Ibrahim Maalouf : un air venu d'ailleurs

Guillaume Renouard | Mardi 15 avril 2014

Photo : Denis Rouvre


Il y a quelques mois, Ibrahim Maalouf sortait son cinquième album, Illusions : un mélange détonnant de musiques traditionnelles orientales et de rock vitaminé. L'occasion de constater l'ampleur du chemin parcouru depuis ses premiers pas en tant que musicien classique.

L'artiste libanais s'est rendu célèbre par ses talents de trompettiste qu'il exprime sur des airs qui ne ressemblent à aucun autres, mêlant classique, cool jazz et influences orientales. Au fil de ses cinq albums, il a collaboré avec des artistes en tout genre, de Sting à Arthur H en passant par Vincent Delerm et Oxmo Puccino. Un éclectisme qui lui a permis d'enrichir ses influences et de s'ouvrir à de nouveaux horizons musicaux, pop-rock en tête.

Pour sa prestation à la MC2, il sera accompagné de trois (!) trompettistes, ainsi que de son quintette habituel, Franck Woeste au clavier, François Delporte à la guitare, Xavier Rogé à la batterie et Laurent David à la basse. Et de sa célèbre trompette à quatre pistons, mise au point par son père, musicien également, qui se désolait de ne pouvoir tirer de son instrument les quarts de ton essentiels au tempo des musiques arabes. En plus de ses multiples influences musicales, issues de deux cultures différentes, c'est sans doute de ce petit détail technique qu'Ibrahim Maalouf tire ce son si particulier.

Ibrahim Maalouf, vendredi 18 avril à 20h30, à la MC2


Ibrahim Maalouf

Trompettiste
MC2 4 rue Paul Claudel Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Ibrahim Maalouf : jazz star

Concert | Les rock stars existent dans tous les domaines musicaux, même en jazz. La preuve samedi 26 octobre sur la scène du Summum.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 octobre 2019

Ibrahim Maalouf : jazz star

Du jazz au Summum ? Rare sensation, mais il faut bien avouer que le parcours d'Ibrahim Maalouf est peu commun. Le trompettiste depuis longtemps ferraille dans les chemins de traverse, puisant dans les musiques latines et la pop mainstream d'autres pistes pour nourrir ses inspirations, pour aller plus loin que la figure déjà respectée qu'il aurait pu incarner, celle d'un descendant de Miles Davis, de Jon Hassell et d'Erik Truffaz. Le Libanais, modèle d'ouverture et de subtilité, que l'on a pu voir au petit matin dans un studio de télévision après onze heures d'avion improviser avec Samy Pageaux-Waro une mélopée tirant des larmes à la maquilleuse en plateau, est capable d'initier des moments d'émotion intenses dans quasi toutes les configurations, même immenses comme le Summum. Depuis son premier album en 2007, le neveu d'Amin Maalouf n'a ainsi cessé de défricher de nouveaux territoires, allant chercher un auditoire loin d'être acquis au jazz pour le ramener dans son giron, du moins l'initier, à l'instar de S3ns, dernier album en date très accessible, pas forcément renversant, mais là n'est pas l'enjeu : Ibrahim Maalou

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Ibrahim Maalouf : « Je suis un musicien d'aujourd'hui »

MUSIQUES | Le passionnant Ibrahim Maalouf revient à Grenoble avec ses musiciens pour un concert, plus pop que les précédents, dans l’immense Summum. Nous en avons profité pour poser quelques questions à celui qui, en dix ans d’une carrière fulgurante, est devenu une véritable rock star de la trompette.

Aurélien Martinez | Mardi 29 novembre 2016

Ibrahim Maalouf : « Je suis un musicien d'aujourd'hui »

Des salles combles partout en France, des tournées internationales, des récompenses à la pelle : vous êtes une véritable rock star ! Vous voyez-vous comme ça ? Ibrahim Maalouf : Oulala, pas du tout ! Je me sens très chanceux, c'est sûr, mais c'est le résultat de nombreuses années de travail intense, et de galères aussi. Ce n'est pas arrivé du jour au lendemain. Donc, je profite du succès, sans la sensation de l'avoir volé. Mais en sachant aussi que nos métiers sont comme ça : un jour t'es en haut, un jour t'es en bas de la vague. J'espère donc que je continuerai longtemps à susciter l'enthousiasme, mais peu importe ce qui arrive à l'avenir, je ferai toujours mon métier avec autant d'amour et d'envie. En ce moment, vous êtes donc sur le haut de la vague… Quelques jours après Grenoble, vous allez même faire la mythique salle parisienne de Bercy. Vous n’avez pas un peu le vertige ? C'est la plus grande salle de France, certes… Et le dernier jazzman passé par là, c'est Miles Davis en 1984. Donc c'est sûr que ça fait peur ! Mais bon, sur scène, je vais faire la seule chose que je pense à peu près savoir

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Professeur Ibrahim Maalouf

MUSIQUES | En plus d'être un trompettiste virtuose doublé d'une véritable rock star (comme il le prouvera sur la scène du Summum), Ibrahim Maalouf est un professeur déterminé. Fervent défenseur de l'improvisation musicale, il se bat contre un enseignement sclérosé qui freine selon lui la créativité des jeunes élèves.

Gabriel Cnudde | Dimanche 4 décembre 2016

Professeur Ibrahim Maalouf

S'il aime s'exprimer sur scène avec sa trompette, Ibrahim Maalouf apprécie tout autant prendre la parole dans les salles de classe. Parce qu'un artiste qui ne participe pas à la transmission de ses connaissances n'en est pas vraiment un explique-t-il. Issu d'une famille d'enseignants, le trompettiste virtuose a commencé à gagner son premier argent de poche avec des cours privés avant d'atteindre de prestigieux conservatoires pour instruire les plus jeunes. Seulement, comme lorsqu'il compose et monte sur scène, Ibrahim Maalouf n'apprécie pas les cases qu'ont créées ses prédécesseurs. Opposant à une vision jugée rétrograde de l'enseignement de la musique classique en France une approche différente, le musicien va parfois au clash avec les directions. En 2013, il démissionne de son poste au Conservatoire d'Aubervilliers, où il juge l'enseignement trop « figé ». C'est qu'il n'entend pas faire de ses élèves des trompettistes d'orchestre ou des solistes. Son cheval de bataille à lui, c'est l'improvisat

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Les Tigres du Futur, rock de série B

MUSIQUES | Le groupe plus ou moins énigmatique, dont la musique se rapproche d'un garage rock furieusement psychédélique, sera mercredi 26 octobre à Grenoble. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 18 octobre 2016

Les Tigres du Futur, rock de série B

Avouons-le d’emblée, on reste quelque peu circonspects, pour ne pas dire franchement dubitatifs, concernant l’authenticité de la biographie des Tigres du Futur. Cinq musiciens de studio aux noms à consonances italiennes, auteurs de bandes-son de films italiens et mexicains tellement obscurs qu’il n’en subsisterait aucune trace sur internet, réunis en 1978 par un légendaire producteur du département de l’Hérault dénommé Jo-Bernard Castagneri ? Tout cela demande une bonne dose d’incrédulité. Ce qui ne fait aucun doute en revanche, c’est l’excellence des compositions du groupe, réunies sur deux albums sortis fin 2012 et début 2016, Collection Illusions Sonores Vol 1 & 2. Mélange incandescent de garage rock furieusement psychédélique et de discrets emprunts synthétiques à l’âge d’or de la cosmic disco et de la library music italienne, la musique des Tigres du futur s’avère, en dépit de ses influences hautement hétérogènes, d’une cohérence sans faille et d’une efficacité redoutable. Ajoutez à cela des clips, pochettes d’albums et titres de morceaux qui sonnent comme autant d’hommages aux après-midis passés entre amis à chasser

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Je vous souhaite d'être follement aimée

ECRANS | De Ounie Lecomte (Fr, 1h40) avec Céline Sallette, Anne Benoit, Elyes Aguis…

Vincent Raymond | Mardi 5 janvier 2016

Je vous souhaite d'être follement aimée

Ounie Lecomte n’en a pas fini avec la thématique de l’adoption. Un sujet intime qu’elle avait déjà abordé frontalement (sans laisser d’impérissable souvenir, d’ailleurs) dans Une vie toute neuve (2008), inspiré de son propre parcours. Plus abouti, ce nouveau film a pour figure centrale une kiné née sous X décidée à retrouver sa mère biologique pour calmer ses tourments existentiels ; il dresse cependant le portrait de trois, voire quatre générations chamboulées dans leur identité. Malgré des atouts de poids, allant de la musique d’Ibrahim Maalouf à la distribution "auteur" de prestige (une lignée Françoise Lebrun/Anne Benoît/Céline Sallette, tout de même…), malgré un questionnement légitime sur le droit de connaître ses origines, et une approche tactile des relations entre les personnages, Je vous souhaite d'être follement aimée se distend peu à peu, s’égare et se dissout dans ses propres interrogations, pendant que le spectateur anticipe sur des rebondissements cousus de fil blanc. Dommage.

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

MUSIQUES | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

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Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

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Aurélien Martinez | Jeudi 29 mars 2012

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«La nostalgie, c’est les larmes au coin des yeux de mon père quand il parle de là-bas. » Avec Les Illusions du provisoire, le Théâtre du Grabuge donne la parole aux gens trimbalés entre différentes terres. Cette phrase que l’on entend dans le spectacle interroge la place d’un homme mûr. Est-il de là-bas ? D’ici ? Ici, c’est le 8e arrondissement de Lyon, quartier Laennec-Mermoz, où une tour d’habitation a été vidée de ses occupants pour être démolie. Tous les témoins qui figurent dans cette création n’ont pas forcément vécu dans cet immeuble désormais muré, mais là n’est pas la question. Qu’ils soient Algériens, Géorgiens, Coréens, ex-Yougoslaves, Tahitiens, ils ont tous en commun l’expérience de l’exil et du déracinement, mais ne se font pas passéistes. Ils savent aussi que leur vie est en partie ici. Comme ce nouveau retraité qui pensait retourner dans son pays d’origine la retraite venant mais qui, presque par surprise, découvre qu’il s’est construit une vie en France. Le Théâtre du Grabuge ne se contente pas d’un manifeste social et politique en livrant un spectacle de théâtre qui tient parfaitement la route. Géraldine Bénichou (à la mise en scène), Sylvain

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Ibrahim Maalouf : « Je n’aimais pas la trompette »

MUSIQUES | Entretien avec Ibrahim Maalouf, trompettiste franco-libanais. À mi-chemin entre le jazz et la musique orientale, ses deux premiers albums ont été acclamés par la critique. Sur scène, c'est accompagné de son quintet qu'il propose de redécouvrir sa musique, dans une version plus rock. Propos recueillis par Laurence Magnaudet

François Cau | Mercredi 24 novembre 2010

Ibrahim Maalouf : « Je n’aimais pas la trompette »

Vous êtes issu d'une famille de musiciens. La musique a été une évidence pour vous ? Ibrahim Maalouf : Oui et non. Mon père m'a appris la trompette très tôt, mais j'avais envie de faire autre chose. Je voulais devenir architecte. Et puis j'ai intégré le Conservatoire national supérieur de musique de Paris, et j'ai commencé à participer aux concours internationaux. Je me disais que je devais aller le plus loin possible dans ce que je pouvais faire dans le registre classique. Je l'ai fait. Et puis j'ai voulu arrêter. Arrêter la musique ? Pourquoi ? D'abord je n'aimais pas la trompette. J'en ai fait parce que c'était l'instrument de mon père et que j'avais des facilités. Mais je trouvais le son trop dur. Si aujourd'hui je devais refaire d'un instrument, ce serait quelque chose de plus doux, comme le piano ou la guitare. La trompette, ça peut être doux, mais à l'époque, je ne le savais pas. Et finalement, vous avez décidé de continuer, mais dans un autre registre... Oui. J'ai rencontré Maurice André, qui m'a dit de trouver mon propre son. J'ai repris la trompette, ma

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Trompette hurlante

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François Cau | Jeudi 16 septembre 2010

Trompette hurlante

«Ce qu'on propose sur scène est très différent des albums. On doit jouer un ou deux titres des disques, et encore, dans des versions complètement modifiées. Sur scène, c'est beaucoup plus rock. Si les gens viennent pour entendre le disque, ils peuvent être déçus. Lors d'un concert, un homme est même parti en hurlant à l'escroquerie.» Dans l’interview qu’il accordait à nos adorables confrères lyonnais en juillet dernier, Ibrahim Maalouf a le mérite de la franchise presque suicidaire. Mais honnêtement, après avoir écouté Diasporas et Diachronism en boucle, ce genre de précaution nous ferait plutôt bigrement envie. Cet ancien collaborateur de Vincent Ségal, M, Amadou & Mariam, Arthur H, Lhasa (qui lui fit découvrir l’électro) ou même Vincent Delerm (ça arrive même aux meilleurs) a tracé sa propre voie jazz, éclectique, élégante, joueuse. Son concert du 3 décembre à la Rampe d’Echirolles est attendu avec fébrilité.

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