Cabaret frappé – jour 5 : comme prévu

Aurélien Martinez | Samedi 27 juillet 2013

Sous le chapiteau, ce vendredi 26 juillet, c'était un peu le choc des générations. D'un côté les Grenoblois de Contratakerz ; de l'autre les Britanniques de The Herbaliser. Si les premiers ont été fidèles à leur univers (que l'on a souvent pu voir à Grenoble, localisme oblige), les seconds, qui officient depuis plus de 15 ans, ont littéralement embrasé le public avec un set musical groovy. Et ce grâce à leur fanfare très hip-hop-jazzy. Pendant plus d'1h30, les cuivres se sont mélangées avec le scratch, et c'était tout simplement parfait.

En début de soirée, sous le kiosque du Jardin de ville, on avait rendez-vous avec les Kenyans de Just a band, et leur électro funk soul hip-hop & co (on retrouve même des sonorités reggae). Là aussi, la rencontre avec le public s'est faite, leur musique se prêtant parfaitement à la fusion.

Une avant-dernière soirée qui fut donc comme on l'imaginait. À noter que si le festival se terminera le dimanche 28 juillet au Ciel avec le concert de Dark Dark Dark à guichets fermés, la dernière soirée du Cabaret frappé sera ce samedi 27 juillet, avec Mineral, le projet de Craig Walker, l'ancien chanteur d'Archive ; et surtout l'excellent Get Well Soon. Mais pour un compte-rendu de ces concerts sur le site du PB, il faudra attendre une semaine – une histoire de vacances, de coupure Internet & co. Désolé!

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Cabaret frappé – jour 6 : vers le calme

MUSIQUES | Une soirée globalement calme pour ce dernier concert au Jardin de ville. Épique avec Get well soon, lyrique avec F.M, platonique avec Mineral... Deux réussites donc, qui se doivent à des innovations très riches au niveau instrumental. Eloi Weiss

Aurélien Martinez | Lundi 5 août 2013

Cabaret frappé – jour 6 : vers le calme

Get well soon : un groupe allemand, une pop qui ne fait pas semblant. Konstantin Gropper (chanteur et meneur) intériorise les chansons avec fougue, tantôt au clavier, tantôt à la guitare sèche, tantôt au ukulele, transportant les consciences vers un univers épique vibrant. Les instruments sont pluriels : une diversité qui fait la force de cette pop baroque. Avec beaucoup de simplicité, les sonorités tantôt d'un mélodica, ailleurs d’une calebasse ou d'un tambourin, apparaissent furtivement et agrémentent en totalité cette puissante transe musicale. Un mélange homogène et limpide. Le violon transporte le tout, rythmé sur une ligne de basse impeccable. C'est un moment d'évasion pure que nous a donné à parcourir Gropper et son groupe pour ce concert sous le chapiteau du Cabaret frappé. Leur dernier album Scarlet Beast O'Seven Heads est un long film à regarder en écoutant. Chaque piste est riche en références cinématographiques : une musique d'images et de sentiments, une musique de film qui se ressent sans ménagement en live. Il n'y a qu'à voir leur clip R

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Cabaret frappé – jour 4 : des hauts et un bas

MUSIQUES | Soirée cosmopolite jeudi au Cabaret frappé, avec un concert sous le chapiteau aux couleurs du reggae et un autre sous le kiosque plus oriental... et décevant. Aurélien Martinez (sur Riff Cohen) et Eloi Weiss (sur le reste !)

Aurélien Martinez | Vendredi 26 juillet 2013

Cabaret frappé – jour 4 : des hauts et un bas

Elle avait tout pour lancer les hostilités du jeudi avec talent. Soit « un sac rempli d'influences héritées de ses multiples origines (Afrique du Nord, Sud de la France) et d'une immense culture rock que la jeune femme trimbale, quelque part entre une Camille gnaouie, Muriel Moreno (Niagara), une Natacha Atlas punk et la Claire Boucher de Grimes » comme on l’écrivait avec enthousiasme dans notre numéro festival. Sauf que, malheureusement, la sauce n’a pas pris au Cabaret frappé. Devant des Grenoblois comme toujours nombreux (les concerts gratuits de 19h, sous le kiosque, sont extrêmement suivis), Riff Cohen (puisque c’est d’elle qu’il s’agit) n’a pas su captiver l’audience, malgré les très bons musiciens qui l'accompagnaient. La faute à une approche de la scène chancelante et peu investie (il faut de la maîtrise pour s’imposer à des personnes pas forcément là pour la musique), la chanteuse semblant victime d’un buzz qu’elle n’arrive pas encore à digérer (la vidéo de son tube À

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Cabaret frappé – jour 3 : branchées les guitares

MUSIQUES | Un duo déconcertant, un trio séduisant, un juste retour au blues originel américain et un Burger fidèle à lui-même : on a eu droit à quatre groupes survoltés en ce troisième jour de Cabaret frappé. Le tout avec des guitares savamment exploitées. Eloi Weiss

Aurélien Martinez | Jeudi 25 juillet 2013

Cabaret frappé – jour 3 : branchées les guitares

« Secouer la lune » : c'est ainsi que se fait nommer le duo Heymoonshaker programmé ce mercredi 24 juillet, en plein milieu de la troisième soirée du Cabaret frappé. Deux mauvais garçons –  Andrew Balcon, guitariste et chanteur, et Dave Crowe, beatboxer surprenant – qui ont habité la scène avec une constance impressionnante. Bières en main, cigarettes au bec, le pantalon à peine remonté : leur entrée fut singulière. Provocants, mais plein d'enthousiasme donc, les deux Anglais au style blues décharné et rock électrique étaient deux et bien plus à la fois. En guise d’instruments : une seule guitare, tenue par un Andrew Balcon à la voix rauque très poussée. Et c’est tout. Enfin, presque... Car il y a Dave Crowe : le beatboxer hors pair, seulement armé d’un micro, se transforme à chaque concert en une incroyable batterie humaine. Il incarne les lignes de basse, son corps traçant dans l'air un semblant de partition. Il est un groupe de musiciens à lui tout seul, comme le sont les meilleurs beatboxers. Sur scène, Heymoo

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Autour du Cabaret

CONNAITRE | Le Cabaret frappé, ce n'est pas seulement une scène musicale intense. « Autour des concerts » ils appellent ça. Des lectures, un bus à l'arrêt très mouvementé, un after infatigable : une multitude d'événements modestes et variés. On vous en parle plus en détail. Eloi Weiss

Aurélien Martinez | Mercredi 24 juillet 2013

Autour du Cabaret

Lire c'est la santé Crieur public ? Ça existe encore. Pas besoin d'un étalage d'informations criées au tambour ou à la flûte à manche : simplement des poésies, parfois une contrebasse, un peu de Giono, du Woody Allen... Un moment de calme, les pieds dans l'herbe et l'esprit dans l'infini des mots. Lectures à la Roseraie du Jardin de ville, du lundi 22 au samedi 27 juillet de 20h et 21h ; entre le concert gratuit du kiosque et l'ouverture du chapiteau. Le programme :-Mercredi 24 juillet : Jofroi de la Maussan, de Jean Giono par Michel Ferber de la Cie Les 7 familles-Jeudi 25 juillet : lecture poétique. Florilèges de poèmes et textes en prose de et par Sylvie Fabre G et Didier Pobel-Vendredi 26 juillet : Travails, de et par Hervé Bougel publié par Les Carnets du dessert de lune, 2013-Samedi 27  juillet : Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture, de Woody Allen, par Sophie Vaude et Stéphane Czopec du collectif Troisième Bureau Au commencement il y a les jeux Du 22 au 27 juillet, entre 17h et 20h, la Maison de

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Cabaret frappé jour 2 : explosion fauve

MUSIQUES | C’était la soirée la plus attendue du festival, la seule à afficher complet depuis des semaines. Elle a tenu toutes ses promesses, avec un Lescop à l’aise et – surtout – un collectif Fauve électrique. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mercredi 24 juillet 2013

Cabaret frappé jour 2 : explosion fauve

En 2002, sur son premier album Ceci n’est pas un disque, le groupe de hip-hop décalé TTC livrait l’un de ses meilleurs titres : De pauvres riches. « Putain c’est la merde / Pourquoi tu dis ça ? / Chez moi c’est la misère / Ah ouais t'as trop raison / Ici c’est la galère / Reprends du champagne man, de toute façon ce week-end on se barre sur la côte. » Il y a de ça chez le collectif Fauve : un côté problèmes de riches scandés façon rappeur sur une musique très rock. Un truc à n’écouter qu’au premier degré comme on l’écrivait ici (même si les parodies sont nombreuses sur le web). « Nique ta mère le blizzard » hurle d’ailleurs, comme un jeune du XVIe parisien en pleine rébellion, le survolté meneur du collectif, qui n’hésite pas à ouvrir le concert avec le titre Saint Anne. « Enfin voilà, je vous dresse le tableau : je suis né dans une famille plutôt aisée / J’ai toujours été privilégié / J’

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Cabaret frappé – jour 1 : Cody ChesnuTT est grand !

MUSIQUES | Le Cabaret frappé a inauguré sa quinzième édition ce lundi 22 juillet, à 19h, au Jardin de Ville et sous la pluie. Mais c’est véritablement Cody ChesnuTT, prodige (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 juillet 2013

Cabaret frappé – jour 1 : Cody ChesnuTT est grand !

Le Cabaret frappé a inauguré sa quinzième édition ce lundi 22 juillet, à 19h, au Jardin de Ville et sous la pluie. Mais c’est véritablement Cody ChesnuTT, prodige de la soul, qui a lancé les hostilités vers 22h. Casque militaire, poing en l'air, il tordait le micro de sa musique vive. Une musique de combat – Cody ChesnuTT le revendique. Celui qui est arrivé après la vague soul américaine (celle qui prit fin autour des années 80 et qui donna ensuite des styles complètement nouveaux avec Michael Jackon, Barry White & co), a quitté la scène musicale après un franc succès en 2002. Jusqu’à ce retour éclatant, avec l’album Landing on a Hundred sorti l’an passé. Sur scène, Cody ChesnuTT, c’est une fusion soul-rock qui l’incite à épouser sa guitare et le public. Une sorte de Marvin Gaye réincarné, porté par des musiciens grandioses. Il y a un air de gospel, et puis il y a cette intention d’élever les consciences par et pour la musique, de la rendre contagieuse. T

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Salade composée

MUSIQUES | Vendredi 16 novembre à partir de 21h à l’Ampérage, les Grenoblois de Contratakerz dévoileront Parpaing en couilles, leur premier album. Contratakerz, c’est un (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 9 novembre 2012

Salade composée

Vendredi 16 novembre à partir de 21h à l’Ampérage, les Grenoblois de Contratakerz dévoileront Parpaing en couilles, leur premier album. Contratakerz, c’est un collectif hip-hop qui existe depuis un an et réunit des membres d’autres groupes : Ekors et El Kasper des fameux Monkey Theorem (dont on a déjà causé quelques fois dans ces pages – on est fan de leur flow et de leur clip Le Topo !), Ticsi et Vesty du duo MZ Mafia, le rappeur Kespar (originaire de Besançon nous dit-on) et le producteur-rappeur-compositeur Linkrust. Pour info, tout ce petit monde s’est rencontré autour de l'association Contratak Prod, qui regroupe rappeurs, graffeurs, vidéastes... Sur CD, Contratakerz  livre un rendu bien ficelé qui rentre parfaitement dans les codes du genre, malgré quelques passages en espagnol qui surprennent (dans le bon sens !). Mais c’est en live que le crew emporte l’adhésion, comme l’on a pu s’en rendre compte à la rentrée lors de la

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