Muse, David Guetta, Cerrone et Alt-J annoncés à Musilac

Benjamin Mialot | Mardi 25 novembre 2014

Premiers noms pour l'édition 2015 de Musilac (du 10 au 13 juillet, toujours à Aix-les-Bains), et c'est du lourd (vous le prenez comme bon vous semble) : Muse, qu'on ne présente plus, David Guetta, qu'on présente encore moins, Cerrone (notre Moroder à nous, en quelque sorte) et surtout nos chouchous d'Alt-J, fers de lance de cette pop arty et néanmoins charnelle dont l'Angleterre est féconde depuis le début du siècle.

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Mario Prassinos, le peintre qui aimait les arbres

Peinture | L’artiste Mario Prassinos a fait de la figure de l’arbre un leitmotiv récurrent, dont l’exposition que lui consacre le musée Hébert nous dévoile les multiples variations. Un travail fascinant et un univers singulier.

Benjamin Bardinet | Mardi 7 septembre 2021

Mario Prassinos, le peintre qui aimait les arbres

Si Mario Prassinos porte un intérêt récurrent, limite obsessionnel, pour les arbres, c’est qu’ils lui permettent d’exprimer pleinement sa sensibilité. En effet, dans ses réalisations (peintures, gravures, mais également tapisseries – très en vogue dans les années 1960/70 !), Mario Prassinos semble davantage travailler à donner à voir ce qui structure ces éléments naturels que leur immédiate apparence visible. Le vent tout d’abord, qui façonne leur arborescence, tout particulièrement dans la série des cyprès qu’il peint lors de son séjour sur l’île grecque de Spetsai en 1958. Un ensemble saisissant qui lui donne l’occasion d’ébouriffer sa peinture et de travailler à d’énergiques envolées gestuelles que lui inspire le meltem – vent caractéristique de la mer Égée. Plus loin c’est un travail d’égouttage de la peinture sur une toile disposée au sol qui lui permet de créer d’hypnotiques frondaisons dans lesquelles le regard se perd à l’infini. Ainsi, oscillant entre des tableaux nerveux, à la limite de l’esquisse et des compositions foisonnantes de détails, Prassinos nous invite à observer les arbres pour mieux regarder l

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Danse avec Patrick

ECRANS | Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film (...)

Damien Grimbert | Mardi 24 août 2021

Danse avec Patrick

Plaisir kitsch et régressif comme seules les années 1980 étaient capables d’en offrir, Dirty Dancing est la définition même du "feel-good movie" : un film qui ne révolutionne certes pas l’histoire du cinéma mais n’en procure pas moins un moment de réconfort bienvenu au spectateur pas trop regardant sur les ficelles scénaristiques et la subtilité des dialogues. Soit une histoire d’amour "interdite" entre une jeune fille timide et un professeur de danse rebelle dans un camp de vacances américain des années 1960, qui accumule à peu près tous les clichés propres au genre. Projection en plein air gratuite vendredi 27 août à 21h dans la cour du Musée de la Résistance, dans le cadre de l’exposition temporaire Vous n’irez plus danser ! Les bals clandestins 1939-1945 (inscription obligatoire).

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La fabrique d’un hymne national

ARTS | Le Musée de la Révolution française propose une exposition sur la genèse de la Marseillaise et son adoption comme hymne national. Un parcours passionnant qui invite à une réflexion sur la circulation des mots et des images.

Benjamin Bardinet | Mardi 29 juin 2021

La fabrique d’un hymne national

On ne donnait pas cher d’une exposition sur le thème de notre hymne national. Pas tant par manque de patriotisme ou par horreur de ses paroles bellicistes, mais surtout parce qu’on se demandait bien ce que le visiteur allait pouvoir se mettre sous la dent (enfin, sous les yeux…). C’était là ignorer les talents de commissaires des conservateurs des musées de Strasbourg, Marseille et Vizille qui l’ont coproduite. Alain Chevalier, le directeur du musée de Vizille, a fait le choix de s’intéresser à la manière dont la Marseillaise s’incarne dans les arts plastiques. Le parcours, chronologique, démarre en 1792 avec la naissance de ce chant dans les milieux de la bourgeoisie strasbourgeoise à une époque où de nombreux volontaires sont mobilisés en vue d’un affrontement contre la coalition anti-révolutionnaire. Parmi eux, un fameux bataillon de Marseillais contribue à populariser cet hymne lors de son arrivée à Paris en juillet 1792. Plusieurs tableaux montrent la ferveur patriotique propre à la mobilisation de ces volontaires prêts à mourir pour la défense de la Patrie et de la République. Révolutionnaire Remisée au placard sous Napoléon et pendant la Restauration

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Une expo qui en a sous la pédale

ARTS | Événement. Riche de mille trésors, l’exposition "Un amour de vélo" du Musée dauphinois témoigne des cultures propres à l’univers du vélo mais également de l’histoire particulière que le territoire entretient avec la bicyclette. Amusant et passionnant !

Benjamin Bardinet | Mercredi 9 juin 2021

Une expo qui en a sous la pédale

On a tous idée que l’Isère est une sorte d’immense terrain de jeu pour les cyclosportifs en tous genres – du vététiste amateur de sensations fortes au coureur du dimanche dévalant les routes des cols. Ce dont on a moins conscience, c’est à quel point ce territoire est aussi celui de nombreux artisans ingénieux et de bricoleurs astucieux. De la bicyclette pliante imaginée en 1892 par un industriel de Domène à l’étonnant Chopper de Jacques en passant par l’élégante randonneuse conçue par les Cycles Cattin, l’exposition du Musée dauphinois, sans chauvinisme aucun, rend compte de nombre de réalisations iséroises remarquables, mais également de certains épisodes mémorables de l’histoire du vélo sur ce territoire. On retiendra tout particulièrement l’inauguration d’une piste cyclable par Hubert Dubedout en 1977, faisant de Grenoble une ville pilote en la matière, ou encore la première coupe du monde officieuse de VTT (à Villard-de-Lans en 1987) dont la tenue fluo de l’un des vainqueurs, Jacques Devi, fait encore un peu mal aux yeux. Ceci d’autant plus qu’elle est présentée à proximité du vélo patiné de Franco Nicotera, cyclo-aventurier grenoblois

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Une balade égyptienne avec les Champollion

ACTUS | Ouverture. Cette fois, ça y est : depuis quelques jours à peine, le Musée Champollion, à Vif, est ouvert au public (sur réservation). L’établissement nous invite à suivre le parcours du déchiffreur des hiéroglyphes de l’Égypte antique, mais aussi celui de son frère aîné, au rôle souvent ignoré.

Martin de Kerimel | Mardi 8 juin 2021

Une balade égyptienne avec les Champollion

« Je suis tout à l’Égypte. Elle est tout pour moi » : quelques mots suffisent-ils à résumer une vie ? Celle de Jean-François Champollion fut courte : le père de l’égyptologie est mort en 1832, à 41 ans seulement. L’histoire a retenu qu’il souffrait alors de plusieurs maladies, mais personne n’a identifié celle qui l’a emporté. Bientôt deux siècles plus tard, ce détail macabre s’est donc effacé, mais le nom de Champollion, lui, résonne encore comme celui d’un illustre scientifique des premières décennies du XIXe siècle. L’ouverture récente d’un Musée Champollion à Vif laisse imaginer que c’est légitime. Ce projet, porté par le Département de l’Isère, était dans les tuyaux depuis longtemps. La responsable du Musée, Caroline Dugand, dit avoir travaillé dessus pendant près de quatre ans avant qu’il aboutisse enfin. La pandémie n’est pas pour rien dans cette durée, bien sûr, mais elle n’explique pas à elle seule que les travaux préparatoires aient été aussi longs. On le comprend mieux quand on découvre le site d’implantation du Musée : le bâtiment qui sert d’écrin aux collections n’est rien d’autre qu’une maison des champs, ayant appartenu à la famille de Jacques-J

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Esthétiques transalpines

ARTS | Avec Italia Moderna, le musée de Grenoble propose, en écho à l'oeuvre de Morandi, une exposition qui dresse un bel aperçu d’un siècle de création transalpine à travers la sélection d’une soixantaine de pièces issues de ses collections.

Benjamin Bardinet | Jeudi 20 mai 2021

Esthétiques transalpines

Pensé de façon chronologique, le parcours de l'exposition Italia Moderna permet de réaliser à quel point, tout au long du XXe siècle, les artistes italiens ont marqué l’histoire de l’art occidental grâce à des formes artistiques singulières, propres à ce territoire et à son histoire. Cet accrochage est en effet l'occasion de contempler plusieurs chefs d’œuvre de la modernité italienne : un magnifique portrait de Modigliani, les inquiétants Époux de Chirico mais également quelques œuvres futuristes dont les représentants vouaient une fascination pour les aspects les plus radicaux de la modernité industrielle – comme une manière de s’émanciper une bonne fois pour toutes de l’héritage étouffant de la Renaissance. Daté de 1930, Le Scaphandrier des nuages de Prampolini témoigne du goût particulier des futuristes pour l’aéronautique et préfigure la conquête de l’espace à venir. Dans les années 1950, c’est à une autre forme de conquête de l’espace que nous invite Fontana dont le geste iconoclaste et minimal qui consiste à percer la surface de la toile annonce le désir des artistes de s’exprimer en dehors de celle-ci. Puis, les a

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Morandi, intime et éternel

ARTS | Figure discrète de la peinture italienne, Morandi n’en a pas moins produit une œuvre qui s’impose comme une sorte d’évidence captivante dont l’exposition du musée de Grenoble rend compte avec élégance.

Benjamin Bardinet | Jeudi 20 mai 2021

Morandi, intime et éternel

« Ermite bolonais », « pèlerin », « cénobite » : Morandi a toujours fasciné les critiques d’art par son mode de vie ascétique. Il faut bien reconnaître que dans le genre, il est assez exemplaire ! Installé dès 1910 dans l’appartement où il trouvera la mort en 1964, il avait fait de sa chambre son atelier de peintre. Ses rares escapades sont celles qu’on lui connaît dans la maison de campagne familiale située dans les Appenins – seul autre lieu où il se consacrait à son art. Né à la fin du XIXème siècle, fils de commerçant de la petite bourgeoisie, rien ne prédispose Morandi à devenir peintre. Formé à l’Académie des Beaux-Art de Bologne, où lui même enseignera plus tard, la fascination qu’il nourrit pour la création picturale l’amène autant à se tourner vers les maîtres anciens, les peintres modernes (Cézanne ou Renoir qu’il découvre à la biennale de Venise en 1910) ou encore ses contemporains comme Chirico dont on trouve l’influence dans la Nature morte métaphysique daté de 1918 exposée au début du parcours proposé par le Musée de Grenoble. Metteur en scène obsessionnel Si les influences revendiquées

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Derrière les portes du musée de l’Ancien Évêché

Reportage | Confrontées à la fermeture de leur musée depuis fin octobre, les équipes du musée de l’Ancien Évêché, situé place Notre-Dame, à Grenoble, continuent de faire vivre leurs projets, en attendant la réouverture.

Sandy Plas | Mardi 20 avril 2021

Derrière les portes du musée de l’Ancien Évêché

Dans la galerie des Évêques, au rez-de-chaussée du musée de l’Ancien Évêché, les bruits de pas des visiteurs ont laissé place depuis plusieurs mois au silence. Un étage plus haut, l’exposition Histoire de savoir(s), sur l’Université Grenoble Alpes, attend patiemment la réouverture du musée. Prête à accueillir le public depuis le 28 janvier, elle reste plongée dans le noir avant, enfin, le moment de son inauguration. « Un musée sans visiteur, c’est impensable », souffle Sylvie Vincent, conservateur en chef du patrimoine au musée depuis septembre 2020. Fermé depuis le 29 octobre, l'établissement a vu son nombre de visiteurs chuter au rythme des différents confinements. De 90 000 visiteurs en temps normal, la fréquentation atteignait timidement les 42 000 entrées l’an dernier. Alors, face à la situation inédite d’un musée dont les portes demeurent fermées, les six membres de l’équipe tentent de rester mobilisés : « C’est essentiel de maintenir la cohésion de l’équipe et de continuer à aller vers le public, sous d’autres formes », explique Sylvie Vincent, qui se r

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Le souvenir des danseurs d'hier

Mémoire | Le Musée de la Résistance et de la Déportation, à Grenoble, se tient prêt à ouvrir sa nouvelle exposition, consacrée aux bals clandestins pendant la Seconde guerre mondiale. En attendant le feu vert, il poursuit sa collecte participative lancée fin janvier.

Martin de Kerimel | Vendredi 9 avril 2021

Le souvenir des danseurs d'hier

Alice Buffet, directrice de l’établissement de la rue Hébert, l’assure : c’est une coïncidence, si, à l’heure où les lieux de culture et de spectacle sont fermés partout en France, son équipe et elle espèrent bientôt montrer qu’entre mai 1940 et avril 1945, les Françaises et Français se sont vus interdire de danser. On se souviendra que, frustrés, certains décidèrent d’organiser ou de participer à des bals clandestins. Une expo sur ce thème devait débuter vendredi 9 avril : il faudra attendre que le Musée rouvre pour la voir – elle est programmée jusqu’au 3 janvier prochain. « Inédite, elle est le fruit d’un travail partagé avec des partenaires comme le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains de l’Université Paris 1 Sorbonne, l’INA et le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne ». Alice Buffet explique que danser était très populaire avant-guerre, avec l’arrivée de nouveaux styles et un développement des danses de couple. « Ce sera ensuite jugé comme contraire à la morale et allant à l’encontre du redressement national ». Et puni comme tel. « Paperasserie » Alice Buffet annonce une exposition visuelle et sonore.

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Musilac tombe à l’eau

Festival | La nouvelle est tombée vendredi 2 avril, à midi pile : l’édition 2021 du festival, censée se dérouler du 8 au 11 juillet, est complètement annulée. Un terrible coup d’arrêt pour un événement qui va connaître une seconde année blanche consécutive.

Martin de Kerimel | Vendredi 2 avril 2021

Musilac tombe à l’eau

Quel choc ! C’est officiel : il n’y aura donc pas de Musilac pour animer les soirées du début de l’été prochain. La longue incertitude qui planait sur l’événement a pris fin vendredi 2 avril, à l’heure du déjeuner. On savait évidemment que la jauge limitée à 5 000 personnes, assises et distanciées, compliquait sévèrement l’organisation du festival, de même que la probable impossibilité d’y proposer une offre de buvette et de restauration – la source habituelle d’une bonne partie des recettes utiles. Un sondage laissait entendre que le public restait solidaire avec l’équipe, mais réfractaire à une formule de ce type. C’est-à-dire prêt à accepter des contraintes, mais presque unanimement hostile à l’idée d’un festival assis. Une étude était cependant encore en cours pour valider (ou non) la tenue d’un événement sous une autre configuration. Désormais, c’est sûr : rien ne sera possible. « La situation intenable pour nous » Les organisateurs se sont expliqués par le biais d’un communiqué : « Comme il y a un an, trop de choses sont contre nous : la situation sanitaire, tout d’abord, qui reste l’essentiel et dont nous comprenons bien à quel point elle est dif

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Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Musée imaginaire des étudiants | Cette année, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble prend la forme d’un jeu vidéo immersif accessible pendant plusieurs soirées. Les projets artistiques sont mis en scène dans un espace muséographique inédit que le visiteur peut parcourir à loisir depuis son ordinateur.

Hugo Verit | Mardi 23 mars 2021

Une Nocturne en forme de jeu vidéo

Décidément, la Nocturne des étudiants du Musée de Grenoble sait se réinventer en ces temps de pandémie. Après une édition 2020 numérique diffusée en streaming le 7 octobre dernier, les organisateurs creusent encore plus le concept de virtualité cette année en proposant, les 24, 25, 26 et 30 mars de 18h à 23h, le Musée imaginaire des étudiants (MIE). Le principe de la Nocturne reste le même : des étudiants grenoblois volontaires élaborent et présentent au public un projet artistique (danse, musique, théâtre, etc.) en lien avec une œuvre du Musée. En revanche, les spectacles s’intègrent cette fois-ci dans un jeu vidéo immersif inspiré de Second Life. Les équipes de la Nocturne travaillent depuis janvier avec l’entreprise Immersive CoLab qui met à leur disposition une plateforme virtuelle nommée Calypso 3D. « Cette société développe ce type d’outil collaboratif dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ils n’avaient pas encore de projet artistique. Ils ont tout de suite été conquis par notre idée », raconte Alexis Chareyre, chargé de relation

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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Morandi en (future) prolongation

Exposition | Le Musée de Grenoble l’a confirmé : sa grande exposition consacrée au peintre italien, qui devait ouvrir en décembre dernier et reste actuellement portes closes, verra sa date de clôture reportée.

Martin de Kerimel | Mardi 2 mars 2021

Morandi en (future) prolongation

Cela fera bientôt trois mois que le Petit Bulletin a, comme d’autres médias, eu la chance de découvrir le nouvel accrochage du Musée de Grenoble. Cette mise à l’honneur de Giorgio Morandi, maître italien méconnu et spécialiste des natures mortes, nous avait emballés. On imagine volontiers le désarroi de l’équipe du Musée face à l’impossibilité de la présenter au grand public, crise sanitaire oblige, et alors même que l’ouverture officielle de l’événement était prévue le 12 décembre dernier. On est donc ravi d’apprendre que la date de clôture a pu être reportée : alors que tout devait s’achever le 14 mars, c’est finalement jusqu’au 4 juillet que le Musée pourra jouer les prolongations. Un rappel : c’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs que l’exposition entend proposer une introduction intimiste à l’univers de l’artiste bolonais. Aux cinquante pièces prêtées par la Fondation italienne Magnani-Rocca s’en ajoutent d’autres conservées en France. Reste en suspens la question du premier jour d’ouverture. C’est aussi parce que l’événement est double – et propose une section Italia Moderna, autour de la présentation d’une soixantaine d’œuvres de la co

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Un musée vu de l'intérieur

ARTS | Si le public devra encore attendre quelques mois pour y être convié, le Musée Champollion rythme la vie de nombreuses personnes depuis déjà un bon moment ! Nous avons rencontré deux des parties prenantes d'un chantier plein de surprises, impatientes, elles aussi, de voir l'établissement ouvrir enfin.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Un musée vu de l'intérieur

Caroline Dugand, conservatrice du Musée Champollion : « Nous allons passer à une phase concrète » L’équipe du Musée Champollion va désormais s’installer en ses murs. Comment cela va-t-il se passer ? Cela va représenter un grand changement pour nous ! Jusqu’à présent, nous préparions le projet scientifique et culturel, autour des demandes de prêt d’œuvres et de la restauration de certaines d’entre elles, ainsi que l’installation de la muséographie. Nous allons désormais passer à une phase concrète, en nous installant dans nos bureaux. Il faut faire revenir sur site le fonds Champollion, actuellement dans des réserves externalisées, sortir les œuvres des conditionnements où elles attendent depuis plusieurs années pour les préparer à l’accrochage dans le musée. Il faut également accueillir les dépôts des autres musées, en coordonnant l’arrivée des œuvres et en organisant un planning des taches pour leur installation. Un travail à mener dans une maison qui ne sera pas strictement identique à celle que les frères Champollion ont connue… En effet. Le bâtiment est ici classé au titre des monuments historiques. Il a f

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Ouverture programmée chez Champollion !

Musée | Du neuf au sujet du Musée Champollion de Vif : toujours en chantier, l’établissement a reçu la visite d’élus conduits par Jean-Pierre Barbier, président du Conseil départemental de l’Isère, venu annoncer une ouverture possible le 29 mai prochain. Nous étions là aussi pour en savoir plus.

Martin de Kerimel | Vendredi 26 février 2021

Ouverture programmée chez Champollion !

Impossible d’y échapper : à l’entrée du vaste domaine qui accueillera bientôt le Musée Champollion, une pancarte signalait encore, jeudi 25 février, une livraison du bâtiment… au printemps 2020 ! La crise sanitaire est passée par là et a retardé le chantier de ce qui sera prochainement le onzième Musée du Département de l’Isère. Vous êtes impatients de le visiter et de mieux connaître le parcours de Jean-François Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes de l’Égypte antique en 1822 ? Ce devrait être possible dans un peu plus de trois mois. En fixant au 29 mai la date d’ouverture au public, le président du Conseil départemental de l’Isère est resté prudent derrière son masque et a aussitôt précisé que cette échéance serait tenue si les conditions sanitaires le permettaient. En réponse à l’une de nos consœurs, il s’est fait une joie de préciser que l’accès au Musée serait gratuit pour tout le monde, que ce soit pour l’exposition permanente ou les expositions temporaires qui rythmeront la vie de ce nouvel établissement. Une longue histoire à raconter Pour l’heure, le chantier est encore en cours, mais le plus gros du travail est achevé. Au total, pas moins d

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Les vélos devront attendre

Exposition | Elle aurait dû être inaugurée le mois dernier, mais "Un amour de vélo", la nouvelle expo du Musée dauphinois, ne peut encore ouvrir ses portes. Le président du Conseil départemental de l’Isère était toutefois sur place, mardi 9 février, en milieu d'après-midi. Nous aussi.

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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Le Musée de la Résistance espère des dons

Mémoire | L’établissement grenoblois lance, auprès du grand public, une grande collecte d’objets et documents. Son objectif : enrichir et développer ses collections. Chacun peut aussi proposer ses services pour participer à cette démarche historique en tant qu’ambassadeur. On vous explique.

Martin de Kerimel | Samedi 30 janvier 2021

Le Musée de la Résistance espère des dons

Le saviez-vous ? Le Musée de la Résistance et de la Déportation, rue Hébert, à Grenoble, n’expose généralement qu’une petite partie des quelque 8 000 objets et documents en sa possession. On pourrait dès lors s’étonner qu’il espère en obtenir d’autres aujourd’hui dans le cadre d’une collecte participative, ouverte à toutes et tous. Ce serait oublier que l’établissement n’a pas pour seule vocation de présenter ses trésors au plus grand nombre : en coulisse, il mène aussi des missions de conservation et de recherche historique. La plus grosse partie de la collection grenobloise actuelle concerne l’histoire de la Résistance combattante et celle des déportations. L’équipe du Musée espère pouvoir élargir le spectre et recherche donc des objets et documents illustratifs de la vie quotidienne, de l’histoire des prisonniers de guerre, des premières années du conflit (1939-1942) et de ce qui se passait en Nord-Isère. Sans exclusive : toute proposition de don sera étudiée. La campagne de communication autour de la collecte donne une (petite) idée d’objets déjà présents dans les collections : un ours en peluche offert à une petite fille au matin de Noël 1943, une paire de chaussu

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Remobilisation festivalière

ACTUS | Vie culturelle / Les très lourdes conséquences de la crise sanitaire ne laissent pas les organisateurs de festivals indifférents. Aujourd’hui, beaucoup réagissent publiquement et témoignent de leur détermination pour 2021. Explications.

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Remobilisation festivalière

Agir pour ne pas connaître une deuxième saison blanche consécutive : c’est la volonté de quelque 200 événements musicaux partout en France, qui viennent de cosigner une tribune. Un texte au titre explicite – « Festivals 2021, Pourquoi on y croit ! » – comme pour mieux secouer le cocotier. Le ton est déterminé. Extraits : « En tant qu’organisateurs de festivals, rien ne nous interdit d’y croire. Optimistes de nature, entrepreneurs de métier, nous sommes engagés pleinement dans la préparation de nos prochaines éditions (…). Nos équipes sont déjà au travail. Les artistes se préparent. Le public nous attend ». « Un message positif » Rémi Perrier, le big boss du festival Musilac, prévu du 8 au 11 juillet prochain à Aix-les-Bains, fait partie des initiateurs de cette démarche. « On avait envie de délivrer un message positif, sans pour autant s’abandonner à la politique de l’autruche, indique-t-il. Petits et grands, on est tous touchés et on sait bien que tous les scénarios restent possibles pour l’an prochain, mais on se dit que le pire n’est jamais certain. » D’où cette intention de s’adresser à tous : artistes, public, parten

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Morandi comme espéré

ARTS | Peinture. C'est LE grand événement du Musée de Grenoble prévu pour la fin de l'année : une grande exposition consacrée au peintre italien Giorgio Morandi doit ouvrir ses portes le 16 décembre. Et ce n'est pas tout...

Martin de Kerimel | Mardi 8 décembre 2020

Morandi comme espéré

Le prochain grand événement du Musée de Grenoble approche à grand pas : du 16 décembre au 14 mars prochain, l’établissement mettra à l’honneur le grand peintre et graveur italien Giorgio Morandi (1890-1964). De quoi surprendre les visiteurs du Musée des deux précédentes expositions temporaires, consacrées à Pablo Picasso et aux artistes grenoblois du XIXe siècle. Les esthètes apprécieront cette diversité thématique, mais on veut croire que les profanes seront eux aussi intéressés par les œuvres de ce spécialiste des natures mortes. Une précision issue du dossier de presse : « C’est à travers le regard de l’un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que l’exposition se propose d’aborder l’univers du maître bolonais. Grâce au prêt généreux consenti par la Fondation Magnani-Rocca de 50 œuvres de l’artiste, complété par celles conservées dans les musées français, le parcours se veut avant tout une introduction intimiste à l’univers de Morandi. » Le Musée parvient à faire coup double, en organisant – aux mêmes dates – une exposition en contrepoint : Italia Moderna, autour d’une sélection d’une soixantaine d’œuvres de sa collection d’art italien du XXe siècle. On a h

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Des prolos aux aristos

ARTS | Sculpture. Le Musée Hébert devrait rouvrir prochainement avec son exposition consacré à Jean-Baptiste Carpeaux. L'occasion de redécouvrir cet artiste important de la seconde moitié du XIXe siècle.

Benjamin Bardinet | Mardi 8 décembre 2020

Des prolos aux aristos

Si Jean-Baptiste Carpeaux est surtout connu pour avoir réalisé le fameux Génie de la danse qui orne la façade de l’Opéra Garnier à Paris, ce n’est pas un hasard : il a toujours excellé à retranscrire en sculpture l’énergie propre au mouvement qui traverse les corps. Consacrée à ses années de pensionnaire de l’Académie de France à Rome (la fameuse Villa Médicis), la première partie de l’exposition conçue par le musée Hébert (en partenariat avec le musée d’Orsay) permet d’en prendre la pleine mesure. On y découvre l’esprit frondeur de l'artiste qui, refusant les sujets historiques ou bibliques imposés par l’Académie, s’autorise à remettre des œuvres d’inspiration libre, dont le Pêcheur à la coquille présenté dans la première salle est un bel exemple. Plus intéressé par les sujets contemporains que par l’Antiquité, Carpeaux se nourrit de l’observation de la vie dans les quartiers populaires et les campagnes romaines. Il y croise de pittoresques paysans, des danseurs de tarentelle et surtout Barbara Pasquarelli dont la beauté du visage le hantera toute sa vie – une série de bustes en témoigne. Enfin, consacrée aux relations qu’entretenait l’artist

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Pour Halloween, ce sera sorcières, robots et chaos avec l'asso grenobloise ARCAN

CONNAITRE | Déjà à l’origine de plusieurs évènements de grande ampleur dédiés à la découverte des arts numériques dans des cadres insolites, la jeune association ARCAN remet le couvert samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre avec l’intrigante proposition "Rituels + Machines + Fossiles" au Musée archéologique. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 20 octobre 2020

Pour Halloween, ce sera sorcières, robots et chaos avec l'asso grenobloise ARCAN

"Arts numériques" : comme beaucoup de termes dans l’air du temps, l’expression peut sembler un peu vague pour le commun des mortels, simple à définir mais nettement plus complexe à décrire et encore plus à circonscrire. Contre toute attente, pourtant, cette dimension un peu floue, un peu flottante, l’Association Ressource pour la Création Artistique Numérique (ARCAN) s’en accommode très bien, comme l’expliquent sans ambages Jérôme Villeneuve, James Leonard et Clara Girousse. « Dans les arts numériques, le pluriel est très important : on a souvent tendance à réduire ça une scénographie mêlant VJ et DJ alors que le terme recouvre des approches artistiques très diverses qui vont de la musique au spectacle vivant en passant par les arts visuels. Et ce qui est intéressant, c’est de confronter des formes qui ne sont justement pas forcément cohérentes entre elles. » Paradoxalement, pourtant, si l’adjonction d’une dimension technologique ouvre de nouvelles perspectives excitantes à chacune de ces disciplines, elle restreint aussi souvent leur portée à un public particulier dans des lieux très spécifiques, créant

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"Le cèdre et le papyrus" : Flandres désertiques

ARTS | Rassemblant une diversité d’œuvres étonnante, l’exposition du Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye propose une exploration des paysages de la Bible qui réjouira même le plus athée des esthètes.

Benjamin Bardinet | Mardi 20 octobre 2020

Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de contempler de magnifiques manuscrits enluminés ou de subtiles peintures du XVe siècle. C’est pourquoi nous nous sommes risqués à nous aventurer hors de la cuvette, en zone rurale, pour vous dire deux mots sur l’exposition Le cèdre et le papyrus visible au Musée de Saint-Antoine-l’Abbaye. Et s’il fallait prendre cette expression au pied de la lettre, nous nous contenterions d’écrire : « Allez-y ! » En choisissant comme sujet les paysages de la Bible, l’exposition pointe du doigt les tensions entre les réalités géographiques, les conventions culturelles et les fantasmes pétris d’exotisme qui transparaissent dans les représentations inspirées par l’Ancien et le Nouveau Testament. Ainsi il n’est pas rare que, dans plusieurs œuvres, les paysages de la Mésopotamie aient d’étranges allures flamandes, offrant une luxuriance par forcément très raccord avec l’aspect a priori désertique des espaces géographiques évoqués. Heureusement pour les artistes férus de botanique, les représentations du jardin d’Eden sont une belle occasion de témoigner de leur sens aigu de l’observation et d’as

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Écosystème graphique

ARTS | Graphisme / Éric Alibert livre, au musée de l’Ancien Évêché, une séduisante exposition, Calligraphies alpines, dans laquelle son habile coup de pinceau nous brosse dans le sens du poil.

Benjamin Bardinet | Mardi 8 septembre 2020

Écosystème graphique

Ce qui frappe d’emblée le visiteur, c’est à quel point chacune de ses compositions se présente comme une vision où sa sensibilité d’artiste résonne harmonieusement avec la nature dans laquelle il s’immerge. « Les montagnes sont autant devant nos yeux que dans nos âmes », déclare-t-il, et il est vrai que ce qui nous est offert au regard témoigne autant d’une observation aiguë de l’environnement que d’une mémoire imprégnée de la fugacité des manifestations naturelles. Ainsi, évoluant dans ce subtil équilibre entre ce qu’il a vu et ce qu’il a ressenti, Éric Alibert produit-il des petits miracles alchimiques pour chacun desquels il excelle à jouer de ce que la technique picturale lui impose. « Il y a ce qu’on veut peindre et ce que la peinture vous invite à peindre », explique-t-il. En effet, avec l’encre de Chine, pas question de repentir ni de retouche, l’impermanence de l’eau l’oblige à développer un geste prompt et déterminé qui fait de la composition une sorte de précipité de l’instant de création. À cette stimulante tension entre le geste de l’artiste et les réactions physiques de l’eau répond le mouvement des animaux dont il parvient merveilleusement à saisi

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Les artistes de Saint-Roch

Visite guidée | Après le Musée de Grenoble, le cimetière Saint-Roch est un bon endroit pour découvrir les artistes grenoblois du XIXe siècle. Une association assure la visite. Explications.

Nathalie Gresset | Mardi 23 juin 2020

Les artistes de Saint-Roch

Et si vous prolongiez la visite de l’exposition temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, visible en ce moment au Musée de Grenoble, en déambulant… au milieu des sépultures ? Depuis sa création en 2004, l’association “Saint-Roch ! Vous avez dit cimetière ?” s’attache à faire découvrir la richesse patrimoniale, historique, culturelle et artistique du cimetière éponyme. En juin, et certainement aussi cet été, la structure propose aux visiteurs d’aller à la rencontre des artistes grenoblois du XIXe dans ce lieu particulier. « Victor Sappey, Aimé-Charles Irvoy, Jean Achard, Henriette Deloras… Beaucoup de sculpteurs et peintres de cette époque ont été inhumés ici, explique Marie-Claire Rivoire, présidente de l’association. Certains sculpteurs ont également laissé leur empreinte dans ces allées en érigeant des stèles et monuments funéraires pour des familles grenobloises aisées ou pour leurs amis peintres. Ce sont des œuvres remarquables qui sont souvent méconnues du public. » Menée par Mao Tourmen, guide-conférencière, cette visite « très accessible », d’environ 1h30, « rend vie au cimetière en évoquant l’histoire des personnages en

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Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

Interview | Connu des Grenoblois comme l’organisateur des festivals Holocène et Musée électronique et comme le producteur de tournées de Trois Cafés Gourmands ou de Jérémy Frérot, Le Périscope a lui aussi vu son activité fortement déstabilisée par le covid-19. Sylvain Nguyen, gérant de la structure, nous en dit plus sur qu’elle a vécu et comment elle entrevoit l’avenir.

Nathalie Gresset | Mardi 9 juin 2020

Le Périscope : « On se tient prêt à redémarrer »

« J’ai du mal à mesurer toutes les conséquences que le covid a et aura sur notre activité, constate amèrement Sylvain Nguyen, l’un des deux fondateurs et gérants du Périscope. Le printemps et l’été, nos deux plus grosses saisons en tant que producteur de tournées et organisateur de festivals, sont annulés. Économiquement, c’est évidemment catastrophique. » Reports en cascade, annulations, chômage partiel pour les membres de l’équipe… Comme bon nombre d’acteurs du secteur culturel, l’entreprise grenobloise d’une dizaine de salariés n’est pas épargnée par les répercussions de la crise sanitaire. « Au début du confinement, on avait tout autant de travail car il fallait gérer les reports/annulations, rapatrier le matériel sur la route… Puis ça s’est calmé. Pendant le deuxième mois, on s’est concentré sur la communication envers le public et nos équipes. » Musée électronique reporté, Holocène annulé Côté concerts, Le Périscope a pour l’instant trouvé de nouvelles dates pour la totalité de ses événements. Les prestations de Gauvain Sers et d’Oldelaf prévues en mars à la Belle Électrique ont ainsi été décalées respectivement au 24 septem

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Rémi Perrier : « Aujourd'hui, je ne peux pas dire si Musilac est annulé ou ne l’est pas »

Festival | Du samedi 11 au mardi 14 juillet devrait se tenir à Aix-les-Bains (Savoie) le festival Musilac, avec des têtes d’affiche françaises et internationales comme PNL, Iggy Pop, Lenny Kravitz, Angèle, -M-, Metronomy, Lomepal, Niska… Sauf que Rémi Perrier, le producteur de spectacle basé à Grenoble qui gère l’événement, ne sait pas si cette dix-neuvième édition pourra avoir lieu. On lui a passé un coup de fil pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Vendredi 10 avril 2020

Rémi Perrier : « Aujourd'hui, je ne peux pas dire si Musilac est annulé ou ne l’est pas »

Pouvez-vous nous dire aujourd’hui si la dix-neuvième édition du festival Musilac aura bien lieu mi-juillet ? Rémi Perrier : Non, car on a plusieurs problèmes. Le premier est que ça va commencer à péter du côté des artistes avant même que le gouvernement français et les préfectures ne se prononcent sur des décisions territoriales. Il y a des Américains, des Anglais, des Africains qui nous disent qu’ils ne seront sans doute pas en Europe cet été, ne sachant pas s’ils seront autorisés à bouger ou, si jamais c’est possible, s’il y aura des avions pour les transporter. Des problèmes concrets pour un organisateur de festival ! Un autre problème, c’est la billetterie : en ce moment, on ne vend quasiment plus de place pour Musilac, ce qui est aisément compréhensible. Mais ce qu’on ne vend pas maintenant, on sait que ce sera irrattrapable pour la suite. Si suite il y a… Vous semblez donc vous préparer à une annulation… À mesure que des festivals s’annulent autour de la France – Glastonbury, Bayreuth, Roskilde… –, je ne vois pas comment un préfet ou un gouvernement autoriseraient des rassemblements

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Une journée au Musée

Exposition | C'est un avant-goût de la grande exposition du Musée de Grenoble consacrée aux artistes du XIXe siècle : dimanche 15 mars, l'association Musée en musique organise une journée découverte. On vous en donne les détails...

Nathalie Gresset | Mardi 10 mars 2020

Une journée au Musée

À chaque nouvelle exposition au Musée de Grenoble, Musée en musique propose une journée spéciale en trois temps, ponctuée de deux concerts et d’une présentation illustrée des nouvelles œuvres accueillies dans l’enceinte du bâtiment. Dimanche 15 mars, c’est autour de l’expo temporaire “Grenoble et ses artistes au XIXe siècle”, qui succède à celle de Picasso, que l’association consacre sa Journée au musée. Avec en ouverture et en fermeture, un concert mettant à l’honneur des artistes isérois des XIXe et XXe siècles : Ninon Vallin, cantatrice, et Hector Berlioz, compositeur. Entre temps, une présentation illustrée sera donnée dans l’auditorium par Candice Humbert, assistante de conservation au musée et docteure en histoire de l’art, et Bernadette Lespinard, musicologue. Grâce à elles, les visiteurs auront toutes les clés nécessaires pour appréhender l’exposition et les concerts.

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Félins d’ici et d’ailleurs

Museum | Le Museum de Grenoble propose une grande exposition sur ces animaux captivants. On y découvre leur histoire, mais aussi les risques qui pèsent sur leur survie aujourd'hui. Didactique et très intéressant.

Nathalie Gresset | Mardi 18 février 2020

Félins d’ici et d’ailleurs

Tigre du Bengale, panthère des neiges, léopard de Perse, chat sylvestre… L’exposition Fascinants Félins du Museum de Grenoble rassemble de captivants félidés, de toutes tailles et d’origines éclectiques, sous leur forme taxidermique. En pénétrant dans l’orangerie, le visiteur se retrouve tout d’abord nez à nez avec des félins… de nos contrées. De riches panneaux d’information lui apprennent ainsi que le lynx, qui a fait l’objet d’une chasse importante, avait complètement disparu du territoire français à la fin du XIXe siècle, avant de réapparaître au cours des années 1980 dans le Jura, via la Suisse. Plus cocasse, il découvre également qu’il y a plusieurs centaines de milliers d’années, il aurait pu croiser un lion des cavernes ou un jaguar européen lors d’une rando dans le Vercors. La suite du parcours permet aux curieux de rencontrer des félins vivant sur tous les continents (excepté l’Antarctique), à des altitudes et sous des climats variés. Cette seconde partie délivre, à l’image de la première, bon nombre de données intéressantes sur l’histoire et les caractéristiques individuelles et communes de ces félidés : le sommeil occupe la principale partie de leu

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Le Musée à l’heure musicale viennoise

Concerts | Une intense fin de semaine musicale attend les mélomanes au Musée de Grenoble, vendredi 17 et samedi 18 janvier : c'est la "Folle nuit à Vienne" !

Nathalie Gresset | Mardi 14 janvier 2020

Le Musée à l’heure musicale viennoise

Mozart, Beethoven, Strauss, Schubert, Haydn… Leur point commun ? Tous ces grands compositeurs ont marqué de leurs œuvres la musique classique et romantique et ont vécu à Vienne, point de passage incontournable pour percer à l’époque dans ce milieu. C’est donc cette ville, souvent érigée comme capitale mondiale de la musique classique, que l’association Musée en musique a décidé de mettre à l’honneur cette année pour la 6eédition de sa Folle nuit, qui se déroule les 17 et 18 janvier dans l’enceinte du Musée de Grenoble. Rythmé par huit concerts de musique de chambre, une conférence, un bal de clôture ainsi que des interludes musicaux, cet événement « festif et ludique » a pour ambition « d’attirer et d’élargir le public de la musique classique et de faire passer aux spectateurs le bonheur et l’émotion que procurent ces airs-là », explique Pascale Galliard, présidente et directrice artistique de Musée en musique. Si elle souffre parfois d’une image élitiste, « la musique classique a cependant traversé les siècles et reste très populaire aujourd’hui. Beaucoup d’artistes de variété s’en inspirent ». Réunis pour l’occasion, de nombreux musiciens,

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La Croatie à l'honneur

Concert | L'association grenobloise Musée en musique fait sa rentrée et donne rendez-vous aux mélomanes pour une rencontre avec un pianiste croate.

Martin de Kerimel | Mardi 7 janvier 2020

La Croatie à l'honneur

Pas question de perdre le rythme : aussitôt après les Fêtes, l’association grenobloise Musée en musique reprend ses activités jeudi 9 janvier, à l’occasion d’un concert de Goran Filipec à l’auditorium du Musée de Grenoble. Le pianiste croate fera la part belle aux compositeurs de son pays, en interprétant la Sonate op. 20 en fa majeur de Blagoje Bersa et des morceaux d’Ivo Maček. Un programme original, auquel l’artiste a ajouté des extraits d’œuvres du Hongrois Franz Liszt. Après cette belle ouverture musicale, la journée toute entière sera consacrée à la Croatie, pays en charge pour six mois de la présidence tournante de l’Union européenne. Un déjeuner convivial au Caffè Forté, place Lavalette, est proposé aux gourmands, avant un débat organisé en partenariat avec l’ambassade de Croatie en France et placé sous le patronage du Parlement européen. Musée en musique reconduit ainsi une opération qui avait déjà connu un beau succès avec d’autres pays. L’association se montrera très active en janvier, avec – toujours à l’auditorium du Musée de Grenoble – la sixième édition de la Folle Nuit à Vienne : une série de huit concerts complétée d’une

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Femmes dans la tourmente

Exposition | Plus que de simplement s'intéresser au sort des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale, l’exposition "Femmes des années 40" au musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère nous donne leur point de vue. Un parcours historique, aussi passionnant que nécessaire !

Benjamin Bardinet | Mardi 3 décembre 2019

Femmes dans la tourmente

Cet automne, les femmes sont à l'honneur dans les musées départementaux. Après Rose Valland au musée dauphinois et Vivian Maier au musée de l’Ancien Évêché, voici que le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère nous invite à nous pencher sur leur vie et leur rôle pendant la seconde Guerre mondiale. Souvent perçue comme une affaire d’hommes, cette guerre a en effet largement concerné les femmes, ce que le parcours chronologico-thématique de l’exposition a le mérite de mettre en avant à travers quatre sections : "Vivre et survivre", "Résister et combattre", "Les femmes déportées", "Les femmes et la Libération". L’exiguïté de l’espace d’exposition temporaire ne permettant pas de tergiverser, le visiteur est immergé, dès le début du parcours, dans une cuisine vintage foisonnante de documents propices à révéler l’esprit d’une époque. On décernera la palme à l’affiche de l’Union française pour le suffrage des femmes qui nous rappelle qu'en 1940, à l’instar des voleurs et des assassins, elles n’avaient alors pas le droit de vote. Cela donne une idée de la considération qui leur était portée et de la place qui était la leur dans la société française !

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Vivian Maier, cette illustre inconnue

Exposition | Gardienne d’enfants, photographe autodidacte et parfaite inconnue de son vivant, Vivian Maier est devenue en quelques années une figure mythique de la photographie. Le musée de l’Ancien Évêché lui consacre une exposition, "Vivian Maier, street photographer", tirant profit du fait qu’originaire du Champsaur, elle est passée dans la région au tout début des années 1950.

Benjamin Bardinet | Mardi 19 novembre 2019

Vivian Maier, cette illustre inconnue

Ce qui est sidérant avec Vivian Maier, c’est qu’on ne se lasse pas de découvrir ses photographies. On a beau savoir qu’elles sont plutôt réussies, on est perpétuellement émerveillé par l’exigence du regard qu’elle porte sur l’Amérique urbaine des années 1950-1960. Ses clichés ne sont clairement pas le fait d’un coup de chance : les planches-contacts présentées dans l’exposition permettent de s’en assurer. Elle ne tergiverse pas, va droit au but, consacre à tout casser deux photos à un même sujet – on est loin de la surenchère de clichés à laquelle le numérique nous a désormais habitués. Bien que déterminée lors de ses prises de vues, l'Américaine navigue entre différents styles. Tout à fait à l’aise dans une approche formaliste valorisant des compositions éminemment graphiques qui confinent à l’abstraction, elle peut aussi bien se revendiquer d’un certain "style documentaire", frontal, direct et sans effets de cadrage, ou d’une photographie plus humaniste, valorisant les individus. L’exposition présente par ailleurs une série remarquable de photographies couleur qui révèle sa capacité à tirer parti de ce procédé à une époque où le monde de la photographie considérait que

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"Julien Santini s'amuse" : va, vis et rigole

Humour | L'humoriste sera à la Basse cour du 7 au 16 novembre. On vous dit ce qu'on a pensé de son spectacle.

Aurélien Martinez | Mardi 5 novembre 2019

Julien Santini s'amuse et nous aussi, mais en décalant l’exercice comique. Le public se retrouve ainsi face à un curieux énergumène (faussement ?) peu à l’aise, et face à un spectacle qui n’est ni une suite classique de sketches ni un flux de paroles ininterrompu façon stand-up. Car ce Corse installé à Lyon habite un univers à part, le sien. Sur le plateau, il parle donc de lui, de sa vie, et « comme personne vu qu'il se pratique depuis longtemps » – extrait de la note d’intention qui annonce également certains temps forts, et notamment « une course-poursuite, au bureau, entre Martine et Bibou le pervers, qui deviendra culte ». Faire rire avec les travers du quotidien, beaucoup le font – plus ou moins bien d’ailleurs, et souvent moins que plus. Ici, il s’agit de sublimer le quotidien a priori tristement banal que vivait cet ex-fonctionnaire (la séquence évoquée plus haut est intervenue dans le cadre professionnel) devenu humoriste – et imitateur de Christophe Maé, mais là c’est une autre histoire (qui parlera surtout aux jeunes adultes qui ont regardé le dessin animé Boumbo), développée également sur scène. Le décale

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Musée de Grenoble : Andry-Farcy, un conservateur pas très conservateur

Exposition | Conservateur du Musée de Grenoble de 1919 à 1949, l’intuitif et audacieux Andry-Farcy (1882-1950) contribua largement à l’enrichissement en œuvres d’art moderne de la collection grenobloise. Retour sur le parcours de ce touche-à-tout au caractère bien trempé à l’occasion de la bien nommée exposition "Hommage à Andry-Farcy, un conservateur d'avant-garde [1919-1949]" que lui consacre le musée.

Benjamin Bardinet | Mardi 2 juillet 2019

Musée de Grenoble : Andry-Farcy, un conservateur pas très conservateur

« Mes projets sont simples : continuer en faisant le contraire de ce qu’ont fait mes prédécesseurs qui n’ont ouvert leur musée à aucun des grands maîtres du XIXe siècle. J’ouvre la porte aux jeunes. » Le ton est donné et la formule témoigne bien de la personnalité de son locuteur : Pierre-André Farcy dit Andry-Farcy, tout fraîchement nommé conservateur du Musée de Grenoble. On est en 1919, à la sortie de la Grande Guerre, et celui-ci a pour projet de faire prendre à son institution (alors basée place de Verdun) un tournant résolument moderne en enrichissant sa collection d’œuvres d’artistes d’avant-garde. « Mieux vaut balbutier des vérités naissantes que d’affirmer avec facilité des vérités conquises par nos aînés » ajoute-t-il lors d’un discours en 1921. Tandis que la plupart des musées français, crispés sur l’art du passé, laissent filer les œuvres des grands noms français et internationaux de l’art moderne (pourtant souvent basés à Paris), le conservateur grenoblois prend le risque de miser sur ces artistes audacieux que sont Ossip Zadkine, Maurice de Vlaminck ou encore Henri Matisse. Le

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Musilac au jour le jour (et avec, comme toujours, du lourd)

Festival | Ailleurs, il y a Rock en Seine, les Eurockéennes, les Vieilles Charrues ou le Main Square. En Auvergne-Rhône-Alpes (à Aix-les-Bains, en Savoie, pour être précis), il y a Musilac, son lac (donc), ses milliers de festivaliers et ses quatre jours de programmation bourrés jusqu'à la gueule. Revue au jour le jour.

Stéphane Duchêne | Mardi 18 juin 2019

Musilac au jour le jour (et avec, comme toujours, du lourd)

11 juillet : Les enfants terribles S'il fallait tenter de donner un semblant de cohérence à cette soirée d'ouverture de Musilac, on la placerait sous le signe des golden boys (and girls), puisque l'on verra se succéder sur les scènes du festival les jeunes stars montantes que sont l'électro-explorateur Thylacine, le collectif de hip-hop rennais Columbine, le rock sans voyelle de la révélation MNNQNS et l'énigmatique météore Boulevard des airs. Ajoutez à cela une double fille de en la personne de Lou Doillon, le sidekick préféré du prince Orelsan qu’est Gringe (dont la carrière musico-cinématographique décolle en flèche), l'acteur le plus punk d'Hollywood (Jared Leto avec son groupe Thirty Seconds to Mars – pluie d'évanouissements à prévoir) et l'idole hip-hop US Macklemore. On peut alors se demander ce que le totem 90's Garbage fait au milieu de ce

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Qui es-tu le Périscope ?

ACTUS | Zoom sur la société grenobloise qui organise cette première édition du festival Musée électronique.

Nathalie Gresset | Jeudi 13 juin 2019

Qui es-tu le Périscope ?

Avec l’entrée en piste de la première édition du festival Musée électronique, voilà un bon prétexte pour s’intéresser de plus près à la structure derrière la programmation de l’événement : le Périscope. Fondée en 2001 par Sylvain Nguyen et Alexandre Aujolas et aujourd’hui implantée sur le cours Berriat, la société grenobloise d’une dizaine de salariés a deux missions principales : la production de tournées d’artistes grand public et indépendants, et, depuis trois ans, l’organisation de festivals dans la région. « On ne fait pas seulement du booking. Les artistes nous confient leur activité concert du début à la fin. On les aide à développer leur spectacle, à recruter les équipes techniques et à trouver des lieux de diffusion. On construit une relation de proximité avec eux en essayant de comprendre leur essence afin de la reproduire sur scène » explique Sylvain Nguyen. Cette structure dotée « d’un fort es

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Musée électronique : électro en vue

Festival | Et un nouveau festival grenoblois, un. Organisé par la société de production grenobloise le Périscope, il s’appelle Musée électronique, et sa première édition aura lieu vendredi 14 et samedi 15 juin dans les jardins du Musée dauphinois. Un cadre littéralement splendide (quelle vue !) pour un événement qui se veut « élégant mais pas pédant » avec une programmation riche en grands noms électro français. On détaille tout ça.

Aurélien Martinez | Lundi 10 juin 2019

Musée électronique : électro en vue

Un festival électro organisé de 18h à minuit ? Un choix curieux, mais que le programmateur Robin Direr nous avait expliqué en mars. « C’est une plage horaire intéressante qui permet de toucher un public large, et notamment les jeunes parents qui sortent moins facilement sur des minuit-6h. » Comprendre qu’avec Musée électronique, on ne sera donc pas sur des sons tapageurs ou abrasifs façon gros raout techno, mais plutôt sur une électro-pop dansante et légère. Et qu’on sera face à une programmation peu risquée pour cette première édition, avec des noms (quasiment tous masculins) bien référencés dans le vaste monde de l’électro. Tel, le vendredi soir, le Français Breakbot, que l’on connaît notamment grâce à son tube Baby I’m Yours sorti en 2010 sur le label français Ed Banger – celui de Justice, Cassius, Mr. Oizo, Uffie…. Une petite bombe électro-pop qui rentre instantanément en tête (la télé l’a beaucoup utilisée) du fait, notamment,

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Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

ACTUS | Le Périscope, producteur grenoblois à qui l'on doit notamment le festival Holocène, proposera mi-juin au Musée dauphinois la première édition de son événement baptisé Musée Électronique. On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 mars 2019

Musée électronique : « Un festival élégant mais pas pédant »

Un lieu splendide à flanc de Bastille avec une vue imprenable sur Grenoble ; une programmation électro classieuse (Agoria, Breakbot, Busy P, Myd…) : pour le lancement de son événement Musée Électronique, le producteur grenoblois Le Périscope, qui organise notamment le festival Holocène (la prochaine édition sera cet automne), a voulu « faire quelque chose d’élégant mais pas pédant » comme nous l’a expliqué le programmateur Robin Direr. « Pour Holocène, on avait commencé à être en contact avec Olivier Cogne, le directeur du Musée dauphinois, dans l’idée de, pourquoi pas, proposer des concerts dans la chapelle du lieu. Mais on n’a pas réussi à organiser ça… On est tout de même restés en lien, comme Olivier Cogne a envie de redynamiser ce musée qui est magnifique, et d'attirer une certaine tranche d’âge qui ne vient

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Cet automne, le Musée de Grenoble exposera Picasso

Annonce | Alors que s’ouvrira le 27 avril la nouvelle exposition temporaire du Musée de Grenoble consacrée à la collection très contemporaine du collectionneur Antoine (...)

La rédaction | Mardi 12 mars 2019

Cet automne, le Musée de Grenoble exposera Picasso

Alors que s’ouvrira le 27 avril la nouvelle exposition temporaire du Musée de Grenoble consacrée à la collection très contemporaine du collectionneur Antoine de Galbert, l’équipe des lieux a annoncé qu’elle proposera du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020 une exposition intitulée Picasso 1939 – 1945, au cœur des ténèbres et réalisée avec le fameux Musée Picasso de Paris. Un temps fort « qui rassemblera une centaine d’œuvres (peintures, sculptures, dessins, gravures…) et qui se propose d’étudier l’une des périodes les plus sombres de la vie et de l’œuvre du maître espagnol » comme l’écrit le communiqué de presse. De quoi, on l’imagine, attirer un public très large, malgré la dureté du sujet.

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La Folle nuit au Musée de Grenoble : classiquement russe

Concerts | La musique classique russe sera à l’honneur vendredi 8 et samedi 9 février au Musée de Grenoble à l’occasion de "La Folle nuit", événement initié pour la cinquième année par Musée en musique. Déroulé du programme avec Pascale Gaillard, présidente de l’association.

Alice Colmart | Lundi 4 février 2019

La Folle nuit au Musée de Grenoble : classiquement russe

Qui dit début d’année dit Musée en Musique et sa Folle nuit qui, après une édition à succès (quelque 1750 spectateurs) en 2018 autour de Robert Schumann et Johannes Brahms, revient cette année sur le thème des musiques classiques russes. Et lorsque Pascale Gaillard, présidente de l’association organisatrice, aime à rappeler les ambitions de l’événement (« pas besoin d’être un spécialiste pour aimer la musique classique »), Guy Tosatto, directeur du musée, en félicite les apports pour l’institution. « La programmation de Musée en Musique nous offre la chance d’amener les musiques au sein du musée. » Au menu ce soir Avant d’en dire plus sur le programme, Pascale Gaillard est revenue sur l’histoire de cette musique russe « qui a évolué dans le temps et a été réaffirmée par la création au XIXe siècle du Groupe des Cinq » composé d’Alexandre Borodine, César Cui, Mili Balakirev, Modeste Moussorgski et Nikolaï Rimski-Korsakov. De vendredi à samedi soir (oui, on est plus que sur une seule nuit), l’âme de ces grands artistes devrait donc voguer dans l’auditorium tout comme celles de Sergueï Rach

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PB d'or 2018 : expo

C'était 2018... | Avec une pépite locale et pas mal de musées isérois.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : expo

Le PB d’or du réseau incroyable : les musées départementaux de l’Isère Si l’Année du Japon en Isère (qui dure jusqu’en juin) a été si bien suivie, c’est surtout grâce aux musées départementaux (gérés par le Département de l’Isère donc), dont certains se sont emparés de l’événement avec pertinence, sortant parfois des domaines que leur nom peut laisser penser. Comme le Musée dauphinois, qui a inauguré fin octobre Des samouraïs au kawaii, histoire croisée du Japon et de l'Occident, soit l’une des expositions les plus réussies de 2018 ; le Musée de la Résistance qui, cet été, a accueilli la très forte exposition Hibakusha, dessins des survivants d'Hiroshima et de Nagasaki ; ou encore le Musée de l’Ancien Év

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Le Musée Champollion dans les starting-blocks

ACTUS | Il ouvrira en 2020 à Vif.

Benjamin Bardinet | Mardi 11 décembre 2018

Le Musée Champollion dans les starting-blocks

Ça se concrétise méchamment du côté du Musée Champollion qui devrait voir le jour à Vif fin 2020 – une visite de presse a été organisée fin novembre pour le prouver. En effet, une partie de l'équipe de conservation a commencé le travail de restauration des collections de la famille Champollion et la réhabilitation architecturale de la maison dans laquelle le célèbre égyptologue, premier à avoir su déchiffrer les hiéroglyphes en 1822, a séjourné (elle appartenait à son frère) est déjà tout décidée – elle débutera en 2019. Le projet prévoit de préserver le bâti et de valoriser l'environnement naturel immédiat dont le visiteur pourra pleinement jouir. Les espaces pédagogiques et les expositions temporaires seront situés dans les anciennes dépendances, tandis que l'exposition permanente se déploiera dans le bâtiment principal. On y trouvera, sur trois niveaux, un parcours alternant entre des salles reconstituant l'univers intime des frères Champollion et d'autres consacrées à leurs recherches. Le visiteur pourra ainsi se plonger dans l'atmosphère intellectuelle qui caractérisait le début du

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Joyeux anniversaire le Musée de l’Ancien Évêché (20 ans tout de même)

ACTUS | Rendez-vous du mercredi 12 au dimanche 16 septembre pour cinq jours d'animations gratuites histoire de fêter ça en beauté.

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2018

Joyeux anniversaire le Musée de l’Ancien Évêché (20 ans tout de même)

Ce n’est pas le musée le plus connu de Grenoble, bien qu’il soit diablement bien situé : sur la place Notre-Dame, à côté de la cathédrale du même nom. Logique, car il est logé dans ce qui fut jusqu’en 1906 le palais des évêques. Un bâtiment chargé d’histoire donc, construit au début du XIIIe siècle contre le rempart romain aujourd’hui (presque) disparu, qui sera à la fête du mercredi 12 au dimanche 16 septembre, puisqu’il s’agira de célébrer les 20 ans de ce musée départemental dédié à l’histoire et au patrimoine isérois – nous vous le présentons plus largement dans ce reportage vidéo. Ces cinq jours seront ainsi chargés (et gratuits), entre journée des enfants le mercredi (avec du conte, un atelier et une visite guidée) et animations tout public ensuite. Comme, par exemple, un concert des Musiciens du Louvre sur les suites pour violoncelle de Bach le jeudi à 18h30, une nocturne le vendredi et, bien sûr, les

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Grand bain musical à Musilac

Festival | Vieilles gloires, valeurs sûres, piliers de festoche, jeunes pousses, smoothies de genres et autres étrangetés à découvrir : le festival lacustre Musilac, prévu du jeudi 12 au dimanche 15 juillet à Aix-les-Bains (Savoie), va baigner l'été musical d'un éclectisme qui attire les foules comme les amateurs éclairés, jusqu'à les confondre. La preuve avec la programmation détaillée par jour.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Grand bain musical à Musilac

Old Wave le jeudi D'une certaine manière, s'il fallait un hymne en ouverture de cette édition 2018 de Musilac, il pourrait consister en trois bouts de refrains se répondant depuis le fin fond des âges 80 ; quand les uns martèleraient « I Just can't get enough », les autres répondraient « Don't you forget about me » ou « Always the sun ». Car, on l'aura compris, c'est une soirée très marquée "ressac de la new wave" que celle du jeudi, avec Depeche Mode, Simple Minds et The Stranglers – quand bien même les carrières de chacun de ces groupes britanniques n'auraient pas résisté d'égale manière au passage du temps. Pour le reste, on notera que J. Bernardt, transfuge des Belges de Balthazar, remplacera numériquement son collègue Warhaus, présent l'an dernier ce même soir ; que le rock indé répondra présent avec le Stroke Albert Hammond Jr. (le meilleur d'entre eux, sans doute), Findlay et The Mistery Lights ; que les amateurs de bizarrerie en auront pour leur compte avec le black metal-gospel-blues de Z

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Michael Sweerts : et une nouvelle acquisition pour le Musée de Grenoble, une !

ACTUS | Guy Tosatto, directeur du musée, a ainsi permis l'acquisition, en lien avec le club des mécènes, d'un tableau de ce peintre flamand du XVIIe siècle « très peu représenté dans les collections françaises ».

Aurélien Martinez | Lundi 30 avril 2018

Michael Sweerts : et une nouvelle acquisition pour le Musée de Grenoble, une !

Si les expositions temporaires changent souvent dans un musée et assurent ainsi le volet actualité, les collections permanentes elles aussi évoluent avec le temps, mais de manière plus sporadique. Et ce grâce notamment aux différentes acquisitions menées par les conservateurs des lieux, qui enrichissent continuellement le volet d’œuvres proposées au public. C’est particulièrement le cas au Musée de Grenoble, dont la politique d’acquisition forte des anciens directeurs permet d’avoir aujourd’hui l’une des plus riches collections d’art moderne en France. Mais fin avril, c’est la partie XVIIe siècle du musée qui a gagné une nouvelle toile, acquise pour 400 000 euros en partie grâce au club des mécènes de l’établissement. Soit un tableau, daté autour de 1646 – 1650 et intitulé a posteriori Un vieil homme tricotant avec un garçon à ses côtés, que l’on doit à Michael Sweerts, peintre flamand « très peu représenté dans les collections françaises » selon le directeur du Musée de Grenoble

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Avec "Le rêve blanc", le Musée dauphinois raconte l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes

Exposition | Mi-avril, le Musée dauphinois a ouvert les portes d’une nouvelle exposition permanente baptisée "Le rêve blanc, l'épopée des sports d'hiver dans les Alpes" qui retrace l’histoire de la pratique du ski au XXe siècle. On s’est laissé guider par Franck Philippeaux, conservateur du musée et commissaire de l'exposition.

Alice Colmart | Mardi 24 avril 2018

Avec

Alors que la neige fond et que les stations de ski ferment leurs pistes, le Musée dauphinois ne semble pas prêt à tourner la page de l’hiver. Après Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, toujours en cours au rez-de-chaussée pendant toute l’année 2018, une nouvelle exposition, cette fois-ci de longue durée (sans date de fin donc), s’attaque aux sports d’hiver. Située au dernier niveau du bâtiment, elle a pour but de présenter « les différents engrenages du système économique que sont les sports d’hiver » selon le conservateur du musée Franck Philippeaux, avec des photos, cartes postales, films et autres objets en tous genres. Tout au long du parcours, on découvre ainsi l’évolution des pratiques à travers une vaste collection d’équipements adoptés par les sportifs au fil des ans – skis, monoskis, patinettes… On en apprend par exemple plus sur le passage du ski en bois au ski métallique, jusqu’au plus récent sn

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Orelsan, Feu! Chatterton, Lomepal et d'autres seront cet été à Musilac

Festival | Le festival vient d'annoncer une vingtaine de nouveaux noms, qui complètent ceux dévoilés précédemment. On fait le point sur les 40 connus (50 sont attendus).

Aurélien Martinez | Mardi 27 février 2018

Orelsan, Feu! Chatterton, Lomepal et d'autres seront cet été à Musilac

IAM, Franz Ferdinand, Beth Ditto, MC Solaar, Depeche Mode, Deep Purple, Simple Minds, Rone, Indochine, Roméo Elvis, Chloé… On connaissait déjà une partie des artistes qui seront programmés cet été, entre le jeudi 12 et le dimanche 15 juillet, à Aix-les-Bains, face au lac. Mais le festival aimant chaque année tenir son public en haleine, il en garde toujours sous le coude. Son équipe organisatrice vient donc de dévoiler d'autres noms, dont des têtes d'affiche comme : le on-ne-le-présente-plus Orelsan, qui a tout raflé aux dernières Victoires de la musique grâce à son rap simple et basique

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"Working Class Hero" au Musée Géo-Charles : et voilà le travail !

Exposition | Au Musée Géo-Charles d’Échirolles a été inaugurée début février "Working Class Hero", exposition sous-titrée "La représentation du travail dans l'art" dans laquelle on découvre, à côté d'objets évoquant la mémoire ouvrière, les œuvres de plusieurs artistes contemporains. Nous l’avons visitée avec Élisabeth Chambon, la conservatrice du musée.

Alice Colmart | Mardi 27 février 2018

« Son titre fait écho à la chanson de John Lennon, écrite en 1970 pour exprimer sa lutte en faveur de la classe ouvrière » : voilà comment Élisabeth Chambon, conservatrice du Musée Géo-Charles d'Échirolles, présente l'exposition Working Class Hero – La représentation du travail dans l'art. « Depuis la Préhistoire avec, dans les grottes, les peintures des chasseurs-cueilleurs, jusqu'au Moyen Âge, la Révolution industrielle et nos jours, l’homme a toujours cherché à représenter son activité. Les artistes ont puisé dans cette matière pour en faire des créations. » L’objectif des pièces présentées (photographies, vidéos, tableaux, dessins, objets...), issues en grande partie des collections du Musée Géo-Charles, de celui de la Viscose et du Centre du graphisme, n’est pourtant pas de raconter chronologiquement l’histoire du travail. « On voulait surtout montrer quelle était la position des artistes vis-à-vis du travail au XXIe siècle : la crise économique, le chômage, les fermetures d’usines… »

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Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

ACTUS | Avant la grande soirée d'anniversaire des 50 ans des Jeux olympiques de Grenoble prévue le mardi 6 février, on a rencontré Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois et commissaire de l’exposition "Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère" qui sera lancée le même jour. Il revient sur l’histoire de la manifestation sportive qui, en plus d'avoir contribué au développement spectaculaire du territoire, a fait de Grenoble un musée à ciel ouvert.

Alice Colmart | Mardi 30 janvier 2018

 Olivier Cogne : « En 1968, les Jeux olympiques ont fait de Grenoble le centre du monde »

Mardi 6 février, Grenoble commémorera officiellement (et en grandes pompes) le cinquantenaire du lancement de ses Jeux olympiques d’hiver : une manifestation symbolique pour le Musée dauphinois. « Depuis 4 ans nous travaillons sur notre exposition Grenoble 1968, les Jeux olympiques qui ont changé l’Isère, comme la période correspond au moment où le musée départemental s’est installé au couvent de Sainte-Marie-d’en-haut » explique le directeur des lieux Olivier Cogne. « L'exposition racontera notamment les liens intéressants qui existent entre l’histoire des Jeux olympiques et notre territoire. On va revenir sur l'histoire des Jeux olympiques, de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, quand certaines personnalités ont souhaité les rénover, comme l’Isérois Henri Didon, proche de Pierre de Coubertin à qui l’on doit la devise olympique. » Mais avançons jusqu'à la période qui nous intéresse. En 1964, le maire de Grenoble Albert Michall

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La Folle nuit Schumann-Brahms : nuit pas si classique

Musique classique | Vendredi 19 et samedi 20 janvier, une Folle nuit (qui aura aussi lieu de jour !) consacrée à la musique romantique de Schumann et Brahms résonnera dans le Musée de Grenoble. Au programme, de nombreux artistes qui feront tendre l’oreille aux passionnés comme aux néophytes.

Alice Colmart | Lundi 15 janvier 2018

La Folle nuit Schumann-Brahms : nuit pas si classique

Organisée depuis quatre ans par Musée en musique, la Folle nuit, qui s’inspire de la célèbre Folle journée de Nantes et qui est consacrée cette année aux compositeurs Schumann et Brahms, a pour but « d’élargir le public, de faire découvrir des artistes et ainsi permettre à différentes générations de se rencontrer » nous explique Pascale Galliard, présidente de l’association qui amène la musique classique (mais pas que) au cœur du Musée de Grenoble. « Proposer des concerts au sein même d’un musée, c’est assez inédit » assure Sophie Bernard, conservatrice au musée. « Les concerts qui mettent à l’honneur les artistes Brahms et Schumann dialogueront avec notre prochaine exposition, De Delacroix à Gauguin, car ce sont des artistes du même siècle ». Pascale Galliard : « Brahms et Schumann représentent l’aboutissement d’un siècle comme ils prônaient

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