Bleu outretombe

Laetitia Giry | Vendredi 18 janvier 2013

Drôle d'idée que de choisir comme pseudonyme le mot si commun qu'est bleu. Un nom à vous noyer dans la masse d'informations lancées sur le net, un nom à vous laisser aller à la dérive, incognito sur la toile… C'est pourtant le pari qu'a pris et tenu le trio grenoblois caché derrière ce Bleu. Et le pire, c'est qu'il lui va bien ! Pop mélancolique aux accents post-rock, longues plages de piano ou de guitare électrique sans paroles, textes qui, s'ils sont écoutés attentivement, risquent fort de filer la larme à l'œil : la recette de Bleu tient de la vague qui submerge. Un avant-goût des plus honorables pour précéder le passage de Sophie Hunger, que l'on ne présente plus… Pour découvrir ou redécouvrir l'un et l'autre, c'est à la Source de Fontaine que ça se passe, vendredi 25 janvier à 20h30 !

Laetitia Giry

http://fr.myspace.com/bleuapresent


Sophie Hunger + Bleu

Pop
38 avenue Lénine Fontaine
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Fameux florilège

MUSIQUES | Punk rap. Artiste polyvalent, Bleu Russe signe un best of remarquable, éclectique et enrichi de morceaux inédits. On l'a écoute et trouvé très bon, jusque dans ses collaborations avec d'autres musiciens.

Hugo Verit | Mardi 8 décembre 2020

Fameux florilège

/ Punk rap Chaque sortie de Bleu Russe est un mélange de surprise et d’évidence. Comme s’il était toujours là où l’on s’attendait à ne pas l’attendre… Et c’est peut-être bien cet équilibre – instable donc subtil – entre cohérence absolue et liberté totale qui donne à son œuvre autant de puissance. Ça n’a jamais été aussi limpide qu’à l’écoute de Poubelle Marron, un best-of soigneusement désordonné augmenté de quelques morceaux inédits, un autoportrait foutraque, malicieux, profond, dur et tendre : très ressemblant. Voilà cinq ans que David Litavicki (son nom sur ses papiers d’identité) a lancé ce projet solo de rap/rock/punk/pop/etc. Quatre albums et un EP dont ce nouveau disque retrace brièvement l’histoire, de son point de départ avec Javel, un premier tube sans batterie, au plus récent La beauté du geste, doux manifeste irrévocable. Une plongée dans tout ce qui fait le style de Bleu Russe : son écriture en cut-up ciselé, sa colère toujours justifiée contre les administrations, une certaine sublimation de la banalité des existences, des instrus précises et efficaces. Et surtout, un sérieux penchant pour le collectif. On compte beaucoup

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Bleu Russe, la rage décontractée

Musique | Présentation d'albums (1/3) : Le Petit Bulletin vous propose une nouvelle mini-sélection de disques. Nous avons tout particulièrement aimé les dernières livraisons de Bleu Russe.

Damien Grimbert | Mardi 23 juin 2020

Bleu Russe, la rage décontractée

En dépit de ses cinq années d’existence et d’une discographie mine de rien déjà conséquente, il nous aura fallu un certain temps pour apprivoiser la musique de Bleu Russe, projet solo de David Litavicki (Churros Batiment, Poupard…). Le temps peut-être pour l’artiste de s’affranchir de certaines influences originelles un peu trop présentes à ses débuts (celles du Toulousain Arnaud Michniak et de son groupe Programme pour n’en citer qu’une)… Et pour nous de s’habituer à son flow en mode spoken-word, assez particulier. Sortis respectivement en février et en mai, Serrures et Palmiers, son dernier album, et Missives d’Amour vol. 2, sa dernière mixtape, viennent cependant confirmer ce qu’on avait déjà pressenti lors de ses derniers passages live : l’alchimie entre chant et instrumentaux fonctionne désormais à plein régime, ces derniers, piochant dans une gamme de registres bien trop vaste pour être ici énumérée, dépassant amplement leur simple statut « fonctionnel » pour se révéler de précieux alliés à la création d’une ambiance propre à sublimer les textes incisifs de l’artiste. Désormais frontalement assumé, le caractère parfois bancal du projet est devenu un vérit

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Céline Fuchs, nouvelle directrice de l'Heure bleue : « Le projet de Saint-Martin d’Hères m’intéressait bien »

ACTUS | On a rencontré la nouvelle directrice de la salle martinéroise avant la présentation de saison prévue mercredi 11 septembre.

Nathalie Gresset | Mardi 10 septembre 2019

Céline Fuchs, nouvelle directrice de l'Heure bleue : « Le projet de Saint-Martin d’Hères m’intéressait bien »

Après avoir été pilotée pendant 12 ans par Vincent Villenave, désormais directeur du Grand Angle à Voiron, la scène régionale de l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères s’est dotée d’une nouvelle directrice artistique en la personne de Céline Fuchs. La Spinalienne d’origine, qui a pris ses fonctions le 8 juillet en tant que directrice du spectacle vivant de la mairie, connaît déjà bien la région :« j'ai fait mes études à l’Institut de géographie alpine de Grenoble dont j’ai été diplômée en 2000. J’ai ensuite commencé ma carrière comme muséographe pour le Musée dauphinois et d’autres lieux. En parallèle, j’étais aussi pas mal impliquée dans le milieu associatif au sein de structures comme Cap Berriat, Peuple et culture… » En 2005, c’est à Rumilly en Haute-Savoie qu’elle se rend pour parfaire son expérience en travaillant 14 ans pour la mairie, d’abord comme responsable du service culturel, puis, à partir de 2010, en tant que directrice artistique et administrative

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"Liz et l'oiseau bleu" : flûte à bec

ECRANS | De Naoko Yamada (Jap, 1h29) animation

Vincent Raymond | Mardi 16 avril 2019

Mizore, hautboïste timide, a toujours été fascinée par Nozomi, sa si solaire camarade flûtiste. Alors que se profile le concours musical de fin d’année, les deux lycéennes sont troublées par les résonances à leur propre relation causées par le morceau choisi, Liz & l’oiseau bleu… À l’instar de l’anamorphose grotesque chibi ou du méchant arborant un inamovible sourire sardonique, la lycéenne en uniforme et jupe courte constitue une figure classique du manga comme de l’anime : elle incarne un idéal intemporel à la fois évocateur d’une forme de nostalgie et de désir, et permet une excellente identification du public lorsque la trame fait vibrer une corde sensible. Ce qui est le cas ici – et le sera encore prochainement dans le joli mélo Je veux manger ton pancréas de Shinichiro Ushijima (sur les écrans le 21 août). Dans cette histoire gouvernée par les non-dits d’une introvertie, les sentiments s’expriment au-delà des paroles grâce à des regards échangés ou aux modulations de la musique : langage autant qu’art, elle souffre de l’altération du lien entre Mizore et Nozomi. Un malentendu en est la cause, prouvant l’in

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La Tête bleue, un lieu culturellement « undergroud et basé sur l’autogestion »

ACTUS | À Grenoble, au milieu de la rangée de pizzerias des quais, se trouve La Tête bleue, salle « underground », associative et multidisciplinaire. À sa tête, Laurence Jugie et son petit groupe d’amis passionnés de culture. Ils nous ont ouvert les portes à la veille d’un nouveau concert.

Alice Colmart | Mardi 29 janvier 2019

La Tête bleue, un lieu culturellement « undergroud et basé sur l’autogestion »

« La Tête bleue, c’est une référence à l’un des accessoires du lieu qui sert de présentoir à mes chapeaux » raconte Laurence Jugie, notamment chapelière et, surtout, l’une des créatrices de cette petite salle de 70m² lovée sur le quai Perrière. Ici, « tout est artisanal », de la décoration de la scène (recouverte de tapis aux allures orientales) au concept. « On peut à la fois assister à des expos, des projections de films, des performances, des concerts… » C'est en 2012 que naît le projet, un peu par hasard. « La mairie avait mis aux enchères ce local et on ne voulait pas que ce soit une autre pizzeria comme il y en a déjà énormément sur les quais ! Au début, ça a été gênant pour nos voisins. En plus d’une peur de concurrence, il y avait une incompréhension sur nos activités. » Des activités très variées donc… « Un véritable espace de travail » Côté concert par exemple, la salle accueille toute l’année des groupes pop-rock, des artistes de chanson française, des DJs… Samedi 2 février,

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Embarquez pour la nouvelle saison de la Cinémathèque de Grenoble !

ECRANS | Rendez-vous jeudi 20 septembre pour un lacement de saison aquatique et gratuit.

Vincent Raymond | Mardi 18 septembre 2018

Embarquez pour la nouvelle saison de la Cinémathèque de Grenoble !

Après avoir clos sa précédente saison par le traditionnel Festival du film court en plein air, voici que la Cinémathèque effectue le lancement de la nouvelle les pieds dans l’eau – ou presque. C’est en effet un film trentenaire sentant les embruns, les algues et les coraux qui a été retenu pour accompagner, jeudi 20 septembre à 20h, la présentation 2018/2019 : Le Grand Bleu de Luc Besson. Vilipendé à Cannes où il a été présenté, mais triomphalement reçu par le public, il a réuni à l’époque plus de 9 millions de spectateurs dans les salles. Cette séance aquatique (et gratuite) annoncera l’un des premiers rendez-vous de la saison : le cycle Cinéma/Odyssée, avec entre autres Trois jours en Grèce et Méditerranée de Jean-Daniel Pollet (jeudi 27) et Film Socialisme de Jean-Luc Godard présentés par Pierre-Damien Huygue (vendredi 28) ou encore Ce cher mois d’août de Miguel Gomes (jeudi 11 octobre). Quant à la suite, laissez-vous porter par les

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Les 20 concerts de l'hiver et du printemps à Grenoble

Panorama de rentrée culturelle | Avec de la pop d'ici et d'ailleurs, de la chanson en VF ou encore des grosses têtes d'affiche.

La rédaction | Mardi 9 janvier 2018

Les 20 concerts de l'hiver et du printemps à Grenoble

Mendelson 2017, année électorale, Mendelson publie Sciences Politiques, une œuvre au noir sociétale (comme souvent avec la formation de Pascal Bouaziz) dont chaque morceau plaque sur une reprise de classiques de Bruce Springsteen, Marvin Gaye, The Jam, Leonard Cohen, Lou Reed, The Stooges & co un texte en français à la terrible résonance sociétale (Les Peuples, Le Soulèvement, La Guerre) et à la poésie toute mendelsonienne. Un projet à part auquel le live devrait donner une saveur particulière, et qui sera précédé sur scène, en première partie, par l’excellent trio grenoblois Pelouse dont on a souvent vanté les mérites dans ces colonnes. À la Source vendredi 19 janvier Oiseaux-Tempête & Mondkopf La Grèce (Oiseaux-Tempête), la Turquie en révolte (Ütopiya?), le Liban (AL-'AN)... Partout où ils se posen

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Danse dans l’ombre avec Boy Harsher

Concert | Dimanche 3 décembre au Ciel (qui rouvrira exceptionnellement pour l'occasion), on a rendez-vous avec un étrange jeune duo américain. On fait les présentations.

Damien Grimbert | Mardi 28 novembre 2017

Danse dans l’ombre avec Boy Harsher

Auteur d’une pop synthétique à la fois dansante, mélodique et torturée venant puiser ses influences dans le versant le plus sombre de la musique des années 1980 (cold wave, indus, drone, noise et EBM), Boy Harsher évolue dans un créneau musical déjà passablement défriché ces dix dernières années. Pour autant, ce qui fait toute la force de ce jeune duo américain formé en 2013 à Savannah, dans le sud des États-Unis, et désormais relocalisé dans le Massachusetts, c’est justement sa capacité à s’approprier cet univers comme si personne ne l’avait jamais fait avant lui, conférant de fait à sa musique une intensité et une puissance d’évocation assez stupéfiantes au regard de la frugalité des moyens à sa disposition. Hypnotiques et entraînantes, les compositions synthétiques minimalistes de Gus Muller, couplées au chant vaporeux de Jae Matthews, happent ainsi l’auditeur de leurs trois sorties discographiques dans un univers sonore hanté et mélancolique d’une amplitude assez impressionnante, déclinant avec subtilité une myriade de microclimats et d’atmosphères au fil des différents morceaux. Un mot pour finir sur le

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"Les Fleurs bleues" : bouquet final signé Andrzej Wajda

ECRANS | de Andrzej Wajda (Pol., 1h38) avec Bogusław Linda, Aleksandra Justa, Bronislawa Zamachowska…

Vincent Raymond | Lundi 20 février 2017

Le Polonais Andrzej Wajda (1926 – 2016) achève sa carrière par un film retraçant le combat de Władysław Strzemiński, artiste peintre opprimé par la férule communiste à Łódź au mitan des années cinquante, soit pile au moment où le réalisateur y étudiait le cinéma. Quel troublant symbole ! Nullement crépusculaire ni testamentaire, ce portrait-hommage d’un homme défendant sa liberté jusqu’à l’ultime extrémité (ce qui n’est pas un vain mot pour Strzemiński, amputé d’une jambe et d’un bras) use d’un classicisme formel pour célébrer l’audace, voire la subversion de ce théoricien et précurseur de l’art contemporain. Mais classicisme ne signifie pas académisme : Wajda intègre le minimalisme chromatique, le dépouillement décoratif et architectural emblématique de son œuvre dans l’esthétique de son film. Ce faisant, il réinscrit l’artiste polonais dans son époque, à la barbe de ses détracteurs, et montre qu’après la triste parenthèse soviétisante valant à Władysław d’être martyrisé à la façon d’un Joseph K., la postérité lui a donné raison. Mention particulière à Bogusław Linda, l’interprète de Str

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"Le Bruit de l'eau" : le grand Bleu

MUSIQUES | Après s'être révélés avec "À présent", les Grenoblois de Bleu reviennent avec "Le Bruit de l'eau". De l'accueil d'un nouveau membre à la recherche d'un nouveau son, François Thollet, chanteur entre autres fonctions, nous aide à analyser ce nouvel album qui sortira le 8 décembre, date du concert prévu à l'Ampérage.

Gabriel Cnudde | Mardi 6 décembre 2016

Depuis la sortie en 2010 de leur premier album À présent, le groupe grenoblois Bleu a pris une nouvelle teinte. « À présent était un album qu'on avait voulu très doux » confie François Thollet, chanteur et multi-instrumentiste du groupe. « Le nouveau retranscrit notre expérience scénique ensemble. Le son est sans doute plus costaud. » Difficile de le contredire. Le Bruit de l'eau, bien que toujours très aérien, referme de véritables tempêtes. Les douze pièces qu'il comprend illustrent à merveille ce titre parfaitement évocateur. L'eau coule, ruisselle, tombe en averse, cliquette, produisant une palette sonore large qu'on retrouve sur des morceaux comme Bienvenu ou Soleils couchants. « On a décidé du titre après l'enregistrement. C'est en écoutant ces morceaux qu'on a trouvé un lien assez évident avec le bruit de l'eau. Quelque chose coule sur ce disque... » « Un beau second so

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Guerre des sexes et lutte des classes par Lina Wertmüller

ECRANS | Le film de l'Italienne, intitulé "Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été" (1974), sera diffusé jeudi 24 novembre à la Cinémathèque de Grenoble, dans le cadre des Rencontres du cinéma italien. On vous explique pourquoi c'est culte.

Damien Grimbert | Mardi 22 novembre 2016

Guerre des sexes et lutte des classes par Lina Wertmüller

[Mise à jour : Dolce cinema nous annonce que le film ne sera pas diffusé comme prévu, et sera remplacé par "Film d'amore e d'anarchia" sur le même thème et avec les mêmes acteurs] Objet d’un abyssal remake avec Madonna au début des années 2000 (autant évacuer d’emblée ce douloureux souvenir), Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été fait partie de ces films comme, selon la formule consacrée, on serait bien incapable d’en faire aujourd’hui. Réalisé en 1974 par l’Italienne Lina Wertmüller, il affiche en effet dès son introduction une frontalité sociale terrassante : d’un côté les riches oisifs, réunis sur un voilier le temps d’une croisière entre amis bien nés, et de l’autre les pauvres matelots prolétaires à leur service, chacun détestant l’autre au dernier degré et ne se privant pas de le faire savoir, langage fleuri à l’appui. Pour autant, lorsque la jeune bourgeoise la plus arrogante du lot se retrouve soudain isolée sur une île déserte avec pour seule compagnie un marin insoumis aussi mar

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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Un été fait de concerts et de patrimoine

MUSIQUES | Jusqu'au 30 juillet, on pourra assister à des concerts gratuits dans divers lieux patrimoniaux isérois. On vous explique tout.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juillet 2016

Un été fait de concerts et de patrimoine

Dans le cadre du temps fort estival Les Allées chantent organisé par le département de l’Isère, on pourra assister en juillet à plusieurs concerts gratuits dans des lieux souvent magnifiques – car, comme il est écrit sur son site, l’événement « investit des lieux remarquables et patrimoniaux, du nord au sud de l’Isère jusque dans les plus petites communes ». Quelques dates auront ainsi lieu à ou près de Grenoble : Le jeudi 7 juillet au parc de la Grille de Moirans (un très beau jardin à la française conçu au XVIIIe siècle) et le vendredi 8 au Musée Hébert de La Tronche (avec lui aussi un très beau jardin), on a rendez-vous à 20h avec le groupe très jazz New Orleans Louise & The Po’ Boys. Le dimanche 17 juillet, c’est dans le cadre plus urbain du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, à Grenoble, qu’on pourra croiser à 16h le Palomar Trio avec sa mandoline électrique, son tuba et ses percussions. Le jeudi 21 juillet, le (splendide) Musée archéologique de Grenoble accueillera à 19h le bal folk d

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Les Allées chantent : le chant isérois

MUSIQUES | Cet été jusqu'au 31 juillet, plusieurs concerts gratuits auront lieu dans des sites patrimoniaux du département. Suivez le guide.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Les Allées chantent : le chant isérois

En Isère, on aime donner de la voix ! Et qui plus est, nous avons un sublime (n’ayons pas peur des mots) patrimoine. Voici une combinaison parfaite, pas du tout à la noix, qui a donné naissance en 2012 au festival Les Allées Chantent. Chaque année pilotée par l’Agence iséroise de diffusion artistique, la manifestation propose 80 concerts gratuits partout en Isère, avec comme particularité donc de se produire dans des lieux atypiques : châteaux, églises, parcs, musées… Un véritable tour du patrimoine en-chantant. Cet été, la mélodie des Allées passera par Moirans, Grenoble, Vizille et Mens (pour ne citer que ces villes), sur les notes jazzy de Louise & The Po’ Boys et du Palomar Trio, ou encore aux sons folk de Tralala Lovers. Mais ça sera surtout l’occasion de retrouver les Barbarins fourchus, bien de Grenoble, avec un bal populaire où l’inventif rejoint le décalé pour une soirée musicalement détonante. Et fin juillet, ça sera au tour du q

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Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

MUSIQUES | La fameuse compilation dédiée à la scène locale sort ce mercredi 27 janvier. Qui trouve-t-on dessus ? Et quels groupes joueront cette semaine à la Bobine, à la Bibliothèque centre-ville ou à la Belle électrique pour la promouvoir ? Réponses.

Stéphane Duchêne | Mardi 26 janvier 2016

Zoom sur les artistes de la 15e Cuvée grenobloise

À force de cuvées, la grenobloise, ourdie par Retour de scène-Dynamusic, devrait finir par s'autoproclamer AOC : Sainte-Émergence ou Château-La Pompe à talents. Le nom reste à trouver et, pour l'heure, c'est donc Cuvée grenobloise, 2016 et 15e millésime. Comme chaque année, le jury de la désormais fameuse compilation de talents locaux (émergents à divers niveaux) s'est enfilé quelques bonnes rasades de production locale avant d'en sélectionner un échantillon représentatif de nectar du cru. Représentatif car au-delà de la qualité intrinsèque et de l'engagement des acteurs (critères essentiels), tous les genres se trouvent ainsi représentés, un peu à la manière des sélections régionales du Printemps de Bourges. Il n'est pas de chapelle musicale qui passe sous le radar : rouge qui tache rock et son tanique avec Quintana, blanc acide coupé à la vodka de Cash Misère (prime de la meilleure étiquette pour le titre Poursuitovksy), chanson sulfatée de Bleu, ou reflets abstraits d'un Dzihan ou d'un Nikitch, étoiles montantes de l'électro.

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Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

MUSIQUES | Ces deux mois seront riches en événements du côté de la Belle électrique, de la Bobine, de la Source, de la MC2... La preuve en dix points à base de Feu! Chatterton, de Rover, de Nada Surf ou encore de Détours de Babel. Stéphane Duchêne et Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 19 février 2016

Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

Feu! Chatterton Voilà un groupe qui aime les transports, qui a déchiré le voile du succès critique avec une chanson sur le Costa Concordia et annoncé son premier album avec un single titré Boeing. Mais quand on parle de transport, il faudrait entendre ce mot selon toutes ses acceptions, à commencer par celle du transport sentimental, du transport amoureux et du voyage des mots. Car si l'on a multiplié les comparaisons musicales ou stylistiques s'agissant de Feu! Chatterton, il faut reconnaître une chose qui n'appartient qu'à eux. Rarement, on a vu si jeune groupe écrire des textes de la sorte : Boeing est une chanson à danser autant qu'à lire comme une suite machiniste à L'Albatros de Baudelaire (« Boeing, Boeing ! Et tes mouvements lents sont de majesté / Est-ce la faute de tes passagers indigestes / Si tu penches ? »). Quant aux paroles de Côte Concorde, elles sont à placer aux côtés des grands textes de la chanson française (« Du ciel tombe des cordes, faut-il y grimper ou s'y pendre ? »). Feu! Chatterton, loin d'être de paille, brûle de mots et sur scène les enflamme. C'est à voir.

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Christophe : intime idée

MUSIQUES | Son Intime Tour se terminera jeudi à la Belle électrique. L'occasion de (re)découvrir ses morceaux à poil, sans filtre synthétique.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 octobre 2015

Christophe : intime idée

Évidemment, l'idée n'est pas de lui. On s'en serait douté. L'animal beau bizarre, il le martèle, n'aime pas se retourner sur le passé – même récent. Alors cet Intime Tour, fait de concerts laissant une large part à l'improvisation et à la rencontre, figé pour l'éternité sur un disque, ce n'est pas une idée très "Christophe friendly". Et comme à son habitude, il ne s'en cache pas. « C'est une idée de la maison de disques. Je venais de signer avec Capitol, chez qui sort mon prochain album studio, et c'était le contrat. Un album live de la tournée, un album studio et même probablement un album de duos à suivre. Cet album, je ne l'ai pas écouté, et c'est probablement ce qui m'a permis de continuer cette tournée, ça m'aurait bloqué. » (lire son interview ici) Le fait est que les maisons de disque n'ont pas toujours de mauvaises idées. Car c'est bien la première fois qu'on approche autant au ras un Christophe enfin à nu, sans protection sonore, sans filtre synthétique. Juste sa voix et quelques ac

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L'Espace culturel René Proby, « une salle de proximité »

ACTUS | Saint-Martin-d’Hères inaugure ce week-end ce nouvel espace culturel. Une aubaine pour l'Heure bleue, la salle de spectacle de la ville.

Aurélien Martinez | Mardi 13 octobre 2015

L'Espace culturel René Proby, « une salle de proximité »

Ça bouge du côté de Saint-Martin-d’Hères, avec l’inauguration d’un nouvel établissement culturel et associatif : l’Espace René Proby, du nom de l’ancien maire communiste de la ville mort cet hiver. Une équipement polyvalent, réfection de l’ancienne salle Paul Bert détruite par les flammes en 2007, qui pourra servir à diverses associations et structures culturelles locales (la Maison de la poésie ou encore Les Arts du récit organiseront des rendez-vous) et qui sera aussi fortement utilisée par l’Heure bleue, la grande salle de spectacle martinéroise. « J’attendais ça avec impatience » : Vincent Villenave, le directeur de l’Heure bleue, y voit ainsi une complémentarité possible entre les deux lieux – 120 places en mode assis et 250 en debout à l’Espace culturel René Proby contre 520 et 1 400 à l’Heure bleue. Il pourra ainsi programmer des artistes « en émergence » et tenter des « expérimentations » en prenant moins de risques. « On pourra aussi faire de séries comme ça sera le cas en avril avec le nouveau spectacle de la Fabrique des petites utopies » – une dizaine de représentations,

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De belles surprises à l’Heure bleue

ACTUS | La nouvelle programmation de la salle de Saint-Martin-d’Hères réserve son lot de propositions alléchantes.

Aurélien Martinez | Mardi 30 juin 2015

De belles surprises à l’Heure bleue

Ô joie : en octobre, le fameux Professeur Rollin sera de passage par Saint-Martin-d’Hères avec Rollin se rebiffe, seul-en-scène dans lequel l’humoriste lettré répond aux questions du public sur des sujets allant « de la mondialisation aux flux migratoire » en passant par « la bien-pensance et les logiques de profit ». Rayon humour, on aura aussi droit à une autre chroniqueuse officiant sur France Inter : Sophia Aram avec son one-woman-show tout frais où le titre parle de lui-même – Le fond de l’air effraie ; et le fameux Fellag avec un Bled Runner présenté comme le « best of d’une carrière ». En musique, ô joie encore, l’une des meilleures auteures-compositrices-interprètes françaises sera de retour dans l’agglo : Claire Diterzi avec son concert 69 battements par minute. En théâtre, on dit (ou plutôt écrit) encore ô joie, puisqu

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Lubitsch enlève le bas

ECRANS | Peu de scènes d’exposition sont aussi brillantes et hilarantes que celle de La Huitième femme de Barbe Bleue. À Nice, un milliardaire américain (Gary (...)

Christophe Chabert | Mardi 17 juin 2014

Lubitsch enlève le bas

Peu de scènes d’exposition sont aussi brillantes et hilarantes que celle de La Huitième femme de Barbe Bleue. À Nice, un milliardaire américain (Gary Cooper) entre dans une boutique pour acheter un pyjama. Problème : il ne veut que le haut, car il ne porte jamais de bas pour dormir. Les vendeurs, craignant que cette exigence ne crée un dangereux précédent, avertissent chaque échelon de la hiérarchie, jusqu’au directeur en personne qui sort de son lit… en ne portant qu’un haut de pyjama ! Ce gag pourrait conclure une séquence à la vivacité folle, dont les dialogues impeccables sont débités avec ce rythme imparable qui fait la marque d’Ernst Lubitsch – et qui deviendra plus tard celle de Billy Wilder, ici pour la première fois co-scénariste de celui qu’il considérait comme son maître. Mais Lubitsch joue les prolongations, avec l’entrée en scène d’une aristocrate française déshéritée (Claudette Colbert) qui veut bien acheter le fameux bas de pyjama. D’accord, mais pour qui ? Son frère ? Son mari ? Son amant ? Les questions que se posent le milliardaire ouvrent la voie à une comédie sentimentale particulièrement retorse, où le mariage est un arrangement, l’a

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En route vers 2014 / 2015

ACTUS | Deuxième épisode (sur quatre) de notre série d’articles consacrés à ce que l’on découvrira la saison prochaine sur les différentes scènes de l’agglo. Avec cette semaine le Théâtre municipal de Grenoble, l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères et l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 juin 2014

En route vers 2014 / 2015

Le Théâtre municipal de Grenoble 2014 / 2015 sera une année dans la parfaite continuité des précédentes élaborées par la directrice Evelyne Augier-Serive, entre grands noms, humoristes stars, textes d’auteurs, vaudevilles et créations plus atypiques. Dans ce flot de propositions, côté rire, on retient la venue de l’efficace Troupe à Palmade avec le spectacle L’Entreprise, le retour de Marianne James sur scène avec un nouveau personnage baptisé Miss Carpenter, ou encore le rendez-vous avec le Dauphinois Serge Papagalli (La Santé par les plantes, sur les fameux Maudru). Côté répertoire, nous intriguent la mise en scène de La Tempête de Shakespeare par Christophe Lidon avec l’excellent Claude Rich, celle de L’Avare de Molière par Jean-Louis Martinelli avec Jacques Weber, et surtout Le Misanthrope (encore Molière) revu et corrigé par l’excellentissime Michel Fau, avec au casting Julie Depardieu et la trop rare Édith Scob.

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La Chambre bleue

ECRANS | Comme un contre-pied à "Tournée", Mathieu Amalric livre une adaptation cérébrale, glacée et radicale d’un roman de Simenon, où l’exhibition intime se heurte au déballage public, laissant dans l’ombre le trouble d’un amour fou et morbide. Intrigant. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 13 mai 2014

La Chambre bleue

Que s’est-il passé dans la chambre bleue ? Le film fait d’abord semblant de ne rien cacher des ébats auxquels se sont livrés Julien et Esther, qui se sont connus au lycée et se retrouvent, quadras et mariés, pour vivre une passion adultère. Mathieu Amalric filme leurs corps nus dans des compositions ouvertement picturales et fragmentées, soulignées par une image au format carré et un usage méticuleux des longues focales : une lèvre mordue, un sexe féminin, une main qui caresse un ventre ; et au milieu une goutte de sang sur un drap immaculé, qui trouvera un écho plus tard dans un éclat de confiture qui tombe sur un sol blanc. Cette déconstruction de l’espace s’accompagne d’une déconstruction du temps : un crime a été commis et Julien se retrouve devant des policiers, un avocat, un psychologue… Qui a tué qui et pourquoi ? La Chambre bleue n’a pourtant rien d’un polar et ce qui intéresse Amalric dans le roman de Simenon, c’est un tout autre mystère : celui qui unit deux amants dont le secret est soudain dévoilé aux yeux de tous. C’est ce mystère qui rode dans les interstices des plans, au carrefour d’une mise en scène faussement exhibitionniste et du déballage méd

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Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

MUSIQUES | Zoom sur les 17 que l’on peut écouter depuis le mercredi 26 février grâce à l'asso Dynamusic / Retour de scène. Certains seront même sur la scène de l'Ampérage le samedi 1er mars.

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

Peau – Instant T Un morceau pop et synthétique nappé d’électronique d’une subtilité remarquable, à l’image de l'univers musical de Peau. À découvrir en une du Petit Bulletin du 12 mars – Peau, par le morceau !   Léonid – Le Rebord de la vie Duo piano et chant, la partie vocale étant assurée par l’ancien guitariste de Sinsemilia.   Animali – The Alchemists De la pop grenobloise aux accents irréels et envoûtants. Un EP est annoncé pour cette année. Ils seront à l'Ampérage pour le concert de lancement de la Cuvée.

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Cuvée grenobloise, cru 2014

ACTUS | L’incontournable compilation dédiée à la scène musicale locale vient de sortir. À quoi sert-elle ? On en discute avec l’asso organisatrice et des artistes. Léa Ducré et Guillaume Renouard

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Cuvée grenobloise, cru 2014

La cuvée grenobloise (volume 13) ? « L’idée c’est de dire : regardez ce qui se passe à Grenoble ! » explique Benoît Perrier, directeur de Dynamusic / Retour de scène. Un instantané représentatif d’une région mais aussi d’une époque. « Les années 2000 étaient très reggae, puis on a assisté à la montée du pop-rock, alors qu’aujourd’hui on observe que tous les courants ou presque se parent d’une teinte électro. » Chaque année, l’asso grenobloise reçoit entre 70 et 120 candidatures et ne peut retenir que 16 ou 18 groupes. Pour faire partie des happy few, il faut séduire l’oreille d’un jury aussi éclectique que le sera la sélection finale. Directeurs de festival, programmateurs et techniciens font le tri aux côtés de journalistes locaux et d’un ou deux non-professionnels. Pour éviter les partis pris, les écoutes sont faites  « à l’aveugle », c’est-à-dire sans que le nom du groupe ne soit indiqué. L’équipe passe ensuite des j

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Jouer de (et avec) la musique

MUSIQUES | Le festival Chants libres est un ovni savoureux concocté par l’équipe du Tricycle qui propose de découvrir de « la chanson à voir » dans un espace théâtral. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 25 novembre 2013

Jouer de (et avec) la musique

Croiser les formes artistiques n’est pas une nouveauté. Qu’importe : quand c’est bien fait, c’est toujours agréable. Ainsi en sera-t-il sûrement de la nouvelle édition de Chants libres, proposée par un Tricycle d’habitude plus tourné vers le théâtre contemporain. Sur une semaine et demie, le Théâtre de poche va ainsi se transformer tantôt en cabaret, tantôt en salle de concert, tantôt en tout autre chose. Parmi les nombreuses propositions, on en a retenu trois.  Bleu/Baudoin Quand le trio grenoblois Bleu, spécialisé dans la « chanson folk-songes », rencontre le dessinateur de BD Baudoin, ça donne un concert dessiné que l’on a hâte de découvrir. Une « fresque musicale » construite en live : « le mélange de l’encre et du son, la fusion de deux entités contraires, arts plastiques et musiques actuelles, aspirant à un même désir de légèreté ». Samedi 30 novembre à 20h

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Untitled (tête bleue) – Thomas Schütte

À la découverte des collections du Musée de Grenoble | [12/ 16] Nos coups de cœur issus des collections permanentes du Musée de Grenoble

Laetitia Giry | Mercredi 17 juillet 2013

Untitled (tête bleue) – Thomas Schütte

Nom de l’artiste : Thomas Schütte (1954-) Titre de l’œuvre : Untitled (tête bleue) Date de création : 2002 Médium : sculpture Mouvement auquel l’intégrer : Art contemporain Analyse : Artiste contemporain allemand, Thomas Schütte compte parmi ceux suivis par Guy Tosatto (directeur du Musée) depuis ses débuts dans les années 80. Montrée au public après l’achat lors d’une exposition temporaire, la Tête bleue fait partie d’un ensemble de quatre énormes têtes. Elle est l’un des fruits d’un projet suivi par le directeur qui, quand il les découvre, sait immédiatement quelle œuvre choisir. En cet artiste et particulièrement en cette œuvre, Guy Tosatto décèle et apprécie « le lien avec l’art allemand du début du siècle, l’expressionnisme et le réalisme mêlés, le goût pour les déformations, la recherche d’accidents qui rendent la figure plus expressive, le réalisme un peu froid et détaché, le rapport à l’histoire allemande et le mouvement de retour à la figuration. » De nombreux arguments qui font en ef

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Du sang neuf

SCENES | PREVIEW/ Que verra-t-on la saison prochaine dans les théâtres de l’agglo ? Deuxième tentative de réponse cette semaine (avant notre panorama de septembre prochain) avec le dévoilement de la programmation de l’Hexagone et de l’Heure Bleue. AM

François Cau | Mercredi 8 juin 2011

Du sang neuf

19 créations sur 43 spectacles programmés : l’Hexagone de Meylan poursuit sur sa lancée, se différenciant ainsi d’autres salles dites généralistes. Une prise de risque qui néanmoins rend difficile l’analyse de la programmation a priori. Parmi ces créations dont on ne sait pas grand-chose mais qui titillent notre curiosité, il y a celle du circassien Camille Boitel (vu dernièrement à la MC2 avec L’Immédiat) accompagné de Boris Gibé, ou encore celle de Joris Mathieu sur l’œuvre et la vie de Philip K. Dick. Le Songe d’une nuit d’été par la Cie L’Unijambiste promet aussi d’envoyer du lourd, au vu de l’univers très fort du metteur en scène déjà passé deux fois à Meylan. De plus, on attend beaucoup du Sous la glace de Falk Richter (mise en scène d’Andrea Novicov), l’auteur allemand s’attaquant frontalement à l’univers de l’entreprise. Et on retrouvera avec plaisir Adrien Mondot pour sa dernière livraison made in Hexagone – sa résidence prenant fin en 2011. Enfin, à noter que le festival des Rencontres-i, biennale arts-sciences organisée par l’Hexagone, prend encore de l’ampleur, tant au niveau du nombre de spectacles proposés (une douzaine) que du nombre de

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La peau bleue

SCENES | Après Émotions chimiques (2008) et Élans plastiques (2009), le chorégraphe grenoblois Jean-Pierre Bonomo revient avec sa nouvelle création : La Peau Bleue (...)

François Cau | Lundi 11 octobre 2010

La peau bleue

Après Émotions chimiques (2008) et Élans plastiques (2009), le chorégraphe grenoblois Jean-Pierre Bonomo revient avec sa nouvelle création : La Peau Bleue (jusqu’au samedi 16 à la Salle noire du Théâtre de Création, à 19h30 et 21h). Un spectacle qui se veut atypique tant dans son dispositif que dans ce qu’il raconte. Au milieu de la Salle noire, une petite scène surélevée. Estrade pour bête de foire, podium de discothèque – voire de peep show –, le chorégraphe laisse aux spectateurs le soin d’imaginer ce que bon leur semblent. Des spectateurs lovés autour de la scène donc, à quelques centimètres de la danseuse. Avec ce projet, Bonomo souhaite ainsi mettre en avant une certaine culture underground, en la confrontant à l’esthétique butô. Si, au vu des longs extraits que l’on a pu découvrir vendredi dernier, il nous fut difficile de nous faire un avis (malgré le discours très intéressant et référencé de l’artiste), certaines images nous ont néanmoins paru percutantes, comme cette scène où le corps de Vanessa Tadjine (la danseuse) est utilisé comme écran de projection pour des images évoquant l’art du tatouage.

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La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

MUSIQUES | Avant notre traditionnel panorama de septembre (attendu comme le messie, on le sait !), regardons de plus près ce que les salles de l’agglo nous offrent pour la saison prochaine. Aujourd’hui, la Rampe d’Échirolles et l’Heure Bleue de Saint-Martin-d’Hères. Here we go. AM

François Cau | Jeudi 10 juin 2010

La Rampe et l’Heure Bleue : vers l’autre et au-delà !

Cette année, c’est officiel, La Rampe (avec sa petite sœur La Ponatière – il ne faut pas l’oublier !) est une scène conventionnée danse et musiques. La programmation de Jacky Rocher, aux commandes du lieu depuis maintenant deux ans, s’en ressent donc pleinement. Ainsi, niveau danse, on retrouvera des habitués de la scène échirolloise : Bouba Landrille Tchouda, toujours en résidence dans le lieu, qui présentera sa dernière création "Murmures" (en novembre) ; Denis Plassard et sa compagnie Propos seront là avec "Les cadavres se regardent dans le miroir" (en janvier), tout comme les fabuleux Thomas Guerry et Camille Rocailleux qui, après leur très beau "La Mécanique des Anges", reviendront à la Rampe fin mars avec "Traverse", spectacle jeune public visible par tous. Il faudra aussi compter cette saison sur l’Espagnol Andrés Marín et son flamenco contemporain (en octobre), ou encore Josette Baïz et son univers très personnel avec cette fois-ci un travail autour d’Oliver Twist (en février). Et les gagnants de concours [Re]connaissance présenteront leurs pièces en entier en octobre (Marion Lévy, Isida Micani et Mickaël Le Mer). En avant la musique Au

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Le monstre sacré

MUSIQUES | Attention, un monument de la chanson française posera ses valises un soir d’octobre au Summum de Grenoble, pour le concert d’ouverture du festival (...)

François Cau | Jeudi 11 septembre 2008

Le monstre sacré

Attention, un monument de la chanson française posera ses valises un soir d’octobre au Summum de Grenoble, pour le concert d’ouverture du festival Rocktambule. Avec, comme justification de sa présence, Bleu pétrole, son dernier album en date. Une œuvre magistrale, façon montagnes russes : quelques titres sympatoches ; mais surtout des sommets vertigineux, envoûtants, à l’instar de Comme un Légo, 9 minutes de pur bonheur. Un disque où l’interprète de tubes comme Gaby, oh Gaby ou Vertige de l’amour, en recherche de nouveaux espaces, s’est adjoint les services des prolifiques Gaëtan Roussel (Louise Attaque) et Gérard Manset. Aujourd’hui encore plus, on ne doute donc plus du génie du rockeur de 60 ans, qu’il soit, depuis une trentaine d’années, auteur-compositeur ou simple interprète. Une carrière monstrueuse, une œuvre prodigieuse, qui donnent envie de le (re)voir sur scène, interpréter les sublimes La nuit je mens ou Madame rêve. Oui, Alain Bashung est un grand - un des plus grands même - du paysage musical français, qui peut se permettre de reprendre en français le Suzanne de Leonard Cohen sans altérer d’un poi

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Le couple en morceaux

MUSIQUES | Opéra / La Voix Humaine et Le Château de Barbe- Bleue, deux œuvres lyriques courtes, sont transcendées par les interprétations magistrales de Felicity Lott et d’Hedwige Fassbender. SD

| Mercredi 7 mars 2007

Le couple en morceaux

Rapprocher La Voix Humaine de Francis Poulenc du Château de Barbe-Bleue de Bela Bartok, s’avère un choix judicieux de la part de Laurent Pelly. Dramaturgiquement, les liens se font entres ces œuvres toutes deux en un acte. Dans le monologue très fragmenté de La Voix humaine, tragédie amoureuse, intelligente d’écriture musicale et littéraire (le texte est de Jean Cocteau et l’adaptation musicale fut réalisée en 1958 par Poulenc), une femme seule, abandonnée par son “chéri” s’entretient au téléphone avec lui. L’atmosphère, est dès le début, angoissée. Le rôle est chanté et vraiment joué par la très intense soprano Felicity Lott à la prononciation parfaite. Émouvante, légère, elle est aussi profondément femme blessée - sa voix aérienne devient alors aigus clairs sans stridence, et évoque le désespoir rentré, contenu. Car cette femme aime encore cet homme qui la quitte, et cette rupture - à laquelle elle ne parvient à se résoudre - la rend coupable. L’œuvre lacunaire, morcellée, du fait de la conversation téléphonique où le contact se rompt pérpétuellement, contraste avec Barbe-Bleue. Dans, cette dernière pièce, Judith, la quatrième femme de Barbe-Bleue qui a quitté famille et vie “

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C’est du Belge

SCENES | Avant de revenir plus en détail sur son spectacle de clôture (Ook, chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui, déjà évoqué dans notre supplément Rentrée Culturelle Panorama) (...)

| Mercredi 14 mars 2007

C’est du Belge

Avant de revenir plus en détail sur son spectacle de clôture (Ook, chorégraphie de Sidi Larbi Cherkaoui, déjà évoqué dans notre supplément Rentrée Culturelle Panorama) dans notre numéro du 21 mars, évoquons le lancement du nouveau Mois de la Création Belge à la salle martinéroise L’Heure Bleue. Débuté le 6 mars avec la “comédie indigène“ Gembloux, à la recherche des soldats oubliés (retour sur la bataille de Gembloux, où des tirailleurs marocains s’illustrèrent contre les troupes nazies), l’événement se poursuit les 13 et 14 mars avec l’attachant spectacle de la Compagnie Baladeu’x, Double Tour, une fantaisie circassienne et poétique pour un couple… et une porte, où l’alchimie des interprètes joue pour beaucoup dans le charme dégagé. Le 15 mars, un prestigieux homonyme de notre icône adorée, le jazzman Philip Catherine, nous fera redécouvrir son répertoire, grandement épaulé par le Brussels Jazz Orchestra. Enfin, le jeune public ne sera pas en reste le 21 mars avec le spectacle de marionnettes Bistouri, délire cartoonesque d’une précision… chirurgicale.

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