Cabaret frappé : notre sélection

MUSIQUES | Les choses ont pas mal bougé à Grenoble ces derniers mois depuis l'élection d'un maire vert. Mais pas Cabaret frappé, festival d'été de la ville, si éco-citoyen que sa programmation semble être le fruit d'un tri de talents hautement sélectif. Exemples. La rédaction

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 juin 2015

Sallie Ford

Avec Slap Back (littéralement "gifler en retour" ou "rendre une gifle"), la rockeuse vintage à lunettes Sallie Ford a laissé de côté le revival rock fifties et ses oripeaux de Buddy Holly 2.0 à chromosomes XX pour un garage rock à fort effet décapant sur lequel elle a entièrement pris les rênes après la séparation d'avec The Sound Outside – remplacé par un groupe 100% féminin. Et c'est un peu des Breeders – et même des Pixies parfois – en mode psychédélique que l'on entend au détour de ces pop songs cinglantes. SD

Mardi 21 juillet, sous le chapiteau

Vieux Farka Touré

Digne fils de son père, la légende Ali Farka Touré, Vieux Farka Touré est davantage célébré aux États-Unis où l'on sait mieux que tout vient de là et donc du blues que dans nos contrées. Son album The Secret y avait fait un carton quand, sur Mon Pays, il célèbre tout à la fois son Mali natal – se désolant de ce qui s'y passe – en une approche transversale du blues que n'aurait pas renié papa – qui n'aimait guère ce qualificatif réducteur. SD

Mercredi 22 juillet, sous le chapiteau

Baden Baden

En 2012, le groupe français au nom de station thermale allemande sortait son premier album Coline. Rien de révolutionnaire là-dedans, mais une élégante pop indé en français et en anglais capable de tutoyer les sommets avec des paroles toutes simples – « Évidemment on se connait à peine / Évidemment on se mettra en scène ». Sur leur tout frais Mille éclairs, le trio reproduit la formule qui lui a valu son petit succès, avec néanmoins plus d'aspérités et plus de français. « Et portés par le vent, on a dansé pour voir / Et on trouvera ça très bien. » Nous aussi. AM

Jeudi 23 juillet, sous le kiosque (entrée libre)

Neeskens

Annécien de Hollande ou Hollandais d'Annecy au parcours en dents de scie (entre concerts confidentiels et passage remarqué à The Voice), Neeskens est enfin parvenu à coucher sur album les ambitions résolument pop (un atavisme néérlandais sans doute) de son folk. Une liaison dont le symbole pourrait être la chanson Where the Bridges End que n'auraient reniée ni Lloyd Cole, ni Prefab Sprout, ni The Go-Betweens. D'autres y verront un digne successeur de Damien Rice. Dans tous les cas, Neeskens a touché au but et mérite toute l'attention du monde. SD

Jeudi 23 juillet, sous le chapiteau

Acid Arab

Projet collaboratif initié par deux crate-diggers passionnés, Acid Arab crée des chemins de traverse entre acid-house, techno et musiques du Maghreb et du Moyen-Orient. Loin de la pseudo-fusion orientalisante pour bar lounge en quête d'exotisme, le duo témoigne au contraire d'un intérêt bien réel pour les différentes scènes évoquées qui transparaît immédiatement dans leurs productions et remixes. Déjà à l'origine de plusieurs compilations et d'innombrables DJ-sets, il se produira à Grenoble en format live, accompagné d'un claviériste. DG

Vendredi 24 juillet, sous le chapiteau

Sax Machine

Puissante machine à groove portée, comme son nom l'indique, par la force du saxophone (et même de deux), de grandes enjambées funk et des loops hip-hop, la créature Sax Machine inventée par Guillaume Séné et Pierre Dandin s'est laissé pousser une troisième tête en la personne du rappeur RaceCar – Chicagoan exilé à Paris. Le duo-trio, le vent en poupe à force d'en souffler, aura les honneurs, avec Ayo, du grand concert gratuit qui clôt traditionnellement le festival. SD

Samedi 25 juillet, sous le chapiteau (entrée libre)


Sallie Rock + Bikini Machine

Garage rock + retro surf rock
Chapiteau du Jardin de Ville Jardin de Ville Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Kajeem + Vieux Farka Toure

Ragga, reggae + afro blues
Chapiteau du Jardin de Ville Jardin de Ville Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Baden Baden

Pop
Kiosque du Jardin de Ville Jardin de Ville Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

PB d'or 2016 : musique

C'était 2016... | Avec du changement côté Cabaret frappé, des images fortes ou encore une confirmation.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : musique

Le PB d’or de la bonne surprise : la nouvelle configuration du Cabaret frappé En janvier 2016, la Ville de Grenoble convoquait la presse pour annoncer un changement de taille : le Cabaret frappé, festival musical qu’elle organise chaque été au Jardin de Ville, passerait en gratuité totale – contre, auparavant, une première partie sous le kiosque en accès libre et, ensuite, une série de concerts payants sous chapiteau. Une décision politique motivée par un souci de faire évoluer le festival né en 1999, mais surtout par des considérations financières, cette gratuité permettant paradoxalement de réduire pas mal de coûts – plus de chapiteau par exemple. Pourquoi pas, même si, du coup, nous pouvions craindre une édition 2016 au rabais… Sauf que ça ne s’est pas produit, grâce justement à cette nouvelle organisation qui a redonné du souffle au dispositif. Le Jardin de Ville fut ainsi judicieusement repensé par l’équipe organisatrice autour d’une grande scène et d’un bar sous le kiosque, ce qui ne donnait

Continuer à lire

Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

MUSIQUES | Pour sa dix-huitième édition, le Cabaret frappé, incontournable temps fort musical de l’été grenoblois, change de peau en devenant 100% gratuit. Pourquoi ? On est allés poser la question (et d’autres) à Loran Stahl, responsable du festival depuis 2004.

Aurélien Martinez | Lundi 20 juin 2016

Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

Grand changement cette année : le festival abandonne ses soirées en deux temps (première partie gratuite sous le kiosque et concert payant sous le chapiteau) pour des soirées toutes gratuites. Pourquoi ce choix ? Loran Stahl : C’est la volonté de la Ville de Grenoble. Comme le Cabaret frappé est un événement municipal, il est tributaire de la politique de la Ville. En dix-huit ans, il en a d’ailleurs vu passer des municipalités ! Après, cette gratuité est un choix tout à fait cohérent avec le projet de la municipalité actuelle ; comme il est cohérent que, pour harmoniser les propositions sur le territoire, la Ville ait demandé que le festival ait lieu une semaine plus tôt [pour notamment ne pas se retrouver sur la même semaine que les Rencontres Brel – NDLR]. Même si on joue maintenant sur la semaine la plus chère de tous les festivals de France ! Forcément, le travail du programmateur que vous êtes doit être différent… L’équation

Continuer à lire

"Baden Baden" : chronique d'un été

ECRANS | de Rachel Lang (Fr./Bel., 1h34) avec Salomé Richard, Claude Gensac, Swann Arlaud

Vincent Raymond | Mardi 3 mai 2016

Concentré d’époque, Baden Baden appartient à cette catégorie de films ayant l’art de fixer une ambiance. Il tire sa substance originale non pas d’un dialogue brillant ou d’une construction scénaristique habile, mais de l’atmosphère qu’il parvient à restituer. À partir d’un argument ténu (le retour sur un coup de tête d’une jeune femme lisse de prime abord chez sa grand-mère à Strasbourg), la chronique d’un été particulier va se dérouler, au gré de séquences en apparence décousues, mais suffisamment allusives pour que l’on puisse recomposer dans les grandes lignes le passé compliqué de la protagoniste (ses amours éteintes, ses distorsions familiales…) comme son présent (une existence vaguement à la dérive). Cette plongée dans la vie de l’inconnue qui nous est donnée pour héroïne se fait avec un minimum d’éléments ; une série de mises en situations jouant sur l’humour à froid et la longueur des plans. Il y a autant d’art chez l’auteure à échafauder ce puzzle, que de plaisir pour le spectateur à l’assembler. Quant au bout-à-bout de ces fragments, s’il ne délivre pas de réponse (puisqu’il n’y a pas de mystère à proprement parler), il nous donne l’impression de co

Continuer à lire

Coming Soon en plein coming back

MUSIQUES | Aux côtés des Neeskens, Thousand et autres Sammy Decoster, la Nuit folk sera également l'occasion de retrouver de vieux amis : Coming Soon, passé en une décennie du statut de dahu anti-folk haut-savoyard à celui d'incontournable de l'indie-pop frenchy. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 9 février 2016

Coming Soon en plein coming back

C'était il y a une décennie déjà. Depuis la Haute-Savoie enflait la rumeur : celle d'un groupe au talent fou dont le batteur avait à peine 13 ans. Pendant les quelques mois où peu avaient eu la chance de les voir se produire ou d'entendre un de leurs morceaux, Coming soon resta d'ailleurs « le groupe dont le batteur a 13 ans ». Mais il se racontait aussi que cette petite bande d'ados des montagnes, menée par un chanteur géant à chapeau, était proche d'Herman Düne, alors apôtre indéboulonnable de l'anti-folk, et même de Kimya Dawson, moitié féminine du duo culte Moldy Peaches (avec Adam Green !). Leur nom même était un teaser à lui tout seul : Coming soon... Mais quand ? On en était à croire à une blague jusqu'à ce qu'on voit la chose sur scène : un chanteur double-mètre sorti tout droit de La Nuit du chasseur et baptisé Howard Hughes, des guitaristes à peine pubères, et donc un batteur (occasionnellement chanteur) de 13 ans en paraissant 8. Incroyable. Mais moins que leur charisme et surtout leurs chansons, épatantes, dont la fausse maladresse cachait mal une grande maîtrise, de sautillantes pochades anti-folk (Jack Nicholson Style) en balla

Continuer à lire

Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

MUSIQUES | Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 septembre 2015

Bourgoin-Jallieu : quelles journées !

Il eut été difficile au festival berjallien Les Belles Journées de constituer un plateau rock indé plus attrayant que celui qui nous est présenté, qui plus est pour son coup d'essai. C'est qu'outre Autour de Lucie, dont le statut d'icône d'une certaine pop indé en fait sans doute un peu le grand frère (ou sœur) de l'événement ; les cautions soulisantes que sont le Grenoblois Lull et le Lyonnais Sly Appolinaire, à qui on ne la fait plus ; 49 Swimming Pools dont les membres n'ont plus l'âge de la conduite accompagnée mais dont la pop reste fraîche comme une rose qui éclorait à l'infini ; et bien sûr H-Burns (consulter nos archives le concernant) ; c'est bien la jeune garde de la nouvelle (oui, encore) pop française

Continuer à lire

Cabaret frappé – jour 5 : satisfaction

MUSIQUES | Un vendredi soir au sommet sous le chapiteau avec les "ambianceurs" Acid Arab et WhoMadeWho. Et une excellente découverte en amont : Nova Heart.

Aurélien Martinez | Samedi 25 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 5 : satisfaction

Bon, ça c'est fait. La dernière soirée payante du Cabaret frappé aura été la plus réussie niveau ambiance. Il faut dire que le festival avait convoqué des artistes qui savent excellemment bien retourner un dancefloor. Ça a commencé sans préliminaires avec le duo de DJs (en mode trio pour ses concerts) Acid Arab et sa musique orientale passée au shaker électro. Une heure intense, commencée à 21h devant une foule grandissant au fil des minutes, qui a démontré l’originalité et la réussite de ce projet atypique musicalement solide. Du coup, avec les trente minutes d'attente avant l'arrivée du second groupe, changement de plateau oblige, on aurait pu craindre une baisse significative de tension côté public. Surtout que placer Acid Arab en ouverture de soirée était risqué… Mais les heures de passage sont visiblement décidées en fonction de la renommée des artistes. Et ce

Continuer à lire

Cabaret frappé – jour 4 : écouter ou taper des mains

MUSIQUES | Pour la quatrième journée de festival, une soirée pop (au sens large) délimitée par deux groupes (Baden Baden et Shake Shake Go) aux conceptions musicales très différentes. Avec, au milieu, le folk de Neeskens.

Aurélien Martinez | Vendredi 24 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 4 : écouter ou taper des mains

« C'est mignon » (un spectateur). Oui, c'est ça. De la musique naïve en quelque sorte, qui parle beaucoup d'amour, de nostalgie, de ressentis… Jeudi soir, le kiosque du Jardin de Ville a une nouvelle fois changé de couleur avec la pop élégante des cinq Français de Baden Baden. Une pop simple, humble même, sans effets de manche, pourtant solidement construite, notamment au niveau mélodique. C'était, comme le laissaient supposer leurs deux albums (qu'on vous invite à écouter si ce n'est pas déjà fait), très beau, même si l'heure de concert était un poil monocorde – beaucoup de morceaux se ressemblent. Côté public, avec une foule encore une fois importante devant le kiosque (revenu sous le soleil), ça a fonctionné avec, forcément, une ambiance plus calme qu'hier soir. Et tu tapes, tapes, tapes… À 22h30 sous le chapiteau, juste après Nees

Continuer à lire

Cabaret frappé – jour 3 : une pluie aux couleurs chaudes

MUSIQUES | Un Vieux Farka Touré impérial sous le chapiteau et des exaltants Meridian Brothers en concert gratuit juste avant : de quoi faire oublier la pluie qui tombait à verse sur Grenoble hier soir.

Aurélien Martinez | Jeudi 23 juillet 2015

Cabaret frappé – jour 3 : une pluie aux couleurs chaudes

Hier soir il a plu. C'est peut-être un détail pour vous mais pour l'équipe du Cabaret frappé ça veut dire beaucoup. Le concert de 19h aurait ainsi rincé les valeureux venus écouter les Meridian Brothers s'il avait été maintenu sous le kiosque. Du coup, il a été délocalisé à quelques mètres, sous le chapiteau en accès libre pour l'occasion, ce qui était une bonne idée. Voilà pour la petite histoire. À 19h donc, on allait découvrir les Meridian Brothers du Colombien Eblis Alvarez sans trop savoir à quoi s'attendre vu ce que l'on avait pu écouter en amont. La surprise fut du coup grande. Une réappropriation et un détournement des rythmes traditionnels sud-américains (la cumbia, mais aussi la salsa voire même des inspirations caribéennes) devenus de véritables machines à danser 2.0. Cinq musiciens très colorés (une chemise rose et un short vert pour le leader), qui ne sont d'ailleurs pas frères et sœurs, à l'énergie communicative et à la dérision assumée : le multi-instrumentiste (il joue même avec un Mac) Eblis Alvarez s'amuse ainsi

Continuer à lire

Cabaret frappé jour 2 : girls and (surtout) boys

MUSIQUES | Mardi soir au Cabaret frappé, les girls et les boys bands ont fait la loi (musicale). Avec des esthétiques on ne peut plus variées, et un public nombreux du coup beaucoup plus réveillé que la veille. Enfin, on parle surtout de nous dans cette dernière phrase !

Aurélien Martinez | Mercredi 22 juillet 2015

Cabaret frappé jour 2 : girls and (surtout) boys

L'ouverture fut déconcertante ; la deuxième soirée a elle été sans (mauvaises) surprises. Ce qui est plutôt une bonne chose, vu qu'on se doutait bien qu'un plateau associant Sallie Ford et Bikini Machine ne pouvait que fonctionner. Sallie Ford donc pour commencer sous le chapiteau à 21h, en mode "girls band" comme on l'expliquait ici. Accompagnée de trois musiciennes (dont une batteuse survoltée), elle a fait le show. Ambiance rock de la fin de la dernière décennie à la The Breeders, loin du rockabilly de l'ancien projet de l'Américaine. Sonorités "garage" qui, hier soir, s’accommodaient parfaitement avec le mode concert. Le

Continuer à lire

Le PB au Cabaret frappé

MUSIQUES | Le fameux festival musical de l'été grenoblois aura lieu du lundi 20 au samedi 25 juillet, au Jardin de ville. L'équipe du Petit Bulletin vous le fera vivre en ligne.

Aurélien Martinez | Jeudi 16 juillet 2015

Le PB au Cabaret frappé

On a déjà dit dans notre numéro festivals en Rhône-Alpes tout le bien que l'on pensait de la programmation de cette nouvelle édition du Cabaret frappé. Ces six jours de concerts débuteront officiellement ce lundi 20 juillet avec le Grenoblois Lakay de l'écurie Hadra et son « dub - dubstep - jungle psychédélique - downtempo - psytrance » (à vos souhaits) comme il le dit lui même. Ce sera sous le kiosque du Jardin de ville, et ce sera gratuit comme tous les soirs à 19h. L'occasion donc de découvrir des artistes dans un cadre agréable, une bière (ou autre) à la main, entouré de plein de monde, du mélomane chevronné au simple passant : c'est ça l'esprit Cabaret frappé.

Continuer à lire

L'été des festivals autour de Grenoble

ACTUS | Certes, on a sorti fin juin notre supplément consacré au festivals en Rhône-Alpes, mais ce n’est pas une raison pour ne pas reparler de ceux prévus autour de Grenoble en juillet et août ; qu’ils soient branchés musique, spectacle vivant ou les deux ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2015

L'été des festivals autour de Grenoble

10 – 12 juillet Le Vercors Music Festival Pour la première édition de ce nouveau festival prévu à Autrans, les organisateurs (et notamment le programmateur Jean-Philippe Bruttmann, compositeur et guitariste de son état) se sont offert quelques têtes d’affiche, sans doute pour marquer les esprits. Les excellents Moriarty, groupe au folk tendrement barré et bricolé, et la pimpante Yael Naim seront de la partie. Tout comme l’Américaine Ilene Barnes, à la voix impressionnante, et le guitariste américain de jazz fusion Al Di Meola. « Toutes les esthétiques musicales seront présentes autour des deux scènes du festival, mais auront toutes pour point commun de placer la guitare au centre des attentions. » Ça se tient. 15 – 19 juillet Merci, Bonsoir ! Encore un nouveau festival ! Dans le cadre de la première édition de l’événement spectacle vivant (versant arts de rue) et musique Merci, Bonsoir ! organisé à Grenoble (à la Bifurk et au parc Flaubert) par l’association

Continuer à lire

Du côté des festivals

MUSIQUES | Les gros festivals musicaux de la région ont dévoilé leur prog, parfois au compte-gouttes pour faire le max de bruit possible. On fait le point afin d’y voir plus clair et cocher les bons jours sur le calendrier.

Aurélien Martinez | Jeudi 22 mai 2014

Du côté des festivals

Le Cabaret frappé Du 21 au 26 juillet, à Grenoble Frànçois and The Atlas Mountains, l’un des meilleurs groupes de pop made in France, mais aussi le vétéran Tricky (ancien membre fondateur, et démissionnaire, de Massive Attack), le masqué Cascadeur, le Français Fakear et son électro, ou encore le mariage attendu entre Moriarty et Christine Salem : une poignée de noms nous donne bien envie. À noter que les dates de chaque concert seront précisées plus tard.   Les Rencontres Brel

Continuer à lire

Vieux fils

MUSIQUES | Fils de la légende du blues malien Ali Farka Touré, Boureima Farka Touré est parvenu à se faire sinon un prénom, du moins un surnom – « Vieux » – sur les traces de son père. Entre recherche des mélanges et tribut à l’héritage d’un des plus grands pays de musique au monde : le Mali. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 31 octobre 2013

Vieux fils

Est-il encore bien nécessaire de présenter le grand Ali Farka Touré, décédé en 2006, sans doute le plus grand bluesman que l’Afrique ait porté. Et, à l’échelle du monde, l’un des plus grands. Comme un autre géant, nigérian lui, le roi de l’afrobeat Fela Kuti dont deux fils sont entrés en religion musicale, Ali Farka Touré a fait un émule dans sa descendance avec Boureima Farka Touré, surnommé Vieux. Le vieil âne ("Farka", signifiant « âne », est un surnom qui fut donné à son père et qu’il a conservé) est lui aussi en effet un fougueux animal au sang blues qui chemine entre tradition malienne et recherche esthétique (son projet avec le musicien israélien Idan Raichel, The Touré-Raichel Collective). Car Vieux est autant un enfant du Mali que de la mondialisation, que les collaborations de son père avec des légendes américaines comme Taj Mahal et Ry Cooder n’ont sans doute pas laissé indifférent. Pas étonnant dès lors que les États-Unis soient tombés littéralement en amour avec ce blues virtuose qui cherche, on l’a dit, mais jamais à se prendre pour ce qu’i

Continuer à lire

Farka Junior

MUSIQUES | De son père décédé, le légendaire bluesman malien Ali Farka Touré, Boureima Ibrahim Touré a hérité d’un surnom « Farka » (« l’âne ») puis s’en est gagné un deuxième : (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 6 septembre 2013

Farka Junior

De son père décédé, le légendaire bluesman malien Ali Farka Touré, Boureima Ibrahim Touré a hérité d’un surnom « Farka » (« l’âne ») puis s’en est gagné un deuxième : « Vieux ». Voici donc Vieux Farka Touré, digne successeur de son illustre paternel, lui aussi à la croisée du blues américain, de ses racines africaines et de la musique malienne descendue en droite ligne de la tradition griotte. Comme Ali, Vieux fait disparaître les mirages qui nous ont toujours mis en tête que le blues était né sur les bords du Mississippi, pour redistribuer les cartes au bord du Niger. Répétant l’opération pour chacun des styles musicaux (funk, reggae…) prétendument né sur le continent américain. Le guitariste malien va même plus loin lorsqu’avec le pianiste israélien Idan Raichel rencontré dans un aéroport, il mélange rythmes maliens et mélodies israéliennes. De la curiosité et du furetage musical comme atavisme profond, Vieux Farka Touré est bien le fils de son vieux. Vieux Farka Touré, mardi 12 novembre à 20h30, à la MC2

Continuer à lire

Pop up

MUSIQUES | On pourrait tenir sur Baden Baden (photo) le même discours que sur Kid North. Mais ce serait faire preuve de mauvaise foi. Il y a dans la musique de ces (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 14 septembre 2012

Pop up

On pourrait tenir sur Baden Baden (photo) le même discours que sur Kid North. Mais ce serait faire preuve de mauvaise foi. Il y a dans la musique de ces Parisiens, qui assument d'ailleurs à l'occasion l'exercice casse-gueule du chant en français, une finesse d'écriture qui ne cherche pas l'amour au premier regard. Plutôt à s'installer dans la durée et à varier les plaisirs : pop, ballades folk, tentations post-rock, Baden Baden, c'est un peu la pop de l'Atlantique à l'Oural. Et puis on ne va pas faire la fine bouche devant une scène française qui fait preuve d'autant de dynamisme. À l'image de The Bewitched Hands, co-leaders avec The Shoes et Yuksek d'une scène rémoise pour le moins surprenante. Là encore, pas question de pop prémâchée – ce qui ne l'empêche pas à l'occasion de s'avaler tout rond – mais une véritable recherche de la sophistication dont il n'a jamais été prouvé de toute façon qu'elle était l'ennemi de la séduction, du moment que l'on sait en user avec intelligence. SD

Continuer à lire

Grenoble rocks

MUSIQUES | L’été, à Grenoble, c’est Cabaret frappé, et on ne discute pas. Chaque mois de juillet, le traditionnel festival de musiques actuelles investit, sur une (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juin 2012

Grenoble rocks

L’été, à Grenoble, c’est Cabaret frappé, et on ne discute pas. Chaque mois de juillet, le traditionnel festival de musiques actuelles investit, sur une semaine depuis quelques temps, le Jardin de Ville, avec de nombreux concerts, certains gratuits (en première partie de soirée), d’autres non (sous le chapiteau). Et il faut le rappeler aux non autochtones sarcastiques, on a bel et bien affaire ici à un excellent festival, qui a su habilement conjuguer têtes d’affiche et découvertes, le tout dans une ambiance conviviale et apaisée que l’on ne retrouve pas forcément dans tous les grands raouts de ce type. Au programme cette année, niveau noms qui claquent, on a rendez-vous avec les Rémois de The Shoes, et leur pop dansante à l’efficacité redoutable qui usera à coup sûr les semelles des festivaliers – pas grave, ils sont programmés le dernier soir ! On croisera aussi le monumental Tony Allen, co-fondateur du style Afrobeat, avec son intriguant projet Black series from Lagos to Detroit ; le classieux Rover, sorte de Bowie des années 2000 ; les folkeux d’Ewert And The Two Dragons ; ou encore l’écrivain et musicien Theo Hakola. Mais force est de constater que la plus belle pri

Continuer à lire

The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

MUSIQUES | Les premiers noms de la prog du Cabaret Frappé (la quatorzième édition, du 23 au 28 juillet au Jardin de ville) sont sortis. Avec notamment la venue des Rémois de The Shoes. Et ça, c’est une excellente nouvelle !

Aurélien Martinez | Jeudi 12 avril 2012

The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

The Shoes donc, que l'on aurait déjà dû apercevoir à Grenoble en septembre dernier s'ils n'avaient pas annulé leur venue. Du pop-rock tubesque à mort, à l'efficacité redoutable en live. Le duo rémois, au sommet de la hype en ce moment, s'est même offert les services de Jake Gyllenhaal pour sa dernière vidéo Time to dance (que l'on vous a mise en bas de l'article). Bret Easton Ellis adore. Nous aussi! On retrouvera aussi Tony Allen, co-fondateur du style Afrobeat, qui présentera Black series from Lagos to Detro

Continuer à lire

It’s gonna be Big

MUSIQUES | L’acidulée et primesautière Sallie Ford a choisi Portland comme ville d’adoption. C’est là qu’elle s’est dégotté les trois musiciens qui allaient former avec (...)

Aurélien Martinez | Mardi 7 février 2012

It’s gonna be Big

L’acidulée et primesautière Sallie Ford a choisi Portland comme ville d’adoption. C’est là qu’elle s’est dégotté les trois musiciens qui allaient former avec elle un quartet dynamite revendiqué pur rock’n’roll. Teinté de sautillements rockabilly, de grognements blues et de légèretés plus folk, c’est bien le rock qui perce à chaque morceau de cette donzelle à la voix puissante et malicieuse. Un style somme toute plus vraiment à la mode, enrobé d’un nuage rétro séduisant qui ne fait pas pour autant couler le navire dans la mode plus actuelle du vintage à tout prix. Pas une touche de mauvais goût dans l’album Dirty radio sorti en 2011, mais une étonnante fraîcheur dans un exercice périlleux : celui de ne pas faire fuir les amateurs des seventies et de rallier dans un même mouvement la caste de l’indie pop. Tout respire l’inspiration : de la ballade éraillée Thirteen years old au pétaradant This crew en passant par l’étonnant Danger (peu effrayé par les grelots de Noël et les démonstrations vocales par onomatopées – génial). Jovial, jovial et bienveillant à l’égard de l’histoire de la musique : Dirty radio fait l’effet

Continuer à lire

Ô féminin

MUSIQUES | Non seulement le Ciel assume son inclination pour les chanteuses troublantes en petites tenues, mais en plus, si vous n’êtes pas contents, tant pis pour vous. François Cau

François Cau | Lundi 9 janvier 2012

Ô féminin

C’est ce qu’hurle la programmation de ce premier trimestre 2012 de la salle sise rue Général Marchand, véritable pamphlet féministe à part entière. Bon, en même temps, plus de la moitié des dates s’inscrit dans le cadre de la manifestation nationale Les Femmes s’en mêlent, donc on est prêts à invoquer le bénéfice du doute. D’autant qu’il serait dommage, pour ne pas dire délictuel de manquer les performances très attendues de Battant, projet rock exigeant encore sous le joug du sinistre coup du sort survenu en septembre dernier (le suicide de Joel Dever, l’un des fondateurs de la formation), ou de Sallie Ford & The Sound Outside. Porté par la candide approche de sa très juvénile chanteuse (photo) sur des émotions musicales qu’on croirait forgées à l’aune d’un vécu chaotique (alors que pas du tout), le premier album de la formation, Dirty Radio, fait montre d’une maturité sonore et d’une efficacité bluesy qui ne vous laisse d’autre choix que de taper frénétiquement du pied. Le public des dernières Transmusicales de Rennes ne s’y est pas trompé, prenant littéralement d’assaut ses deux représentations. Que les sceptiques aillent donc écouter le superbe Danger et on en reparle.  

Continuer à lire