Boucan d'enfer

Benjamin Mialot | Mardi 24 juin 2014

À Saint-Maurice-de-Gourdans, on ne badine pas avec les nuisances sonores. Preuve en est de la «règle de bon voisinage» suivante, lisible sur le site de la commune : «chacun veillera à respecter les horaires de bricolage et de jardinage bruyants, à éviter que son chien se sauve et aboie en permanence et à faire en sorte que le pot d'échappement de chacun de ses véhicules à moteur soit tenu en bon état». Pas le genre d'endroit, en somme, qu'on s'attend à voir ouvrir ses chemins vicinaux aux fans de thrash, stoner, hardcore et autres musiques à haut voltage en comparaison desquelles une charge de rhinocéros sonne comme un trot de cheval miniature.

C'est pourtant le démoniaque miracle qui se produit chaque été depuis quatre ans grâce au Sylak Open Air. Rebelote en 2014 avec, notamment, Gojira, LA référence française du riff qui raidit la nuque, les Canadiens en kilt de The Real McKenzies, qui conjuguent au “no future“ le folklore écossais avec une incontestable efficacité, Turbonegro, monument scandinave du heavy rock grand guignol et Church of Misery, quatuor japonais dont la fascination pour les tueurs en série n'a d'égale que la surpuissance de son doom metal. Benjamin Mialot

Sylak Open Air, à Saint-Maurice-de-Gourdans (Ain) du 9 au 11 août

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Sylak Open Air, le Hellfest rhônalpin

MUSIQUES | Déjà la cinquième édition du Sylak Open Air, et toujours aucune baisse de tension en vue. Le petit frère bressan du Hellfest, la grand-messe (noire) des (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Sylak Open Air, le Hellfest rhônalpin

Déjà la cinquième édition du Sylak Open Air, et toujours aucune baisse de tension en vue. Le petit frère bressan du Hellfest, la grand-messe (noire) des musiques extrêmes, se paye même le luxe d'inviter Bernard Minet, deux ans après un concert triomphal d'un autre martyr télévisuel repenti, notre cher et tendre François Corbier. Au-delà de cette aimable plaisanterie qui ne manquera pas de réjouir les déconneurs tout-terrain d'Ultra Vomit (dont on espère qu'ils profiteront de leur très attendu retour scénique pour honorer la mémoire de Michel Delpech avec leur reprise de Pour un flirt), le casting de cette cuvée 2015 file le tournis plus sûrement qu'une nuit de "headbanging". Des légendes du sludge (l'enfant obèse et couvert de boue du blues) de Crowbar aux darons du hardcore new-yorkais de Madball en passant par les survivants du nu metal de (həd) p.e., les vétérans du death mélodique à la Suédoise de Dark Tranquillity et les "shredders" sous speed (pléonasme) de Dragonforce, il y en aura en effet pour tous les types de cheveux. Même si la traditionnelle soirée mousse qui ouvre les hostilités se chargera d'uniformiser tout ça. Benjamin

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