Woodstower en très grande forme

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Photo : Skip&Die


Battu par les flots, Woodstower ne sombre pas. Deux ans après un déluge qui l'a contraint à revoir ses ambitions à la baisse, le festival du Grand parc Miribel Jonage propose au contraire l'un des week-ends – concerts le samedi, arts de la rue et animations décalées (sauna, retrogaming, "sound system" sous-marin...) le dimanche – les plus solides de son histoire.

Sur la scène principale se succéderont notamment la révélation post-punk Jeanne Added, les exubérants Sud-africains de Skip&Die (qui revisitent les traditions tropicales à l'aune d'une "bass music" éminemment rassembleuse) et un Mr. Oizo plus barré et acide que jamais ; tandis quela petite scène fera la part belle au hip-hop, fut-il décontracté et old-school (Chill Bump) ou abstrait et futuriste (Fowatile).

Quant au club, il accueillera le pionnier de la minimale Ivan Smagghe, Claude (le projet disco/house tout chelou de l'inclassable "beatmaker" Fulgeance) et Thylacine, magicien de la MPC qui, comme Fakear et Superpoze, réinjecte méticulosité et mélancolie au concept de French Touch. Bref, l'association isèroise Hadra, accueillie pour une carte blanche suite à l'annulation de son raout trance, sera bien entourée.

Benjamin Mialot

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«La pluie a tout emporté, les canards, les oignons, / La pluie a tout emporté, nos guenilles, nos haillons» fredonnait Thomas Fersen. L’an passé, elle a même emporté Woodstower, interrompant prématurément le concert de Eels. Refroidis par ce vilain coup du sort (et sans doute un peu à court d’un autre genre de liquide), ses organisateurs ont décidé de se retirer de la course à la tête d’affiche pour mieux se recentrer sur la spécificité de leur festival : ses atours de fête foraine éphémère – la nature du Grand Parc de Miribel-Jonage reprendra ensuite ses droits. D’un sound-system sous-marin à un espace rétrogaming en passant par un DJ set 100% slows, Woodstower fourmillera donc plus que jamais de rendez-vous décalés. La programmation musicale fera quant à elle dans le hip hop aux sourcils froncés via le concasseur (et quart de Birdy Nam Nam) DJ Pone et les rimeurs impertinents d’Odezenne et, surtout, le backpacking sonore, avec le rétro-crooner américanophile Gaspard Royant, le duo Acid Arab, qui repeint la musique électronique aux couleurs vives et sableuses de l’Orient, ou encore Biga*Ranx, le plus Jamaïcain des MCs d’ici. Bref, dépaysement garanti. B

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Le géant vert des festivals de fin d'été (voir le logo de l'édition) a une fois de plus et peut-être encore plus que d'habitude choisi d'opter pour le mélange des genres. Un peu comme ses salades de riz dont on s'empiffre tout l'été avec bonheur mais qu'en hiver on ne peut plus voir en peinture. Et comme Woodstower clôt chaque année la saison des festivals, il fallait que celle-ci soit goûteuse et variée. Et à base de "bonhommes". En tête d'affiche, même s'il a perdu de sa superbe musicale, JoeyStarr reste un plat de choix, ne serait-ce que parce que sa présence scénique fait la différence. Oui, JoeyStarr est le Johnny des quarantenaires, il faudra s'y faire. Pour coller avec l'esprit du festival, on ne pouvait guère trouver mieux, que l'on aime ou pas, que Birdy Nam Nam ou Shantel, Dj allemand aux aspirations balkaniques auquel on doit la bande originale du film de Fatih Akin, De l'autre côté. C'est également à un film que l'on doit la présence de Kavinsky (photo), musicien, Dj et acteur (Steak de Quentin Dupieux) pratiquement inconnu au-delà d'un cercle restreint jusqu'à ce que Ryan Gosling fasse vrombir sa grosse cylindrée au son du Nightcall du mêm

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L’affiche de Woodstower ne vous aura pas échappé : les quatre silhouettes qui traversent des troncs d’arbre en guise de passage piéton sont bien celles des Fab Four sur la mythique pochette d’Abbey Road, celle qui a notamment donné naissance à maintes fabulations sur la mort de Paul McCartney. Le 13 aidant, Woodstower profite du clin d’oeil pour affubler Harrison d’une hache : pour fendre le crâne de Paul ou pour être au diapason avec The Black Angels, on ne sait pas trop, mais de toute évidence cette treizième édition s’annonce assez rock’n’roll. Avec Gaëtan Roussel en tête d’affiche, Brigitte pour le revival sixties, Goran Bregovic pour l’incarnation d’un son «Woodstoworld» versant balkanique, ou encore Laurent Lamarca pour le côté défrichage de nouvelles voix, le festival de la rentrée promet d’envoyer du bois. En marge des raouts mammouthesques et des campings rock où l’on bouffe de la poussière, Woodstower persiste et signe dans la fraîcheur, maintenant haut la barre d’un idéal roots’n’roll, bacchanales champêtres où l’on batifole sous la fanfare des Fiers Mongols. Les journées «Au bord de l’eau» renouent avec la tradition des guinguettes, et les deux nuits de concerts portent

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