Mission rock au Maïly's

MUSIQUES | Deux très bon concerts cette semaine au Maïly's, véritable plaque tournante pour les amateurs de concerts rock et assimilés.

Damien Grimbert | Mardi 3 novembre 2015

Photo : The Jackets


Ouvert en mars dernier au 27 place Jean Prévost, en lieu et place du 69, le bar-restaurant le Maïly's s'est transformé ces derniers mois en véritable plaque tournante pour les amateurs de concerts rock et assimilés. Convivial et sans prétention, le lieu ne se cantonne pas pour autant à la seule scène locale, comme le prouvent les deux très bons concerts qui y sont organisés cette semaine.

Première étape dès ce mercredi 4 novembre (oui, là, maintenant, tout de suite) avec la formation garage/psyché/fuzz suisse The Jackets (en photo), signée sur le label Voodoo Rhythm, accompagnée en première partie du duo orgue/batterie local Moonrite qui réunit Yann Cracker de Towerbrown et Julien de Qasar autour d'un univers dark/pop/psyché furieusement 60's.

Puis rebelote dès le lendemain (le jeudi 5 donc, si vous avez suivi) avec une Fête Souterraine organisée par Franche Touche et le label parisien La Souterraine qui accueillera le rock hardcore d'Et Après ?, le synth-punk de Taulard, et enfin la garage pop mélancolique du quatuor parisien Requin Chagrin qui commence à beaucoup, beaucoup faire parler de lui depuis quelque temps (la preuve!).

Deux concerts à ne pas manquer donc, et un lieu à suivre de très près.


The Jackets + Moonrite

Garage psych
Le Maïly's 27 rue Jean Prevost Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Fête souterraine : Taulard + Requin Chagrin + Et Après ?


Le Maïly's 27 rue Jean Prevost Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Cannibale et Moonrite, une douce odeur de psychédélisme

MUSIQUES | Alléchant plateau que celui proposé ce jeudi 24 septembre à la Source, qui associera sur scène le garage rock psychédélique teinté d’exotica des Normands de Cannibale, à celui, occulte, sombre et flamboyant des Grenoblois de Moonrite.

Damien Grimbert | Mardi 22 septembre 2020

Cannibale et Moonrite, une douce odeur de psychédélisme

Pour un groupe de rock actuel, les options sont diverses et nombreuses… mais toutes ne se valent pas. Il y a ceux qui vont vendre leur âme pour livrer des morceaux pop fades et calibrés taillés pour les synchro-pubs, ceux qui vont tenter de s’inscrire dans la prolongation des grandes légendes des décennies passées, quitte à n’en livrer qu’une copie studieuse mais guère inspirée… Et ceux, enfin, qui préfèrent emprunter des chemins moins balisés mais beaucoup plus excitants où les influences du passé se conjuguent au présent dans un grand bain de jouvence syncrétique et inédit. C’est assurément à cette dernière catégorie qu’appartiennent les formations Cannibale (photo) et Moonrite, qui proposent chacune des approches radicalement différentes mais complémentaires. Signés sur le label parisien de référence Born Bad Records dès leur premier album, No Mercy For Love en 2017, les Normands de Cannibale, qu’on a pu retrouver l’année suivante avec leur deuxième opus Not Easy to cook proposent ainsi une galvanisante rencontre entre des influences garage psychédélique 60’s/70’s envoutantes et toute une gamme de sonorités surprenantes et étranges puisées aussi bi

Continuer à lire

Halloween skate or treat : skate, citrouilles et décibels

Événement | Rendez-vous à la Bifurk samedi 27 octobre pour un événement qui promet !

Damien Grimbert | Mardi 16 octobre 2018

Halloween skate or treat : skate, citrouilles et décibels

Spécialiste incontesté des croisements entre compétitions de skate et concerts de rock (on leur doit notamment l’organisation du fameux Skate Rock Contest, dont on s’est déjà fait plusieurs fois l’écho dans ces pages), le Skatepark de Grenoble remet le couvert samedi 27 octobre de 17h à 1h à la Bifurk, avec une édition spécial Halloween qui s’annonce d’ores et déjà haute en couleur. Intitulée Halloween skate or treat, cette dernière accueillera ainsi, outre le traditionnel concours de déguisement associé à ce type d’événement, deux jam sessions distinctes de 20h à 21h et de 22h à 23h, entrecoupées de deux concerts. Alliant trash et death-métal pour un résultat « ravageur et percutant », Shräpnel se chargera d’ouvrir les hostilités entre 21h et 22h. Auteur d’un rock garage psychédélique à la fois sombre et groovy influencé par le versant le plus obscur des années 1960, le duo orgue/batterie Moonrite (photo) s’occupera quant à lui de clôturer cette soirée prometteuse aux alentours de 23h.

Continuer à lire

Moonrite, les 60’s versant obscur

MUSIQUES | Pour célébrer la sortie de son premier album, le groupe grenoblois à l'univers musical sombre, étrange mais néanmoins toujours groovy sera jeudi au Maïly's. Avec des bougies ?

Damien Grimbert | Lundi 26 septembre 2016

Moonrite, les 60’s versant obscur

En marge de l’optimisme béat du "flower power" et des "summers of love", les années 1960 ont également abrité en leur sein une déclinaison plus sombre et tripée de la contre-culture hippie, mêlant sexe, drogues, psychédélisme et rituels occultes. Cette dimension quasi gothique, reflet autrement plus réaliste d’une époque marquée par de nombreux troubles et explosions de violence, est très clairement celle qui a servi d’influence principale à la musique de Moonrite. Duo de garage rock psychédélique au format atypique (un orgue et une batterie) formé en 2014 par deux frères déjà très présents au sein de la scène rock grenobloise (Towerbrown, Firecrackers, Qasar…), Moonrite évolue ainsi dans un univers musical sombre, étrange mais néanmoins toujours groovy semblant tout droit sorti d’un film d’exploitation de série B. À l’occasion de la sortie de son premier album éponyme sur le label allemand Soundflat Records, le groupe viendra faire découvrir ses nouvelles compositions à l’occasion d’une "release party" au Maïly’s aux côtés de The Sex Organs, autre duo bien déjanté dont le "trash’n’roll" teinté de garage a su séduire le label suisse Voodoo Rh

Continuer à lire

Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Chanson | De passage ce mercredi au Bauhaus avec Chevalrex, Eddy Crampes affiche en chanson des influences souterraines qui toujours remontent à la surface avec une douceur qui n'appartient qu'à lui, doux-dingue de plus, plus doux que dingue. À moins que ce ne soit l'inverse.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 juin 2016

Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Quand on navigue dans les eaux troubles de La Souterraine, cette drôle de maison underground aux fondations poreuses et aux portes toujours ouvertes aux courants d'air frais d'une french pop pas comme les autres (peut-être la nouvelle french touch, s'il était besoin d'en avoir une), on est forcément un ovni. C'est ce que sont les Aquaserge, Julien Gasc et autres Chevalrex dont les exploits funambules ont déjà été retranscrits ici (et dont on reparlera plus que prochainement). C'est avec ce dernier que va se produire un autre adepte du grand écart quasi vandammien : Eddy Crampes. Eddy Crampes comme la contraction d'Eddy Mitchell et des Cramps, Eddy Crampes comme la décontraction et la décomplexion absolue de la chanson française, dont la base arrière abrite de concert le chanteur de l'amour défiscalisé Alain Barrière et la pop dématée de Daniel Johnston, de Burt Bacharach et d'Alain Souchon – on aurait jamais pensé accoler les deux noms dans le même référencement. Et comme choisir lui donne des crampes, Eddy reprend, couvre, habite les chansons des autr

Continuer à lire

France et Taulard, talents musicaux made in France

MUSIQUES | Ce jeudi 2 juin, la Souterraine réunit à la Bobine deux groupes français qui, comme diraient les plus âgés d'entre nous, ganeraient à être connus. Mais qui sont-ils vraiment ?

Stéphane Duchêne | Mardi 31 mai 2016

France et Taulard, talents musicaux made in France

En 2016, la Souterraine est le dernier artisan découvreur de talents de France et se propose de partager avec nous, au coin d'une bonne bière, les produits pop de nos beaux terrooooirs, l'hymne de nos campagnes, de nos rivières, de nos montaaaaagnes. Ce sera prochainement le cas à Grenoble avec un certain Taulard (preuve que, comme nous le disions dans nos éditions précédentes, les délinquants récidivistes ont, quoi qu'on en dise, la part belle dans notre beau pays). Il faudra aussi sans doute prêter en ce 2 juin à la Bobine, jour de la Sainte-Blandine (n'oubliez pas de leur souhaiter bonne fête), une attention toute particulière à un drôle de trioooo venu d'Auvergne et baptisé France (photo) – un très beau nom qu'on apprécie beaucoup à la rédaction de ce journaaaal, dernier artisan de musique de jeunes à combiner batterie, basse et vielle à rooooouuuue. Vous allez le voir, le résultat est assez surprenant et ne sera pas sans rappeler aux amateurs d'Histoire et de psychédélisme l'affaire du pain maudit de Pont-Saint-Esprit à l'été 1951, cet étrange cas d'intoxication alimentaire à l'ergot de seigle, dont la CIA fut un temps tenue responsaaaaable. Aux commande

Continuer à lire

Les profondeurs pop de Requin Chagrin

MUSIQUES | Dernière révélation du bureau français du défrichage et de l'aménagement du sous-territoire indie La Souterraine, Requin Chagrin se pointe l'air de rien et le museau en avant avec sa pop de squale triste pour plages désertes et embrumées. Un genre de surf-garage propice à la noyade et à l'amnésie.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 novembre 2015

Les profondeurs pop de Requin Chagrin

Revoilà madame La Souterraine, présentant un nouveau poulain. Oui, mais un poulain avec plusieurs rangées de dents et un aileron, naviguant en eaux troubles avant de fondre comme si de rien n'était sur sa proie, après quelques ronds dans l'eau menaçants et hypnotiques. Ce n'est ni plus ni moins que la manière de fonctionner de Requin Chagrin (© Michel Sardou pour le nom), gangue de requins auxquels on aurait collé un coup anesthésiant sur le museau (le seul moyen, paraît-il, d'échapper à une attaque) ou supprimé les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine. Car Requin Chagrin prend les vagues comme on attaque sa vingt-huitième piña colada en bord de piscine un jour de canicule – avec une conviction légèrement entamée – mais, porté par sa belle nature, surfe comme personne : à deux à l'heure et la voix en mode sonar (mixée très en arrière, le groupe sur la plage, la chanteuse Marion Brunetto dans l'arrière-pays). Et quand le squale est lancé, pour peu que le pouls asymptomatique de cette batterie autiste s'accélère et que les synthés soient bien branchies, il y a intérêt à nager vite (redoutable tourbillon que le titre Le Chagrin).

Continuer à lire

Le Ciel met le Parquet

MUSIQUES | À l’initiative depuis maintenant deux ans d’une pléiade d’excellents concerts oscillant entre post-punk, ambient, noise et rock indé, l’équipe de Parquet (...)

Damien Grimbert | Mardi 19 mai 2015

Le Ciel met le Parquet

À l’initiative depuis maintenant deux ans d’une pléiade d’excellents concerts oscillant entre post-punk, ambient, noise et rock indé, l’équipe de Parquet Sonore a pour particularité d’évoluer en marge des circuits officiels, en proposant des évènements en petit comité dans un cadre intime et sans cesse changeant (appartements, jardins, squats, ateliers…), le lieu de déroulement étant à chaque fois tenu secret jusqu’au dernier moment. Suite aux difficultés financières que connaît actuellement la Régie 2C avec la baisse conséquente de ses subventions par la Drac, l’association a décidé une fois n’est pas coutume de changer son fusil d’épaule, en collaborant avec la structure publique pour organiser un concert de soutien dans l’enceinte du Ciel. Une excellente nouvelle pour les personnes non familières des activités confidentielles de Parquet Sonore, qui vont ainsi pouvoir découvrir son goût très sûr en matière de programmation. Se partageront ainsi la scène ce lundi les Grenoblois post-grunge de Et Après? et le quintet post-punk

Continuer à lire