Les soirées de décembre et janvier

MUSIQUES | Par Damien Grimbert

Damien Grimbert | Lundi 2 décembre 2013

Photo : Laurent Chanez


Arnaud Rebotini

Il a beau être déjà passé pas mal de fois à Grenoble ces dix dernières années, on ne se lasse jamais de revoir Arnaud Rebotini (cette fois-ci lors de la soirée Unit 2 Lesson 12, organisée par The Dare Night). D'autant que sa transition vers une techno "old-school" composée uniquement avec des boites à rythmes et synthétiseurs analogiques, amorcée dès 2008 avec son album Music Components et magistralement confirmée en 2011 avec l‘envoutant Music Gave Me Religion, s'avère aujourd'hui plus pertinente que jamais. Hypnotique, dark et sans concession, la musique d'Arnaud Rebotini possède cette dimension sans faille, profondément instinctive et intemporelle, face à laquelle tous les gimmicks et plug-ins dernier cri ne feront jamais le poids.

Unit 2 Lesson 12, jeudi 12 décembre au Drak-Art

 

Ackeejuice Rockers

Si elles ont mis quelques temps avant de trouver leur place à Grenoble (une ville toujours un peu réfractaire à la nouveauté, même si ça va nettement mieux depuis quelques années), les différentes sonorités ghetto & bass music sont désormais bien intégrées dans le paysage musical local. Elles bénéficient même, désormais, de leur soirée attitrée organisée par Bass Jump, Est-ce que tu Bass ?, dont la sixième édition réunira aux côtés des locaux Motorhaze et Mahmoud & Bilal, le Lyonnais Juksbowl, le Bruxellois Redrum et en tête d'affiche le très en vue duo italien Ackeejuice Rockers. Au programme, trap, moombahton, global bass, jungle, juke, footwork, UK garage… et plus si affinités.

Est-ce que tu Bass ? #6, avec Ackeejuice Rockers, samedi 14 décembre au Drak-Art
Suite à l'obligation du Drak-Art de dorénavant fermer à 2h du matin, la soirée est maintenue mais la venue du duo italien Ackeejuice Rockers est annulée. 

Marklion

Fer de lance de l'avant-garde électronique française au sein du trio chiptune furibard Dat Politics, et évoluant désormais en solo depuis quelques années, Marklion sera l'invité de la dernière soirée Go Bang! de l'année, clôturant ainsi en beauté le cycle de festivités organisées pour les dix ans de Chica-Chic. Résolument hors-tendance et passionnément singulier, ce fervent adepte du Do It Yourself a sorti au printemps dernier sur son propre label Alpage Records son premier album solo, Grande Camouflage, manifeste éclectique et absolument inclassable où se côtoient synthés vintage, noisy house, électronica barrée, synthpop mélancolique et une myriade d'autres influences qu'on serait bien en mal de cataloguer. Une chose est sure, c'est intense, remuant, innovant et émouvant, et on a très hâte de découvrir ça en live.

Go Bang! avec Marklion, mardi 17 décembre à la Bobine

Maelstrom & Louisahhh!!!

Pour la prochaine édition de sa soirée Avalanche, le collectif du même nom a frappé un grand coup, en invitant deux des nouvelles figures de proue de la scène électronique actuelle. Parrainée par Brodinski et nouvelle égérie de son label Bromance, Louisahhh!!! s'est d'abord initiée aux sonorités house et techno dans les clubs new-yorkais, avant de rejoindre Los Angeles en 2006 où, après plusieurs collaborations vocales remarquées, elle s'est attelée à forger son propre style, à la fois percussif et mélodique. Fusionnant sonorités techno vintage et influences bass music plus contemporaines, le Français Maelstrom s'est quant à lui fait repérer par le crew Sound Pellegrino, avant de signer deux EPs très remarqués sur BNR Trax et sur Zone. Vivement janvier…

Avalanche #15 avec Maelstrom & Louisahhh!!!, vendredi 24 janvier au Drak-Art


Unit 2 Lesson 12

Arnaud Rebotini + Maxime F + Aymeric Ponsart + Rek
Drak-Art 163 cours Berriat Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Go bang ! Post-soirée

Marklion + Rescue
La Bobine 42 boulevard Clemenceau Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Holocène 2019 : notre sélection d'artistes à découvrir à Alpexpo

Festival | Pour sa troisième édition, le festival Holocène fait déjà peau neuve sur les questions de format et d'accueil du public (lieu unique avec un Alpexpo revisité en trois scène, vendredi 18 et samedi 19 octobre). Reste le nerf de la guerre : la programmation. La preuve par 7.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Holocène 2019 : notre sélection d'artistes à découvrir à Alpexpo

Hocus Pocus Voilà le grand retour, on ne sait pour combien de temps, du très culte collectif hip-hop-jazz nantais aux sympathies allègrement west-coast, après pratiquement une décennie d'absence consacrée notamment à des projets parallèles (comme C2C). C'est à Holocène qu'HP clôt une tournée des festivals particulièrement remplie. Vendredi à 21h45 Blu Samu Énième incarnation de la Belgian invasion, Blu Samu a déjà été aperçue cet été du côté du Cabaret frappé. La revoici à Holocène aux commandes d'un rap down tempo dont le flow smoothie jusqu'à l'écoeurement n'est pas sans évoquer les atmosphères soyeuses d'une Sade milléniale. Vendredi à 22h45 Lorenzo Bob vissé sur la tête, survet' vintage, flow à la résonance nasillarde, Lorenzo, Empereur du sale et prince du Rien à branler, est à la fois l'incarnation du ra

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Arnaud Rebotini en six morceaux

Soirée | Résumé en six points de la passionnante carrière du musicien et compositeur de musique électronique français qui sera vendredi 13 avril sur la scène de l'Ampérage pour une "Nuit techno" très attendue – et pas seulement parce qu'il vient d'obtenir un César grâce à sa BO pour le film "120 battements par minute" !

Damien Grimbert | Mardi 3 avril 2018

Arnaud Rebotini en six morceaux

Aleph – Seed SPC1 (1995) Avec ce morceau furibard et brut de décoffrage extrait de son premier EP sans titre sorti sur Artefact (label français phare de l’époque créé par le pionnier Erik Rug) sous l'alias Aleph, Arnaud Rebotini faisait ses tous premiers pas discographiques dans la musique électronique. Mélange de breakbeat et d’électro surchargé d’énormes nappes acides, ce Seed SPC1 taillé pour les raves a, comme beaucoup de titres de cette période, plutôt bien vieilli. Zend Avesta – One of these days (2000) On a parfois un peu tendance à l’oublier, mais Arnaud Rebotini, ce n’est pas que de la grosse techno qui tape. Comme en témoigne cette petite perle downtempo jazzy délicate et subtile issue de l’album Organique de son projet Zend Avesta, portée par le chant envoûtant de l’Islandaise Hafdís Huld Thrastardottir, à l’époque vocaliste du groupe GusGus. Une fois encore, le tout n’a pas pris une ride.

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Arnaud Rebotini : « Ce César est un symbole de reconnaissance pour la musique électronique »

Soirée | « Si la musique de "120 battements par minute" a une profondeur, c’est qu’elle est la voix de ceux qui sont morts, qui ont perdu des proches, qui se sont battus et qu’on n’a pas voulu entendre. Je dédie ce prix à ces héros oubliés, d’hier et aujourd’hui. Act Up existe toujours et le sida n’est pas qu’un film. » Voilà ce qu’a déclaré, ému aux larmes, le musicien et compositeur de musique électronique Arnaud Rebotini lorsqu’il a reçu début mars le César de la meilleure musique originale pour le fameux film de Robin Campillo. On a profité de cette actu pour lui poser quelques questions avant sa venue à l’Ampérage dans le cadre d’une nuit techno très attendue.

Aurélien Martinez | Mardi 3 avril 2018

Arnaud Rebotini : « Ce César est un symbole de reconnaissance pour la musique électronique »

Les organisateurs de la nuit techno à laquelle vous participez vous présentent comme un « poids lourd du mouvement électro », voire même comme un « vétéran »… Ces qualificatifs vous conviennent-ils ?! Arnaud Rebotini : Vu l’âge que j’ai [47 ans], je ne suis pas un débutant donc oui, on peut dire ça. Après, ce sont des qualificatifs de promoteurs et de journalistes, il faut donc les prendre comme tels… Un vétéran qui connaît en ce moment une "nouvelle jeunesse" du fait de l’aventure folle que fut – et qu’est encore – le film 120 battements par minute, sorti en août 2017 et dont vous avez composé la bande originale… Plus qu’une nouvelle jeunesse, c’est plutôt la continuité de mon travail avec Robin Campillo, puisqu’il s’agit du deuxième film que l’on a fait ense

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Arnaud Rebotini : Enjoy the noise

MUSIQUES | PORTRAIT / Baroudeur musical éclectique, mélomane hardcore, actuellement membre du duo Black Strobe au côté d'Ivan Smagghe, Arnaud Rebotini viendra inaugurer de son imposante présence les soirées Electro/choc au George V, à l'initiative du Mark XIII. François Cau

| Lundi 31 janvier 2005

Arnaud Rebotini : Enjoy the noise

Tout de noir vêtu, ses deux mètres assortis d'un gabarit pour le moins robuste, sa longue mèche striant son visage fermé, Arnaud Rebotini ferait presque peur. Confronté au bonhomme en novembre dernier au Rex Club parisien, à la soirée de lancement de l'album de The Hacker, on n'osait même pas croiser son regard, de peur de se faire foudroyer sur place. Et pourtant, coincé aux platines entre ce dernier et Miss Kittin, il avait eu raison de nos défiances via un set en appelant aux sources électro, des incontournables tubes new-wave aux plus perfides des basses technoïdes. Pour sa venue en terre grenobloise aux côtés des excellents Jerome D et The Fly (et des non moins excellents Human Body et Havoc pour la before), un petit récapitulatif s'imposait. Fondu au noir, raccord hasardeux sur ses premières années parisiennes. Sous le signe du V Loin des états d'âmes versaillais récemment exorcisés par le Klub des Loosers, Arnaud Rebotini vit assez bien sa jeunesse dans le Ve arrondissement parisien. Au lycée Jules Ferry (improbable vivier de pionniers parisiens de l'électronique, pour des raisons restant à déterminer), il croise les juvéniles Alex Gopher, Etienne de Crecy ou Nicolas Godi

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