Du rock, des femmes...

MUSIQUES | Sur le modèle de Lilith Fair, créé en 1996 aux États-Unis, "les Femmes s'en mêlent" propose depuis 15 ans un festival célébrant la scène indépendante féminine. Est-ce bien nécessaire ? Oui, si on considère que l'Histoire est racontée du point de vue des vainqueurs. Car, en musique, les femmes s'en mêlent et choisissent simplement de ne pas s'avouer vaincues.

Stéphane Duchêne | Vendredi 15 mars 2013

Au lendemain de la Journée de la Femme, que penser d'un festival comme Les Femmes s'en mêlent, (quasi) exclusivement réservé aux artistes féminines ? La Lyonnaise Vale Poher, moitié du duo Mensch, qui y a elle-même participé, avait bien résumé le problème lors d'une interview qu'elle nous avait consacrée. En substance : une initiative qui sera vraiment précieuse le jour où elle n'aura plus de raison d'être.

Mais parité bien ordonnée commence par soi-même. Et ainsi peut-on se contenter d'y voir un hommage à la contribution des femmes au rock – un domaine où, il faut bien l'avouer, la parité n'a jamais été vraiment de rigueur.

Les légendes

Au mieux pouvait-on, comme Marianne Faithfull dans les années 1960, glisser du statut de groupie, encore lycéenne, à celui de chanteuse, même si dans son cas Andrew Loog Oldham, manager des Stones, déclarera dans son autobiographie s'être arraché les cheveux à faire chanter juste As tears go by à, disait-il, « cet ange avec les seins d'un démon » (ironie du sort, elle jouera Lilith chez Kenneth Anger quelques années plus tard).

Une attitude paternaliste qui se reproduira avec la figure de Yoko Ono, en qui beaucoup voient la harpie qui a eu raison des Beatles avant l'artiste – sans même se poser la question de savoir qui fut la muse de l'autre (les deux sans doute, magie de l'amour).

Janis Joplin, elle, n'attendra personne pour se construire son propre mythe. Mais son alcoolisme sévère, son androgynie et sa réputation de mangeuse d'hommes en feront quasiment une figure masculine. Est-ce le rock qui lui enlève toute féminité ou son manque de féminité qui fait d'elle un rockeur ? Histoire de l'œuf et de la poule. Joplin est à la fois Aretha (Franklin) et Jim (Morrison).

Elle décomplexe en tout cas plusieurs générations de rockeuses qui endosseront le rock'n'roll way of life avec tout ce que cela implique d'excès, de Chryssie Hynde à Amy Winehouse (dont le destin très parallèle la conduira à rejoindre Joplin et quelques hommes illustres dans le très fermé club des 27), de Joan Jett à Courtney Love.



Debbie vs Siouxsie

Le punk, au mitan des années 1970 (et même un peu avant), contribuera à abolir pas mal de frontières. La règle est qu'il n'y a pas de règle, tout le monde étant autorisé à s'exprimer. On assistera alors à une explosion de girls bands et de girls tout court.

À New York, Patti Smith, pionnière du mouvement, pose toutes aisselles dehors (et poilues, les aisselles), renversant là encore l'androgynie jagger-bowio-reedienne (qui, à vrai dire, remonte à Little Richard et son goût du travestissement), lesquels poussent le bouchon jusqu'à sortir avec des filles qui ressemblent à des mecs (Amanda Lear, Nico), sont des mecs (Amanda Lear ?, Bowie et Jagger entre eux ?) ou un mélange des deux (Amanda Lear, le transsexuel Rony Haag pour Bowie, les travestis de Lou Reed). Puisque les mecs sont des femmes comme les autres, alors les femmes seront des mecs comme les autres.

En Angleterre, la jeune Ari Up fait scandale en posant nue sur la pochette du premier album de ses Slits (« les Fentes ») alors qu'elle n'a pas 17 ans. Et pas 15 quand elle forme son groupe, dont le tube Typical Girl en fait des Femen autoproclamées non féministes mais en lutte contre le « chauvinisme mâle » (l'un des principaux maux masculins, avec la calvitie). On est alors bien loin des Shirelles, Ronettes ou autres Supremes, tenues de mains de maître, et de fer, par des producteurs démiurges de la trempe de Phil Spector ou Berry Gordon (Motown) – ce qui valait aussi pour leurs groupes masculins, alors bon.

Et les archétypes sont multiples : de Debbie Harry à Blondie, Marilyn rock à la féminité exacerbée et qui n'abandonnerait le glamour pour rien au monde, en passant par son antithèse Siouxsie, démone post-punk plus maîtresse SM que pin-up, pour qui le maquillage est avant tout un moyen de s'enlaidir. Comme pour son double outrancier : Nina Hagen, mi-femme, mi-gorgone aux yeux fous, qui pousse la punk attitude jusque dans ses derniers et parfois grotesques retranchements.

Riot girls

Tandis qu'en France, le mouvement a fait des (parfois très) petites avec Elli Medeiros, Lio (16 ans), les Rita Mitsouko ou Marie et les Garçons, c'est sur ces fondations que le rock indé verra s'épanouir ses fleurs féminines, parfois féministes comme Liz Phair et son célèbre Fuck & Run sur Exile in Guyville (ce disque dit tout) et tout le mouvement riot girl qui dès le punk, via des figures comme Lydia Lunch, et jusqu'aux années 1990-2000 (Bikini Kill, Courtney Love, L7, The Breeders, Peaches), prospère et s'éteint en fonction des évolutions de la société et de ses nécessités, les Pussy Riots en étant le plus triste exemple.

Un autre pan du rock indé reprend, lui, sa part d'androgynie cyclique. Aguicheuse (Elastica, Echobelly, Sleeper, en Angleterre – qui, fille ou garçon, n'est pas tombé amoureux de Justine Frischmann et Louise Wiener en 1995?) ou non (PJ Harvey).

D'autres prendront le pouvoir dans la pop et le R'n'B d'une manière bien différente, s'érigeant en SARL et dans le meilleur des cas en multinationales d'elles-mêmes : Madonna, Lady Gaga, Beyoncé... Björk aussi qui, elle, ne renie pas pour autant ses premiers pas punk avec Kukl et les Sugarcubes. Les plus rock'n'roll ne résistent guère au rouleau compresseur qu'il soit personnel (Amy Winehouse) ou médiatique (euh, Britney).

Au fond, aujourd'hui, la plus belle figure du rock au féminin, si tant est qu'il existe encore exclusivement sous ce terme, est Beth Ditto (Gossip, auteur en 2009 de Music for Men – ah, ah !), héritière de toutes les femmes citées ici mais aussi de rockeuses qui n'en étaient pas, et pourtant : Etta James, Odetta, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin.

Beth Ditto, dernier avatar, sans doute le plus symboliquement abouti du rock au féminin : bouseuse de l'Arkansas profond et bigot, grandie en mobile-home, obèse décomplexée, lesbienne revendiquée, lectrice de Beauvoir, férue de mode à la tête d'une marque de maquillage, plus rock 'n' roll que le King lui-même et charmante d'auto-dérision. Bref, la rockeuse idéale, que des millions de petites filles rêvent ou ont rêvé d'être, doublée d'une femme qui s'en mêle.

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Grand bain musical à Musilac

Festival | Vieilles gloires, valeurs sûres, piliers de festoche, jeunes pousses, smoothies de genres et autres étrangetés à découvrir : le festival lacustre Musilac, prévu du jeudi 12 au dimanche 15 juillet à Aix-les-Bains (Savoie), va baigner l'été musical d'un éclectisme qui attire les foules comme les amateurs éclairés, jusqu'à les confondre. La preuve avec la programmation détaillée par jour.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Grand bain musical à Musilac

Old Wave le jeudi D'une certaine manière, s'il fallait un hymne en ouverture de cette édition 2018 de Musilac, il pourrait consister en trois bouts de refrains se répondant depuis le fin fond des âges 80 ; quand les uns martèleraient « I Just can't get enough », les autres répondraient « Don't you forget about me » ou « Always the sun ». Car, on l'aura compris, c'est une soirée très marquée "ressac de la new wave" que celle du jeudi, avec Depeche Mode, Simple Minds et The Stranglers – quand bien même les carrières de chacun de ces groupes britanniques n'auraient pas résisté d'égale manière au passage du temps. Pour le reste, on notera que J. Bernardt, transfuge des Belges de Balthazar, remplacera numériquement son collègue Warhaus, présent l'an dernier ce même soir ; que le rock indé répondra présent avec le Stroke Albert Hammond Jr. (le meilleur d'entre eux, sans doute), Findlay et The Mistery Lights ; que les amateurs de bizarrerie en auront pour leur compte avec le black metal-gospel-blues de Z

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Nina Hagen en mars à Grenoble

MUSIQUES | La Belle électrique, qui ouvrira le 10 janvier prochain, lâche encore des dates de sa future programmation. Tiens, par exemple : le mardi 17 mars, c’est (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Nina Hagen en mars à Grenoble

La Belle électrique, qui ouvrira le 10 janvier prochain, lâche encore des dates de sa future programmation. Tiens, par exemple : le mardi 17 mars, c’est l’Allemande punk-rock Nina Hagen qui foulera la scène de la nouvelle salle, après cinq ans d’absence médiatique. Très belle prise. Toutes les infos ici : http://bit.ly/13zNcWO. On en reparle dans notre panorama de rentrée du 7 janvier.

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New York Doll

MUSIQUES | Increvable poupée rock et icône de la scène new-yorkaise des années 70, Debbie Harry de Blondie gratifie le festival Musilac (en Savoie) de son unique prestation française. Une bonne nouvelle pour les fans, surtout quand on songe qu'à 68 ans, l'ex-petite fiancée de la new wave n'a (presque) rien perdu de sa mythique aura. Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Jeudi 4 juillet 2013

New York Doll

Sans doute, Debbie Harry aura-t-elle été la première à introduire une dimension ostensiblement féminine dans un univers rock et punk où l'androgynie était la seule véritable réponse connue à la virilité. Au point que quand les hommes s'habillent en femmes ou se maquillent (Bowie, New York Dolls, Lou Reed), revendiquent homo ou bi-sexualité, voire leur asexualité (la bande du CBGB, club new-yorkais), les femmes (Patti Smith, Joan Jett, on en passe...) effacent toute trace de féminité. Debbie Harry, elle, est Blondie, créature inspirée des pin-up et des actrices des années 50, Marilyn en tête. Sublimation de la féminité mais d'une féminité qui n'abdique pas le féminisme de ses consoeurs. La barbie Blondie n'est pas une poupée, c'est une marionnettiste dont le charme vénéneux est la principale ficelle : femme fatale brûlante à l'extérieur mais d'une implacable froideur à l'intérieur. La recette idéale pour rendre fou le premier mâle venu. Debbie Il faut dire qu'en 1976, quand Blondie, le groupe, connaît, à l'aube du punk, ses premiers suc

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Bye Bye Blondie

ECRANS | De Virginie Despentes (Fr, 1h37) avec Béatrice Dalle, Emmanuelle Béart, Pascal Greggory...

François Cau | Vendredi 16 mars 2012

Bye Bye Blondie

Bloquée dans les 80's, ses années rebelles, Virginie Despentes continue de brandir le drapeau usé d'un féminisme baddass. Pour preuve Bye Bye Blondie, chronique sentimentale d'un couple de filles sous la forme vertigineuse et balourde d'un avant (l'adolescence et les années no future) après (l'embourgeoisement et l'âge adulte). Adaptation par elle-même de son roman, Despentes filme donc Gloria la punkette fan des Bérus devenue artiste au RSA, et Frances, son amoureuse en Fred Perry, qui deviendra star de la télé, mariée à un romancier gay pour une union libre. En se réunissant à quarante ans pour le grand amour, c'est évidemment plus que les sentiments qui sont mis à l'épreuve, mais les rêves de jeunesse au travers de la sexualité. Despentes se penche ainsi sur la fin des utopies, qu'elle découvre après tout le monde, pour un film nostalgique et utopique où l'âme punk (à choyer) fait un peu de peine. Depuis Baise-moi, la mise en scène est devenue insipide et conformiste. Tout s'explique.Jérôme Dittmar

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La classe Marianne Faithfull

MUSIQUES | C’est le mois des légendes : après Patti Smith il y a trois semaines, c’est la romanesque Marianne Faithfull qui débarque à Grenoble. Un grand bout de l’histoire du rock.

Aurélien Martinez | Lundi 21 novembre 2011

La classe Marianne Faithfull

Au cours d’une interview accordée aux internautes du magazine Télérama en 2008, quand on lui demandait quel artiste actuel elle préférait, Marianne Faithfull répondait Amy Winehouse. « Elle est la plus talentueuse chanteuse du moment. » L’assertion semblait évidente ; la filiation tout autant, malgré le manque de recul à l’époque sur la carrière incertaine de la jeune Britannique. Puis Amy Winehouse est morte : fin juillet, lors d’un concert en Italie, Faithfull lui dédicaçait alors une reprise de Sing me back home (Before I die). Quand on connaît l’histoire de Faithfull, le parallèle est troublant : Winehouse ressemblait à Faithfull, et pas que musicalement. Mais celle qui s’est éteinte à 27 ans n’aura pas eu la résistance de son aînée, qui elle, est revenue de tout, de la toxicomanie au cancer du sein, en passant par l'hépatite C… et même de Mick Jagger, son Blake Fielder-Civil à elle. Redemption songs Flash back. Née à Londres en 1946, Marianne Faithfull se lance rapidement (avant même d’être majeure) dans la musique, via des reprises folk jouées dans différents bars. Et c’est justement lors d’un de ces concerts qu’e

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La classe américaine

MUSIQUES | Retour sur la journée Patti Smith à la MC2.

François Cau | Mercredi 9 novembre 2011

La classe américaine

Faut dire ce qui est : quand Patti Smith arrive sur la scène du Petit Théâtre de la MC2 pour sa lecture de pré-concert, entre les applaudissements, un ange passe. On a quand même affaire à une icône rock, foutredieu. Mais dès les premiers instants, l’artiste rompt justement avec cette image en enjoignant le public à lui poser des questions, sur un mode ouvertement complice et presque désinvolte – comme elle le dira plus tard avec un irrésistible humour, elle ne sort pas dans les cocktails mondains et ce genre de rencontre est son occasion de socialiser… Au début, la timidité est cependant de mise. Les premières questions sont de pure politesse, du comment ça va, le trajet s’est-il bien passé, etc. Puis, au fur et à mesure, Patti Smith pousse à la désacralisation, au cours de cette lecture qui n’en est pas vraiment une. Elle enjoint le public à lui prêter son livre, qu’elle a oublié. On lui passe un vinyl d’Horses, dont elle lit un texte de la pochette. Plus tard, elle lira la lettre finale de Just Kids, destinée à un Robert Mapplethorpe qui n’aura jamais pu l’avoir. En dehors de ce moment d’émotion, le ton sera plus léger, y compris lorsqu’elle abordera ses convictions p

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Playlist

MUSIQUES | Une sélection de morceaux emblématiques de Patti Smith. FC

François Cau | Lundi 31 octobre 2011

Playlist

Land (Horses, 1975) Un morceau de plus de 9 minutes, d’une extravagante liberté, incroyable fusion entre ses primes activités poétiques influencées par les auteurs de la Beat Generation et ses velléités de prophète rock – chacun de ses albums contiendra au moins un de ces morceaux de bravoure, comme une marque de fabrique à contre-courant des formats radiophoniques déjà devenus la norme. Le texte, d’une longueur forcément épique, commence par être quasi murmuré. Les doublures voix se font plus pressantes, le riff de guitare monte vite en puissance, en rythme sur les scansions du prénom du “héros“. Le chant amène progressivement la mélodie à l’aide de mantras répétitifs et addictifs, puis le morceau prend son envol, avec une fougue jamais démentie. Le texte, collage surréaliste exécuté à grands renforts de néologismes, est une invraisemblable épopée tour-à-tour drôle, glauque, perverse et enlevée.   Pissing in a river (Radio Ethiopia, 1976) Une superbe ballade rock, fiévreuse, désespérée, l’attente d’un être aimé dont on sait qu’il ne ressent rien en retour. Quand la poésie s’y fait triviale, à l’image de son titre ou du terrible vers « My bowels are e

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Son côté punk

MUSIQUES | Portrait énamouré de Patti Smith. François Cau

François Cau | Vendredi 28 octobre 2011

Son côté punk

Les sportifs professionnels sont des branleurs. Sérieusement : et que je prends ma retraite à 40 balais, et que je fuis les fans trop pressants, et que je développe des exigences d’empereur romain sans garantie de résultat derrière… Le rock, voilà une discipline qui vous forge le caractère, pour laquelle même les plus grands se consument à petit feu. De la période fondatrice des années 60-70, les reliquats sont à ce titre tristement éloquents – depuis qu’Elvis a exhibé sa morbide obésité sur scène, les vannes sont irrémédiablement lâchées. Ceux qui n’ont pas crevé la gueule ouverte à l’âge de 27 ans (Hendrix, Joplin, Morrison) encaissent aujourd’hui les chèques pour des représentations où ils ne sont même plus les ombres de leurs gloires passées ; ils s’auto-parodient, galvanisent à grand-peine des foules aveuglées par la nostalgie d’une époque qu’elles n’ont jamais connue. Patti Smith, elle, a échappé à tous ces clichés déambulants. Discrète sans pour autant jouer les inaccessibles, étanche à toutes les fragrances revival qui exaspèrent les puristes, à contre-courant sans jamais brandir sa marginalité en étendard, égérie, muse, source d’inspiration toujours inspirée, rebelle av

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Lady Marianne

MUSIQUES | Après Patti Smith, la MC2 accueillera une autre légende vivante du rock, active depuis la même époque, et qui a également tourné chez Godard (dans Made in USA), (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

Lady Marianne

Après Patti Smith, la MC2 accueillera une autre légende vivante du rock, active depuis la même époque, et qui a également tourné chez Godard (dans Made in USA), la grande Marianne Faithfull. Bien moins déglinguée que dans les swinging sixties, elle a tourné le dos à tous ses démons, s’est montrée autant au cinéma que sur les planches, sans oublier la musique. Sur ce dernier point, elle a su (très bien) s’entourer ces dernières années, notamment sur le splendide Before the poison (2004), coécrit par PJ Harvey, Nick Cave et Damon Albarn. Sur la foi de son beau petit dernier, Horses and high heels (sorti en janvier), et de son vécu imposant, on l’attend de pied ferme. Marianne FaithfullMercredi 30 novembre à 19h30, à la MC2.

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Parce que la nuit

MUSIQUES | N’en déplaise aux amateurs de Cheveu, avec tout le respect qu’on leur doit, bien sûr, le vrai temps fort de cette rentrée est la venue de l’immense Patti (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

Parce que la nuit

N’en déplaise aux amateurs de Cheveu, avec tout le respect qu’on leur doit, bien sûr, le vrai temps fort de cette rentrée est la venue de l’immense Patti Smith à la MC2. Légende d’un rock’n’roll refusant sa muséification en dépit de sa reconnaissance, activiste de sa propre réinvention, on l’a aimée tant dans ses premières œuvres que dans ses productions récentes, dans son fabuleux album de reprises (Twelve, 2007) qu’en autobiographe (l’émouvant Just Kids, qu’elle lira à 18h30 le jour de son concert), ou encore en troubadour du Film Socialisme de Jean-Luc Godard. Avant de l’aduler, c’est évident, sur scène.

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