Maison Messiaen : instants de grâce pour l'inauguration

MUSIQUES | Rendez-vous entre le vendredi 1er et le dimanche 3 juillet sur le plateau matheysin (30 mns de Grenoble) pour l'événement baptisé "Passion Messiaen". Tout un programme.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Photo : V Catala


L'inauguration de la Maison Messiaen se déroulera donc sur trois jours avec « quatorze stations où seront proposés des concerts, rencontres et autres projections ». Car de nombreux lieux patrimoniaux de la Matheysine accueilleront les divers événements gratuits proposés par l'Aida. Le vendredi 1er juillet, dans l'église de Saint-Théoffrey, le Lyonnais Roger Muraro (photo) ouvrira ainsi le bal des festivités avec Le Loriot, du Catalogue d'oiseaux. Grand nom du piano français, Muraro fût élève d'Olivier Messiaen qu'il côtoya souvent dans sa maison iséroise.

Au grand moment possible, le samedi dans l'église de Valbonnais avec le programme baptisé « musiques de l'Inde ». C'est en parcourant les rayonnages du Conservatoire qu'adolescent, Messiaen découvrit dans L'Encyclopédie de la Musique de Lavignac la richesse rythmique des decî-tâlas. Un trésor rythmique de l'Inde antique qu'interpréteront le tablaiste Prabhu Edouard et le flûtiste Rishab Prasann.

Et toujours le samedi, concomitamment au 170e anniversaire de Notre-Dame de La Salette, l'Ensemble Orchestral Contemporain de Daniel Kawka retrouvera à la basilique du sanctuaire le Chœur Spirito, Roger Muraro et la joueuse d'ondes Martenot Nathalie Forget pour un programme beau et chrétien comme Un regard sur l'Enfant-Jésus. Amen.

Passion Messiaen
En Matheysine du vendredi 1er au dimanche 3 juillet


Le Loriot

Par Roger Muraro (piano). Prog. : Wagner, Liszt, Debussy, Messiaen
Église Saint-Théoffrey Saint-Théoffrey
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Musiques de l'Inde

Par Rishab Prasanna (flûte bansuri) et Prabhu Edouard (tabla)
Église du Valbonnais Valbonnais
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Musiques de l'Inde

Par Rishab Prasanna (flûte bansuri) et Prabhu Edouard (tabla)
Chapelle N-D des Neiges Le Villaret Susville
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Concert exceptionnel à l'occasion du 170e anniversaire de Notre-Dame de la Salette

Par l'Ensemble Orchestral contemporain, dir. Daniel Kawka, avec Spirito - Chœur Britten, Roger Muraro (piano) et Nathalie Forget (ondes Martenot). Prog. : Liszt, Messiaen, Monteverdi
Sanctuaire de la Salette Salette-Fallavaux
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Olivier Messiaen : c’est une maison bleue (et blanche)

ACTUS | Du vendredi 1er au dimanche 3 juillet sera inaugurée à Saint-Théoffrey la Maison Messiaen, demeure dans laquelle le compositeur vécut aujourd'hui transformée en résidence d'artistes. On vous en dit plus.

Aurélien Martinez | Mardi 28 juin 2016

Olivier Messiaen : c’est une maison bleue (et blanche)

Mort le 27 avril 1992 à l’âge de 83 ans, Olivier Messiaen est enterré en Isère, au cimetière du village de Saint-Théoffrey, avec une stèle en forme d'oiseau. Car c’est là qu’il avait une petite maison, au confort spartiate mais à la vue splendide (les montagnes, l’eau du lac de Laffrey), dans laquelle il a composé une grande partie de son œuvre. À son décès, conformément à son choix, l’ensemble des bâtiments (une petite résidence, un chalet et un garage, tous dans un état proche de l’abandon) est revenu à la Fondation Messiaen qui, en 2013, sous égide de la Fondation de France, a décidé avec l’Agence iséroise de diffusion artistique pilotée par le département de l’Isère de transformer le tout en résidence d’artistes. Ce sont donc des locaux de 250 m2 environ entièrement et magnifiquement rénovés (il y en a pour plus d’un million d’euros, payés par la fondation) qui seront inaugurés ce week-end, et qui pourront accueillir à l’année des musiciens (pour des cessions de création, de répétition ou d’enseignement) mais aussi d’autres artistes aux esthétiques proches de Messiaen – l’homme aimait par exemple beaucoup la peinture. À noter que si la maison ne sera pas

Continuer à lire

Le ciel, les oiseaux et Olivier Messiaen

MUSIQUES | Ce week-end, l’événement aura lieu à Saint-Théoffrey, à trente minutes au sud de Grenoble. Sera ainsi inaugurée la Maison Messiaen, du nom de l’illustre musicien français qui, une partie de sa vie, vécut ici, au bord du lac de Laffrey. Alors avant de profiter de trois jours de concerts gratuits dans un cadre magnifique, on revient sur la vie d’un homme qui fut l’un des compositeurs de musique contemporaine les plus influents du siècle dernier.

Régis Le Ruyet | Mardi 28 juin 2016

Le ciel, les oiseaux et Olivier Messiaen

Il faut remonter plus de cent ans en arrière pour retrouver les premières traces d’Olivier Messiaen, compositeur et organiste amoureux de la nature et transcripteur de ses pépiements. Et il faut s’éloigner du cadre splendide de Saint-Théoffrey dans lequel il composa une grande partie de ses œuvres (Réveil des oiseaux en 1953, Catalogue d'oiseaux en 1956 pour le côté nature ; Vingt Regards sur l'Enfant-Jésus en 1944, Saint François d'Assise en 1975 pour le côté religieux) et descendre plus au sud. Fils du professeur d'anglais Pierre Messiaen et de la poétesse Cécile Sauvage, (qui, pendant la maternité, coucha sur papier le prophétique « Je souffre d'un lointain musical que j'ignore »), Olivier Messiaen voit le jour le 10 décembre 1908 à Avignon, avant de partir faire ses premiers pas en Auvergne. Sauf qu’en 1914, le tocsin annonce la Première Guerre mondiale. Le père est mobilisé. La famille Messiaen se réfugie alors à Grenoble auprès de l'oncle chirurgien. C’est ici qu’Olivier découvre en autodidacte le piano et, le dimanche, les montagnes du Dauphiné. Des paysages qui, comme Hector Berlioz avant lui, le subjugueront toutes

Continuer à lire

Avec Messiaen, le bonheur est dans le pré

ESCAPADES | Dans les hauteurs du plateau matheysin, au-dessus de la route Napoléon filant de La Mure à Grenoble, surplombant l’étendue azur du lac de Laffrey, se niche (...)

Thibault Copin | Vendredi 15 avril 2016

Avec Messiaen, le bonheur est dans le pré

Dans les hauteurs du plateau matheysin, au-dessus de la route Napoléon filant de La Mure à Grenoble, surplombant l’étendue azur du lac de Laffrey, se niche la maison de campagne d’Olivier Messiaen, un havre de paix où le célèbre musicien venait se reposer auprès de sa source d’inspiration primordiale : la nature. Né à Avignon en 1908, il passa quatre années de sa vie à Grenoble pendant la Grande Guerre avant de partir, âgé seulement de onze ans, au Conservatoire de Paris. De brillantes études suivies d’une carrière internationale firent ensuite de lui un compositeur influent du XXe siècle. Sa musique gonflée d’une ferveur catholique s’apparente à une ode à la nature – le chant des oiseaux le ravissait. Cet été verra l’inauguration de la Maison Messiaen, projet porté par l’Agence iséroise de diffusion artistique qui transforme la demeure du pianiste en résidence d’artistes. Une belle occasion pour se rendre dans la paisible commune de Saint-Theoffrey où il a été enterré selon ses désirs, face au Grand Serre, puis au Musée matheysin de La Mure qui, après un panorama du patrimoine archéologique, traditionnel et culturel de la région, dédie sa dernière salle à l’

Continuer à lire

Musique classique : les cinq temps forts de la saison

MUSIQUES | Où l'on cause notamment des Musiciens du Louvre Grenoble, de la Chambre Philharmonique ou encore de l'Orchestre des Pays de Savoie.

Régis Le Ruyet | Vendredi 18 septembre 2015

Musique classique : les cinq temps forts de la saison

Chopin, Rachmaninov – Emmanuelle Swiercz Originaire de Douai, la pianiste Emmanuelle Swiercz débute le piano à l'âge de neuf ans au conservatoire national de région avant de rejoindre à seize ans le CNSM de Paris. Elle écume ensuite les différents concours internationaux où elle est primée et remarquée. Elle publie alors en 2007 son premier disque consacré à Serge Rachmaninov. Doté d'une folle énergie, l’enregistrement est encensé par les magazines Pianiste et Classica, et la jeune femme ne tarde pas à faire ses débuts au Festival de La Roque d’Anthéron. Elle est dès lors l'invitée des plus grands événements, nationaux comme internationaux. Il serait donc dommage de la rater dans l'écrin intimiste de l'église de Seyssins, son récital Chopin, Rachmaninov annonçant un moment rare. Jeudi 8 octobre à l’église Saint Martin (Seyssin) Mozart, Gossec – Les Siècles Dirigé avec une précision métronomique

Continuer à lire

10 bonnes mesures pour 2014

MUSIQUES | Satisfaire de belles rencontres, embarquer pour d'agréables voyages, assister à un festival de pyrotechnie... : voici nos classiques résolutions pour vivre une année passionnante et exaltante. Régis Le Ruyet

Aurélien Martinez | Jeudi 9 janvier 2014

10 bonnes mesures pour 2014

Défini comme « l'Orchestre symphonique nouvelle génération » par son directeur musical Daniel Kawka, Ose, la phalange 2.0 branchée sur les réseaux sociaux et le crowdfunding, rendra hommage à Mahler le vendredi 24 janvier à la Rampe. L'ensemble interprétera non moins que la Symphonie n°5, soit la BO du film culte de Visconti Mort à Venise. Dilemme le mardi 28 janvier, il faudra d'abord choisir entre la tristesse et la joie des voix humaines du gambiste star Jordi Savall à l'Hexagone ou les promesses du pianiste franco-suisse Cédric Pescia confronté à Beethoven et Cage à la MC2. Auréolé l'an passé par son interprétation princière du Sacre de Stravinsky, l'Orchestre des Siècles de François-Xavier Roth reviendra à la MC2 le mardi 4 février avec la complicité du violoniste Renaud Capuçon. Une soirée française lors de laquelle Rameau, Bizet et Saint-Saëns seront joués sur instruments anciens. Le survol de la campagne russe Après le remarquable hymne a la Finlande donné en novembre par l'Orchestre national de Lyon sous la direction d'Hannu Lintu, la formation reviendra à la MC2 le vendredi 14 février avec cette fois

Continuer à lire

Second acte

MUSIQUES | Musique classique / Le rideau se lève sur une deuxième partie de saison très riche et enthousiasmante. Bref aperçu en quelques coups de cœur. Régis Le Ruyet

Régis Le Ruyet | Vendredi 11 janvier 2013

Second acte

Il y a un an, le quatuor Debussy boxait sur la scène de la Rampe avec le danseur Mourad Merzouki. En 2013, on retrouve les musiciens le 24 janvier pour un programme intime et fugueur. Cherchant une manière symbolique et originale de célébrer le deux cent cinquantième anniversaire de la naissance de Mozart, il délaisse les vingt-trois quatuors du génie de Salzbourg et enregistre la version pour cordes du Requiem transcrite en 1802 par Peter Lichtenthal, un must auquel s'adjoindront des fugues de Piazzola, Beethoven et Bach. À la MC2, le pianiste et artiste associé Alexandre Tharaud continue ses propositions plus alléchantes les unes que les autres. Tout commence le 25 janvier par une Nuit du piano baroque et romantique où, en monsieur loyal, le musicien souhaite faire découvrir, à raison d'un soliste par heure, quatre jeunes confrères et consœurs. La carte blanche se poursuivra lors d'une semaine multiforme du 4 au 8 juin, des Variations Goldberg au registre des musiques du XXe jusqu'en une apothéose pop au casting de prestige. Unis depuis 1981, cela fait plus de trente ans que le quatuor Parisii, consacré par des prix internationaux, enchante le public en suiva

Continuer à lire