JC Prince, du PB à la chanson

MUSIQUES | La vie est bien faite : la semaine de sortie du numéro 1000, Jean-Christophe Prince, premier rédacteur en chef du PB, est en concert à l’Atrium de Fontanil-Cornillon avec ses chansons. Ça valait bien une interview, dans laquelle le tutoiement est évidemment de rigueur. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 19 janvier 2016

Photo : Marion Weishard


Après six ans à la tête de la rédaction du PB (de 1993 à 1999 pour être précis), tu t'es lancé au début des années 2000 dans la musique. Ça a fait quoi de changer de statut, de passer de l'autre côté de la barrière ?

Jean-Christophe Prince : J'avais vraiment aimé être au Petit Bulletin, mais c'était bien d'arrêter… Ça m'a fait plaisir de ne plus être du côté de ceux qui regardent, de me retrouver parmi ceux qui proposent des choses.

Tu n'as pas eu peur d'être attendu au tournant ?

Non, pas vraiment. Même si, pour l'anecdote, les musiciens de Grenoble ne m'ont pas fait spécialement un accueil chaleureux. Je ne dis pas ça par aigreur, ça m'avait plutôt fait marrer d'ailleurs ! Et comme je n'avais pas forcément été toujours tendre dans le PB, c'était de bonne guerre.

En plus, musicalement, tu as décidé de faire de la chanson, genre pas forcément le plus défendu au PB

Non, effectivement ! Après le PB, je me suis laissé porter pendant trois-quatre ans par les choses que je faisais naturellement. J'ai toujours écrit, donc la chanson a été le médium le plus évidement pour moi. Et comme j'écrivais des choses assez personnelles, même dans les éditos d'ailleurs, je ne pouvais chanter ces chansons que moi-même, même si à la base je n'étais pas forcément parti pour être chanteur.


Marianne + JC Prince + Caroline Ruelle


L'Atrium 1ter rue du Moulin Fontanil-Cornillon
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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The French Bastards en BO

MUSIQUES | Ils sont trois et auraient sans doute pu devenir compositeurs de musique de films. Eux ont préféré mettre leur talent au service d'un jazz énergique et sautillant aux influences multiples. Le résultat est pour le moins original.

Gabriel Cnudde | Mardi 6 décembre 2016

The French Bastards en BO

On pourrait les confondre avec un album de l'Inspector Cluzo. Seulement voilà, The French Bastards ne font pas du hard rock. On pourrait plutôt parler de hard jazz tant l'énergie dégagée par leurs compositions n'a rien à envier aux riffs bourrés de distorsion et de fuzz de leurs homologues à gros amplis. S'il faut du talent et un certain courage pour se lancer dans le hard rock en 2016, il en faut d'autant plus pour proposer un jazz accessible à tous. C'est pourtant ce que font Jean-Christophe Prince (premier rédac chef du PB pour la petite histoire, il y a plus de 20 ans donc), Guillaume Lannoy et Xavier Bray, concert après concert, enregistrement après enregistrement. Et pour l'heure, les trois Grenoblois le font très bien. Bande originale Pianiste avec probablement un peu plus de dix doigts, Jean-Christophe Prince compose ce qui est ensuite réarrangé par l'ensemble de la formation.

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