Et c'est Party !

MUSIQUES | Le festival de ciné-concerts le Tympan dans l’œil s’est fait un petit nom à Grenoble. Seulement deux années d’existence, une troisième édition qui commence cette semaine, un enthousiasme qui ne faiblit pas… Cela valait bien une petite discussion avec son créateur, Damien Litzler. Laetitia Giry

Laetitia Giry | Vendredi 23 novembre 2012

Il y a cinq ans de cela, le groupe de musique grenoblois SZ est sollicité pour créer un ciné-concert. Intrigué, il accepte et prend beaucoup de plaisir pendant cette création, qui lui « ouvre de nouvelles portes en termes d'écriture et de composition », et lui « permet de sortir des carcans ». Ce duo post-rock réalise que le ciné-concert est finalement une pratique peu mise en avant. D'ailleurs, de nombreux programmateurs à qui ils proposent leur spectacle leur demandent de définir ce qu'est un ciné-concert… Alors pour ceux qui se le demandent : cela consiste en la diffusion d'un film sans sa bande son, laquelle est remplacée par un concert interprété en direct par un groupe qui a au préalable créé une musique spécialement adaptée à l'image. Une sorte d'interaction magique entre l'art du cinéma et celui de la musique, une manière donc d'honorer ces deux formes en faisant naître de leur rencontre une œuvre nouvelle. Fort de son enthousiasme, l'un des membres du groupe, Damien Litzler, et le président de l'association Stara Zagora (qui porte le groupe et le festival), décident de se lancer et de créer un moment centré sur cette pratique à Grenoble…

Petit festival deviendra grand

Comme tout jeune (ou moins jeune) motivé pour imposer un projet, Damien part tête baissée, mais avec un sens certain des réalités. Titulaire d'un master en direction de projets culturels, il sait s'y prendre et s'engage en toute conscience dans ce qui s'annonce comme un parcours du combattant. « Au début, on pensait créer un événement sur deux ou trois jours, puis de fil en aiguille… La semaine entière s'est imposée. J'ai commencé à me lancer dans le projet fin 2009, pour une première édition fin 2010. On a monté une petite équipe avec des copains motivés, qui travaillent dans le milieu culturel. Puis j'ai contacté des lieux, monté des dossiers, et eu la chance de trouver des gens très réceptifs. » De fait, cinq lieux répondent à l'appel (la Bobine, la Source, le Ciel, la salle Juliet Berto, le Théâtre 145) et accueillent la première édition du Tympan dans l'œil. Un nom, qui, comme le reconnaît Damien, « n'échappe pas au travers incontournable du jeu de mots », mais a l'immense mérite d'être à la fois évocateur et incisif. Le festival avait donc tout pour faire un beau départ, et n'attendait plus que des yeux et des oreilles pour vivre véritablement. Voilà ce qui, à la plus grande surprise des organisateurs, se produit dès la première édition : « On a tout de suite senti l'engouement du public. Il regroupait le public habituel des lieux, celui de certains groupes locaux programmés, et celui du festival, de tous âges. » Neuf et fringant, hétéroclite et varié, le public répond plus que présent. Ainsi que la presse, qui s'intéresse immédiatement et de tout près à ce nouveau venu (comme le Petit Bulletin par exemple…)

Et après ?

Aujourd'hui, le développement du festival pourrait être fulgurant, au vu de sa réussite. Mais ce serait sans compter sur les restrictions budgétaires (les fameuses !) qui font apparaître les subventions comme un Saint Graal inaccessible. Le festival persiste et se stabilise par un périlleux et audacieux autofinancement (grâce donc aux recettes des années précédentes), quelques rentrées d'argent fidèles (de la part du Conseil général et de la Sacem par exemple), et en dépit d'une absence de soutien de la Ville de Grenoble. Cette dernière met cependant à la disposition du festival des espaces publicitaires urbains et lui offre ainsi une visibilité non négligeable. Un point fort qui malheureusement « ne permet pas de payer les techniciens et les artistes ». Vu d'ici, cet état de fait paraît un peu dommage… Pour un festival unique en son genre dans la région, qui a par ailleurs la « volonté d'impulser des projets de création, pour participer au mouvement et enrichir un catalogue de ciné-concerts en tournée au niveau national. » Ce qui est le cas cette année notamment avec le groupe No Mad ? sur The Party (photo) !

Le Tympan dans l'œil, du 29 novembre au 8 décembre

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Tympan dans l'oeil : ouvrez vos yeux et vos oreilles !

Festival | Dans huit lieux de l’agglo, la dixième édition du festival de ciné-concerts proposera onze spectacles différents, portés par des inspirations multiples. Parce qu’il y en aura donc pour tous les goûts musicaux et cinéphiles, le doute n’est plus permis : ça valait bien de se pencher sur une petite rétrospective.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 novembre 2019

Tympan dans l'oeil : ouvrez vos yeux et vos oreilles !

On avait préparé notre plus belle formule toute faite, mais elle restera finalement dans notre stylo. Pour évoquer la dixième édition de Tympan dans l’œil, on ne dira pas que le petit festival est devenu grand. Une raison à cela : c’est dès sa première année d’existence (2010) qu’il a proposé un programme copieux aux amateurs de musique et de cinéma. Quand il se retourne sur le chemin parcouru, Damien Litzler, le directeur artistique de l’événement, se réjouit de cette réussite confirmée et note qu’il n’y a pas énormément d’autres possibilités d’assister à une série de ciné-concerts en France. « Au départ, je suis musicien, raconte-t-il. Avec mon frère, on a commencé à faire des ciné-concerts en 2008. On s’est rendu compte que cela plaisait énormément au public et nous ouvrait de nouvelles perspectives en termes de diffusion de notre musique. » C’est avec l’association grenobloise Stara Zagora, qui produit et diffuse ses projets, en menant aussi des actions pédagogiques, que Damien lance un projet de festival. « On pensait à deux ou trois spectacles sur un week-end, mais, finalement, on a démarré sur les chapeaux de roues, avec 8-9 événem

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Films sur écoute avec Le Tympan dans l’œil

Festival | Vivre le septième art en musique ? C’est ce que propose jusqu’au 8 décembre le festival Le Tympan dans l’œil, dans diverses salles de l’agglomération. À l'occasion de cette neuvième édition, son directeur artistique Damien Litzler, membre de l’association Stara Zagora qui l’organise, nous a déroulé les objectifs.

Alice Colmart | Lundi 26 novembre 2018

Films sur écoute avec Le Tympan dans l’œil

Un film projeté sur grand écran qui s’accorde avec une pièce musicale jouée en direct, voilà ce qui fait le propre du ciné-concert, courant à part entière que Le Tympan dans l’œil (oui, le nom résume à merveille le concept !) promeut à Grenoble depuis maintenant huit ans. Et à la direction artistique du festival on retrouve, sans surprise, un homme à l’oreille affutée. « L’évènement a pris forme pour la première année en 2010. Je suis moi-même musicien et j’ai eu cette idée après une tournée en France. J’avais un bon réseau de musiciens et je voulais développer à Grenoble ce genre qui n’a que deux festivals en France, à Dijon et à Toulon » explique Damien Litzler. Car pour lui, la combinaison ciné et concert était gagnante. « Le cinéma et la musique, ce sont des pratiques hyper appréciées des Français. De nombreuses personnes ne seraient pas venues voir tel film si il n’y avait pas eu telle musique et vice-versa. » C’est donc ce q

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"The Party" : électrique huis clos en noir et blanc

ECRANS | de Sally Potter (G.-B., 1h08) avec Kristin Scott Thomas, Timothy Spall, Patricia Clarkson…

Vincent Raymond | Lundi 11 septembre 2017

Ministre de la Santé ! Tout juste nommée à ce poste prestigieux, Janet compte fêter la nouvelle avec son mari et des proches. Hélas, la soirée en petit comité va sonner l’hallali de son couple, de ses amitiés, de sa carrière, de ses illusions… La réalisatrice anglaise Sally Potter réunit une distribution de poids pour ce tout juste long-métrage d'1h08. Bien lui a pris, d’ailleurs, de ne pas chercher à le rallonger par principe en diluant l’intrigue : elle l’aurait abîmée. Empruntant au théâtre son huis clos, elle ne se trouve cependant pas prisonnière de son décor grâce à une réalisation et un montage nerveux, à l’unisson de l’ambiance électrique de la soirée. Le choix esthétique du noir et blanc, marqueur inconscient du genre polar, surprend – et l’affiche, montrant l’héroïne brandissant un pistolet (reprenant une double image-clé du film) pourrait l’accréditer. En réalité, la dualité des personnages se trouve ainsi représentée (et ses moyens termes dans leurs nuances de gris). Et si le noir finit par dévorer l’écran, c’est parce que la fête célèbre en définitive le deuil des idéologies ; on imagine mal une veillée funèbre britannique se tr

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Écouter le cinéma avec Le Tympan dans l'œil

Festival | Pour la septième année consécutive, le festival Le Tympan dans l'œil prend le contrôle de Grenoble pour promouvoir le ciné-concert. Au programme : artistes du coin, films réactualisés et ateliers.

Gabriel Cnudde | Mardi 22 novembre 2016

Écouter le cinéma avec Le Tympan dans l'œil

Cet automne à Grenoble, mieux vaut avoir un tympan qu'un compas dans l'œil. Pour la septième année consécutive, l’association Stara Zagora organise son festival de ciné-concert sur plusieurs semaines de novembre et décembre. Pour Damien Litzler, le directeur du festival, l'objectif est clair : « Nous voulons présenter toute la diversité du ciné-concert, aussi bien au niveau musical que cinématographique. » Il faut dire que le ciné-concert a le vent en poupe depuis quelques années. Dans la région, les offres se multiplient, notamment à l'Auditorium de Lyon où des orchestres accompagnent la diffusion de grands films, comme Le Seigneur des Anneaux. Toutefois, « ce n'est pas tout à fait le même exercice lors de notre événement » précise Damien Litzler. Musiciens locaux et films revisités Au Tympan dans l'œil, les bandes sons ne sont pas celles des films. « Elles sont recréées pour revisiter un film en live. On fait souvent coexister des films anciens avec des musiques actuelles. On veut revisiter le cinéma en le réactualisant. » Pour se faire, l'équipe s'ap

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"The Party" de Blake Edwards au Méliès

ECRANS | The Party est l’exemple type du film hautement subversif impossible à retourner aujourd’hui : l’imitation de l’accent indien par Peter Sellers serait (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 mai 2016

The Party est l’exemple type du film hautement subversif impossible à retourner aujourd’hui : l’imitation de l’accent indien par Peter Sellers serait jugée outrageante, l’éléphant peinturluré soulèverait l’indignation des ligues de protection animale et le rythme semblerait trop lent. Pourtant, l’horlogerie de Blake Edwards fonctionne toujours et l’on se délecte devant cet humour daté se révélant… intemporel. Classique de la comédie, authentique œuvre culte ayant inspiré des artistes de toutes sortes, The Party est un festin auquel il faut s’inviter, ce mardi 17 mai à 19h25 au Méliès. Bon appétit ! The Party The Party Bande-annonce VO

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Musique animée avec Le Tympan dans l’œil

CONNAITRE | Sixième édition pour Le Tympan dans l’œil, fameux festival grenoblois dédié à cette forme artistique hybride qu’est le ciné-concert. On y verra quoi cette fois-ci ? Du bon ! On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 24 novembre 2015

Musique animée avec Le Tympan dans l’œil

Au PB, on aime beaucoup le trio Buffle ! composé du chanteur Xavier Machault, du pianiste Roberto Negro et du comédien Pierre Dodet. Une drôle d’aventure musicale « entre chanson, cabaret et théâtre » qui fait des merveilles en forme concert. Et en forme ciné-concert, sur Miracle à Milan, film néoréaliste de Vittorio De Sica qui reçut le Grand prix du Festival de Cannes en 1951, comment ça va fonctionner – notamment l’interaction film et jeu ? « On n’appelle pas ça un ciné-concert mais une ciné-fantaisie musicale » nous explique Xavier Machault. Sur scène, il y aura donc des moments de chansons mais aussi d’autres plus théâtraux en lien avec le film. D’accord. Et sinon, comment Buffle ! s’est retrouvé dans cette aventure, nouvelle pour lui ? « C’est Damien Litzler du Tympan dans l’œil qui nous a proposé le film. On a répondu oui lorsqu’on l’a vu. Miracle à Milan a un côté très humaniste, très poétique mais aussi très absurde qui nous parle bien. » À noter que le spectacle, création spéciale pour ce

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Le Tympan dans l’œil, cinquième !

CONNAITRE | Cinquième édition pour le Tympan dans l’œil, festival dédié à la forme hybride qu’est le ciné-concert. Une drôle d'aventure lancée en 2010 par Damien Litzler, membre (...)

Aurélien Martinez | Mardi 25 novembre 2014

Le Tympan dans l’œil, cinquième !

Cinquième édition pour le Tympan dans l’œil, festival dédié à la forme hybride qu’est le ciné-concert. Une drôle d'aventure lancée en 2010 par Damien Litzler, membre du groupe SZ, qui a décidé d’emblée de sortir du cadre banal "morceaux de piano sur vieux films" pour explorer toutes les possibilités du genre, on ne peut plus nombreuses. Rien que pour cette année, les films choisis vont de Kubrick (le cultissime 2001, l'Odyssée de l'espace) à l'animation (les tout aussi cultes Tom & Jerry) en passant par le film quasi ethnographique (L'Ennemi silencieux de H. P. Carver, docu-fiction de 1930 sur une tribu d'Indiens Ojibwa). Quant au côté musical, là aussi un large spectre est balayé : du jazz (avec notamment le collectif lyonnais Arfi sur Koko le clown des frères Fleicher), du rock expérimental (le collectif Zone libre avec entre autres l'ex-Noir Désir Serge Teyssot-Gay sur 2001) ou encore du « blues métissé » (le Franco-Haïtien Carlton Rara sur le muet Why Worry ? avec Harold Lloyd). « C’est facile de trouver des genres musicaux variés ; mais c’est plus compliqué de trouver des films parlants moderne

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Images musicales

CONNAITRE | Voilà bien un festival que l’on a soutenu depuis le début : Le Tympan dans l’œil, manifestation spécialisée dans le ciné-concert. Du coup, constater que cette (...)

Aurélien Martinez | Lundi 25 novembre 2013

Images musicales

Voilà bien un festival que l’on a soutenu depuis le début : Le Tympan dans l’œil, manifestation spécialisée dans le ciné-concert. Du coup, constater que cette quatrième édition est organisée a minima n’est pas une excellente nouvelle. « Faute de soutien, le festival s’est réduit comme peau de chagrin » écrit laconiquement son créateur Damien Litzler dans l’édito du programme. Au téléphone, il explique avoir un budget très serré, toujours sans soutien de la Ville de Grenoble (mais avec des aides du Conseil général). Résultat, ce sont les lieux partenaires qui s’occupent de payer les artistes qui se produisent chez eux, l’asso Stara Zagora gérant surtout la com. Mais parlons tout de même programmation, le nerf de la guerre. Cette année, quatre ciné-concerts sont prévus, dont la reprise du succès de l’an passé : celui du groupe grenoblois No Mad ? sur le cultissime The Party de Blake Edwards (le 8 décembre à la salle Juliet Berto). Parmi les autres, on retient celui que donnera Djazia Satour à l’Espace 600 (le dimanche 1er décembre) et intitulé Ghettos du monde. L’ancienne interprète du groupe Mig chantera la parole de deux films muets – La Zo

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Get the party started

MUSIQUES | Pour sa soirée d’ouverture, le Tympan dans l’œil frappe fort en proposant au public une création sur le fameux film The Party. Peter Sellers y interprète un (...)

Laetitia Giry | Lundi 26 novembre 2012

Get the party started

Pour sa soirée d’ouverture, le Tympan dans l’œil frappe fort en proposant au public une création sur le fameux film The Party. Peter Sellers y interprète un acteur indien qui se retrouve par erreur dans une fête des studios d’Hollywood : c’est cocasse et grotesque à la fois. Son visage grossièrement coloré à la peinture marron peut outrer dans un premier temps, mais se révèle être l’une des clés de compréhension du comique du film : tout ici est clair comme de l’eau de roche, le spectateur sait pourquoi il rit. Enchaînant maladresse sur maladresse, le personnage principal suscite l’affliction et l’empathie, provoque le rire à force d’absurdités… Une attitude qui l’enferme dans un isolement tragico-comique au milieu d’une foule noyée dans des plaisirs superficiels, et elle aussi prétexte aux gags. Ce film comique de Blake Edwards (à qui l’on doit le moins comique mais génial Diamants sur canapé) est sorti en 1969 et fait encore mouche aujourd’hui, même si d’aucuns pourraient le trouver légèrement ringard. Quoiqu’il en soit, on avoue ne pas être étonnés qu’il ait été choisi pour faire l’objet d’un nouveau ciné-concert dans le cadre du festival, qui souhaite dével

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MUSIQUES | Pour sa seconde édition, l’équipe du festival de ciné-concert le Tympan dans l’œil s’approprie une nouvelle fois cette fameuse équation du philosophe Jean-Claude Van Damme, et nous propose moult rencontres entre films et musiciens. Rencontre avec Damien Litzler pour en savoir un peu plus. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

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Petit Bulletin  : Quel bilan avez-vous tiré de votre première édition ?Damien Litzler : C’était plutôt positif à tout point de vue, puisqu’on a eu plus de 1000 spectateurs sur neuf spectacles et une semaine de programmation. Au niveau artistique, les retours étaient bons. On a pu constater que les publics, aussi variés qu’ils aient pu être, ont bien apprécié ce mélange assez novateur – on représentait beaucoup de styles musicaux sur des films très différents. Et surtout, on a senti une dynamique se mettre en place aussi bien au sein de notre équipe, en interne, que du côté des publics. On a attiré aussi bien les habitués des salles que les cinéphiles ou les mélomanes, qui venaient pour découvrir tel film ou pour tel artiste, et même un public du festival, qui revenait pour deux ou trois événements différents. Le public des salles grenobloises a une fâcheuse tendance à rester le même, parfois de lieu en lieu… ça a été le cas pour vous ?C’était globalement un public de curieux, de défricheurs plutôt habitués de ce genre de propositions. Mais pour la majorité, ils étaient assez peu à avoir vu beaucoup de ciné-concerts, donc on a

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