Drapeau noir

MUSIQUES | Les Barbarins Fourchus fêtent ce week-end l’inauguration de la Salle Noire, clôturant ainsi le feuilleton à rebondissements des négociations de leur départ du Théâtre 145. Sur place, on a rencontré Delfino, voix et âme barbarine. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

Photo : Philippe Mahieu


Petit Bulletin : Vos longues discussions avec la municipalité ont finalement abouti…

Delfino : En fait, je ne sais toujours pas si c'est signé. Le deal, c'est qu'on va être gestionnaire pour trois ans de cette salle qui devient notre outil de travail, qu'on va essayer de rendre vivant en accueillant d'autres compagnies. Mais après, on a très peu de moyens, on ne peut plus mettre de techniciens à disposition. On va revenir à nos créations, et à des propositions qu'on faisait plus à nos débuts, des apéros-concerts, des petits cabarets, on poursuit aussi nos partenariats avec le festival de la Marionnette, ça se met en place doucement.

Et qu'en est-il des ateliers que vous aviez développés dans le quartier ?

Ça continue, c'est justement pour ça qu'on voulait rester dans ce coin. Pendant dix piges, on s'est efforcés d'ouvrir ce Théâtre 145 sur l'extérieur, de le rendre vivant et pas seulement quand il y avait un spectacle. Il faut qu'on fasse vivre ce nouveau lieu. On n'est pas loin, on a fait 200 mètres. On se retrouve dans un quartier… on pourrait être à Lille, ce sont les mêmes bâtiments, les mêmes bétonneurs, les mêmes architectes. Mais depuis qu'on est là, on laisse la porte ouverte, les gens rentrent, demande ce que c'est…

Vous vous retrouvez au cœur d'une ambiance qui n'est pas forcément la vôtre…

C'est clair que je me sens plus à l'aise de l'autre côté de la rue Ampère. Là, ce sont des paysages uniformisés qu'on nous impose partout, on se fait déposséder. Et donc quelque part, c'est bien qu'on soit là, une espèce de rafiot pirate au beau milieu du paquebot. On occupe le terrain mais sans prétention, avec notre savoir-faire. On est toujours heureux de passer du temps avec les gens, avec les spectacles. Depuis nos débuts, c'est notre façon de fonctionner, on a toujours plus ou moins occupé des lieux qu'on partageait avec le public. Mais cette négociation qui s'est étalée sur plus de deux ans a été lourde, pesante.

Comment s'est déroulé le dernier round ?

Personnellement, je n'y étais pas, heureusement il y avait des gens comme notre administrateur ou notre président pour rester « en position de dialogue ». Il y a eu beaucoup de discussions, de réunions, de mails, de machins, je ne suis pas dans ce monde-là, je suis du siècle passé où quand on dit un truc, on le fait. Je n'ai toujours pas compris le fait qu'on reconnaisse la valeur du travail qu'on a mené, mais qu'on ait tout de même dû partir. On l'a un peu mauvaise quand on passe devant le 145 de voir le lieu presque tout le temps fermé, qu'il n'y ait même pas de vitrine ; mais c'est trop tôt pour juger quoi que ce soit, puis c'est pas à nous de le faire. Notre credo reste d'occuper et faire vivre des lieux, de préserver une certaine humanité. On se bat pour notre réalité d'actes.

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"Cinéma de quartier" haute intensité

ECRANS | Après quatre années d’absence, le Cinéma de quartier des Barbarins Fourchus revient à la Salle Noire pour deux séances exceptionnelles, le temps de mettre en lumière deux œuvres hors-normes et insensées venues respectivement de Hong Kong et du Japon.

Damien Grimbert | Mardi 16 novembre 2021

Pourvoyeuses d’un cinéma bis fauché, fantasmatique et volontiers transgressif, tout entier voué à la satisfaction des pulsions primales de spectateurs en quête de dépaysement et de sensations fortes à l’issue d’une dure journée de travail, les salles de quartier ont depuis longtemps disparu de nos villes. Pour autant, leur héritage populaire, et la cohorte de films à petit budget mêlant sexe, violence, action et aventure qui les accompagnaient, sont maintenus en vie par intermittence depuis maintenant une bonne quinzaine d’années par le cinéma de quartier des Barbarins Fourchus. Pour cette nouvelle mouture après une longue, trop longue, pause, la formule a néanmoins (temporairement ?) changé : finis les double-programmes réunissant films de kung-fu, horreur gothique et westerns italiens des années 60 et 70, et place à deux films asiatiques plus récents mais tout aussi démentiels, faisant écho sans détour à la période de pandémie et de confinement traversée. Vers l’infini et au-delà Dans Symbol (2009), deuxième long-métrage de l’humoriste japonai

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Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

Spectacle | C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est (...)

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est coutumier. Soit un Freaks'Kabarett(o) initié par Cherry Chérie (collectif grenoblois qui « donne les moyens à l’effeuillage burlesque d’exister au cœur des montagnes alpines ») et pensé, donc, avec les Barbarins – et l’asso Versants Queer, qui sera de la partie. Au programme ? « Siamois, femmes à deux têtes, à barbe, homme à trois jambes, dresseuse et son animal, clown maléfique, charmeur de serpent, barbapapa géante, monsieur Loyal, femme araignée, homme poisson, animal de cirque, homme fort, créatures en tous genres... » comme l’écrit Cherry Chérie sur le programme. « Le temps d’une soirée, sortez du moule, partez à l’aventure ! » Tout ça dans cette géniale Salle noire, sorte d’immense b

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Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Sélection | Voici, si jamais un réveillon dans un appartement ne vous disait rien, une petite sélection de lieux (des bars, des clubs, des salles de spectacle…) ouverts à Grenoble le soir du 31 décembre. Alors bonne année en avance !

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

Grenoble : 11 bons plans pour le réveillon du 31 décembre 2018

Pour danser À la Salle noire Comme chaque année, les Barbarins fourchus organisent leur « before du réveillon » (tout sera fini avant minuit) en mode « bal de fête rock'n'roll ». Une entrée en la matière parfaite (les Barbarins savent mettre l’ambiance) dans un sympathique lieu – une boîte noire entièrement décorée par leurs soins en mode bric-à-brac. 15€ Au Keep it weird Le bar grenoblois « où la musique underground est à l’honneur » dans une déco « à l’américaine » du plus chic effet (ambiance "prohibition") propose une New Year's Day party all night long très électr

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De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Concert | Jeudi 18 et vendredi 19 octobre, De Féline, alias Delfino, artiste aux multiples casquettes cofondateur du fameux collectif grenoblois Les Barbarins fourchus, dévoilera son premier album solo "High Down Kisses" à la Salle noire. On l'a rencontré en amont.

Alice Colmart | Mardi 16 octobre 2018

De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Tantôt chanteur, poète, écrivain, conteur, illustrateur, céramiste… Pas simple de mettre De Féline (François de son prénom) dans une case tant il est multigenre. Cette fois-ci, le membre fondateur de la compagnie Les Barbarins fourchus, regroupant des artistes de tous bords, se produira en mode musicien à la Salle noire, lieu original du quartier Bouchayer-Viallet que le collectif a repris en 2011. L’artiste de 54 ans, habitué au travail de groupe, livrera alors pour la première fois son album solo High Down Kisses sorti le mois dernier. « C’est un travail que je n’avais jamais fait ! Avec Les Barbarins, on est toujours très nombreux à prendre des décisions. Là, on était que deux. » En effet, bien que 19 musiciens aient participé à l’album (« des amis issus de différents groupes croisés sur ma route »)

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The Rocky Horror Électro Show

Ciné-spectacle | Jeudi 1er et vendredi 2 février, les Barbarins fourchus vont proposer un drôle de spectacle autour du film culte qu'est le "Rocky Horror Picture Show". Voilà qui donne très envie...

Aurélien Martinez | Lundi 29 janvier 2018

The Rocky Horror Électro Show

« Un exutoire total » : voilà comment Jean Guillaud des Barbarins fourchus présente la nouvelle création de la compagnie grenobloise pensée avec « des musiciens, des comédiens, des circassiens ou encore une danseuse ». Tout ce beau monde étant réunis pour porter haut les couleurs du film musical culte The Rocky Horror Picture Show, « ode à la tolérance et la liberté sexuelle » sortie en 1975 et que quelques compagnies ont adoptée depuis pour en faire un véritable show interactif où des fans rejouent les répliques et musiques du film devant un public qui les connaît toutes par cœur. Mais avec les Barbarins, on ne sera pas dans « le simple copier-coller » comme cela peut se faire à New York ou Londres, mais face à « un ciné-spectacle, même si l’expression ne sonne pas très bien ». « Le film est là tout le long en personnage principal, mais on intervient beaucoup dessus. Donc pour des puristes du film, ou ceux qui sont fans des shows qui existent depuis les années 1980, ça risque d’être déconcertant ! On propose plutôt une sorte de film parallèle qui, par moments, s’emboite parfaitement avec l’original, e

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Ce week-end, Échirolles sera en mode "Tempo Libre"

CONNAITRE | « Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Ce week-end, Échirolles sera en mode

« Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville d’Échirolles présente la deuxième édition de son événement gratuit Tempo Libre, prévue vendredi 19 et samedi 20 mai place des cinq fontaines. Si le programme est varié et chargé, on retient surtout le concert de Djazia Satour (photo) le vendredi à 21h30, chanteuse grenobloise que l’on adore (écoutez son mini tube Bittersweet), et le Pasha Disco Club des fameux Barbarins fourchus le samedi à 20h.

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Votons Barbarins !

reprise | Les fameux Barbarins fourchus, du nom de ce collectif artistique bien connu à Grenoble, seront jeudi 27 avril à la Nef pour un cinéma de quartier atypique et bien d'actualité. Avec notamment sur l'écran, un film du bien barré Jean-Pierre Mocky...

Vincent Raymond | Lundi 24 avril 2017

Votons Barbarins !

Le 7 mai, vous aurez à accomplir votre devoir civique à l’occasion du second tour de la présidentielle. Auparavant, octroyez-vous un temps de décontraction citoyenne en assistant à la réunion publique organisée le jeudi 27 avril par les Barbarins fourchus dans le cadre du rendez-vous cinéphile "Un fauteuil pour deux" du journaliste Manuel Houssais. Leur profession de foi conjointe est des plus séduisantes, puisqu’elle propose de renouer (pour une séance exceptionnelle à la Nef) avec l’esprit des cinémas de quartier : de l’ouvreuse aux chocolats glacés en passant par les attractions, bandes-annonces, actualités et courts-métrages. Clou du programme, un grand film constitue l’apogée spectaculaire de cette soirée de gala. Et pour coller à notre actualité particulièrement portée sur la chose politique, c’est une comédie dramatico-satirique qui a été choisie : Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) de Jean-Pierre Mocky. Adaptation du premier volet d’un diptyque de son vieux complice Frédéric Dard, ce film-chorale narre les désarrois d’Horace Tumelat (Victor Lanoux, glabre et sobre), chef de parti politique en pleine ascension

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"Interview" : la force de la parole

Théâtre | Voilà un spectacle ("Interview") qui, sur le papier, avait tout pour être austère ; mais qui s’avère être finalement intelligent et ludique à la fois. Et ce grâce au talent de son metteur en scène (le journaliste Nicolas Truong) et de ses interprètes (les excellents Nicolas Bouchaud et Judith Henry), capables de transmettre à un public plus ou moins néophyte l’essence de leurs recherches et réflexions. À découvrir à la MC2.

Aurélien Martinez | Mardi 4 avril 2017

« Impossible d'échapper à cet exercice journalistique qu'est l'interview dans notre monde surmédiatisé […]. Mais, à l'ère du bavardage généralisé, l'enjeu consiste à y faire encore advenir des vérités, des paroles qui viennent rompre le conformisme et la banalité grâce à cet art singulier de "l'accouchement de la pensée" » (extrait de la feuille de salle distribuée cet été aux spectateurs du Festival d’Avignon). Sur scène nous sont donc livrées façon puzzle diverses paroles (Depardon, Pasolini, Duras, Foucault, Morin…), mais toujours avec le souci de les rendre lisibles, et en n'oubliant jamais qu’il est ici question de théâtre. On rit ainsi beaucoup pendant cette création atypique qui propose une véritable émulation intellectuelle. Même si cela n’empêche pas de grands moments de tension dramatique, comme lorsqu’il s’agit d’évoquer la récolte de la parole de ceux qui ont participé à des atrocités. Interview À la MC2 du jeudi 6 au vendredi 14 avril

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Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

Un before avec les Barbarins fourchus « Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock’n’roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle. 15€ Attention, jauge limitée. Réservations : 06 16 82 87 78 ________ Du clubbing au Vertigo Un 31 décembre dans l’une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu’à 9h du matin. Alors on danse ? Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€). Réservati

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Un été fait de concerts et de patrimoine

MUSIQUES | Jusqu'au 30 juillet, on pourra assister à des concerts gratuits dans divers lieux patrimoniaux isérois. On vous explique tout.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juillet 2016

Un été fait de concerts et de patrimoine

Dans le cadre du temps fort estival Les Allées chantent organisé par le département de l’Isère, on pourra assister en juillet à plusieurs concerts gratuits dans des lieux souvent magnifiques – car, comme il est écrit sur son site, l’événement « investit des lieux remarquables et patrimoniaux, du nord au sud de l’Isère jusque dans les plus petites communes ». Quelques dates auront ainsi lieu à ou près de Grenoble : Le jeudi 7 juillet au parc de la Grille de Moirans (un très beau jardin à la française conçu au XVIIIe siècle) et le vendredi 8 au Musée Hébert de La Tronche (avec lui aussi un très beau jardin), on a rendez-vous à 20h avec le groupe très jazz New Orleans Louise & The Po’ Boys. Le dimanche 17 juillet, c’est dans le cadre plus urbain du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, à Grenoble, qu’on pourra croiser à 16h le Palomar Trio avec sa mandoline électrique, son tuba et ses percussions. Le jeudi 21 juillet, le (splendide) Musée archéologique de Grenoble accueillera à 19h le bal folk d

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Les Allées chantent : le chant isérois

MUSIQUES | Cet été jusqu'au 31 juillet, plusieurs concerts gratuits auront lieu dans des sites patrimoniaux du département. Suivez le guide.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Les Allées chantent : le chant isérois

En Isère, on aime donner de la voix ! Et qui plus est, nous avons un sublime (n’ayons pas peur des mots) patrimoine. Voici une combinaison parfaite, pas du tout à la noix, qui a donné naissance en 2012 au festival Les Allées Chantent. Chaque année pilotée par l’Agence iséroise de diffusion artistique, la manifestation propose 80 concerts gratuits partout en Isère, avec comme particularité donc de se produire dans des lieux atypiques : châteaux, églises, parcs, musées… Un véritable tour du patrimoine en-chantant. Cet été, la mélodie des Allées passera par Moirans, Grenoble, Vizille et Mens (pour ne citer que ces villes), sur les notes jazzy de Louise & The Po’ Boys et du Palomar Trio, ou encore aux sons folk de Tralala Lovers. Mais ça sera surtout l’occasion de retrouver les Barbarins fourchus, bien de Grenoble, avec un bal populaire où l’inventif rejoint le décalé pour une soirée musicalement détonante. Et fin juillet, ça sera au tour du q

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Urban Shaman : free (spirit) music

MUSIQUES | De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours (...)

Charline Corubolo | Mardi 8 mars 2016

Urban Shaman : free (spirit) music

De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours de Babel 2015, et sur commande des collectifs Dyade et Barbarins fourchus, The Johnny Staccato Band et le Trio Kerkennah ont uni leurs cordes, vocales et instrumentales, pour offrir un grand bal des exilés, dans lequel les atmosphères s'hybrident pour mieux dévoiler chaque nuance, chaque propos. Du jazz au blues en passant par des mélodies indiennes teintées de notes électro, Urban Shaman ne fait pas qu'explorer les musiques à travers le monde et les âges : le spectacle sonde également les âmes, d'ici et d'ailleurs, toutes un peu isolées dans nos sociétés contemporaines. Les références politiques se mêlent au fil spirituel qui lie la musique aux images projetées. Et bien que nous n'ayons pas assisté à la représentation de l'année dernière, les extraits visionnés nous mènent droit à la Salle noire vendredi 11 et samedi 12 mars pour vivre l'expérience en direct et découvrir le shaman moderne qui est en nous.

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Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

ACTUS | Ce dimanche, si vous restez en robe de chambre pour le concert proposé par les Barbarins fourchus, ce n'est pas si grave. Car l'essentiel est de venir afin de (re)découvrir cette proposition décalée centrée sur la musique classique. Pour l'occasion et pour le numéro 1000 du PB, rencontre à la Salle noire avec Delfino, membre fondateur de la compagnie, afin de causer musique, Barbarins et avenir. Propos recueillis pas Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 19 janvier 2016

Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

Dimanche 24 janvier a lieu la 24e édition de Musique (en robe) de chambre. Qui organise cet événement ? Delfino : Les Barbarins fourchus, à l'initiative de Sergio Zamparo, un des musiciens porteurs de la compagnie qui a une formation classique du conservatoire de Turin. On a rencontré il y a déjà quelques années les gens du conservatoire de Grenoble. L'idée était de faire découvrir la scène à de jeunes musiciens et surtout d'essayer de populariser la musique classique sous toutes ses formes possibles et imaginables : l'accordéon classique, les cuivres, les percussions. Ça change à chaque fois... Comment sont conçues ses propositions ? Au sein des Barbarins, on a monté un petit orchestre qui s'appelle le Quasi Quatuor. On raconte des "bêtises" autour de la musique classique et des compositeurs ; et en même temps on joue. Ce quatuor est présent une fois à deux fois par an [il ne le sera pas ce dimanche – NDLR]. Sinon, ce sont vraiment des rencontres avec les élèves du conservatoire. Les professeurs les accompagnent parfois, car pour eux aussi c'est souvent la première fois qu'ils mon

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Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Si cette période de l’année n’est pas la plus riche culturellement parlant (doux euphémisme), il y a tout de même moyen de s’occuper intelligemment. Le PB vous propose un programme jour par jour, fait de visites, de cinéma, de musique, de spectacles… Libre à vous de le suivre ou non, dans l’ordre ou dans le désordre. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin. Jeudi 24 décembre Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l’un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l’entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier. Vendredi 25 décembre

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Noël rock’n’roll

CONNAITRE | Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de (...)

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Noël rock’n’roll

Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de pluridisciplinarité. Et cette année encore, il y a aura de tout pendant ces trois jours (les 11, 12 et 13 décembre, aux Salles noire et blanche) : un apéro, des spectacles, des courts-métrages, ainsi que plusieurs concerts. Dont un des Barbarins fourchus intitulé The Shaggy Barbares. À l'occasion d'une répétition publique dans leur Salle noire, nous avons pu en découvrir un aperçu. Librement inspiré de l'histoire mythique du groupe The Shaggs dont on se faisait écho la semaine dernière dans le Petit Bulletin (l’un des pires groupes de l’histoire du rock – mais « meilleur que les Beatles » selon Zappa !), le nouveau projet des Barbarins divulgue un son rock gravé au fer rouge par une voix suave qui manie aussi bien l'anglais que le français. En pleine recherche d'épuration musicale, le groupe grenoblois lui aussi mythique n'en perd pas son mordant légendaire en s’aventurant au cœur des années

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Stéréotypes pour tous

CONNAITRE | Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

Stéréotypes pour tous

Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans de cacahuètes et de bière. Un tableau digne d’un sketch de Florence Foresti que les Barbarins fourchus reprennent à leur compte pour la deuxième année consécutive dans leur fameuse Fête du cinéma de quartier, sur deux jours. Avec « une soirée mecs » et une « soirée gonzesses », pour jouer de toutes les possibilités offertes par la situation, tant dans la déco, les animations, la nourriture... Et surtout niveau cinéma, avec des films soumis aux votes des spectateurs via des catégories. Exemple, côté masculin : « Hé les mecs ! Vous verrez sûrement un film avec Schwarzy, Stallone, Chuck Norris, Bruce Lee, Mel Gibson, Charles Bronson ou Steve McQueen… » L’an passé, hasard du calendrier, l’auteur de ces lignes s’était retrouvé en pleine soirée gonzesses –

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Quatre contre quatre

MUSIQUES | L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que (...)

Aurélien Martinez | Mardi 4 février 2014

Quatre contre quatre

L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que les Barbarins fourchus s’en vont parcourir le bitume lillois en jouant au chapeau devant des terrasses de café, ils rencontrent le Arnaud Van Lancker Quartet qui fait de même. Une confrontation grenoblo-lilloise qui aurait pu virer à la baston pour une histoire de territoire, mais qui dévia très vite vers une rencontre artistique entre, d’un côté, la chanson rock électro des premiers, et de l'autre, la musique klezmer et tzigane des seconds. Rencontre qui débouchera, après plusieurs approches, sur un grand concert prévu samedi 8 février à la Source. Au programme, des morceaux des deux formations réorchestrés pour l’occasion, et bien sûr des nouveautés. « On va jouer sur nos deux univers, sur l’ancien et le nouveau. » Sur scène, les deux gangs (Ghenga !, le nom du projet, veut dire gang en italien) seront chacun composés de quatre membres pour ce que les Barbarins définissent comme un « cassage de frontières ». Musical bien sûr le cassage. AM

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Gloire à l’empire Barbarins

MUSIQUES | Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 novembre 2013

Gloire à l’empire Barbarins

Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique classique avec les Barbarins fourchus (leurs originaux Dimanches en robe de chambre, dont le prochain sera le 8 décembre)... Et maintenant, viens te frotter au rock avec le tout frais Cararock des Barbarins fourchus, dont la première édition est prévue vendredi 29 et samedi 30 novembre à 20h à la Salle noire. « Le rock’n’roll a changé notre vie, il est inscrit dans notre ADN » dixit le Barbarin Delfino, qui organise le tout, et qui sera aussi sur scène avec son « rock club projet » Minio & De Féline, aux côtés d’autres formations très rock –  Sista Chance, Dirty Primitive et Cincinnati Slim. Un événement voulu « sans fioritures », au service de cette « musique intemporelle ». Même si, avec les Barbarins, la forme joue toujours un rôle aussi important que le fond, leurs soirées étant souvent de grands moments... très rock ! Aurélien Martinez

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Les filles à la vanille, les garçons au citron

CONNAITRE | Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films (...)

Laetitia Giry | Lundi 27 mai 2013

Les filles à la vanille, les garçons au citron

Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films d’hommes » et une « films de gonzesses », des cacahuètes accompagnées de sandwichs pâté-jambon d’un côté, des crudités de l’autre… Voilà qui pourrait faire hurler les bien-penseurs ! Mais, foutredieu, tout cela n’est qu’une couverture, un jeu subtil avec les stéréotypes des genres. Arrivé en salle, le public devra choisir un thème parmi une liste et sera peut-être surpris du résultat, car on nous a soufflé que « ce qui est annoncé n’est pas forcément ce que l’on va voir ». Par exemple, voter pour l’ami Schwarzy n’ouvrirait pas la porte à un Terminator mais plutôt à un film comme Jumeaux (ceci n’est que supputation, hein !). Pour mieux jauger l’intensité de la fête, des chiffres : huit films, quatre par soir, diffusés deux par deux (la Salle noire se dédouble pour l’occasion), suivis quand ils se terminent par une ambiance kermesse avec des stands animés par les fameux Barbarins – babyfoot, poker, co

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Cuvée, décuver

MUSIQUES | On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes (...)

Laetitia Giry | Vendredi 15 février 2013

Cuvée, décuver

On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes et ayant pour point commun d’être « d’ici ». Des groupes – petits ou grands – que l’association Dynamusic écoutent un à un chaque année depuis douze ans pour choisir ceux qui figureront sur la compil Cuvée grenobloise… « Représentative mais pas exhaustive », cette sélection sur disque (sortie ce 20 février) est l’occasion d’un concert spécial. Sur scène : les bien connus et actifs Trompe le monde avec leur rock un peu déjanté, les étonnants Apple Jelly, fiers d’un son rappelant les Kinks et incitant fortement l’auditeur à remuer les pieds (voire les mains) de manière frénétique. Et pour finir, le folk des Modern Folks (dont on a déjà parlé) et qui, décidément, a ce quelque chose de séduisant qui fonctionne. Du côté des absents du concert mais présents sur le disque : les inénarrables

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Enfourcher les étoiles

MUSIQUES | Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et (...)

Laetitia Giry | Jeudi 1 novembre 2012

Enfourcher les étoiles

Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et samedi 10 novembre à 20h30. Double concert pour ce Méchant amour festif et sombre, orchestré de mains de maîtres (et autoproduit au passage), dense à souhait : claviers, percussions, trompette, mais aussi orgue hammond et mandoline électrique viennent donner chair musical à des mélodies étonnantes. Le tout se resserre en cocon autour de la grosse voix de Delfino, qui récite et qui narre des textes non moins denses que les notes, arpèges et accords qui les bichonnent. « Mille étoiles exploseront dans vos yeux mouillés de larmes noires », comme dit le morceau un peu plus rude que les autres, Jolly Roger… On espère bien que ces mêmes étoiles, inquiétantes donc fécondes, brilleront dans les yeux attendris du public ! LG

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Après l’an 1

ACTUS | Cela fait maintenant un an que les incontournables Barbarins Fourchus ont quitté le Théâtre 145 pour la Salle noire. Ils entament aujourd’hui leur deuxième saison dans leur nouvelle maison qu’ils souhaitent la plus ouverte possible. État des lieux en leur compagnie. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 15 octobre 2012

Après l’an 1

La Salle noire, donc. Rue Ampère, dans les anciennes usines Cémoi. À quelques mètres du Théâtre 145 certes, mais dans une ambiance totalement différente. Ici, les nouveaux immeubles côtoient les bureaux impersonnels : ce n’est plus le cours Berriat. « On a vécu ce déménagement avec une certaine peur » nous explique Sergio Zamparo. « On est arrivés à la Salle noire après deux années de combat par rapport à notre délogement du 145 [la Mairie avait besoin des murs pour le pôle de création théâtral qu’est devenu le Tricycle – NdlR]. L’idée était de poursuivre le travail qu’on avait effectué au 145 : les rencontres avec le public, les bals populaires, le cinéma de quartier... Un travail qui avait commencé à porter ses fruits au moment où l’on partait ! » Mais La Salle noire, « ça ne veut pas forcément dire recommencer à zéro. Le fait par exemple que l’on ne soit plus dans un théâtre mais dans une salle, ça change, et en bien ». Car l’éclectisme des Barbarins se trouve décuplé dans cet espace modulable à l’extrême, qui p

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Classique mais pas ordinaire

MUSIQUES | Depuis deux ans, les Barbarins Fourchus et le Conservatoire de Grenoble ont mis en place une nouvelle façon d’appréhender en concert la musique classique. Aperçu sur cette démarche riche d’échanges. RLR

Régis Le Ruyet | Lundi 19 mars 2012

Classique mais pas ordinaire

L’aventure de Musique (en Robe) de Chambre commence à l’automne 2010. Lorsque Serge Zamparo, compositeur des Barbarins Fourchus a l’idée d’une formule conviviale autour de la musique classique. Une proposition qui rompt en douceur avec la présentation « sérieuse », qui séduit ses camarades et le Conservatoire de Grenoble. Pour chacune des parties, c’est l’occasion de sortir des conduites ordinaires. Conjuguant leurs savoir-faire, professeurs et élèves se mobilisent pour établir des programmes sur lesquels les Barbarins vont appliquer leur esprit fourchu pour désacraliser les codes de la représentation classique. C’est ainsi que les comédiens viennent pimenter la séance d’écoute par des lectures de textes et des virgules poétiques, autant de préliminaires complémentaires et divertissants qui rompent le cérémoniale du concert. De plus, pour produire un effet cabaret, le public est attablé et chaleureusement accueilli par la compagnie avec croissants et café et lors de la représentation les jeunes spectateurs peuvent même circuler entre les tables, pour peu qu'ils ne dérangent pas trop la séance. Des concerts programmés le dimanche matin et en moyenne deu

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Sous le soleil exactement

CONNAITRE | Noël au balcon, Pâques au tison, deuxième. La double manifestation (une première en décembre donc, une seconde au printemps), organisée par le collectif (...)

Aurélien Martinez | Lundi 12 décembre 2011

Sous le soleil exactement

Noël au balcon, Pâques au tison, deuxième. La double manifestation (une première en décembre donc, une seconde au printemps), organisée par le collectif grenoblois Mann’Art(e), continue sur sa lancée : à savoir proposer, sur plusieurs jours, un évènement pluridisciplinaire festif et populaire. L’an passé, on avait aisément pu constater la réussite du projet, où un public hétéroclite se rassemblait ici et là, autour du bar, devant la scène… Car cet élan fédérateur et chaleureux résultait aussi du lieu choisi : la Salle noire, au cœur des anciennes usines Cémoi, et son espace modulable à souhait permettant d’abolir les frontières entre spectateurs passifs et artistes évoluant seulement sur le plateau. Au programme pour ce Noël au balcon qui coulera sur cinq jours, une performance croisant musique, danse contemporaine et arts plastiques, avec les compagnies La Batook et La Scalène, accompagnées par l’artiste grenoblois Nikodem (le jeudi) ; du flamenco-klezmer avec les Gadjenko (le samedi) ; ou encore le retour tant attendu du Cinéma de quartier des Barbarins Fourchus (le lundi). Car depuis le mois dernier, ce sont eux les tauliers de la Salle noire. Il semble donc logique d

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Nous sommes tous des Tunisiens

ARTS | Composée de dessins satiriques, d’affiches au graphisme fort et de nécessaires recontextualisations, l’exposition itinérante Le Peuple Veut s’arrête aux Moulins de Villancourt pendant un mois, et offre aux visiteurs des points de vue singuliers sur la Révolution tunisienne. On est allés à la rencontre de deux de ses instigateurs, Raouf Karray, professeur des arts graphiques à Sfax, et Mohamed Guiga, graphiste à Tunis. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Vendredi 25 novembre 2011

Nous sommes tous des Tunisiens

Quand vous est venue l’idée de cette exposition ?Raouf Karray : Le 15 janvier, le lendemain de la fuite de Ben Ali. On était soulagés, on a respiré et on a tout de suite eu l’idée en se concertant avec Mohamed et un ami graphiste français qui vit à Paris. On s’est dit qu’on allait lancer un appel sur Facebook, demander qu’on nous envoie des visuels de soutien et de participation à la révolution tunisienne – un dessin de presse, une caricature, une affiche, peu importe. On pensait qu’avec Internet, ça pouvait faire rapidement un effet boule de neige, et en une semaine, j’ai été bombardé de visuels extraordinaires, de blogueurs tunisiens mais aussi d’ailleurs. On s’est alors demandé que faire de toutes ces choses, et on a lancé un autre appel pour faire savoir qu’on avait ce contenu à disposition. On a eu des retours d’institutions, d’écoles partout dans le monde qui étaient intéressées pour faire une exposition. La France, l’Italie, la Belgique, l’Egypte, le Liban… il y a une liste d’attente énorme ! Parmi les propositions d’artistes tunisiens, avez-vous tout de suite senti une plus grande liberté d’expression ?

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Casque d'or

MUSIQUES | Tête d'affiche de la soirée de vendredi à la Maison de la Musique de Meylan, le Messin Alexandre Longo, alias Cascadeur, auteur de l'aérien The Human Octopus, nous raconte son goût des masques, ses angoisses et son rapport ambivalent avec la notion de succès. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

François Cau | Mardi 15 novembre 2011

Casque d'or

Qui est Cascadeur ? Alexandre Longo : Lorsque j'ai décidé de créer ce personnage, il était là comme une sorte d'infirmière. Je faisais pas mal de scène avec d'autres groupes [les groupes nancéiens Orwell et Variety Lab, NdlR] mais toujours en tant qu'homme de l'ombre. L'idée d'être au centre, c'était une hantise. J'accumulais les morceaux mais je suis tellement émotif que j'étais ému même quand je les jouais tout seul au piano chez moi. J'ai donc eu l'idée d'une doublure. Or s'il y a bien un individu qui remplit ces fonctions là, c'est bien le cascadeur. C'est la doublure d'une star exposée, dont on ignore le visage. Je voulais créer une sorte d'ambivalence : une musique qui vient de loin et un personnage un peu improbable. Finalement, l'un et l'autre se nourrissent mutuellement. Quand j'ai l'apparence de Cascadeur, je n'ai pas cette sensation d'être déguisé. Quand on vient me voir à la sortie de scène, j'ai souvent encore un masque sur la tête, je finis par l'oublier, ça devient ma peau. En tant qu'ermite autoproclamé, comment as-tu vécu le succès critique de l'album The Human Octopus et l'expos

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Clash Contre le Cinéma

ECRANS | Le Centre Culturel Cinématographique (CCC), ciné-club grenoblois historique, entame la saison dans une conjoncture morose, avec la somme de ses bonnes volontés comme principal atout. Le point avec Pierrette Amiot, présidente de l’association. Propos recueillis par FC

François Cau | Dimanche 11 septembre 2011

Clash Contre le Cinéma

Petit Bulletin : Vous attaquez l’année sans salarié, et avec un budget en baisse…Pierrette Amiot : L’an dernier, on fonctionnait au total avec 7500 euros. On n’a pas subi une très grosse réduction de budget, mais on a quand même une diminution des aides publiques. Le plus embêtant, c’est qu’avec nos subventions, ça fait longtemps qu’on n’a plus les moyens d’avoir un poste ne serait-ce qu’à mi-temps. Jusque-là, on fonctionnait avec des emplois aidés, ça allait bien, on a eu des personnes pendant deux ans. Mais depuis janvier, les emplois aidés ne sont pris en charge qu’à hauteur de 70%, ce qui n’est pas assez pour nous, d’autant que ce n’est plus que sur six mois. Autant de frais et de turn-over, on ne peut pas se le permettre. Ça reste notre problème le plus grave, ça fait beaucoup de travail pour des bénévoles si on n’a pas quelqu’un qui assure la permanence. Si on arrive à venir à bout de cette question, on continuera à exister doucettement comme avant, avec toujours les mêmes problèmes de coût de location des films, le pire étant le transport qui augmente tous les ans et qui coûte vraiment très cher. Mais vous bénéficiez toujours de l’accès au catalogue de

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La majorité pas du tout silencieuse

MUSIQUES | Pour leurs 18 ans, c’est décidé, les Barbarins Fourchus vont aller en boîte de nuit, faire la tournée des rades, boire de l’alcool, fumer des cigarettes, et apporter leur contribution à la vie politique. Comme avant, en somme, mais mieux. FC

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

La majorité pas du tout silencieuse

Dans les arts vivants (et même chez certains morts), il est une constante, un absolu derrière lequel court la majeure partie de ceux qui ont choisi la vie de saltimbanques dans le sens noble du terme : l’esprit de troupe. Une émulation collective où chacun peut amener sa pierre à l’édifice d’une œuvre en perpétuelle construction, où les individualités peuvent s’exprimer, quitte à suivre leur propre voie parallèle, et enrichir le groupe de leurs expériences de traverse. Dans le landernau culturel local, ne cherchez pas, les meilleurs représentants de ce Graal pas si abstrait demeurent les Barbarins Fourchus. Depuis 18 piges, ces drôles de lascars venus de tous les horizons artistiques (mais pas que) mènent leur barque musicale en bons capitaines de bateaux ivres, avec l’alcool particulièrement joyeux. On les a vus folâtrer dans les domaines de la chanson française, de la poésie, du rock, du jazz, du théâtre, avec des fortunes diverses mais avec toujours cette même volonté d’explorer leurs envies, et surtout de les faire partager. Et leur gestion du Théâtre 145 depuis plus d’une dizaine d’années a largement fait écho à leur louable démarche artistique. Révolutionnaires ?

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Grenoble : attention, chantiers

CONNAITRE | Théâtre / Enjeu décisif de l’orientation de la ville en termes de politique culturelle, le devenir du Théâtre 145 ne manque pas de centraliser toutes les inquiétudes quant à la sauvegarde d’une certaine conception de la démocratisation culturelle… François Cau

François Cau | Lundi 12 avril 2010

Grenoble : attention, chantiers

Rappel pour les distraits : en décembre prochain, la convention entre les Barbarins Fourchus et la Ville de Grenoble, qui confiait aux premiers la gestion et l’animation du Théâtre 145, prendra fin. Les artistes, après avoir encaissé le coup, ont bien volontiers admis que le renouvellement, au bout de dix années d’activité, pouvait avoir du bon. Via leur réunion publique du 18 mars dernier, les joyeux cabotins ont bien pris soin de ne pas personnaliser le débat : comme l’a exprimé en introduction l’aîné de la bande, Lino, en bondissant d’un fauteuil roulant avec un panache certain, les Barbarins sont réputés pour leur caractère inoxydable. Non, ce qui les inquiète, eux et bon nombre d’habitués du lieu, c’est le maintien de leur travail de médiation au sein du quartier Berriat St-Bruno, dont la qualité a d’ailleurs été reconnue par la Ville. Via des ateliers, rencontres, animations pour tout public (telles que les bals ou les cinémas de quartier), les Barbarins ont réussi à décomplexer ceux qui n’auraient jamais franchi les portes du théâtre en s’imaginant à tort que cette culture n’est pas pour eux. Un travail dont les Barbarins n’ont pas manqué de souligner l’importance toujour

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Métal mental

MUSIQUES | Musique / À l’occasion de la sortie d’Imperial Tzadik, leur nouvel album, et du concert qui l’accompagne, rapide échange avec Emmanuelson du groupe Ellipsis. propos recueillis par DG

Christophe Chabert | Mercredi 31 janvier 2007

Métal mental

Quel est le parcours du groupe ? Emmanuelson : On existe sous cette formation depuis 4 ans ; on a réalisé un maxi, Build The Nation, et 3 albums, Comastory, From Beyond Thematics, et le dernier, Imperial Tzadik, sorti il y a quelques semaines sur notre nouveau label. Et on a tourné avec des groupes comme Opeth, Arcturus, After Forever, Nightmare... Comment décrirais-tu ce nouvel album ? Du métal varié, mélodique mais psychotique, avec des influences qui vont de Nevermore à Faith No More, en passant par Opeth ou Devin Townsend, voire Tool. C’est un album contestataire, en lutte contre la vivisection (on vient d’ailleurs de réaliser notre premier clip avec le titre Perfect Rage, qui traite des animaux de laboratoires), l’expérimentation sur l’homme, la déforestation, les pollutions de toutes sortes engendrées par l’être humain… Jusqu’à la remise en question des religions et politiques, sans oublier cette économie qui est censée ne laisser que les plus forts en vie. Qu’est-ce qui t’attire dans le métal ? C’est une musique qui demande une attention, et une envie particulière. Je pense qu’il ne faut pas avoir d’a priori contre cette musique, ni ce milieu. C’est un style très varié

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Maîtres de cérémonie

MUSIQUES | Ils contribuent au dynamisme des nuits grenobloises, en offrant régulièrement au public des plateaux musicaux de qualités. Rencontre avec deux organisateurs de soirée, Alban d’Interface Electronics, et Pam* d’Hadra.

| Mercredi 31 janvier 2007

Maîtres de cérémonie

ALBAN (INTERFACE ELECTRONICS) L’asso a bientôt 1 an. Quel premier bilan tires-tu ? Alban : On a commencé les soirées Electronic music for open minded people en février 2006 à la MC2 et jusque-là, on n’a eu que des succès : un bon retour du public par rapport au lieu et à la programmation, et un esprit très festif qui se dégage des soirées. En termes de fréquentation, on a fait entre 350 et 400 personnes à chaque soirée, donc c’est un bon résultat. Comment décrirais-tu le public de vos soirées ? On a commencé à fidéliser un certain public, mais il y a toujours des nouvelles têtes. Dans l’ensemble, j’ai l’impression qu’on a un public un peu plus âgé, il y a peu de jeunes entre 18 et 20 ans, qui constituent pourtant la majeure partie des gens qui sortent. En fait, les gens viennent surtout pour découvrir, ils ne sont pas forcément férus de musique électronique, ce sont des personnes qui ne trouvaient pas forcément de lieux à Grenoble qui leur correspondent pour sortir et faire la fête. Depuis début janvier, vous avez mis en place une programmation bi-hebdomadaire au bar MC2… Oui, tous les vendredis et tous les samedis. L’objectif, c’est de proposer un endroit festif, mais pas ch

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PRÉVENTION TOUT TERRAIN

MUSIQUES | Même si l’on est très loin des descriptions apocalyptiques ridicules trop souvent dressées par les journaux à sensation, il serait à l’inverse hypocrite de nier la présence fréquente de conduites à risques (consommation de drogues, rapports non protégés…) au cours des soirées. Entretien avec Audrey Casabielhe, présidente de l’association AIDES Isère, qui tient régulièrement des stands de prévention sur le terrain. Propos recueillis par Damien Grimbert

| Mercredi 31 janvier 2007

PRÉVENTION TOUT TERRAIN

Comment est née cette idée d’établir des stands de prévention ? Audrey Casabielhe : À l’origine, il y avait un groupe régional qui intervenait sur Marseille, et comme Grenoble est quand même une plateforme importante au niveau de tout ce qui est événements festifs et musiques électroniques, il nous a semblé prioritaire de mettre en place des interventions de ce type lors de ces évènements. Depuis quand et où intervenez-vous ? On a commencé l’année dernière, et on est intervenu par exemple sur le festival Hadra à Chorges, sur les soirées Hadra et Icône à la Bastille… Et on travaille également en partenariat avec des personnes-relais, qui ont l’habitude d’être dans ce milieu-là, et qui interviennent tout au long de l’année. On leur fournit des kits de prévention, et de la documentation dont elles peuvent disposer lors de la soirée, et elles interviennent avec leurs méthodes à elles. Ça c’est pour tout ce qui est régulier-régulier, car comme on n’est pas non plus très nombreux, on ne peut pas intervenir tous les week-ends. En quoi consistent ces stands ? Ils ont pour vocation la réduction des risques liés à la consommation de produits psychoactifs et aux relations sexuelles. On y

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«Une diversité d-œuvres»

ARTS | Interview / responsable de l'Artothèque depuis 1982, Michèle Dollman a contribué à l'enrichissement des collections. Propos recueillis par Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 7 février 2007

«Une diversité d-œuvres»

Depuis votre arrivée, vous avez recentré les acquisitions sur la photographie. Pour quelles raisons ? Michèle Dollman : Effectivement, dans la collection qui a débuté en 76, il y avait beaucoup d'estampes. Le marché de l'art a explosé dans les années 80, donc on a pu acheter de la photo ; ce n'était pas encore trop cher. Je continue aussi à acheter de la photographie, car je mène parallèlement depuis quelques années une politique d'exposition uniquement de photographies. Justement dans les expositions, vous alternez photographes connus et découvertes. Connus, inconnus, photographes de la région, de Grenoble. C'est bien de mettre en rapport les différents regards : je crois que c'est bénéfique pour des photographes d'ici d'être confrontés à des aînés. Comment avez-vous sélectionné les 50 photographies choisies et exposées au Musée ? La sélection a été faite par Guy Tosatto (le Conservateur du Musée de Grenoble) en partant du principe qu'il fallait montrer des séries pour ne pas que ce soit trop disparate. Il a mis un peu l'accent sur les œuvres qui seraient aujourd’hui patrimoniales : des images que beaucoup de monde connaît, comme celles de Doisneau, Boubat, mais qui sont tout

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Avant eux le déluge

SCENES | Dans un no man’s land post-apocalyptique, un père noie son fils mutique d’une logorrhée verbale sur le bruit d’un monde distant, voire disparu. À la mise en scène, Pascal Mengelle livre sa vision noire et ironique du “Fredon” d’Olivier Gadet. Rencontre. Propos recueillis par François Cau

| Mercredi 7 février 2007

Avant eux le déluge

Comment le texte d’Olivier Gadet entre en résonance avec tes précédents travaux théâtraux ? Pascal Mengelle : Au départ je croise Patrick Zimmermann, qui me donne le texte. Je lis la moitié du livre le jour même, je l’appelle tout de suite et lui dit que je l’adore, que j’aimerais bien le monter. J’y ai vu la présence du fils tout de suite - parce que le roman au départ, c’est un texte un peu étrange, écrit d’un bloc sans paragraphe sans parties sans rien, un flot continu. Mais ce qui est déjà très théâtral, c’est l’écriture au style direct, il parle tout le temps à un fils qu’on imagine. Tout est incertain, toutes les choses pourraient être fausses, les situations, les choses évoquées sont ambiguës, on pourrait être dans une tête, un espace mental. Pour répondre plus concrètement, ce qui m’a plu c’est que j’ai fait beaucoup de rapprochement avec Beckett, un auteur que j’avais exploré pour ma première création, P’tit Coin. Le Fredon sera très différent de P’tit Coin dans la mise en scène mais dans le fond il y a quelque chose qui est là, des thématiques qui me sont chères. Ce que j’aime beaucoup c’est que ça se situe dans un vide, avec toujours une dimension universelle, un peu de

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Ghost in the Shell

SCENES | Conversation / Son spectacle, “Konnecting Souls”, condense les objectifs de ces Rencontres de l’Imaginaire : une interaction intelligente entre art et technologie, qui parvient à interroger les deux disciplines avec une pertinence égale. Entretien avec le chorégraphe Franck II Louise. Propos recueillis par François Cau

| Mercredi 7 mars 2007

Ghost in the Shell

L’utilisation des capteurs sonores sur les danseurs donne au spectacle des couleurs musicales et chorégraphiques définitivement à part. Aviez-vous en tête de créer une nouvelle discipline dans la danse hip hop, un genre de “abstract breakdance“ ? Franck II Louise : Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de dépasser le genre. C’est une synthèse de tout ce que j’ai traversé : j’ai commencé avec la danse hip hop, avec les remixs en tant que DJ, après je suis passé sur les claviers, à faire ce qu’on appelait de l’électro-funk. Et pour moi, c’est la suite logique de mon évolution. J’ai traversé pendant toutes ces années d’autres courants musicaux. J’ai bouffé de la musique électro depuis tout petit, en passant par Kraftwerk et tous les autres courants belge, de Détroit, le funk, la musique afro-américaine, africaine... Dans Konnecting Souls, on me reconnaît des racines mais c’est au-delà de ça, et je me fous de savoir si l’on perçoit les origines hip hop ou non. Et en plus, je fais jouer par le corps, ce n’est pas un clavier qui va contrôler les sons, le corps est devenu l’instrument. On est dans une relation très étroite à la danse, dans la lecture de la musique par le mouvement donné.

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La traversée des corps

SCENES | Interview / La célèbre Russell Maliphant Company interprétera un double programme exceptionnel à la Rampe : LES PIÈCES Transmission et Push. Entretien avec son humble chorégraphe, Russell Maliphant. Propos recueillis par Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 14 mars 2007

La traversée des corps

Pourquoi et comment la lumière est-elle devenue si importante dans votre travail chorégraphique ? Russell Malliphant : Avant de commencer à créer mes propres projets, j’ai travaillé avec quelqu’un qui est spécialisée dans l’improvisation, Laurie Booth. Au cours de ce stage, j’ai rencontré Michael Hulls (ndlr : créateur lumière et co-directeur de la compagnie Maliphant). Simultanément, j’ai collaboré sur un spectacle à l’écriture du mouvement dans le cadre du Dance Umbrella Festival, Et cela a coïncidé avec le début de la création de mes pièces. J’ai été très chanceux de rencontrer Michael Hulls à cette époque. Notre travail a débuté sur la route, pendant une tournée. On avait plein d’envies. Quand s’est présentée une opportunité de création, qui devait comprendre une partie improvisée et une partie déterminée à l’avance, nous avons pu approfondir notre travail commun, et expérimenter à tout va. Nous avons essayé plein de choses, et de là naissaient de nouvelles idées. Cela nous motivait pour de nouveaux spectacles. Puis, j’ai pu créer une nouvelle pièce. J’ai naturellement fait appel à Michael Hulls. On avait déjà à ce moment là de la matière a explorer : notamment une nouvelle fa

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«L'idée de nation est obsolète»

CONNAITRE | Robert McLiam Wilson l'auteur Irlandais du drôlissime Eureka Street, de Ripple Boggle ou encore du poignant Les Dépossédés, sera un des invités du prochain Printemps du Livre. Rencontre. Propos recueillis par Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 14 mars 2007

«L'idée de nation est obsolète»

Dans les Dépossédés, vous parlez de l'échec d'écrire sur la pauvreté. Robert McLiam Wilson : Ce livre c'est une réponse, un hommage. Je ne suis ni un expert, ni un technicien dans ce domaine. Ce livre, je l'ai fait en réponse à un homme que j'ai vu à la télévision anglaise. Dans une très intelligente émission il avait dit : «il n'y a pas de pauvreté en Angleterre, car tout le monde a la télévision». Cet homme était un premier conseiller du premier gouvernement Bush, un homme sérieux, de pouvoir. Et les gens écoutaient ça, ces conneries. Cela m'a rendu fou. Mon livre, c'était une simple réponse à cela. Parce que je n'étais pas un expert, la seule chose que je pouvais faire c'était aller dans les endroits, décrire ce que je voyais. Malheureusement, c'est toujours important de faire cela, car les choses sont les mêmes aujourd'hui. Je viens juste de lire dans une revue française respectable et très académique, un sujet sur «la pauvreté parmi les millionnaires aux États-Unis». My God, j'étais jaloux, j'étais vraiment jaloux ! Parce que c'était la meilleure satire de tous les temps et tout d'un coup, j'ai réalisé que le sujet était sérieux que ce n'était pas du deuxième degré. En France

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Self Défense

ARTS | Installation / Il vient de transformer le LIA en bunker gorgé d’armes de distraction massive. Julien Prévieux nous ouvre les portes de sa “Pseudo-Collision”. Propos recueillis par FC

| Mercredi 21 mars 2007

Self Défense

Tous les éléments de Pseudo-Collision sont des détournements… Julien Prévieux : Surtout le film. J’ai pris un James Bond classique, on peut le dire assez médiocre, et il s’agit donc de rajouter une batterie d’effets classiques hollywoodiens : des flammes, des fumées, des explosions… Il dure deux heures et sur tous les plans on a au moins un petit effet dans un coin, une évolution crescendo, pas loin du cinéma expérimental. Avec la volonté d’épuiser le spectateur… Carrément, sur les deux heures c’est assez dur de tenir. Là, tu l’as vu par séquences, mais sur la durée les effets reviennent vraiment de manière répétée, avec une batterie quand même assez large. Ça partait aussi d’une volonté de s’insérer dans la fin d’une chaîne de production hollywoodienne classique déjà bien rôdée. Ton projet principal, les lettres de non-motivation, c’est un work in progress permanent ou ça va prendre fin un jour ? C’est un projet qui dure depuis maintenant sept ans : il s’agit de refuser du travail quotidiennement pendant certaines périodes, même si maintenant c’est moins régulier. J’achète la presse spécialisée ou quotidienne, je fais comme si toutes ces petites annonces m’étaient personne

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Le(s) déserteur(s)

ECRANS | Avec Volem rien foutre al pais, Pierre Carles poursuit son projet filmique et politique autour de la question du (non) travail, et revendique son indépendance actuelle. Interview. Propos recueillis par CC

Christophe Chabert | Mercredi 21 mars 2007

Le(s) déserteur(s)

Que représente pour vous la sortie en salles de vos films ? Pierre Carles : Depuis Pas vu, pas pris, mes films n’ont en effet pas été vus ailleurs qu’au cinéma, ils ont un peu circulé en échange gratuit sur internet. Mais leur visibilité est surtout liée aux salles art et essai, pas aux salles de cinéma, ils ne passent pas dans les multiplexes. On a réussi avec des petits films bricolés à toucher en moyenne 100 000 personnes, ce qui n’est pas ridicule. Mais ce n’est pas seulement un acte politique, c’est aussi une nécessité économique, et les salles trouvent leur compte à passer ce genre de films. Est-ce une manière de répondre au discours ambiant et télévisuel par un discours de résistance qui se tient sur d’autres écrans ? La question, c’est d’abord de produire des films indépendants qui ne sont pas sous influence, en tout cas pas sous l’influence de la télévision. Les recettes de Pas vu, pas pris ont permis de continuer à produire sans le financement de la télévision, ni des institutions d’ailleurs. Volem rien foutre al païs est le premier à obtenir des financements institutionnels mais on ne les a pas laissés intervenir dans le contenu. Seules les entrées en salles nous fina

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«Je ne suis pas un auteur à hypothèses»

CONNAITRE | Interview / Zahia Rahmani, née en Algérie d’un père harki, est arrivée en France en 1967. Dans “France récit d’une enfance”, elle narre les paysages tumultueux de sa construction. Propos recueillis par Séverine Delrieu

Séverine Delrieu | Mercredi 21 mars 2007

«Je ne suis pas un auteur à hypothèses»

Vous faites le récit de votre construction à travers souvenirs, travail de mémoire. En quoi était-il important, pour vous, d’écrire ce livre ? Zahia Rahmani : Tous les livres sont importants, au moment où on les fait. Je pense qu’à ce moment-là, il y avait deux urgences : l’une était la confrontation avec la question de la mort de ma mère. Ce qui a fait surgir en moi un sentiment de panique, une peur, et la question du territoire. C’est-à-dire, je me suis retrouvée, de fait, convaincue d’être dans un territoire, parce que j’y avais été emmenée, et je ne m’étais pas vraiment posée cette question-là, tant que la mère vivait. C’était ma patrie. D’autre part, les commentaires cumulés ces dernières années sur les individus venant de pays musulmans et plutôt du Maghreb, l’histoire du voile, les émeutes, ne me laissaient pas de répit. En ce sens où moi, je suis arrivée en France en 67, et je n’imaginais pas dans les années 70 d’être confrontée, 20 ou 30 ans plus tard, à une nécessité de dire : je suis d’ici. Et donc dire, je suis d’ici, cela signifiait pour moi raconter comment j’avais grandi dans cette campagne française. Le “je suis d’ici”, cela ne veut pas dire raconter un attachement

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Hors Limites

MUSIQUES | Musicien à la boulimie maîtrisée de plus en plus proche de ses solides référents, Vincent Ségal, violoncelliste on ne peut plus éclectique, revient sur son parcours en avant-goût de sa soirée “Bach to Bach” à la MC2 (et prouve aux sympathiques mauvais esprits qu’aucun lien ne le relie à Steven). Propos recueillis par FC

| Mercredi 21 mars 2007

Hors Limites

Comment s’est constituée votre famille musicale, avec Cyril Attef, Sébastien Martel, Julien Lourau… ? Vincent Ségal : En 1996. C’était à une époque où je ne jouais presque pas sur Paris, je me consacrais aux tournées avec Glenn Ferris (le meilleur tromboniste jazz du monde, ndlr). Je revenais du Brésil, Julien Lourau m’a appelé en disant qu’il avait envie d’expérimenter sur un projet intitulé Olympic Gramophon, j’ai répondu à l’invitation, rencontré les autres et on ne s’est plus quitté. J’ai connu Magic Malik à ce moment-là aussi, il vivait avec Camille à l’époque – peu de gens le savent, mais Malik et Sébastien Martel l’ont beaucoup aidé pour ses premiers pas ; Sébastien m’a présenté Mathieu Chédid pour participer à son premier disque… Ça donne une famille intéressante ; même si maintenant on se voit moins souvent, que Mathieu est devenu ce qu’il est, que Sébastien a développé une nébuleuse de son côté. On ne se voit plus que pour enregistrer, mais quand ça se produit, on a toujours cette impression de faire partie d’une vieille bande. Je fais très attention à la jeune génération également. J’ai appris avec Glenn qu’il fallait être à l’aise, jouer avec le plus de monde possible,

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Les enfants de la toile

CONNAITRE | La déclaration d’Autrans a été adressée aux candidats, à la présidentielle comme aux législatives, par les participants des 11e rencontres Internet qui s’y tenaient, du 10 au 13 janvier. Nous sommes revenus sur certains points avec Thierry Gaudin, actuel président des rencontres. Il est prospectiviste, ancien du conseil général des Mines. Propos recueillis par Bernard de Vienne

| Mercredi 21 mars 2007

Les enfants de la toile

Dans la déclaration d’Autrans, vous faites d’Internet le lieu de la prise de conscience écologique. C’est plutôt un effet collatéral de son utilisation, l’écologie n’y est pas née. Thierry Gaudin : Il est évident que l’outil Internet n’a pas été conçu à cette fin. Mais il favorise la constitution de lobbies écologistes, comme l’Environment Defense Fund en Californie, qui compte 500 000 adhérents. C’est grâce à lui, par exemple, que l‘état de Californie a adopté une législation environnementale beaucoup plus contraignante que celle du reste des Etats-Unis. Vous réclamez la mise en ligne gratuite des résultats de la recherche publique et des données géographiques. N’est-ce pas déjà le cas, par exemple sur les sites de l’INRIA, du CNRS ou de l’IGN ? Le problème est qu’à l’heure actuelle, tout repose sur la bonne volonté des chercheurs. Le système ne les encourage pas au “copyleft“ (par opposition au copyright, qui limite la copie, ndlr). Pour accéder au prix Nobel, il faut être publié dans les revues spécialisées, être remarqué par les comités de lecture, être cité le plus possible... De plus en plus de chercheurs diffusent certes leurs travaux sur le Net, dans un esprit libertaire

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Festival de la Résistance

ECRANS | Entretien / La présidente de l’association du Centre Culturel Cinématographique, Pierrette Amiot, fait le point sur sa situation à l’aune de ses 40 années d’existence. Propos recueillis par FC

| Mercredi 28 mars 2007

Festival de la Résistance

Quelles volontés animent la célébration de ce quarantenaire ? Pierrette Amiot : On a voulu travailler avec différents partenaires, pour consolider des liens et tenter de toucher un autre public, aller à sa rencontre. On a essayé de mélanger des projections de films relativement récents au Club et au Méliès, et de classiques dans la Salle Juliet Berto, avec L’Atalante de Jean Vigo, qui est tout de même le film étendard des ciné-clubs. La programmation demeure fidèle à ce qu’on a l’habitude de faire. Où en est la crise financière qui vous menace ? On avait sonné la sonnette d’alarme l’année dernière et les collectivités y ont répondu. On a eu une hausse de la subvention municipale, et la création d’une subvention du Conseil Général dont on nous promet une reconduction en 2007. On remercie notre public et donc nos adhérents, pour leurs aides financières et psychologiques, qui sont très loin d’être négligeables. Ça équilibre nos frais généraux, qui restent importants. Les coûts de location des films ont augmenté, les coûts de transport aussi aux dernières nouvelles, il y a de moins en moins de copies 16MM en circulation… Est-ce que la loi régissant les ciné-clubs est adaptée au c

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Sans concession

MUSIQUES | Allumé, salace et ravageur, le son des ghettos de Baltimore sort progressivement de l’ombre. À l’occasion de son passage à Grenoble, entretien avec le DJ parisien Kazey, ambassadeur français de la discipline. Propos recueillis par Damien Grimbert

Christophe Chabert | Mercredi 28 mars 2007

Sans concession

La Baltimore club music reste assez méconnue. Comment la présenterais-tu ? Kazey : Comme son nom l’indique, cette musique est née a Baltimore au milieu des années 90. Elle est issue des ghettos de cette ville. Ses influences premières sont la Miami bass, la ghetto house de Chicago, et la gogo music de Washington (des styles musicaux orientés vers la danse, à mi-chemin du hip-hop et des musiques électroniques, et souvent issus des quartiers les plus pauvres des villes précitées, ndlr). Les lyrics sont souvent “explicit”, les basses énormes et le groove imparable. C’est l’essence même de la musique pour les clubs : sexy et dynamique. Comment as-tu découvert cette musique, et quel était ton parcours de DJ avant cela ? J’ai commencé à acheter du hip-hop et de la hip-house à la toute fin des années 80, mais je ne me suis mis à mixer qu’en 91 après un court séjour à Londres. J’ai aimé, et j’aime toujours, beaucoup de styles musicaux différents, de la techno de Detroit au dirty south (branche du hip-hop spécifique au Sud des Etats-Unis, ndlr) en passant par la drum’n’bass ou l’électro-rock. J’ai toujours eu les oreilles grandes ouvertes en fait, il y a du bon dans tous les styles. Biza

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«Fusionner l’instrumental et les machines»

MUSIQUES | entretien / Directeur des Abattoirs et responsable de la programmation du festival ElectroChoc, José Molinas a répondu à nos questions. Propos recueillis par Damien Grimbert

| Mercredi 4 avril 2007

«Fusionner l’instrumental et les machines»

Qu'est ce qui vous a donné envie de créer ce festival ? Quel est son objectif ? José Molinas : Le projet de la Smac –les Abattoirs, initié par la Ville de Bourgoin Jallieu, a débuté en 1999 et dés les premiers concerts hors les murs, le public a répondu présent et particulièrement en ce qui concerne les esthétiques liées aux musiques utilisant les nouvelles technologies ; ce fut le cas pour des concerts du type Mei Té sho, Ez3kiel, et autre High Tone, tous des groupes de la scène régionale et précurseur sur le plan national d’une certaine fusion machines et instruments. Les conditions acoustiques des lieux que nous utilisions n’étaient pas top , loin de là, malgré le matériel son et lumières que nous mettions en place, la qualité était minimale aussi nous avons levés le pied sur ces esthétiques des musiques actuelles en attendant d’avoir une « vraie » salle ! D’autre part, le Nord Isère renferme un certain nombre de DJ’s et autres livers , plus habitués aux « Raves » sous les bois et même s’il agit d’une organisation porteuse d’un certain état d’esprit, la qualité technique de ces soirées confond la puissance ( souvent excessive ) et la qualité du son. Avec l’arrivée de notre

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Sans réserve

ARTS | Exposition / Dernière exposition en date présentée à Spacejunk, Convince me réunit pas moins de 4 artistes différents sur un support commun. Entretien avec deux (...)

| Mercredi 11 avril 2007

Sans réserve

Exposition / Dernière exposition en date présentée à Spacejunk, Convince me réunit pas moins de 4 artistes différents sur un support commun. Entretien avec deux d’entre eux, les photographes Stéphanie Solinas et Bertrand Trichet. En quoi consiste Convince me ? Bertrand Trichet : C’est le rassemblement de trois types de travaux différents : une photo, un poème, et la sérigraphie pour lier tout ça. Les photos, c’est Stéphanie et moi-même, les poèmes, c’est Scott Bourne, un skateboarder professionnel américain qui en écrit régulièrement, et la sérigraphie, c’est Jérémy Cortial, de El Shopo. Comment est née l’idée de ce projet commun ? Stéphanie Solinas : En fait, on a fait un portfolio dans un magazine, avec ces images de paysages en polaroid, qu’on a associé aux poèmes de Scott. C’était la première idée. On le connaît depuis longtemps, et on trouvait que ses poèmes correspondaient vraiment à ce qu’on disait dans nos photos, ça nous a donc semblé assez évident de les associer matériellement, et de faire un travail graphique unique. L’idée, c’était d’arriver chacun avec ses trucs et de faire un travail commun : ce n’est pas une expo collective, c’est une expo de travaux collectifs,

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Génération perdue

CONNAITRE | Rencontre avec l’auteur phare de la nouvelle scène BD chinoise Benjamin, à l’occasion de son passage il y a quelques semaines à la librairie BD Fugue Café de Grenoble. Propos recueillis par Damien Grimbert (interprète : Yann Kerhuel)

Christophe Chabert | Mercredi 18 avril 2007

Génération perdue

En France, on découvre tout juste les bandes dessinées chinoises. Est-ce qu’à l’inverse, les bandes dessinées européennes, les comics, et les mangas sont largement répandus en Chine ? Benjamin : Le marché chinois est inondé de mangas, mais il s’agit quasi uniquement de contrefaçon, donc ça ne passe pas par les circuits classiques des éditeurs. La bande dessinée française, on en trouve, mais en très petite quantité, il y a à peu près 300 titres. Les comics, en revanche ne sont pas diffusés. Quelles sont, à tes yeux, les particularités de la bande dessinée chinoise ? Pour simplifier, on peut distinguer les artistes chinois en deux groupes : ceux qui ont essayé de copier les mangas, et qui ont échoué, puisqu’ils faisaient la même chose en moins bien. Et une autre école qui a commencé à prendre plus ses influences du côté de l’Europe et des Etats-Unis, mais qui n’a pas très bien marché non plus sur le marché chinois, où le lectorat est assez jeune, et très féminin. Et au milieu, moi et mes amis, qui avons acquis une certaine reconnaissance grâce à nos bandes dessinées qui plaisaient plus, au départ, à un public féminin, même si cela a évolué depuis. Est-elle plutôt considérée comme

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Peur Bleue

ECRANS | Entretien / La scène se déroule le 19 avril. Emmanuelle Cuau, terrorisée par l’échéance du 22, défend son film tant bien que mal, en essayant de ne pas penser au devenir de notre société. Mais entre le propos de son film, sa date de sortie ou ses problèmes personnels, c’est dur. Propos recueillis par François Cau

| Mercredi 2 mai 2007

Peur Bleue

Pourquoi avoir eu envie de faire ce film en particulier, au sortir de douze ans d’absence du grand écran ? Emmanuelle Cuau : J’ai quand même un peu travaillé, sur des téléfilms pas terribles pour Arte et M6 ou avec Jacques Rivette. Il y avait un projet auquel je tiens beaucoup, intitulé L’Affaire Riesman, je m’y suis accroché pendant dix ans avant de laisser tomber. J’ai eu des éléments douloureux dans ma vie personnelle, qui m’ont pris l’énergie nécessaire pour porter un film à bout de bras. J’ai ensuite rencontré la scénariste Agnès Caffin, on est parti dans l’écriture avec une idée : comment une personne peut rendre l’autre folle. D’autres interrogations sont venues se greffer, c’est quoi être normal ou anormal dans notre société, est-il normal de voir un psychiatre comme on va chez le dentiste… Au départ le projet se focalisait sur la vie quotidienne de deux frères. On a fait un break dans l’écriture, on a travaillé sur d’autres choses, le temps a passé. Lorsqu’on a repris l’écriture, la question posée par le script est devenue celle de savoir si ce n’était pas notre société qui nous rendait un peu fou, parano. Qu’est-ce qui a motivé ce changement d’axe ? Tout le long du f

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