Le train d'enfer Last Train

MUSIQUES | Feu de paille ou bombe incendiaire, on annonce Last Train, jeunes hommes bien rangés aux concerts dérangés, comme le futur du rock vintage. À voir et surtout à suivre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 5 avril 2016

Sur le papier, c'est-à-dire sur leurs affiches ou photos de presse, les membres de Last Train, programmés ici avec Jeanne Added, ont l'air tout droit sorti de la prépa lettres du lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg – ils sont Alsaciens. Une fois qu'on monte le son, le quatuor se mue en l'un de ces démonte-pneu du rock qui colle assez facilement au mur le public et la critique qui aurait peur de ne pas être montée dans le bon wagon. Car le leur, de wagon, va vite, très vite ; et il se dit qu'il ira loin très loin, comme un bohémien ou peut-être même comme Muse tiens, s'il leur prenait l'idée plutôt mauvaise de transfmuter leur énergie foudroyante en théâtralité et en lyrisme.

On préférerait de loin qu'ils continuent de se vautrer dans une sorte de fange psychédélique dans laquelle une mère ne reconnaîtrait pas ses petits mais qui conserve cette sauvagerie, en la patinant avec ce qu'il faut de bons produits et d'épaisseur – ce qui les rapprocherait aussi des grands zinzins crasseux du Black Rebel Motorcycle Club. Reste à savoir si ce qui fait la grande force de Last Train en live (le groupe a été l'un des plus incroyables Inouïs de 2015 à Bourges), à savoir cette tendance à l'improvisation échevelée au point de désosser chacun de ses morceaux (y compris leur tube Cold Fever pourtant incassable), ne va pas finir par les envoyer dans le décor. Continuer d'accélérer et faire mine de dérailler tout en restant vaille que vaille sur les rails, voilà le grand défi de Last Train.

Last Train + Jeanne Added
À la Belle électrique samedi 16 avril à 20h30


Jeanne Added + Holy two


La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Jean-Noël Scherrer (Last Train) : sa petite entreprise rock...

Concert / Portrait | À bientôt 25 ans, Jean-Noël Scherrer assume la double casquette de leader du groupe Last Train et de directeur de l'agence lyonnaise Cold Fame, combinant avec un infatigable panache et une volonté farouche le rock et l'entrepreneuriat. Alors qu’est sorti en septembre dernier "The Big Picture", deuxième album de son groupe, et qu’il sera jeudi 7 novembre sur la scène de la Belle électrique, on lui a taillé le portrait.

Stéphane Duchêne | Dimanche 3 novembre 2019

Jean-Noël Scherrer (Last Train) : sa petite entreprise rock...

Dans le dernier clip de Last Train, montage d'images réalisé par le guitariste Julien Peultier qui illustre The Big Picture, chanson-titre d’un deuxième album sorti en septembre, on peut voir le quatuor à différentes étapes de sa vie musicale, des premières répétitions alsaciennes aux concerts telluriques devant des foules immenses. On y voit surtout le chanteur Jean-Noël Scherrer électriser le public et le même, à 13 ans, martyriser une guitare trop grande pour lui dans quelque salon de rock'n'roll improvisé à la maison. Peut-être le jeune garçon d'alors s'imagine-t-il, comme tous les ados du monde, dans la peau d'une rock star, leader, chanteur et guitariste d'un groupe qui compterait dans le paysage rock français et même au-delà. Mais ce que le novice d'Altkirch (Haut-Rhin) n'imagine alors sûrement pas, c'est qu'une décennie plus tard, il sera aussi dirigeant et/ou associé de cinq sociétés, formateur, intervenant du Chantier des Francofolies, et surtout patron de Cold Fame, agence de diffusion et de production de concerts basée à Lyon

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Grenoble : 33 concerts pour un automne musicalement dense et varié

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec du rock, de la pop, de la chanson, du rap, du jazz, voire tout ça à la fois. Et à Grenoble comme dans l'agglo bien sûr.

La rédaction | Mercredi 18 septembre 2019

Grenoble : 33 concerts pour un automne musicalement dense et varié

Shake Shake Go C'est entre le live et l'infiltration d'internet que le groupe franco-gallois mené par Poppy Jones et Marc Le Goff s’est révélé, à force de tournées aux côtés de pointures comme James Blunt et Rodrigo y Gabriela et par la grâce d'un tube qui fit exploser leur notoriété à travers le monde – la ballade England Skies (2015), tête des charts digitaux, synchro en séries et dans la pub. Quelques mois plus tard sort l'album All in Time auquel succède l'an dernier Homesick mené par un autre single, beaucoup plus rock, Dinosaur. Le formatage est là et bien là mais la formule (on pense à des Lumineers avec une voix féminine) tape toujours dans le mille, mettant d’accord, en plus du public, une partie de la presse, des Inrocks au Figaro – qui sont pourtant rarement d'accord. À la Source jeudi 26 septembre Xavier Machault & Martin Debisschop Jamais à cours de projets, Xavier Machault s'

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Le Loco Mosquito, de la salsa au funk (& co)

Nouvelle soirée | Depuis presque 25 ans, le Loco Mosquito fait fiévreusement se déhancher les aficionados de salsa. Mais vendredi 10 mars, c’est le funk qui mettra l’ambiance au 56 rue Thiers, le patron lançant un nouveau type de soirée dans son bar. Tenue vintage conseillée.

Charline Corubolo | Mardi 7 mars 2017

Le Loco Mosquito, de la salsa au funk (& co)

Le moustique qui a piqué Javier Colli, taulier du Loco Mosquito, était sans nul doute porteur d’un joyeux virus gorgé de salsa. Ce dernier a ainsi pris possession du bar du bout de la rue Thiers en 1994 pour en faire une véritable institution grenobloise de la nuit latine. Tous les mardis, chez lui, c’est scène ouverte ; et du mercredi au samedi, on plonge dans la chaleur hispanique avec soirée salsa et initiation à la danse, tout ça dans la convivialité et la gratuité. « J’ai fait un bar à l’espagnol, assez chaleureux. Au début c’était plutôt étudiant. Après presque 25 ans d’existence, maintenant il y a de tous les âges. » Fief du déhanché latino, le Loco Mosquito était également jadis un lieu de passage pour les DJs locaux et souhaite envoyer du mix à nouveau. Vendredi 10 mars, le Last train to London Town sera du coup piloté par Dr J avec une sélection « funk, soul, ska ». « On va essayer de relancer les soirées avec des DJs. Pour cette première, c’est un peu dans l’idée des Dynamita’s nights à la Belle électrique, histoire de revivre les années 1970 avec un dress cod

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Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

MUSIQUES | Ces deux mois seront riches en événements du côté de la Belle électrique, de la Bobine, de la Source, de la MC2... La preuve en dix points à base de Feu! Chatterton, de Rover, de Nada Surf ou encore de Détours de Babel. Stéphane Duchêne et Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 19 février 2016

Les dix concerts à ne pas louper en mars et avril

Feu! Chatterton Voilà un groupe qui aime les transports, qui a déchiré le voile du succès critique avec une chanson sur le Costa Concordia et annoncé son premier album avec un single titré Boeing. Mais quand on parle de transport, il faudrait entendre ce mot selon toutes ses acceptions, à commencer par celle du transport sentimental, du transport amoureux et du voyage des mots. Car si l'on a multiplié les comparaisons musicales ou stylistiques s'agissant de Feu! Chatterton, il faut reconnaître une chose qui n'appartient qu'à eux. Rarement, on a vu si jeune groupe écrire des textes de la sorte : Boeing est une chanson à danser autant qu'à lire comme une suite machiniste à L'Albatros de Baudelaire (« Boeing, Boeing ! Et tes mouvements lents sont de majesté / Est-ce la faute de tes passagers indigestes / Si tu penches ? »). Quant aux paroles de Côte Concorde, elles sont à placer aux côtés des grands textes de la chanson française (« Du ciel tombe des cordes, faut-il y grimper ou s'y pendre ? »). Feu! Chatterton, loin d'être de paille, brûle de mots et sur scène les enflamme. C'est à voir.

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