Du glamour et du Hell-O-Tiki au Maïly's

MUSIQUES | Ce jeudi, le bar à concerts grenoblois se met en mode "Mondo Exotic !" avec une soirée entre surf rock garage, DJ et shows burlesques.

Damien Grimbert | Mardi 14 juin 2016

Photo : Neil Kendall


Porteuse d'un univers visuel et sonore riche et chamarré, la pop culture américaine des années 1960 sera à l'honneur ce jeudi à l'occasion de la soirée Mondo Exotic !. Organisé à l'initiative de l'association BBB (pour Burlesque, Bigoudis et Bricolage), de retour après quelques années d'absence, cet événement pas comme les autres sera placé sous le double signe d'une thématique « hawaïenne » (surf music, exotica, sculptures tiki, torches et cocktails colorés) et d'une programmation pluridisciplinaire réunissant performances burlesque, concert live et DJ-set.

Après une première partie glamour à souhait qui verra défiler les numéros de Velma Von Bon Bon (en photo), Aleksei Von Wosylius, X'tatix Doll et Wanda De Lullabies sous le regard bienveillant de la maîtresse de cérémonie Bettina Corleone, ce sera au tour de la formation belge Hell-O-Tiki de prendre d'assaut la scène. Auteur d'un surf rock garage irréprochable influencé conjointement par la musique de Dick Dale, le cinéma d'horreur kitsch des années 1960 et les comédies grivoises de Russ Meyer, le quatuor masqué formé en 2009 à Arlon cédera ensuite la place aux sélections acidulées du DJ lyonnais Frank'n'Funker, à qui reviendra la charge de clôturer en beauté cette affriolante soirée.

Soirée Mondo Exotic !
Au Maïly's ​jeudi 16 juin à 20h


Mondo exotic

Show burlesque avec VELMA VON BON BON, SOA DE MUSE, X'TATIX DOLL, WANDA DE LULLABIES + concert de HELL-O-TIKI + Dj set de Frank'n'funker
Le Maïly's 27 rue Jean Prevost Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Girls in Hawaïï : vers les lueurs

Concert | Après quatre ans d'absence et un album, sublime, consacré à la douleur de la perte d'un de ses membres, le groupe belge Girls in Hawaïï renaît une fois de plus à lui même. Et retrouve la lumière en se tournant vers l'électronique et un rien d'abstraction. Il sera vendredi 30 novembre à la Belle électrique.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 novembre 2018

Girls in Hawaïï : vers les lueurs

La dernière fois qu'on avait eu affaire à Girls in Hawaii, ceux-ci nous avait livré un album de deuil, celui de Denis Wielemans, batteur du groupe et frère du chanteur. À voir débarquer l’an passé ce Nocturne, on s’est dit, sur la foi de son titre, qu'il s'agissait ici d'en prendre la suite. Surtout quand sur This Light, élégiaque ouverture du disque, le groupe répète « Keep your distance from this light », celle qu'on verrait, blanche, au bout du dernier tunnel. Et pourtant, un autre genre de lumière est venu rapidement contredire ce titre et celui d'un album plein de couleurs. Le même genre de lumière que celle de l'étoile filante qui éclaire la nuit sur la peinture naïve (une toile du peintre britannique Tom Hammick) qui orne la pochette du disque. À moins qu'il ne s'agisse, suivant l'interprétation qu'on en fait, d'un volcan en éruption. Dans les deux cas, une manière brute et poétique d'éclairer la nuit, de l'embraser, et peut-être même de l'embrasser, d'en accepter l'augure. De se livrer à une métamorphose aussi, d'accomplir un souhait comme on en fait au passage d'une étoile

Continuer à lire

Le cinéma de quartier des Barbarins fait le grand écart

CONNAITRE | Choc des cultures en perspective pour la 40e édition du cinéma de quartier des Barbarins fourchus, qui oscillera d’un soir sur l’autre entre perles psychédéliques oubliées du cinéma bis des années 1970 et séries Z 80’s ineptes d’un hallucinant mauvais goût. Damien Grimbert

Damien Grimbert | Mardi 19 avril 2016

Le cinéma de quartier des Barbarins fait le grand écart

Loin de l’uniformité aseptisée dont souffre une part conséquente du cinéma contemporain, l’univers du cinéma bis offre a contrario une infinité de possibles. Ce dont témoignent justement ces deux soirs de projection organisés à la Salle Noire par l’équipe des Barbarins fourchus, qui regrouperont successivement le meilleur et le pire de ce cinéma méconnu. Lors de la première soirée, c’est ainsi deux chefs-d’œuvre éblouissants du cinéma britannique du début des années 1970 qui seront à l’honneur. Réalisé par Robin Hardy en 1973, le fantastique The Wicker Man (en photo) suit ainsi le chemin de croix d’un sergent de police dévot, rigide et austère, parti enquêter sur la disparition d’une jeune fille dans une petite île d’Écosse coupée du monde, dont les habitants ont rejeté le christianisme pour s’adonner à des rites animistes païens ancestraux. Partageant avec ce premier film un goût affirmé pour le mystère et les atmosphères oniriques troubles teintées de surréalisme, Don't Look Now de Nicolas Roeg suit quant à lui le séjour mouvementé à Venise d’un jeune couple qui se remet avec difficulté de la mort accident

Continuer à lire

Les Revenants Girls in Hawaii

MUSIQUES | Redessinant à l'acoustique les contours de son dernier album, l'endeuillé et magistral "Everest", ainsi qu'une partie de son répertoire au gré d'une tournée "unplugged", Girls in Hawaii a également entrepris d'immortaliser la chose au moyen d'un album live baptisé "Hello Strange", témoin de cette jolie métamorphose. Une double peine bienvenue. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 12 novembre 2014

Les Revenants Girls in Hawaii

Au départ, pensait-on, il ne devait s'agir que d'une série de concerts acoustiques propres à changer l'angle de vue des morceaux du magnifique Everest sorti en 2013. Et aussi quelques incunables du reste du répertoire du groupe belge, connus des fans ou plus obscurs. Une tournée "unplugged" nullement dictée par d'éventuels impératifs économiques, comme cela arrive de plus en plus souvent aujourd'hui : dépouillement induit par une crevaison de poches et des crédits en rade. Juste la volonté d'affranchir quelque peu de l'ordinaire décalque "disque-tournée jumelle" de la part d'un groupe qui pendant trop longtemps n'en eut plus, d'ordinaire, fracassé qu'il fut par le décès d'un de ses membres. Ce à quoi l'on s'attendait moins – voire pas du tout – en revanche, c'est à l'accouchement d'un album entier qui réponde à une tournée répondant à l'album. Un album live, jusqu'ici rien d'original. L'esprit et les tripes  

Continuer à lire

Naked girls

MUSIQUES | Il y a vingt ans, en l'an de grâce 1994, si t'avais pas fait ton "unplugged" sur MTV, t'étais grave un bolosse – sans le savoir puisque le terme n'avait (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 9 septembre 2014

Naked girls

Il y a vingt ans, en l'an de grâce 1994, si t'avais pas fait ton "unplugged" sur MTV, t'étais grave un bolosse – sans le savoir puisque le terme n'avait pas encore été sorti du labo Recherche et Développement linguistico-adolescent. Aujourd'hui, l'exercice a depuis belle lurette (le mot existait déjà en 1994 mais on ne l'utilisait plus guère) quitté les seuls plateaux de MTV pour devenir courant, pour ne pas dire convenu, parce que notoirement économique. Reste que l'exercice s'avère souvent plaisant en une manière de déconstruction-dépouillement qui, tel le jambon, révèlent souvent leur saveur quand ils sont cuits à l'os. Cela risque d'être le cas pour ce show débranché de Girls in Hawaïï dont on ne doute que peu que les bouleversantes chansons tristes qui composent Everest – sorte d'album de deuil qui recherche l'élévation – sauront toucher au cœur dans cette configuration, baptisée « Hello Strange » et qui balaiera aussi le reste du répertoire des géniaux Belges. SD

Continuer à lire

Revival 60's

MUSIQUES | Passionnément dévoué aux sonorités rythm’n’blues, british beat, soul, et garage rock, le combo Towerbrown, composé de membres des Firecrackers, 455-SD et Easy (...)

François Cau | Vendredi 29 octobre 2010

Revival 60's

Passionnément dévoué aux sonorités rythm’n’blues, british beat, soul, et garage rock, le combo Towerbrown, composé de membres des Firecrackers, 455-SD et Easy Aces, fête en beauté la sortie de son (très réussi) premier 45-tours Let’s Paint It Brown, mardi prochain à l’Ampérage. Pour les accompagner sur scène, le groupe à invité un chatoyant trio d’effeuilleuses burlesques (Atanith Del Hammer, Miss Wanda de Lullabie & Mrs Rose) ainsi que la fameuse formation « post-surf rock » russe Messer Chups, bien connue des amateurs d’univers vintage fantasques, kitschs et décalés. Formé à la toute fin des années 90 par le compositeur russe Oleg Gitarkin lors d’un séjour prolongé à Hambourg, le projet Messer Chups, rapidement rapatrié à Saint-Pétersbourg par son géniteur, a su progressivement rallier à sa cause un public grandissant de fans fidèles, séduit par son collage ultra-référentiel d’influences éminemment disparates. Empruntant à la fois à la surf music popularisée par Dick Dale et The Ventures et aux orchestres lounge des années 60, le rock expérimental des Messer Chups enrichit en effet ses compositions de toute une galerie de samples improbables issus de films d’horreur et de science

Continuer à lire