Cabaret frappé – jour 3 : c'est donc ça Tricky ?

MUSIQUES | Mercredi soir, Tricky, ancien Massive Attack et légende du trip hop, était attendu sous un chapiteau blindé. Sauf qu'il a oublié de venir (au sens figuré bien sûr). Sinon, on a aussi croisé Éric Piolle, le maire de Grenoble, qui a lâché quelques infos sur le devenir du Cabaret (pas forcément qu'au Jardin de ville), et qui a même tapé la discut’ avec Tricky. Drôle de soirée.

Aurélien Martinez | Jeudi 24 juillet 2014

Le marathon sonore de mercredi a commencé à 19h sous le kiosque avec l'énergique They call me Rico, pour se poursuivre à 21h sous le chapiteau avec les visiblement (on n'a pas pu les voir) très bons St-Lô. Mais bon, le clou du spectacle devait être Tricky, attendu pour 22h30 : une belle prise du Cabaret frappé, ce bonhomme étant tout de même une légende comme on l'expliquait ici. Certes, une légende plus aussi étincelante qu'à l'époque, mais une légende tout même, qu'on avait donc hâte de voir et d'entendre.

Un concert qui a eu des airs de dégustation à l'aveugle, toute lumière éteinte : là, pourquoi pas. Un concert où le meneur ne menait rien, laissant ses musiciens et sa chanteuse faire tout le boulot : là non. D'où un show déroutant avec un Tricky souvent de dos et muet, des morceaux qui se suivent dans une sorte de gloubi-boulga sonore (pas forcément déplaisant) et un public partagé entre admiration de la bête, encouragements à faire mieux et défaitisme acerbe (si on tendait l'oreille, on pouvait capter de nombreuses remarques pas très tendres).

Au fur et à mesure du concert (plus d'1h30 tout de même), le chapiteau s'est vidé, laissant une foule éparse subir les derniers flottements (une pause de 30 secondes entre deux titres par exemple), avant que le rappel ne finisse par sauver la soirée, avec une partie des spectateurs sur scène autour de la star fatiguée – c'est le premier adjectif qui nous est venu à l'esprit, mais peut-être que ce n'est pas le bon... Hallucinant, rageant et un brin pathétique.

Au Jardin de ville et ailleurs ?

Sinon, comme on l'écrivait plus haut, on n'a pas vu St-Lô, et c'est la faute à Éric Piolle, qui nous avait concocté une conf' de presse de dernière minute à 20h15, entre le concert de 19h et celui de 21h – on a donc dû décaler notre repas ! Le but : parler aux journalistes de la prochaine saison musicale avec les boss des festivals Jour & Nuit et Rocktambule, préciser que la Belle électrique sera bien ouverte en janvier 2015 (mais aucune date d'inauguration ne nous a été donnée) et faire un point sur les premiers spectacles programmés dans le Palais des sports maintenant géré par la Ville (la comédie musicale Dirty Dancing en juin ou encore Sinsemilia en décembre 2015).

Et puis, en toute fin de conférence, avant qu'Éric Piolle ne s'éclipse pour aller rencontrer Tricky (drôle d'idée), il fut question de la prochaine édition du Cabaret frappé, dont la forme va sans doute changer. Dans nos colonnes juste avant les élections, le futur maire de Grenoble évoquait l'idée d'une culture qui aille sur tout le territoire, ce qui a plutôt du sens – certaines parties de Grenoble sont beaucoup moins bien dotées que d'autres culturellement parlant. « Les festivals déjà bien ancrés doivent pouvoir se déplacer dans la ville » – un exemple ? « Le Cabaret frappé ».

Pourquoi pas : le festival étant géré par la Ville, cette dernière a toute latitude pour le modeler à sa guise. On attend tout de même de voir ce que cela donnera, car on peut pester contre un mauvais concert, mais dans l'ensemble, le Cabaret frappé est un excellent festival, notamment grâce à ses nombreux à-côtés gratuits réunis dans un même lieu.

Sinon, ce soir, ce sera forcément mieux sous le chapiteau du Cabaret, avec Cascadeur et Frànçois & the Atlas Mountains. Enfin on espère !

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Bonnie Banane, pop chaotique

Pop | Si vous êtes un peu désarçonnés à la première écoute d’un morceau de Bonnie Banane, on vous rassure : c’est parfaitement normal. Il faut dire que ces dernières (...)

Damien Grimbert | Vendredi 16 juillet 2021

Bonnie Banane, pop chaotique

Si vous êtes un peu désarçonnés à la première écoute d’un morceau de Bonnie Banane, on vous rassure : c’est parfaitement normal. Il faut dire que ces dernières années en France, on avait un peu perdu l’habitude de voir des artistes musicaux s’emparer d’esthétiques mainstream a priori bien balisées (chanson, pop, variété…) pour les transformer en autant de vivifiants terrains d’expérimentations. Il faut dire aussi que Bonnie Banane n’en est pas à un paradoxe près. Actrice formée aux arts dramatiques devenue musicienne à plein temps en l’espace d’une petite dizaine d’années, elle dispose de capacités vocales impressionnantes sans en faire pour autant un usage purement performatif, joue d’une désinvolture apparente pour mieux aborder en chanson des sujets tout sauf désinvoltes, concilie un certain héritage pop vintage très français et un goût prononcé pour les sonorités hyper-contemporaines venues d’outre-Atlantique (rap, électro, R’n’B)… Autant de grands écarts peu courants qui bousculent les attentes de l’auditeur dans un premier temps pour mieux le séduire insidieusement ensuite. Difficile en effet de résister au charme débridé et à la créativité folle qui se dégagent de son pre

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L'Anneau en attendant...

Culture | Les événements organisés en plein air cet été sont longtemps restés incertains. D’où l’idée de la Ville de Grenoble d’en regrouper plusieurs à l’Anneau de vitesse. Une bonne solution ? On a posé la question à quelques-uns des intéressés.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

L'Anneau en attendant...

Deux soirées complètes et une troisième qui a elle aussi bien fonctionné : le Festival Magic Bus n’a pas à regretter d’avoir dû quitter l’Esplanade pour rallier la scène de l’Anneau de vitesse. Après le premier soir, Damien Arnaud, coordinateur de Retour de Scène, jugeait que le public avait plutôt joué le jeu des consignes sanitaires. « Cela a fonctionné en bonne intelligence, dans une douce euphorie. » De quoi anticiper positivement le second événement confié à l’association cet été : le Cabaret frappé, du 16 au 20 juillet. Et même si ce n’est pas comparable – cette fois, on parle de concerts gratuits et sans doute de spectateurs autorisés à rester debout. Et 2022 ? Il est trop tôt pour dire si Retour de scène voudra revenir à l’Anneau de vitesse : « Cela pose question. On se dit que la volonté de la Ville n’est pas forcément de s’y installer durablement et l’Esplanade, elle, pourrait être en travaux. Les discussions se poursuivent. » Et la cohabitation entre associations ? « L’idée est bonne et, pour en avoir parlé avec d’autres organisateurs d’événements ailleurs en France, c’est assez rare pour être souligné. Après, c’est bien aussi que chacun

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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Les 10 saveurs de l’été en ville

GUIDE URBAIN | L’été, Grenoble et son agglo ne se vident pas totalement, grâce notamment à divers acteurs culturels qui proposent ici et là, souvent en plein air, des événements culturels alléchants. En voici dix pour rendre votre été en ville le plus ragoûtant possible.

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Les 10 saveurs de l’été en ville

Une semaine de concerts gratuits Depuis 2016, le Cabaret frappé, festival d’été de la Ville de Grenoble, est 100% gratuit. Soit, cette année du lundi 15 au samedi 20 juillet, six soirs de musique dans le Jardin de Ville repensé pour l’occasion (avec notamment une grande scène et un bar sous le kiosque) mêlant artistes installés (Neneh Cherry et Camélia Jordana le lundi par exemple), découvertes d’ici et (surtout) d’ailleurs (le Québécois Hubert Lenoir le mardi, les Palestiniens de 47Soul le mercredi, la Capverdienne Mayra Andrade le jeudi…) et scène locale. Le tout dans une ambiance parfaite faisant du festival le temps fort de l’été grenoblois, qu’on y vienne pour voir des concerts que l’on attend avec impatience (on vous les détaille ici), pour se laisser surprendre musicalement ou pour simplement se remplir de bière. Des lectures à la fraîche Chaque été, les bibliothécaires de l

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Cabaret frappé 2019 : mélange des genres

Festival | À la croisée de toutes les esthétiques et découvertes possibles (à commencer par les talents de la Cuvée grenobloise), le Cabaret frappé se livre à un autre mélange des genres que celui des styles musicaux, en proposant une programmation haut de gamme où la parité femmes-hommes est plus que respectée. Alors voilà ce que l'on pourra écouter chaque jour au Jardin de Ville de Grenoble.

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 juin 2019

Cabaret frappé 2019 : mélange des genres

Lundi 15 juillet Pourquoi commencer doucement quand on peut d'emblée frapper fort ? C'est ce que semble nous dire le Cabaret cette année en son ouverture. Aux côtés du trip-hop local d'Aora Paradox, issu du cru annuel de la Cuvée grenobloise, le festival dégaine d'entrée ses deux plus grosses têtes d'affiche. D'abord, Camélia Jordana, créature Nouvelle Star qui n'a jamais su choisir entre le versant populaire de la chanson et une liberté d'expérimenter à tout va (en témoigne son dernier disque sous le nom de Lost). Ensuite, la grande Neneh Cherry, carton jamais démenti des années 1990 toujours sur le pont après un long hiatus et quelques collaborations dans les années 2000 (CirKus, The Thing). À 54 ans, cette pionnière du hip-hop féministe a toujours autant la rage contre tous les impérialismes politiques, comme le prouve son dernier album Broken Politics, produit comme le précédent par le très pointu Four Tet. Mardi 16 juillet Après une soirée

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Festival : et voici la programmation du Cabaret frappé

Annonce | Rendez-vous du lundi 15 au samedi 20 juillet au Jardin de Ville de Grenoble, avec quelques têtes connues et, surtout, pas mal de chouettes découvertes. On fait un rapide point avant la sortie en juin de notre numéro festivals.

Stéphane Duchêne | Vendredi 17 mai 2019

Festival : et voici la programmation du Cabaret frappé

C'est un événement attendu à Grenoble que le dévoilement de la programmation du festival Cabaret frappé qui, tel un phare dans la nuit (certes courte) de juillet, vient éclairer l'été grenoblois. Et surtout l'animer musicalement. Avec toujours chevillées au corps et au cœur (de la programmation donc) une certaine idée de l'éclectisme et une idée certaine de la gratuité, puisque le prix est, rappelons-le, de nada, walou, que tchi. Or, à ce tarif défiant toute concurrence, rien qu'en ouverture lundi 15 juillet, on nous offre la très tendance caméléone Camélia Jordana et la légende Neneh Cherry. Et le lendemain, deux pépites, deux ovnis même, venus tout droit de la belle province (le Québec) pour lesquels la critique s'enflamme : Hubert Lenoir et Charlotte Cardin. S'ensuivront comme ça, au débotté (l'entièreté de la programmation est à consulter en bas de cet article), pour les jours suivants : un autre ovni

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« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

ACTUS | Voilà ce qu'a, entre autres, annoncé le maire de Grenoble Éric Piolle dans le cadre du "plan lecture 2018-2025" engagé par l'équipe municipale. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

« L’accès au réseau des bibliothèques de Grenoble sera gratuit pour tous dès juillet »

« Ce "plan lecture" s’appuie sur le constat que le réseau des bibliothèques de Grenoble est riche de ressources extrêmement nombreuses. C’est l’un des mieux dotés de France, nous en sommes conscients et fiers. Mais on remarque depuis une grosse dizaine d’années que la fréquentation décroît ; fréquentation essentiellement due à de grands lecteurs. L’enjeu est donc bien de donner envie à toutes celles et tous ceux qui se sentent moins proches du livre ou moins proches des bibliothèques, avec un point fondamental autour des adolescents et des jeunes adultes – seuls 28% des 15-24 ans fréquentent les bibliothèques de Grenoble, contre 53% dans les villes de même taille. » Vendredi 22 mars, soit trois jours avant le vote de la délibération en conseil municipal, le maire de Grenoble Éric Piolle, accompagné de son adjointe aux cultures Corinne Bernard et de la directrice des bibliothèques de Grenoble Isabelle Westeel, a présenté à la presse locale les grandes lignes de son "plan lecture 2018-2025". La «

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Le Transfo : en avant, jeunesse !

ACTUS | La Ville de Grenoble vient d'inaugurer ce nouveau lieu « dédié à la jeunesse et à l’engagement ». On y était.

Alice Colmart | Mardi 20 novembre 2018

Le Transfo : en avant, jeunesse !

« Un lieu d’émancipation pour les jeunes, d’appui, de ressources. Un lieu dédié à l’information, à l'engagement et à l'accès aux droits. Un lieu pour ancrer la place des jeunes dans la cité » : voilà comment le maire de Grenoble Éric Piolle a décrit vendredi 16 novembre Le Transfo, situé dans le quartier Ampère, lors de son inauguration où groupe de rap, vin chaud et ballons à l’hélium étaient au menu. Pour manœuvrer ce projet dans les tuyaux municipaux depuis 2009 (on est sur le bâtiment occupé précédemment par l’association Brise-Glace, du temps où c’était une friche artistique), en dehors du service jeunesse de la Ville de Grenoble, cinq autres structures (Cap Berriat, l’Adij, Unis-Cité, l’Afev et l’Institut de l’engagement) sont installées dans des locaux de 1500m² répartis sur cinq niveaux et structurés en différents espaces – un espace de coworking, des salles de réunion, des bureaux… « On va travailler autour de l’orientation, autour de la question de la construction identitaire par exemple » explique Olivier Andrique de l’association Cap Berriat lorsque Aline Dubuy de l’Adij (Association départementa

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Loran Stahl : « J’ai une responsabilité qui va un peu plus loin que le simple fait de choisir les artistes »

ACTUS | Après s’être occupé pendant quatorze ans de la programmation du Cabaret frappé, fameux festival musical de l’été grenoblois, Loran Stahl rejoint la Source, l’ambitieuse salle de concert de Fontaine. On l’a rencontré pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Mardi 4 septembre 2018

Loran Stahl : « J’ai une responsabilité qui va un peu plus loin que le simple fait de choisir les artistes »

Début 2018, Jean-François Braun, directeur et programmateur de la Source de Fontaine depuis son ouverture en 2010, annonçait son départ. Le voilà aujourd’hui remplacé par une figure bien connue dans l’agglo : Loran Stahl, ex-programmateur du Cabaret frappé qui vient tout juste de quitter le festival après avoir célébré ses 20 ans. Enfin, "remplacé", pas tout à fait. « Je suis maintenant responsable du spectacle vivant pour la Ville de Fontaine, ce qui inclut un travail de programmation à la Source mais aussi de, par exemple, prendre en compte la salle Edmond-Vigne ou encore la Fête de la musique. » Loran Stahl travaillera donc en lien avec Pascaline Thorel, directrice du Conservatoire de Fontaine qui, elle, a pris la direction de la Source, comme le Conservatoire se trouve dans les mêmes murs que les salles de concert. « Ce nouveau mode de fon

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Quand, l'été, la musique est bonne (et gratuite)

Sélection | Que celles et ceux qui n’ont pas prévu de déserter la chaleur iséroise tout l’été se rassurent : il y aura de quoi s’occuper en ville en juillet et en août, notamment avec des concerts haut de gamme et, ce qui ne fait pas de mal, gratuits. Suivez-nous.

La rédaction | Mardi 3 juillet 2018

Quand, l'été, la musique est bonne (et gratuite)

Des concerts au Jardin de Ville de Grenoble Du 16 au 21 juillet C’est le temps fort de l’été grenoblois, encore plus depuis qu’il est devenu gratuit : le Cabaret frappé revient pour une 20e édition qui offrira chaque soir pas mal de belles promesses musicales. Comme le lundi 16 juillet, jour d’ouverture, qui verra le psychédélisme turc d’Altin Gün se produire à nouveau à Grenoble après un passage envoûtant en début d’année à la Bobine. Le mardi, on célébrera entre autres le retour du groupe grenoblois mythique Gnawa Diffusion. Le mercredi en fin de soirée, on en prendra plein les oreilles (et, surtout, on dansera à n’en plus pouvoir) avec les Congoloais de KOKOKO! et leurs instruments créés avec des matériaux de récupération qui s’avèrent être percussifs à souhait. Le jeudi sera plus calme avec, notamment, le folk du génial H-Burns. Le vendredi, on sera là pour la Franco-Camerounaise (et très classe) Sandra Nkaké. Enfin, le samedi, on terminera en beauté avec Seun Kuti & Egypt 80, mythique formation afrobeat. Six soirs de musique passionnante (sachant que nous n’avons pas listé ici tous les artistes programmés) : merci le C

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Cabaret (frappé) d'ici et d'ailleurs

Festival | Toujours en renouvellement, avec ses (plus ou moins) jeunes pousses locales et, cette année, de belles têtes d'affiche sans frontières, le Cabaret frappé vise juste. Et frappe haut, comme on s'en rendra compte du lundi 16 au samedi 21 juillet au Jardin de ville de Grenoble.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Cabaret (frappé) d'ici et d'ailleurs

Derrière les têtes d'affiche qu'elle propose chaque année, il y a du côté de l'équipe du Cabaret frappé un prisme qui se veut d'abord grenoblois (ou local) et qui, en toute logique, s'attache à mettre en avant les talents d'aujourd'hui et de demain, à des degrés d'émergence plus ou moins avancés. Fait de découvertes et d'artistes affirmés en attente de confirmation (c'est la raison d'être de la Cuvée grenobloise, avec qui le Cabaret bosse), ce millésime annuel de talents qu'il est bon d'encourager est toujours enthousiasmant. Ainsi d'Arash Sarkechik, dont on avait évoqué ici la sortie du premier album solo Toutirabien ; de la chanson mauvaise herbe du trio Pelouse de l'activiste Xavier Machault ; de l'électro world fouineuse de Deyosan ; de la surf-music zinzin d'I'd Like to Surf ; ou encore du ta

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La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Événement | La quatrième édition de la Fête des Tuiles est prévue ce samedi 9 juin sur les cours Jean-Jaurès et de la Libération. Un temps festif « pour partager et se rassembler » comme le souhaite Éric Piolle, le maire de Grenoble.

Alice Colmart | Mardi 5 juin 2018

La Fête des Tuiles : la parade des gens heureux

Samedi 9 juin, deux kilomètres d’animations s’étendront du haut du cours de la Libération jusqu’au cours Jean-Jaurès, généralement occupés par la ligne de tramway et les automobiles. Et ce à l’occasion de la Fête des Tuiles, événement organisé depuis quatre ans par la Ville de Grenoble en souvenir des révoltes de la Journée des Tuiles de 1788 qui marquèrent le début de la Révolution française. « La Fête des Tuiles est le signe de la reconquête, du bien vivre et de la joie collective. C’est une fête essentielle pour partager et se rassembler en ces temps de replis et de fracture » a expliqué le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’une conférence de presse, avant d’ajouter que l’événement « ne cessait de grandir avec plus de 100 000 personnes présentes l’année dernière ». Demandez le programme C’est à travers une « scénographie en pleine nature » (des fresques dessinées au sol représentant la forêt, la rivière ou encore la prairie) que se déploiera cette quatrième édition. Au programme (gratuit), des animations préparées par des associations (150 en tout), une grande séance de yoga, des je

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Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

ACTUS | Encore des changements du côté du Théâtre municipal de Grenoble qui va accueillir deux artistes en résidence dès la saison prochaine (Pascale Henry et Julie Desprairies). Et va véritablement clarifier la nouvelle ligne artistique qui prend forme depuis plusieurs saisons.

Aurélien Martinez | Mardi 29 mai 2018

Théâtre municipal de Grenoble : « On est au tout début de quelque chose »

Ça (se) cherche en matière culturelle du côté de la municipalité de Grenoble depuis l’élection de l’équipe Piolle en 2014. Et ça (se) cherche notamment autour de la question du Théâtre municipal, approchée d’abord timidement avant de devenir un axe de travail majeur pour la direction des affaires culturelles de la Ville et l’adjointe aux cultures Corinne Bernard. Avec deux décisions marquantes : celle, en 2015, de véritablement rattacher les deux théâtres du bout du cours Berriat (le 145 et le Poche) au Théâtre municipal (ils étaient auparavant gérés par le collectif d’artistes Tricycle, débarqué houleusement) ; et celle, qui a pris forme progressivement depuis deux saisons, de demander à l’équipe dirigeante de faire une programmation moins estampillée théâtre de boulevard privé – ce qui était le créneau de la salle depuis pas mal de temps. « Pour moi, un théâtre municipal doit remplir des missions de service public, et du coup il ne peut pas fonctionner comme un théâtre privé

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Cabaret frappé 2018 : voici (enfin) les premiers noms

Festival | On attendait depuis des semaines (au moins !) la programmation de la vingtième édition du festival d’été gratuit de la Ville de Grenoble. La voici, du moins en partie. Rendez-vous au Jardin de Ville entre le lundi 16 et le samedi 21 juillet pour découvrir tout ça en live.

Aurélien Martinez | Mardi 24 avril 2018

Cabaret frappé 2018 : voici (enfin) les premiers noms

Douze : c’est le nombre de noms que vient de lâcher l’équipe aux commandes du Cabaret frappé. Avec, déjà, deux têtes bien connues à Grenoble : Arash Sarkechik, qui vient de sortir son premier album solo Toutirabien, et le trio Pelouse de Xavier Machault, qui malaxe rock et chanson pour le meilleur. On retrouve également dans cette première annonce d’autres têtes connues, cette fois-ci au niveau national : les fameux Gnawa Diffusion, le folkeux H-Burns et la grande Sandra Nkaké. Rayon événements, on note la venue de Seun Kuti (& Egypt 80), fils du légendaire Fela Kuti à qui l’on doit le term

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PB d'or 2017 : bonus

C'était 2017... | Avec un sujet qu'on aimerait moins brûlant et une politique culturelle en devenir.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : bonus

Le PB d’or du dossier qu’on aimerait voir se solutionner au plus vite : les bibliothèques de Grenoble Nous étions partis pour rédiger un PB d’or acerbe sur la gestion par la Ville de Grenoble du dossier de la fermeture de trois bibliothèques grenobloises annoncée en 2016 lors du dévoilement du fameux plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Car si les réflexions sur la modernisation du puissant réseau grenoblois peuvent s’entendre (surtout que les usages évoluent), mélanger ça avec un plan d’économies sans mettre sur la table un réel projet (vas-y que je te les ferme ; ah puis non finalement on verra ; au fait, vous connaissez les tiers-lieux ?) est une faute politique qui a allumé la mèche d’une contestation protéiforme difficile à calmer pour les élus. Mais voilà qu’en décembre 2017, alors qu’une nouvelle directrice du réseau (Isabelle Westeel) vient de prendre son poste, le maire de Grenoble Éric Piolle et son adjointe aux cultures Corinne Bernard ont organisé une réunion publique concerna

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Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

ACTUS | En février 1968, Grenoble accueillait les Jeux olympiques d’hiver après s’être grandiosement transformée pour l’occasion. 50 ans plus tard, la Ville et ses partenaires célèbrent cet anniversaire en grande pompe avec une apogée prévue début février. On fait le point.

Aurélien Martinez | Mardi 24 octobre 2017

Joyeux anniversaire les JO de Grenoble !

« C’est un projet qui nous occupe depuis un an et demi. » Mi-octobre, lors de la fastueuse conférence de presse organisée à l’Hôtel de Ville de Grenoble pour lancer les célébrations des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble, le maire Éric Piolle, accompagné de nombreux autres officiels, a joué au VRP. Avec l’idée que la célébration s’étale sur plusieurs mois (« on a coloré de nombreux événements ») jusqu’au 6 février, date anniversaire du lancement des JO de 1968 (ils ont duré jusqu’au 18). « Célébrer notre histoire, investir notre futur » : tel est le leitmotiv inscrit sur la première page du beau dossier de presse remis ce jour-là. Une expo lors de la Foire de Grenoble du 3 au 13 novembre, un ciné-concert sur la préparation des JO en 1968 lors des Rencontres Ciné Montagne du 7 au 11 novembre, des événements dans les stations de ski environnantes cet hiver… Il y aura de quoi faire avant début février 2018. Même si le gros aura lieu à partir de cette date.

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Orgue de la Collégiale Saint-André : quand la musique est de nouveau bonne

ESCAPADES | Le fameux orgue de l'église de la place Saint-André vient d'être rénové, notamment grâce à la Ville de Grenoble. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Mardi 10 octobre 2017

Orgue de la Collégiale Saint-André : quand la musique est de nouveau bonne

Samedi 7 octobre au soir, nous sommes allés à la messe. Avec le maire de Grenoble Éric Piolle même qui, après les prières, a pris la parole face aux fidèles (et aux moins fidèles), tout en ne manquant pas d’affirmer que sa présence en ces lieux avait quelque chose d’incongru. En effet. Mais si lui comme nous étions dans les murs de la Collégiale Saint-André, bâtiment religieux du XIIIe siècle trônant en face de l’Ancien palais du parlement, c’était pour l’inauguration de l’orgue restauré de ladite Collégiale. Soit l’un des plus anciens orgues de Grenoble : le site de la Collégiale mentionne 1686 pour « la construction de la tribune actuelle » avec un orgue qui comptait alors « une douzaine de jeux sur un seul clavier ». Mais c’est en 1898 que « le facteur d'orgues Charles Anneessens construit un orgue neuf sur deux claviers et un pédalier » (il a trois claviers depuis 1943). Et c’est celui-ci qui, suivant un projet en cours depuis 2010, a été rénové pour un coût total de 180 000 euros. « Par délibération en date du 17 novembre 2014, le c

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Et Grenoble deviendra "ville d’art et d’histoire"

ESCAPADES | Jeudi 22 juin, le maire de Grenoble Éric Piolle présentait à Paris, au ministère de la culture, un dossier pour soutenir la candidature de la ville au label national "ville d’art et d’histoire". À peine sorti de son oral, il annonçait sa réussite sur les réseaux sociaux. Retour avec lui sur les raisons qui font de Grenoble une "ville d’art et d’histoire" et ce que cette appellation va apporter à la ville.

Nicolas Joly | Mardi 4 juillet 2017

Et Grenoble deviendra

« Une formidable reconnaissance pour notre patrimoine culturel, urbain et paysager ! » écrivait jeudi 22 juin le maire de Grenoble Éric Piolle sur Facebook et Twitter. En question, la labellisation possible de la ville au titre de "ville d’art et d’histoire", suite à une soutenance faite par le maire au ministère de la culture ce même jour. Si la décision finale ne devrait être révélée que dans quelques semaines, Éric Piolle se montre déjà très optimiste quant à l’obtention de ce titre, qui représente pour lui « la reconnaissance de l’intérêt patrimonial de Grenoble comme une mosaïque de plus de 2000 ans d’histoire dans laquelle se mêlent les aspects naturels culturels, humains et sociaux de la ville ». Mais que signifie concrètement l’attribution de ce label pour Grenoble ? Selon le ministère de la culture, le label "ville et pays d’art et d’histoire" (VPAH) atteste de la volonté d’un territoire de « s'engager dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la création et à la qualité architecturale du cadre de vie ». D’un point de vue purement factuel, il s’agit d’une convention renou

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Un été musical… et gratuit

Les temps forts de l'été | L’été, les musiciens sortent des salles de concert obscures pour aller jouer à l’air libre, sous le soleil exactement. Zoom sur quatre possibilités pour en voir de près, à Grenoble ou juste à côté, et tout ça sans se ruiner.

Aurélien Martinez | Mardi 4 juillet 2017

Un été musical… et gratuit

Le Cabaret frappé Du 15 au 20 juillet Si vous ne le savez pas encore, c'est que vous ne nous lisez jamais parce qu'on l'a déjà évoqué 1000 fois. Mais puisqu’on est sympa et que, surtout, on est dans des pages sur les temps forts de l'été, on en remet une couche : depuis l'an passé, à la demande de la Ville de Grenoble qui pilote l'événement, le festival musical le Cabaret frappé est 100% gratuit. Du coup, la scénographie du Jardin de Ville, où se déroule le festival, a judicieusement été repensée autour d'une grande scène à ciel ouvert (fini le chapiteau-étuve) devant laquelle on a de la place pour s’ébrouer. Et, à côté, l'espace bar a été agencé sous le kiosque de façon à pouvoir profiter aussi bien de la musique que de ses potes. Vraiment bien. Pour la prog, on la détaille ici. Mais sachez déjà qu’en bons chenapans que nous sommes, le lundi 19 juillet nous excite vraiment !

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Cabaret frappé : cabaret de curiosités

Festival | On a bien ausculté la programmation de la 19e édition du Cabaret frappé, festival d’été de la Ville de Grenoble prévu du samedi 15 au jeudi 20 juillet et entièrement gratuit depuis l’an passé. Scoop : il y aura du beau monde à écouter au Jardin de Ville.

Stéphane Duchêne | Lundi 26 juin 2017

Cabaret frappé : cabaret de curiosités

À l'aube d'en finir avec sa deuxième décennie de frappadingueries musicales, le Cabaret grenoblois poursuit bien entendu cette année dans sa chère lignée : à savoir brasser les talents et les curiosités musicales en nombre et en qualité, entre rock, électro, world music ; talents du bout du monde comme du pas de la porte. Parfois les valeurs sûres peuvent être des découvertes et inversement : type Raul Midón (samedi 15 juillet), sorte de Stevie Wonder à guitare ; Nouvelle Vague (dimanche 16), qu'on ne présente plus (mais qui s'est adjoint les services d'Elodie Frégé) ; Olivier Depardon (lundi 17), qu'on ne présente plus non plus à Grenoble (et un peu partout ailleurs) ; le super duo world Fatoumata Diawara/Hini Zahra (mercredi 19) ; la musique pan-égyptienne d'Orange Blossom (mercredi 19 aussi) ou en

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La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

Événement | Samedi 10 juin aura lieu sur le cours Jean-Jaurès la troisième édition de la Fête des Tuiles, présentée par l’équipe municipale comme un événement populaire dédié « à ceux qui font Grenoble ». Le maire Éric Piolle nous en a dit un peu plus en marge de la conférence de presse.

Aurélien Martinez | Mardi 6 juin 2017

La Fête des Tuiles : « un temps de partage réjouissant »

« Le bilan des deux premières éditions est très positif, avec une mise en mouvement réussie de cette effervescence grenobloise, de ce mélange, de cette porosité… Une effervescence qui a lieu toute l'année et qui trouve dans la Fête des Tuiles un espace symbolique fort à investir ensemble. C’est véritablement un temps de partage réjouissant. » Voilà, lorsque nous l’avons interrogé sur le pourquoi du comment de cette Fête des Tuiles, ce que le maire de Grenoble Éric Piolle nous a répondu, avant de poursuivre : « L'esprit de cette journée, c'est que ceux qui font Grenoble se mélangent pour "faire ensemble". C'est dans cette diversité-là qu'émergent énormément d'innovations, de la qualité de vie, des changements… Tout ce qui fait que l’on aime habiter à Grenoble ! » D’accord. Issue d’une promesse de campagne lancée pendant les municipales de 2014, l’événement a toujours eu pour vocation de durer. « L’inscription dans le temps de grands événements comme celui-là prend du temps. On a tous en tête évidement l'exemple de la Fête des Lumières à Lyon : il faut nous aussi que l'on prenne le temps de faire c

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Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

ACTUS | Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez (...)

Jean-Baptiste Auduc | Jeudi 25 mai 2017

Bibliothèques à Grenoble : où en sommes-nous ?

Voilà un an que les conseils municipaux sont l’occasion pour le collectif "Bibliothécaires de Grenoble en lutte" ainsi que celui d’habitants "Touchez pas à nos bibliothèques" d’essayer de discuter avec la municipalité suite à la fermeture annoncée en juin 2016 de trois bibliothèques (Alliance, Hauquelin et Prémol). C’est chose faite avec leur intervention en conseil, le lundi 22 mai. "Touchez pas à nos bibliothèques" a pu s’exprimer dans le cadre du dispositif municipal d’interpellation citoyenne, puisqu’il a rassemblé plus de 2000 signatures dans une pétition. Le mot d’ordre des habitants : « ne pas abandonner la lecture publique dans les quartiers

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Cabaret frappé 2017 : voici la programmation complète

Festival | L'équipe du festival d'été de la Ville de Grenoble, prévu du 15 au 20 juillet au Jardin de Ville en mode 100 % gratuit, vient de dévoiler les quatre derniers noms de sa programmation.

Aurélien Martinez | Mardi 2 mai 2017

Cabaret frappé 2017 : voici la programmation complète

Aufgang, Nouvelle Vague, Molécule, Orange Blossom, Hindi Zahra & Fatoumata Diawara, Raul Midón, Lucille Crew, Marta Ren & The Groovelvets, Part-Time Friends et The Next Tape ont été annoncés précédement par le Cabaret frappé. Voici les quatre derniers artistes qui seront cet été sur la grande scène du Jardin de Ville : l'ovni français Jacques, à la coupe de cheveux aussi originale que sa musique – son mini tube Dans la radio en meilleur exemple. le fameux Grenoblois Olivier Depardon, guitariste-chanteur du feu groupe Virago qui poursuit sa route musicale en solo depuis quelques années – on a souvent vanté ses mérites ! les Grenoblois du Balani Sound System, qui couplent des sonorités électros à des percussions traditionnelles africaines pour un résu

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Cabaret frappé 2017 : encore trois nouveaux noms (dont les géniaux Aufgang)

Festival | Le festival musical de la Ville de Grenoble, prévu cette année du samedi 15 au jeudi 20 juillet (toujours au Jardin de Ville, et toujours en mode 100 % gratuit), vient d'ajouter trois artistes à sa programmation. Les voici.

Aurélien Martinez | Mardi 18 avril 2017

Cabaret frappé 2017 : encore trois nouveaux noms (dont les géniaux Aufgang)

« Deux pianos et une batterie, telle est l’équation miraculeuse du groupe Aufgang » comme on l'écrivait avec enthousiasme en 2013 lors du passage du groupe par la Bobine. Depuis, ils ne sont plus que deux : Rami Khalifé (le pianiste et accessoirement fils et frère de grands musiciens) et Aymeric Westrich (le batteur), le troisième ayant quitté l'aventure. À Grenoble, ils débarqueront avec dans leurs valises un nouvel album baptisé Turbulences qui confirme qu'ils n'ont rien perdu de leur énergie. Le Cabaret en profite pour également annoncer deux nouveaux groupes qui fouleront la scène du Jardin de Ville mi-juillet : le duo pop-folk français Part-Time Friends et les locaux de

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Cabaret frappé 2017 : voici quatre nouveaux artistes

Festival | Le festival musical de la Ville de Grenoble, prévu cette année du samedi 15 au jeudi 20 juillet (toujours au Jardin de Ville, et toujours en mode 100 % gratuit), va dévoiler chaque semaine à partir d'aujourd'hui sa programmation. On fait le point.

Aurélien Martinez | Mardi 11 avril 2017

Cabaret frappé 2017 : voici quatre nouveaux artistes

On savait déjà pour le groupe à géométrie variable Nouvelle Vague, les Français d'Orange Blossom et le duo entre la Franco-Marocaine Hindi Zahra et la Malienne Fatoumata Diawara (notre article est ici). Voici que le Cabaret frappé vient de dévoiler le nom de quatre nouveaux artistes qui se produiront cet été au Jardin de Ville. Le jazzman américain Raul Midón, sorte de version à six cordes de Stevie Wonder. Lucille Crew, collectif basé à Tel Aviv dont on avait vite fait causé lors de son premier passage en terres grenobloises. La chanteuse portugaise très soul Marta Ren, accompagnée du groupe The Groovelvets. Le Français Molécule (photo), qui viendra défendre l'album 60°43’ Nord créé s

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Cabaret frappé 2017 : les premiers noms

Festival | Le directeur du festival musical de la Ville de Grenoble, prévu cette année du samedi 15 au jeudi 20 juillet, vient d'annoncer trois des concerts que l’on découvrira cet été au Jardin de Ville. En mode gratuit, comme l’an passé.

Aurélien Martinez | Jeudi 16 février 2017

Cabaret frappé 2017 : les premiers noms

C’était la grande nouveauté de 2016 : le passage du Cabaret frappé en mode 100% gratuit. Un changement dicté par diverses considérations qui s’est avéré plus que payant (la Ville a annoncé quelque 50 000 spectateurs sur la semaine de concerts), d’où notre PB d’or enthousiaste de la fin décembre. Concernant la programmation de la prochaine édition, qui aura lieu du samedi 15 au jeudi 20 juillet (un chevauchement sur deux semaines pour éviter de rentrer en concurrence avec le festival Le Grand Son, prévu lui du 18 au 23 juillet), quelques noms ont été dévoilés par le directeur du festival Loran Stahl : Le groupe français à géométrie variable (beaucoup d’artistes fém

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Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

ACTUS | Après les coupures du fameux "plan de sauvegarde" (comme l’annonce de la fermeture de certaines bibliothèques), Corinne Bernard, adjointe aux cultures à la Ville de Grenoble, tente de reprendre la main. Lors du conseil municipal du lundi 6 février, elle a présenté une délibération-cadre dans le but de dévoiler, à mi-mandat, les grandes directions de la politique culturelle de l’équipe Piolle. Décryptage du document.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 13 février 2017

Grenoble : un contrat municipal pour parler à la culture

Devant l’Hôtel de Ville de Grenoble, avant le conseil municipal, le cérémonial se poursuit mois après mois. Des colonnes de policiers filtrent les entrées. En face, des manifestants luttent, entre autres, pour garder les bibliothèques ouvertes. Le dialogue semble en panne entre la culture et Grenoble ? L’équipe municipale veut le relancer. « La culture est un enjeu symbolique : il y a des débats, des combats autour de cela » euphémise le maire Éric Piolle le lundi 6 février avant la présentation par l’adjointe aux cultures d’une délibération-cadre censée calmer les esprits. Celle-ci a pour but de donner (à la suite des délibérations de juillet 2014 et septembre 2016) les grandes orientations en matière de culture – le deuxième budget de la Ville. Deux termes y reviennent : la clarté et l’indépendance. Pour ce dernier mot, cela passe par une déclaration d’intention : « la Ville soutient les artistes dans leur indépendance et leur liberté » lit-on dans le document. D’accord. Joint à la délibération, un recueil de 69 pages (« Modalités d’accompagnements ») essaie

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PB d'or 2016 : musique

C'était 2016... | Avec du changement côté Cabaret frappé, des images fortes ou encore une confirmation.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : musique

Le PB d’or de la bonne surprise : la nouvelle configuration du Cabaret frappé En janvier 2016, la Ville de Grenoble convoquait la presse pour annoncer un changement de taille : le Cabaret frappé, festival musical qu’elle organise chaque été au Jardin de Ville, passerait en gratuité totale – contre, auparavant, une première partie sous le kiosque en accès libre et, ensuite, une série de concerts payants sous chapiteau. Une décision politique motivée par un souci de faire évoluer le festival né en 1999, mais surtout par des considérations financières, cette gratuité permettant paradoxalement de réduire pas mal de coûts – plus de chapiteau par exemple. Pourquoi pas, même si, du coup, nous pouvions craindre une édition 2016 au rabais… Sauf que ça ne s’est pas produit, grâce justement à cette nouvelle organisation qui a redonné du souffle au dispositif. Le Jardin de Ville fut ainsi judicieusement repensé par l’équipe organisatrice autour d’une grande scène et d’un bar sous le kiosque, ce qui ne donnait

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Culture sous haute surveillance politique

politique culturelle | Fini le temps où les politiques culturelles étaient construites main dans la main avec les artistes et les professionnels ? Aujourd’hui, les élus semblent de plus en plus vouloir se réapproprier ce secteur avec, parfois, des méthodes abruptes et des arguments spécieux – ah, le fameux mot élitisme mis à toutes les sauces. Retour sur les derniers faits en date, notamment à Seyssinet-Pariset.

Jean-Baptiste Auduc | Lundi 31 octobre 2016

Culture sous haute surveillance politique

« On n’a pas très envie de revenir sur ce sujet. » Voilà ce qu’on nous répond à l’Ilyade de Seyssinet-Pariset lorsqu'on cherche à joindre l’équipe pour évoquer les difficultés qu’elle rencontre avec la mairie (de droite) et l’adjoint à la culture Frédéric Battin. Retour en mars 2016. La directrice de la salle de spectacle, Noémi Duez, boucle sa programmation pour la prochaine saison. Mais juste avant le dévoilement de celle-ci, la mairie lui demande un changement : sur les 17 spectacles prévus, un va devoir disparaître de la plaquette. Ce sera Vous reprendrez bien une petite danse, pièce de danse contemporaine présentant des personnes âgées. Comme l’Ilyade est une salle municipale (ce qui est le cas de nombreuses autres dans l’agglo), l’élu à la culture dispose d’un droit de regard. « Je me dois de donner une couleur à la programmation. Il nous a semblé que ce spectacle était celui qui correspondait le moins à ce que nous voulions pour l’Ilyade. » La programmation est pourtant un travail en soi, confié à la directrice et son équipe. Alors pourquoi cette décision, justifiée entre autr

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Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

ACTUS | Après la prise de parole remarquée du metteur en scène français Joël Pommerat contre la politique culturelle de la Ville de Grenoble en juin dans "Libé", c’est au tour d’acteurs culturels grenoblois de prendre la plume, cette fois-ci dans "L’Humanité". Et ils dressent eux aussi un constat sévère, même s’ils assurent être prêts à se mettre autour d’une table avec le maire et son équipe.

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juillet 2016

Grenoble : une tribune d’artistes grenoblois interpelle la Ville

Ça continue de débattre de la politique culturelle de la Ville de Grenoble dans la presse nationale. Après la tribune du metteur en scène Joël Pommerat écrite suite à son passage à la MC2 avec son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis et titrée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle », après celle du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corine Bernard en réponse à Pommerat elle aussi parue dans Libé en juin et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale », c’est L’Humanité qui a publié mercredi 20 juillet un texte remettant en cause la politique cul

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Cabaret frappé 2016 : cabaret cabré

Festival | Zoom sur la dix-huitième édition du festival musical grenoblois, prévue du lundi 11 au samedi 16 juillet, au jardin de Ville.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juillet 2016

Cabaret frappé 2016 : cabaret cabré

Dans un club de foot arrive toujours le moment où, pour des raisons financières, le directeur sportif s'efface devant la toute puissance du trésorier et de sa machine à faire des nœuds sur les cordons de la bourse. La chose, on ne le sait que trop, vaut dans la culture où le crédit laissé à la direction artistique prend alors des airs de débit (et de dépit). C'est peu ou prou ce qui arrive cette année au Cabaret frappé. Contraint de passer à la gratuité totale pour des raisons qui ne sont pas que budgétaires, il s'agit donc de se cabrer tout en continuant de miser sur « les têtes d'affiche de demain ». Et non seulement de faire comme si c'était 100% volontaire, mais en plus comme si c'était vrai. Car, en auscultant la programmation, ça ne l’est qu'à moitié : on a beau étirer le mot « émergence » jusqu'à rompre l'élastique, Mickey 3D, c'est du découvert, recouvert puis redécouvert – ce qui importe peut puisque en bon fan de l'ASSE, Mickaël Furnon est d'une certaine façon toujours vert à la fin. Mai

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Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

MUSIQUES | Pour sa dix-huitième édition, le Cabaret frappé, incontournable temps fort musical de l’été grenoblois, change de peau en devenant 100% gratuit. Pourquoi ? On est allés poser la question (et d’autres) à Loran Stahl, responsable du festival depuis 2004.

Aurélien Martinez | Lundi 20 juin 2016

Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

Grand changement cette année : le festival abandonne ses soirées en deux temps (première partie gratuite sous le kiosque et concert payant sous le chapiteau) pour des soirées toutes gratuites. Pourquoi ce choix ? Loran Stahl : C’est la volonté de la Ville de Grenoble. Comme le Cabaret frappé est un événement municipal, il est tributaire de la politique de la Ville. En dix-huit ans, il en a d’ailleurs vu passer des municipalités ! Après, cette gratuité est un choix tout à fait cohérent avec le projet de la municipalité actuelle ; comme il est cohérent que, pour harmoniser les propositions sur le territoire, la Ville ait demandé que le festival ait lieu une semaine plus tôt [pour notamment ne pas se retrouver sur la même semaine que les Rencontres Brel – NDLR]. Même si on joue maintenant sur la semaine la plus chère de tous les festivals de France ! Forcément, le travail du programmateur que vous êtes doit être différent… L’équation

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Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

ACTUS | Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 13 juin 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard répondent à Joël Pommerat

Le jeudi 2 juin, le quotidien Libération publiait une tribune du metteur en scène Joël Pommerat baptisée « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». Un texte qui avait fait grand bruit à Grenoble. On attendait donc la réponse du maire de Grenoble Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard, directement visés par le metteur en scène. C’est chose faite depuis ce dimanche 12 juin (même si Éric Piolle s’était rapidement exprimé le 3 juin sur France Culture), avec une tribune là aussi publiée par Libération et intitulée « À Grenoble, une culture ni populiste ni libérale ». Les deux élus reviennent notamment sur les dossiers polémiques – la MC2, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, le Ciel – évoqués par Pommerat. On vous laisse

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Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Tribune | Alors que la Ville de Grenoble a annoncé une baisse de 6% de la subvention de la MC2, plus grande scène nationale de France, son directeur Jean-Paul Angot nous a envoyé cette tribune. Où il est question du public, des artistes mais aussi de politique culturelle métropolitaine.

Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 | Mardi 14 juin 2016

Jean-Paul Angot : « Un théâtre sans artistes est un astre mort »

Samedi 11 juin, la saison 15/16 de la MC2 s'est conclue avec la dernière représentation de À Ố Làng Phố, merveilleux spectacle circassien vietnamien. Tout au long de la saison, des spectateurs fidèles ou occasionnels sont venus sur le site de la rue Paul-Claudel ou chez nos partenaires du département, soit à nouveau plus de 100 000 entrées. Ils viennent attirés probablement par la diversité des propositions mais aussi par l'inlassable travail d'action culturelle que nous menons en direction du public. Ce public ne se constitue pas en un jour, il se renouvelle en permanence (35% chaque saison). Ce ne sont donc pas toujours les mêmes et nous nous en réjouissons car cela nous laisse un vaste travail que nous partageons d'ailleurs avec toutes les salles de notre Métropole. Tout au long de la saison, nous avons aussi permis que naissent ici des spectacles que nous produisons et qui ensuite sillonnent le territoire français et même au-delà. Des "créations" comme nous les désignons dans notre langage. Ce beau mot de création porte en lui à la fois espoir, audace et risque. C'est l'un des piliers de l'activité de notre Scène Nationale et c'est pour cela qu

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La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

ACTUS | Jeudi 9 juin, Éric Piolle et plusieurs de ses élus ont annoncé publiquement les contours de leur plan dit de « sauvegarde des services publics locaux ». Son but ? Faire des économies, dans tous les domaines.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 10 juin 2016

La Ville de Grenoble va fermer trois bibliothèques

L’heure est grave. Une bonne partie des élus de la Ville de Grenoble est réunie au douzième étage de la mairie. Corinne Bernard, adjointe aux cultures, a les traits tirés lorsqu’elle annonce les conséquences sur sa délégation du « plan de sauvegarde des services publics locaux ». Certes, les baisses de subventions aux associations culturelles, c’est fini assure l’élue. Mais pas les baisses de financements, tous secteurs confondus – action sociale, petite enfance, accueil des usagers, culture… Objectif : économiser 14 millions d’euros sur les deux prochaines années. Un « plan de refondation » dévoilé à la presse ce jeudi 9 juin qui n’épargne donc pas la culture, domaine qui va faire les frais de cette « frugalité » volontaire. Une des décisions les plus marquantes : le réseau de bibliothèques va être affecté. Trois d’entre elles (sur les quatorze), « les plus petites », vont fermer –

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Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

ACTUS | Le metteur en scène qui vient de présenter son fabuleux "Ça ira (1) Fin de Louis" à la MC2 (c'était notre une du numéro du 18 mai) publie une tribune dans le quotidien "Libération". Son titre ? « Grenoble, la déception de l’écologie culturelle ». L'action du maire Éric Piolle et de son adjointe aux cultures Corinne Bernard est directement visée.

Aurélien Martinez | Jeudi 2 juin 2016

Politique culturelle : Pommerat attaque la Ville de Grenoble

Son spectacle Ça ira (1) Fin de Louis, tout juste présenté à Grenoble (et tout juste "molièrisé"), est d'une intelligence folle. L'homme l'est également, comme on peut s'en rendre compte depuis vingt-cinq ans avec ses textes ciselés et ses créations percutantes auscultant le monde d'aujourd'hui comme celui d'hier (la Révolution française dans Ça ira). Alors quand il prend la parole sur la situation grenobloise, et plus particulièrement sur la politique culturelle menée par l'équipe Piolle aux commandes de la Ville depuis deux ans, c'est forcément avec un long texte argumenté (sur les Musiciens du Louvre, sur

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Cabaret frappé : voici neuf nouveaux artistes !

MUSIQUES | Qui verra-t-on au Jardin de Ville de Grenoble entre le lundi 11 et le samedi 16 juillet pour six jours de concerts gratuits ? On fait le point, avec des liens pour écouter tout ça !

Aurélien Martinez | Mardi 17 mai 2016

Cabaret frappé : voici neuf nouveaux artistes !

On savait déjà que Mickey 3D allait ouvrir la 18e édition du Cabaret frappé le 11 juillet, et qu’on croiserait aussi pendant la semaine des artistes comme Koudlam, Theo Lawrence, L’African Salsa Orchestra, Les Yeux d’la tête et Nadj. Voici neuf (oui neuf) autres artistes qui se produiront sur la grande scène du Jardin de Ville – leur jour de passage sera précisé plus tard par l’équipe du festival. La géniale Dom La Nena, Brésilienne parisienne que l’on avait déjà pu croiser sur scène avec Rosemary Standley. Le rappeur JP Manova. Le duo pop/soul

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Cinq nouveaux noms pour le Cabaret frappé 2016

MUSIQUES | On savait déjà que la tête d’affiche qui, le lundi 11 juillet, allait ouvrir la semaine de festivités musicales gratuites était Mickey 3D. Voici cinq autres artistes que l’on pourra écouter cet été au Jardin de Ville de Grenoble.

Aurélien Martinez | Mardi 3 mai 2016

Cinq nouveaux noms pour le Cabaret frappé 2016

On l’écrit chaque année, mais divulguer une programmation au compte-gouttes est une stratégie payante puisque le festival qui fait ce choix se retrouve plusieurs fois au centre de l’actu. Le Cabaret frappé, qui on le rappelle sera entièrement gratuit cette année, l’a bien compris et lâche en ce mardi les cinq premiers noms de sa future programmation, sans néanmoins les associer à des jours précis. Entre le 11 et le 16 juillet, on croisera donc au Jardin de Ville de Grenoble : L’inclassable Koudlam (photo), auteur notamment du tube See you all (mais si, la pub Meetic). Comme on l’aime beaucoup au PB, on avait fait son portrait en novembre 2014. Le tout jeune (et Parisien)

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Mickey 3D en ouverture du Cabaret frappé 2016

MUSIQUES | Rendez-vous du 11 au 16 juillet au Jardin de Ville. Le reste de la programmation sera dévoilé plus tard.

Aurélien Martinez | Jeudi 28 avril 2016

Mickey 3D en ouverture du Cabaret frappé 2016

On savait déjà que le festival musical de l’été grenoblois allait devenir 100% gratuit. Et qu’il était avancé d’une semaine par rapport aux autres années – on vous expliquait tout ici. Niveau programmation, on nous avait aussi assuré que l’exigence resterait la même. Si la prog sera dévoilée au fil du mois de mai, l’équipe du festival vient d’annoncer un gros nom pour l’ouverture le lundi 11 juillet, histoire de marquer le coup : le groupe de rock français Mickey 3D, qui est revenu avec un nouvel album (Sebolavy) après six ans d’absence. On vous tiendra bien sûr au courant quand on connaîtra les autres noms.

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MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

ACTUS | Le bruit courrait depuis quelque temps, des couloirs de l’Hôtel de Ville à ceux du conseil d’administration de la MC2 : le maire de Grenoble Éric Piolle et son équipe vont baisser de 100 000 € la subvention de la fameuse scène nationale grenobloise. L’annonce a été officialisée mi-avril. On fait le point avec les infos que l’on a.

Aurélien Martinez | Mardi 26 avril 2016

MC2 : la Ville de Grenoble baisse sa subvention de 6%

Depuis le mardi 12 avril, en mairie, c’est silence radio, malgré nos appels directs au cabinet du maire. Pareil à la MC2, où personne dans l’équipe de direction ne veut commenter pour l’instant cette décision. On souhaitait pourtant simplement recueillir des réactions à l’annonce faite par le maire de Grenoble Éric Piolle lors d’un conseil d’administration extraordinaire de la MC2 : la Ville va baisser la subvention de l’équipement de 104 286 €, soit 6% sur les 1 758 962 € alloués en 2015. Un chiffre rendu public par Jérôme Safar, élu socialiste d’opposition et accessoirement « administrateur élu de la MC2 » qui, du coup, monte au front sur ce dossier. Cette baisse, envisagée en mairie depuis quelques mois, va forcément impacter sur les prochaines saisons de l’établissement public de coopération culturelle (c’est son statut juridique), surtout que la région nouvellement présidée par Laurent Wauquiez va elle aussi diminuer sa contribution de 6%, contribution qui était de presque 500 000 € en 2015. Florence Verney-Carron, vice-présiden

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Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

ACTUS | En complément de la grande interview d’Éric Piolle et Corinne Bernard, zoom sur quatre sujets qui occupent en ce moment l’adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Grenoble : les dossiers d'Éric Piolle et Corinne Bernard

Le Ciel / la Belle électrique Le contexte : Depuis l’arrivée de la Belle électrique en janvier 2015, la Ville repense son maillage de salles de concert. Et souhaite que cette dernière obtienne le prestigieux label "scène de musiques actuelles" avec le Ciel, petite salle située près de la place de Verdun qui se trouve en difficulté aujourd’hui faute à une baisse de subvention de la part de l’État. Corinne Bernard : « Ça y est, on a des bonnes nouvelles ! Au 1er juin, la convention smac sera effective pour les deux lieux, et tout le monde est avec nous – État, région, département. » Sur le Ciel : « La salle est utilisée 220 jours par an, on a 9 studios : il faut qu’on aille encore plus loin sur la répétition et la formation. C’est un lieu en centre-ville qui ne génère aucune nuisance sonore, on peut l’ouvrir H 24 avec un petit peu d’investissement – et c’est prévu. C’est un bijou bien caché : va juste falloir qu’on mette la lumière et qu’on dise que c’e

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Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

ACTUS | « Oui, on aime la culture » nous déclarait en 2014, juste après la victoire d’Éric Piolle à la mairie de Grenoble, Corinne Bernard, nouvelle adjointe aux cultures de la Ville. Elle répondait ainsi aux inquiétudes soulevées par l’arrivée au pouvoir de cette équipe à la base peu diserte sur la politique culturelle qu’elle souhaitait mettre en place. Deux ans plus tard, les relations entre le monde de la culture et l’équipe municipale ne sont pas au beau fixe, entre incompréhension et défiance. On a du coup sollicité Éric Piolle et Corinne Bernard pour parler avec eux de tout ça. Ils ont accepté. Magnéto.

Aurélien Martinez | Mardi 5 avril 2016

Éric Piolle et Corinne Bernard : « Si ça frotte, c’est peut-être qu’on est au bon endroit »

Depuis votre victoire en mars 2014, les tensions avec le milieu culturel s’amplifient, comme on a pu le constater en septembre dernier lors d’un Chantier des cultures houleux… Éric Piolle : Il y a toujours un besoin de rencontre et de débat autour la chose culturelle, c’est normal. Et ce débat passe forcément par des moments de tension d’abord parce qu’il y a une histoire de vivacité culturelle à Grenoble, et aussi parce que, partout en France, le modèle culturel change. On a vécu une grande époque Malraux, une grande époque Lang, finalement on amorce un peu partout ce qui va suivre… Corinne Bernard : À notre arrivée en 2014, il y a eu de notre part une envie de se rencontrer, de se voir tous ensemble : c’était la proposition du Chantier des cultures [des moments ouverts à tous les citoyens – NDLR]. Pour affiner nos axes culturels, travailler sur des propositions plus précises – l’art dans l’espace public, la place des usagers, des spectateurs, des acteurs… On a finalement vu que cette forme n’était pas sat

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Festival : le Cabaret frappé devient 100% gratuit !

ACTUS | Rendez-vous au Jardin de Ville de Grenoble une semaine plus tôt que les années précédentes pour six jours de concerts en accès libre donc.

Aurélien Martinez | Mercredi 20 janvier 2016

Festival : le Cabaret frappé devient 100% gratuit !

Mercredi 20 janvier, 11h, à la Maison de l’international. Conférence de presse organisée par la Ville de Grenoble pour détailler les changements autour du Cabaret frappé, le festival musical de l’été grenoblois géré justement par la Ville. Et quels changements ! Le plus spectaculaire : la semaine de concerts devient entièrement gratuite. Fini donc la première partie gratuite devant le kiosque et la suite payante sous le chapiteau : cet été, il n’y aura plus qu’une seule scène, en accès libre toute la soirée donc – une décision qui se veut en lien avec la politique culturelle de la municipalité actuelle. Le tout sans « changement de ligne artistique » explique le directeur Loran Stahl, qui assure que la Ville lui a maintenu l’intégralité de son budget artistique (quelque 90 000 euros), même s’il a subi une baisse sur son budget global, passé de 450 000 à 380 000 euros – baisse qui s’explique par « la situation économique » (argument de la Ville) comme par la disparition de certains coûts du fait de la gratuité (plus de location de chapiteau par exemple). À noter tout de même que le festival se prive de 40 000 à 50 000 euros de billetterie. Au

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PB d'or 2015 : bonus

ACTUS | Cette année à Grenoble, on a notamment eu droit à de la politique culturelle difficile à suivre et de l'art contemporain dans la tourmente.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : bonus

Le PB d’or du truc qu’on regarde d’un œil depuis longtemps sans toujours vraiment comprendre ce que c’est : la politique culturelle de la Ville de Grenoble Bon, on ne va pas encore tirer sur l’ambulance, mais quand même… On a pourtant essayé de comprendre, on est allés à tous les "chantiers de la culture" organisés par la mairie, on a disséqué toutes les paroles publiques du maire Éric Piolle et, surtout, de son adjointe aux cultures Corinne Bernard… Pourtant, rien n’y fait, on ne comprend toujours pas où ils veulent aller quand ils parlent de culture – la chasse aux gros ? le local à tout prix ? la culture jugée élitiste à la poubelle ? (oui, on se pose les mêmes questions que l’an passé). Et on n’est visiblement pas les seuls, le milieu culturel grenoblois, qui avait énormément soutenu Éric Piolle pendant la campagne des municipales de 2014, semblant lui aussi de plus en plus remonté après diverses décisions municipales abruptes – comme

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Cabaret frappé – jour 6 : « Grénoble is on fire » (Ayo)

MUSIQUES | C'était le dernier soir du festival, c'était un gros concert gratuit devant 10 000 personnes, c'était Ayo et c'était bien.

Aurélien Martinez | Dimanche 26 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 6 : « Grénoble is on fire » (Ayo)

C'est quand même une excellente idée que cet énorme concert gratuit de fin de festival, avec un chapiteau ouvert à tous – et ouvert sur le Jardin Ville puisque son quatrième mur est démonté. Une idée mise en place l'an passé et poursuivit cette année avec notamment une tête d'affiche capable de rameuter du monde : Ayo, convoquée à 22h45. Photo par Little World Music. Un concert du coup très bon enfant, avec un public varié (10 000 personnes selon les organisateurs) qui donnait à cette soirée spéciale un petit côté fête de la musique. Mais avec du solide sur scène, l'Allemande francophone d'origine nigériane ayant livré un remarquable show d'1h30, empli de messages généreux (oui, on a trouvé que ce ce terme allait bien pour les qualifier) sur le vivre ensemble et la nécessite de s'aimer les uns les autres, qu'importent «

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Cabaret frappé – jour 5 : satisfaction

MUSIQUES | Un vendredi soir au sommet sous le chapiteau avec les "ambianceurs" Acid Arab et WhoMadeWho. Et une excellente découverte en amont : Nova Heart.

Aurélien Martinez | Samedi 25 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 5 : satisfaction

Bon, ça c'est fait. La dernière soirée payante du Cabaret frappé aura été la plus réussie niveau ambiance. Il faut dire que le festival avait convoqué des artistes qui savent excellemment bien retourner un dancefloor. Ça a commencé sans préliminaires avec le duo de DJs (en mode trio pour ses concerts) Acid Arab et sa musique orientale passée au shaker électro. Une heure intense, commencée à 21h devant une foule grandissant au fil des minutes, qui a démontré l’originalité et la réussite de ce projet atypique musicalement solide. Du coup, avec les trente minutes d'attente avant l'arrivée du second groupe, changement de plateau oblige, on aurait pu craindre une baisse significative de tension côté public. Surtout que placer Acid Arab en ouverture de soirée était risqué… Mais les heures de passage sont visiblement décidées en fonction de la renommée des artistes. Et ce

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Cabaret frappé – jour 4 : écouter ou taper des mains

MUSIQUES | Pour la quatrième journée de festival, une soirée pop (au sens large) délimitée par deux groupes (Baden Baden et Shake Shake Go) aux conceptions musicales très différentes. Avec, au milieu, le folk de Neeskens.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 4 : écouter ou taper des mains

« C'est mignon » (un spectateur). Oui, c'est ça. De la musique naïve en quelque sorte, qui parle beaucoup d'amour, de nostalgie, de ressentis… Jeudi soir, le kiosque du Jardin de Ville a une nouvelle fois changé de couleur avec la pop élégante des cinq Français de Baden Baden. Une pop simple, humble même, sans effets de manche, pourtant solidement construite, notamment au niveau mélodique. C'était, comme le laissaient supposer leurs deux albums (qu'on vous invite à écouter si ce n'est pas déjà fait), très beau, même si l'heure de concert était un poil monocorde – beaucoup de morceaux se ressemblent. Côté public, avec une foule encore une fois importante devant le kiosque (revenu sous le soleil), ça a fonctionné avec, forcément, une ambiance plus calme qu'hier soir. Et tu tapes, tapes, tapes… À 22h30 sous le chapiteau, juste après Nees

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Cabaret frappé – jour 3 : une pluie aux couleurs chaudes

MUSIQUES | Un Vieux Farka Touré impérial sous le chapiteau et des exaltants Meridian Brothers en concert gratuit juste avant : de quoi faire oublier la pluie qui tombait à verse sur Grenoble hier soir.

Aurélien Martinez | Jeudi 23 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 3 : une pluie aux couleurs chaudes

Hier soir il a plu. C'est peut-être un détail pour vous mais pour l'équipe du Cabaret frappé ça veut dire beaucoup. Le concert de 19h aurait ainsi rincé les valeureux venus écouter les Meridian Brothers s'il avait été maintenu sous le kiosque. Du coup, il a été délocalisé à quelques mètres, sous le chapiteau en accès libre pour l'occasion, ce qui était une bonne idée. Voilà pour la petite histoire. À 19h donc, on allait découvrir les Meridian Brothers du Colombien Eblis Alvarez sans trop savoir à quoi s'attendre vu ce que l'on avait pu écouter en amont. La surprise fut du coup grande. Une réappropriation et un détournement des rythmes traditionnels sud-américains (la cumbia, mais aussi la salsa voire même des inspirations caribéennes) devenus de véritables machines à danser 2.0. Cinq musiciens très colorés (une chemise rose et un short vert pour le leader), qui ne sont d'ailleurs pas frères et sœurs, à l'énergie communicative et à la dérision assumée : le multi-instrumentiste (il joue même avec un Mac) Eblis Alvarez s'amuse ainsi

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Cabaret frappé jour 2 : girls and (surtout) boys

MUSIQUES | Mardi soir au Cabaret frappé, les girls et les boys bands ont fait la loi (musicale). Avec des esthétiques on ne peut plus variées, et un public nombreux du coup beaucoup plus réveillé que la veille. Enfin, on parle surtout de nous dans cette dernière phrase !

Aurélien Martinez | Mercredi 22 juillet 2015

Cabaret frappé jour 2 : girls and (surtout) boys

L'ouverture fut déconcertante ; la deuxième soirée a elle été sans (mauvaises) surprises. Ce qui est plutôt une bonne chose, vu qu'on se doutait bien qu'un plateau associant Sallie Ford et Bikini Machine ne pouvait que fonctionner. Sallie Ford donc pour commencer sous le chapiteau à 21h, en mode "girls band" comme on l'expliquait ici. Accompagnée de trois musiciennes (dont une batteuse survoltée), elle a fait le show. Ambiance rock de la fin de la dernière décennie à la The Breeders, loin du rockabilly de l'ancien projet de l'Américaine. Sonorités "garage" qui, hier soir, s’accommodaient parfaitement avec le mode concert. Le

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Cabaret frappé – jour 1 : drôle d'ouverture

MUSIQUES | Pour la première soirée de sa semaine de concerts, l'incontournable festival musical de l'été grenoblois, logé en plein centre-ville, a choisi d'envoyer du lourd avec une programmation très électro. Au risque de vraiment dérouter. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 21 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 1 : drôle d'ouverture

Cette semaine, niveau musique, c'est au jardin de ville de Grenoble que ça se passe – bon, aussi à Saint-Pierre-de-Chartreuse pour les Rencontres Brel ; mais on ne peut pas être partout ! Pour la première soirée de sa nouvelle édition, le Cabaret frappé (qui a une « une mission de service public » selon son boss) a conservé la formule qui fait sa force : un concert gratuit sous le kiosque à 19h et une soirée payante à 21h sous le chapiteau avec plusieurs groupes. Un lundi comme un samedi Pour débuter une semaine de concerts, on a plutôt l'habitude de se voir offrir des musiques "posées" (oui, on met le terme entre guillemets), comme l'an passé avec la rencontre très réussie entre Moriarty et Christin

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