Fête de la musique 2013 : soir de fête

MUSIQUES | Une flopée d’artistes locaux, une poignée d’autres venus de plus loin, des styles musicaux en veux-tu en voilà : l’incontournable Fête de la musique aura lieu ce vendredi 21 juin. On a pioché parmi les réjouissances proposées pour vous livrer notre sélection. Laissez-vous tenter. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 18 juin 2013

Pour la Fête de la musique 2017, c'est ici que ça se passe !

Sur les plateaux de la ville

Let's rock
La Caserne de Bonne, pendant la Fête de la musique, sera rock. Avec une poignée de groupes à découvrir, dont les Grenoblois de Magnetoscop et leur post-rock hypnotique – cinématographique même. Une fleur dans le goudron, leur premier album paru il y a un an, est ainsi une véritable claque auditive, comme on vous l'expliquait ici en décembre. Les cinq musiciens seront l'avant-dernier groupe de la soirée. Avant eux, la fête sera gentiment plus pop rock, et le final carrément métal avec Madmen Sometimes Speak The Truth. Le mal (ou mâle) rode.

Scène rock, Esplanade de la Caserne de Bonne. Avec Selfish doll à 20h30, IRM à 21h25, Byron à 22h20, Switch cult à 23h15, Magnetoscop à 00h10 et Madmen sometimes speak the truth à 01h05

Notre coup de cœur

BeO, à 20h, sur la scène électro hip-hop, parc Paul-Mistral, aux abords du stade

Hadracadabra
Difa et Tonian, l'un originaire de Paris et l'autre de Grenoble, associent leurs parcours musicaux dans le reggae/dub et le beatbox pour créer une musique électronique aux confins de la dubstep, la minimal et la trance. L'univers qui en découle est sombre, lourd et hypnotique. On ne saurait trop vous conseiller de vous plonger un soir dans l'imaginaire embué et fantastique de ces deux sorciers qui, à chacun de leurs passages, provoquent un enthousiasme épidémique…
Itchy et Scratchy, à 1h, sur la scène électro hip-hop, parc Paul-Mistral, aux abords du stade

L'âme du désert
Issu d'une famille de musiciens, Nabil est l'héritier direct de Baly Othmani, figure emblématique de Djanet (une oasis du Sahara algérien située non-loin de la frontière libyenne) et premier à avoir introduit l'oud dans la musique touarègue. Nabil poursuit le voyage musical tracé par son père en répandant l'âme du désert et son souffle tout en prenant soin d'y ajouter une touche de modernité. Ainsi, les textes en tamaquesh s'accompagnent de guitares électriques soutenues par un rythme tindé, sorte de curiosité nomade qui rappelle le blues touareg d'Ali Farka Touré.

Nabil Baly Othmani, à 21h30 sur la scène musique du monde, anneau de vitesse du parc Paul-Mistral

Funky town
L'an passé, c'est au bar Le Diférent que le groupe grenoblois de funk avait passé la soirée du 21 juin. Cette année, la scène où ils se produiront sera beaucoup plus grande ! La dizaine de vétérans (plus de vingt d'ans d'existence au compteur pour l'ensemble) auront la lourde tâche de clôturer la soirée. On parie sur un dernier acte chaud et groovy !
Spock Marlone Section, à 0h30 sur la scène musique du monde, anneau de vitesse du parc Paul-Mistral

Mainstream
Calibrées pour exploser sur les robinets musicaux FM, les bluettes de Mayor ont cette odeur chanson française festive faite pour séduire le chaland. Et puis le côté Grenoblois qui monte, couplé au fait qu'il est produit par My Major Company (le label participatif qui, lui aussi, monte), ça a tout pour plaire. Comment ça non ? Même un soir de Fête de la musique, bourré ?
Mayor, à 22h45, sur la scène chanson française, place Saint-André

Au calme
Conteur, Lull tourne en solo depuis 2007. La musique du chanteur de Settled In Motion est une succession de ballades folk à caractère intimiste et mélancolique. Accompagné de sa guitare ou de son harmonica, ses mélodies ont des accents dylanniens aux aspérités soul et rock. En attendant la sortie de son premier album, plongez-vous dans les vertiges du poète qui s'entoure désormais de quatre musiciens sur scène : vous passerez d'agréables moments de calme.

Lull, à 23h50, sur la scène chanson française, place Saint-André

Barjos
Déjanté et psychotique, le cabaret faussement joyeux de Rilojosa se situe à mi-chemin entre le slam et la chanson. Dans ce spectacle d'un autre temps, rythmé par une boîte à musique dissonante, les propos se font tour à tour acerbes, porteurs de revendication puis poétiques. Peuplé de clowns tristes à la fois comédiens et chanteurs, l'univers rappelle par endroit celui d'Amanda Palmer et de son groupe Dresden Dolls.

Rilojosa, à 0h55, sur la scène chanson française, place Saint-André

Sur les places

Du gros son
« En ces temps de morosité ambiante, entre une météo maussade et la disparition de lieux d'expression artistique à Grenoble, les associations Bass Jump et Welcome unissent leurs forces pour vous apporter un rayon de soleil électronique. » Voilà qui plante le décor ! Au programme donc, deux sound systems avec du gros son et de bonnes basses. D'un côté, de la trance et de la drum & bass (par l'asso Welcome) ; de l'autre, de la bass music avec entre autres des artistes de Bass Jump. Tout ça au bord de l'eau, dans un cadre on ne peut plus original.
Welcome x bass jump, à partir de 16h aux Arènes, chemin de Halage

Classieux
En plus des soirées Avalanche qui font leur marque de fabrique, le collectif fondé en 2012 regroupe six artistes grenoblois nourris par cette même envie forte de partager leur musique : Scaruzo, To Van Kao, Gorgeous Elephant, Delicatessen et Pope Of Ghetto. On s'est focalisé sur Scaruzo, un jeune homme fraîchement sorti du conservatoire et à l'activité prolifique qui navigue entre la house des 90's, le jazz et les mélopées UK funky.

Avalanche collective & friends, à partir de 18h place Claveyson

Dans les bars

The place to be
Chaque année, on l'écrit, et on l'assume : la soirée proposée par l'incontournable Marx XIII est l'un des meilleurs spots du 21 juin. Parce que l'ambiance est au rendez-vous, le cadre agréable (la rue Lakanal), et la musique (électronique bien sûr) toujours au top. Que demander de plus ?
Mark XIII outdoor party, avec les DJs Serom, Michel Hamburger et Lavtner

Je n'ai besoin de personne...
Très inspiré par les sonorités du rock californien et anglais, le groupe originaire de Dijon et ses chansons efficaces et entêtantes risquent de vous faire remuer la tête. Avec déjà un album et plus d'une cinquantaine de dates à son compteur, Touch maîtrise plutôt bien l'art de la scène. Aficionados de solo de guitares, de gros riffs et de ronronnements de Harley Davidson, précipitez-vous.

Touch, à 20h30 à la Passoire

Musique pour tous
Le Café noir, c'est un incontournable de la nuit gay et lesbienne grenobloise, à la fois intimiste et déjanté. Pour la Fête de la musique, les gérantes hautes en couleur proposent une soirée « mojitos & mix frappés ». Tout un programme !


Scène rock

Selfish doll à 20:30 IRM à 21:25  Byron à 22:20 Switch cultà  23:15 Magnetoscop à 00:10 Madmen sometimes speak the truth à 01:05
Scène Rock - Esplanade de la Caserne de Bonne Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Scène electro hip-hop

19 h _MC Kriké et Dr Firefly 20 h_BEO 21 h_Mister Ju 22 h_Mike 23 h_DJ one Finger 00 h_Jeebey 01 h_Itchy et Scratchy
Scène Électro/Hip-hop - Parc Paul-Mistral, Abords du stade Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Scène musiques du monde

19 h 30_Ouemed danse ( danse /world) 20 h 30_Akousty roots ( reggae) 21 h 30_Nabil Baly Othmani ( world music) 22 h 30_Ke Onda (chanson/festif/ska/world) 00 h 30_Spock Marlone Section ( funk/soul)
Scène Musique du monde - Parc Paul-Mistral, Anneau de vitesse Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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"L’Art et la Matière, galerie de sculptures à toucher" : tripote-moi si tu veux !

Musées | Cette exposition itinérante s'installe au musée de la Révolution française et propose aux visiteurs, petits et grands, d'appréhender l'oeuvre sculptée par la vue... et le toucher !

Benjamin Bardinet | Mardi 19 novembre 2019

« Surtout ne touchez pas aux œuvres ! » Voilà généralement la première chose qu’entendent les enfants dès qu’ils mettent les pieds dans un musée. Bien qu’évidente pour des raisons de conservation, cette règle est un poil frustrante pour les marmots. Avec l’exposition L’Art et la Matière, le Musée de la Révolution propose de remédier à cette frustration et invite ses (jeunes) visiteurs à une expérience amusante qui consiste à appréhender les sculptures par le toucher. Le parcours proposé met progressivement en condition grâce à différentes expériences tactiles permettant d’affiner son toucher et son vocabulaire. Ensuite, une série de sculptures sur des socles rotatifs, permet de tripoter de véritables œuvres d’art et de se rendre compte à quel point notre sens du toucher est tout de même un peu atrophié… Une dernière section consacrée au modelage, à la taille et à la fonte, nous rappelle comment le toucher est un outil de travail pour les sculpteurs tandis que l'ouïe et l'odorat sont stimulés dans la découverte de ces techniques. Cerise sur le gâteau, l’exposition propose une œuvre géniale de Sophie Calle où des text

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La Cinémathèque en mode épique avec "Cartouche" de Philippe de Broca et "Ran" d'Akira Kurosawa

Cinema | Inattendues, certaines contiguïtés de programmation n’en sont pas moins heureuses. Prenez celle de la Cinémathèque qui voit se succéder Cartouche de Philippe (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 novembre 2019

La Cinémathèque en mode épique avec

Inattendues, certaines contiguïtés de programmation n’en sont pas moins heureuses. Prenez celle de la Cinémathèque qui voit se succéder Cartouche de Philippe de Broca et Ran d'Akira Kurosawa. A priori, il n’y a rien de commun entre une trépidante comédie d’aventures se déroulant sous la Régence et une transposition du Roi Lear dans le Japon médiéval ; guère de similitudes entre le ton volontiers enjoué du récit des exploits d’un facétieux brigand amoureux (idéalement campé par Bébel) et la gravité hiératique des tourments déchirant une famille de seigneurs nippons. Pourtant, à bien des égards, ces deux films se rejoignent, voire se répondent. Par le drame, tout d’abord : s’il affleure dès l’ouverture dans Ran, avec ses convoitises et ses vengeances claniques lorsque le vieux chef décide de partager son empire, il surgit de manière plus surprenante dans Cartouche, nimbant soudainement d’un voile funèbre ce qui ressemblait jusqu’alors à une course-poursuite bon enfant entre gens d’armes et voleurs. Mais surtout par leur art de l’épopée, dont les deu

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Nature peinture avec La Chaud vive !

Danse | Samedi 1er juin, les chorégraphes Nicolas Hubert et Giulia Arduca investiront une station de ski iséroise désaffectée pour proposer trois de leurs pièces à l'air libre. Voilà qui promet.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

Nature peinture avec La Chaud vive !

Une station de ski dont il ne reste que des vestiges (Saint-Honoré 1500, dans le sud de l’Isère, au-dessus du plateau matheysin) + deux compagnies basées à Grenoble (Ke Kosa de Giulia Arduca et Épiderme de Nicolas Hubert) = une demi-journée de danse contemporaine en pleine nature. Voilà comment on peut résumer le projet La Chaud vive !, sous-titré « rencontre au sommet » et proposé par ces deux chorégraphes qui racontent être littéralement tombés amoureux des paysages magnifiques entourant la station de ski désertée située sur la commune de La Chaud (d’où le jeu de mots). Ils proposeront ainsi trois spectacles plutôt courts (entre 20 et 40 minutes) et gratuits dans trois lieux différents de ce drôle d’espace, mais toujours à l’air libre. L’aventure commencera à 16h avec Toucher pas touché, toute nouvelle création de Nicolas Hubert (que nous n’avons donc pas vue) pour deux interprètes (dont Nicolas Hubert) et un musicien. Suivra, à 18h, « l’aventure chorégraphique et théâtrale » Cinquecento de Giulia Arduca, pour là a

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Une belle saloperie, « ce n’est pas du trash pour du trash »

Événement | Moins de 18 ans s’abstenir : du jeudi 17 au dimanche 27 janvier, l’association grenobloise RbGp propose la deuxième édition de son événement à caractère érotique lié au papier et à la microédition. Aux manettes, Richard Bokhobza, graphiste et éditeur, et Gaëlle Partouche, directrice de la librairie Les Modernes. Le premier nous en a dit un peu plus.

Alice Colmart | Lundi 14 janvier 2019

Une belle saloperie, « ce n’est pas du trash pour du trash »

« Tout de suite, le nom interroge ! » lance Richard Bokhobza de l’association grenobloise RbGp en présentant la manifestation gratuite Une belle saloperie, « émanation du Microsaloon, vivier de la microédition que l’on organise chaque année en mai ». Mais si le Microsaloon n’a pas de thème particulier, Une belle saloperie prend en l’occurrence un parti bien précis, puisque les expositions, les rencontres et l'installation interactive traitent d’érotisme. « On a une attirance pour l’immoralité, une volonté d’irrévérence. Tout tourne autour de l’imagerie du corps, sans censure ni limite. Mais ce n’est pas non plus du trash pour du trash ! » En effet, l’événement vise avant tout à détourner les stéréotypes autour de la pornographie. « Lorsque l’on parle d’érotisme, on pense à des endroits très identifiés autour de thématiques, à des lieux où l’on vend des sextoys… Ce n’est pa

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Étienne de Crécy : house concept

Soirée | Le pape de la "french touch" sera samedi 1er décembre à la Belle électrique, et c'est un événement.

Damien Grimbert | Mardi 27 novembre 2018

Étienne de Crécy : house concept

Paris, milieu des années 1990. Si la scène électronique locale connaît depuis quelques années une véritable effervescence, il lui reste encore à séduire la critique et vendre des disques à grande échelle. Un défi que va relever un petit groupe d’amis, en associant à des sonorités plus patinées, moins sauvages, que celles des raves de l’époque (house, disco, pop, downtempo…), un sens aiguisé du design graphique et un goût affirmé pour le second degré. C’est l’avènement de la fameuse "french touch", dont Étienne de Crécy, moitié du duo Motorbass avec Philippe Zdar, architecte de la compilation collaborative Superdiscount et cofondateur du label Disques Solid, va devenir l’un des principaux étendards. Le succès est immédiat, et va se prolonger dans les décennies suivantes par le biais d’une série de projets s’appuyant tous peu ou prou sur ces mêmes acquis initiaux : deux autres volets de Superdiscount (en 2004 et 2015), une performance live audiovisuelle qui va écumer les plus grands festivals du monde entier (Beats’n’Cubes, à partir de 2007) sans oublier d’innombrables remixes pour des artistes de premier plan comme Kraftwerk,

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Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Événement | Le Microsaloon, manifestation couteau suisse consacrée à la microédition, revient ce samedi 20 mai pour une troisième édition grenobloise. Temple à ciel ouvert de la sérigraphie, du fanzine et du "do it yourself" de l’édition, ce "saloon" prône un artisanat de qualité. Rencontre avec Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza qui l'organisent.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Samedi 20 mai aura lieu quartier Championnet à Grenoble la troisième édition du "saloon" de la microédition. Quelle est votre définition de la microédition ? Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza : Il s'agit de la fabrication d’objets papier, que ce soit l’écriture, le dessin, le graphisme…, par des passionnés, qu’ils soient éditeurs indépendants, artistes ou pratiquants amateurs. Des objets produits ​de façon autonome et bien souvent artisanale. En résumé : livres, fanzines, affiches, tracts, dépliants... Les techniques tournent autour de la main : photocopie, sérigraphie, collage... C’est donc une édition qui prend son temps, qui a peu d’argent et qui favorise l’expression libre et les expérimentations, dans une idée de partage et de transmission des savoirs et des moyens de production.​ Quel est le but de ce "saloon" ? Il a pour vocation de présenter un large panel des productions papier d’ici et de maintenant, de faire découvrir la ​formidable (sur)

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Du glamour et du Hell-O-Tiki au Maïly’s

MUSIQUES | Ce jeudi, le bar à concerts grenoblois se met en mode "Mondo Exotic !" avec une soirée entre surf rock garage, DJ et shows burlesques.

Damien Grimbert | Mardi 14 juin 2016

Du glamour et du Hell-O-Tiki au Maïly’s

Porteuse d’un univers visuel et sonore riche et chamarré, la pop culture américaine des années 1960 sera à l’honneur ce jeudi à l’occasion de la soirée Mondo Exotic !. Organisé à l’initiative de l’association BBB (pour Burlesque, Bigoudis et Bricolage), de retour après quelques années d’absence, cet événement pas comme les autres sera placé sous le double signe d’une thématique « hawaïenne » (surf music, exotica, sculptures tiki, torches et cocktails colorés) et d’une programmation pluridisciplinaire réunissant performances burlesque, concert live et DJ-set. Après une première partie glamour à souhait qui verra défiler les numéros de Velma Von Bon Bon (en photo), Aleksei Von Wosylius, X’tatix Doll et Wanda De Lullabies sous le regard bienveillant de la maîtresse de cérémonie Bettina Corleone, ce sera au tour de la formation belge Hell-O-Tiki de prendre d’assaut la scène. Auteur d’un surf rock garage irréprochable influencé conjointement par la musique de Dick Dale, le cinéma d’horreur kitsch des années 1960 et les comédies grivoises de Russ Meyer, le quatuor masqué formé en 2009 à Arlon cédera ensuite la place aux sélections acidulées du DJ lyonnais Frank’n’Fu

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Le théâtre jeunesse en vitrine le 1er juin

Théâtre / lecture | Deuxième édition pour l'événement national baptisé "Le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse". À Grenoble, il aura lieu à la librairie Les Modernes et au Muséum.

Tiphaine Lachaise | Mardi 24 mai 2016

Le théâtre jeunesse en vitrine le 1er juin

Le mercredi 1er juin, jeunes et moins jeunes sont invités à se retrouver autour des écritures théâtrales jeunesse avec en stars des textes souvent méconnus du grand public. Après une première édition l'an passé au Musée de Grenoble qui « a su trouver son public » (selon Gaëlle Partouche, responsable de la librairie Les Modernes qui coorganise l’événement), cette nouvelle se déroulera en deux temps. Tout commencera à 17h dans la vitrine de la librairies Les Modernes (rue Lakanal), avec la lecture de L’Ogrelet de Suzanne Lebeau par les Grenoblois d'Anagramme. Oui, dans la vitrine. Une expérience peu ordinaire qui permettra d’entendre le texte de l’intérieur du magasin comme de l’extérieur, invitant curieux et passants à le découvrir. La suite se déroulera dans le jardin des plantes du Muséum de Grenoble, « avec une solution de rechange si jamais il pleut ». Quatre associations se relaieront pour des lectures d’œuvres choisies, comme le fameux Mon frère, ma princesse de Catherine Zambon récemment mis en scène par la Grenobloise Émilie Le Roux. Le 1er juin des écritures théâtrales jeunesse Aux

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Mission rock au Maïly’s

MUSIQUES | Ouvert en mars dernier au 27 place Jean Prévost, en lieu et place du 69, le bar-restaurant le Maïly’s s’est transformé ces derniers mois en véritable plaque (...)

Damien Grimbert | Mardi 3 novembre 2015

Mission rock au Maïly’s

Ouvert en mars dernier au 27 place Jean Prévost, en lieu et place du 69, le bar-restaurant le Maïly’s s’est transformé ces derniers mois en véritable plaque tournante pour les amateurs de concerts rock et assimilés. Convivial et sans prétention, le lieu ne se cantonne pas pour autant à la seule scène locale, comme le prouvent les deux très bons concerts qui y sont organisés cette semaine. Première étape dès ce mercredi 4 novembre (oui, là, maintenant, tout de suite) avec la formation garage/psyché/fuzz suisse The Jackets (en photo), signée sur le label Voodoo Rhythm, accompagnée en première partie du duo orgue/batterie local Moonrite qui réunit Yann Cracker de Towerbrown et Julien de Qasar autour d’un univers dark/pop/psyché furieusement 60’s. Puis rebelote dès le lendemain (le jeudi 5 donc, si vous avez suivi) avec une Fête Souterraine organisée par Franche Touche et le label parisien La Souterraine qui accueillera le rock hardcore d’Et Après ?, le synth-punk de Taulard, et enfin la garage pop mélancolique du quatuor parisien Requin Chagrin qui commence à beaucoup, beaucoup fair

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1D touch, le streaming version « indé »

CONNAITRE | Les bibliothèques de Grenoble se lancent dans une aventure musicale « indépendante ». Et le font savoir avec une soirée de lancement organisée à la Belle électrique.

Damien Grimbert | Mardi 15 septembre 2015

1D touch, le streaming version « indé »

Plateforme de diffusion en ligne centrée sur les « contenus culturels indépendants », 1D touch s’est construite autour du double objectif de donner une visibilité aux artistes et labels indépendants dans l’univers impitoyable du streaming sur internet, tout en assurant à ces derniers une juste rémunération « susceptible de soutenir le renouvellement de la création et une diversité des expressions artistiques ». Une initiative méritante qui va bien au-delà de la seule dimension symbolique, la plateforme se targuant déjà d’accueillir 50 0000 artistes, 7000 labels, plus d’un million de titres… et zéro publicité. Financée (sous la forme d’un abonnement) par différents lieux et collectivités à travers la France, 1DTouch permet en contrepartie à ces derniers de composer leurs propres playlists et sélections, fournissant ainsi autant de portes d’entrée à l’auditeur indécis. À l’échelle locale, c’est le réseau des bibliothèques municipales de Grenoble qui s’associe au dispositif pour en permettre l’accès à ses abonnés, et organ

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Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

MUSIQUES | Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2015

Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est pour son coup d'essai. C'est qu'outre Autour de Lucie, dont le statut d'icône d'une certaine pop indé en fait sans doute un peu le grand frère (ou sœur) de l'événement ; les cautions soulisantes que sont le Grenoblois Lull et le Lyonnais Sly Appolinaire, à qui on ne la fait plus ; 49 Swimming Pools dont les membres n'ont plus l'âge de la conduite accompagnée mais dont la pop reste fraîche comme une rose qui éclorait à l'infini ; et bien sûr H-Burns (consulter nos archives le concernant) ; c'est bien la jeune garde de la nouvelle (oui, encore) pop française

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Il était une fois l’Amérique

MUSIQUES | Pour le premier concert payant de la Belle électrique, on a droit à une figure musicale souvent vue à Grenoble : la chanteuse franco-américaine Rosemary (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 janvier 2015

Il était une fois l’Amérique

Pour le premier concert payant de la Belle électrique, on a droit à une figure musicale souvent vue à Grenoble : la chanteuse franco-américaine Rosemary Standley. Une artiste à la voix impressionnante capable de passer d’un répertoire à l’autre avec une aisance sidérante. On l’a par exemple croisée cet automne à la MC2 dans le spectacle Birds on a wire (projet violoncelle-voix qui convoque Monteverdi, John Lennon, Leonard Cohen, Purcell…) ou encore cet été au Cabaret frappé en duo avec la chanteuse réunionnaise Christine Salem : deux très grands moments. Mais Rosemary Standley est avant tout la meneuse de Moriarty, groupe au folk tendrement barré et bricolé qui a donc la lourde charge d’inaugurer cette Belle électrique en mode concert. Un choix peu risqué tant la bande, en live, est une véritable machine de séduction.

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Dark touch

ECRANS | De Marina De Van (Fr-Irl, 1h30) avec Missy Keating, Marcella Plunkett…

Christophe Chabert | Vendredi 28 mars 2014

Dark touch

Après l’échec sans appel de Ne te retourne pas – et une dépression qu’elle évoquait dans son "roman" Passer la nuit – Marina De Van effectue un sursaut spectaculaire grâce à ce Dark touch tourné en Irlande, où elle consomme pour de bon son flirt avec le cinéma d’horreur. Tout en respectant les codes du genre et en installant un climat de terreur où suggestion et images chocs sont habilement dosées, De Van développe un propos particulièrement dérangeant sur les violences familiales et la résilience impossible. On comprend très vite – peut-être un peu trop – que Neve, 11 ans, est victime de maltraitance de la part de ses parents et que son "don" (elle déplace les objets lors de ses crises d’angoisse) est le véritable responsable de l’incendie qui a ravagé sa maison. Cousine lointaine de la Carrie de Stephen King, Neve va se transformer en ange vengeur qui va faire payer aux adultes les abus commis sur les enfants. De Van prend clairement le parti de sa jeune héroïne, ne la diabolise jamais et cherche à comprendre par quel mécanisme terrible elle s’avère incapable de discerner les preuves de tendresse d’un potentiel assaut sexuel. Sans com

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Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

MUSIQUES | Zoom sur les 17 que l’on peut écouter depuis le mercredi 26 février grâce à l'asso Dynamusic / Retour de scène. Certains seront même sur la scène de l'Ampérage le samedi 1er mars.

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

Peau – Instant T Un morceau pop et synthétique nappé d’électronique d’une subtilité remarquable, à l’image de l'univers musical de Peau. À découvrir en une du Petit Bulletin du 12 mars – Peau, par le morceau !   Léonid – Le Rebord de la vie Duo piano et chant, la partie vocale étant assurée par l’ancien guitariste de Sinsemilia.   Animali – The Alchemists De la pop grenobloise aux accents irréels et envoûtants. Un EP est annoncé pour cette année. Ils seront à l'Ampérage pour le concert de lancement de la Cuvée.

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Cuvée grenobloise, cru 2014

ACTUS | L’incontournable compilation dédiée à la scène musicale locale vient de sortir. À quoi sert-elle ? On en discute avec l’asso organisatrice et des artistes. Léa Ducré et Guillaume Renouard

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Cuvée grenobloise, cru 2014

La cuvée grenobloise (volume 13) ? « L’idée c’est de dire : regardez ce qui se passe à Grenoble ! » explique Benoît Perrier, directeur de Dynamusic / Retour de scène. Un instantané représentatif d’une région mais aussi d’une époque. « Les années 2000 étaient très reggae, puis on a assisté à la montée du pop-rock, alors qu’aujourd’hui on observe que tous les courants ou presque se parent d’une teinte électro. » Chaque année, l’asso grenobloise reçoit entre 70 et 120 candidatures et ne peut retenir que 16 ou 18 groupes. Pour faire partie des happy few, il faut séduire l’oreille d’un jury aussi éclectique que le sera la sélection finale. Directeurs de festival, programmateurs et techniciens font le tri aux côtés de journalistes locaux et d’un ou deux non-professionnels. Pour éviter les partis pris, les écoutes sont faites  « à l’aveugle », c’est-à-dire sans que le nom du groupe ne soit indiqué. L’équipe passe ensuite des j

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A touch of sin

ECRANS | À partir de quatre faits divers qui deviennent autant d’histoires se répondant les unes aux autres, Jia Zhang-Ke signe son film le plus aventureux, ainsi qu’une très courageuse vision de la Chine contemporaine, entre colère des anciens et désespoir de sa jeunesse. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 3 décembre 2013

A touch of sin

Un carnage sur une route de montagne, un homme qui prend les armes pour massacrer les édiles corrompues qui l’ont humilié, une maison de passe où les hôtesses rejouent sur un mode grotesque les grandes heures de l’Histoire maoïste… Tout au long des 130 minutes de A touch of sin, on est à deux doigts de se pincer pour être sûr que l’on assiste au nouveau film de Jia Zhang-Ke, maître chinois d’un cinéma contemplatif, post-antonionien et avide de métaphores. En même temps, le cinéaste semble avoir pris acte d’un système qui montrait largement ses limites lors de ses derniers opus et dont l’acmé, le sublime Still life, paraissait indépassable. Or, non seulement il choisit de prendre son cinéma à rebrousse-poil, adoptant une franchise dans le propos et une frontalité graphique qu’on ne lui connaissait pas, mais il parvient à conserver ce qui a toujours fait le prix de sa mise en scène : une manière unique d’inscrire les personnages dans un décor qui raconte autant leurs impasses intimes que les apories de la Chine d’aujourd’hui. Les armes ou les larmes Inspiré par quatre faits-divers qui lui confèrent sa structure éclatée et foisonnante,

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Cannes, jour 2 : du vieux avec des jeunes

ECRANS | "Jeune et Jolie" de François Ozon. "The Bling ring" de Sofia Coppola. "A touch of sin" de Jia Zhang-ke.

Christophe Chabert | Jeudi 16 mai 2013

Cannes, jour 2 : du vieux avec des jeunes

Ce deuxième jour — moins pluvieux que ce qui avait été annoncé — a marqué l’irruption de la jeunesse dans les différentes sélections. Pas la jeunesse des cinéastes, mais la jeunesse comme sujet d’étude. Ce qui, en soi, dit déjà la limite de Jeune et jolie de François Ozon (en compétition) et The Bling ring de Sofia Coppola (en ouverture d’Un certain regard) : deux films qui prétendent faire un point sur la jeunesse contemporaine, mais qui n’en gardent en définitive qu’une matière à dissertation, sentimentalo-cul chez Ozon, sociologique chez Coppola. Jeune et jolie est en cela particulièrement contestable. Il attrape son héroïne, Isabelle (Marine Vacth, très bien, même si le film aurait pu lui ouvrir une palette d’émotions encore plus grande), 17 piges, dans la lunette d’une paire de jumelles, sur une plage déserte, en plein bronzage topless. Ozon s’offre un effet de signature très visible par rapport à son œuvre, mais c’est une fausse piste ; pas de voyeurisme là-dedans, mais le portrait en «quatre saisons et quatre chansons» d’

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L’odyssée Seapunk

MUSIQUES | Pour fêter ses deux ans d'existence, le collectif grenoblois Avalanche invite le duo milanais Sea Punk Gang. L’occasion rêvée de faire le point sur ce courant éponyme improbable, venu des fins fonds d’Internet. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Lundi 4 mars 2013

L’odyssée Seapunk

Non content de nous faire découvrir en permanence des courants musicaux venus des quatre coins du monde, Internet a passé ces dernières années l’étape suivante, en les créant de toutes pièces. Et à ce titre, la mouvance Seapunk est un cas d’école. Tout commence en juin 2011, lorsqu’un petit réseau d’amis venus des quatre coins des États-Unis et issus de milieux créatifs (DJs, producteurs, graphistes, designers, clippeurs, stylistes…), s’amuse à imaginer, par tweets interposés, un courant esthétique et musical inédit. Rassemblant leurs obsessions communes pour les débuts d’Internet (cette époque fascinante du milieu des années 90 où tous les médias fantasmaient sur la « cyberculture » et les « autoroutes de l’information ») autour d’une thématique marine, le courant Seapunk naît ainsi d’un kitschissime melting-pot d'influences comme seule la nerdosphère peut en générer. Jeu vidéo Sega Ecco The Dolphin, séries télé Seaquest et Bob L’éponge, film Waterworld, dessins animés japonais, mouvement new age, trance commerciale… Le courant Seapunk s’épanouit sur les réseaux sociaux pendant tout l’été sous forme de visuels de dauphins, sirènes et palmiers

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Cuvée, décuver

MUSIQUES | On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes (...)

Laetitia Giry | Vendredi 15 février 2013

Cuvée, décuver

On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes et ayant pour point commun d’être « d’ici ». Des groupes – petits ou grands – que l’association Dynamusic écoutent un à un chaque année depuis douze ans pour choisir ceux qui figureront sur la compil Cuvée grenobloise… « Représentative mais pas exhaustive », cette sélection sur disque (sortie ce 20 février) est l’occasion d’un concert spécial. Sur scène : les bien connus et actifs Trompe le monde avec leur rock un peu déjanté, les étonnants Apple Jelly, fiers d’un son rappelant les Kinks et incitant fortement l’auditeur à remuer les pieds (voire les mains) de manière frénétique. Et pour finir, le folk des Modern Folks (dont on a déjà parlé) et qui, décidément, a ce quelque chose de séduisant qui fonctionne. Du côté des absents du concert mais présents sur le disque : les inénarrables

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MUSIQUES | Post-rock / Grenoble : capitale du post-rock ? Bon, on ne va pas s’avancer non plus… Pourtant, la ville a déjà vu naître le collectif Rien, et héberge désormais Magnetoscop. Comme le groupe vient présenter son premier album à l’Ampérage, on a rencontré Fabien Cosi et Jeremy Fontana, respectivement bassiste et guitariste dans ledit groupe. Laetitia Giry

Laetitia Giry | Lundi 3 décembre 2012

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Dans la famille scène locale, on demande Magnetoscop. Fort de plus d’un an d’existence en tant que formation à cinq, Magnetoscop. a enregistré son premier album en février 2012. Une fleur dans le goudron s’inscrit dans la lignée d’un rock instrumental contemplatif parfait pour faire planer l’auditeur, et dont le groupe est très satisfait. Un album, neuf morceaux aux durées très variables : « On ne se met aucune limite, on se fiche complètement de la durée. » Cette apparente désinvolture s’impose en réalité comme un point fort, car l’album s’appréhende comme un tout, s’apprécie dans les différents rythmes qui se déploient dans un va-et-vient assez hypnotique. Peut-être proche de celui de la mer, la même qui s’affiche avec grâce et aplomb sur la pochette du disque… Sons et images Une image pas seulement décorative, qui prend sens quand l’on sait l’importance des vidéos dans le travail du groupe. Son nom n’est pas anodin et dit leur amour pour le cinéma (essentiellement des années 20 et 30) et pour la prise d’images. Attachés à ce « 

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"Intouchables" : oh la bonne surprise !

ECRANS | D’Olivier Nakache et Éric Toledano (Fr, 1h52) avec Françoi Cluzet, Omar Sy, Audrey Fleurot…

Christophe Chabert | Mercredi 26 octobre 2011

Raconter l’amitié entre un ancien homme d’affaires, tétraplégique après un accident de parapente, et un gaillard de banlieue tout juste sorti de prison, en voilà du sujet casse-gueule. Mais Olivier Nakache et Eric Toledano ont su slalomer entre les écueils et si leur film s’avère émouvant, c’est aussi parce que l’émotion ne surgit jamais là où on l’attend. On aurait pu se retrouver avec une double dose d’apitoiement (sur les handicapés et sur les déclassés), mais les deux s’annulent et le film raconte la quête d’une juste distance entre ce qui nous contraint (son corps ou ses origines) et ce que l’on aspire à être. C’est en refusant la compassion facile que le film trouve son ton, parfois au prix d’un effort un peu mécanique pour ménager l’humour et la mélancolie, mais en s’appuyant sans arrêt sur son atout principal : un couple de comédiens qui, comme les personnages qu’ils interprètent, ne semblaient faits ni pour se rencontrer, ni pour se compléter à l’écran. Rivé à son fauteuil, François Cluzet doit réfréner son tempérament explosif et physique, tandis qu’Omar Sy, assez bluffant, troque en cours de

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Corps fragile

SCENES | Dans L'Oubli, toucher du bois, Christian Rizzo épure son univers plastique, mise davantage sur les corps et les mouvements des danseurs, tout en explorant toujours les mêmes questions : la fragilité, la disparition, la finitude. Jean-Emmanuel Denave

François Cau | Mercredi 24 novembre 2010

Corps fragile

Les pièces antérieures de Rizzo plongeaient le spectateur dans des univers chargés d'accessoires et de costumes étranges où se déroulaient de lents rituels esthétiques. Avec pour thématiques obsédantes : la chute, le vide, la disparition, l'absence. Et une structure dominante : les relations entre les corps, les objets et la lumière. Les thématiques restent aujourd'hui les mêmes, mais le chorégraphe se concentre davantage sur les corps, l'improvisation dansée, le mouvement. Ou se sert de sa propre biographie : «Dans mes spectacles je dis toujours “je“ à travers d'autres personnes que moi. Mon individualité se fond dans la multiplicité scénique : les corps et les voix des danseurs, mais aussi la musique, les lumières, le décor... Toutes mes pièces sont sous-tendues par une dramaturgie autobiographique, comme un fil conducteur qui avec le temps devient de plus en plus visible». De fait, L'Oubli, toucher du bois s'ouvre sur une séquence de déménagement où les danseurs débarrassent le plateau d'objets utilisés par Rizzo dans d'anciennes pièces : plante verte, sphère noire, casque de moto, tas de vêtements... À la fin, il ne reste plus qu'une sorte d'immense cube de bois vide, avec s

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