Le Cabaret frappé, jour par jour

MUSIQUES | Que verra-t-on au Jardin de Ville du 23 au 28 juillet? Réponse ici, sous forme de sélection.

Aurélien Martinez | Lundi 16 juillet 2012

Le lundi, c'est révolution
Tony Allen, co-inventeur du style afro dans les années 60, fut aussi le batteur de The good, the Bad and the Queen, grand groupe de rock de la fin des années 2000. Passé seul à la Maison de la musique de Meylan en 2009, pour un concert dont les âmes présentes se souviennent encore avec un large sourire et des fourmis dans les pieds rien qu'à son évocation, il revient dans le coin avec ses Black series, accompagné de toute une équipée. Et ce pour nous délivrer un style qui fusionne de la musique traditionnelle nigérienne (la patte de Tony) et du hip-hop (celle de son acolyte Amp Fiddler, tout droit venu de Detroit). Voilà pour les réjouissances sous Chapiteau, qui ne doivent pas nous faire oublier le passage de l'admirable Emel Mathlouthi sous le Kiosque deux heures avant. Cette Tunisienne militante fan de Joan Baez prête sa voix toute en émotion à des compositions trip-hop orientales, mélange d'électro et de tradition dont la portée dramatique a de quoi faire frissonner. LG


Le mardi, c'est cannibalisme

En ce qui concerne Modern Folks, le 24 juillet au Kiosque, bien penser au "s" final de leur nom qui précise qu'on a affaire à des « gars modernes » et pas à un énième groupe de folk. Dans un sens ils en sont un, mais un qui aurait écouté beaucoup trop de new-wave, aurait plongé sa guitare dans le goudron en oubliant les plumes, et battu la mesure avec la tête un peu trop près du mur. On les a décrits un jour à l'occasion du mal nommé single So overrated (une merveille de groove psychotique qui aurait, enfin, vu la lumière) comme « Vampire Weekend avalé par Interpol ». Il y a un peu de ça. SD


Modern Folks - So Overrated par LARTSENIC


Le mercredi, c'est jalousie

Il y a des gens comme ça qui ont tout, c'est énervant, mais on n'arrive pas à leur en vouloir. Prenez Mina Tindle, qui officiera le 25 juiller au Chapiteau. Elle est jolie comme un cœur, a le genre de voix dont on aimerait qu'il nous réveille tous les matins – avec ce petit vibrato qui fait bien frissonner –, et dès qu'elle écrit trois chansons, bercées de folk et d'un zeste de tropicalisme – en réalité, elle en a écrit beaucoup plus – on la compare à St. Vincent, Feist ou Regina Spektor. Oui Pauline de Lassus, alias Mina Tindle, a tout et on ne lui enlèverait quoi que ce soit pour rien au monde. SD


Le jeudi, c'est reggae

Fort de pas moins de trois chanteurs, The Dynamics baigne dans le reggae et adapte à cette sauce (qui, si si, peut être savoureuse) les titres d'artistes qui fascinent ses membres. De Bob Dylan aux White Stripes, tout devient reggae-dub… Alors, si un Walk on the wild side ne sera jamais aussi majestueux qu'entre les mains (et la voix) d'un Lou Reed, force est de reconnaître que leurs reprises font leur petit effet et peuvent sans honte convertir quelques réticents, en faire bondir certains, mais toujours étonner ! Pour laisser la place, sous le chapiteau, à des pontes de la musique reggae : The Mighty Diamonds, Pablo Moses, Dennis Alcapone et Winston Reedy… De quoi faire de l'œil aux amateurs ! LG


Le vendredi, c'est de la bombe bébé

Article à lire ici


Le samedi, c'est Compeed

Jusqu'à il y a peu à Reims, les occasions de danser n'étaient pas si nombreuses. Et puis The Shoes est arrivé, rappelant la grandeur passée de la ville avec l'EP Stade de Reims et bien plus tard l'album Crack My Bones qui hurlait par tous les pores, It's time to dance. Alors on a fait comme tout le monde, mus par cette irrésistible mélange de pop et d'électro : on a dansé – et on re-dansera le 28 juillet au Chapiteau, jusqu'à s'en donner des ampoules. Ce n'est pas pour rien que ce groupe s'appelle « les chaussures » : il implique d'en changer souvent. SD

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Musilac : notre sélection

MUSIQUES | Il est des festivals qui parviennent à concilier l'inconciliable et c'est grandement le cas de Musilac qui, en bordure d'un lac cher à Lamartine, parvient à mélanger l'eau de l'exigence populaire et l'huile d'actes de bravoure artistiques, nécessité économique et prise de risque, David Guetta et Alt-J. Sélection pas complètement au débotté. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 juin 2015

Musilac : notre sélection

Hot Chip Why Make Sense ? s'interroge Hot Chip en guise de titre de son dernier album. C'est vrai ça, pourquoi faire sens quand on a la danse ? Parce qu'on peut, tout simplement. Parce qu'effleurer la surface superficielle du dancefloor n'empêche pas de se creuser l'âme et la tête en profondeur. Et c'est en cela qu'Hot Chip, redoutable machine à danser, est peut-être bien l'une des plus fascinantes bêtes à penser de la pop contemporaine. Même si, bien sûr, on peut se contenter de profiter de leur facette la plus évidente. Dimanche 12 juillet Alt-J Dans Alt-J, le "J", se prononce "Djé" à l'anglaise, mais aussi comme dans "genius". Car c'est un peu ce qu'est le quatuor de Leeds : une bande de petits génies à laquelle il n'est pas toujours aisé d'être sensible, tant cette pop versatile est sophistiquée et trompeuse. Sournoise presque, dans sa manière de nous embarquer – incroyable morceau que Every Other Freckle sur This Is All Yours. Alt-J, c'est la confirmatio

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Allen toujours frais

MUSIQUES | Quarante-cinq ans de carrière et une capacité toujours aussi "frappante" à se renouveler tout en se résumant : c'est ce que montre la légende nigérienne de l'afrobeat Tony Allen sur "Film of life", son dernier album en date. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 février 2015

Allen toujours frais

À son ami et leader Fela, Tony Allen glissa un jour une idée, un simple mot, qui allait sans doute redistribuer les cartes de la musique noire en balayant la table de jeu. À celui qui lui disait « tous ces batteurs blancs que j'ai rencontrés en Angleterre n'y comprennent rien. Toi tu as le truc », il suggéra de rebaptiser leur musique – du "highlife jazz". Ce sera l'"afrobeat", symbole d'une émancipation musicale en marche et de plus en plus radicale. De cette histoire, Fela allait poser le décor, les personnages, les intrigues affolantes et les mélodies rageuses, mais c'est Tony Allen qui allait en poser le rythme implacable et irrésistible à la fois. Or Allen n'en a jamais fait tout un plat, adepte revendiqué du "less is more", ou, comme il l'a souvent dit, du "keep it simple". Quasi effarant quand on pense à la puissance rythmique du genre, à l'apport essentiel du batteur à l'afrobeat. Et le beat, c'était, ce fut un temps Tony. Ça l'est toujours, au long d'innombrables collaborations d'abord, sur lesquelles on s'est bien sûr arraché le batteur de Lagos (du jazz à la pop en passant par la variété), moins pour des aptitudes, souvent recherchées, de requin de

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Tony Allen : afrobeatle

MUSIQUES | Vous préférez Lily ? Bon bah ce sera Tony, désolé. D'autant qu'il n'y a guère de quoi être désolé. Tony, c'est du très bon Allen et c'est quand même plus chic. Et puis (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 janvier 2015

Tony Allen : afrobeatle

Vous préférez Lily ? Bon bah ce sera Tony, désolé. D'autant qu'il n'y a guère de quoi être désolé. Tony, c'est du très bon Allen et c'est quand même plus chic. Et puis on parle quand même du type qui a contribué à inventer l'afrobeat avec Fela Kuti et assura une cadence infernale derrière les fûts du même Big Fela pendant une décennie. Voilà qui suffit à vous constituer un petit CV de légende, agrémenté d'appréciations du style « le plus grand batteur de tous les temps » (Brian Eno). Surtout quand, en plus, des types qui ont pignon sur la hype musicale viennent vous prendre par la main pour bénéficier de votre expérience. Comme le fit par exemple Damon Albarn (The Good, the Bad & the Queen, sa pomme, aussi) pour qui Tony Allen est un Dieu et que l'on a vu promouvoir Film of Life, son dernier album, à ses côtés. Sinon, parmi les multiples collaborations de ce batteur très demandé pour son toucher léger comme une plume et son endurance rythmique, en 1997, Tony Allen a aussi collaboré avec Jean-Louis Aubert

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Le chant d’un signe

MUSIQUES | Electro-world / Kelmti horra, pour l’instant seul et unique album de la Tunisienne Emel Mathlouthi, possède le charme ravageur de la musique orientale (...)

Laetitia Giry | Vendredi 1 mars 2013

Le chant d’un signe

Electro-world / Kelmti horra, pour l’instant seul et unique album de la Tunisienne Emel Mathlouthi, possède le charme ravageur de la musique orientale en même temps qu’il glace le sang par ses nombreuses saillies rock et vénéneuses. Cela, il le doit à cette jeune femme fougueuse et déterminée, enthousiasmée par la scène et outrée par les injustices étant monnaie courante dans son pays, logiquement engagée au moment du Printemps arabe. Voilà qui tient beaucoup du cliché… Mais il est certaines fois où ce cliché s’impose comme socle fondamental pour expliquer la rage insinuée dans chaque mélodie, tapie sous les airs de velours de quelques accords ou criée dans une note qui dure et hérisse le poil. Kelmti horra (Ma parole est libre) s’écoute comme une suite d’hymnes gracieux et violents, virulents comme le lion et doux comme l’agneau. Un chant de cygne poignant alliant percussions traditionnelles et sons electro-rock enivrants, du titre Ya Tounes Ya Meskina (Pauvre Tunisie) – où la respiration de la chanteuse se fait haletante, suspendant l’attention d’un auditeur transi –, au petit joyau Ma Ikit (Not found) – démonstration parfai

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Cuvée, décuver

MUSIQUES | On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes (...)

Laetitia Giry | Vendredi 15 février 2013

Cuvée, décuver

On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes et ayant pour point commun d’être « d’ici ». Des groupes – petits ou grands – que l’association Dynamusic écoutent un à un chaque année depuis douze ans pour choisir ceux qui figureront sur la compil Cuvée grenobloise… « Représentative mais pas exhaustive », cette sélection sur disque (sortie ce 20 février) est l’occasion d’un concert spécial. Sur scène : les bien connus et actifs Trompe le monde avec leur rock un peu déjanté, les étonnants Apple Jelly, fiers d’un son rappelant les Kinks et incitant fortement l’auditeur à remuer les pieds (voire les mains) de manière frénétique. Et pour finir, le folk des Modern Folks (dont on a déjà parlé) et qui, décidément, a ce quelque chose de séduisant qui fonctionne. Du côté des absents du concert mais présents sur le disque : les inénarrables

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Jeunes et Modern

MUSIQUES | Leur nouveau EP "Care for Colors" à peine sorti, les Grenoblois de Modern Folks viennent fêter ça à domicile. L'occasion de découvrir une facette plus lumineuse du groupe, déjà entraperçue mais qui ici crève les yeux. Une chose est sûre : Modern Folks a trois ans d'existence et l'avenir devant lui. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 2 novembre 2012

Jeunes et Modern

On dit souvent que c'est en la dépouillant de tout ses atours, ses arrangements avec la nature, pour la livrer dans sa vérité la plus nue, défauts compris, qu'on sait si une chanson est vraiment belle. Et si le compositeur qu'il y a derrière est un cador ou pas. Avec Modern Folks, qui officie dans un genre assez indéterminé, quelque part entre des Talking Heads qui n'auraient jamais vu l'Afrique, les Doors et Television, Interpol et Vampire Weekend (qui ont vu l'Afrique à la télé), il suffit d'écouter leur reprise d'un de leurs morceaux phares, So Overrated, en version acoustique pour s'apercevoir vraiment à qui on a affaire – on le savait déjà, mais quand on voit l'objet du désir nu pour la première fois ça fait toujours quelque chose. Même débarrassée de ses atours dark, de ses guitares carillonnantes, de ses choeurs et de ses claviers ascensionnels (mais pas de la voix de leur chanteur qui joue sur le terrain de Matt Berninger de The National), livrée à deux seules guitares acoustiques et un piano jouet, So Overrated reste un petit chef d'oeuvre, folk(s) et bien plus lumineux qu'à l'origine. Quelque chose nous dit qu'on peut faire le test avec n'importe quel

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Identité internationale

MUSIQUES | La rencontre de la carpe grenobloise et du lapin stéphanois. D'un côté, Modern Folks, « jeune groupe » né en 2009 qui, à force d'hésiter entre folk et new-wave, (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 6 septembre 2012

Identité internationale

La rencontre de la carpe grenobloise et du lapin stéphanois. D'un côté, Modern Folks, « jeune groupe » né en 2009 qui, à force d'hésiter entre folk et new-wave, a choisi de marier les deux pour le meilleur et pour l'épique. Soit une sorte de pop hybride à la fois sombre et roborative, un trou noir qui renverrait la lumière – écouter absolument la version acoustique de So Overrated – et laisse entrevoir quelques grâces fracassantes à la The National. De l'autre, B r oad way (photo), avenue principale reliant en pointillé le Forez au meilleur rock 'n' roll, et sans doute l'un des groupes français les plus injustement déconsidérés. Surtout au vu de son dernier album en date, le magnifique Solo System Revolution, grand virage pop d'un groupe jusque-là plus conceptuel, porté par le single Days of Reckoning l'un des titres les plus cannibales de cette année. Soit deux preuves que parfois le meilleur de la musique "anglo-saxonne" est là, juste sous nos fenêtres. SD Modern Folks + B r oad way, le 9 novembre à la Source (Fontaine)

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Le samedi, c'est Compeed

MUSIQUES | Jusqu'à il y a peu à Reims, les occasions de danser n'étaient pas si nombreuses. Et puis The Shoes est arrivé, rappelant la grandeur passée de la ville avec (...)

François Cau | Mardi 24 juillet 2012

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Jusqu'à il y a peu à Reims, les occasions de danser n'étaient pas si nombreuses. Et puis The Shoes est arrivé, rappelant la grandeur passée de la ville avec l'EP Stade de Reims et bien plus tard l'album Crack My Bones qui hurlait par tous les pores, It's time to dance. Alors on a fait comme tout le monde, mus par cette irrésistible mélange de pop et d'électro : on a dansé – et on re-dansera le 28 juillet au Chapiteau, jusqu'à s'en donner des ampoules. Ce n'est pas pour rien que ce groupe s'appelle « les chaussures » : il implique d'en changer souvent. SD

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François Cau | Mardi 24 juillet 2012

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Fort de pas moins de trois chanteurs, The Dynamics baigne dans le reggae et adapte à cette sauce (qui, si si, peut être savoureuse) les titres d’artistes qui fascinent ses membres. De Bob Dylan aux White Stripes, tout devient reggae-dub… Alors, si un Walk on the wild side ne sera jamais aussi majestueux qu’entre les mains (et la voix) d’un Lou Reed, force est de reconnaître que leurs reprises font leur petit effet et peuvent sans honte convertir quelques réticents, en faire bondir certains, mais toujours étonner ! Pour laisser la place, sous le chapiteau, à des pontes de la musique reggae : The Mighty Diamonds, Pablo Moses, Dennis Alcapone et Winston Reedy… De quoi faire de l’œil aux amateurs ! LG

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Le mercredi, c'est jalousie

MUSIQUES | Il y a des gens comme ça qui ont tout, c'est énervant, mais on n’arrive pas à leur en vouloir. Prenez Mina Tindle, qui officiera le 25 juiller au Chapiteau. (...)

François Cau | Mardi 24 juillet 2012

Le mercredi, c'est jalousie

Il y a des gens comme ça qui ont tout, c'est énervant, mais on n’arrive pas à leur en vouloir. Prenez Mina Tindle, qui officiera le 25 juiller au Chapiteau. Elle est jolie comme un cœur, a le genre de voix dont on aimerait qu'il nous réveille tous les matins – avec ce petit vibrato qui fait bien frissonner –, et dès qu'elle écrit trois chansons, bercées de folk et d'un zeste de tropicalisme – en réalité, elle en a écrit beaucoup plus – on la compare à St. Vincent, Feist ou Regina Spektor. Oui Pauline de Lassus, alias Mina Tindle, a tout et on ne lui enlèverait quoi que ce soit pour rien au monde. SD

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Le mardi, c'est cannibalisme

MUSIQUES | En ce qui concerne Modern Folks, le 24 juillet au Kiosque, bien penser au "s" final de leur nom qui précise qu'on a affaire à des « gars modernes » et pas (...)

François Cau | Mardi 24 juillet 2012

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En ce qui concerne Modern Folks, le 24 juillet au Kiosque, bien penser au "s" final de leur nom qui précise qu'on a affaire à des « gars modernes » et pas à un énième groupe de folk. Dans un sens ils en sont un, mais un qui aurait écouté beaucoup trop de new-wave, aurait plongé sa guitare dans le goudron en oubliant les plumes, et battu la mesure avec la tête un peu trop près du mur. On les a décrits un jour à l'occasion du mal nommé single So overrated (une merveille de groove psychotique qui aurait, enfin, vu la lumière) comme « Vampire Weekend avalé par Interpol ». Il y a un peu de ça. SD Modern Folks - So Overrated par LARTSENIC

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Le lundi, c'est révolution

MUSIQUES | Tony Allen, co-inventeur du style afro dans les années 60, fut aussi le batteur de The good, the Bad and the Queen, grand groupe de rock de la fin des (...)

François Cau | Mardi 24 juillet 2012

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Tony Allen, co-inventeur du style afro dans les années 60, fut aussi le batteur de The good, the Bad and the Queen, grand groupe de rock de la fin des années 2000. Passé seul à la Maison de la musique de Meylan en 2009, pour un concert dont les âmes présentes se souviennent encore avec un large sourire et des fourmis dans les pieds rien qu’à son évocation, il revient dans le coin avec ses Black series, accompagné de toute une équipée. Et ce pour nous délivrer un style qui fusionne de la musique traditionnelle nigérienne (la patte de Tony) et du hip-hop (celle de son acolyte Amp Fiddler, tout droit venu de Detroit). Voilà pour les réjouissances sous Chapiteau, qui ne doivent pas nous faire oublier le passage de l’admirable Emel Mathlouthi sous le Kiosque deux heures avant. Cette Tunisienne militante fan de Joan Baez prête sa voix toute en émotion à des compositions trip-hop orientales, mélange d’électro et de tradition dont la portée dramatique a de quoi faire frissonner. LG

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The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

MUSIQUES | Les premiers noms de la prog du Cabaret Frappé (la quatorzième édition, du 23 au 28 juillet au Jardin de ville) sont sortis. Avec notamment la venue des Rémois de The Shoes. Et ça, c’est une excellente nouvelle !

Aurélien Martinez | Jeudi 12 avril 2012

The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

The Shoes donc, que l'on aurait déjà dû apercevoir à Grenoble en septembre dernier s'ils n'avaient pas annulé leur venue. Du pop-rock tubesque à mort, à l'efficacité redoutable en live. Le duo rémois, au sommet de la hype en ce moment, s'est même offert les services de Jake Gyllenhaal pour sa dernière vidéo Time to dance (que l'on vous a mise en bas de l'article). Bret Easton Ellis adore. Nous aussi! On retrouvera aussi Tony Allen, co-fondateur du style Afrobeat, qui présentera Black series from Lagos to Detro

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Afrobeat Child

MUSIQUES | Il est co-fondateur du style Afrobeat avec le chanteur Fela Kuti, dont il fut le batteur pendant 15 ans. Tony Allen sera cette semaine à la Maison de la Musique de Meylan pour un concert en compagnie de Melissa Laveaux et une master-class batterie que l’on vous garantit haute en couleur. Patrice COEYTAUX

François Cau | Vendredi 20 février 2009

Afrobeat Child

1940, alors que la guerre fait rage dans le monde entier, le Nigeria voit naître l’un de ses futurs grands musiciens : le batteur Tony Allen, celui qui inventera avec Fela Kuti le style Afrobeat (mélodies traditionnelles africaines et rythmes noirs américains). Après avoir tourné ensemble durant 15 ans, des dissensions sont apparues entre les deux artistes. Fela a politisé son art, Tony s’en est allé de son côté, préférant expérimenter et échanger afin d’ouvrir son horizon musical. 1979, il crée son propre groupe Mighty Irokos, mais la position de leader ne lui convient pas et il s’envole pour le Japon. Puis Londres et enfin Paris (1986). Deux albums suivent, mixant Afrobeat et sons électroniques, mais le succès n’est pas au rendez-vous. Il se voit alors écumer les clubs de Jazz de la capitale. Le label Comet Records le remet en lice en produisant le single Ariya, que tous les DJ de l’époque s’arrachent. Suivra l’album Black Voices (1999). En 2005, il opère un retour aux sources avec Lagos no shaking. Le parcours de Tony Allen est basé sur le métissage, et c’est dans cette démarche qu’il intègre en 2006 le groupe The Good, the Bad and the Queen, projet pop-punk-afrobeat. Il est

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