funambule Nathan Paulin traversant la place Saint-André sous une pluie battante. Tout comme de la circassienne Chloé Moglia qui avait installé son immense structure-sculpture sur le parvis de la Bifurk, avec les montagnes en fond. Les Grands Rassemblements générateurs d'images splendides ? Oui, mais pas que ! « Splendeur des lieux » « Avec la complicité des artistes, de la nature et des habitants chartroussins, nous avons imaginé des parcours artistiques qui invitent à une marche contemplative et tranquille pour regarder la splendeur des li

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L'Anneau en attendant...

Culture | Les événements organisés en plein air cet été sont longtemps restés incertains. D’où l’idée de la Ville de Grenoble d’en regrouper plusieurs à l’Anneau de vitesse. Une bonne solution ? On a posé la question à quelques-uns des intéressés.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

L'Anneau en attendant...

Deux soirées complètes et une troisième qui a elle aussi bien fonctionné : le Festival Magic Bus n’a pas à regretter d’avoir dû quitter l’Esplanade pour rallier la scène de l’Anneau de vitesse. Après le premier soir, Damien Arnaud, coordinateur de Retour de Scène, jugeait que le public avait plutôt joué le jeu des consignes sanitaires. « Cela a fonctionné en bonne intelligence, dans une douce euphorie. » De quoi anticiper positivement le second événement confié à l’association cet été : le Cabaret frappé, du 16 au 20 juillet. Et même si ce n’est pas comparable – cette fois, on parle de concerts gratuits et sans doute de spectateurs autorisés à rester debout. Et 2022 ? Il est trop tôt pour dire si Retour de scène voudra revenir à l’Anneau de vitesse : « Cela pose question. On se dit que la volonté de la Ville n’est pas forcément de s’y installer durablement et l’Esplanade, elle, pourrait être en travaux. Les discussions se poursuivent. » Et la cohabitation entre associations ? « L’idée est bonne et, pour en avoir parlé avec d’autres organisateurs d’événements ailleurs en France, c’est assez rare pour être souligné. Après, c’est bien aussi que chacun

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Surtout, ne perdez pas le nord !

ESCAPADES | Du 22 au 27 juin, Autrans-Méaudre accueille la 40e édition du festival O’bivwak, qui décline plusieurs animations autour de la course d’orientation. Pas (...)

Jérémy Tronc | Lundi 21 juin 2021

Surtout, ne perdez pas le nord !

Du 22 au 27 juin, Autrans-Méaudre accueille la 40e édition du festival O’bivwak, qui décline plusieurs animations autour de la course d’orientation. Pas pour vous ? Détrompez-vous. L’événement se veut grand public et accessible à tous selon Laure Carra, chargée de développement pour la ligue Auvergne-Rhône-Alpes de course d’orientation : « Bien entendu, les courses nécessitent d’être familiarisé avec les cartes spécifiques à la discipline. Mais si vous êtes débutant et que vous avez envie de découvrir la course d’orientation sans la pression du chrono, nous proposons deux demi-journées d’initiation gratuites avec des bénévoles, qui encadreront les groupes et fourniront les explications nécessaires ». Ces sessions de découverte sont ouvertes à tous, adultes et enfants, sans limite d’âge. Si vous tenez vraiment à vous inscrire à une des courses chronométrées (6 propositions, de 25 à 50 km) ou même au raid sur deux jours alors que vous êtes une quiche en orientation, vous pouvez vous former par deux biais. Le premier, sur le site de la manifestation qui, dans son onglet Infos, vous explique tout sur la course d’orientation, notamment les spécificités de ses cart

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Avant-premières Festival Télérama

ECRANS | En manque de nouveautés, malgré les tombereaux de films dans les salles ? Envie d’en voir d’autres avant tout le monde ? Le Méliès et Le Club, main dans la (...)

Vincent Raymond | Jeudi 10 juin 2021

Avant-premières
Festival Télérama

En manque de nouveautés, malgré les tombereaux de films dans les salles ? Envie d’en voir d’autres avant tout le monde ? Le Méliès et Le Club, main dans la main, ont entendu votre supplique et programment le traditionnel Festival Télérama, décalé cette année du 9 au 15 juin et transformé en festival d’avant-premières. Bonne nouvelle supplémentaire : les grilles horaires sont ainsi composées qu’il est possible de découvrir l’intégralité de la programmation, soit 10 films (dont beaucoup de “labellisés Cannes 2020“) qu’il faut se dépêcher de promouvoir avant que le nouveau millésime ne les chasse inexorablement de l’écran. Dans l’ordre chronologique (M= Le Méliès, C= Le Club), le très noir Médecin de nuit (mercredi 9 juin, 20h45, M, photo) ; La Terre des hommes (jeudi 10, 20h, C avec retransmission d’un débat avec le réalisateur) ; Teddy (vendredi 11, 20h45, M) ; Un triomphe (samedi 12, 16h, M) ; Milla (samedi 12, 20h30, C) ; 143 rue du désert (dimanche 13, 13h30, C), le Kelly Reichardt

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Les arts et le mur

ARTS | Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré (...)

Benjamin Bardinet | Vendredi 11 juin 2021

Les arts et le mur

Pour les Grenoblois, l’arrivée des beaux jours s’accompagne du traditionnel Street Art Fest Grenoble-Alpes dont l’équipe organisatrice semble avoir préféré l’acronyme plus digeste de SAFGA. Comme chaque année donc, de nouvelles fresques sont réalisées (35 sont prévues pour 2021), ce qui, selon les organisateurs, pourrait amener à près de 400 le nombre d’interventions sur les murs de la métropole à l’horizon 2027. Mis à part les fresques réalisées par des nouvelles venues (Lula Goce, Boye) ou des habitués du festival (Juin ou Augustine Kofie), on vous invite à être attentif au volet moins institutionnel de la programmation qui, on l’espère, renouera avec la spontanéité et la dimension "poil à gratter" du street art. Du côté des expositions, on sera curieux d’aller découvrir à la Maison des associations du Pont de Claix un accrochage dévoilant les travaux préalables, ébauches et esquisses nécessaires à l’élaboration des fresques, ou encore à Sassenage, la collection constituée par BernArt qui, dans la tradition de l’art postal, a demandé à différents artistes de street art d’investir le support désormais désuet d’une enveloppe postale. Enfin, à Fontaine, au Vog, Seth exp

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Tourisme : la proximité, c’est branché

ACTUS | Avec son très ludique Fabularium, la chercheuse Hélène Michel a sillonné l’Isère afin d’analyser le rapport des habitants à leur territoire. Après un an de vagabondage et des centaines de messages d’Isérois, une tendance se confirme : celle de la micro-aventure, ou l’art d’introduire du merveilleux dans ses vacances de proximité. Explications.

Jérémy Tronc | Mardi 18 mai 2021

Tourisme : la proximité, c’est branché

Professeure à Grenoble École de Management et chercheuse, Hélène Michel fait partie d’une chaire de recherche sur les territoires en transition. C’est dans le cadre de cette étude, financée par des acteurs territoriaux du tourisme, que la chercheuse, aussi spécialiste de game design, a imaginé le Fabularium, un bureau métallique démontable et mobile équipé d’une antique machine à écrire. Placé dans des endroits remarquables, il permet aux habitants d’écrire une lettre au territoire et aux paysages qui les entourent. « Quitte à aller sur le terrain, il fallait faire quelque chose qui soit de l’ordre du jeu, décalé, intrigant, pour que les personnes révèlent quelque chose de différent, des informations qui ne rentrent pas dans les cases classiques d’un questionnaire », explique Hélène Michel. Les centaines de lettres récoltées constituent un matériau riche d’enseignement, qui va faire l’objet d’un livre, en cours d’édition aux Presses universitaires de Grenoble. Les premières analyses font apparaître une modification du rapport que les habitants ou les touristes entretiennent avec un territoire : « La segmentation entre le statut de touriste et celui de résident est g

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Esthétiques transalpines

ARTS | Avec Italia Moderna, le musée de Grenoble propose, en écho à l'oeuvre de Morandi, une exposition qui dresse un bel aperçu d’un siècle de création transalpine à travers la sélection d’une soixantaine de pièces issues de ses collections.

Benjamin Bardinet | Jeudi 20 mai 2021

Esthétiques transalpines

Pensé de façon chronologique, le parcours de l'exposition Italia Moderna permet de réaliser à quel point, tout au long du XXe siècle, les artistes italiens ont marqué l’histoire de l’art occidental grâce à des formes artistiques singulières, propres à ce territoire et à son histoire. Cet accrochage est en effet l'occasion de contempler plusieurs chefs d’œuvre de la modernité italienne : un magnifique portrait de Modigliani, les inquiétants Époux de Chirico mais également quelques œuvres futuristes dont les représentants vouaient une fascination pour les aspects les plus radicaux de la modernité industrielle – comme une manière de s’émanciper une bonne fois pour toutes de l’héritage étouffant de la Renaissance. Daté de 1930, Le Scaphandrier des nuages de Prampolini témoigne du goût particulier des futuristes pour l’aéronautique et préfigure la conquête de l’espace à venir. Dans les années 1950, c’est à une autre forme de conquête de l’espace que nous invite Fontana dont le geste iconoclaste et minimal qui consiste à percer la surface de la toile annonce le désir des artistes de s’exprimer en dehors de celle-ci. Puis, les a

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Morandi, intime et éternel

ARTS | Figure discrète de la peinture italienne, Morandi n’en a pas moins produit une œuvre qui s’impose comme une sorte d’évidence captivante dont l’exposition du musée de Grenoble rend compte avec élégance.

Benjamin Bardinet | Jeudi 20 mai 2021

Morandi, intime et éternel

« Ermite bolonais », « pèlerin », « cénobite » : Morandi a toujours fasciné les critiques d’art par son mode de vie ascétique. Il faut bien reconnaître que dans le genre, il est assez exemplaire ! Installé dès 1910 dans l’appartement où il trouvera la mort en 1964, il avait fait de sa chambre son atelier de peintre. Ses rares escapades sont celles qu’on lui connaît dans la maison de campagne familiale située dans les Appenins – seul autre lieu où il se consacrait à son art. Né à la fin du XIXème siècle, fils de commerçant de la petite bourgeoisie, rien ne prédispose Morandi à devenir peintre. Formé à l’Académie des Beaux-Art de Bologne, où lui même enseignera plus tard, la fascination qu’il nourrit pour la création picturale l’amène autant à se tourner vers les maîtres anciens, les peintres modernes (Cézanne ou Renoir qu’il découvre à la biennale de Venise en 1910) ou encore ses contemporains comme Chirico dont on trouve l’influence dans la Nature morte métaphysique daté de 1918 exposée au début du parcours proposé par le Musée de Grenoble. Metteur en scène obsessionnel Si les influences revendiquées

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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« Le punk, c'est un terrain de jeu »

Livre | Auteurs de l’ouvrage "Grenoble Calling, Une histoire orale du punk dans une ville de province", chroniqué dans ces pages la semaine dernière, Nicolas Bonanni et Margaux Capelier ont accepté de répondre, par e-mail, à nos questions.

Damien Grimbert | Jeudi 29 avril 2021

« Le punk, c'est un terrain de jeu »

Quand et comment est né le projet de ce livre ? Clairement, on s'est lancé-e-s dans ce projet parce qu'on participe à cette scène. On n'a pas du tout une posture de journalistes ou de sociologues, et, il faut le dire, on n'a aucune méthode scientifique. Nicolas vit depuis une vingtaine d'années à Grenoble, Margaux y a passé cinq ans. On a des regards et des parcours différents mais c'est un univers qui nous tient à cœur depuis longtemps. C'est bien en tant que participant-e-s qu'on s'est embarqué-e-s dans ce projet. On était intrigué-e-s par ce qui s'était passé dans cette ville "avant". Des lieux, des collectifs dont on avait seulement entendu parler... Le squat des Hell's Angels derrière la gare, par exemple, qu'est-ce que c'est que ça ? Donc oui, clairement il y a tout un pan de ce qui est raconté dans le bouquin qu'on ignorait complètement avant de s'y plonger. On en a profité pour tâcher de reconstituer le chemin qui avait amené à aujourd'hui, et essayer de rendre hommage à des personnes et des collectifs qui ont beaucoup œuvré et qui ne sont plus là. Grenoble Calling fonctionne sur le principe de "l’histoi

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Grenoble Calling, odyssée punk

CONNAITRE | Retracer 40 ans d’histoire du punk à Grenoble, des années 80 à nos jours, c’est l’audacieux défi dans lequel se sont lancés Nicolas Bonanni et Margaux Capelier, dont l’ouvrage "Grenoble Calling" vient de paraître aux éditions Le Monde à l’envers.

Damien Grimbert | Mercredi 21 avril 2021

Grenoble Calling, odyssée punk

C’est une histoire souterraine, dont beaucoup ignorent jusqu’à l'existence : depuis maintenant plusieurs dizaines d’années, le punk dispose à Grenoble d’une base extrêmement active et inventive, d’une effervescence impressionnante – concerts, festivals, fanzines, disquaires, distributeurs, squats et autres lieux éphémères… Farouchement underground, privilégiant l’autogestion, le "Do It Yourself" et la culture des réseaux et du bouche-à-oreille, rétif à toute forme d’institutionnalisation, de marchandisation et de médiatisation, à Grenoble comme ailleurs, le mouvement punk se vit bien plus qu’il ne se donne à voir. Une sorte d’univers parallèle mu par ses propres codes et convictions, inclusif dans sa démarche mais par nature invisible aux yeux du plus grand nombre. Autant dire qu’en retracer l’histoire sur près de quarante années constituait une gageure qui, aussi passionnante soit-elle, semblait de prime abord quasi impossible à relever. C’est pourtant ce qu’ont réussi à faire les auteurs de Grenoble Calling en s’appuyant sur une méthode éprouvée : après s’

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Curiosités grenobloises à proximité

ESCAPADES | Un guide de Grenoble, un ordinateur, une connexion internet haut débit, un appareil photo et un vieux VTT : voilà tout l'équipement utilisé pour la réalisation de ce premier article d’une petite série. Objectif : mettre en lumière des curiosités historiques méconnues de Grenoble et des environs, dans un rayon de 10 kilomètres.

Jérémy Tronc | Samedi 17 avril 2021

Curiosités grenobloises à proximité

Un deuxième téléphérique à la Bastille ? Quand on se trouve sur le parking de la Bastille, ou sur la terrasse sommitale, on peut apercevoir, en levant les yeux au nord, en direction du mont Jalla, des murs en ruines. Ceux-ci n’appartiennent pas aux fortifications de la Bastille. En fait, ce sont des vestiges des gares amonts du premier téléphérique industriel au monde, construit en 1875. Il fut exploité pour descendre dans la vallée le minerai extrait du mont Jalla, servant à la fabrication du ciment. Seuls les blocs issus des galeries les plus hautes étaient descendus par ce téléphérique de 300 m de dénivelé, jusqu’à la cimenterie. À la fin de l’exploitation, la mine comptabilisait, de 215m à 630m d’altitude, 67 galeries représentant au total une longueur de 120 km. Le Mont Jalla est donc un vrai gruyère ! De fascinantes photos des galeries sont d'ailleurs visibles sur Internet. Des traces de la grande crue de 1859 ? Il ne s’agit heureusem

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Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

Rencontre | A l’occasion de son arrivée à la Cinémathèque de Grenoble, on s’est longuement entretenu avec sa nouvelle directrice, Gabriela Trujillo, pour discuter avec elle des orientations qu’elle souhaite donner au lieu. Valorisation des collections, cohérence de la programmation, nécessité d'exigence... On a passé tous les sujets au crible.

Damien Grimbert | Mardi 30 mars 2021

Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

On a connu des périodes plus faciles pour prendre la direction d’une cinémathèque : salles de cinéma fermées jusqu’à nouvel ordre, absence de visibilité sur leur réouverture... Ce qui n’empêche pas pour autant Gabriela Trujillo de faire preuve d’ambitions multiples quant à l’orientation de ce lieu bientôt soixantenaire. Au premier rang de ces ambitions, la défense de son patrimoine cinématographique accumulé au fil des années : « La Cinémathèque de Grenoble a bien sûr comme mission la programmation des films, que ce soit en salle Juliet Berto ou hors-les-murs. C’est, en quelque-sorte, la partie émergente de l’iceberg. Mais ce n’est pas la seule ! Elle possède également une collection de films, de livres et d’affiches d’une richesse unique que je souhaite continuer à valoriser, à renforcer et à présenter aux Grenoblois, afin de faire de ce lieu une étape obligée de la vie culturelle grenobloise. Bien sûr, la conservation de ce patrimoine nécessite des ressources, de la place, des moyens de stockage à des températures et niveaux d’humidité adéquats… dont on ne dispose pas. L’idée, c’est de trouver des moyens, y compris financiers, de valoriser les collections et d’attirer l’a

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Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Musée imaginaire des étudiants | Cette année, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble prend la forme d’un jeu vidéo immersif accessible pendant plusieurs soirées. Les projets artistiques sont mis en scène dans un espace muséographique inédit que le visiteur peut parcourir à loisir depuis son ordinateur.

Hugo Verit | Mardi 23 mars 2021

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Décidément, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble sait se réinventer en ces temps de pandémie. Après une édition 2020 numérique diffusée en streaming le 7 octobre dernier, les organisateurs creusent encore plus le concept de virtualité cette année en proposant, les 24, 25, 26 et 30 mars de 18h à 23h, le Musée imaginaire des étudiants (MIE). Le principe de la Nocturne reste le même : des étudiants grenoblois volontaires élaborent et présentent au public un projet artistique (danse, musique, théâtre, etc.) en lien avec une œuvre du Musée. En revanche, les spectacles s’intègrent cette fois-ci dans un jeu vidéo immersif inspiré de Second Life. Les équipes de la Nocturne travaillent depuis janvier avec l’entreprise Immersive CoLab qui met à leur disposition une plateforme virtuelle nommée Calypso 3D. « Cette société développe ce type d’outil collaboratif dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ils n’avaient pas encore de projet artistique. Ils ont tout de suite été conquis par notre idée », raconte Alexis Chareyre, chargé de relation

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Festival du film italien de Voiron : Comencini, pour commencer

ECRANS | Temporairement privé de salle, le Festival du film italien de Voiron se réinvente en ligne en consacrant une mini-rétrospective à un grand maître transalpin, Luigi Comencini.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Festival du film italien de Voiron : Comencini, pour commencer

Comme nous vous l’annoncions le mois dernier, l’association Amitié Voiron Bassano planchait une parade numérique pour permettre à ses fidèles de célébrer, fût-ce à distance, un printemps italien cinéphile. Les conditions n’étant pas réunies pour que le traditionnel festival se déroule sur les écrans du cinéma PASSr’L, c’est donc de chez soi que chacune et chacun visionneront la programmation de ce rendez-vous concocté en partenariat avec le réseau des bibliothèques du Pays Voironnais : six films ont en effet été sélectionnés pour être consultables en ligne jusqu’au 15 avril — en attendant (espérant) une édition plus “normale“ et partagée en septembre. Six œuvres prélevés dans l’abondante filmographie du prolifique Luigi Comencini (1916-2007), et qui forment donc ici une manière d’hommage. Six fois Luigi Annonçons-le d’emblée : il ne s’agit pas d’u

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Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Cinémathèque de Grenoble | La nouvelle est officielle : Gabriela Trujillo vient de s’installer aux commandes de l'institution. Avant d’entrer dans le vif du sujet, elle a accepté d’expliciter pour nous quelques éléments de son CV.

Martin de Kerimel | Jeudi 18 mars 2021

Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Une nouvelle tête à la Cinémathèque de Grenoble : Gabriela Trujillo remplace à la direction Anaïs Truant, l'administratrice qui assurait l’intérim depuis le départ de Peggy Zejgman-Lecarme, nommée quant à elle conseillère technique au cabinet d’Éric Piolle en fin d’année dernière. La nouvelle responsable a fait des études d’histoire de l’art et un doctorat en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Au cours de son parcours professionnel, elle s’est d’abord tournée vers la photo et a travaillé comme conférencière au Bal, un ancien cabaret devenu plateforme d’expositions du 18e arrondissement parisien, puis à la Maison européenne de la photographie, à Paris toujours. Son « expérience principale », selon ses mots, est liée au septième art et notamment à la valorisation du cinéma de patrimoine : elle a longtemps exercé à la Cinémathèque française et, avant sa récente arrivée à Grenoble, y était responsable de l’action culturelle, après avoir occupé des postes de conférencière trilingue et de bibliothécaire. Enseignante et essayiste Ce n’est pas tout : « J’ai aussi une longue expérience d’enseignement supérieur

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Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Rencontre | Reconnu comme l'un des pionniers de la bande dessinée contemporaine et autobiographique, Edmond Baudoin est en résidence à Grenoble depuis trois mois sur invitation du réseau de bibliothèques, dans le cadre du Printemps du livre. Avec son pinceau et sa bouteille d’encre de Chine, il parcourt les rues de la ville pour dessiner des portraits au hasard de ses rencontres. Ce projet, nommé "Grenoble en portrait(s)", fera l’objet d’une exposition et sans doute d’un livre. Nous avons pu le rencontrer, un peu trop rapidement, et lui poser quelques questions. Une parole parfois espiègle, toujours humble et pourtant si riche.

Jérémy Tronc | Vendredi 12 mars 2021

 Grenoble impressionne Edmond Baudoin

Comment vous y prenez-vous pour réaliser les portraits des habitants ? Il me suffit de me mettre devant les personnes, quand elles ont enlevé leur masque, et de dessiner. En même temps, je leur pose une question et je discute avec elles. Le portrait que je tire est ensuite échangé contre la réponse à ma question. Je ne le garde pas pour moi : je l’offre. Pas tout de suite : les bibliothèques ont l’intention de monter une exposition avec l’ensemble de mes dessins. Je m’applique le plus possible pour mes portraits mais j’en rate parfois. Les personnes ne m’en veulent pas. Comme pour Picasso, quand ce n’est pas exactement le visage de la personne, ce sera ce visage ! Vous êtes donc allé à la rencontre des personnes dans la rue ? Avec les cafés et les restaurants fermés, c’est difficile. D’habitude, je me mets dans un restaurant et je dessine la personne qui est en face, si elle accepte. C’est facile. Mais j’ai aussi fait des visites dans des endroits qui aident les gens, comme l’association Point d’eau pour les migrants, et là c’était simple d’enlever le masque. Des gens viennent chez moi quand je les invite ou c’est moi qui

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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Morandi en (future) prolongation

Exposition | Le Musée de Grenoble l’a confirmé : sa grande exposition consacrée au peintre italien, qui devait ouvrir en décembre dernier et reste actuellement portes closes, verra sa date de clôture reportée.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Morandi en (future) prolongation

Cela fera bientôt trois mois que le Petit Bulletin a, comme d’autres médias, eu la chance de découvrir le nouvel accrochage du Musée de Grenoble. Cette mise à l’honneur de Giorgio Morandi, maître italien méconnu et spécialiste des natures mortes, nous avait emballés. On imagine volontiers le désarroi de l’équipe du Musée face à l’impossibilité de la présenter au grand public, crise sanitaire oblige, et alors même que l’ouverture officielle de l’événement était prévue le 12 décembre dernier. On est donc ravi d’apprendre que la date de clôture a pu être reportée : alors que tout devait s’achever le 14 mars, c’est finalement jusqu’au 4 juillet que le Musée pourra jouer les prolongations. Un rappel : c’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs que l’exposition entend proposer une introduction intimiste à l’univers de l’artiste bolonais. Aux cinquante pièces prêtées par la Fondation italienne Magnani-Rocca s’en ajoutent d’autres conservées en France. Reste en suspens la question du premier jour d’ouverture. C’est aussi parce que l’événement est double – et propose une section Italia Moderna, autour de la présentation d’une soixantaine d’œuvres de la co

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Des étudiants à l’écoute

Solidarité | Ils n’ont pas voulu rester les bras croisés face au mal-être de certains de leurs camarades : des étudiants de l’Université Grenoble-Alpes ont lancé Alpaline, une ligne téléphonique d’écoute. Avec l’ambition qu’elle demeure active au-delà même du terme de la crise sanitaire. Explications.

Martin de Kerimel | Vendredi 19 février 2021

Des étudiants à l’écoute

Flashback : à la fin du mois d’octobre dernier, plusieurs associations présentes sur le campus grenoblois se réunissent et discutent du mal-être étudiant. Leur constat : les conséquences de la pandémie de coronavirus viennent accroître ce phénomène, déjà vivace du fait de la précarité sociale, de l’isolement physique, de la situation familiale ou de la rupture numérique subie par certains de leurs camarades. « Après avoir réfléchi à divers supports possibles, nous avons l’idée d’une ligne d’écoute », indique Alexis Fayolle, président d’Interasso Grenoble Alpes et trésorier d’Alpaline, l’association qui gère ce nouvel outil d’entraide. Comment fonctionne-t-il ? Très simplement : les vendredis, samedis, dimanches et lundis, de 20h à 23h, tout étudiant(e) peut appeler le 04 65 84 44 24 pour être accueilli par un(e) autre, avec bienveillance : « Nous ne souhaitons stigmatiser, ni juger personne. Notre but est que celui ou celle qui appelle puisse parler sans tabou, avec quelqu’un qui peut comprendre ses galères et répondre à ses questions. Cet accompagnement est gratuit. Il

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Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

ECRANS | D’habitude, lorsque débutent les vacances d’hiver, l’année cinéma est déjà bien entamée : les premiers festivals ont eu lieu et les suivants annoncent la couleur (ou du moins leur programmation). La fermeture des salles change la donne, mais ne signifie pas l’effacement de la saison : durant cette période d’hibernation forcée, le printemps des écrans se prépare. Panorama*…

Vincent Raymond | Lundi 8 février 2021

Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

Jamais, en 125 ans d’histoire cinématographique, les salles n’auront été aussi longtemps fermées. Dimanche 7 février, cela a fait exactement 100 jours depuis le 30 octobre que les cinémas ont été contraints de baisser les rideaux, soit un jour de plus que lors du premier confinement, entre les 14 mars et 22 juin 2020. Si l’on mesure notre rage de spectateur, on imagine la souffrance des exploitants, programmateurs et organisateurs de festivals incapables de se projeter — sans mauvais jeu de mots — dans l’immédiat et forcés de composer au jour le jour. Pour certains, l’attente aura été fatale : le Festival de l’Alpe d’Huez a ainsi jeté l’éponge. Devant initialement se dérouler fin janvier, sa 24e édition avait un temps envisagé se décaler du 23 au 28 mars avant de renoncer, en accordant toutefois un "label" aux films qu’elle avait sélectionnés, comme Cannes l’an passé. Pas de quoi rire pour les rois de la comédie en altitude. En salle ou en ligne ? Suivant dans le calendrier, Voir Ensemble, le rendez-vous à destination du jeune public

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Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

ACTUS | Une demi-tonne de déchets est en moyenne produite par an et par habitant dans la Métropole grenobloise. C’est beaucoup trop pour Grenoble Alpes Métropole qui multiplie les initiatives afin de diminuer considérablement ce chiffre d’ici 2030. Les enjeux sont écologiques, sanitaires et économiques, et tout le monde peut y contribuer. Explications.

Article Partenaire | Mercredi 3 février 2021

Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

494 kilos de déchets produits par habitant en 2019. 8 kilos de déchets générés par seconde sur le territoire de Grenoble Alpes métropole, soit 28, 8 tonnes par heure ! Quelle que soit la manière dont on aborde les données sur la production de déchets sur notre territoire, elles devraient interpeller chaque habitant. Depuis 2000, leur quantité augmente au même rythme que le PIB. Essayer d’infléchir cette courbe est-ce pour autant une cause perdue ? Certainement pas. Depuis 2016, Grenoble Alpes Métropole est parvenu à faire réduire le volume de déchets collectés de 7%. C’est bien mais insuffisant selon la Métropole : « La collecte, le tri, le recyclage des déchets posent de vrais problèmes écologiques et économiques. Cela génère des nuisances, des consommations importantes d’énergie. C’est aussi un coût élevé pour la collectivité et les citoyens. ». Le montant annuel du service public pour l’enlèvement et le traitement des déchets s’élève à 59 millions d’euros, soit 131 euros par an et par habitant. La poubelle grise dans le collimateur Alo

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Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Les deux entités le confirment : en fin d’année dernière et ce mois-ci, de nouvelles réunions de travail ont eu lieu entre la Ville de Grenoble et l’association MixLab pour dessiner l’avenir de la Belle Électrique.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

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Grenoble à l’écoute, mais…

Dispel | Lucille Lheureux, l’adjointe aux cultures du maire de Grenoble, dit ne pas avoir de solution à proposer pour un relogement groupé des artistes du Dispel s’ils quittaient le bâtiment qu’ils occupent actuellement. Elle affirme cependant rester ouverte au dialogue. Ses explications.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Grenoble à l’écoute, mais…

Lucille Lheureux l’affirme clairement : pour elle, la Ville de Grenoble n’est pas la seule interlocutrice possible pour le collectif Dispel, qui craint d’être expulsé de la friche industrielle qu’il occupe de longue date (lire notre article précédent). L’élue rappelle ainsi que le bâtiment est situé sur le territoire de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux et que c’est la Métropole qui en est le propriétaire. « Nous avons écrit à la Métropole et dit que ce dossier ne nous regardait pas, indique-t-elle. Nous avons toutefois réaffirmé notre soutien au projet culturel. » L’élue confirme que la convention qui liait la Ville de Grenoble à la Métropole pour la mise à disposition des locaux est désormais caduque. Elle assure qu’au départ, l’installation du collectif Dispel sur le site actuel n’avait été envisagée qu’à titre provisoire. « Des propositions à faire » Aujourd’hui, l’élue assure être prête à discuter avec les différentes structures pour trouver une solution à Grenoble, à engagement budgétaire constant. « Nous aurons des propositions à faire au collectif s’il souhaite déménager, mais elles seront

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BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

ACTUS | Depuis la mi-décembre et pendant deux mois, la sélection officielle du festival international de la BD d’Angoulême s’affiche dans les gares françaises. À Grenoble, l’exposition présentée est consacrée aux deux auteurs italiens Luigi Critone et Gipi.

Sandy Plas | Mardi 19 janvier 2021

BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

Alors que le Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême devrait se tenir dans sa version publique du 24 au 27 juin prochain, l’évènement a décidé d’investir pour quelques semaines une quarantaine de gares en France. Objectif : proposer dans chacune une ou plusieurs expositions qui mettent un coup de projecteur sur le travail des auteurs, sélectionnés dans le cadre de l’édition 2021. Les habitués de la gare de Grenoble et les visiteurs de passage ont donc pu découvrir il y a quelques semaines l’exposition consacrée au dessinateur italien Luigi Critone et au scénariste Gian Alfonso Pacinotti, mieux connu sous le nom de Gipi. Les deux auteurs ont travaillé ensemble sur la bande-dessinée Aldobrando, parue aux éditions Casterman et qui raconte l’histoire d’un orphelin à l’époque médiévale, entre « conte initiatique et fable politique », comme le décrit le festival. Nés de l’autre côté des Alpes, les deux auteurs ont tous deux effectué une partie de leur carrière en France, avec plusi

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Remobilisation festivalière

ACTUS | Vie culturelle / Les très lourdes conséquences de la crise sanitaire ne laissent pas les organisateurs de festivals indifférents. Aujourd’hui, beaucoup réagissent publiquement et témoignent de leur détermination pour 2021. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Remobilisation festivalière

Agir pour ne pas connaître une deuxième saison blanche consécutive : c’est la volonté de quelque 200 événements musicaux partout en France, qui viennent de cosigner une tribune. Un texte au titre explicite – « Festivals 2021, Pourquoi on y croit ! » – comme pour mieux secouer le cocotier. Le ton est déterminé. Extraits : « En tant qu’organisateurs de festivals, rien ne nous interdit d’y croire. Optimistes de nature, entrepreneurs de métier, nous sommes engagés pleinement dans la préparation de nos prochaines éditions (…). Nos équipes sont déjà au travail. Les artistes se préparent. Le public nous attend ». « Un message positif » Rémi Perrier, le big boss du festival Musilac, prévu du 8 au 11 juillet prochain à Aix-les-Bains, fait partie des initiateurs de cette démarche. « On avait envie de délivrer un message positif, sans pour autant s’abandonner à la politique de l’autruche, indique-t-il. Petits et grands, on est tous touchés et on sait bien que tous les scénarios restent possibles pour l’an prochain, mais on se dit que le pire n’est jamais certain. » D’où cette intention de s’adresser à tous : artistes, public, parten

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Morandi comme espéré

ARTS | Peinture. C'est LE grand événement du Musée de Grenoble prévu pour la fin de l'année : une grande exposition consacrée au peintre italien Giorgio Morandi doit ouvrir ses portes le 16 décembre. Et ce n'est pas tout...

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Morandi comme espéré

Le prochain grand événement du Musée de Grenoble approche à grand pas : du 16 décembre au 14 mars prochain, l’établissement mettra à l’honneur le grand peintre et graveur italien Giorgio Morandi (1890-1964). De quoi surprendre les visiteurs du Musée des deux précédentes expositions temporaires, consacrées à Pablo Picasso et aux artistes grenoblois du XIXe siècle. Les esthètes apprécieront cette diversité thématique, mais on veut croire que les profanes seront eux aussi intéressés par les œuvres de ce spécialiste des natures mortes. Une précision issue du dossier de presse : « C’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que l’exposition se propose d’aborder l’univers du maître bolonais. Grâce au prêt généreux consenti par la Fondation Magnani-Rocca de 50 œuvres de l’artiste, complété par celles conservées dans les musées français, le parcours se veut avant tout une introduction intimiste à l’univers de Morandi. » Le Musée parvient à faire coup double, en organisant – aux mêmes dates – une exposition en contrepoint : Italia Moderna, autour d’une sélection d’une soixantaine d’œuvres de sa collection d’art italien du XXe siècle. On a h

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La Cinémathèque à huis clos

ECRANS | Ne pas perdre le lien avec son public : c’est l’objectif premier de l’établissement grenoblois, qui renoue donc avec ses ateliers virtuels tout en se préparant à diffuser d’autres contenus en ligne.

Martin de Kerimel | Mardi 17 novembre 2020

La Cinémathèque à huis clos

Une nouvelle fois obligée de fermer ses portes, la Cinémathèque de Grenoble ne reste pas inactive pour autant. Comme au printemps, elle propose au public de participer à des ateliers en ligne sur l’histoire du cinéma : des rendez-vous fixés les jeudis (pour les adultes) et dimanches (pour les enfants), à des heures variables selon les semaines, et tout au long de ce nouveau confinement. Internet oblige, cette activité se veut interactive : celles et ceux qui y prennent part sont invités à réagir en direct et à poser des questions aux intervenants. Pour participer, il suffit de se servir d’un ordinateur ou d’un smartphone équipé d’une webcam et d’un micro, en ayant d’abord téléchargé l’application Zoom. Jenny-Jean Penelon, chargée des relations avec le public, se réjouit d’avance d’attirer la curiosité de cinéphiles de tous horizons : « Nous avons pu compter, lors du premier confinement, sur la présence de personnes vivant à Grenoble, mais aussi sur celle de gens venus d’ailleurs, en particulier de la région parisienne. » Lors de ces opérations, la Cin

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Viggo Mortensen : « Nos souvenirs imparfaits décident de qui nous sommes »

Rencontre | Le comédien aux mille talents vient de signer "Falling", son premier long métrage en tant que cinéaste. Une histoire de famille où l’attachement et l’oubli se livrent un duel sans ménagement. Nous l'avions rencontré quelques jours avant le reconfinement, en marge de la première française, durant le Festival Lumière à Lyon.

Vincent Raymond | Jeudi 5 novembre 2020

Viggo Mortensen : « Nos souvenirs imparfaits décident de qui nous sommes »

Comment se fait-il que ce soit cette histoire en particulier que vous ayez racontée pour votre premier film, car vous avez écrit plusieurs scénarios avant de réaliser Falling ? Viggo Mortensen : Je suppose que je voulais me souvenir de mes parents (et de ma mère, pour commencer), pour le meilleur et pour le pire comme tout le monde. Même si c’est devenu une histoire père/fils, l’inconscient de leur combat repose sur une différence d’opinion autour de leurs souvenir de leur femme et mère. Elle reste, à mon avis, le centre moral de l’histoire. Et c’est très important pour moi le casting de la mère, Gwen. Hannah Gross était parfaite, géniale : même si elle n’est pas là tout le temps, elle est là. Mais la raison pour laquelle j’ai fait début comme réalisateur et scénariste avec cette histoire, c’est parce que j’ai trouvé l’argent (sourire). J’avais essayé plusieurs fois, il y a 23-24 ans, avec un autre scénario, au Danemark, j’avais 20-30% du budget, mais pas davantage. Au bout du compte, je crois que c’était bien que j’attende, parce que j’ai beaucoup appris des autres réalisa

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Pour Halloween, ce sera sorcières, robots et chaos avec l'asso grenobloise ARCAN

CONNAITRE | Déjà à l’origine de plusieurs évènements de grande ampleur dédiés à la découverte des arts numériques dans des cadres insolites, la jeune association ARCAN remet le couvert samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre avec l’intrigante proposition "Rituels + Machines + Fossiles" au Musée archéologique. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 20 octobre 2020

Pour Halloween, ce sera sorcières, robots et chaos avec l'asso grenobloise ARCAN

"Arts numériques" : comme beaucoup de termes dans l’air du temps, l’expression peut sembler un peu vague pour le commun des mortels, simple à définir mais nettement plus complexe à décrire et encore plus à circonscrire. Contre toute attente, pourtant, cette dimension un peu floue, un peu flottante, l’Association Ressource pour la Création Artistique Numérique (ARCAN) s’en accommode très bien, comme l’expliquent sans ambages Jérôme Villeneuve, James Leonard et Clara Girousse. « Dans les arts numériques, le pluriel est très important : on a souvent tendance à réduire ça une scénographie mêlant VJ et DJ alors que le terme recouvre des approches artistiques très diverses qui vont de la musique au spectacle vivant en passant par les arts visuels. Et ce qui est intéressant, c’est de confronter des formes qui ne sont justement pas forcément cohérentes entre elles. » Paradoxalement, pourtant, si l’adjonction d’une dimension technologique ouvre de nouvelles perspectives excitantes à chacune de ces disciplines, elle restreint aussi souvent leur portée à un public particulier dans des lieux très spécifiques, créant

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Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

MUSIQUES | Jeudi 22 octobre, on a rendez-vous à la Source avec deux artistes majeurs du paysage musical africain actuel.

Damien Grimbert | Mardi 20 octobre 2020

Blick Bassy et Dobet Gnahoré : l’Afrique et bien plus encore

C’est une création à ce jour inédite : d’un côté, deux artistes emblématiques de la diaspora africaine, Blick Bassy et Dobet Gnahoré, connus et célébrés aussi bien pour leurs talents de chanteurs et de compositeurs que pour leur paroles engagées et la fébrilité de leurs performances scéniques ; de l’autre, deux jeunes orchestres locaux regroupant près d’une cinquantaine de musiciens, Le Student Groove Orchestra et L’Orchestre des Campus de Grenoble, qui mettront leur talent en commun pour accompagner sur scène les deux artistes. Il faut dire aussi que les univers musicaux respectifs de ces derniers, riches d’un vaste chassé-croisé d’influences, se prêtent particulièrement bien à l’exercice. Grandi au Cameroun où il débute sa carrière dès les années 1990 avant de s’installer à Paris en 2005, Blick Bassy infuse ainsi volontiers ses compositions de teintes soul, folk, funk et pop, tandis que Dobet Gnahoré (en photo), née et élevée en Côte d’Ivoire avant de rejoindre la France en 1999, baigne sa musique dans un grand bain syncrétique où se rejoignent sonorités africaines mais également pop voire électroniq

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À Voreppe, fin octobre, c'est festival Ciné-Jeune !

ECRANS | C’est une semaine intense qui donne envie de rajeunir : du 24 au 31 octobre, le Cap de Voreppe propose pas moins de 27 films d’un éclectisme ébouriffant, à (...)

Vincent Raymond | Mardi 20 octobre 2020

À Voreppe, fin octobre, c'est festival Ciné-Jeune !

C’est une semaine intense qui donne envie de rajeunir : du 24 au 31 octobre, le Cap de Voreppe propose pas moins de 27 films d’un éclectisme ébouriffant, à commencer par un ciné-concert du génial et hilarant Sherlock Jr. (photo) de Buster Keaton, ambiancé par le trio The French Bastards. On note des avant-premières pour les tout-petits (Le Quatuor à cornes : là-haut sur la montagne, Les Ours gloutons, Le Noël de Petit Lièvre Brun), les immanquables du moment (Calamity, Lupin III…), les prometteurs Petit Vampire, Le Peuple Loup, Fritzi et 7 jours, ainsi que de grandes reprises. De Miracle en Alabama à Akira en passant par La Jeune Fille à l’écho (curiosité lituanienne), il y a du choix. On conseillera pour finir de jeter un œil au documentaire Petites Danseuses qui en dit aussi long sur les rêves des parents que sur ceux des enfants…

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Festival Les P'tits Géants : objets inanimés, avez-vous donc une âme ? (réponse : oui !)

Marionnette | Du lundi 19 au vendredi 23 octobre, la marionnette sera à l'honneur au Pont-de-Claix.

Aurélien Martinez | Mardi 20 octobre 2020

Festival Les P'tits Géants : objets inanimés, avez-vous donc une âme ? (réponse : oui !)

Dans cette agglomération grenobloise culturellement très richement dotée, il faut savoir se démarquer, surtout si l’on est une petite salle. L’équipe aux commandes de l’Amphithéâtre du Pont-de-Claix l’a bien compris, elle qui organise depuis quatre ans son festival Les P'tits Géants, centré sur la marionnette jeune public. En essayant de balayer large niveau genres et techniques. C’est à ce moment que l’on rappelle à celles et ceux qui ne le sauraient toujours pas que la marionnette, ce n’est plus, depuis longtemps, uniquement Guignol et ses potes ! Pour cette cinquième édition, cinq équipes artistiques seront ainsi présentes pendant la semaine de festival. Et quelle bonne surprise de retrouver parmi elles (désolé, on connaît moins les autres) la compagnie iséroise La Pendue d’Estelle Charlier et Romuald Collinet, dont on apprécie grandement les propositions visuellement fortes et tout sauf gnangnan. La preuve avec leur spectacle Tria Fata, visible dès 9 ans, qu’ils redonneront une nouvelle fois (la création date de 2015). Un cabaret pour une marionnettiste

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Festival du film pour enfants : tout pour les plus jeunes !

ECRANS | Villard-Bonnot et Vizille accueillent du 19 au 31 octobre leur traditionnel événement cinéma entièrement tourné vers le jeune public. Que du bonheur !

Vincent Raymond | Mardi 20 octobre 2020

Festival du film pour enfants : tout pour les plus jeunes !

L’emblème choisi pour orner l’affiche de sa 22e édition (la Calamity "jeune" de Rémi Chayé, arborant un air résolu) illustre merveilleusement la combativité du Festival du film pour enfants. S’il a dû revoir sa logistique (adieu, les salles temporaires de Vizille !) et sacrifier quelques-uns de ses rendez-vous conviviaux (bye-bye, les petits en-cas gourmands avant et après certaines séances !) à cause de cette satanée pandémie, l’événement tient fermement ses rênes : plus de vingt-cinq films sont au programme, des animations conservées et la compétition maintenue ! Surtout, la thématique retenue cette année donne foi en le futur : "Rêvons l’avenir". Comme toujours, les films en lice sont divers et récents, dans une acception large du terme : figurent notamment De toutes nos forces de Nils Tavernier, Le Vent se lève de Miyazaki (2014), Lamb de Yared Zeleke, Le Roi des masques de Wu Tian-Ming (2015), Tous en scène d

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Montagnards et Indiens

Festivals | Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international (...)

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Montagnards et Indiens

Deux événements cinéma arrivent sur les écrans de l’agglo ces prochains jours. On tourne d’abord son regard vers le 15e Festival du film international Pastoralismes et grands espaces, du 8 au 11 octobre. Au programme du cinéma Le Club : des documentaires sur la vie des éleveurs français, suisses, italiens, argentins ou sénégalais, au format court et long. En outre, des rencontres citoyennes et débats sont organisés, ainsi que des expositions – certaines ont déjà ouvert, à la Maison de la montagne ou à la Crique Sud, par exemple. Le programme complet est en ligne : www.festival-pastoralismes.com. On change d’horizon la semaine suivante, avec la quatrième édition du Grenoble Indian Film Festival. L’événement est programmé du 15 au 18 octobre, avec une large sélection de courts métrages et un long, Made in Bangladesh, présentés à la Vence Scène de Saint-Égrève (samedi 17 à 20h30). Là aussi, de nombreuses animations connexes sont prévues, avec des professionnels du cinéma. L’association organisatrice espère pouvoir compter sur ses hôtes indiens, a monté une page Facebook et devrait publier toutes les infos sur

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Notes bleues (et autres)

MUSIQUES | Jazz / On vous l’accorde : il a déjà commencé et, parution en décalage oblige, on vous en reparle avec un peu de retard. On s’en serait voulu de manquer le 16e Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival, qui tient cette année la note bleue jusqu’au 17 octobre.

Martin de Kerimel | Mardi 6 octobre 2020

Notes bleues (et autres)

Salvatore Origlio et son équipe ont concocté un programme prometteur, en insistant tant sur la dimension universelle et intemporelle du jazz que sur sa grande diversité. Impossible de citer chaque artiste, alors on vous dévoile l’un de nos coups de cœur : le quatuor Cuareim (photo), accompagné par la percussionniste et chanteuse Natasha Rogers, qui s’adapte aux nouvelles normes sanitaires et va proposer deux sets successifs au public de l’auditorium du Musée de Grenoble, dimanche 11. Le projet, ambitieux, est d’associer des sonorités classiques à d’autres d’inspiration latine : un pari réussi, à en juger par les morceaux que nous avons entendus. Le festival dans son ensemble associera par ailleurs onze autres salles partenaires, à Grenoble, Bernin, Champ-sur-Drac, Crolles, Échirolles, Fontaine, Gières, Meylan, Saint-Égrève et Varces. Son programme complet est disponible en ligne, sur le site du Jazz Club de Grenoble (www.jazzclubdegrenoble.fr).

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Cinémathèque : l’art de la reprise

Classiques | Programme / La Cinémathèque de Grenoble reprend ses activités, avec des films reprogrammés et d'autres nouveaux.

Vincent Raymond | Mardi 22 septembre 2020

Cinémathèque : l’art de la reprise

Raison d’être d’une cinémathèque, le terme "reprise" prend un sens nouveau en cette rentrée 2020 où toutes les grandes institutions culturelles lèvent le voile sur le début de leur saison. Oui, les activités reprennent et donc les projections au cinéma Juliet-Berto. Oui, une partie des rendez-vous ajournés au printemps dernier pour cause de Covid-19 sont reprogrammés. Bonheur de renouer avec Le Péril jeune (11 octobre), avec Parvana une enfance en Afghanistan hors les murs au Musée de la Résistance comme avec The Fits ou Born in Flames ; chance de découvrir le court métrage documentaire d’Aude Fourel Pourquoi la mer rit-elle ? Ce "reliquat" 2019-2020 est complété par la poursuite du cycle Contre-histoire du cinéma (consacrée à présent à la figure de Tarzan) et perpétue les Ciné-Philo, autour de la thématique de la folie : les deux premiers titres annoncés ne peuvent se manquer : Fight Club de Fincher et Shock Corridor de Fuller. Fincher, Fuller, Folie… est-ce l’ann

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