À Échirolles, on fabrique les emplois de demain

ACTUS | L'association Solidarité pour l'emploi à Échirolles-Ouest (SOLEEO) a inauguré mardi 16 novembre ses nouveaux locaux dans l'ancienne maison de l'égalité femmes/hommes dans le quartier de la Luire. Tête de pont du dispositif national Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée (TZCLD), l'association est prête à relever le défi de mettre fin au chômage sur le territoire imparti.

Eloïse Bonnan | Mercredi 17 novembre 2021

Photo : Eloïse Bonnan


Au 2, rue Pablo-Picasso, l'association Solidarité pour l'emploi à Échirolles-Ouest (SOLEEO) a inauguré mardi ses nouveaux locaux en présence de son président Georges Van Billoen et de Claire Dupin, future directrice de l'association, des représentants des collectivités locales, ainsi que de tous les participants du projet Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée (TZCLD).

Ce bassin de 9400 habitants sera-t-il l'un des 50 nouveaux territoires ambitieux à expérimenter le dispositif, qui veut résorber le chômage de longue durée ? Verdict en début d'année 2022. En attendant, la campagne de financement participatif citoyen pour venir en aide aux premiers investissements de l'association est lancée.

Malgré une « candidature solide » comme l'affirme Loëva Labye, cheffe de projet TZCLD à Grenoble Alpes Métropole, et le « soutien indéfectible » exprimé par Christophe Ferrari au nom de la métropole toute entière, personne ne dit que le cahier des charges est fastoche...

Produire des emplois en fonction des compétences des salariés

Créée le 17 mars dernier, l'association SOLEEO doit préfigurer la future Entreprise à but d'emploi (EBE), qui prévoit de créer des emplois supplémentaires adaptés aux personnes qu'elle embauche. Evoluer au sein d'une entreprise de forme EBE, signifie agir au sein d'une entreprise d'un genre nouveau qui doit tenir compte des compétences, des envies de faire et d'apprendre de chacun des salariés pour produire de nouveaux emplois. À ceux qui disent qu'il manque de travail, les équipes de TZCLD répondent : que nenni !

L'innovation sociale en cours depuis 2016 sur une dizaine de territoires, consiste en une fine identification des compétences des personnes privées d'emploi et d'un lot d'activités utiles et manquant à leur bassin de vie. À terme d'une longue phase d'élaboration, ce mix peut déboucher sur les emplois de demain. Parmi les "activités utiles au territoires" déterminées pour le secteur ouest d'Echirolles, figurent par exemple le tri et valorisation des bios déchets, la production de service aux habitants, la conciergerie d'entreprise, la couture, la blanchisserie, etc. À l'utilité de ces activités, vient s'ajouter le fait que leur transformation en emploi viendrait en soutien du « tissu économique local » sans entrer en concurrence avec les autres acteurs économiques. Il n'y a plus qu'à espérer que la détermination et le consensus affiché entre tous les acteurs et partenaires du projet pour Echirolles-Ouest seront récompensés à la hauteur de l'effort fourni.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Profession : imposteur au Ciné-Club de Grenoble

ECRANS | En mars, le Ciné-Club propose un cycle sobrement baptisé "Imposture". Où l'on pourra (re)voir de très grands films.

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Profession : imposteur au Ciné-Club de Grenoble

Avec une habileté confinant à la sublime ironie, le Ciné-Club de Grenoble glisse, mardi 12 mars, entre la fin du cycle consacré à Bergman et le début d'un autre titré "Imposture", la projection (en partenariat avec le festival Vues d’en face) de La Répétition. Le fait est que ce film de Catherine Corsini sorti en 2001 (et centré sur deux amies d'enfance qui se retrouvent après plus de dix ans de séparation) peut se voir, si l’on a l’esprit tourné vers la taquinerie, comme une manière de contrefaçon du Persona de Bergman… Mais les autres œuvres programmées dans le cycle "Imposture" traitent encore davantage de la question de la falsification et de l’usurpation d’identité ou de qualité, dans l’espoir de s’inventer une vie moins ordinaire et, si possible, meilleure. Sans rien vouloir divulgâcher, ces rêves tourneront généralement en eau de boudin : la fatalité n’aimant en général pas trop qu’on essaie d’infléchir ses desseins. Premier à tenter sa chance mercredi 13 mars, Jack Nicholson, passager du Profession : Reporter de Michelangelo Antonioni (1975, photo), journaliste se faisant passer pour mort et

Continuer à lire

PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

Continuer à lire

Le Pathé Échirolles fête ses 20 ans avec 20 succès

ECRANS | Rendez-vous entre le mercredi 7 et le samedi 24 juin pour découvrir ça.

Aurélien Martinez | Vendredi 2 juin 2017

Le Pathé Échirolles fête ses 20 ans avec 20 succès

L’an passé, on découvrait le Pathé Échirolles rénové – « il vaut les nouveaux que l’on fait maintenant » nous assurait sa directrice. Un lifting plus qu’appréciable qui arrive à point nommé pour célébrer les 20 ans du cinéma. Pour ce faire, l’équipe a choisi une formule toute simple : 20 ans, 20 films. Et pas 20 films rares, de ceux qu’on galère à trouver ; au contraire : 20 immenses succès (les plus gros – ou presque – de chaque année), à redécouvrir sur grand écran du 7 au 24 juin (trois séances par film). Seront donc de nouveau en salle, dans l’ordre chronologique, Le Cinquième élément (1997) ; Titanic (1998, mais passé en 3D depuis) ; Matrix (1999) ; Gladiator (2000) ; Harry Potter à l'école des sorciers (2001) ; Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) ; Le Monde de Nemo (2003) ; Les Choristes (2004) ; Harry Potter et la Coupe de feu (2005) ; Ratatouille (2007) ;

Continuer à lire

Japon & graphisme, amour visuel

Mois du graphisme d'Échirolles | Sortir des sentiers battus et apporter un regard sensible sur la création visuelle, tels sont les leitmotivs du Mois du Graphisme organisé par le Centre du graphisme d’Échirolles depuis 1990. Placée sous le signe du Japon, cette nouvelle édition intitulée "Made in Japan" met en lumière l’amour japonais pour un graphisme de qualité, entre tradition et modernité. Tour d’horizon des diverses expositions en terre nippone, à voir à Échirolles et ailleurs jusqu’à la fin janvier.

Charline Corubolo | Mardi 6 décembre 2016

Japon & graphisme, amour visuel

Les sublimes créatures de Kazumasa Nagai Au Musée dauphinois (Grenoble) Puisant son inspiration dans la nature contée des légendes japonaises, Kazumasa Nagai creuse le sillon d’un univers graphique fait d’animaux étranges. Considéré comme l’un des grands maîtres du graphisme japonais, auteur de l’affiche de cette édition du Mois du graphisme (qui dure toujours plus d'un mois), il présente au Musée dauphinois une série de différents posters. La nature animale, découpée dans des aplats pastel où se loge le motif en détail, s’oppose à la perspective de visuels publicitaires, mêlant photographies et lignes géométriques. Titrée Life, la proposition dévoile également quatre affiches du même nom pour lesquelles le designer affirme un style plus proche de la gravure. Poissons, oiseaux et plantes émergent du blanc de la feuille par la finesse du trait noir. Pour un environnement graphique peuplé de créatures, entre naïveté et finesse du tracé

Continuer à lire

Le Centre du graphisme d’Échirolles sur orbite

Nouveau lieu | Dans les cartons depuis de nombreuses années, le Centre du graphisme d’Échirolles va officiellement voir le jour ce samedi 19 novembre, jour du lancement de la nouvelle édition du Mois du graphisme, pour mener des actions tout au long de l’année sur les arts graphiques.

Sandy Plas | Mardi 15 novembre 2016

Le Centre du graphisme d’Échirolles sur orbite

Avec ses trois salles d’exposition et ses deux autres dédiées au numérique et à la pratique artistique, le Centre du graphisme d’Échirolles fait figure d’exception dans le paysage culturel français. « Un seul autre centre similaire existe en France, à Chaumont » explique Diego Zaccaria, directeur adjoint des services d'Échirolles et directeur artistique du Centre du graphisme. Imaginé dès 1990 avec le lancement du Mois du graphisme, un évènement qui résonne aujourd’hui au-delà de l’Hexagone, ce projet de créer un espace permanent consacré au design graphique et aux arts visuels à Échirolles prend un nouveau tournant en 2004, quand un dossier est officiellement déposé auprès de la mairie. Douze ans plus tard, le Centre du graphisme a trouvé sa place dans les murs de l’ancienne mairie de la commune. « Le fait d’avoir désormais un lieu nous permet de sortir de la logique évènementiel du Mois du graphisme, en menant tout au long de l’année un travail pédagogique, avec les écoles, avec les associations et avec la population dans son ensemble. Le centre va également permettre de s’adresser aux professionnels et aux étudiants en

Continuer à lire

Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Saison 2016 / 2017 | Des infos en vrac, comme ça, juste pour le plaisir des amateurs d'art et des autres. De rien.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Une nouvelle tête Une nouvelle directrice, une nouvelle exposition qui n’en est pas une ; c’est une nouvelle ère qui commence au Magasin. Après une année mouvementée, la direction du Centre national d’art contemporain de Grenoble a été confiée à Béatrice Josse (photo), qui nous déclarait en mars dernier vouloir ouvrir le bâtiment aux artistes femmes mais aussi « queer, transgenres, de couleur… Tous ces invisibles dans un monde de l’art qui est quand même encore un lieu du machisme dominant ». Et pour cette première rentrée, la directrice et son équipe vont Hausser le ton du 15 octobre au 18 novembre. Un projet établi avec deux artistes, Joséphine Kaeppelin et Daria Lippi, qui proposera des performances et des visites décalées avant Titre 2016, exposition qui, elle, débutera en novembre dans la continuité des précédentes éditions de l’Exposition de Noël. ___________ Une ouverture

Continuer à lire

Expo : les cinq temps forts de la saison à Grenoble et dans l'agglo

Saison 2016 / 2017 | Cette année, direction le Musée de Grenoble, la galerie Spacejunk, le Musée dauphinois, le Musée de l'Ancien Évêché ou encore la Ville d'Échirolles.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Expo : les cinq temps forts de la saison à Grenoble et dans l'agglo

Le bleu de Paris Les femmes (Georgia O'Keeffe et Cristina Iglesias) vont laisser place aux artistes disparus au Musée de Grenoble. Et si en mars prochain l'institution se consacrera à la touche d'Henri Fantin-Latour, sa saison s'ouvrira avec les années parisiennes de Vassily Kandinsky (1866-1944). Père de l'art abstrait dont l'œuvre est principalement connue pour sa construction géométrique, le peintre russe a laissé son style flirter avec le biomorphisme durant ses dernières années à Paris (1933-1944), lorsqu'il fuyait le nazisme. Les angles deviennent courbes, manifestation de sa passion pour les sciences, comme autant d'organismes cellulaires perdus dans le Bleu du ciel, pour une abstraction au plus près de la nature sous forme de synthèse d'œuvre. L’exposition de cette rentrée 2016. Kandinsky, les années parisiennes (1933-1944)

Continuer à lire

Rocktambule : le festival s’arrête définitivement

ACTUS | En mai dernier, on évoquait l’annulation possible de l’édition 2016 de Rocktambule, monument grenoblois de 22 ans piloté par le Pôle musical d’innovation (PMI). Mais on vient d’apprendre que ce sera finalement pire que ça : le festival et le PMI disparaissent tous les deux. On fait le point.

Aurélien Martinez | Mardi 19 juillet 2016

Rocktambule : le festival s’arrête définitivement

« C’est avec une profonde tristesse que nous vous informons de la liquidation judiciaire et donc de la disparition du Pôle musical d’innovation et du festival que portait ce collectif : Rocktambule ; prononcée par le tribunal de grande instance de Grenoble le 15 juillet 2016. » Voilà comment commence le long mail envoyé notamment à la presse ce mardi 19 juillet. Pourtant, dans notre article de mai dernier au sujet des difficultés que rencontre Rocktambule, plusieurs politiques assuraient vouloir sauver le festival, même si ça allait être « difficile ». En cause : un trou dans la trésorerie de 100 000 euros dû à une édition 2015 qui n’avait pas terminé à l’équilibre. D’où une demande d’"année blanche" faite aux différentes tutelles pour tenter de redresser la barre et repartir ainsi sur des bases plus saines. Sauf que certaines collectivités n’ont pas suivi, « malgré leurs engagements oraux de fin 2015 », ce qui ne « permet pas d’envisager un redressement de la structure ». « Se

Continuer à lire

Le Pathé Échirolles se refait une beauté

ACTUS | Et le résultat est plutôt pas mal, grâce au designer Ora-ïto. Visite virtuelle et rencontre avec la boss.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Le Pathé Échirolles se refait une beauté

Mercredi 22 juin, Céline Messéan, directrice du Pathé Échirolles, a convié la presse à une visite de son cinéma fraîchement rénové – tellement fraîchement qu’il reste encore des petits trucs à finir ici et là (la façade notamment). Mais l’important est de montrer que le groupe continue de se moderniser pour accueillir le public dans des conditions optimales. D’où l’appel qui a été fait à Ora-ïto, surnommé « l’enfant terrible du design », pour rénover l’ensemble des salles Pathé à raison de trois ou quatre ensembles par an. Le rendu, qu’on avait déjà pu voir dans des cinémas comme celui d’Annecy, est assez classe. Flash-back : en avril 1997, le groupe Pathé ouvre dans ce qui va devenir le centre-ville d’Échirolles (il y avait encore pas mal de champs à l’époque) son troisième multiplexes en France : douze salles sur 8 000 m2. « Un véritable cinéma de cœur de ville et non de périphérie » comme l’a rappelé plusieurs fois Céline Messéan, qui n’a d’ailleurs cessé de vanter les mérites de son cinéma (qui « vaut les nouveaux que l’on fait maintenant ») comme ceux de son patron Jérôme Seydoux. Corporate, oui. Concrètement, la rénovation,

Continuer à lire

Rocktambule : vers une annulation de l’édition 2016

ACTUS | Grégory Signoret, patron du festival grenoblois Rocktambule, annonce la couleur : les caisses sont vides, ce sera impossible d’organiser cet automne l’édition 2016. Mais tout n’est pas perdu pour la suite si des subventions d’urgence sont consenties. On fait le point avec les principaux acteurs du dossier.

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 5 mai 2016

Rocktambule : vers une annulation de l’édition 2016

Le Pôle Musical d’Innovation, association grenobloise organisatrice notamment du festival Rocktambule, l’assure : l’édition 2016 pourrait être annulée au vu de la situation financière. Pourtant, pendant 22 ans, Rocktambule a eu sa place surtout à Grenoble et, un peu, à Pont-de-Claix (en 2012). Il y a eu des hauts et des bas. Mais ces dernières semaines, le moral du panda (l’icône du festival) est au plus bas. Le problème du PMI, c’est le trou dans le budget, presque abyssal, dû à l’édition 2015. Il manque 100 000 euros suite au crash de fréquentation de l’année dernière. L’addition est lourde. D’où cette demande « d’année blanche » faite aux tutelles. « Dès le lendemain du festival, le Pôle Musical d’Innovation était en cessation de paiements. Maintenant, la situation est complexe. Une procédure de sauvegarde est en cours » explique Olivier Bertrand, adjoint à l’événementiel à la Ville de Grenoble. « Le festival a du mal à programmer pour 2016. Comme certains producteurs n’ont pas été payés sur l’édition 2015, ils ne veulent pas s’engager. » Une annulation de l’édition 2016 est donc envisagée, c

Continuer à lire

Diego Zaccaria : « L'affiche devient sociologique »

ARTS | C'est l'un des auteurs de théâtre les plus connus de l'histoire. Si William Shakespeare, auteur de "Roméo et Juliette" ou encore "Macbeth", a raccroché la plume depuis maintenant 400 ans, il ne cesse pourtant d'inspirer les artistes d'aujourd'hui. Pour preuve : le Centre du graphisme d’Échirolles propose aux Moulins de Villancourt une exposition d'affiches de pièces de théâtre du maître. Rencontre avec Diego Zaccaria, le directeur du Centre, pour connaître toute l'histoire.

Charline Corubolo | Mardi 15 décembre 2015

Diego Zaccaria : « L'affiche devient sociologique »

2016 marque les 400 ans de la disparition de William Shakespeare. Vous avez décidé de célébrer cet anniversaire avec une exposition d'affiches... Diego Zaccaria : C'est la mission du Centre du graphisme que de travailler sur les univers graphiques de manière générale, et sur la communication visuelle en particulier. On défend l'affiche non publicitaire, qui peut être porteuse d'éléments critiques, de débats et de discussions. Et, dans le domaine de l'image, l'affiche de théâtre a toujours été quelque chose de particulier, d'où notre exposition. Je savais qu'il y avait une matière graphique importante et intéressante qui s'inscrit dans l'espace public, tout comme le théâtre : ce sont deux vecteurs extrêmement populaires. Quant à Shakespeare, il y a la portée même de son œuvre. Elle est considérable et reste actuelle dans la manière qu'il avait de traiter le pouvoir. Et elle a contribué à forger la légende d'une nation. L'exposition permet donc une plongée dans l’univers shakespearien...

Continuer à lire

Le changement dans la continuité à la Rampe

ACTUS | Que verra-t-on la saison prochaine sur les planches de la scène échirolloise centrée sur la danse et les musiques ? Réponses.

Aurélien Martinez | Lundi 8 juin 2015

Le changement dans la continuité à la Rampe

À la Rampe, scène conventionnée danse et musiques, les artistes en résidence changent, l’excellente compagnie Arcosm pilotée par Thomas Guerry et Camille Rocailleux (à qui l’on doit notamment le succès Echoa) prenant la suite du chorégraphe grenoblois Nicolas Hubert (compagnie Épiderme). Un Nicolas Hubert qui reviendra tout de même pendant la saison avec sa nouvelle création La Crasse du tympan. Arcosm en profitera pour dévoiler son prochain spectacle baptisé Sublime. Niveau chorégraphes invités, citons l’Américain néoclassique

Continuer à lire

Legendre idéal

ARTS | Derrière le trait épais de certaines couvertures du "New York Times" se cache le graphiste français Yann Legendre. Tête d'affiche du Mois du graphisme d’Échirolles, il dévoile un pan varié et stimulant de son travail qui bascule ces dernières années vers l'illustration. Rencontre avec un amoureux de l'image à la vision tranchée. Propos recueillis par Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Legendre idéal

Invité au Mois du graphisme d’Échirolles, vous bénéficiez d'une exposition personnelle et vous avez réalisé la communication de l'événement. Comment s'est déroulée la collaboration ? Yann Legendre : Ça s'est fait grâce à Michel Bouvet, qui est affichiste et le directeur artistique d’Échirolles depuis plusieurs années. C'est également un ami, on se montre nos travaux. Je l'avais invité à Chicago pour une biennale d'affiches que j'avais organisée. Un jour il m'a dit : « Ton travail est montré partout à travers le monde sauf en France, ça serait bien qu'on puisse faire une exposition ensemble. » C'est comme ça que j'ai été mis en relation avec l'équipe d’Échirolles. Je leur ai présenté mon travail et le projet a débuté. Votre univers graphique est varié ; pourtant on reconnaît votre trait, ce "crayonnage" qui vous caractérise. Quelles sont vos influences ? Mes influences évoluent constamment. Aujourd’hui, elles sont principalement outre-Atlantique, ancrées dans l'univers de la B

Continuer à lire

Cure de (bon) graphisme

ARTS | Véritable institution depuis maintenant vingt-cinq ans, le Mois du graphisme d’Échirolles, fondé par Diego Zaccaria, actuel directeur des affaires (...)

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Cure de (bon) graphisme

Véritable institution depuis maintenant vingt-cinq ans, le Mois du graphisme d’Échirolles, fondé par Diego Zaccaria, actuel directeur des affaires culturelles de la Ville, et organisé par le Centre du graphisme, cherche à mettre en valeur les designers graphiques français. Sorte de biennale du graphisme reconnue à l'échelle nationale, voire internationale, avec pas moins de 200 expositions au compteur, l'événement transforme depuis le 15 novembre dernier le sud de l'agglomération grenobloise en terrain de jeux visuel afin de rapprocher passionnés et néophytes de cette forme d'expression qui rythme notre quotidien. Pour cette nouvelle édition, l'équipe propose un tour d'horizon de la création graphique, avec des allées et venues dans le temps. Centenaire de la Première Guerre mondiale oblige, la manifestation a réservé l'une de ses expositions à l'imagerie de l'époque. Présentée à l'Hôtel de Ville, 14-18, la der des ders dévoile une sélection d'affiches du collectionneur isérois Bernard Champelovier, dans laquelle on (re)découvre la force et l'innovation des visuels de ce début de siècle. Le parcours se poursuit au Musée de la Viscose avec Penser un m

Continuer à lire

Attention, ça va penser

CONNAITRE | Manifestation pointue et pas très rock’n’roll sur le papier, Mode d’emploi souhaite redonner de l’ampleur aux débats en sciences sociales et en (...)

Aurélien Martinez | Mardi 18 novembre 2014

Attention, ça va penser

Manifestation pointue et pas très rock’n’roll sur le papier, Mode d’emploi souhaite redonner de l’ampleur aux débats en sciences sociales et en philosophie, avec des intervenants on ne peut plus légitimes – comprendre, pas l’éditorialiste qui a lu trois lignes dans le train avant de venir, mais des universitaires, des chercheurs, des penseurs... Une démarche plus louable. Piloté depuis Lyon par la Villa Gillet, le festival organise plusieurs rencontres en région, dont trois à Grenoble. Une première mardi 25 novembre à 18h à la librairie le Square avec le penseur Yves Citton sur « l’écologie de l’attention », et une troisième le lendemain à 18h30 à la Maison de tourisme avec l’historienne Anne-Marie Granet-Abisset sur les questions relatives à sa spécialité. Mais le grand événement (et le deuxième dans le temps) sera celui du mardi soir à la MC2 autour du thème ambitieux « vivre dans une société plurielle : politique, minorités et diversité religieuse ». Grand événement par son sujet donc, mais aussi par le casting qu’il convoque avec plusieurs u

Continuer à lire

Typo, mon amour

ARTS | Samedi 15 novembre, ce n'est pas seulement la Saint Albert, c'est également le coup d'envoi d'une manifestation consacrée au graphisme bien connue des (...)

Charline Corubolo | Mercredi 12 novembre 2014

Typo, mon amour

Samedi 15 novembre, ce n'est pas seulement la Saint Albert, c'est également le coup d'envoi d'une manifestation consacrée au graphisme bien connue des professionnels de l'image et des Isérois. Vous l'aurez compris (ou pas), il s'agit du Mois du graphisme d'Échirolles. L'événement tend à mettre en valeur les designers graphiques français, comme en témoigne l'affiche alléchante réalisée par Yann Legendre. Ce jeune graphiste expatrié aux États-Unis bénéficie d'ailleurs d'un focus particulier avec une exposition au Musée Géo-Charles qui sera inaugurée samedi à 11h30 en présence des artistes invités. Le soir, la Rampe proposera un BD-concert et le reste du week-end sera ponctué de divers vernissages ainsi que de projections au Cinéthéâtre de la Pontanière et au Pathé Échirolles. Un lancement chargé pour un programme qui l'est tout autant mais rassurez-vous, vous aurez deux mois et demi pour découvrir les autres expositions qui se tiennent notamment aux Moulins de Villancourt ou au Musée de la Viscose. L'occasion de faire un tour de France graphique, de réfléchir sur la place des affiches dans les journaux, de découvrir la communication de la Première Guerre mondiale ou encore

Continuer à lire

Mode de culture

CONNAITRE | Pour la majorité des gens, le binôme syntaxique « mode d’emploi » renvoie à la notice de montage de leur meuble Ikea. Mais en culture, si on utilise ce (...)

Charline Corubolo | Jeudi 7 novembre 2013

Mode de culture

Pour la majorité des gens, le binôme syntaxique « mode d’emploi » renvoie à la notice de montage de leur meuble Ikea. Mais en culture, si on utilise ce paradigme, c’est pour parler d’une manifestation bourrée d’idées amenées à éveiller l’esprit, chose que nous allons faire ici. Ainsi donc, Mode d’emploi est un festival né l'an passé de l’initiative de la Villa Gillet et des Subsistances à Lyon, avec plusieurs évènements en Rhône-Alpes.  À Grenoble, on commencera le mercredi 13 novembre à la MC2 par une conférence animée par les anthropologues Philippe Descola et Tim Ingold, et intitulée « être au monde : quelle expérience commune ? ». Si vous vous demandez encore « être ou ne pas être ? », c’est l’opportunité parfaite pour éclaircir ce point. S’en suivront nombre de riches expériences, comme une visite au Musée de la Révolution française de Vizille avec l'historienne Sophie Wahnich pour découvrir le visage de la France du siècle dernier, alors que le lendemain, vendredi 22 novembre, la philosophie repointera le point de son nez avec une conférence de Sébastien Charbonnier. Enfi

Continuer à lire

40 ans, mode d’emploi

ECRANS | De Judd Apatow (ÉU, 2h13) avec Paul Rudd, Leslie Mann, John Lithgow…

Christophe Chabert | Jeudi 7 mars 2013

40 ans, mode d’emploi

La quarantaine, ses bonnes résolutions, ses petits renoncements et ses grands compromis ; la vie de couple avec enfants selon Judd Apatow ressemble à une chanson de Benabar ou à un film de Cédric Klapisch : rire sur l’écran de notre médiocrité ordinaire. Programme peu ragoûtant, même s’il y a là une vraie qualité d’écriture et de direction d’acteurs – plus que dans son précédent et à moitié réussi Funny people. Sauf qu’en cours de route, une mélancolie s’insinue dans ce film jusqu’ici en trop bonne santé, liée aux deux générations qui encadrent le couple vedette (Paul Rudd et Leslie Mann, au demeurant excellents) : d’un côté, les propres filles d’Apatow, adolescentes qui se témoignent leur amour en s’insultant copieusement ; de l’autre, les deux pères indignes, l’un envahissant et irresponsable (Albert Brooks), l’autre démissionnaire et arrogant (John Lithgow). De beaux personnages de fiction, superbement campés, et non pas des substituts du spectateur auxquels il comparerait pour validation son propre vécu. Le goût du second rôle et de l’improvisation comique, habituel chez Apatow, est ici canalisé et retrouve sa fonction première ; apporter de la coule

Continuer à lire

Désacraliser Bourdieu

CONNAITRE | Réfléchissons ! C’est l’injonction que nous lance le festival Mode d’emploi, qui débarque à la MC2 le temps d’une soirée consacrée au renouveau de la critique sociale. Avec, comme intervenants, Luc Boltanski et Nancy Fraser. Aurélien Martinez (avec Jean-Emmanuel Denave)

Aurélien Martinez | Lundi 19 novembre 2012

Désacraliser Bourdieu

À Lyon, un nouveau festival vient de voir le jour, à l’initiative de la Villa Gillet (ce « lieu de recherche et de dialogue autour de la pensée et des arts contemporains ») : Mode d’emploi. « L’idée, confie son directeur Guy Walter, est de redonner au débat intellectuel toute sa vigueur, surtout en ces temps de crise où se pose le problème crucial du vivre ensemble. » Selon ce dernier, nous serions aujourd’hui, après la disparition des grandes figures intellectuelles dans les années 1990, dans une période de retour des penseurs, « avec de nouveaux questionnements sur les thèmes de l’environnement, de la mondialisation, des nouvelles technologies ; avec une nouvelle urgence à penser ». Si l’essentiel de la manifestation se déroulera à Lyon, l’équipe organisatrice fera un crochet cette semaine par Grenoble, avec une conférence qui n’est pas forcément la plus simple et grand public. Son thème ? « Domination et émancipation : pour un renouveau de la critique sociale. » Les intervenants ? Le sociologue Luc

Continuer à lire

La joie du graphisme

ARTS | Le mois du graphisme dure plus de deux mois… On le sait, ça peut paraître étrange, mais c’est comme ça ! La question serait plutôt : qu’est-ce que ce fameux mois propose ? Bribes de réponse ci-dessous, avec un focus sur la jolie exposition "Mariscal, la alegria de vivir". Laetitia Giry

Laetitia Giry | Lundi 19 novembre 2012

La joie du graphisme

Si le Mois du graphisme annonce en pagaille des « expositions, conférences, rencontres, découvertes », force est de constater que les expositions constituent son point fort. Quelques conférences ou rencontres et quelques visites commentées sont prévues pour ceux qui ne voudraient pas être livrés à eux-mêmes lors des visites, mais ces moments sont distribués avec une parcimonie qui nous semble peu propice à créer un réel moment d’émulation autour de l’art du graphisme. Qu’importe. Cette année, l’accent est mis sur les créations latines. De l’Espagne à l’Amérique latine, le visiteur voyage dans un parcours à la cohérence inébranlable : de Cuba Grafica (affiches cubaines à l’artothèque Kateb Yacine), en passant par Nord-Sud, graphistes d’Europe et d’Amérique latine (aux Moulins de Villancourt), jusqu’à celle qui s’affiche clairement comme le clou du spectacle, Mariscal, la alegria de vivir (au musée Géo-Charles). Joie de vivre La liste n’est pas exhaustive, mais notre attention s’arrête sur cette der

Continuer à lire

A contre-courant

ARTS | Aramram. Ce n’est pas une formule magique, mais bien le nom d’une œuvre de Jean-Christophe Norman et par extension de l’exposition consacrée à cet artiste (...)

François Cau | Mardi 10 janvier 2012

A contre-courant

Aramram. Ce n’est pas une formule magique, mais bien le nom d’une œuvre de Jean-Christophe Norman et par extension de l’exposition consacrée à cet artiste au musée Géo-Charles. Alors qu’il regardait la mer de Marmara, l’idée lui est venue de la filmer à l’envers et par la suite d’inverser les lettres de son nom pour baptiser son vidéogramme. Outre ses vidéos, des photos, dessins et peintures du plasticien seront exposés. Jean-Christophe Norman fait une utilisation indifférenciée de ces approches dans sa pratique artistique qui explore beaucoup, de ses dires propres, les notions de déplacements, de répétitions, d’endurance et de voyage. La performance et l’écriture ont aussi leur part dans son travail. Il recouvre des œuvres de graphite et en recopie d’autres sur de très grands formats, Au cœur des ténèbres de Conrad par exemple, rappelant les activités des moines du Moyen-Âge à l’heure où le livre électronique est en plein essor. On est curieux de voir ce que toutes ces idées et usages rassemblés donnent dans un musée.

Continuer à lire

« Juste une mise au point…

ARTS | Sur les plus belles images de ma ville », sur les expositions à voir pendant les vacances, avant qu’elles ne ferment pour toujours ? Oui, avec comme alléchant programme un zoom sur une œuvre présente dans chacune. Pas plus, pas moins : une mise au point. Laetitia Giry

François Cau | Vendredi 17 décembre 2010

« Juste une mise au point…

L’origine du mondeStephan Balkenhol : sculpteur allemand en perpétuelle quête de l’essence de la nature humaine. Sa technique : creuser le bois, le meurtrir à petits coups de marteaux, en faire émerger des figures simples et archétypales, révélatrices d’une forme de régularité dans l’humanité. Cette revisite de L’origine du monde (Gustave Courbet, 1866) s’organise sur deux plans : une reproduction du tableau d’origine en bas-relief, elle-même observée par la sculpture d’un homme. Le regard de ce dernier, interrogateur mais calme, redynamise à la fois la perception de cette toile et l’approche conceptuelle de l’œuvre de l’artiste. En agençant une véritable mise en scène – à ce titre, le positionnement des sculptures relèverait de la direction d’acteur, quand l’interaction entre les deux particules de l’œuvre serait la trame narrative – l’artiste profite de sa toute-puissance pour irradier d’un sens plus précis le reste de son travail. Et ce en posant la question latente, de fait, dans chaque sculpture visible dans cette exposition : que signifie le mystère de la vie humaine, et comment sommes-nous censés en supporter le silence ? Stephan BalkenholJusqu’au 23 janvier

Continuer à lire

Ode aux graphistes

ARTS | Le Mois du graphisme s’achèvera en janvier prochain, d’ici là, libre à chacun d’aller apprécier la richesse des expositions organisées à l’occasion. Chanceux que nous sommes, nous avons eu droit à une poly-visite, allant d’expo en expo (donc de lieu en lieu), en présence des principaux intéressés : les créateurs. Laetitia Giry

François Cau | Mardi 30 novembre 2010

Ode aux graphistes

La Rampe : affiches du Mois + Destination RussieSur deux étages, dans ce qui semble être au premier un couloir, au second un espace mezzanine aéré et fort convenable, sont affichées ou encadrées sur pieds – eux-mêmes disposés en rangée – des dizaines d’affiches au sujet commun : les 20 ans du Mois du Graphisme, sur le thème New York / Tokyo / Moscou. Résultat d’un appel lancé par le Mois à de nombreuses écoles de graphisme (qui ont toutes répondu par l’affirmative, et livré leurs travaux en temps et en heure – ce qu’aura apprécié et salué Michel Bouvet, commissaire des expositions), cette centaine de productions n’a pas à rougir à côté des grands maîtres par ailleurs mis en avant par le Mois : inventivité, sobriété parfois, savoir-faire, le résultat est d’une étonnante maturité. Cette profusion confronte les affiches en présence à une dure loi de la jungle – inhérente à leur nature, cela dit – qui veut que pour être regardée plus que sa voisine, elle doit attirer l’œil, et savoir conserver l’intérêt. Parmi elles, certaines nous ont séduits plus que d’autres : la silhouette blanche d’une bouteille de coca sur fond gris est sans doute la plus conceptuellement intéressante,

Continuer à lire

Qu’est-ce qu’on s’affiche

ARTS | Comme d’autres, le Mois du Graphisme a 20 ans cette année. L’occasion pour lui, vaillant gaillard, de jeter un œil du côté des Etats-Unis, du Japon et de la Russie. LG

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

Qu’est-ce qu’on s’affiche

Forte de son expérience et de sa réputation, la biennale continue son petit bonhomme de chemin dans l’organisation de manifestations à même de dévoiler la nature et le rôle du design graphique, son intérêt dans le monde artistique et dans la société. Pour mieux saisir les enjeux à l’œuvre, a été fait le choix d’orienter la découverte de l’univers des graphistes protagonistes par une présentation de leurs œuvres accompagnée de photographies des lieux dans lesquels ils officient. Les espaces échirollois habituels (le Musée Géo-Charles, les Moulins de Villancourt et la Rampe) tenteront ainsi de retranscrire une ambiance de travail, dévoilant les identités artistiques de l’Américaine Carin Goldberg, du Japonais Mitsuo Katsui et du Russe Yuri Gulitov dans une mise en scène évoquant immanquablement l’acte créatif, la réflexion en marche d’un travail en cours d’élaboration. Les expositions des photos de Woodstock, d’Elliot Landy, et des 150 affiches underground américaines ajouteront quant à elles du piment et un petit esprit « street » qui n’est a priori pas pour nous déplaire. En margeParmi les événements ponctuant le Mois (qui court en réalité sur deux mois et demi), c’est

Continuer à lire