Les 3 soirées de la semaine

MUSIQUES | Rendez-vous à la Belle élecrique avec deux grands noms de l'électro, à la Bifurk avec l’association Bakkus et au Drak-Art avec le vétéran Philippe Petit.

Damien Grimbert | Mardi 26 avril 2016

Photo : Vincent Thibault


samedi 30.04.16 > La Belle électrique

Agoria invite Oxia

C'est ce que l'on appelle un line-up de tout premier choix : à l'occasion de son premier passage à la Belle électrique, Agoria (en photo), représentant émérite de la scène techno et house hexagonale depuis maintenant plus d'une quinzaine d'années, invite à ses côtés Oxia, figure tutélaire de la scène grenobloise. Un véritable choc des titans en perspective, tant les deux vétérans et amis de longue date ont déjà su prouver à plus d'une reprise leur évidente complémentarité aux platines.

samedi 30.04.16 > Bifurk

Soirée Bakkus

Déjà à l'origine des soirées Balkan Beat Circus et Cumbia vs Balkans à l'Ampérage et au Drak-Art, l'association Bakkus investit cette fois la Bifurk pour un nouveau rendez-vous festif pluridisciplinaire à la croisée des musiques folkloriques balkanique et des bazars forains d'antan... Au programme, DJ-sets balkan beat, cumbia et electro-swing par Balkaliente et Little Tune, numéro de cirque aérien par Marianne Cariau, show burlesque par Vanillia Plume, concours de limbo et surprises en tout genre.

mercredi 04.05.16 > Drak-Art

Philippe Petit

Originaire de Bruxelles mais désormais installé à Chamonix après une quinzaine d'années passées à Londres, Philippe Petit sera l'invité d'honneur de cette nouvelle soirée Landschaft dédiée aux sonorités techno. En activité depuis le début des années 1990, le Belge a essaimé ces dernières années une poignée d'EPs de premier choix sur des labels comme Figure, Space et EarToGround, tout en gérant en parallèle ses propres labels vinyls Knotweed Records et Decision Making Theory.


Agoria invite Oxia - COMPLET

+ Warm up Juanito (techno)
La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Bakkus

Musique et performance avec Dj Balkaliente et Dj Little Tune + Marianne Carriau (cirque aérien) et Vanilla Plume (show burlesque)
La Bifurk 2 rue Gustave Flaubert Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Landschaft #01

Philippe Petit + Javadeep + Mr Cardboard + Niko D
Drak-Art 163 cours Berriat Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La Belle continue en extérieur

MUSIQUES | Concerts / Après une première édition en juillet dernier qui avait rencontré un joli succès, la Guinguette de la Belle Électrique fait son retour du 10 au 20 septembre sur l’esplanade Andry Farcy sous une forme un peu plus ambitieuse. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

La Belle continue en extérieur

Ç'avait été l’une des surprises bienvenues de juillet dernier : loin de céder au marasme ambiant post-confinement, l’équipe de la Belle Électrique avait retroussé ses manches et organisé, avec les moyens du bord, trois soirs par semaine et pendant trois semaines, une programmation gratuite en plein air réunissant concerts, DJ-sets, bar et food truck sur l’esplanade juste à côté du lieu. Une proposition qui avait su fédérer un large public dans une ambiance très conviviale, sans contrevenir pour autant aux réglementations sanitaires en vigueur. À défaut de pouvoir maintenir l’édition 2020 de leur festival Jour et Nuit, les organisateurs ont donc décidé de remettre le couvert deux semaines durant en septembre, tout en s’offrant le luxe de "booster" un peu l’ampleur de leur programmation par la même occasion. Si la première semaine ne démérite pas, avec notamment un plateau rock/garage le vendredi, une soirée pop/électro le samedi et une jolie proposition afro-caraïbes le dimanche, c’est surtout la deuxième semaine qui retient notre attention en termes d’affinités musicales. On attend en effet beaucoup du retour des talentueux Hollandais du Mauskovic Dance Band, dont le curieux sy

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Musée électronique : électro en vue

Festival | Et un nouveau festival grenoblois, un. Organisé par la société de production grenobloise le Périscope, il s’appelle Musée électronique, et sa première édition aura lieu vendredi 14 et samedi 15 juin dans les jardins du Musée dauphinois. Un cadre littéralement splendide (quelle vue !) pour un événement qui se veut « élégant mais pas pédant » avec une programmation riche en grands noms électro français. On détaille tout ça.

Aurélien Martinez | Lundi 10 juin 2019

Musée électronique : électro en vue

Un festival électro organisé de 18h à minuit ? Un choix curieux, mais que le programmateur Robin Direr nous avait expliqué en mars. « C’est une plage horaire intéressante qui permet de toucher un public large, et notamment les jeunes parents qui sortent moins facilement sur des minuit-6h. » Comprendre qu’avec Musée électronique, on ne sera donc pas sur des sons tapageurs ou abrasifs façon gros raout techno, mais plutôt sur une électro-pop dansante et légère. Et qu’on sera face à une programmation peu risquée pour cette première édition, avec des noms (quasiment tous masculins) bien référencés dans le vaste monde de l’électro. Tel, le vendredi soir, le Français Breakbot, que l’on connaît notamment grâce à son tube Baby I’m Yours sorti en 2010 sur le label français Ed Banger – celui de Justice, Cassius, Mr. Oizo, Uffie…. Une petite bombe électro-pop qui rentre instantanément en tête (la télé l’a beaucoup utilisée) du fait, notamment,

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Les soirées d'avril

MUSIQUES | Zoom sur les temps forts nuit du mois

Damien Grimbert | Mardi 31 mars 2015

Les soirées d'avril

La preuve par trois à la Belle électrique Gros mois électronique en perspective à la Belle électrique, avec pas moins de trois soirées incontournables. À venir ainsi le samedi 4 avril aux côtés d’Oxia, deux géants de la house/techno berlinoise : le duo Âme qui avait largement su conquérir le public lors de son passage au dernier festival Jour & Nuit et c, alias Recondite (en live), adepte d’un son dur mais mélodique qui a su séduire des labels comme Innervisions, Dystopian, Hotflush ou Ghostly International. À la fin du mois, le samedi 25 avril, c’est l’asso La Métamorphose qui prendra le relais avec un plateau électro/techno réunissant entre autres le DJ/producteur italien Dusty Kid, le fondateur du label Skryptom Electric Rescue ou encore Madben, signé sur Astropolis. Mais s’il ne fallait en choisir qu’une, ce serait sans doute celle du samedi 18 avril qui accueillera, aux côtés de Gerd Janson et de Tomate Municipale, l’excellent Danilo Plessow alias Motor City Drum Ensemble (en photo). Originaire de Stuttgart et influencé aus

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Rocktambule : vingt ans et toutes ses bulles

MUSIQUES | Fini l’adolescence, le festival Rocktambule a atteint ses vingt ans ! Et compte bien les fêter de la plus belle manière, c’est-à-dire en musique et pendant trois soirs d’affilée, sur le site de l’esplanade. De notre côté, on a été piocher dans la prog’ nos petits favoris, avec l’éternelle subjectivité qui nous caractérise. Damien Grimbert et Stéphane Duchêne

Damien Grimbert | Mardi 7 octobre 2014

Rocktambule : vingt ans et toutes ses bulles

Rustie & Hudson Mohawke Jeunes prodiges de la fertile scène de Glasgow devenus en l’espace de quelques années de véritables stars internationales, Rustie et Hudson Mohawke n’ont rejoint que tardivement la programmation du festival, mais cette nouvelle n’aurait pu nous faire plus plaisir. Déjà parce qu’on les suit depuis leurs presque tous débuts, aux alentours de 2008, lorsqu’à peine sortis de l’adolescence, ils repoussaient du fin fond de l’Écosse les frontières devenues encombrantes à leurs yeux entre électronica scintillante, rap mutant, R’n’B dégoulinant et bass music acérée. Ensuite parce que leur formule a depuis fait recette, leur permettant de signer sur le label de référence Warp en 2009, puis de conquérir progressivement la planète électronique comme les ténors du rap U.S. mainstream dans les années qui suivent, engendrant même au passage une nouvelle esthétique musicale (la trap). S’ils ont toujours su garder une distance prudente avec les excès pas toujours très finauds de cette dernière, leur marque de fabrique s’est néanmoins construite sur une fine frontière entre une production maximaliste (basses surpuissantes, synthés toni

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Oxia more !

MUSIQUES | Olivier Raymond, ou Oxia de son nom de scène, est bien connu dans le paysage musical grenoblois. Le DJ a notamment fait ses classes en compagnie de The (...)

Aurélien Martinez | Lundi 17 juin 2013

Oxia more !

Olivier Raymond, ou Oxia de son nom de scène, est bien connu dans le paysage musical grenoblois. Le DJ a notamment fait ses classes en compagnie de The Hacker, avec qui il a fondé le label Goodlife. Très inspiré par les sonorités funk, sa musique se nourrit aussi d'italo disco, de jazz et d'électro. S'il sort son premier EP en 1995, c'est seulement en 2004 que son tout premier album voit le jour. Très vite remarqué et apprécié, l'album le porte vers de nouvelles sonorités. Sa musique évolue alors vers une forme plus mélodique à rapprocher de la deep house ou de l'électro groovy. Ce tournant l'amène à jongler avec les styles musicaux. De manière habile, le DJ établit des ponts entre le funk, l'électro et la deep house. En digne représentant de la scène électro française, le Grenoblois tourne à peu prêt partout. Il sera d'ailleurs présent le 28 juin pour ouvrir le show de David Guetta au Stade des Alpes. En attendant, vous pourrez venir danser en sa compagnie à l'occasion de l'anniversaire du Vertigo ce vendredi 21 juin. CH

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Made in Grenoble

MUSIQUES | 25 ans pour le Summum… et bientôt entre 15 et 20 ans d’activité pour les parrains historiques de la scène électronique grenobloise, qui reviennent avec une (...)

Damien Grimbert | Lundi 18 février 2013

Made in Grenoble

25 ans pour le Summum… et bientôt entre 15 et 20 ans d’activité pour les parrains historiques de la scène électronique grenobloise, qui reviennent avec une régularité métronomique sur les devants de la scène à l’occasion de grands raouts techno qui font désormais figure de tradition bien intégrée (et appréciée) dans le paysage local. À l’intention des nouveaux arrivants, récemment convertis aux musiques électroniques, distraits incurables et autres jeunes enfants en bas âge, présentons quand même ces grands anciens qui ont réussi à inscrire le nom de Grenoble sur l’atlas mondial de l’électro. D'abord Miss Kittin, sans doute la plus éclectique du lot, égérie électro-techno réputée dans le monde entier pour ses sélections irréprochables et ses vocalises glaciales au micro, auteur de deux albums solo, d’une bonne demi-douzaine de mix-CDs, et de deux autres albums encore aux côtés de The Hacker, dont l’inoubliable

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Les soirées du mois de février

MUSIQUES | Lazy Flow Figure montante de la nouvelle scène électronique parisienne, Lazy Flow, 23 ans tout juste, fait partie de cette génération de DJ/producteurs (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 31 janvier 2013

Les soirées du mois de février

Lazy Flow Figure montante de la nouvelle scène électronique parisienne, Lazy Flow, 23 ans tout juste, fait partie de cette génération de DJ/producteurs grandie en pleine euphorie french touch 2.0, mais qui a eu l’intelligence de privilégier les chemins de traverse aux autoroutes encombrées de la grosse électro saturée. Puisant leurs influences dans les sonorités house, UK funky, tropical, footwork ou jersey club, ses divers EPs et remixes pour des labels comme Young Gunz, Moveltraxx, Southern Fried, San City High, Mental Groove ou encore Record Makers ont réussi à l’imposer comme un artiste à suivre, ce que son set du vendredi 8 février dans le cadre de la soirée Night In the Hood 2 ne devrait que confirmer. Organisée par Oscar et sa bande, cette dernière, qui le verra accompagné aux platines par Futurless et Arte William, sera également l’occasion de découvrir en live son dernier EP en date, Jet Lag, sorti en décembre dernier et préambule à un très attendu premier album prévu courant 2013 sur Sony Music et Moveltraxx. Night in the Hood 2, vendredi 8 février au

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La quête du groove

MUSIQUES | Figure de proue de la scène électronique grenobloise en activité depuis plus d’une vingtaine d’années, Oxia est de retour dans les bacs avec "Tides of Mind", un très réussi nouvel album sorti sur InFiné, le label fondé par son ami Agoria. On en a profité pour lui poser quelques questions. Propos recueillis par Damien Grimbert

François Cau | Lundi 16 avril 2012

La quête du groove

Tu peux revenir sur tes débuts dans la musique ?Oxia: Ça remonte très loin, vu mon grand âge… À la base, j’ai vraiment grandi avec de la musique black : funk, soul, etc. J’ai commencé à faire une émission de radio à quinze ans, dans les années 80. C’était une émission funk, et peu de temps après, vers 1986, les premiers trucs de house de Chicago sont arrivés. Pour nous, c’était un peu la suite de la funk, on ne s’est pas dit : « tiens c’est une nouvelle musique », on ne s’en est aperçu qu’après. C’était les premiers pas dans la musique électronique. Mais même si mon adolescence a été vachement bercée par la funk et la soul, j’écoutais aussi pas mal de new wave, Depeche Mode, New Order… Tu as connu l’époque des premières raves ?Quand j’ai fait l’armée à Paris en 1991-92, j’ai rencontré des gens du Nord qui allaient déjà beaucoup en Belgique, qui ont commencé à m’en parler. Et quand je suis retourné à Grenoble en 1992, ça commençait doucement. En 1993, je suis devenu résident dans un club, le Scotch. L’une des salles ouvrait plus tard dans la nuit, et c’est là que j’ai commencé à passer plus de techno et de mus

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Du velours underground

MUSIQUES | Retracer l’intégralité de la carrière de Lydia Lunch relève de la gageure quand on n’a pas une centaine de pages devant soi. Pour ce qui est de son enfance (...)

François Cau | Lundi 27 février 2012

Du velours underground

Retracer l’intégralité de la carrière de Lydia Lunch relève de la gageure quand on n’a pas une centaine de pages devant soi. Pour ce qui est de son enfance volée par un père incestueux et des galères qui s’ensuivirent, on ne peut que renvoyer à la lecture de l’autobiographique Paradoxia, traduit avec un art pertinent de l’interprétation par une Virginie Despentes qui livre là l’un de ses meilleurs travaux, restituant l’urgence d’une langue déliée par une vision justement amère et radicale. Pour ce qui est de son image dans la sphère créative new-yorkaise, procurez-vous donc la bien nommée anthologie Hardcore du cinéaste Richard Kern. Musicalement, Lydia Lunch participa notamment à l’émergence de la no wave, qu’elle transcenda avec son premier groupe, Teenage Jesus and the Jerks. Son premier album solo, Queen of Siam (1980), charrie une puissante charge érotique dans sa voix et ses textes, sur des morceaux oscillant entre pop désuète et une acception toute punk du jazz. Durant les années 80, elle multiplie les collaborations avec les plus illustres artistes indépendants (Nick Cave, Sonic Youth, Einstürzende Neubauten, Marc Almond…) et se recentre sur un

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