Awards 2011 musique

François Cau | Vendredi 16 décembre 2011

Awards des claques lives inattendues : Zone libre et Peter Kernel 
Pas vraiment galvanisante sur CD, la réunion entre la rappeuse Casey et le guitariste Serge Teyssot-Gay a tout explosé sur la scène de la Bobine. La première s'est imposée comme une MC tonitruante, ravageuse, aux lyrics qui claquent comme autant de coups de trique bien sentis, le second a confirmé aux plus sceptiques que la réussite de Noir Désir lui devait énormément. La fusion entre hip hop et rock'n'roll a tenu tout du long, dans un équilibre incroyable de rage et de ferveur musicale. Tout aussi électrique, le set de Peter Kernel a également bousculé le public du Ciel dans ses doucereuses habitudes. Les compositions du génial White death black heart (l'un des albums de l'année, et pas uniquement à cause de l'adorable petit chat en couverture) ont été transcendées par ce trio de rock déviant, avec une énergie qui aura dévasté les hipsters les plus blasés. Sinon, Patti Smith a aussi tout défoncé à la MC2, mais ça, c'était la moindre des choses. 

Award de la soirée chat noir : Jour & nuit à la Bastille
A l'instigation de l'association Mixlab en partenariat avec la Régie 2c, ce qui s'annonçait comme l'une des dates incontournables de la rentrée s'est transformé en véritable cauchemar pour ses organisateurs. Dans un premier temps, les locaux de Rodéo Massacre se retirent de l'affiche. Le groupe prévu en remplacement, Battant, annule également, suite au suicide de son chanteur (la formation sera tout de même programmée au Ciel au prochain semestre, malgré ce triste coup du sort). Quelques jours plus tard, c'est au tour de la tête d'affiche The Shoes de se décommander, la chanteuse ayant son mot du médecin. Le prix des places baisse, la soirée affiche tout de même une jauge tout à fait correcte… jusqu'à ce que la pluie ne mette prématurément fin à la soirée. Ceux qui sont montés passées 23h, ont eu droit à une demi-heure de concert puis à trois heures d'attente pour pouvoir redescendre l'ont eu un peu en travers de la gorge… 

Award du meilleur titre d'album de l'année : Hardcore will never die, but you will, de Mogwaï. 

Award de la plus grosse déception : Cheveu
On a écouté leur album 1000, sorti en janvier, en boucle pendant des mois. Leur Charlie Sheen fut, et reste, notre morceau de l'année. On attendait leur venue à la Bobine de pied ferme, on a passé des heures de réflexion à chercher le jeu de mot qui enterrerait le mythique « Cheveu, on se les arrache » de Télérama – on a failli se prendre une bardée de lettres d'insultes en foutant en Une une photo du groupe devant une synagogue avec en titre “Le lobby tif“, avant de renoncer. Le soir en question, on s'est pris une bonne tarte avec la première partie assurée par les valeureux rockers bruitistes de Pneu, avant de chercher de toutes nos forces à aimer le set de Cheveu, en vain. Chanteur pas en place, musiciens crevés, absence d'énergie… On en chouine encore.

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"Sisters with Transistors" ou l'histoire de musiciennes légendaires

Documentaire | Qui passe pour avoir donné le "la" dans l’histoire de la musique électronique ? Connaissez-vous les noms de Clara Rockmore, (...)

Eloïse Bonnan | Vendredi 15 octobre 2021

Qui passe pour avoir donné le "la" dans l’histoire de la musique électronique ? Connaissez-vous les noms de Clara Rockmore, Delia Derbyshire, Daphne Oram, Eliane Radigue, Bebe Barron, Pauline Oliveros, Maryanne Amacher, Wendy Carlos, Suzanne Cianni ou Laurie Spiegel ? Grand vainqueur du prix FAME 2021 (festival international de films sur la musique), le documentaire Sisters with Transistors brise le silence sur ces dix pionnières de la musique électronique. Pour son premier film documentaire, la réalisatrice Lisa Rovner juxtapose de très belles archives en noir et blanc ou en couleur. Par-dessus, la voix de Laurie Anderson, figure américaine de l’art expérimental, pose un trait d’union évident entre ces femmes : l’amour des machines qui font de la musique. Coup de projecteur mérité pour ces pionnières de la musique électronique aux histoires souvent méconnus… Parmi elles : Clara Rockmore la virtuose du thérémine, Daphne Oram pionnière britannique

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Les chants d'eau de Tomoko Sauvage

Musique expérimentale | Quitte à se mettre une bonne partie de l’art contemporain à dos, il est permis d’affirmer qu'un dispositif plus intéressant que son résultat se perd souvent (...)

Hugo Verit | Mardi 19 octobre 2021

Les chants d'eau de Tomoko Sauvage

Quitte à se mettre une bonne partie de l’art contemporain à dos, il est permis d’affirmer qu'un dispositif plus intéressant que son résultat se perd souvent dans la vanité. Soyons honnêtes, ce n’est pas le cas de Tomoko Sauvage. Avec ses bocaux d’eau, sonorisés dans les moindres harmoniques (on ne s’attardera donc pas sur le dispositif), l’artiste japonaise crée des sons uniques, inimitables même à coups de synthés. Alors, c’est de l’ambient, c’est long et monotone, sûrement un peu crispant, jamais vraiment accessible mais ceux qui s’intéressent profondément au son, dans sa dimension la plus organique, ne devraient pas être déçus. D’autant que le Centre d’art Bastille semble être le lieu idéal pour ce genre d’expérimentations. Tomoko Sauvage le 30 octobre à 20h au Centre d'Art Bastille, prix libre

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L'Anneau en attendant...

Culture | Les événements organisés en plein air cet été sont longtemps restés incertains. D’où l’idée de la Ville de Grenoble d’en regrouper plusieurs à l’Anneau de vitesse. Une bonne solution ? On a posé la question à quelques-uns des intéressés.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

L'Anneau en attendant...

Deux soirées complètes et une troisième qui a elle aussi bien fonctionné : le Festival Magic Bus n’a pas à regretter d’avoir dû quitter l’Esplanade pour rallier la scène de l’Anneau de vitesse. Après le premier soir, Damien Arnaud, coordinateur de Retour de Scène, jugeait que le public avait plutôt joué le jeu des consignes sanitaires. « Cela a fonctionné en bonne intelligence, dans une douce euphorie. » De quoi anticiper positivement le second événement confié à l’association cet été : le Cabaret frappé, du 16 au 20 juillet. Et même si ce n’est pas comparable – cette fois, on parle de concerts gratuits et sans doute de spectateurs autorisés à rester debout. Et 2022 ? Il est trop tôt pour dire si Retour de scène voudra revenir à l’Anneau de vitesse : « Cela pose question. On se dit que la volonté de la Ville n’est pas forcément de s’y installer durablement et l’Esplanade, elle, pourrait être en travaux. Les discussions se poursuivent. » Et la cohabitation entre associations ? « L’idée est bonne et, pour en avoir parlé avec d’autres organisateurs d’événements ailleurs en France, c’est assez rare pour être souligné. Après, c’est bien aussi que chacun

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La Bobine à ciel ouvert

ACTUS | C’est ce qu’on appelle ne pas faire les choses à moitié : pour fêter le retour des beaux jours, des sorties et de la vie culturelle, La Bobine organise (...)

Damien Grimbert | Vendredi 25 juin 2021

La Bobine à ciel ouvert

C’est ce qu’on appelle ne pas faire les choses à moitié : pour fêter le retour des beaux jours, des sorties et de la vie culturelle, La Bobine organise du 23 au 26 juin un festival de quatre jours sur la scène de l’Anneau de Vitesse du Parc Paul Mistral, qui mêlera à la fois musique et arts vivants. Côté concerts, le programme s'annonce varié, parfois suprenant et résolument alléchant. Les hostilités commenceront dès le mercredi à 18h avec la pop tropicale et psychédélique du quatuor Phat Dat, dont on avait déjà pu découvrir le groove dansant et les sonorités cosmiques 70’s il y a quelques années de ça au Bauhaus. Le même jour, mais à 21h cette fois, place à la performance spectaculaire du collectif masqué de Kinshasa Fulu Miziki (en photo), et son orchestre d’instruments percussifs DIY bricolés à base d’objets récupérés dans des poubelles. Tout un programme ! Jeudi, changement de registre avec le rock free, nerveux, inventif et dissonant des Rouennais de Unschooling, dont le

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Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

ACTUS | Après plus de six mois de fermeture, les salles de spectacle et les théâtres peuvent rouvrir leurs portes depuis le mercredi 19 mai. Mais si la reprise est largement saluée par les acteurs culturels, elle occasionne également de nouvelles problématiques pour les salles.

Sandy Plas | Lundi 17 mai 2021

Une réouverture des salles de spectacle entre soulagement et perplexité

Elle était attendue depuis plusieurs mois. Espérée début janvier, puis mi-avril, c’est finalement le 19 mai que les salles de spectacle pourront rouvrir leurs portes au public et proposer à nouveau concerts, pièces de théâtre, danse et rendez-vous de toutes sortes, mis à l’arrêt depuis la fermeture des lieux culturels le 30 octobre dernier. Annoncé fin avril, le calendrier progressif du déconfinement prévoit la réouverture des salles en trois temps, avec une première phase, du 19 mai au 9 juin, permettant l’accueil de 800 spectateurs maximum et une jauge à 35% de la capacité de la salle, une seconde phase, du 9 juin au 1er juillet, avec une jauge à 65%, et une levée des restrictions d’accueil à partir du 1er juillet. Mais si le déconfinement des lieux de spectacle est forcément une bonne nouvelle pour les spectateurs, les artistes et les acteurs culturels laissés sur le carreau pendant plus de six mois, la réouverture dans un contexte de fin de saison pose un certain nombre de questions. Au Théâtre municipal de Grenoble (TMG), qui regroupe le Grand théâtre, le Théâtre 145 et le Théâtre de poche, l’annonce de la reprise a été re

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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La Bobine reste dans l'action

ACTUS | Elle l'a affirmé par communiqué : même sans certitude sur la reprise de ses activités, l'équipe de la Bobine refuse de baisser les bras. Elle travaille actuellement à une possible réouverture en avril et, à huis clos, continue de mener nombre de ses actions. On en a parlé avec Hélène Dillies, sa coordinatrice générale.

Martin de Kerimel | Jeudi 11 février 2021

La Bobine reste dans l'action

Le 1er février dernier, vous avez annoncé renoncer à toute programmation au moins jusqu'à fin mars. Ce n’est pourtant pas l’hypothèse de travail que vous aviez émise précédemment… Non. La situation économique de la Bobine et les annonces gouvernementales liées au deuxième confinement l’automne dernier ont entraîné la fermeture de nos lieux et nous ont empêchés de mettre en place une organisation. Cet hiver, on s’était d’abord dit qu’on transposerait ce que nous avions prévu en février-mars, mais, voyant que la situation se dégradait au retour des fêtes de fin d’année, on a dû prendre la décision d’annuler aussi ces deux mois. Désormais, nous n’avons même plus de visibilité par le ministère de la Culture, qui n’annonce aucune échéance. Vous dites donc que le deuxième confinement est venu balayer vos efforts... Exactement. On avait mis en place une programmation susceptible de tenir avec toutes les injonctions sanitaires, en renforçant notamment les protocoles pour l’activité restauration, avec un impact fort sur notre économie et, dans le même temps, notre ligne esthétique et artistique. Comment penser organiser des concer

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Du neuf au Ciel

MUSIQUES | Concerts / Dire que l’horizon se dégage pour le Ciel est une boutade facile… que nous avons déjà faite. N’empêche : on recommencerait bien, tant on a été ravi d’apprendre que, sans attendre 2021, la salle de la rue Général-Marchand prévoyait d’accueillir le public pour de nouveaux concerts.

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Du neuf au Ciel

C’est dès mercredi 16 décembre prochain, à 19h, que l’on pourra entendre Selen Peacock. Venu de Paris, « l’un des tous meilleurs groupes français de jazz prog légèrement avant-garde », nous promet-on. Vendredi 18, à la même heure, le Ciel verra débarquer la Lyonnaise Kcidy. « Prod onctueuse, mélodies entêtantes et besoin d’en découdre avec les frontières de la pop, ce projet peut être à rapprocher des ambitions d’un Beck, machine à tubes caméléon. » Dimanche 20, à 18h30, ce sera enfin au tour des Stéphanois de Magrava (photo) de se produire : un duo composé de Cyril Meysson aux guitares et Rodolphe Loubatière à la batterie, pour « une musique free noise, improvisée et démentielle, noire et lumineuse, tellurique et spectrale ». Pour être explicite sur ses intentions, le Ciel indique que ces concerts se tiendront dans le strict respect des mesures sanitaires en vigueur, avec une billetterie uniquement en prévente et une jauge limitée. David Nicolay, programmateur de ces soirées, précise : « On est dans l’impossibilité de construire une programmation comme on l’aimerait, incluant des artistes et groupes locaux, nationaux, européens et inter

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Concerts debout : on en est où ?

ACTUS | Enquête / C’est la question qui taraude presque tout le monde : les concerts debout en intérieur, toujours interdits à l’heure de notre bouclage, vont-ils bientôt pouvoir reprendre ? Et quelles stratégies les salles les accueillant mettent-elles en place dans ce contexte d’incertitude ? Tour d’horizon.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

Concerts debout : on en est où ?

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ? Sans prise de position officielle claire depuis la fin du confinement, il n’était pas interdit d’espérer secrètement un déblocage tardif de la situation pour les salles ayant l’habitude d’accueillir des concerts debout. Un espoir aujourd’hui de plus en plus ténu – pour ne pas dire inexistant. C’est du moins le constat sans appel que l’on dresse après s’être entretenu avec des acteurs culturels comme la Bobine, l’Ampérage, la Source ou encore la Belle Électrique : plus personne ne croit encore vraiment en une possible évolution de la situation avant 2021, tout juste les plus optimistes s’autorisent-ils encore à garder un très mince espoir de changement pour le mois de décembre. À défaut, il faut donc pour les salles apprendre à composer avec l’incertitude. Les uns après les autres, et au compte-goutte la plupart du temps, les évènements debout un temps annoncés pour l’automne se voient de nouveau annulés ou reportés (le plus souvent à des échéances prudemment lointaines). Au mieux, ils sont transposés dans des configurations assises, avec toutes les contraintes que cela impose. Assis ou dehors Dans ces conditions, que fai

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La Bobine déroule

MUSIQUES | Concerts / Le début septembre est assez chargé du côté de la Bobine, avec une programmation riche... d'événements assis ou en plein air, dans le strict respect des normes sanitaires.

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2020

La Bobine déroule

« Debout », « assis », « rentre », « tu peux sortir », « reste dehors », « mets ton masque », « tu peux l'enlever », « remets-le »... Depuis quelques mois, il semble que chacune de nos actions soit dictée par les injonctions précitées, parfois notoirement contradictoires. C'est encore plus vrai s'agissant des musiques actuelles que toutes ces consignes vont finir par rendre chèvre – et affamées. Alors, à la Bobine, on a choisi (c'est encore le plus simple, enfin, le moins compliqué) de respecter à la lettre les consignes en présentant que des concerts assis, masqués et socialement distanciés façon chaises musicales ainsi que des événements en plein air (là où les gouttelettes se perdent dans l'air et les nuages de pollution). La programmation est déjà quelque peu lancée, mais pour la quinzaine qui nous attend on pourra donc y célébrer la double release party des disques de Marthe (Minos - photo), louchant vers le trans rock oriental, et des Beaux Tailleurs (Terroni), plut

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Une semaine pour les Jeunes bobines

Actu | Traditionnellement calé pendant les vacances de Noël, le festival du film pour enfants profite cette année d’une merveilleuse conjonction, le calendrier (...)

Vincent Raymond | Mardi 17 décembre 2019

Une semaine pour les Jeunes bobines

Traditionnellement calé pendant les vacances de Noël, le festival du film pour enfants profite cette année d’une merveilleuse conjonction, le calendrier cinématographique épousant celui celui des fêtes : le 32e Jeunes bobines se déroule entre la bûche et le réveillon, comme un cadeau supplémentaire pour les jeunes spectateurs. Un cadeau qui anticipe sa distribution avec sa pré-ouverture les 19 et 20 décembre à 18h30, durant laquelle seront projetés des "très très courts" en stop-motion confectionnés par les enfants des écoles du secteur. Après cette mise en bouche, place aux programmations ! L’ensemble des œuvres proposées dans le panorama permet en effet d’effectuer un balayage quasi exhaustif de l’année écoulée, en intégrant les dernières sorties et en n’oubliant aucune tranche de public. Ainsi, dès 3 ans, on se réjouira de retrouver le duo Pat et Mat en hiver ; à 5 ans, Zibilla ou la vie zébrée ou Le Cristal magique vous attendent ; un an de plus et Aïlo, une odyssée en Laponie, Dumbo, La Famille Ad

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Au nom du Ciel (et de Plege)

ACTUS | L'association qui, dès septembre, va gérer la salle de concert grenobloise le Ciel vient de faire une petite conférence de presse histoire de se présenter. On y était.

Aurélien Martinez | Mardi 28 mai 2019

Au nom du Ciel (et de Plege)

« C’est avec une joie et un honneur immenses que Plege vous annonce avoir été retenue dans le cadre de l'appel à partenaire pour la mise à disposition du sous-sol du palais de l'université. » En mars dernier, l’association grenobloise née en 2017 officialisait ainsi par communiqué de presse le fait que la Ville de Grenoble l’avait choisie pour gérer pendant trois ans ce lieu proche de la place de Verdun, plus connu sous le nom de Ciel. Soit une salle de concert emblématique de Grenoble (avec de nombreux studios) dont la régie municipale (Régie 2C) qui la pilotait précédemment fut liquidée en 2016 par l’équipe Piolle – dans des conditions contestées, notamment par deux anciens salariés qui sont depuis allés au tribunal. Concrètement, le Ciel rouvrira fin août, même si les premiers mois seront peu fournis en événements le temps que l’association prenne ses marques. Dans l’idée, sur une saison pleine, de proposer une vingtaine de concerts, tendance « musiques expérimentales et avant-garde » avec « des formes déclinées de post punk, de noise, d’indie rock, de nouvelle chanson d’IDM et de musiques improvisées » (e

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Rêvons éveillés avec Michel Gondry

ECRANS | Le Ciné-Club propose un cycle consacré au fameux réalisateur français. Ça commence mercredi 29 mai avec son chef-d'œuvre "Eternal Sunshine of the Spotless Mind".

Élise Lemelle | Mardi 21 mai 2019

Rêvons éveillés avec Michel Gondry

« Le rêve donne un sens à une succession d'images, de sons qui bombardent notre cerveau endormi de manière aléatoire. (…) Il fabrique des histoires à partir du chaos. C'est cette faculté qui, à mon sens, nous autorise l'expérience du cinéma. » Ou comment Michel Gondry résume lui-même son cinéma. La temporalité de ses films coïncide ainsi souvent avec le ressenti de ses personnages, provoquant une distorsion de la réalité qu'il convertit en images au moyen de bricolages optiques et numériques dont il a le secret depuis presque vingt ans. Inspiré, sans doute, par ces bricolages du sommeil, le Ciné-Club de Grenoble compose alors l’ultime cycle de sa saison autour du cinéaste français avec trois de ses longs-métrages qui partent d’une même base narrative : un garçon, inadapté, se morfond dans la monotonie jusqu’à ce qu’une rencontre/idée vienne bouleverser son existence. On commencera par du culte avec un film qui a marqué les esprits à sa sortie : Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004, photo), récompensé par l’Oscar du meilleur scénario original, suit une histoire d’amour contrari

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" Tous les dieux du ciel " : hais ta sœur

ECRANS | De Quarxx (Fr, 1h 42) avec Jean-Luc Couchard, Mélanie Gaydos, Thierry Frémont…

Élise Lemelle | Mardi 14 mai 2019

Simon et Estelle jouent à la roulette russe, jeu pervers qui coûtera son visage à la petite fille. Vingt ans plus tard, Estelle dépend toute entière de son frère, incarnation violente d’une culpabilité qui trouve refuge dans des croyances ésotériques, celles de tous les dieux du ciel, alimentées par ses délires paranoïaques… Avec ce premier long-métrage, le réalisateur Quarxx fusionne les genres, du drame familial au thriller campagnard en passant par la science-fiction, pour dépeindre une tension fraternelle des plus efficaces. Simon favorise l’assujettissement de sa sœur alors qu’il ne désire que son salut, qui ne se réduit plus qu’à une enveloppe charnelle. La mise en scène crée un climat anxiogène, reflet d’une France profonde sinistre poussant ses habitants dans leurs plus sombres retranchements. Quarxx multiplie, rapidement, les sous-intrigues perdant le spectateur dans un dédale de questions irrationnelles, l’amenant lui-même à une forme de démence jusqu’à un épilogue onirique où Mélanie Gaydos (Estelle) excelle. Illustration fantastique des conséquences d’une vie marginalisée guidée par une quête de rédemption,

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Décret son : the sound of silence ?

ACTUS | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concert, clubs et festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs grenoblois du secteur. Par Stéphane Duchêne et Aurélien Martinez

La rédaction | Mardi 5 mars 2019

Décret son : the sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again. » C'est un peu l'ouverture du morceau The Sound of Silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musiques actuelles depuis octobre, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017 (voir ci-dessous). Un texte dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals (y compris en plein air), l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses – NDLR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 dB. Si, sur le papier, la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. De l'avis de la plupart des acteurs concernés, c'est un peu le problème de cette loi : elle

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Radieuses jeunes bobines à Lans-en-Vercors

Festival | La nouvelle édition du festival du film pour enfants, qui met « l’enfant acteur à l’honneur », est prévue du mardi 25 au lundi 31 décembre. On vous la présente.

Vincent Raymond | Mardi 18 décembre 2018

Radieuses jeunes bobines à Lans-en-Vercors

Pas de répit pour le Festival du film pour enfants de Lans-en-Vercors, devenu Jeunes Bobines, qui, après avoir gaillardement fêté sa trentième édition l’an passé, ouvre la suivante comme s’il s’agissait d’un paquet enrubanné : le jour de Noël – bon, d’accord, il y a une pré-ouverture avec des films très très courts les 20 et 21 décembre, mais ça compte comme le calendrier de l’avent. Merveilleusement calibrée pour le jeune public de 3 à 12 ans (voire davantage), cette très dense manifestation offre un excellent récapitulatif de l’année pour ce secteur globalement qualitatif en dépit d’une production abondante, grâce à la diversité de ses provenances : les "écoles" européennes indépendantes tempérant la tentation de l’uniformité étasunienne. Présentant chaque matin vers 10h dans sa programmation Petites Bobines des films pour les tout-petits (La Grande Aventure de Non-Non, Petits Contes sous la neige

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Le Ciel, version coulisses (et concerts)

ACTUS | La salle de concert grenobloise, située près de la place de Verdun et fermée depuis 2015, va organiser des portes ouvertes ce dimanche 17 juin grâce à l'association Plege.

Damien Grimbert | Mardi 12 juin 2018

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

Salle de concert emblématique fermée en 2015 par la Ville de Grenoble pour raisons économiques, le Ciel n’en accueille pas moins dans ses sous-sols de nombreux studios de répétition et d’enregistrement encore utilisés par un nombre conséquent de musiciens grenoblois. C’est cet "envers du décor" habituellement réservé à ses seuls utilisateurs que l’association Plege, créée après la fermeture pour assurer la sauvegarde du lieu, a décidé d’ouvrir pour la toute première fois au public le temps d’une journée portes ouvertes. Au programme, une exposition d’affiches de concerts réalisées par une pléiade d’artistes grenoblois de haut vol, un atelier de création d’instruments virtuels et numériques animé par l’Acroe, et enfin toute une flopée de concerts de premier choix avec au line-up Lynhood, Marc Di Malta, Poupard, Hold Station, Rémi Guirao, F de Shooosh, Bételgeuse, Lokom et Poopitch. Le soir venu, c’est cette fois la salle de diffusion elle-même qui rouvrira temporairement, le temps d’un concert réunissant le hardcore teinté d

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Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

ACTUS | Du mercredi 13 au samedi 23 juin, le bar-salle de concert (et beaucoup plus encore) la Bobine, situé dans le parc Paul-Mistral, va fêter les 20 ans de l’association Projet Bob qui le porte. En aficionados réguliers du lieu, on en a profité pour remonter le fil d’une riche histoire, avant de détailler le programme des festivités.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juin 2018

Mélanie Alaitru : « Le projet de la Bobine est extrêmement rare » (et a 20 ans)

« Notre projet est extrêmement rare si on regarde aussi bien au niveau local qu’au niveau national. Et il se transmet au fil des ans à de nouvelles personnes sans perdre son esprit, ses valeurs, ses envies… C’est donc vraiment un projet collectif » : voilà comment Mélanie Alaitru, coordinatrice générale de la Bobine depuis 2015 (à côté, sur la photo, de Steeve Racine, co-président de l'association Projet Bob), résume l’aventure Projet Bob qui fête ses 20 ans ce mois-ci. Car si le bar et équipement culturel situé dans le parc Paul-Mistral n’est pas si vieux (il a ouvert ses portes en 2010), l’association qui le porte a, elle, 20 ans. Ce que ses membres souhaitent faire savoir en proposant dix jours de spectacles, concerts & co gratuits, et pour la plupart en extérieur, devant la salle. « En fêtant les 20 ans de l’association Projet Bob, on veut montrer qu’au-delà d’un bar, la Bobine est surtout un lieu de vie associative et culturelle. » Avec, à l’année, de nombreuses propositions artistiques (250 environ), que ce soit dans le bar (apéro-concert, apéro-mix, expo…) ou dans la salle attenante (notamm

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Peter Kernel : la nuit leur appartient

MUSIQUES | Le duo rock suisso-canadien sera mercredi 30 mai à la Bobine, et c'est une excellente nouvelle.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 mai 2018

Peter Kernel : la nuit leur appartient

Le deuil est sans doute une chose aussi impossible à mesurer que la taille de la nuit. Et c'est un peu (et même beaucoup) ce qui traverse le dernier album en date de Peter Kernel, The Size of the Night. Lequel constitue une sorte d'exorcisme à la douleur et à l'impuissance face à la perte de leur producteur et ami Andrea Cajelli. D'abord, le duo helvéto-canadien (Barbara Lehnhoff, Aris Bassetti) a appris à faire sans ce dernier. Et a complètement (ou presque) ouvert son horizon musical et instrumental. Manière aussi de laisser leur art-punk et leur inspiration voguer vers l'évocation de ce trou noir ressenti au fond de l'âme : entre fureur contenue (There's nothing like you), messes noires (Drift to Death), invocations psychédéliques sur lesquelles Barbara Lehnhoff joue les reines de sabbat avec la sensualité torve qu'on lui connaît (The Shape of your face in Space) et failles laissant passer des éclairs de lumière pop inédits jusqu'ici (Terrible Luck). Avec toujours cette impression que chacun des titres de The Size of Night se rapporte jusque dans son intitulé au funeste événement précit

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"Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête" : (petite) nuit de folie

ECRANS | de Ilan Klipper (Fr, 1h17) avec Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto…

Vincent Raymond | Mardi 22 mai 2018

Jamais remis d’avoir publié un roman encensé voilà vingt ans, Bruno traîne sa dépression, vivant en peignoir dans une colocation, lutinant sa voisine à l’occasion. Quand un jour débarquent à l’improviste famille, ami et une demoiselle, il n’imagine pas qu’on veut l’interner… Pour son bien. Inégale dans son rythme et dans sa forme (peut-être pour restituer le tempérament bipolaire de son héros), cette comédie a des allures de film court s’étant doté d’un prologue pour devenir un (tout juste) long-métrage. Ici chez lui comme sur scène (on le voit souvent au théâtre), Laurent Poitrenaux s’y dénude volontiers pour meubler l’espace en soliloquant, se montrant tour à tour fragile, extraverti et inquiétant face à cet envahissement inquisitorial orchestré par une mère juive assez gratinée. On sombrerait dans l’anecdotique simple si le réalisateur Ilan Klipper n’avait l’idée avant le dénouement de dynamiter la structure de son récit en disséminant des flashes proleptiques, rappelant les éclats pulsatiles des étoiles de son titre. Il s’agit là d’un bien modeste tribut pour ce film laissant au bilan l’impression d’une promesse pas tout

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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"Sur les îles du ciel" : le pouvoir des fleurs de montagne s'expose au Muséum de Grenoble

Exposition | L’institution grenobloise propose « une exposition et un documentaire pour explorer les plantes des hautes altitudes alpines ». On l'a visitée.

Alice Colmart | Mardi 19 décembre 2017

Dans les années 1800, le naturaliste Charles Darwin avouait que l’évolution des fleurs était pour lui « un abominable mystère ». Plus de 200 ans plus tard, l’exposition Sur les îles du ciel proposée au Muséum d’histoire naturelle de Grenoble donne quelques réponses. Elle présente le travail de botanistes, universitaires et alpinistes qui traquent les plantes sur les grandes parois du massif des Écrins pour étudier l’impact de leur évolution génétique sur la vie humaine. La première partie du parcours donne ainsi à voir des photos d’espèces de la flore alpine capturées à plus de 3000 mètres d’altitude. On apprend l’origine de la saxifrage, des apiacées qui appartiennent à la famille des carottes, ou encore des lamiacées issues de la famille de la menthe. C’est également l’occasion d’en savoir plus sur les conditions de vie des alpinistes : un bivouac a été conçu pour l’événement et des casques, des baudriers, des mousquetons sont exposés en vitrines. L’exposition se termine au deuxième étage, où l’on découvre le documentaire Sur les îles du ciel d’Olivier Alexandre, co-organisateur du festival grenoblois de cinéma Rencontres Montagn

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Festival Jeunes Bobines : « De spectateurs, les enfants passent à cinéphiles »

ECRANS | Parce que le temps des fêtes est fait pour se divertir, petits et grands sont invités à participer à la 30e édition du festival Jeunes Bobines, qui se tiendra du 28 décembre au 3 janvier à Lans-en-Vercors. Perrine Fayet, directrice artistique de l’événement, déroule pour nous la programmation.

Alice Colmart | Mardi 19 décembre 2017

Festival Jeunes Bobines : « De spectateurs, les enfants passent à cinéphiles »

Depuis 30 ans, le festival cinématographique Jeunes Bobines, qui a lieu à Lans-en-Vercors, s’affiche comme un rendez-vous jeune public incontournable. « En mettant en avant l’enfant acteur, notre jeune public s’identifie aux films. De spectateurs, les enfants développent leur esprit critique et passent à cinéphiles » nous explique Perrine Fayet, la directrice artistique de l’événement. En compétition cette année, 16 longs et courts-métrages aux histoires et aux esthétiques très variées. « Les œuvres abordent différentes facettes de la réalisation cinématographique. On retrouve par exemple Le Petit Spirou, un film très fantaisiste avec des personnages à très gros traits, La Jeune fille et son aigle, documentaire fiction au cœur du réel, ou encore Été 93, oscillant entre réalisme et fiction. » Une programmation variée qui a pour but de faire la part belle à l’ouverture culturelle. « I

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À Ciel rouvert (ou presque)

ACTUS | Le Ciel, c’est une salle de concert grenobloise mythique, qui a fermé (temporairement) ses portes en 2015. La voilà qui rouvre le temps d’un concert : comment se fait-ce ? On en a discuté avec l’association Plege qui organise l’événement, et avec la Ville pour en savoir plus sur le futur du lieu.

Aurélien Martinez | Mardi 28 novembre 2017

À Ciel rouvert (ou presque)

Dimanche 3 décembre, les mélomanes (et les autres) pourront de nouveau pénétrer dans la petite salle (quelque 170 places assises) de concert du Ciel, close depuis deux ans suite à la fermeture de l’établissement culturel par la Ville de Grenoble pour raisons économiques – un incroyable imbroglio avait eu lieu après la baisse de subvention de la Direction régionale des affaires culturelles. Ils assisteront ainsi au live de Boy Harsher et Krogshoy organisé par Plege. Plege ? Une association grenobloise regroupant diverses entités culturelles locales ([reafførests], Gram’Off­On, MFCK Prod, la Métamorphose, le Centre d’art Bastille, le bar À l’Ouest…) qui « a été créée suite à l’annonce de la liquidation » comme nous l’a expliqué l’un de ses membres David Nicolay. « On est amoureux de ce lieu, on veut qu’il se maintienne. Le but est vraiment que le public puisse y revenir le plus vite possible. » Même s’il a d’abord fallu s’occuper d’un autre sujet : la réouverture des

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Laurent Simon, du Ciel au Troquet Les Mouettes

Nouveau lieu | Depuis le 2 mai, un excellent nouveau restaurant est ouvert sur les quais de l’Isère, en face de la Porte de France. Aux commandes de ce Troquet Les Mouettes, le couple Simon dont lui, Laurent, est une figure bien connue du milieu culturel grenoblois – il dirigeait la salle de concert le Ciel jusqu’à sa fermeture l’an passé. On l’a rencontré pour en savoir plus sur cette nouvelle vie.

Aurélien Martinez | Mardi 30 mai 2017

Laurent Simon, du Ciel au Troquet Les Mouettes

Quand le (fort en gueule) patron du Ciel, mythique petite salle de concert grenobloise située près de la place de Verdun, change de métier et ouvre un restaurant-bar avec sa femme, forcément, nous nous y rendons. Avec des idées préconçues : forcément ce sera un bar de fêtards, forcément ce sera un truc musical, forcément on y croisera le tout Grenoble culturel. Eh ben non. On se retrouve plutôt face à un charmant petit établissement à la déco soignée et à l’ambiance feutrée. Son nom ? Le Troquet Les Mouettes. « Tout le monde utilise le mot bistrot ; nous, on a choisi de remettre au goût du jour le mot troquet » nous explique Laurent Simon tout juste un mois après l’ouverture de son établissement. « On est une petite entreprise familiale. C’est une histoire d'amour avec ma femme : elle à la cuisine et moi au bar. » Et quelle cuisine ! Amal Simon, passée trois mois par l’école parisienne du chef star Thierry Marx, conçoit des plats d’une finesse et d’u

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Le Booooom #3 : quand le cinéma parle de cinéma

Événement | Le Booooom, ce sont « des rencontres cinéma décalées, innovantes et participatives destinées aux 15-25 ans qui se déroulent dans l’ensemble de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ». Pour cette nouvelle édition, concernant l'agglo grenobloise, on a rendez-vous à Vizille, La Mure et Grenoble avec, notamment, un film culte.

Vincent Raymond | Lundi 15 mai 2017

Le Booooom #3 : quand le cinéma parle de cinéma

Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la campagne ; allez au cinéma ! En particulier si vous avez entre 15 et 25 ans, à l’occasion du Booooom (oui, avec 5 “o”), un festival "éclaté" en Auvergne-Rhône-Alpes – ce qui est bien normal, puisqu’il est organisé et coordonné par le Réseau Médiation Cinéma M’Ra, une heureuse initiative régionale. Chaque année au mois de mai, ce Booooom propose à ses salles partenaires (27 au total) de programmer une ou plusieurs séances ou soirées événementielles autour d’une thématique commune. Le millésime 2017 sera réflexif : il sera en effet question de "l’envers du décor", grâce à des films parlant du cinéma. Cette mise en abyme donne lieu à une foule d’alléchantes propositions, dont celle du Jeu de Paume de Vizille ce mercredi 17 mai dès 17h : une double programmation "améliorée". Après un accueil séance photo, la soirée débutera par le fameux

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"Entre terre et ciel" : la poétique d’un nuage par Agne

ARTS | Le photographe expose à la galerie Alter-Art jusqu'au 21 mai.

Charline Corubolo | Mardi 2 mai 2017

Si Agne se balade Entre terre et ciel, sa photographie est cependant résolument céleste même lorsqu’elle s’aventure le long d’une ligne blanche bitumée ou dans l’horizon d’une prairie habitée par la brume. Dévoilant deux séries opposées sur le plan discursif et esthétique mais ondulant le long d’un fil commun qu’est le nuage, le photographe déploie au sein de la galerie Alter-Art un tableau photographique emprunt de picturalité. Au noir et blanc d’une nuée isolée répond un panorama vertical ou horizontal d’un brouillard qui envahit la terre, touche romantique d’une vision artistique du paysage. Le cumulus sur fond noir se métamorphose en test de Rorschach, faisant de l’infini non plus le ciel mais l’imagination, tandis que le voile vaporeux effleurant le sol ouvre une perspective sans fin dans l’environnement. Un antagonisme dialectique entre l’atmosphère et le palpable, au creux d’une matière nébuleuse véhicule de songes, rapportée du col de l’Arzelier (massif du Vercors) et à découvrir jusqu’au 21 mai.

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Philippe Katerine, génial après tout : la preuve en dix chansons

Playlist | Depuis 25 ans, Philippe Katerine se promène dans le vaste monde de la chanson française, naviguant à sa marge tel un dadaïste pop tout en produisant par moments, et presque sans le faire exprès, de véritables tubes. Pour bien comprendre tout le génie qui se cache derrière le personnage fantasque, on remonte le fil de l’histoire en dix titres emblématiques de son parcours.

Aurélien Martinez | Lundi 13 mars 2017

Philippe Katerine, génial après tout : la preuve en dix chansons

1996 : Parlez-vous anglais Mr Katerine ? Après Les Mariages chinois, premier album qu’il enregistre tout seul dans son coin, et L'Éducation anglaise, deuxième tentative sur laquelle il ne chante carrément pas (c’est sa sœur et sa compagne de l’époque qui s’y collèrent), Phillipe Katerine publie en 1996 Mes mauvaises fréquentations, bijou qui lancera véritablement sa carrière. On perçoit déjà un côté gentiment décalé, à l’image de ce Parlez-vous anglais Mr Katerine ? très bossa-nova, même si le plus grand des voyants aurait bien eu du mal à prédire la voie (ou plutôt les voies) suivie(s) ensuite par Katerine. 1999 : Je vous emmerde Présent sur Les Créatures, album ambitieux enregistré avec la formation jazz et musique improvisée The Recyclers, ce morceau emmène Katerine sur un terrain qu’il va de plus en plus affectionner au fil des ans : celui de la chanson théâtrale, où la forme compte autant que le fond. Ici, c’est un Katerin

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Jeunes bobines et museaux ravis à Lans-en-Vercors

Festival | Du jeudi 15 au jeudi 22 décembre, le jeune public est à la fête grâce au festival Jeunes Bobines. On déroule l'alléchant programme.

Vincent Raymond | Mardi 13 décembre 2016

Jeunes bobines et museaux ravis à Lans-en-Vercors

« Les jeunes d’aujourd’hui sont les vieux de demain » scandaient jadis les humoristes du Groupe Jalons, à l’époque où ils étaient drôles – et moins séniles. Sous son tour ubuesque, la formule abrite un concentré de sagesse imparable, que les organisateurs de Jeunes Bobines, festival qui se déroule à Lans-en-Vercors, mettent doublement en pratique : grâce à leur manifestation tournée en direction des publics les moins âgés (ils préparent ainsi l’assiduité des futures générations) et grâce à une programmation privilégiant les œuvres dont les enfants sont les protagonistes. Les spectateurs de l’édition 2016 sont particulièrement gâtés : le panorama hors compétition réunit 23 films emblématiques d’une année exceptionnelle : Ma vie de Courgette, La Tortue rouge,

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Saison 2016 / 2017 | De nouvelles têtes, des changements, un drôle de projet...

Aurélien Martinez | Mardi 13 septembre 2016

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Des changements côté salles... De la danse en rassemblement à la MC2 Depuis le début d’année, le Centre chorégraphique national de Grenoble est dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane (photo), qui ont ainsi pris la suite de l’emblématique Jean-Claude Gallotta. Un CCNG deuxième génération qui proposera cette saison deux événements atypiques à la MC2, un fin décembre et un autre fin mai : Le Grand Rassemblement. Des temps forts autour de la danse (mais pas que) qui sont en train d’être dessinés, et qui donnent très envie au vu des infos que l’on a pu glaner ici et là – pas mal d’invités, des spectacles phares… Deux nouvelles têtes Deux équipements culturels de l’agglo ont récemment changé de direction. À la Faïencerie de La Tronche, Céline Sabatier, venue du Coléo de Pontcharra, a remplacé Élisabeth Mathieu partie à la retraite. Au Pa

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Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

CONNAITRE | Ce dimanche 3 juillet aura lieu le premier des quatres barbecues de la Bobine. Rendez-vous au parc Paul-Mistral, sous le soleil si possible.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Grillades sonores à la Bobine avec Mambo Chick et DJ Mitch

[Mise à jour : à cause d'un problème de santé, DJ Mitch ne sera pas présent. Il est remplacé par Hugo Douster (King Doudou)] Cet été, la Bobine va organiser sur sa grande terrasse en plein parc Paul-Mistral (il n’y a pas beaucoup de spots aussi agréables à Grenoble), quatre grands barbecues (enfin, "Bob’Ecues") prévus sur la journée du dimanche – les 3 et 24 juillet, le 28 août et le 11 septembre. Au programme ? « DJ mix en extérieur, transats, grillades, terrasse, pétanque et farniente. » Le premier, organisé par le label grenoblois Fullfridge Music, sera consacré au vaste champ des musiques africaines et afro-caribéennes, des plus vintages aux plus contemporaines. Invités spécialement pour l’occasion, deux "selectors" de premier plan : le Genevois DJ Mitch, aux platines depuis plus de quinze ans pour défendre les musiques de danse créoles et caribéennes des années 1920 aux années 1970, et l’Annécienne Mambo Chick de Palmwine Records, passionnée de disques rares qui n’hésite pas à s’aventurer aux quatre coins du monde pour compléter sa collection de vinyles. Mais on croisera également d’autres DJs pendant la journée comme l

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Musique : vers une fermeture du Ciel ?

ACTUS | L'avenir de la petite salle de concert grenobloise semble plus que compromis. On fait le point pour essayer d'y voir plus clair.

Aurélien Martinez | Lundi 30 mai 2016

Musique : vers une fermeture du Ciel ?

Après une fin de saison compliquée l’an passé (et l’arrêt de la programmation), tout semblait se solutionner du côté du Ciel, petite salle de concert grenobloise. « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac ["scène de musiques actuelles"] sera effective pour le Ciel et la Belle électrique, et tout le monde est avec nous – État, région, département » nous déclarait il y a deux mois Corinne Bernard, ajointe aux cultures de la Ville de Grenoble – le Ciel et ses studios de résidence, répétition et enregistrement devaient ainsi répondre à une partie du cahier des charges du label, sachant que la poursuite d’un volet programmation était aussi envisagée. Mais ça c’était avant comme dirait la pub. Car l’entente entre les tutelles publiques n’est pas au si beau fixe que ça, la région et l’État ne répondant plus selon Corinne Bernard, sans doute en signe de rétorsion contre la politique menée par la Ville de Grenoble selon l’opposition municipale et pas mal d’observateurs. Du coup,

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Claude Lorius mercredi soir à la Nef

ECRANS | Pour la nouvelle édition des soirées Un fauteuil pour 2, Manuel Houssais convie un scientifique pionnier dans sa discipline, aventurier, lanceur d’alerte (...)

Vincent Raymond | Mercredi 6 avril 2016

Claude Lorius mercredi soir à la Nef

Pour la nouvelle édition des soirées Un fauteuil pour 2, Manuel Houssais convie un scientifique pionnier dans sa discipline, aventurier, lanceur d’alerte sur la question du réchauffement climatique et héros de La Glace et le Ciel, plus récent film de Luc Jacquet. Ce personnage exceptionnel, Claude Lorius, sera présent pour commenter le film (qui fit la clôture de Cannes l’an passé) et converser ensuite avec le public. Rendez-vous mercredi 13 avril à 20h15 à la Nef.

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Mariage en vue entre le Ciel et la Belle électrique

ACTUS | Au printemps dernier, le Ciel, petite salle de concert située près de la place de Verdun, voyait son avenir menacé par une baisse soudaine de subventions de la part de l’État. Où en est-on aujourd'hui alors que le site web du lieu n’annonce plus aucun événement ? On fait le point – et donne une piste dans le titre de l’article. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 8 mars 2016

Mariage en vue entre le Ciel et la Belle électrique

Scoop : le Ciel ne s’appelle pas tout à fait le Ciel. Bien sûr, c’est le nom affiché rue Condillac, au-dessus de la porte d’entrée de la salle, mais le Ciel appartient à une entité plus grande : la Régie 2C. Le deuxième C ? Celui de la Chaufferie, équipement culturel situé dans le quartier Abbaye-Jouhaux. Un regroupement effectué en 2001 par la Ville de Grenoble dans le but de valoriser les musiques amplifiées, avec une Chaufferie dédiée aux pratiques amateurs et un Ciel aux groupes en voie de professionnalisation – une cinquantaine en résidence par an ces derniers temps. Sauf que le mois dernier, la municipalité Piolle a annoncé qu’elle changeait les orientations de la Chaufferie, qui devient maintenant « un pôle jeunesse dédié aux 11-17 ans » géré directement par la Ville et du coup séparé des activités de la Régie 2C. Laurent Simon, directeur de la régie (qui devient de facto plus que directeur du Ciel), revient sur ces changements avec lesquels il est en parfait accord : « Tout remonte à la nouvelle de la Direction régionale des affaires culturelles en mai dernier

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PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

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PB d'or 2015 : expo

ARTS | En 2015, on est tombés amoureux d'un musée et d'un artiste.

Charline Corubolo | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : expo

Le PB d'or de l'artiste grenoblois qui dominera bientôt la peinture contemporaine : Johann Rivat La première incursion de Johann Rivat dans nos colonnes remonte à novembre 2011. Depuis, le peintre grenoblois ne cesse d'envahir les murs de la région avec ses toiles de révoltes urbaines aux couleurs hallucinantes : la galerie Showcase en mai 2014, l'exposition Confidences d'outre-tombe pour le versant contemporain avec son crâne « d'anniversaire » (qui a fait la une du PB), une participation à l'exposition collective Who's afraid of picture(s) en mars 2015 à l’École supérieure d'art et design Grenoble, une autre

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PB d'or 2015 : musique et soirées

MUSIQUES | 2015 aura été marquée par l'ouverture d'une nouvelle salle à Grenoble et la confirmation du talent d'une artiste que l'on suit depuis longtemps au Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : musique et soirées

Le PB d’or de la salle qui n’a pas déçu : la Belle électrique On en parlait depuis vingt ans de cette salle de 1000 places à Grenoble, pensée comme un intermédiaire entre un immense Summum et d’autres plus petits lieux. Inaugurée en janvier dernier avec une grosse soirée gratuite, la Belle électrique a rapidement trouvé son rythme de croisière entre têtes d’affiche populaires, musiciens moins bankables et soirées électro jusqu’à 6 heures du matin. Du coup, le public s’est très vite emparé de cet espace remarquablement pensé et aménagé qui, au passage, a ringardisé pas mal de salles plus classiques. « Une salle de 2015 » comme nous l’expliquait son boss à l’ouverture. Et aussi de 2016, 2017, 2018, 2019… Le PB d’or du meilleur album grenoblois : Alwâne de Djazia Satour Certes, il est sorti fin 2014, mais c’est cette année qu’on l’a découvert sur scène, en février à l’Ampérage pour être précis :

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PB d'or 2015 : théâtre et danse

SCENES | Cette année, deux spectacles de théâtre nous ont fait un bien fou. Et un ponte de la danse a dû faire ses cartons.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : théâtre et danse

Le PB d’or des spectacles grenoblois qui font du bien : Rue des voleurs (Bruno Thircuir) et Mon frère, ma princesse (Émilie Le Roux) Que ce soit avec le roman Rue des voleurs de Mathias Énard (sur un jeune ­Marocain qui finira à Barcelone) ou la pièce jeune public Mon frère, ma princesse de Catherine Zambon (sur un gamin de cinq ans qui veut simplement porter des robes), deux metteurs en scène grenoblois (Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies et Émilie Le Roux des Veilleurs) ont, cette année, embrassé avec finesse des thèmes sociétaux forts pourtant sujets aux crispations et aux délires les plus dingues – la question des migrants pour l’un et celle des études de genre pour l’autre. En a résulté deux spectacles dépassionnés et, surtout, passionnants qui illustrent parfaitement comment des artistes peuvent défendre un discours humaniste et intelligent simp

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PB d'or 2015 : cinéma

ECRANS | De cette année de cinéma, on a retenu un chef-d’œuvre charnel et une escroquerie familiale.

Vincent Raymond | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : cinéma

Le PB d’or du film le plus fantas(ma)tique : Love de Gaspar Noé Le fait qu’un groupuscule obscurantiste ait pleurniché auprès des tribunaux pour restreindre sa diffusion en réclamant que lui soit infligée une interdiction aux moins de 18 ans en raison de « scènes de sexe non simulées » (noooon ? pas possible dans un film qui s’appelle Love et qui traite d’une relation charnelle) confirme son statut de chef-d’œuvre. Car accuser Love d’outrage aux bonnes mœurs (comme Les Fleurs du mal ou Madame Bovary en leur temps) équivaut à décerner à Gaspar Noé un légitime brevet d’auteur classique contemporain. La moindre des choses : le cinéma qu’il propose s’attache à renouveler son médium, à dépasser ses contraintes et susciter des ressentis inédits chez les spectateurs. Love explore le champ de l’intime et de l’amoureux en utilisant des codes visuels du cinéma sensuel et la 3D autour d’un récit dramatiquement complexe, bannissant symétriquement l’hypocrisie de la représentation et la complaisa

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La Glace et le Ciel

ECRANS | De Luc Jacquet (Fr, 1h28) documentaire

Vincent Raymond | Mardi 13 octobre 2015

La Glace et le Ciel

Dans la continuité de Il était une forêt (2013), conçu à partir des travaux du botaniste Francis Hallé, Luc Jacquet renoue avec ces pôles qu’il connaît bien (La Marche de l’Empereur) pour dresser le portrait du glaciologue Claude Lorius. Précurseur dans son domaine, explorateur, aventurier, mais aussi l’un des premiers lanceurs d’alertes sur la question du climat, Lorius a joué un rôle clé dans la sensibilisation mondiale aux problématiques environnementales, en demeurant très discret. Sans l’héroïser outre mesure, Jacquet le rétablit à sa juste place, relatant son parcours à partir d’une impressionnante variété d’archives (missions polaires, actualités etc.). Seul bémol : comme pour son précédent opus, Jacquet "prive" en off ce témoin de sa voix originale, la troquant par celle de Michel Papineschi – trop lisse, elle induit une distance qui n’a pas lieu d’être. Présenté en clôture du festival de Cannes 2015, La Glace et le Ciel est surtout un film d’ouverture pour les esprits ; un antidote pédagogique combattant scientifiquement le climato-sceptiscisme et son charlatanisme détritique, déversé sans retenue à l’appr

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Ni le ciel ni la terre

ECRANS | De Clément Cogitore (Fr, 1h40) avec Jérémie Renier, Kévin Azaïs, Swann Arlaud…

Vincent Raymond | Mardi 29 septembre 2015

Ni le ciel ni la terre

En faction en Afghanistan, plusieurs soldats du capitaine Antarès Bonassieu disparaissent subitement, sans laisser de trace. Après avoir épuisé toutes les possibilités rationnelles, les militaires étudient les options ésotériques… Étonnant hybride entre La 317e section et Le Projet Blair Witch, Ni le ciel ni la terre est signé par un artiste plasticien qui a pris un évident plaisir à tourner de nuit avec des caméras thermiques ; à malaxer les silhouettes verdâtres de ses personnages aux limites de l’abstraction – pour métaphoriser l’évaporation par la guerre, l’effacement au combat ? L’idée se défend. En revanche, quand il affirme ne pencher pour aucune explication, et permettre au spectateur une libre interprétation des événements, Cogitore surjoue une posture un brin hypocrite : une séquence précise ne laisse en effet aucune ambiguïté quant au surnaturel des choses.

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La Bobine : le parfum du succès

ACTUS | Boire une bière en soirée, profiter d’un concert, d’un spectacle ou d’une expo, danser le tango… On peut faire tout ça – et plus encore – à la Bobine, et ce depuis longtemps. Car l’incontournable lieu culturel et festif du parc Paul-Mistral fête ses 10 ans ce samedi 30 mai. Mais avant la boum, on remonte le fil de l’histoire.

Nathan Chaudet | Mardi 26 mai 2015

La Bobine : le parfum du succès

La Bobine a dix ans, mais l’histoire remonte bien avant son installation en plein parc Paul-Mistral ; et même bien avant sa naissance en 2005 rue Clément, près de l’Estacade. Tout a d’abord commencé à la fin des années 1990 avec le Projet Bob. Alors membres d’une association organisant des concerts à Lyon, trois étudiants dont Éric Ghenassia, le directeur actuel de la Bobine (qui partira d’ailleurs en septembre vers d’autres aventures), se rendent vite compte que les artistes qu’ils apprécient ne se produisent pas sur Grenoble. Ils décident alors de créer en 1998 l’association Projet Bob. Après quelques années de concerts dans diverses salles de Grenoble et de l’agglo, ils ont vent qu’un local est disponible rue Clément. Ils décident de s’y installer en 2004. La Bobine première du nom est née un an après. « L’idée était de créer un lieu de vie en plus d’un espace culturel » explique Éric Ghenassia. Un lieu dans lequel se rencontrent musiciens professionnels, amateurs et grand public. En plus de reprendre les activités de studio qui existaient déjà dans les murs, l’équipe monte un bar, un restaurant et une sall

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Le Ciel maintient finalement ses concerts

ACTUS | Et lance un abonnement spécifique pour la fin de la saison. Mais l'avenir de la salle sur le long terme est toujours en suspens.

Aurélien Martinez | Mercredi 20 mai 2015

Le Ciel maintient finalement ses concerts

Alors qu’après l’annonce de la baisse de subvention de la part de la Drac, le Ciel avait décidé d’annuler les concerts prévus jusqu’en juin, changement ce mercredi 20 mai après un conseil d’administration extraordinaire. « Après discussion avec le producteur des concerts et en accord avec la Ville de Grenoble, nous avons donc choisi de maintenir les concerts de la fin de saison, et ce malgré la baisse aussi importante que brutale de la subvention de la DRAC. Tenir nos engagements vis-à-vis de nos partenaires professionnels, mais aussi du public, nous semble en effet constituer une priorité incontournable » écrit l’équipe de la salle sur les réseaux sociaux. Sont donc maintenus les concerts de Waxahatchee (le vendredi 29 mai), Colleen Green (le dimanche 31 mai) et Kevin Morby (le mercredi 3 juin), ainsi qu’un projet cet été avec le Cabaret frap

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Grenoble : plus de concert au Ciel jusqu'à nouvel ordre

ACTUS | La salle municipale qui, avec la Chaufferie, fait partie de la Régie 2C, ne peut pas continuer financièrement sa saison. En cause, une baisse de plus de 60 % de sa subvention de la part de la Drac, service en région du ministère de la culture. Un conseil d'administration extraordinaire est prévu la semaine prochaine.

Aurélien Martinez | Mardi 12 mai 2015

Grenoble : plus de concert au Ciel jusqu'à nouvel ordre

Le Ciel a communiqué ce mardi 12 mai sur l'annulation de la quasi-totalité des concerts prévus dans la salle jusqu'à la fin de la saison. En cause, une baisse de subvention de 50 000 euros (sur 80 000 initialement prévus dans un budget global de 650 000 euros) de la part de la Direction régionale des affaires culturelles. Extrait du communiqué publié sur les réseaux sociaux : « C'est avec beaucoup de tristesse que nous vous informons de l'annulation de tous les concerts prévus au Ciel jusqu'à la fin de la saison. La DRAC nous a en effet informés hier [lundi 11 mai] d'une baisse de plus de 60 % de notre subvention pour l'année 2015, ce qui ne nous permet pas, dans l'état actuel des choses, de poursuivre notre programmation. Seul le concert de Powerdove le 21 mai, organisé par l'association Bisou, est maintenu. Nous nous chargeons de faire le nécessaire auprès de Weezevent pour le remboursement des billets déjà ach

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Awards 2014 cinéma

ECRANS | L’award du meilleur film : Nymphomaniac Avant même sa sortie, le (double) film de Lars von Trier a créé la polémique, qui ne s’est pas calmée lorsque (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 cinéma

L’award du meilleur film : Nymphomaniac Avant même sa sortie, le (double) film de Lars von Trier a créé la polémique, qui ne s’est pas calmée lorsque le premier volume est arrivé sur les écrans. De fait, on ne peut pas dire que Nymphomaniac ait fait l’unanimité, loin de là… Mais de tous les films de 2014, il paraît avec le recul (et l’arrivée, imminente, de sa version intégrale en DVD, celle souhaitée par l’auteur et qui lui donne sa pleine puissance opératique) le plus synchrone avec une certaine idée d’un cinéma authentiquement contemporain. Relecture très libre des Mille et une nuits, Nymphomaniac déploie pour raconter l’histoire de Joe, nymphomane autoproclamée, un dispositif où chaque chapitre est un nouveau mode de récit, et chaque récit une petite machine à produire de la figuration et de l’émotion. Drôle, cruel, violent et, bien sûr, pornographique, il s’affirme aussi comme une synthèse remarquable de tout le cinéma de Lars von Trier, mais dans une humeur moins dépressive qu’

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Le Top Flop 2014 des lecteurs

ECRANS | Le Top 10 des lecteurs 1. Gone girl de David Fincher 2. Mommy de Xavier Dolan 3. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson 4. Her de Spike (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Le Top Flop 2014 des lecteurs

Le Top 10 des lecteurs 1. Gone girl de David Fincher 2. Mommy de Xavier Dolan 3. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson 4. Her de Spike Jonze 5. Dallas buyers club de Jean-Marc Vallée 6. Only lovers left alive de Jim Jarmusch 7. Interstellar

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Le Top Flop 2014 du PB

ECRANS | Le Top 2014 du PB 1. Nymphomaniac de Lars Von Trier 2. Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan 3. The Grand Budapest hotel de Wes Anderson 4. Adieu au (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 décembre 2014

Le Top Flop 2014 du PB

Le Top 2014 du PB 1. Nymphomaniac de Lars Von Trier 2. Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan 3. The Grand Budapest hotel de Wes Anderson 4. Adieu au langage de Jean-Luc Godard 5. Gone girl de David Fincher 6. Leviathan d’Andreï Zviaguintsev 7.

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La Casemate, la science pour tous

ACTUS | Installée au sein d'anciennes fortifications de la ville de Grenoble dont elle tire son nom, la Casemate est aussi atypique que son emplacement. Son directeur Laurent Chicoineau nous explique la vocation de ce centre de culture scientifique. Propos recueillis par Alexis Orsini

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

La Casemate, la science pour tous

La Casemate présente des expos, mais ce n’est pas vraiment un musée… Laurent Chicoineau : Effectivement ! Nous n'avons pas de collections. C'est un lieu de partage et de communication scientifique, de vulgarisation… L'idée est vraiment d'être beaucoup plus interactif, d'être dans l'actualité contemporaine. Nous organisons des expositions temporaires sur ces sujets, au nombre de deux par an. Celle baptisée À quoi tu joues ? a par exemple été développée avec des collectifs locaux et des designers de Rhône-Alpes qui ont tous répondu à un appel à projet sur la question : "comment le jeu vidéo parle du numérique ?" L'interactivité est donc au cœur de notre centre de culture scientifique technique et industrielle. Vous visez « à diffuser et promouvoir la culture scientifique auprès de tous les publics ». En pratique, lequel est majoritaire ? Celui des scientifiques ou le grand public ? On constate beaucoup d'intérêt général pour des questions scientifiques et techniques.

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