Gordon Ashworth au royaume de l'expérimental

MUSIQUES | En concert à la Casse ce samedi, l'Américain est l'auteur de créations sonores abstraites d'une beauté fascinante.

Damien Grimbert | Mardi 3 novembre 2015

Année après année et concert après concert, la valeureuse association Après le Chaos ne cesse de faire reculer par ses choix de programmation audacieux les limites de notre curiosité. Prenez le concert de ce samedi à la Casse par exemple : sa principale tête d'affiche, le musicien expérimental de Portland Gordon Ashworth, est l'auteur de plages sonores abstraites infiniment séduisantes dans lesquelles s'entrelacent instruments à cordes, "field recording" (captation d'ambiances sonores dans différents lieux) et travail sur bandes magnétiques.

Une méthodologie hors des sentiers battus qui donne naissance à de subtiles et fascinantes créations sonores aux confins du drone, du folk traditionnel américain, de la musique concrète et du noise abstrait. Et s'avère in fine à même de convaincre tout un chacun.

Gordon Ashworth + Panos Alexiadis + Jérôme Noetinger + Cyril M, samedi 7 novembre à 20h à la Casse


Gordon Ashworth + Panos Alexiadis + Jérôme Noetinger + Cyril M


La Casse 17 rue Elie Cartan Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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PB d'or 2018 : musique

C'était 2018... | Avec des musiciens du coin, un festival ou encore des associations locales.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : musique

Le PB d’or de la meilleure reprise de l’année : "Elle a les yeux revolver" par M-O-R-S-E C’est de loin l’un des morceaux qu’on a le plus écouté en boucle ces derniers mois – alors qu’on n’est pourtant pas spécialement fans de l’original. Porté par une maîtrise parfaite de l’autotune et une mélancolie prégnante, la reprise par le Grenoblois M-O-R-S-E du tube 80’s de Marc Lavoine nous a plongés dans un état de béatitude totale, au même titre d’ailleurs que les autres chansons de son excellent premier album Apathique, sorti à l’automne sur le label Cindys Tape. Le PB d’or du festival qui a enfin trouvé sa formule idéale : Jour & Nuit Une programmation musicale vaste, pointue et foisonnante à même de satisfaire tous les publics

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Talweg et Mesa of the Lost Women : autant en emporte le bruit

Concert | Les deux groupes français seront au 102 dimanche 9 décembre. Un concert qui va envoyer du lourd !

Damien Grimbert | Mardi 4 décembre 2018

Talweg et Mesa of the Lost Women : autant en emporte le bruit

Retour aux affaires pour l’équipe de l'association grenobloise Après le chaos, toujours à l’origine de propositions musicales passionnantes et défricheuses à défaut d’être systématiquement accessibles au plus grand nombre (c’est un peu le revers de la médaille). Actuellement en tournée commune, Talweg (en photo) et Mesa of the Lost Women, les deux groupes français réunis pour le concert de cette semaine au 102, partagent ainsi un goût affirmé pour les franges les plus extrêmes de la constellation métal, dont ils délivrent une forme improvisée à la fois dépouillée, bancale et volontiers expérimentale, définitivement débarrassée de tout artifice folklorique extra-musical. À la trappe, donc, rites païens, cultes macabres, maquillages cadavériques et forêts norvégiennes enneigées battues par le vent : on évolue de fait ici dans des territoires purement soniques, plus proches de courants mitoyens comme la noise bruitiste ou le free jazz le plus radical que des classiques du genre. Mais plus concrètement, une fois sorti du petit jeu des étiquettes forcément réductrices, on a surtout affaire à une forme de catharsis sonore primitive, chaotiqu

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Cuntroaches : concentré de brutalité

Concert | Le trio noise punk allemand sera dimanche 15 avril à Grenoble.

Damien Grimbert | Mardi 3 avril 2018

Cuntroaches : concentré de brutalité

Il y a parfois des a priori qu’il ne faut pas hésiter à confronter, sous peine de rater de belles découvertes. Prenez le cas des Cuntroaches par exemple, de passage dimanche 15 avril à la B.A.F. aux côtés du duo de power electronics suisse Tzitzimime et à l'invitation de l'asso Après le chaos. Sur le papier, un trio noise punk, venu de Berlin, comme il en existe déjà tant d’autres, pas forcément de quoi s’exciter démesurément. Mais, à l’écoute de leur EP introductif, une déflagration sonore d’une vitalité et d’une radicalité sans commune mesure, du genre qu’on ne découvre que bien trop rarement de nos jours. Violente, extrême, bruyante, chaotique, énergique, primitive et surtout sacrement inspirée, la musique quasi grindcore du trio fait l’effet d’une grande claque salutaire au sein d’une scène alternative qui se regarde parfois trop tourner en rond. Et on n'a absolument aucun doute sur sa capacité à décupler encore d’intensité en live. <a data-cke-saved-h

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Jérôme Noetinger : paysages sonores

Concert | Rendez-vous mardi 13 mars à la Source pour découvrir le travail original du compositeur et improvisateur de musique électro-acoustique grenoblois.

Damien Grimbert | Mardi 6 mars 2018

Jérôme Noetinger : paysages sonores

« Si l’on considère le paysage comme l’ensemble d’un pays qui s’offre à la vue, ce programme en propose l’équivalence sonore. » Une phrase qui résume à la perfection la proposition artistique présentée par le compositeur et improvisateur de musique électro-acoustique grenoblois Jérôme Noetinger mardi 13 mars à 19h30 à la Source, dans le cadre de la deuxième saison de la manifestation Paysage > Paysages orchestrée par le Département de l’Isère. Construit à partir de compositions et de captations sonores brutes réalisées dans différentes contrées du monde, le programme de musique concrète réalisé pour l’occasion sera diffusé sur un orchestre de haut-parleurs pour mieux immerger le spectateur dans le son, « comme dans un parcours à traverser ». Une proposition d’autant plus alléchante que Jérôme Noetinger, fondateur en 1987 de la Cellule d’Intervention Metamkine (un groupe d'artistes français dont les performances associent musique électroacoustique et projection cinématographique) et figure de proue de l’avant-garde grenobloise depuis de nombreuses années, est très loin d’en être à son premier coup d’essai.

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"La Consolation" : Cyril Mennegun, radical à plein temps

ECRANS | de Cyril Mennegun (Fr., 1h20) avec Alexandre Guansé, Corinne Masiero…

Vincent Raymond | Mardi 4 avril 2017

Daniel vient d’apprendre la disparition d’une femme importante pour lui, avec laquelle il n’avait plus aucun contact. Il se rend dans une maison à la campagne pour veiller sa dépouille et peut-être, enfin, faire la paix avec elle. Avec lui-même aussi… La radicalité dont le réalisateur français Cyril Mennegun avait fait preuve dans Louise Wimmer (2012, César du meilleur premier film) se trouve ici poussée à son paroxysme : âpreté du sujet, ascèse du dialogue, minimalisme des plans et des mouvements. Exercice de style (volontaire) autour de la question du dépouillement, d’un retour sur soi par l’ineffable, La Consolation prend le temps d’investir le temps, de nous confronter à l’austérité dérangeante de la longueur et au mystère du lacunaire. Au spectateur de se plonger dans les incertitudes de Daniel, d’identifier les causes de ses silences, d’accomplir à ses côtés le chemin d’une acceptation avant d’obtenir une éventuelle consolation. On touche là à une expérience sensorielle face à u

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Nuit Noire et Satan : incantations lo-fi

MUSIQUES | Invités sur scène par l'asso Après le Chaos, Nuit Noire et Satan abolissent les frontières entre punk et métal.

Damien Grimbert | Vendredi 17 juillet 2015

Nuit Noire et Satan : incantations lo-fi

Dernier concert de la saison pour l’irréprochable asso Après le Chaos, qui proposera ce samedi à la Baf un plateau réunissant sur scène les irréductibles, énergiques et bruyants Satan, dont on a déjà eu plus d’une fois l’occasion de vous vanter les mérites dans ces pages (jetez-vous si ce n’est déjà fait sur L’Odeur du Sang, leur dernier album en date sorti au printemps), et le « one-man-band fairy black métal » Nuit Noire. Formé en 1997 à Toulouse par une chaude nuit d’été, Nuit Noire commence sous la forme d’un duo black-métal composé de deux frères, Tenebras et Akhron. Après le départ d’Akhron en 2003, le groupe continue un temps avec la contribution d’un nouveau batteur, Nicoblast, avant de se transformer à partir de 2012 en one-man band sur scène. Musicalement, la formation évolue également avec le temps, oscillant progressivement vers un son plus proche du punk et du post-punk, sans jamais abandonner vraiment pour autant ses influences black-métal originelles. Auteur au fil des années d’une discographie pléthorique (près d’une vingtaine de sorties, et on

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Léonore Boulanger entre chant et expérimentations

MUSIQUES | Samedi soir, une certaine idée de la chanson française sera défendue à la Casse.

Damien Grimbert | Mardi 16 juin 2015

Léonore Boulanger entre chant et expérimentations

Pendant longtemps regardé avec défiance par les amateurs de musiques non formatées, le domaine de la chanson française s’est vu investir ces dernières années par toute une flopée de groupes et de labels aussi passionnés que passionnants, bien déterminés à en exploser les codes les plus surannés pour mieux la transformer en support propice à toutes les expérimentations. Une nouvelle scène encore largement méconnue sur laquelle l’asso Après le Chaos, toujours à l’affût de propositions artistiques alléchantes, a décidé de mettre un coup de projecteur bienvenu, par le biais d’un concert réunissant trois groupes différents ce samedi 20 juin à la Casse (« un atelier de création et d'artisanat grenoblois géré par l'association KRILL »). L’occasion de découvrir, aux côtés des poèmes tristes et bruyants de Bégayer et des compositions intimes spectrales de Hiboux, les chansons primitivistes et expressionnistes de Léonore Boulanger (en photo), jeune « weirdo » talentueuse et érudite affiliée au label Le Saule, qui convoque au sein de son étrange patchwork musical un curieux folklore où s’entrecroisent glossolalies, chants perses, poésie sonore, musiques traditionnelles d

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Louise Wimmer

ECRANS | De Cyril Mennegun (Fr, 1h20) avec Corinne Masiero, Jérôme Kircher…

François Cau | Jeudi 22 décembre 2011

Louise Wimmer

Louise Wimmer, femme de ménage approchant la cinquantaine, n’a plus d’autre solution après s’être séparée de son mari que de dormir dans sa voiture, en attendant que les services sociaux lui proposent un HLM. Un personnage digne des frères Dardenne, que la comédienne Corinne Masiero transforme en warrior social, refusant de poser en victime, élaborant des stratagèmes de survie pour conserver sa dignité. Il y a, dans les meilleurs moments de ce premier film signé Cyril Mennegun, quelque chose d’électrique, une tension qui renvoie à l’obstination de son héroïne, et que le cinéaste capte par une mise en scène précise, soignant les cadres et la lumière pour éviter de tomber dans le pléonasme visuel (film sur les pauvres = film pauvre). Hélas, le film s’éparpille aussi dans des digressions qui sentent le remplissage. Malédiction des premières œuvres françaises en ce moment : même réduites à une durée minimum (80 minutes), on a le sentiment qu’il y a encore une demi-heure de trop, comme si leurs auteurs étaient passés un peu trop vite du court au long-métrage.Christophe Chabert

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