Les soirées du mois de février

Aurélien Martinez | Jeudi 31 janvier 2013

Photo : © Camille


Lazy Flow

Figure montante de la nouvelle scène électronique parisienne, Lazy Flow, 23 ans tout juste, fait partie de cette génération de DJ/producteurs grandie en pleine euphorie french touch 2.0, mais qui a eu l'intelligence de privilégier les chemins de traverse aux autoroutes encombrées de la grosse électro saturée. Puisant leurs influences dans les sonorités house, UK funky, tropical, footwork ou jersey club, ses divers EPs et remixes pour des labels comme Young Gunz, Moveltraxx, Southern Fried, San City High, Mental Groove ou encore Record Makers ont réussi à l'imposer comme un artiste à suivre, ce que son set du vendredi 8 février dans le cadre de la soirée Night In the Hood 2 ne devrait que confirmer. Organisée par Oscar et sa bande, cette dernière, qui le verra accompagné aux platines par Futurless et Arte William, sera également l'occasion de découvrir en live son dernier EP en date, Jet Lag, sorti en décembre dernier et préambule à un très attendu premier album prévu courant 2013 sur Sony Music et Moveltraxx.

Night in the Hood 2, vendredi 8 février au Drak-Art

 

Tapesh

Originaire de Düsseldorf, Tapesh est devenu au fil des années l'une des valeurs sûres de la scène club internationale, capable d'imprimer sa touche inimitable sur une vaste gamme de styles musicaux, allant de la deep à la gansta-house en passant par des embardées électro, disco ou techno. Auteurs d'un nombre conséquent de productions pour la crème de la crème des labels (Noir Music, Get Physical, Defected, Rebirth, Rekids…), il sera de passage ce vendredi 8 février à Grenoble au Bal Ptit Club pour une date exceptionnelle aux côtés de Thomas Villard & JB Nightraffic, qu'on vous recommande de ne rater sous aucun prétexte.

Tapesh, vendredi 8 février au Bal Ptit Club

 

25 ans du Summum

La grosse soirée électronique du mois, c'est bien évidemment celle du 225e anniversaire du Summum le jeudi 21 février, qui réunira un plateau d'artistes qu'on a déjà beaucoup, beaucoup vus dans le coin (Miss Kittin, The Hacker, Oxia, Kiko…), mais dont on ne se lasse toujours pas, d'autant plus qu'ils seront accompagnés d'un petit nouveau du nom de Gesaffelstein. On reviendra bien évidemment dessus en temps voulu, d'ici là les plus impatients pourront déjà retrouver Kiko dès ce vendredi 8 février au Vertigo, après un before au bar Le DiFérEnt.

Les 25 ans du Summum, jeudi 21 février au… Summum

 

Monster's Carnival Project

Organisée par Musact à l'Ampérage ET au Drak-Art le samedi 23 février, cette soirée déguisée sur le thème des « monstres » réunira dans la joie et la bonne humeur un plateau d'une quinzaine de live-acts et DJ-sets orientés hardtek, frenchcore, tribe, acid, dirty électro et dubstep, avec en tête d'affiche des artistes comme Weser, Guigoo, Le Bask, Mr Nostyle et ODS. Comme toujours dans ce genre de soirée, un gros effort sera consacré à la déco et la scénographie (signée The Mad Studio) ainsi qu'au veejaying (Vizual Invaders), et des compilations et vinyls viendront récompenser les monstres les plus réussis.

Monster's Carnival Project, samedi 23 février à l'Ampérage et au Drak-Art

 

En bref

Les amateurs de dubstep, glitch-hop, IDM, techno et bass music au sens large se réjouiront du passage du très bon Lyonnais Hubwar au Bar MC2 le samedi 16 février, pour la clôture du Festival d'Hiver de l'asso solidaire Roots'n'Culture.

Si vous avez raté le raz-de-marée « trap music » qui déferle sur les États-Unis depuis bientôt un an, séance de rattrapage possible le 16 février à la Voûte avec Zum Ruhm (et aussi la house de Scaruzo), à l'initiative d'Avalanche Collective.

Les homies de Je Déteste La Musique feront leur grand retour vendredi 22 février au Vertigo, pour une soirée It's All About Sweating orientée house, techno et rap qui devrait en laisser plus d'un sur le tapis. Considérez-vous prévenus !


Night in the Hood 2

avec Lazy Flow
Drak-Art 163 cours Berriat Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Tapesh


Le Bal Ptit Club 1 ter rue d'Agier Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Kiko

A l'occasion de sa tournée pour ses 20 ans de production. Soirée Party Intime.
Le Black Lilith 18 Grand Rue Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La Belle continue en extérieur

MUSIQUES | Concerts / Après une première édition en juillet dernier qui avait rencontré un joli succès, la Guinguette de la Belle Électrique fait son retour du 10 au 20 septembre sur l’esplanade Andry Farcy sous une forme un peu plus ambitieuse. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

La Belle continue en extérieur

Ç'avait été l’une des surprises bienvenues de juillet dernier : loin de céder au marasme ambiant post-confinement, l’équipe de la Belle Électrique avait retroussé ses manches et organisé, avec les moyens du bord, trois soirs par semaine et pendant trois semaines, une programmation gratuite en plein air réunissant concerts, DJ-sets, bar et food truck sur l’esplanade juste à côté du lieu. Une proposition qui avait su fédérer un large public dans une ambiance très conviviale, sans contrevenir pour autant aux réglementations sanitaires en vigueur. À défaut de pouvoir maintenir l’édition 2020 de leur festival Jour et Nuit, les organisateurs ont donc décidé de remettre le couvert deux semaines durant en septembre, tout en s’offrant le luxe de "booster" un peu l’ampleur de leur programmation par la même occasion. Si la première semaine ne démérite pas, avec notamment un plateau rock/garage le vendredi, une soirée pop/électro le samedi et une jolie proposition afro-caraïbes le dimanche, c’est surtout la deuxième semaine qui retient notre attention en termes d’affinités musicales. On attend en effet beaucoup du retour des talentueux Hollandais du Mauskovic Dance Band, dont le curieux sy

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"Bixa Travesty" : je m’aime moi non plus

ECRANS | De Kiko Goifman & Claudia Priscilla (Bré, 1h15) documentaire

Vincent Raymond | Lundi 24 juin 2019

« Pédale travestie. » C’est ainsi que se proclame avec fierté Linn da Quebrada, vedette brésilienne de la scène musicale LGBT dont les textes volontiers provocateurs affirment la différence et les préférences. Au-delà des shows, Linn raconte dans son intimité sa vie : un combat gay et gai. « On ne naît pas femme, on le devient. » Linn démontre combien la phrase de Simone de Beauvoir est exacte appliquée à son cas, dans la mesure où elle poursuit dans un empirisme globalement joyeux sa construction vers son identité féminine alors qu’elle est née dans un corps de garçon. À l’aise dans son groupe, très complice avec sa mère, Linn effeuille quelques anecdotes en compagnie de ses proches, révèle sans pudeur un événement médical de son passé récent… Affable et extravertie, l’artiste a été depuis longtemps filmée ; les cinéastes disposent donc d’un riche matériel pour documenter ce qui s‘apperente à un manifeste biographique. On pourra toutefois s’étonner qu’il n’aient placé dans ce portrait "affirmatif" (c’est-à-dire revendiquant envers et contre tout le choix d’une identité) aucune réelle figure d’opposition, aucune matérialisat

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Il était une fois le voguing à la Belle électrique

Soirée | Organisée samedi 8 juin à la Belle électrique pour la clôture du Grenoble Pride Festival, la soirée "Voguing Club !" sera l’occasion de découvrir l’univers unique du voguing (avec les artistes de la Kiki house of Campbell et leur DJ attitré Lazy Flow), mais également le live de la chanteuse et rappeuse Yseult et des DJ-sets de Octo Octa et Free Fall. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 4 juin 2019

Il était une fois le voguing à la Belle électrique

Forme de danse aussi éblouissante que spectaculaire tirant son inspiration des poses des mannequins du magazine Vogue, le voguing est indissociable de la culture qui lui a donné naissance : celle des "ballrooms" créés dans les années 1960 par la communauté transgenre et homosexuelle issue des quartiers défavorisés afro et latino-américains new-yorkais pour pouvoir jouir d’un espace de liberté à l’abri des discriminations du monde extérieur. Une culture basée sur des codes bien spécifiques qui n’a cessé de se développer et de s’internationaliser au fil des décennies sans jamais perdre de son authenticité, attirant au passage l’attention d’un public sans cesse croissant fasciné par son incroyable créativité. Et dont la soirée de samedi devrait donner un resplendissant aperçu à la fois chorégraphique (grâce à l’intervention des Parisiens de la Kiki house of Campbell – photo) et musical (grâce au DJ-set de Lazy Flow, jeune prodige de la scène parisienne et défenseur de longue date des courants les plus marginalisés des musiques électroniques actuelles).

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Kittin : rupture et renouveau

Soirée | Un nom de scène raccourci (aux oubliettes le "Miss"), un nouvel album ("Cosmos") franchement emballant qui tranche radicalement avec ses précédentes sorties discographiques... Autant de raisons de se (re)pencher sur Kittin, de passage ce samedi 16 février à la Belle électrique pour un set longue durée de 4h.

Damien Grimbert | Mardi 12 février 2019

Kittin : rupture et renouveau

Le parcours artistique de Kittin est, aujourd’hui, largement connu – surtout à Grenoble, ville qui l'a vue naître en 1973. La découverte des premières raves à l’orée des années 1990 et le choc émotionnel qui l’accompagne, les premiers pas dans le deejaying alors qu’elle est encore étudiante aux Beaux-Arts, sa collaboration prolongée avec The Hacker (un autre Grenoblois de renom) et leur amour partagé pour les sonorités synthétiques sombres des années 1980… Surtout, en 1998, le duo sort deux morceaux emblématiques, 1982 et Frank Sinatra, qui, aux côtés du classique Space Invaders are Smoking Grass du Hollandais I-F, vont amorcer le phénomène électroclash et assurer aux deux artistes un succès international. Trois ans plus tard, c’est la sortie de leur bien intitulé First Album, et le départ de Kittin pour Berlin. Une période faste pendant laquelle la DJ enchaîne les dates à n’en plus finir, sort un mix-CD hautement acclamé (Radio Caroline Volume 1, en 2002), suivi d’un premier album solo très réussi,

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20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

MUSIQUES | Zoom sur la programmation des trois soirs de fête qu'organise le club du centre-ville à l'occasion de ses 20 ans.

Damien Grimbert | Mardi 6 juin 2017

20 ans du Vertigo : trois souvenirs de sa jeunesse

Histoire de fêter avec l’emphase qu’il se doit l’anniversaire de ses vingt ans d’existence, le Vertigo a concocté une programmation sur trois soirs qui devrait laisser les noctambules sur les rotules mais avec de beaux sourires sur les lèvres. Le jeudi, c’est la nouvelle génération d’activistes de la scène électronique grenobloise qui sera mise en avant avec pas moins de huit DJs différents au line-up. Tous issus de différents collectifs bien connus des afficionados du clubbing grenoblois (Mouvement Perpétuel, The Dare Night, Groove Jam, La Maiz, Icône, Eddy Rumas et on en passe), mais tous réunis par le même amour du groove et de la house, Amen, Mazigh, Cosmic Clap, Limon, StinkyB, Nikizi, Nemoz et Mendez viendront ainsi faire souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur ce premier soir, le tout en entrée libre s’il vous plaît ! Les deux soirs suivants mettront quant à eux à l’honneur plusieurs figures historiques de la scène grenobloise et habitués de longue date du club du centre-ville avec lequel ils entretiennent une histoire

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Surgeon, techno sans concession

MUSIQUES | Samedi soir, la Belle électrique proposera un plateau électro de haut niveau, avec donc Surgeon, mais aussi The Hacker, Lucy et Maxime F.

Damien Grimbert | Mardi 4 octobre 2016

Surgeon, techno sans concession

Si l’on n’aborde pas forcément toutes les soirées techno de la Belle électrique avec le même enthousiasme, force est de reconnaître que celle de ce samedi affiche un line-up absolument irréprochable. En tête d’affiche, le vétéran de la techno britannique Surgeon, 25 ans d’activité au compteur, jouera en format live pour son premier passage à Grenoble. Artiste aux influences versatiles, puisant aussi bien dans la noise et l’indus que l’IDM, l’ambient et la bass music, Anthony Child de son vrai nom affiche depuis ses débuts un amour immodéré pour les sonorités dures, les rythmiques martiales et les expérimentations en tout genre. Père spirituel de toute la nouvelle scène "noise techno" qui sévit en Angleterre depuis cinq ou six ans (Karenn, Truss, Perc…) et première partie improbable de Lady Gaga lors de son dernier passage à Birmingham, il sera en bonne compagnie aux côtés de l’Italien Lucy. Fondateur de l’excellent label Stroboscopic Artefacts en 2009, ce dernier est quant à lui l’auteur d’une techno sombre et rituelle flirtant avec l’expérimental, mêlant influences dub et velléités psychédéliques. Pour compléter ce plateau d

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The Hacker et David Carretta vont souffler les bougies du Vertigo

MUSIQUES | Rendez-vous ce vendredi 3 juin pour la soirée des 19 ans du mythique club grenoblois.

Damien Grimbert | Mardi 31 mai 2016

The Hacker et David Carretta vont souffler les bougies du Vertigo

Histoire de fêter en beauté son 19e anniversaire ce vendredi 3 juin, le Vertigo a fait appel à deux vétérans chevronnés de la scène électronique française : le Grenoblois The Hacker et le Marseillais David Carretta (en photo). Amis de longue date et collaborateurs fréquents, les deux artistes ont émergé à peu près à la même période – deuxième moitié des années 1990 – et sorti leurs premiers EPs sur le même label – International Deejay Gigolo Records, mené de main de maître par l’Allemand DJ Hell. De quoi forger des liens solides, d’autant que leurs principales influences musicales puisent à peu de choses près dans les mêmes sources 80’s : EBM, techno et indus pour la dimension sombre, les atmosphères troubles et les rythmiques martiales, et new wave, él

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Les 3 soirées de la semaine

MUSIQUES | Rendez-vous à la Belle élecrique avec deux grands noms de l'électro, à la Bifurk avec l’association Bakkus et au Drak-Art avec le vétéran Philippe Petit.

Damien Grimbert | Mardi 26 avril 2016

Les 3 soirées de la semaine

samedi 30.04.16 > La Belle électrique Agoria invite Oxia C’est ce que l’on appelle un line-up de tout premier choix : à l’occasion de son premier passage à la Belle électrique, Agoria (en photo), représentant émérite de la scène techno et house hexagonale depuis maintenant plus d’une quinzaine d’années, invite à ses côtés Oxia, figure tutélaire de la scène grenobloise. Un véritable choc des titans en perspective, tant les deux vétérans et amis de longue date ont déjà su prouver à plus d’une reprise leur évidente complémentarité aux platines. samedi 30.04.16 > Bifurk Soirée Bakkus Déjà à l’origine des soirées Balkan Beat Circus et Cumbia vs Balkans à l’Ampérage et au Drak-Art, l’association Bakkus investit cette fois la Bifurk pour un nouveau rendez-vous festif pluridisciplinaire à la croisée des musiques folkloriques balkanique et des bazars forains d’antan... Au programme, DJ-sets balkan beat, cumbia et electro-swing par Balkaliente et Littl

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Hikikomori désincarné

SCENES | C’est l’histoire d’un spectacle qui promettait beaucoup et dont il ne reste que peu de choses. Joris Mathieu, metteur en scène et directeur de l’un deux (...)

Nadja Pobel | Mercredi 9 mars 2016

Hikikomori désincarné

C’est l’histoire d’un spectacle qui promettait beaucoup et dont il ne reste que peu de choses. Joris Mathieu, metteur en scène et directeur de l’un deux Centres dramatiques nationaux dédiés au jeune public (à Lyon en l’occurrence), s’est penché sur le cas aussi passionnant qu’inquiétant des hikikomori, phénomène au départ japonais. Soit des ados qui se cloîtrent dans leur chambre pour fuir une difficulté et n’en sortent plus, pas même pour manger. Afin de raconter ce mal-être, Joris Mathieu a écrit trois versions diffusées au casque en fonction de l’âge des spectateurs. Des spectateurs qui entendent donc les propos du père, de la mère ou de l’enfant. Pourtant, si l’idée qu’en sortie de salle les enfants puissent nouer un dialogue à égalité avec leurs parents est lumineuse, il faut d'abord traverser cette heure de spectacle trop désincarné pour émouvoir, faute d'un récit très parcellaires, avec des paroles rares et éthérées. En avant du plateau, le père et la mère vont et viennent avec une extrême lenteur, jusqu’à glisser comme Alice dans ce terrier que leur fils s’est construit : un dispositif imposant sur lequel sont projetées des images certes très séduisantes mais v

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The Hacker : « On a toujours été un peu à part »

MUSIQUES | À l’occasion de sa soirée carte blanche prévue ce samedi à la Belle électrique, on a été discuter avec le Grenoblois The Hacker de DJ Hell et I-F, les deux artistes qu’il a choisi d’inviter à jouer à ses côtés. Propos recueillis par Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 1 décembre 2015

The Hacker : « On a toujours été un peu à part »

À quand remonte votre rencontre avec DJ Hell ? The Hacker : 1997. C’est l'un des premiers DJs que j’ai entendu mélanger pas mal de styles dans ses sets, il ne jouait pas que de la techno ou de la house, mais aussi du disco, de la new wave, des vieux trucs des années 1980… Ça a été une sorte de révélation pour moi, parce qu’en même temps, ça restait vraiment cohérent. Et quand il nous a signés avec Miss Kittin sur International Deejay Gigolo Records, le label qu’il venait de monter, ça a vraiment été un moment décisif pour notre carrière, parce que le mélange d’électro et de new wave qu’on faisait n’était pas du tout à la mode à l’époque. Il a été le premier à croire en nous. C’est quelqu’un qui m’a inspiré musicalement, mais surtout qui m’a permis de gagner en confiance, de me décomplexer en tant que DJ. Et I-F ?

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Dancefloors estivaux

MUSIQUES | Après deux mois particulièrement riches en soirées mémorables, le rythme va commencer à fléchir drastiquement pour les noctambules grenoblois. Raison de plus pour (...)

Damien Grimbert | Lundi 6 juillet 2015

Dancefloors estivaux

Après deux mois particulièrement riches en soirées mémorables, le rythme va commencer à fléchir drastiquement pour les noctambules grenoblois. Raison de plus pour ne pas manquer la dernière soirée du bar de la Belle électrique ce vendredi 10 juillet (avec les collectifs hip-hop Paris Reality Check et Opus Crew) et encore moins la venue du Parisien Timid Boy, de son acolyte Spencer K. et de Kiko le lendemain au Drak-Art, à l’invitation de l’infatigable Mr Cardboard (qui reviendra pour sa part faire un dernier baroud d’honneur avec Agnostic, Sossmi, Apollo Powder et Spacesheep le samedi 25 juillet au même endroit). Pour le reste, outre l’incontournable Cabaret frappé au Jardin de Ville, le festival Merci Bonsoir ! à la Bifurk (qui proposera quelques DJ sets en fin de soirée du jeudi 16 au vendredi 18 juillet) ou encore le Bal des Sapeurs-Pompiers qui fera son grand retour à l’anneau de vitesse le 14 juillet, il faudra se rabattre sur les suspects habituels… En l’occurrence le Mark XIII qui continuera sa programmation nocturne t

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Les soirées d'avril

MUSIQUES | Zoom sur les temps forts nuit du mois

Damien Grimbert | Mardi 31 mars 2015

Les soirées d'avril

La preuve par trois à la Belle électrique Gros mois électronique en perspective à la Belle électrique, avec pas moins de trois soirées incontournables. À venir ainsi le samedi 4 avril aux côtés d’Oxia, deux géants de la house/techno berlinoise : le duo Âme qui avait largement su conquérir le public lors de son passage au dernier festival Jour & Nuit et c, alias Recondite (en live), adepte d’un son dur mais mélodique qui a su séduire des labels comme Innervisions, Dystopian, Hotflush ou Ghostly International. À la fin du mois, le samedi 25 avril, c’est l’asso La Métamorphose qui prendra le relais avec un plateau électro/techno réunissant entre autres le DJ/producteur italien Dusty Kid, le fondateur du label Skryptom Electric Rescue ou encore Madben, signé sur Astropolis. Mais s’il ne fallait en choisir qu’une, ce serait sans doute celle du samedi 18 avril qui accueillera, aux côtés de Gerd Janson et de Tomate Municipale, l’excellent Danilo Plessow alias Motor City Drum Ensemble (en photo). Originaire de Stuttgart et influencé aus

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Les soirées de janvier

MUSIQUES | Zone Night Pour sa première soirée électro après l’inauguration de samedi dernier, la Belle électrique confie les rênes à The Hacker, qui viendra présenter (en (...)

Damien Grimbert | Mardi 13 janvier 2015

Les soirées de janvier

Zone Night Pour sa première soirée électro après l’inauguration de samedi dernier, la Belle électrique confie les rênes à The Hacker, qui viendra présenter (en format live s’il vous plaît) les compositions de son très réussi nouvel album Love/Kraft, sorti en deux temps au printemps et en septembre. Soit une techno martiale teintée de réminiscences électro et new wave mais également d’une pointe d’électro-pop et d’italo-disco dans sa deuxième partie, portée par des atmosphères mélancoliques et de splendides mélodies rétro-futuristes qui font forte impression. Également présents à ses côtés, deux DJ/producteurs parisiens de référence signés sur son label Zone (Maelstrom et Djedjotronic, pour sa première date grenobloise sauf erreur de notre p

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La nuit et le jour nous appartiennent

MUSIQUES | L’exigeant et excitant festival Jour & Nuit en est à sa quatrième édition. Et à sa dernière totalement hors les murs, l’asso aux commandes (MixLab) étant celle qui va s’occuper de la Belle électrique une fois que la salle sera ouverte – en décembre. Mais parlons du présent, et de la programmation découpée en plusieurs morceaux, avec un volet concert et un autre clubbing, notamment au Boulodrome de Grenoble. Classe. Stéphane Duchêne et Damien Grimbert

Aurélien Martinez | Mardi 23 septembre 2014

La nuit et le jour nous appartiennent

Côté concerts En ouverture du festival, on opère d'emblée un saut quantique vers la Bobine entre l'Angleterre et l'Amérique du Sud, avec l'Anglais de Colombie Will Holland alias euh... Quantic donc, DJ producteur et multi-instrumentiste mélangeant électro et musiques d'Afrique, des Caraïbes et de chez lui aussi pour une sorte de trip en totale flottaison – à l'image de son album Magnetica farci de collaborations venues de partout. Le lendemain au Ciel, on ne pouvait rêver mieux qu'Isaac Delusion pour continuer dans cet esprit, avec ce qu'on pourrait appeler un groupe de décollage – ou qui, au moins, nous empêchera de réaterrir. Le duo parisien nous fait renouer avec un style qui avait pu paraître désuet, ici de nouveau au goût du jour : la dream pop, cette manière de faire flotter les mélodies sur des nappes de claviers, d'y poser à peine le voile d'une voix – qui plus est si singulière – et de réussir à faire tenir tout cela à mille coudées au-dessus du sol. Sorti en juin, le premier album

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« Je déteste la monotonie »

MUSIQUES | Dix ans après la sortie de "Rêves Mécaniques", The Hacker est de retour avec "Love/Kraft", nouvel album en deux parties dont la première moitié est désormais disponible en digital (la seconde arrivera à la rentrée, en même temps que la sortie physique de l’album). Entretien avec un artiste toujours autant passionné. Propos recueillis par Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 29 avril 2014

« Je déteste la monotonie »

Pourquoi ce choix d’une sortie en deux temps ? The Hacker : Pour plusieurs raisons. C’est un album un peu particulier pour moi, plus difficile que les autres ; je m’y suis repris à plusieurs fois, j’ai souvent changé l’ordre et la direction des morceaux… Du coup, autant le présenter d’une manière moins traditionnelle que les autres. Et puis l’un des thèmes de l’album, c’est la dualité qu’il y a dans ma musique, qui a toujours eu un côté un peu dur et agressif, et un côté plus soft et mélodique. C’est aussi pour ça que je voulais le présenter en deux fois avec une première partie plus rentre-dedans, assez dancefloor, et une seconde qui sera plus soft. Et, plus généralement, je me demande si le format album est encore viable aujourd’hui vu la manière qu’ont les gens d’écouter de la musique : ils vont plutôt écouter deux ou trois morceaux vite fait que l’album dans son intégralité... Ces derniers temps, on vous a vu faire un mix italo-disco pour l’émission Overdrive Infinity de Teki Latex sur Daily

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Les soirées de février

MUSIQUES | Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, (...)

Damien Grimbert | Mardi 4 février 2014

Les soirées de février

Balkan Beat Circus Pour son tout premier événement, la jeune association grenobloise Bakkus propose une alléchante soirée pluridisciplinaire au Drak-Art, placée sous le double signe de la musique balkanique et des bazars forains d’antan. Au programme, des Dj-sets orientés balkan beat par le Barcelonais Grounchoo (photo) et les locaux du BSP Crew (Little Tune, Matt Tracker et DJ Akor), mais également trois spectacles visuels signés par les Lyonnais de Freaks Factory : Lady Dada (show burlesque), Erica Jolibellule (hula-hoop) et E Kartel Perf (fakirisme). Le tout sous l’égide de la mystérieuse femme à barbe Jessica Morrigan, qui jouera le rôle de maîtresse de cérémonie tout au long de la soirée. Histoire de rajouter encore un peu à l’ambiance, précisons que les déguisements insolites seront les bienvenus… Balkan Beat Circus, samedi 8 février au Drak-Art

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Success story

MUSIQUES | À l’occasion de son passage par le festival Jour & Nuit, on a rencontré le Grenoblois The Hacker, histoire de faire avec lui un retour sur vingt ans de musiques électroniques. Propos recueillis par Régis Le Ruyet

Aurélien Martinez | Lundi 16 septembre 2013

Success story

Do it yourself « 1993, c’est l’année où après la new wave, je flashe sur la techno. Avec mes potes, je découvre les raves party, et c’est la vraie révélation. ». Nîmes, Montpellier... : le groupe organise ses week-ends en fonction des rassemblements. Et comme rien ne bouge à Grenoble, il va prendre les choses en main dans un climat plutôt répressif. « La techno avait mauvaise image, faisait peur. Nous n’avons pas eu à attendre les free party et les technival pour que nos soirées soient interdites. C’était complètement disproportionné, nous ne demandions rien à personne, et nous avions les CRS, les flics pour une fête dans un bar. » Good Life et Miss Kittin Arrivé de Valence, Kiko ouvre en 1995 sur les quais Ozone Record, un shop exclusivement techno. Après le label Ozone monté par Kiko et Oxia, The Hacker va créer avec Oxia en 1998 Good Life. En parallèle, il travaille avec Caroline, alias Miss Kittin, sur un style complètement différent mélangeant la musique de son passé new wave à l’expérience de la techno. Dj Hell, le boss du label Gigolo, va craquer tout de suite dessus alors qu’en France, personne n’en veut. « Tout se passe

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Oxia more !

MUSIQUES | Olivier Raymond, ou Oxia de son nom de scène, est bien connu dans le paysage musical grenoblois. Le DJ a notamment fait ses classes en compagnie de The (...)

Aurélien Martinez | Lundi 17 juin 2013

Oxia more !

Olivier Raymond, ou Oxia de son nom de scène, est bien connu dans le paysage musical grenoblois. Le DJ a notamment fait ses classes en compagnie de The Hacker, avec qui il a fondé le label Goodlife. Très inspiré par les sonorités funk, sa musique se nourrit aussi d'italo disco, de jazz et d'électro. S'il sort son premier EP en 1995, c'est seulement en 2004 que son tout premier album voit le jour. Très vite remarqué et apprécié, l'album le porte vers de nouvelles sonorités. Sa musique évolue alors vers une forme plus mélodique à rapprocher de la deep house ou de l'électro groovy. Ce tournant l'amène à jongler avec les styles musicaux. De manière habile, le DJ établit des ponts entre le funk, l'électro et la deep house. En digne représentant de la scène électro française, le Grenoblois tourne à peu prêt partout. Il sera d'ailleurs présent le 28 juin pour ouvrir le show de David Guetta au Stade des Alpes. En attendant, vous pourrez venir danser en sa compagnie à l'occasion de l'anniversaire du Vertigo ce vendredi 21 juin. CH

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Made in Grenoble

MUSIQUES | 25 ans pour le Summum… et bientôt entre 15 et 20 ans d’activité pour les parrains historiques de la scène électronique grenobloise, qui reviennent avec une (...)

Damien Grimbert | Lundi 18 février 2013

Made in Grenoble

25 ans pour le Summum… et bientôt entre 15 et 20 ans d’activité pour les parrains historiques de la scène électronique grenobloise, qui reviennent avec une régularité métronomique sur les devants de la scène à l’occasion de grands raouts techno qui font désormais figure de tradition bien intégrée (et appréciée) dans le paysage local. À l’intention des nouveaux arrivants, récemment convertis aux musiques électroniques, distraits incurables et autres jeunes enfants en bas âge, présentons quand même ces grands anciens qui ont réussi à inscrire le nom de Grenoble sur l’atlas mondial de l’électro. D'abord Miss Kittin, sans doute la plus éclectique du lot, égérie électro-techno réputée dans le monde entier pour ses sélections irréprochables et ses vocalises glaciales au micro, auteur de deux albums solo, d’une bonne demi-douzaine de mix-CDs, et de deux autres albums encore aux côtés de The Hacker, dont l’inoubliable

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Zone d’ombre

MUSIQUES | Invité d’honneur de la soirée des 25 ans du Summum (au cours de laquelle on croisera la crème de l'électro made in Grenoble), Gesaffelstein est une figure à part de la scène techno française : le dernier héritier en date d’une longue lignée d’artistes dédiés au versant le plus sombre des musiques électroniques. Décryptage. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Lundi 18 février 2013

Zone d’ombre

Émergée en plein cœur de l’effervescence stylistique du début des années 80, toute une scène artistique européenne a contribué à l’établissement, il y a maintenant une trentaine d’années, d’une esthétique sombre au cœur des musiques électroniques : DAF, Cabaret Voltaire, Throbbing Gristle, Esplendor Geometrico, Front 242, Nitzer Ebb… Loin de la chaleur, du groove et de l’euphorie de la house music, ces derniers privilégiaient rythmiques martiales sèches et tranchantes, beats plombants et nappes synthétiques oppressantes pour exprimer au mieux leurs émotions contrastées. Un héritage musical qui va marquer durablement toute une génération d’artistes techno français, qui ne tarderont pas à introduire ces influences underground dans leurs compositions. On pense bien entendu à The Hacker, mais aussi à des artistes comme David Carretta, Terence Fixmer, Arnaud Rebotini… The Hacker, « père musical » Cette deuxième génération, née dans les années 70, Gesaffelstein n’en fait pas partie. Venu au monde à Lyon en 1985, Mike Levy de son vrai nom aurait pu, comme tant d’autres, céder aux sirènes de Daft Punk, Justice et la French Touch 2.0. Mais s’il côtoie et remixe avec pla

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Vision de nuit

MUSIQUES | Pôle d’attraction majeur du festival, la programmation "club" de Jour & Nuit se répartit sur quatre soirées (deux le vendredi, deux le samedi) aux (...)

Damien Grimbert | Vendredi 14 septembre 2012

Vision de nuit

Pôle d’attraction majeur du festival, la programmation "club" de Jour & Nuit se répartit sur quatre soirées (deux le vendredi, deux le samedi) aux couleurs musicales bien distinctes… Soul, funk, jazz, exotica, hip-hop, sonorités psyché et électro downtempo seront à l’honneur des DJs sets résolument orientés crate-digging du vétéran de Ninja Tune DJ Food (auteur au printemps d’un très réussi nouvel album, The Search Engine, sur le label londonien) et du Suisse Dimlite (qui avait impressionné beaucoup de monde avec la sortie en 2011 de son Grimm Reality chez les Californiens de Stones Throw Records). Rock dansant et tubes électro survitaminés constituent quant à eux la marque de fabrique de la star londonienne Erol Alkan, qui fera son retour sur Grenoble précédé du duo parisien Darabi et de leur langoureuse house music sous codéine. Petit prince de la scène nu-disco norvégienne, Prins Thomas devrait réussir à séduire sans problème les amateurs du genre, et sera accompagné pour l’occasion par le "versatile" I :Cube, moitié du duo Château Flight venu promouvoir son surprenant dernier opus « M » Megamix, composé de 24 morceaux distincts dépassant rareme

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La quête du groove

MUSIQUES | Figure de proue de la scène électronique grenobloise en activité depuis plus d’une vingtaine d’années, Oxia est de retour dans les bacs avec "Tides of Mind", un très réussi nouvel album sorti sur InFiné, le label fondé par son ami Agoria. On en a profité pour lui poser quelques questions. Propos recueillis par Damien Grimbert

François Cau | Lundi 16 avril 2012

La quête du groove

Tu peux revenir sur tes débuts dans la musique ?Oxia: Ça remonte très loin, vu mon grand âge… À la base, j’ai vraiment grandi avec de la musique black : funk, soul, etc. J’ai commencé à faire une émission de radio à quinze ans, dans les années 80. C’était une émission funk, et peu de temps après, vers 1986, les premiers trucs de house de Chicago sont arrivés. Pour nous, c’était un peu la suite de la funk, on ne s’est pas dit : « tiens c’est une nouvelle musique », on ne s’en est aperçu qu’après. C’était les premiers pas dans la musique électronique. Mais même si mon adolescence a été vachement bercée par la funk et la soul, j’écoutais aussi pas mal de new wave, Depeche Mode, New Order… Tu as connu l’époque des premières raves ?Quand j’ai fait l’armée à Paris en 1991-92, j’ai rencontré des gens du Nord qui allaient déjà beaucoup en Belgique, qui ont commencé à m’en parler. Et quand je suis retourné à Grenoble en 1992, ça commençait doucement. En 1993, je suis devenu résident dans un club, le Scotch. L’une des salles ouvrait plus tard dans la nuit, et c’est là que j’ai commencé à passer plus de techno et de mus

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Du velours underground

MUSIQUES | Retracer l’intégralité de la carrière de Lydia Lunch relève de la gageure quand on n’a pas une centaine de pages devant soi. Pour ce qui est de son enfance (...)

François Cau | Lundi 27 février 2012

Du velours underground

Retracer l’intégralité de la carrière de Lydia Lunch relève de la gageure quand on n’a pas une centaine de pages devant soi. Pour ce qui est de son enfance volée par un père incestueux et des galères qui s’ensuivirent, on ne peut que renvoyer à la lecture de l’autobiographique Paradoxia, traduit avec un art pertinent de l’interprétation par une Virginie Despentes qui livre là l’un de ses meilleurs travaux, restituant l’urgence d’une langue déliée par une vision justement amère et radicale. Pour ce qui est de son image dans la sphère créative new-yorkaise, procurez-vous donc la bien nommée anthologie Hardcore du cinéaste Richard Kern. Musicalement, Lydia Lunch participa notamment à l’émergence de la no wave, qu’elle transcenda avec son premier groupe, Teenage Jesus and the Jerks. Son premier album solo, Queen of Siam (1980), charrie une puissante charge érotique dans sa voix et ses textes, sur des morceaux oscillant entre pop désuète et une acception toute punk du jazz. Durant les années 80, elle multiplie les collaborations avec les plus illustres artistes indépendants (Nick Cave, Sonic Youth, Einstürzende Neubauten, Marc Almond…) et se recentre sur un

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Encore et toujours la rentrée…

MUSIQUES | Soirée / Cette semaine, c’est un établissement hautement prisé des noctambules grenoblois de tout poil qui attaque la saison 2011-2012 sur les chapeaux de (...)

François Cau | Lundi 5 septembre 2011

Encore et toujours la rentrée…

Soirée / Cette semaine, c’est un établissement hautement prisé des noctambules grenoblois de tout poil qui attaque la saison 2011-2012 sur les chapeaux de roue. Le Bar MC2, éternel point de chute des samedis soirs agités, repaire des technophiles locaux les plus exigeants mais aussi de jeunes freluquets en goguette à qui on devrait apprendre à boire, fief aussi éclectique que paradoxal d’un crew de DJs qui Détestent la Musique, bref, ce lieu de tous les possibles musicaux et festifs accueille pour sa première soirée une affiche des plus recommandables. En vedette à l’américaine, ou plutôt à l’italienne, un habitué de l’endroit en la personne de The Hacker, sommité électro qu’a priori rien ne fera jamais bouger de Grenoble, en dépit de son succès international jamais démenti. Quiconque fréquente ne serait-ce qu’un peu le milieu local de la nuit l’a vu un certain nombre de fois, mais on ne se lasse jamais de ses sets fiévreux, montées aux enfers électroniques dark prenant les dancefloors à rebrousse-poil pour mieux les dynamiter. A ses côtés, David Carretta (tout poitrail dehors ci-dessus), dont on garde toujours un excellent souvenir du Rodeo Disco, ne devrait rien faire pour calmer

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«Tout simplement éclectique»

MUSIQUES | À l’occasion de son DJ-set de samedi au Bar MC2 pour l’anniversaire d’Interface Electronics, on a fait le point avec Miss Kittin sur l’évolution de la scène club. Propos recueillis par Damien Grimbert

François Cau | Vendredi 25 février 2011

«Tout simplement éclectique»

Petit Bulletin : Vous suivez toujours d’aussi près les sorties musicales, ce que passent les autres DJs, ou vous avez pris un peu de recul par rapport à ça ?Miss Kittin : Heureusement que je me tiens encore informée, sinon il serait temps de changer de métier ! J'essaie de changer ma sélection à chaque set, mais avec du recul, ce n'est pas la course à la nouveauté non plus, le monde musical ne change pas de semaine en semaine. Quels sont les artistes qui vous ont le plus marquée ces derniers temps ?Ces derniers mois, le DJ qui m'a vraiment surprise par sa personnalité, en dehors de ses sets d'ailleurs, c’est Seth Troxler. À mes yeux, c’est un peu le Jean-Michel Basquiat de l'électronique, c'est un vrai original. La scène club est un peu tranchée depuis quelques années, certains DJs privilégient l’efficacité, d’autres le côté « cérébral »… Quelle est votre vision des choses ?Je suis tout simplement éclectique, j'essaie de mélanger tout ce que j'aime, le cérébral, et le côté plus festif. Je trouve d'ailleurs qu'il y a tout de même un retour à ce style de deejaying "classique", ave

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Rivières de beats

MUSIQUES | Grenoble, capitale européenne de l’électro ? Hey, pour une fois, grâce à la soirée Made In Grenoble 2 organisée ce samedi à la MC2 par Interface Electronics, on pourra presque le prétendre sans rougir… FC

François Cau | Lundi 2 novembre 2009

Rivières de beats

L’anecdote est éloquente : quelques années en arrière, Jérôme Safar, alors Adjoint à la Culture, se rend à Berlin, l’une des grandes plaques tectoniques de la culture électro. Sur place, il apprend, non sans stupéfaction, que la ville de Grenoble est considérée comme un lieu emblématique des sonorités techno, en grande partie grâce au succès désormais international d’artistes brillants (en tête desquelles se trouve le duo Miss Kittin & The Hacker) et à l’activisme forcené des organisateurs de soirées locales. Et la municipalité de prendre le train électronique en marche, tentant vaille que vaille de faire sortir ses militants des bois. En attendant, de pied ferme, la nouvelle salle de musiques actuelles grenobloise, dont l’un des axes sera la mise en valeur de ce nouveau patrimoine, l’un des projets les plus symboliques de cette reconnaissance locale pour le moins tardive fut l’organisation à la MC2, en octobre 2006, de la première soirée Made in Grenoble, avec le concours précieux de l’association Interface Electronics. Trois ans plus tard, les maîtres d’œuvre de cette célébration mémorable remettent donc le couvert, et ne font pas les choses à moitié. Casc

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Ensemble c’est two

MUSIQUES | Leur "First Album" avait durablement traumatisé son monde, assis leur réputation à l’international, et donné ses lettres de noblesse à la mouvance électroclash. Huit ans plus tard, "Two", le second album de Miss Kittin et The Hacker, surfe sans complexe sur d’autres esthétiques. Décryptage. François Cau

François Cau | Lundi 30 mars 2009

Ensemble c’est two

2001. La scène électro française vit tranquillement sur ses acquis, se repose nonchalamment sur les représentants proprets de ce qu'on a appelé, dans un élan d'inspiration à même de décoiffer le brushing de Bob Sinclar, la French Touch. Surgi de nulle part (enfin, de Grenoble, quoi), un duo frondeur, sexy en diable, baigné dans les sonorités électro pop des années 80 et armé d'une ironie létale impose un improbable mantra. To be famous is so nice, Suck my dick, Lick my ass. Le refrain de Frank Sinatra, redoutable single du First Album de Miss Kittin et The Hacker, hymne décalé à la fatuité jet-setteuse, entre dans les têtes des amateurs de techno pour ne plus en sortir. Là où tant d'autres auraient capitalisé sur cette soudaine reconnaissance jusqu'à ce que mort artistique s'ensuive, le tandem a alors d'autres aspirations, comme l'explique rétrospectivement Michel "The Hacker" Amato. « On avait signé en 1997 sur Gigolo Records en Allemagne, on jouait notre live depuis cinq ans, sans équipe, dans un état de stress permanent, à l'arrache complet. Quand la hype est arrivée en 2002, on était heureux mais passablement épuisés. Et les journalistes anglais

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Contre courant

MUSIQUES | Le voici donc, le tant attendu comeback de l'electro made in Grenoble, pour le plus grand bonheur de la plèbe. Après avoir écumé tous les clubs et festivals (...)

François Cau | Vendredi 27 mars 2009

Contre courant

Le voici donc, le tant attendu comeback de l'electro made in Grenoble, pour le plus grand bonheur de la plèbe. Après avoir écumé tous les clubs et festivals de la planète et sorti un nombre conséquent de productions en solo, le duo The Hacker / Miss Kittin nous revient plus conquérant que jamais avec son second opus. Celui-ci, à l'opposé de la tendance “minimale” actuelle, met en avant les influences et courants musicaux chers à nos deux compatriotes, tels que l'Italo-Disco, la New Wave, la Techno ou encore le Rock. Aux commandes, The Hacker étale tout son savoir-faire et son sens inné de la mélodie pour perpétuellement créer l'émotion – sa maîtrise des synthétiseurs n'est désormais plus à prouver. Entre les nappes atmosphériques et les puissantes basses, la Miss parvient à imposer son timbre de voix si charismatique, son flow se déverse de manière lancinante et mélancolique sur les onze titres de l'album. Dès lors l'alchimie opère parfaitement, créant une débauche d'énergie considérable qui devrait engendrer de belles suées sur des dancefloors enflammés. On peut citer les “tubesques” 1000 Dreams, Party in my head, Ray Ban, Suspicious minds

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Putain, dix ans

MUSIQUES | Entretien avec Michel Amato alias The Hacker à l’occasion de la sortie de X, anthologique CD - DVD reflétant l'essence matricielle de sa musique. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 26 mai 2008

Putain, dix ans

Petit Bulletin : Comment on élabore un disque comme celui-ci sans tomber dans la commémoration ?The Hacker : Déjà à la base, ce n’était pas quelque chose de planifié, une chose à laquelle on aurait réfléchi depuis super longtemps. En fait, c’était à l’occasion de la soirée qu’on avait faite à la MC2 il y a deux ans environ, où l’on s’est dit avec les gens de la scène électronique grenobloise (Oxia, Kiko, Miss Kittin, les gens d’Interface) : vu qu’on a une grande et belle salle, avec beaucoup de lumières, il y a moyen de faire de beaux lives, et ce serait bien de filmer le tout. Après, de mon côté, c’était la fin de la tournée de Rêves Mécaniques, l’album que j’avais fait à l’époque. Donc c’est vrai qu’il y a un petit côté bilan, on tourne la page et on passe à autre chose. Mais ce n’était vraiment pas réfléchi, ce n’était pas le but premier. Le tracklisting du CD suit vraiment Rêves Mécaniques, et les trois morceaux studio choisis pour clore le disque restent dans cette continuité artistique… Ils ont été sélectionné selon ce critère ?Il s’agit de titres qui étaient en Face B des singles de Rêves Mécaniques, disponibles unique

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L’homme de l’ombre

MUSIQUES | Ce lundi sort le nouveau CD mixé de The Hacker, “And Now”, près de 6 ans après sa précédente excursion dans le domaine. L’occasion de s’entretenir avec l’artiste, avant son passage au Vertigo aux côtés d’Oxia le dimanche 30 avril. Propos recueillis par Damien Grimbert

Christophe Chabert | Mercredi 26 avril 2006

L’homme de l’ombre

Qu’est-ce qui t’a incité à sortir ce CD mixé maintenant ?The Hacker : Je me suis dit qu’il était tant d’en faire un nouveau, depuis le temps… Celui que j’avais fait avant commençait à dater, et puis il était essentiellement électro. Là, j’avais envie de faire un mix un peu plus varié, pour faire voir aux gens qui aiment bien ma musique que j’aime aussi d’autres trucs en techno. Le fait qu’Oxia et Miss Kittin en sortent chacun un à peu près en même temps, c’est une simple coïncidence ?Ouais, je crois vraiment. Il n’y a pas eu de calcul ni rien derrière. Tu avais une idée directrice, quand tu l’as conçu ?Le concept est très simple, premièrement c’est assez représentatif de ce que je joue en soirée, et puis, comme je disais tout à l’heure, l’idée était surtout de montrer une palette plus variée des types de musique que je peux aimer. Ça va donc de choses électro qui sonnent un peu eighties, à des choses actuelles, minimales, ou techno, plus dark, ou d’autres trucs encore genre Front 242. C’est un CD mixé sans l’aide d’ordinateur. Pourquoi ?C’est toujo

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