Je me souviens

MUSIQUES | C'était comment la nuit grenobloise il y a quinze vingt ans? Retour sur quelques lieux et figures marquants de l'époque. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Lundi 29 octobre 2012

Au mitan des années 90, l'activité des bars de nuit se concentrait dans un périmètre compris entre la rue Brocherie et la place aux Herbes. Dans ce carré, la place Saint-André (appelée aussi place du Trib') figurait comme le point central de ralliement pour les étudiants. Sans téléphones portables et réseaux sociaux, les rendez-vous entre amis ne pouvaient qu'avoir lieu ici. Le samedi soir, à l'heure de fermeture du Café du Tribunal et du Bagatel, la place devenait noire de monde et l'on pouvait compter plus de mille personnes sur ses pavés. Seul le Saxo place de Gordes se trouvait en dehors de cet espace. Tous les bars qui seront en périphérie de ce micro centre comme ceux de la place Notre-Dame ouvriront plus tard, après 1995. En ce qui concerne le quartier Championnet, c'était quasiment la Terra incognita. Excentré par rapport au centre-ville, deux trois magasins de fringues un peu branchés et surtout un magasin de disques, Rock Contact, tenu par Raymond, donnaient un peu vie à la rue Lakanal.

Rock Contact

D'abord situé place Notre-Dame, le magasin de disque Rock contact déménage pour la rue Lakanal. Disquaire indé, l'endroit devient le repaire des passionnés de reggae et techno qui viennent régulièrement s'y alimenter. Des adorateurs d'Euterpe (la muse de la musique dans la mythologie grecque) qui établissent entre ces murs leur quartier général et y diffusent les annonces de leurs soirées. Au milieu des années 90, le magasin change de main et Franck, le nouveau propriétaire, le renomme Urban Sound. Il creuse le sillon et propose les préventes des concerts pour le Drac Ouest et l'Entrepôt qu'organisent les "rude boys" Shinee et Pup's de l'association Cornerstone. Au même moment, mais dans un autre style, Hibou (photo du dessus), du collectif le Manège enchanté, cadence à la techno hardcore les nuits grenobloises. Parti d'une boutique de disquaire, l'émulation de la rue Lakanal va se prolonger lorsqu'un autre Franck (qui, au passage, est aujourd'hui le mari de la gérante du Petit Bulletin!) débarque de la capitale pour reprendre en octobre 96 le Broadway, le bar situé en face de Rock Contact.

Le Broadway

Lorsque Franck, habitué aux nuits people du Costes et des Bains-douches prend le co, mptoir du Broadway, l'endroit ne ressemble à rien et la maison compte plus de piliers qu'il n'en faudrait pour soutenir les murs. En quinze jours, le ménage est fait, la clientèle de Rock Contact traverse la rue et anime du mercredi au samedi des soirées musicales. L'ambiance est à la fête, et le soir une faune bigarrée succède aux étudiants du lycée Champollion. On mange tapas dans une déco de céramique et Raymond, l'ancien disquaire, est promu DJ résident des week-ends. Pup's (ci-contre), Lorenzo, Hibou et Aymeric enchaînent les autres nuits au son du reggae, de la black music ou de la techno dans un climat de café espagnol, où se joueront toutes les musiques jusqu'à la fin de l'épopée Franck en décembre 99, le lieu devenant en 2003 l'incontournable Mark XIII, toujours là en 2012 (voir ci-dessous). Un esprit mythique d'il y a vingt ans que souhaite aujourd'hui faire revivre le temps d'un soir Aymeric, le boss du Mark XIII, avec aux platines ses comparses d'hier : Pups, aujourd'hui programmateur musical de la Maison de la Musique à Meylan ; Hibou, patron du label techno Posthume ; Le marquis, habilleur sonore à France 3 ; et Franck, aujourd'hui patron du restaurant Le Moderne en guest barman.

Aymeric et Le Mark XIII

Aymeric est donc aujourd'hui le boss du Mark XIII. Mais dans les années 90, il a d'abord officié au Square Garden, l'actuel Champollion, avant de programmer les nuits Bath Cave de l'Usine, l'une des trois salles du feu Scotch Club de Brié-et-Angonnes, au sud de l'agglo. Quand il n'est pas à Grenoble, Aymeric aime se rendre à Londres, dans les clubs goth, avant de décider de s'y installer. La parenthèse anglaise dure un peu plus de huit mois : il sera DJ résident au Slimelight, et Marylin Manson se mêlera même un soir aux corbeaux qu'Aymeric fait bouger. De retour à Grenoble en 1996, il organise des soirées underground electro dark au Loco Mosquito, au Havana, au Drac Ouest ainsi qu'au Dock première génération, avant de migrer au Pez-Ner à Lyon. Il est aussi réclamé un peu partout : Marseille, Montpellier, Paris dans les party fetish. Fort de ce succès, le premier Mark XIII ouvre en 1999 rue Étienne Marcel. La déco post-apocalyptique faite maison n'attire pas que les oiseaux noirs et il n'est pas rare d'y voir une cravate discuter avec un collier à clous au cours des deux ans d'activités. L'installation du Mark XIII dept.2 rue Lakanal date de 2003. Plus grand, plus beau, tel qu'il est aujourd'hui, il marque le retour de l'indus au centre-ville.

Autres lieux et bon temps

Cache cache party : Parmi ses autres clients, Rock Contact compte également Michel Amato. Il vient y faire provision avec ses amis de musique électronique et deviendra plus tard plus connu sous le nom The Hacker. Le week end, la bande organise des raves dans les forts.

Ozone : En 95, sur les quais, Kiko ouvre Ozone, le premier magasin de musique exclusivement électronique. De plus en plus sollicité par son travail de DJ, Kiko laisse les rênes de la boutique à William. Dernière station place Berulle, Ozone se mue en Interface où William et Yannick continueront jusqu'à l'année dernière à animer le lien avec les musiques électroniques.

L'As de pique, à 50 m du Broadway, restaurant tenu par Fred et Georges, où Lorenzo et Dino font groover l'assistance. Un As qui est toujours là!

À la place de l'actuel Styxx, Le Café du Nord était l'un des incontournables de cette époque, tout comme l'Atmosphère qui lui faisait face.

Le Bombers, dans une rue perpendiculaire à la rue Brocherie, ambiance rock n roll, et techno.

La Bibliothèque, actuellement l'Ouest place Sainte-Claire : petit et vite blindé, le cocktail favori mélangeait bière, Get 27 et Pastis 51. Les Anglais adoraient.

Le Triplex, un bar boîte de nuit en étage, situé dans la rue piétonne Jean-Jacques Rousseau. House music garantie.

Le Palais, près de la place aux Herbes. La déco très épurée donnait dans le pur style loft. Un an et demi après l'ouverture le bar disparaissait dans les flammes.

L'Encore, rue Brocherie, souvenirs de pots de Sangria et d'étudiantes dansant sur les tables basses.

Last but not least l'Adaep, aujourd'hui Ampérage, et le Magic Bus, pour conclure cette liste bien sûr non exhaustive des lieux des années passées.

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Et le bar le Mark XIII changea de nom et devint le Redrum

GUIDE URBAIN | Le fameux bar grenoblois, très branché culture underground, officialisera ce changement mercredi 31 octobre.

Damien Grimbert | Lundi 29 octobre 2018

Et le bar le Mark XIII changea de nom et devint le Redrum

Cinq années après avoir repris le Mark XIII, fameux bar de la rue Lakanal, Luc Andriot, l’actuel propriétaire du lieu, a décidé qu’il était temps d’en faire un endroit « plus à son image ». Adieu le Mark XIII donc, et bienvenue au Redrum, nom choisi en référence à un passage clé du fameux film de Stanley Kubrick The Shining. Si le bar garde bien sûr sa vocation de terre d’accueil des cultures underground, le nom n’est pour autant pas la seule chose qui va changer. À partir du mercredi 31 octobre, on pourra ainsi découvrir une déco entièrement remaniée pour rendre hommage « aux films d’horreur les plus emblématiques des années 1960 à 2000 ». Une transformation déjà partiellement entamée cet été (avec par exemple le déplacement de la cabine DJ au fond du bar pour laisser plus de place au dancefloor), et qui connaitra une deuxième étape au printemps avec une transformation de l’étage en salon 60’

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Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

Un before avec les Barbarins fourchus « Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock’n’roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle. 15€ Attention, jauge limitée. Réservations : 06 16 82 87 78 ________ Du clubbing au Vertigo Un 31 décembre dans l’une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu’à 9h du matin. Alors on danse ? Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€). Réservati

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Aymeric Ponsart, du Mark XIII au Keep It Weird

Nouveau lieu | Le fondateur de l’emblématique bar de la rue Lakanal, qu’il a vendu en 2013, revient aux affaires près de l’Ancien palais de justice de Grenoble avec le Keep It Weird. Inauguration ce samedi 10 septembre avec The Hacker aux platines.

Aurélien Martinez | Mardi 6 septembre 2016

Aymeric Ponsart, du Mark XIII au Keep It Weird

« Keep It Weird : encore un nom compliqué ! En fait, c’est un clin d’œil à Portland, une des villes les plus créatives et underground des États-Unis dont le slogan est "Keep Portland Weird" – gardez Portland étrange, bizarre… » Voilà comment Aymeric Ponsart, fondateur de l’emblématique Mark XIII (vendu en 2013 même s’il reste propriétaire de la marque), présente sur Facebook son nouveau bar qu’il inaugurera rue du Palais, en plein centre-ville de Grenoble, samedi 10 septembre. Un retour en terres grenobloises donc pour celui qui avait quitté la ville pour « prendre du recul après 20 ans de bar musical ». Des années de pause qui l’ont notamment conduit à Portland pour essayer d’ouvrir un Mark XIII avec son associé des débuts installé aux États-Unis depuis 15 ans. Sauf que l’aventure s’est avérée compliquée à monter, même si le projet est toujours en cours… « Un cabinet de curiosités » « Pour le Mark XIII là-bas, je voulais une déco complètement européenne. Bah ici j’ai fait l’inverse ! » no

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Les soirées de l’été à Grenoble

MUSIQUES | Où danser cet été ? Plusieurs choix s’offrent à vous. Les voici.

Damien Grimbert | Mardi 5 juillet 2016

Les soirées de l’été à Grenoble

La Bobine maintient ses apéro-mixes du mardi tout l’été avec une programmation aussi riche que diversifiée. À ne pas manquer non plus, les deux barbecues-mixes en journée les dimanches 24 juillet (Dub on The Beach) et 28 août (Garden Boogie). Les Mercredis Pimentés restent actifs au Canberra (sur le campus) pendant tout le mois de juillet, avec notamment le crew strasbourgeois cosmopolite Caterva en renfort des Narco Polo le 13, et une soirée réunissant tous les crews résidents le 27. Le bar de la Belle électrique accueillera le collectif de turntablists Downtown Mayhem à deux reprises les vendredis 8 et 29 juillet, mais également les filles du Grenoble Mixing Girls Club le vendredi 22 juillet. Le Drak-Art propose encore quelques soirées les 8, 9, 13 et 16 juillet, avant de clôturer sa saison avec la fameuse Maliboule Pool Party d’Eddy Rumas le samedi 30 juillet. Au programme : barbecue, pétanque, piscine et sound-system en plein air de 15h à 22h, suivi d’une bass party en intérieur jusqu’au petit matin ! Le Mark XIII ne restera

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Subversion à la slovène avec le NSK Rendez-Vous

CONNAITRE | Du jeudi 19 au samedi 21 mai, le Mark XIII et le cinéma Juliet Berto se proposent de décrypter le NSK (l’acronyme du "Neue Slowenische Kunst – Nouvel Art Slovène"), mouvement artistique méconnu en France.

Damien Grimbert | Mardi 17 mai 2016

Subversion à la slovène avec le NSK Rendez-Vous

Mouvement artistique aussi passionnant que méconnu, le NSK (pour Neue Slowenische Kunst, ou Nouvel Art Slovène) interroge avec force les jonctions entre art, politique et propagande. Créé en 1984 dans ce qui est encore la Yougoslavie, le collectif pluridisciplinaire, qui regroupe le fameux groupe de musique industrielle Laibach (en photo), la troupe de théâtre contemporain Noordung et les artistes plasticiens d’IRWIN, va créer une véritable onde de choc. Et pour cause : en se réappropriant les codes et l’esthétique propagandiste de régimes totalitaires antagonistes tout en refusant systématiquement de s’en justifier, le NSK confronte la société de son époque à des questionnements et tabous qu’elle aurait préféré esquiver. « Toute forme d’art est soumise à la manipulation politique, excepté celle qui utilise le langage même de cette manipulation » expliqueront plus tard les théoriciens du collectif. Dédiée à mettre en lumière l’univers riche et complexe du mouvement, la manifestation NSK Rendez-Vous regroupera sur trois jours une exposition, une soirée multimédia autour de Laibach, et surtout la projection d’un documentaire rarissime, Predictions o

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The dark side of the art

ARTS | Depuis juin dernier, le Mark XIII, célèbre bar des nuits grenobloises situé rue Lakanal, s’est doté d’un espace d’exposition. Du coup, les horaires (...)

Aurélien Martinez | Mardi 2 septembre 2014

The dark side of the art

Depuis juin dernier, le Mark XIII, célèbre bar des nuits grenobloises situé rue Lakanal, s’est doté d’un espace d’exposition. Du coup, les horaires d’ouverture ont été rallongés, les hostilités débutant dès 10 heures du matin. Pour le nouveau couple aux commandes de l’établissement depuis décembre 2013, il s’agit donc de mettre en application un projet voulu depuis le début, notamment par Pauline Clérin, diplômée d’un master management des métiers de la culture. Que verra-t-on à l’année au Mark XIII ? Principalement de l’art expressionniste et singulier (Pauline explique être moins sensible à l’abstraction) porté par des « artistes contemporains outsiders ». Mais surtout un art qui correspondra parfaitement à l’ambiance dark du Mark XIII et à ses murs sombres rénovés pour présenter au mieux les œuvres choisies. Les gérants ont déjà reçu plusieurs demandes d’artistes souhaitant investir le lieu, sachant que les expositions auront une durée de vie de quatre à six semaines. Jusqu’au 10 septembre, c’est un pêle-mêle hétéroclite qui est affiché, avec plusieurs œuvres inquiétantes d’artistes variés, dont des dessins au stylo à l’étage. Prochain vernissage : JA

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Mark XIII : une page se tourne

GUIDE URBAIN | « Après 10 ans, il est temps de passer la main. » C’est officiel : Aymeric Ponsart, le fondateur du Mark XIII, a vendu l’emblématique bar de la rue Lakanal à de nouveaux propriétaires qui, il l’assure, conserveront l’esprit des lieux. On fait le point avec lui, à l’occasion de la grosse soirée d’anniversaire des 10 ans.

Aurélien Martinez | Vendredi 11 octobre 2013

Mark XIII : une page se tourne

« Musique électro, goth, indus, métal, rock, punk, et plein d'autres » : depuis dix ans, le Mark XIII est le bar référence en la matière à Grenoble. Un espace intimiste animé par la fois inébranlable d’Aymeric Ponsart en sa cause – pas forcément très populaire. Quand il nous reçoit la semaine passée, au lendemain de l’officialisation de la vente du bar, il apparaît serein, et un brin ému. Normal, le Mark XIII, c’est son bébé. Des dix ans derrière le comptoir (et parfois aux platines), il garde d’excellents souvenirs. Et une satisfaction : avoir pu faire changer les mentalités sur ce lieu dépeint par certains comme un « bar de gothiques » (ou d’autres dénominations réductrices). Alors que pas du tout, comme on l’a constamment rappelé dans ces colonnes. Les aficionados du 8 rue Lakanal ? Un public très varié, allant du simple client venant pour l’ambiance à l’amateur de musique électro. Car le Mark XIII, ce n’est pas qu’un bar. Aymeric a d’ailleurs une fierté : avoir accueilli certains DJs avant qu’ils ne deviennent des stars – Vitalic, Gesaffelstein, ou encore l’incontournable grenoblois The Hacker. Aucune amertume affichée donc de la part de celui qu

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Tendance sombre

MUSIQUES | Pour fêter en beauté les dix ans du Mark XIII, le créateur du lieu Aymeric Ponsart a composé un plateau réunissant des artistes issus de trois générations (...)

Damien Grimbert | Samedi 5 octobre 2013

Tendance sombre

Pour fêter en beauté les dix ans du Mark XIII, le créateur du lieu Aymeric Ponsart a composé un plateau réunissant des artistes issus de trois générations différentes, mais partageant un amour commun pour le versant le plus sombre des musiques électroniques. Honneur aux plus anciens, on commence avec l'Italien Alexander Robotnick (photo), figure tutélaire de la scène électronique européenne issu de l'avant-garde florentine du début des années 80. Révélé au grand jour en 1983 avec le fameux tube italo-disco Problèmes d'amour, Maurizio Dami de son vrai nom va progressivement bifurquer vers les musiques ethniques, avant de retourner à ses premiers amours disco, new wave et électro il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Un curieux parcours pour un passionnant personnage ! Place ensuite au Marseillais David Carretta, déjà présent lors du premier anniversaire du lieu, et cette fois de retour avec son acolyte Workerpoor, pour livrer un live électro/techno dark et puissant, une discipline dont il est (aux côtés de son ami

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Apocalypse now !

ECRANS | Sidérante programmation consacrée à la fin du monde au cinéma proposée par la Cinémathèque de Grenoble et orchestrée par le passionnant Jean-Pierre Andrevon, qui a sorti quelques trésors de ses malles et de sa colossale cinéphilie. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 5 octobre 2012

Apocalypse now !

A priori, la quantité astronomique de films post-apocalyptiques tournés ces dernières années aurait pu suffire à alimenter le cycle entier consacré à la fin du monde par la Cinémathèque de Grenoble. S’il se conclut en effet par deux fleurons récents de ce sous-genre (l’affreux 2012 de Roland Emmerich et le discuté Melancholia de Lars Von Trier), le cycle est constitué de raretés piochées dans tous les âges du cinéma. Ce qui n’étonnera personne quand on aura dit que Jean-Pierre Andrevon, véritable bible du cinéma fantastique, est derrière cette sélection de haute volée, qui prouve si besoin était que la crainte d’un cataclysme ne date pas du moment où une bande de geeks en réseau ont soudain déchiffré les prophéties du calendrier maya. Dès 1916 au Danemark, un cinéaste inconnu tourne une Fin du monde muette (le film a fait l’ouverture du cycle la semaine dernière). Dans les années 50, Hollywood se saisit de la question et produit

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Nuit de rave

MUSIQUES | Neuvième édition déjà pour la soirée d’anniversaire du Mark XIII, qui nous réserve cette année encore de belles surprises avec la venue de l’excellent duo parisien Scratch Massive et du prometteur nouveau venu Museum. Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Mercredi 26 septembre 2012

Nuit de rave

C’est devenu avec le temps l’événement de référence de la rentrée pour les amateurs de musique électronique, LA soirée à ne pas manquer pour ceux qui privilégient les esthétiques sonores sombres sophistiquées et racées nées dans les recoins les plus obscurs des années 80 au simple défouloir dancefloor tapageur. Que ce soit au cours de leur premier acte au bar de la rue Lakanal, ou lors du second dans l’enceinte du Drak-Art, les Mark XIII Birthday Party affichent en effet une véritable empreinte musicale et un état d’esprit underground, qui pouvaient sembler évidents au début des années 2000, mais dont on commence tout juste à mesurer la singularité à l’heure où plus grand-monde ne se soucie vraiment de ce sur quoi il est en train de danser le samedi soir. Mais trêve de beaux discours aux relents nostalgico-passéistes, et rentrons directement dans le vif du sujet. Mélancolie synthétique La tête d’affiche incontestée de cette nouvelle édition, c’est bien entendu le duo Scratch Massive, fort de ses treize ans d’activité et de ses quatre albums au compteur. Après des débuts placés sous le signe de l’électro-rock, une résidence remarquée au Pulp (Paris) au commencem

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La glace et le feu

MUSIQUES | En réunissant sur un même plateau la techno ravageuse de John Lord fonda et l’électro-indus sans concession de Suicide Commando, le Mark XIII propose pour sa soirée d’anniversaire une synthèse détonante des différentes influences musicales qui ont forgé l’identité du lieu. Damien Grimbert

François Cau | Vendredi 7 octobre 2011

La glace et le feu

Avec pas moins de 25 ans de carrière et plus d’une douzaine d’albums à son actif, le Belge Johan van Roy alias Suicide Commando s’est progressivement imposé comme l’une des personnalités incontournables de la scène électro-industrielle européenne. Influencé par des groupes séminaux comme Klinik, Front 242, ou Skinny Puppy, il fait ses premiers pas dans la production musicale en 1986, et compose et expérimente dans l’ombre pendant pas moins de huit années successives avant de sortir en 1994 et 1995 ses deux premiers albums Critical Stage et Stored Images sur le label allemand Off Beat. Sombre, extrêmement dépouillée et crépusculaire, la musique qu’il compose à l’époque ne possède pas encore la puissance d’impact et les rythmiques martiales qui feront sa renommée par la suite, mais offre en revanche une succession d’ambiances glauques à la puissance d’évocation inégalée. À partir de la fin des années 90 et la sortie de l’album Mindstrip, Suicide Commando va progressivement « muscler » ses compositions en leur adjoignant de gros beats massifs taillés pour le dancefloor, une évolution qui trouvera son apogée en 2003 avec la sortie de l’opus Axis Of Evil. La rencontre entre les obses

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Electro belle pour toi

MUSIQUES | L’anniversaire du Mark XIII, c’est l’occasion de célébrer le panache du bar électro historique grenoblois, mais surtout de se prendre des beats plein la tronche. FC

François Cau | Lundi 20 septembre 2010

Electro belle pour toi

Au fil des années, le Mark XIII a su dépasser les étiquettes communautaristes qui pesaient injustement sur lui. Ce bar électro de la rue Lakanal rassemble désormais toutes sortes d’esthétiques sonores et de populations, des jeunes hipsters souhaitant s’encanailler, aux érudits musicaux accoudés au comptoir hochant la tête, l’air grave, sur des musiques électroniques pointues, en passant par les exhibitionnistes de fins de soirée dévoilant leurs atouts dès que retentissent Depeche Mode, The Cure ou même Nine Inch Nails. La traditionnelle Mark XIII Birthday Party se fait chaque année le reflet de cette ambiance singulière comme de l’émulation artistique régnant dans le lieu : après le traditionnel warm up animant le bar jusqu’à sa fermeture (ourdi cette année par les dancefloorement parlant irréprochables YCHTCLB et Lucky Jules), la seconde partie de soirée (au Drak-art) verra se succéder aux platines des artistes peu connus du grand public mais révérés dans les hautes sphères électro. L’Italie en renfort Avec le duo Franz & Shape, on est en plein dans l’un des genres de prédilection du Mark XIII : l’EBM, alias l’Electronic

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Mark XIII Birthday Party

MUSIQUES | Vouée, comme son nom l’indique avec une adorable absence d’ambiguïté, à célébrer l’ouverture du fameux bar électro de la rue Lakanal, cette soirée se déroule en (...)

François Cau | Lundi 21 septembre 2009

Mark XIII Birthday Party

Vouée, comme son nom l’indique avec une adorable absence d’ambiguïté, à célébrer l’ouverture du fameux bar électro de la rue Lakanal, cette soirée se déroule en deux temps. Tout d’abord au Mark XIII, avec cette année les sets de Smart et de Marc Ayats (du label Gigolo Records), puis dès 0h30 à l’Ampérage (allez, on le rappelle une dernière fois, le nouveau nom de l’ADAEP), avec donc le set de Fukkk offf, les performances platinesques des locaux Lucky Jules et Aymeric Ponsart, et enfin de Xenia Beliayeva, petite protégée d’Anthony Rother, dont la voix saisissante accompagne des compos à l’ambiance envoûtante. Le tout sans oublier la touche finale apportée par les VJs de PNTS.

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