PB d'or 2016 : musique

C'était 2016... | Avec du changement côté Cabaret frappé, des images fortes ou encore une confirmation.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Le PB d'or de la bonne surprise : la nouvelle configuration du Cabaret frappé

En janvier 2016, la Ville de Grenoble convoquait la presse pour annoncer un changement de taille : le Cabaret frappé, festival musical qu'elle organise chaque été au Jardin de Ville, passerait en gratuité totale – contre, auparavant, une première partie sous le kiosque en accès libre et, ensuite, une série de concerts payants sous chapiteau. Une décision politique motivée par un souci de faire évoluer le festival né en 1999, mais surtout par des considérations financières, cette gratuité permettant paradoxalement de réduire pas mal de coûts – plus de chapiteau par exemple. Pourquoi pas, même si, du coup, nous pouvions craindre une édition 2016 au rabais…

Sauf que ça ne s'est pas produit, grâce justement à cette nouvelle organisation qui a redonné du souffle au dispositif. Le Jardin de Ville fut ainsi judicieusement repensé par l'équipe organisatrice autour d'une grande scène et d'un bar sous le kiosque, ce qui ne donnait plus l'impression d'un festival en deux parties cloisonnées mais d'un grand événement populaire et festif où tout le monde pouvait danser ensemble sur, au pif, le tubesque Habib Galbi du groupe A-Wa. Bravo.

Le PB d'or de nos meilleures amies : A-Wa

Une première date fin 2015 en première partie de Socalled à la Source, une autre cet été au Cabaret frappé, une troisième en décembre à la Bobine : comme nous, les programmateurs locaux semblent apprécier l'addictive pop yéménite des sœurs israéliennes Haim. Nous signons direct pour une quatrième date si jamais…

Le PB d'or du clip flippant : Speechless d'As A New Revolt

Un vieux salon étrange, une télé, un mec atone dans un magnifique pyjama, un plateau repas peu ragoûtant… Pour son morceau Speechless, le duo grenoblois As A New Revolt, « qui va puiser à la racine du punk hardcore, accompagné d'un flow hip hop virulent » comme l'écrit le label grenoblois Sand Music, a joué en septembre dernier la carte du clip gore. Et ça fonctionne, grâce notamment à un travail précis de réalisation (par Pierre Reynard), à la présence du comédien grenoblois (d'habitude plus souriant !) Grégory Faive et à l'imbrication bien pensée entre les images et la musique de Manu Barrero (voix, machines) et Julien Lhuillier (batterie).

Le PB d'or de la chanson de l'année : Aussi loin de Chevalrex

Depuis ses débuts grenoblois en mode groupe (les Frères Nubuck), nous suivons de près tout ce que compose l'excellent Valentinois Chevalrex (Rémy Poncet), aujourd'hui basé à Paris. De la pop bricolée seul dans son coin, qui pourtant se déploie magistralement que ça soit en studio ou en concert. Depuis ce printemps, nous écoutons en boucle son deuxième album Futurisme, et surtout son morceau phare Aussi loin, dans lequel sa pop de chambre prend des ailes symphoniques. Une réussite qui valait bien un deuxième PB d'or après celui remporté en 2014, catégorie "musicien local (ou presque) qui utilise le mieux le français".

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Quand la saison 20/21 joue les prolongations

SCENES | Depuis le 19 mai, les lieux de culture peuvent rouvrir et accueillir du public. Beaucoup de théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont donc annoncé des spectacles à enfin voir dans leurs murs avant la traditionnelle pause estivale. Mais où aller ? Tentatives de réponses subjectives en 11 points – dont un très gros et très alléchant.

Aurélien Martinez | Lundi 17 mai 2021

Quand la saison 20/21 joue les prolongations

La MC2 en fête Quand l'immense MC2 revient dans le jeu après une longue période sans public (elle était fermée, comme tous les lieux de culture en France, depuis fin octobre), c'est avec un mois qui envoie du lourd ! « Plus de 20 propositions regroupant 50 représentations gratuites ou payantes vous seront ouvertes pour notre plus grande joie et votre plus grand plaisir », annonce le directeur Arnaud Meunier, qui proposera certains des spectacles et concerts de la saison ayant du être annulés. Et non des moindres : L'Étang de la passionnante metteuse en scène Gisèle Vienne avec Adèle Haenel sur le plateau ; 31 rue Vandenbranden du génial collectif bruxellois de danse-théâtre Peeping Tom en collaboration avec le prestigieux Ballet de l’Opéra de Lyon ; ou e

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Actifs malgré tout

SCENES | Témoignages. Ils auraient dû retrouver leur public en novembre, mais le second confinement les en a empêchés. On a pris des nouvelles de trois de nos artistes grenoblois préférés.

La rédaction | Mardi 8 décembre 2020

Actifs malgré tout

Grégory Faive On a adoré sa prestation en Kid survolté et bavard dans Western !, la pièce chorale de Serge Papagalli. Grégory Faive (photo) aurait dû être seul sur la scène du Théâtre 145 du 24 au 26 novembre, pour présenter Le discours, une adaptation du roman-monologue de Fabcaro. Il a finalement dû se contenter d’un filage devant un public professionnel, restreint et masqué. Une aubaine cependant pour le comédien, avide de retours sur son travail et ravi de remonter sur scène, même dans ces conditions particulières. Le spectacle devait partir en tournée : quelques dates ont pu être reportées en mai et juin 2021. Avant cela, il sera finalement joué à Grenoble pour trois autres représentations au 145, les 18, 19 et 20 février prochains. On espère avoir l’occasion d’en reparler avec Grégory, tant il a su nous embarquer dans cette histoire folle autour d’un quadra largué par sa copine et qui psychote sévère au cours d’un repas de famille. Assez en tout cas pour nous faire rire, nous émouvoir et nous suggérer que toute ressemblance avec des personnes réellement existantes n’est pas fortuite. / MK Émilie Le Roux

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Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Les théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont de nouveau dégainé des programmations bourrées de propositions qu'on avait envie de défendre. Suivez-nous ! Par Aurélien Martinez et Nadja Pobel

La rédaction | Mercredi 14 octobre 2020

Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Western ! À Grenoble et aux alentours (ce que l’on appelle de par chez nous le Dauphiné), Serge Papagalli est une légende qui foule les scènes de la région depuis maintenant 50 ans. Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, et avant de le croiser fin novembre sur grand écran dans le film Kaamelott (le fameux Guethenoc le paysan, c’est lui) d’Alexandre Astier, notre homme se lance dans le western-spaghetti et théâtral, lui qui revendique fièrement ses origines italiennes. Avec une douzaine de comédiennes et comédiens à ses côtés (dont pas mal de fidèles de chez fidèles toutes générations confondues), son Western ! était forcément très attendu par un paquet de monde. Dont nous. AM À la MC2 du mardi 13 au jeudi 22 octobre Au Théâtre Jean-Vilar (Bourgoin-Jallieu) vendredi 6 et samedi 7 novembre Au

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"Graffuturisme" : retour vers le futurisme par Robert Proch et Augustine Kofie

Exposition | Le Vog expose deux représentants majeurs d’un courant du street art dont les compositions géométriques dynamiques puisent leurs références dans le mouvement futuriste vieux d’un siècle. Des œuvres qui, visuellement, bastonnent grave !

Benjamin Bardinet | Lundi 3 juin 2019

En pénétrant dans le centre d’art le Vog, le choc est intense : les deux toiles imposantes du Polonais Robert Proch proposent d’emblée des visions hallucinées combinant formes géométriques et personnages figuratifs. Dans la première, quelques humains désœuvrés semblent aspirés par une perspective constituée de formes géométriques aux couleurs flashy, tandis que dans la seconde, le traitement pictural donne l’impression qu’une femme assise opère une translation dans l’image, laissant, en plusieurs endroits, sa trace à la surface de la toile. Ce procédé évoque les études chronophotographiques du scientifique Étienne-Jules Marey dont les futuristes, début du XXe siècle, raffolaient. En retranscrivant les étapes d’un mouvement, l’image fixe devient alors un condensé de temporalités multiples, faisant ainsi écho à l’accélération caractéristique du monde moderne dont la vitesse était, pour les futuristes, une forme de beauté nouvelle. Encore un peu de Kofie ? Mais ce n’est pas tout. Présenté aux côtés de Robert Proch, Augustine Kofie (dont on connaît bien le style dans l’agglo comme le Street Art Fest Grenoble Alpes l’a

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"Tout va s’arranger" : délit de suite

Théâtre | On attendait beaucoup de Tout va s’arranger (à voir du mercredi 10 au vendredi 12 avril à 20h l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères), spectacle que le (...)

Aurélien Martinez | Mardi 9 avril 2019

On attendait beaucoup de Tout va s’arranger (à voir du mercredi 10 au vendredi 12 avril à 20h l’Heure bleue de Saint-Martin-d’Hères), spectacle que le metteur en scène et comédien Grégory Faive présente comme une suite possible de son seul-en-scène à succès (et immense réussite) Pourvu qu’il nous arrive quelque chose, qu’il avait construit d’après un texte de Philippe Torreton sur les coulisses du théâtre. Un prolongement sur le même thème (« un metteur en scène décide de monter La Mouette de Tchekhov à la manière des comédies musicales de Broadway… mais en France… avec les moyens qu’il possède… c’est-à-dire modestes ») avec cette fois Grégory Faive au texte et de nombreux comédiens et comédiennes à ses côtés sur le plateau. Alors certes, tout ceci est sympathique à suivre par moments (le côté vaudeville contemporain notamment), mais l’ensemble n’a jamais vraiment pris le soir où nous l’avons découvert (cet automne), la faute au manque de co

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Le Ciel, version coulisses (et concerts)

ACTUS | La salle de concert grenobloise, située près de la place de Verdun et fermée depuis 2015, va organiser des portes ouvertes ce dimanche 17 juin grâce à l'association Plege.

Damien Grimbert | Mardi 12 juin 2018

Le Ciel, version coulisses (et concerts)

Salle de concert emblématique fermée en 2015 par la Ville de Grenoble pour raisons économiques, le Ciel n’en accueille pas moins dans ses sous-sols de nombreux studios de répétition et d’enregistrement encore utilisés par un nombre conséquent de musiciens grenoblois. C’est cet "envers du décor" habituellement réservé à ses seuls utilisateurs que l’association Plege, créée après la fermeture pour assurer la sauvegarde du lieu, a décidé d’ouvrir pour la toute première fois au public le temps d’une journée portes ouvertes. Au programme, une exposition d’affiches de concerts réalisées par une pléiade d’artistes grenoblois de haut vol, un atelier de création d’instruments virtuels et numériques animé par l’Acroe, et enfin toute une flopée de concerts de premier choix avec au line-up Lynhood, Marc Di Malta, Poupard, Hold Station, Rémi Guirao, F de Shooosh, Bételgeuse, Lokom et Poopitch. Le soir venu, c’est cette fois la salle de diffusion elle-même qui rouvrira temporairement, le temps d’un concert réunissant le hardcore teinté d

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Grégory et Lagarce, à table

Soirée lectures | Mercredi 14 février, le metteur en scène et comédien grenoblois Grégory Faive proposera une soirée de lectures autour de textes de Jean-Luc Lagarce, l'un des auteurs contemporains de théâtre les plus joués en France.

Aurélien Martinez | Mardi 6 février 2018

Grégory et Lagarce, à table

Le collectif grenoblois Troisième bureau aime bien défendre les auteurs contemporains de théâtre. L’Université Grenoble Alpes aussi. Du coup, pour la quatrième fois consécutive, les deux se sont associés pour une soirée de lectures, cette année consacrée à Jean-Luc Lagarce (photo), comète de la fin du siècle dernier (il est mort du sida en 1995, à 38 ans) qui a laissé derrière lui une œuvre très appréciée par le monde du théâtre – et même au-delà, sa pièce Juste la fin du monde ayant été adaptée au cinéma en 2016 par Xavier Dolan. Aux commandes de ce projet, le metteur en scène et comédien grenoblois Grégory Faive qui, cela tombe bien, a « une affec

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Et voici les 20 concerts de l’automne

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de stars de la chanson, de rock qui déménage ou encore de surprises musicales bienvenues.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Et voici les 20 concerts de l’automne

A-Wa Les trois sœurs Haim n'en finissent plus de passer près de chez nous – ce sera leur cinquième date dans la région en tout juste deux ans. Et de s'ouvrir toutes les portes depuis la parution de leur Habib Galbi, transformé en hit au fil des mois (y compris en Israël, chose très rare pour un morceau chanté en arabe) et flanqué d'un album tout aussi réjouissant baptisé du même nom. Soit des chansons issues du répertoire traditionnel yéménite qu'elles ont souhaité s'approprier, le malaxant de leurs multiples influences allant des Beach Boys (ah, les harmonies vocales !) à Kendrick Lamar. On est fans, surtout en concert. À la Rampe mardi 26 septembre Amadou et Mariam Ils sont loin les Dimanche à Bamako (15 ans déjà) qui ont mis Amadou et Mariam sur la carte de la musique internationale (après 15 ans d'une première carrière) et ont permis de démontrer que la musique malienne allait bien au-delà de la kora traditionnelle e

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B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Événement | Rendez-vous samedi 13 mai, à Varces donc et en musique, pour le constater.

Damien Grimbert | Mardi 9 mai 2017

B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Initiée en 2014 sous la forme d’une "simple" bourse aux vinyles, la manifestation culturelle B-Face, organisée à Varces par le centre socio-culturel de Varces-Allières-et-Risset, n’a cessé de gagner en ambition année après année au point de se transformer, pour sa quatrième édition, en véritable festival. Aux côtés des traditionnels stands de disques, expositions et animations en tout genre (ateliers participatifs parents-enfants, démonstration de sérigraphie, blind-tests…), B-Face a ainsi concocté cette année une véritable programmation musicale digne de ce nom, réunissant pas moins de sept groupes différents oscillant entre rock, noise, pop, folk, punk, électro et psyché. Après une première salve de concerts gratuits en plein air l’après-midi (avec Sourdure et As A New Revolt), c’est la salle l’Oriel qui prendra le relais le soir venu, avec les prestations de Titus d’enfer, It It Anita (en photo), Blood Sport, God !Zilla et Noyades. Soit autant de formations farouchement indépendantes (fidèles ainsi à l’esprit très "Do It Yourself" du festival) réunies par différentes associations bien connues de l

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A-Wa : girls just want to have fun !

MUSIQUES | Les trois sœurs israéliennes, à qui l'on doit le tube surprise "Habib Galbi" (5 millions de vues sur Youtube), seront ce samedi 3 décembre à Grenoble, pour la troisième fois en un an. Et c'est une excellente nouvelle.

Aurélien Martinez | Lundi 28 novembre 2016

A-Wa : girls just want to have fun !

C'était l'un des concerts les plus originaux et réussis de la dernière édition du festival grenoblois Le Cabaret frappé : le groupe A-Wa et son folk yéménite traditionnel à la sauce pop, électro et hip hop. Trois sœurs venues d’Israël qui se sont rapidement imposées sur la scène internationale grâce à un tube inattendu et addictif, chanté en arabe yéménite comme tout l’album du même nom : Habib Galbi, dont l'excellent clip (ah, la chorégraphie!) frôle les 5 millions de vues sur Youtube. Un concert original car leur réinterprétation de chants traditionnels issus de la tradition orale (elles expliquent souvent en interview que dans la culture juive yéménite, les femmes ne pouvaient apprendre ni à lire ni à écrire) est un véritable appel à la danse. Mais une danse d’aujourd’hui et surtout cosmopolite, défendue par des filles qu’on pourrait croire sorties d’un magazine de mode. Au vu du succès phénoménal qu’elles rencontrent (ce sera par exemple leur troisième passage grenoblois), Tair, Tagel et Lironr Haim voudraient logiquement dépasser le cadre de la reprise (même si

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Grégory Faive : « On arrive à la centième représentation ! »

SCENES | Cette semaine est programmé à la Basse cour "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose", excellent et très drôle seul-en-scène sur les coulisses du théâtre qui tourne depuis cinq ans. Une des dernières occasions de le voir, avant de découvrir la suite. N’est-ce pas Grégory Faive ?

Aurélien Martinez | Lundi 5 septembre 2016

Grégory Faive : « On arrive à la centième représentation ! »

Le spectacle a vu le jour à l’automne 2011 à Eybens. Cinq ans plus tard, vous le jouez toujours : un succès qui doit être agréable ? Grégory Faive : Ce n’est pas désagréable, en effet ! Surtout qu’à chaque fois, on le réinvente : on passe d’un petit à un grand plateau, d’une petite à une grande jauge… C’est toujours une nouvelle aventure. Et puis dans le parcours d’une compagnie où l’on a souvent joué des spectacles quatre ou cinq fois, c’est appréciable de jouer autant, d’avoir un tel accueil où qu’on aille. Vous en êtes à combien de représentations ? On arrive à la centième ! Ce sera à Champ-sur-Drac le 14 octobre pour être précis. Et ensuite ? Là il y a une saison qui est pas mal remplie, mais je pense qu’on arrive progressivement vers la fin de la vie de ce spectacle. Un spectacle qui a permis de poser les jalons pour la suite que je suis en train de préparer… Vous l’écrivez vous-même (Pourvu qu’il nous arrive quelque chose est basé sur un texte de Philippe Torreton) ? Oui. Et ça y est, je m’y suis mis ! La suite

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Cabaret frappé 2016 : cabaret cabré

Festival | Zoom sur la dix-huitième édition du festival musical grenoblois, prévue du lundi 11 au samedi 16 juillet, au jardin de Ville.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juillet 2016

Cabaret frappé 2016 : cabaret cabré

Dans un club de foot arrive toujours le moment où, pour des raisons financières, le directeur sportif s'efface devant la toute puissance du trésorier et de sa machine à faire des nœuds sur les cordons de la bourse. La chose, on ne le sait que trop, vaut dans la culture où le crédit laissé à la direction artistique prend alors des airs de débit (et de dépit). C'est peu ou prou ce qui arrive cette année au Cabaret frappé. Contraint de passer à la gratuité totale pour des raisons qui ne sont pas que budgétaires, il s'agit donc de se cabrer tout en continuant de miser sur « les têtes d'affiche de demain ». Et non seulement de faire comme si c'était 100% volontaire, mais en plus comme si c'était vrai. Car, en auscultant la programmation, ça ne l’est qu'à moitié : on a beau étirer le mot « émergence » jusqu'à rompre l'élastique, Mickey 3D, c'est du découvert, recouvert puis redécouvert – ce qui importe peut puisque en bon fan de l'ASSE, Mickaël Furnon est d'une certaine façon toujours vert à la fin. Mai

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Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

MUSIQUES | Pour sa dix-huitième édition, le Cabaret frappé, incontournable temps fort musical de l’été grenoblois, change de peau en devenant 100% gratuit. Pourquoi ? On est allés poser la question (et d’autres) à Loran Stahl, responsable du festival depuis 2004.

Aurélien Martinez | Lundi 20 juin 2016

Cabaret frappé : « On présente les têtes d’affiche de demain »

Grand changement cette année : le festival abandonne ses soirées en deux temps (première partie gratuite sous le kiosque et concert payant sous le chapiteau) pour des soirées toutes gratuites. Pourquoi ce choix ? Loran Stahl : C’est la volonté de la Ville de Grenoble. Comme le Cabaret frappé est un événement municipal, il est tributaire de la politique de la Ville. En dix-huit ans, il en a d’ailleurs vu passer des municipalités ! Après, cette gratuité est un choix tout à fait cohérent avec le projet de la municipalité actuelle ; comme il est cohérent que, pour harmoniser les propositions sur le territoire, la Ville ait demandé que le festival ait lieu une semaine plus tôt [pour notamment ne pas se retrouver sur la même semaine que les Rencontres Brel – NDLR]. Même si on joue maintenant sur la semaine la plus chère de tous les festivals de France ! Forcément, le travail du programmateur que vous êtes doit être différent… L’équation

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Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Chanson | De passage ce mercredi au Bauhaus avec Chevalrex, Eddy Crampes affiche en chanson des influences souterraines qui toujours remontent à la surface avec une douceur qui n'appartient qu'à lui, doux-dingue de plus, plus doux que dingue. À moins que ce ne soit l'inverse.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 juin 2016

Les chansons pas comme les autres d'Eddy Crampes

Quand on navigue dans les eaux troubles de La Souterraine, cette drôle de maison underground aux fondations poreuses et aux portes toujours ouvertes aux courants d'air frais d'une french pop pas comme les autres (peut-être la nouvelle french touch, s'il était besoin d'en avoir une), on est forcément un ovni. C'est ce que sont les Aquaserge, Julien Gasc et autres Chevalrex dont les exploits funambules ont déjà été retranscrits ici (et dont on reparlera plus que prochainement). C'est avec ce dernier que va se produire un autre adepte du grand écart quasi vandammien : Eddy Crampes. Eddy Crampes comme la contraction d'Eddy Mitchell et des Cramps, Eddy Crampes comme la décontraction et la décomplexion absolue de la chanson française, dont la base arrière abrite de concert le chanteur de l'amour défiscalisé Alain Barrière et la pop dématée de Daniel Johnston, de Burt Bacharach et d'Alain Souchon – on aurait jamais pensé accoler les deux noms dans le même référencement. Et comme choisir lui donne des crampes, Eddy reprend, couvre, habite les chansons des autr

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Cabaret frappé : voici neuf nouveaux artistes !

MUSIQUES | Qui verra-t-on au Jardin de Ville de Grenoble entre le lundi 11 et le samedi 16 juillet pour six jours de concerts gratuits ? On fait le point, avec des liens pour écouter tout ça !

Aurélien Martinez | Mardi 17 mai 2016

Cabaret frappé : voici neuf nouveaux artistes !

On savait déjà que Mickey 3D allait ouvrir la 18e édition du Cabaret frappé le 11 juillet, et qu’on croiserait aussi pendant la semaine des artistes comme Koudlam, Theo Lawrence, L’African Salsa Orchestra, Les Yeux d’la tête et Nadj. Voici neuf (oui neuf) autres artistes qui se produiront sur la grande scène du Jardin de Ville – leur jour de passage sera précisé plus tard par l’équipe du festival. La géniale Dom La Nena, Brésilienne parisienne que l’on avait déjà pu croiser sur scène avec Rosemary Standley. Le rappeur JP Manova. Le duo pop/soul

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Cinq nouveaux noms pour le Cabaret frappé 2016

MUSIQUES | On savait déjà que la tête d’affiche qui, le lundi 11 juillet, allait ouvrir la semaine de festivités musicales gratuites était Mickey 3D. Voici cinq autres artistes que l’on pourra écouter cet été au Jardin de Ville de Grenoble.

Aurélien Martinez | Mardi 3 mai 2016

Cinq nouveaux noms pour le Cabaret frappé 2016

On l’écrit chaque année, mais divulguer une programmation au compte-gouttes est une stratégie payante puisque le festival qui fait ce choix se retrouve plusieurs fois au centre de l’actu. Le Cabaret frappé, qui on le rappelle sera entièrement gratuit cette année, l’a bien compris et lâche en ce mardi les cinq premiers noms de sa future programmation, sans néanmoins les associer à des jours précis. Entre le 11 et le 16 juillet, on croisera donc au Jardin de Ville de Grenoble : L’inclassable Koudlam (photo), auteur notamment du tube See you all (mais si, la pub Meetic). Comme on l’aime beaucoup au PB, on avait fait son portrait en novembre 2014. Le tout jeune (et Parisien)

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Mickey 3D en ouverture du Cabaret frappé 2016

MUSIQUES | Rendez-vous du 11 au 16 juillet au Jardin de Ville. Le reste de la programmation sera dévoilé plus tard.

Aurélien Martinez | Jeudi 28 avril 2016

Mickey 3D en ouverture du Cabaret frappé 2016

On savait déjà que le festival musical de l’été grenoblois allait devenir 100% gratuit. Et qu’il était avancé d’une semaine par rapport aux autres années – on vous expliquait tout ici. Niveau programmation, on nous avait aussi assuré que l’exigence resterait la même. Si la prog sera dévoilée au fil du mois de mai, l’équipe du festival vient d’annoncer un gros nom pour l’ouverture le lundi 11 juillet, histoire de marquer le coup : le groupe de rock français Mickey 3D, qui est revenu avec un nouvel album (Sebolavy) après six ans d’absence. On vous tiendra bien sûr au courant quand on connaîtra les autres noms.

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Festival : le Cabaret frappé devient 100% gratuit !

ACTUS | Rendez-vous au Jardin de Ville de Grenoble une semaine plus tôt que les années précédentes pour six jours de concerts en accès libre donc.

Aurélien Martinez | Mercredi 20 janvier 2016

Festival : le Cabaret frappé devient 100% gratuit !

Mercredi 20 janvier, 11h, à la Maison de l’international. Conférence de presse organisée par la Ville de Grenoble pour détailler les changements autour du Cabaret frappé, le festival musical de l’été grenoblois géré justement par la Ville. Et quels changements ! Le plus spectaculaire : la semaine de concerts devient entièrement gratuite. Fini donc la première partie gratuite devant le kiosque et la suite payante sous le chapiteau : cet été, il n’y aura plus qu’une seule scène, en accès libre toute la soirée donc – une décision qui se veut en lien avec la politique culturelle de la municipalité actuelle. Le tout sans « changement de ligne artistique » explique le directeur Loran Stahl, qui assure que la Ville lui a maintenu l’intégralité de son budget artistique (quelque 90 000 euros), même s’il a subi une baisse sur son budget global, passé de 450 000 à 380 000 euros – baisse qui s’explique par « la situation économique » (argument de la Ville) comme par la disparition de certains coûts du fait de la gratuité (plus de location de chapiteau par exemple). À noter tout de même que le festival se prive de 40 000 à 50 000 euros de billetterie. Au

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Grégory Faive : la mort lui va si bien

SCENES | Alors que son seul-en-scène "Pourvu qu'il nous arrive quelque chose" est toujours en tournée quatre ans après sa création, Grégory Faive dévoile une nouvelle fantaisie : "On aurait dû laisser un mot". Une histoire de défunts qui reviennent sur leur vie passée pour un spectacle joyeux, foisonnant et habilement construit. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 13 octobre 2015

Grégory Faive : la mort lui va si bien

« Pas d'anges, pas de harpes, pas de vertes prairies fleuries, c'est des craques que racontait le curé, que des craques. » Amandine Delput, 1856-1919. À ses côtés dans le cimetière de Moret-sur-Raguse, il y a du monde. Tiens, cette tombe, c'est celle d'une femme qui, visiblement, a été très proche de nombreux villageois de sexe masculin. Là, c'est celle d'un homme qui a fini sa vie au fond d’un fossé à purin à cause d’une vache percutée en solex. Et ici, celle d'un jeune révolté mort bêtement, son cocktail explosif en main. Comment le savons-nous ? Parce qu’ils ont tous décidé de se confier. De raconter leur vie, leur mort, leurs rapports les uns aux autres ou, tout simplement, ce qui leur passe par la tête – « Je suis née un 18 mai, je suis morte le 18 mars, comme quoi ! » C'est Patrick Kermann, auteur de théâtre de la fin du XXe siècle, qui a composé cet « oratorio in progress », cette « polyphonie de l’au-delà » qui, en plus d'être souvent jouée, est devenue un incontournable pour tout apprenti comédien – l’écriture atypique, souvent très orale, change de couleur selon le mort aux commandes et offre donc un éventail infini de poss

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Une saison théâtrale du côté de la scène locale

SCENES | Plusieurs compagnies grenobloises (ou apparentées) reprennent cette saison des spectacles créés les années précédentes. Mais comme ils sont excellents, pourquoi se priver de les (re)découvrir ?

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

Une saison théâtrale du côté de la scène locale

Ces dernières années, les metteurs en scène grenoblois ont livré des spectacles qui ont connu un succès considérable ici et là. On va passer rapidement sur le cas Grégory Faive et de son Pourvu qu’il nous arrive quelque chose dont on a dit du bien maintes fois – en gros, c’est du théâtre généreux et drôle sur les coulisses du théâtre. Créée en 2011, la pièce sera de retour dans l’agglo pour deux dates : le vendredi 11 décembre à la Faïencerie (La Tronche) et le jeudi 14 janvier au Grand Angle (Voiron). Une autre aventure théâtrale qui risque de suivre la même voie (celle du succès), peut-être même en encore plus grand : Mon frère, ma princesse (photo) d’Émilie Le Roux. Du jeune public pour tous sur un petit garçon qui veut porter des robes créé en 2014 à l’Espace 600 et repris le mercredi 20 janvier à l’Odyssée d’Eybens. À noter que cette saison, l’Espace 600 pro

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Le PB au Cabaret frappé

MUSIQUES | Le fameux festival musical de l'été grenoblois aura lieu du lundi 20 au samedi 25 juillet, au Jardin de ville. L'équipe du Petit Bulletin vous le fera vivre en ligne.

Aurélien Martinez | Jeudi 16 juillet 2015

Le PB au Cabaret frappé

On a déjà dit dans notre numéro festivals en Rhône-Alpes tout le bien que l'on pensait de la programmation de cette nouvelle édition du Cabaret frappé. Ces six jours de concerts débuteront officiellement ce lundi 20 juillet avec le Grenoblois Lakay de l'écurie Hadra et son « dub - dubstep - jungle psychédélique - downtempo - psytrance » (à vos souhaits) comme il le dit lui même. Ce sera sous le kiosque du Jardin de ville, et ce sera gratuit comme tous les soirs à 19h. L'occasion donc de découvrir des artistes dans un cadre agréable, une bière (ou autre) à la main, entouré de plein de monde, du mélomane chevronné au simple passant : c'est ça l'esprit Cabaret frappé.

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L'été des festivals autour de Grenoble

ACTUS | Certes, on a sorti fin juin notre supplément consacré au festivals en Rhône-Alpes, mais ce n’est pas une raison pour ne pas reparler de ceux prévus autour de Grenoble en juillet et août ; qu’ils soient branchés musique, spectacle vivant ou les deux ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2015

L'été des festivals autour de Grenoble

10 – 12 juillet Le Vercors Music Festival Pour la première édition de ce nouveau festival prévu à Autrans, les organisateurs (et notamment le programmateur Jean-Philippe Bruttmann, compositeur et guitariste de son état) se sont offert quelques têtes d’affiche, sans doute pour marquer les esprits. Les excellents Moriarty, groupe au folk tendrement barré et bricolé, et la pimpante Yael Naim seront de la partie. Tout comme l’Américaine Ilene Barnes, à la voix impressionnante, et le guitariste américain de jazz fusion Al Di Meola. « Toutes les esthétiques musicales seront présentes autour des deux scènes du festival, mais auront toutes pour point commun de placer la guitare au centre des attentions. » Ça se tient. 15 – 19 juillet Merci, Bonsoir ! Encore un nouveau festival ! Dans le cadre de la première édition de l’événement spectacle vivant (versant arts de rue) et musique Merci, Bonsoir ! organisé à Grenoble (à la Bifurk et au parc Flaubert) par l’association

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Cabaret frappé : notre sélection

MUSIQUES | Les choses ont pas mal bougé à Grenoble ces derniers mois depuis l'élection d'un maire vert. Mais pas Cabaret frappé, festival d'été de la ville, si éco-citoyen que sa programmation semble être le fruit d'un tri de talents hautement sélectif. Exemples. La rédaction

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 juin 2015

Cabaret frappé : notre sélection

Sallie Ford Avec Slap Back (littéralement "gifler en retour" ou "rendre une gifle"), la rockeuse vintage à lunettes Sallie Ford a laissé de côté le revival rock fifties et ses oripeaux de Buddy Holly 2.0 à chromosomes XX pour un garage rock à fort effet décapant sur lequel elle a entièrement pris les rênes après la séparation d'avec The Sound Outside – remplacé par un groupe 100% féminin. Et c'est un peu des Breeders – et même des Pixies parfois – en mode psychédélique que l'on entend au détour de ces pop songs cinglantes. SD Mardi 21 juillet, sous le chapiteau Vieux Farka Touré Digne fils de son père, la légende Ali Farka Touré, Vieux Farka Touré est davantage célébré aux États-Unis où l'on sait mieux que tout vient de là et donc du blues que dans nos contrées. Son album The Secret y avait fait un carton quand, sur Mon Pays, il célèbre tout à la fois son Mali natal – se désolant de ce qui s'y passe – en une approche transversale du blues que

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Awards 2014 musique

MUSIQUES | L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 musique

L’award de la langue qu’on aime bien entendre : le français Juillet 2014 : le groupe Frànçois & the Atlas Mountains livre le meilleur concert de la seizième édition du Cabaret frappé – non, ce n’était pas celui de Tricky ! Octobre 2014 : les Innocents, groupe culte des années 90 à la musique intemporelle, se reforment en mode duo et passent par la Source de Fontaine. Novembre 2014 : le "pop father" Étienne Daho enflamme littéralement la MC2. Trois exemples qui ont une fois de plus confirmé (ou démontré à ceux qui l’ignoraient) que

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Awards 2014 théâtre

SCENES | L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création (...)

Aurélien Martinez | Mardi 23 décembre 2014

Awards 2014 théâtre

L’award de celui qui aurait dû recevoir un award depuis longtemps : Grégory Faive Octobre 2011 : le CLC d’Eybens, lieu notamment tourné vers la création contemporaine locale, propose un cycle consacré au monologue. Parmi les trois propositions, on découvre celle de Grégory Faive autour du Petit lexique amoureux du théâtre de Philippe Torreton, qui évoque avec humour tous les à-côtés de son art. Alors qu’on s’attendait à une petite forme bien sympathique à la durée de vie limitée, on assiste à l’éclosion d’une aventure théâtrale passionnante (baptisée Pourvu qu'il nous arrive quelque chose) qui grandira et s’épanouira au fil des mois dans des salles toujours plus grandes. Après quinze jours de représentation en mai dernier à la MC2 et un festival d’Avignon cet été, le spectacle continue encore sa tournée – il sera au Grand Angle et à la Faïencerie la saison prochaine. Un vérita

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Avignon : jouer solidaire

ACTUS | Alors que la CGT appelle à une grève nationale pour le vendredi 4 juillet, jour de l’ouverture du Festival d’Avignon, on fait le point avec les compagnies grenobloises qui ont prévu de jouer dans le "off".

Guillaume Renouard | Mercredi 2 juillet 2014

Avignon : jouer solidaire

Ce sont des questions que chaque artiste et technicien se pose : faut-il annuler une représentation / un spectacle / un festival pour faire avancer la cause des intermittents du spectacle ? Ou, à l’inverse, faut-il continuer à jouer et trouver d’autres moyens de se faire entendre ? Grégory Faive, concepteur de l’excellent spectacle Pourvu qu’il nous arrive quelque chose, a choisi la deuxième solution, comme l’ensemble des compagnies grenobloises programmées dans le "off" du Festival d’Avignon. « Je participerai aux tables rondes et saisirai les occasions de prendre la parole. D’autant que mon spectacle [une réflexion très drôle sur le monde du théâtre – ndlr] m’en fournit déjà. » Sylvie Jacquier, présidente de la compagnie Life is not a picnic de David Bursztein, fait entendre le même son de cloche : « Nous y allons avec

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Du côté des festivals

MUSIQUES | Les gros festivals musicaux de la région ont dévoilé leur prog, parfois au compte-gouttes pour faire le max de bruit possible. On fait le point afin d’y voir plus clair et cocher les bons jours sur le calendrier.

Aurélien Martinez | Jeudi 22 mai 2014

Du côté des festivals

Le Cabaret frappé Du 21 au 26 juillet, à Grenoble Frànçois and The Atlas Mountains, l’un des meilleurs groupes de pop made in France, mais aussi le vétéran Tricky (ancien membre fondateur, et démissionnaire, de Massive Attack), le masqué Cascadeur, le Français Fakear et son électro, ou encore le mariage attendu entre Moriarty et Christine Salem : une poignée de noms nous donne bien envie. À noter que les dates de chaque concert seront précisées plus tard.   Les Rencontres Brel

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Grégory Faive : « Je ris pour ne pas pleurer »

SCENES | Quand un comédien et metteur en scène grenoblois s’empare de l’excellent "Petit lexique amoureux du théâtre" de Philippe Torreton et le complète par quelques textes piochés ici et là (du Shakespeare, du Lagarce, voire même du Muriel Robin), ça donne "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose". Un spectacle accessible et généreux à mettre devant tous les yeux. Rencontre avec Grégory Faive et critique plus qu’enthousiaste. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Grégory Faive : « Je ris pour ne pas pleurer »

Le spectacle rencontre un succès impressionnant depuis sa création en 2011... Grégory Faive : Je suis très heureux. Je profite de chaque représentation et de chaque retour avec le public parce que c’est rare – c’est la première fois que ça m’arrive ! C’était assez inattendu en plus, parce que j’ai préparé ce spectacle en marge d’un autre [Une souris grise de Louis Calaferte – ndlr]. C’était une tentative, pour voir ce que ça allait donner. Je suis donc heureux que ça plaise, que ça marche, et que ça soit reçu par un public si varié – ce qui, là aussi, n’a pas toujours été le cas dans mes autres spectacles ! Pourvu qu’il nous arrive quelque chose ouvre des discussions avec les amateurs de théâtre, les professionnels, les néophytes... J’imaginais que ce serait intéressant de partager ce texte, mais je n’avais pas prévu qu’il fasse écho aussi positivement chez les gens qui prati

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Pour le meilleur et pour le rire

SCENES | La loge du comédien (« un endroit qui en raconte beaucoup sur ceux que vous voyez sur scène »), le trac avant de rentrer en scène (« le trac, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 13 mai 2014

Pour le meilleur et pour le rire

La loge du comédien (« un endroit qui en raconte beaucoup sur ceux que vous voyez sur scène »), le trac avant de rentrer en scène (« le trac, c’est "Pourvu qu’il nous arrive quelque chose... " comme disent les marins lorsqu’ils montent sur leur bateau avant de prendre la mer »), le trou de mémoire (« sensation de chuter, d’être aspiré, le trou noir »)... Mais aussi le métier de comédien (« la plupart des gens vont travailler, les comédiens vont jouer »), le public (« je suis persuadé qu’il y a des gens qui ne toussent qu’au théâtre ») ou encore le rôle des critiques (« une bonne critique fait plaisir, une mauvaise énerve, mais souvent la réciproque est vraie »)... Dans son Petit lexique amoureux du théâtre, le comédien Philippe Torreton ausculte son art avec finesse et surtout recul, très loin des discours verbeux autocentrés. Une véritable déclaration d’amour au théâtre, à ses codes, ses figures, sa magie, que le comédien et metteur en scène grenoblois Grégory Faive transmet magistralement, en se mettant au service du texte – la

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Chevalrex – Catapulte

MUSIQUES | Critique de l'album de Chevalrex

Damien Grimbert | Mardi 8 avril 2014

Chevalrex – Catapulte

Après la sortie en début d’année du Bagarres Lovesongs de Gontard!, c’est au tour du deuxième des Frères Nubuck (duo grenoblois iconoclaste dont le Petit Bulletin a déjà souvent loué les mérites) de se lancer dans l’aventure de l’album solo. Avec ce Catapulte de très bonne facture, Chevalrex, compositeur/auteur/producteur/multi-intrumentiste/et-plus-si-affinités, prolonge certaines orientations déjà amorcées au sein de son précédent projet solo instrumental Rémy Chante, et livre en l‘espace de dix titres et 26 minutes un manifeste esthétique qui fait la part belle aux émotions douces-amères. Un pied dans la chanson lo-fi bricolée, l’expérimentation et le collage sonore, et l’autre dans un héritage pop européen vintage splendide et ambitieux (les ombres de François de Roubaix et de Jean-Claude Vannier planent sur plus d’un titre), ce Catapulte surprend par la richesse des climats qu’il réussit à

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Chevalrex : « Beaucoup de bricolage »

MUSIQUES | Au Petit Bulletin, on a beaucoup aimé les frères Nubuck et leur chanson barrée. C’est tout naturellement que l’on suit avec intérêt les carrières en solo des deux membres fondateurs. Après nous être penchés l’an passé sur le cas Gontard, rencontre avec Chevalrex et sa pop de chambre aérienne, à découvrir samedi soir au Centre d’art Bastille.

Aurélien Martinez | Mardi 8 avril 2014

Chevalrex : « Beaucoup de bricolage »

Il y a un côté bricolé dans le musique de Chevalrex, qui séduit d’emblée. « C'est assumé, oui... Si ça ne l'était pas, ce serait problématique ! Ça vient vraiment d'une pratique assez ancienne, en autarcie dans ma chambre quand j'avais quinze ans – une guitare, un clavier. Faire avec les moyens du bord, comme les premiers Katerine, Dominique A aussi, la scène indie des années 90 aux États-Unis avec la lo-fi... Après, le temps passe, tu écoutes plus de disques, tu développes un peu plus de technique instrumentale, tu rencontres des musiciens : le son s'étoffe, mais au fond, il y a toujours ce goût de la recherche. » Car sa chanson française vintage, construite autour de mélodies amples, est bricolée mais pas avare, comme le démontre avec éclat Le Désert commence là, l’une des réussites de son premier album Catapulte : une ouverture de près de quatre minutes intenses avec des trompettes qui emmènent sa pop de chambre vers des sommets orchestraux. « La trompette, c’est moi aussi. J'ai appris à en

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Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

MUSIQUES | Zoom sur les 17 que l’on peut écouter depuis le mercredi 26 février grâce à l'asso Dynamusic / Retour de scène. Certains seront même sur la scène de l'Ampérage le samedi 1er mars.

Aurélien Martinez | Mercredi 26 février 2014

Qui est sur la Cuvée grenobloise ?

Peau – Instant T Un morceau pop et synthétique nappé d’électronique d’une subtilité remarquable, à l’image de l'univers musical de Peau. À découvrir en une du Petit Bulletin du 12 mars – Peau, par le morceau !   Léonid – Le Rebord de la vie Duo piano et chant, la partie vocale étant assurée par l’ancien guitariste de Sinsemilia.   Animali – The Alchemists De la pop grenobloise aux accents irréels et envoûtants. Un EP est annoncé pour cette année. Ils seront à l'Ampérage pour le concert de lancement de la Cuvée.

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Encore une fois

SCENES | Les salles de spectacle aiment la nouveauté. Mais elles ne se privent pas, parfois, de reprendre une création déjà passée dans le coin – voire même dans leurs murs. Tour d’horizon des quelques reprises immanquables de cette deuxième partie de saison. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 10 janvier 2014

Encore une fois

En février 2013, nous offrions l’une de nos unes au comédien Nicolas Lambert pour son Avenir radieux, une fission française. Un spectacle programmé alors dans trois salles de l’agglo, et que reprendra fin janvier le Diapason de Saint-Marcellin. Une création immanquable par la pertinence de son propos et l’intelligence de son concepteur, qui a effectué un véritable travail d’enquête sur le monde très secret du nucléaire. « Je m’efforce simplement d’avoir un regard de péquenot moyen » nous expliquait-il en interview. Sur scène, il campe donc les différents acteurs du dossier, du technocrate au politicien, en passant par le militant ou le citoyen lambda. Le tout en s’amusant ; car oui, Nicolas Lambert fait avant tout du théâtre. De l’excellent théâtre même. Avenir radieux, une fission française, vendredi 24 janvier à 20h, à la sa

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Jouer de (et avec) la musique

MUSIQUES | Le festival Chants libres est un ovni savoureux concocté par l’équipe du Tricycle qui propose de découvrir de « la chanson à voir » dans un espace théâtral. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 25 novembre 2013

Jouer de (et avec) la musique

Croiser les formes artistiques n’est pas une nouveauté. Qu’importe : quand c’est bien fait, c’est toujours agréable. Ainsi en sera-t-il sûrement de la nouvelle édition de Chants libres, proposée par un Tricycle d’habitude plus tourné vers le théâtre contemporain. Sur une semaine et demie, le Théâtre de poche va ainsi se transformer tantôt en cabaret, tantôt en salle de concert, tantôt en tout autre chose. Parmi les nombreuses propositions, on en a retenu trois.  Bleu/Baudoin Quand le trio grenoblois Bleu, spécialisé dans la « chanson folk-songes », rencontre le dessinateur de BD Baudoin, ça donne un concert dessiné que l’on a hâte de découvrir. Une « fresque musicale » construite en live : « le mélange de l’encre et du son, la fusion de deux entités contraires, arts plastiques et musiques actuelles, aspirant à un même désir de légèreté ». Samedi 30 novembre à 20h

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Qui se cherche se trouve ?

SCENES | En décembre dernier, nous décernions un award du lieu qui se cherche au Tricycle, le collectif d’artistes locaux qui, poussé par la mairie, reprenait le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Alors que l’équipe aux commandes va entamer sa deuxième saison, a-t-elle affiné son projet ? Il semblerait que oui... Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 10 septembre 2012

Qui se cherche se trouve ?

« Je ne sais pas si l’on s’est trouvés, mais nous, on a trouvé des trucs en tout cas ! » explique Grégory Faive, jeune metteur en scène membre du collectif Tricycle. « On avait pris votre remarque avec beaucoup d’humour, parce que c’était vrai. Mais l’année qui vient laisse augurer du bon ! » À la lecture de leur nouvelle plaquette de saison, on ne peut qu’acquiescer : le propos semble plus lisible. Les historiques Grégory Faive, Gilles Arbona, Bernard Falconnet et Serge Papagalli (Valère Bertrand a quitté l’aventure), rejoints par d’autres, ont donc revu leur copie. « On s’était astreint un cahier des charges beaucoup trop ambitieux par rapport à nos moyens plus qu’à nos envies. On a donc recentré notre travail de programmation principalement sur l’aide à la résidence de projets où il y a évidemment de l’émergence, mais où surtout l’implication du Tricycle est décisive. » « Très compliqué » Flash back : en septembre 2011, le Tricycle voit le jour dans des conditions qui ne sont pas les meilleures possibles. « Ça a été très compliqué, d’abord parce que se sont juxtaposés l’arrivée du Tricycle et le départ des Barbarins [ces d

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Paroles d'aujourd'hui

SCENES | « Vas-y, traverse » : voilà le thème qu’a choisi l’équipe de Textes en l’air pour la neuvième édition de son festival. On le comprend comme une incitation à ne (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 12 juillet 2012

Paroles d'aujourd'hui

« Vas-y, traverse » : voilà le thème qu’a choisi l’équipe de Textes en l’air pour la neuvième édition de son festival. On le comprend comme une incitation à ne pas se laisser arrêter par des frontières matérielles ou non, réelles ou fantasmées. Une idée concrétisée par la venue de l’auteure québécoise Marylin Perreault, qui a mené deux résidences d’écriture dans deux lieux très différents : Saint-Antoine-l’Abbaye, village médiéval isérois où se déroule chaque été le festival, et le quartier grenoblois de la Villeneuve, où se situe l’Espace 600, scène régionale dédiée au jeune public. Ici et là, Marylin Perreault a récolté la parole des habitants, afin d’écrire une pièce dont elle dévoilera des ébauches lors du festival. Pendant la semaine, on retrouvera aussi deux des trois pièces proposées lors du festival Les Jeunes Pousses(ent), organisé au printemps dernier dans l’agglo. On pourra aussi découvrir une mise en scène du célèbre texte La Grammaire des mammifères ; ou encore un spectacle de Carole Thibaut sur la soi-disant nature féminine. Mais, parmi toutes ces propositions (que nous avons vues ou non), on retiendra celle qui nous avait enthousiasmés l

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Grenoble rocks

MUSIQUES | L’été, à Grenoble, c’est Cabaret frappé, et on ne discute pas. Chaque mois de juillet, le traditionnel festival de musiques actuelles investit, sur une (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 juin 2012

Grenoble rocks

L’été, à Grenoble, c’est Cabaret frappé, et on ne discute pas. Chaque mois de juillet, le traditionnel festival de musiques actuelles investit, sur une semaine depuis quelques temps, le Jardin de Ville, avec de nombreux concerts, certains gratuits (en première partie de soirée), d’autres non (sous le chapiteau). Et il faut le rappeler aux non autochtones sarcastiques, on a bel et bien affaire ici à un excellent festival, qui a su habilement conjuguer têtes d’affiche et découvertes, le tout dans une ambiance conviviale et apaisée que l’on ne retrouve pas forcément dans tous les grands raouts de ce type. Au programme cette année, niveau noms qui claquent, on a rendez-vous avec les Rémois de The Shoes, et leur pop dansante à l’efficacité redoutable qui usera à coup sûr les semelles des festivaliers – pas grave, ils sont programmés le dernier soir ! On croisera aussi le monumental Tony Allen, co-fondateur du style Afrobeat, avec son intriguant projet Black series from Lagos to Detroit ; le classieux Rover, sorte de Bowie des années 2000 ; les folkeux d’Ewert And The Two Dragons ; ou encore l’écrivain et musicien Theo Hakola. Mais force est de constater que la plus belle pri

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"Une souris grise" : la merditude des choses

SCENES | Avec fidélité, Grégory Faive monte "Une souris grise", un texte de Louis Calaferte à l’humour potache. C’est drôle, vivant, agité, voire même acide par moments. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 26 avril 2012

Ça commence par une scène surprenante : un enfant se plaint de gargouillis au ventre. Il désire se rendre expressément aux toilettes, mais son père, malade comme lui à cause d’une rascasse visiblement avariée, s’y trouve déjà. Sa pauvre mère est donc contrainte de gérer la situation comme elle le peut, en essayant de garder la culotte du petit propre. Car c’est que l’on a du monde à déjeuner qui ne devrait pas tarder, et il s’agirait de ne pas faire mauvaise impression à ces invités si importants. Une souris grise, pièce de l’auteur français Louis Calaferte (1928 – 1994), se place délibérément du côté comique, en jouant sur l’incongruité d’un tel postulat pour une œuvre de théâtre. Le metteur en scène grenoblois Grégory Faive s’inscrit pleinement dans cette veine, n’hésitant pas à surligner les intentions de Calaferte. Ainsi, quand le couple tant attendu arrive – le nouveau puissant patron de Monsieur, accompagné de sa femme –, les comédiens qui les incarnent parlent tous deux avec un accent allemand proche du surjeu. Normal, le couple est allemand. Servitude volontaire Mais derrière ce q

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The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

MUSIQUES | Les premiers noms de la prog du Cabaret Frappé (la quatorzième édition, du 23 au 28 juillet au Jardin de ville) sont sortis. Avec notamment la venue des Rémois de The Shoes. Et ça, c’est une excellente nouvelle !

Aurélien Martinez | Jeudi 12 avril 2012

The Shoes au Cabaret Frappé (entre autres)

The Shoes donc, que l'on aurait déjà dû apercevoir à Grenoble en septembre dernier s'ils n'avaient pas annulé leur venue. Du pop-rock tubesque à mort, à l'efficacité redoutable en live. Le duo rémois, au sommet de la hype en ce moment, s'est même offert les services de Jake Gyllenhaal pour sa dernière vidéo Time to dance (que l'on vous a mise en bas de l'article). Bret Easton Ellis adore. Nous aussi! On retrouvera aussi Tony Allen, co-fondateur du style Afrobeat, qui présentera Black series from Lagos to Detro

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Mamma mia !

SCENES | Dernière proposition du cycle de création consacré au monologue, organisé par l’Autre rive d’Eybens. Après Grégory Faive et son réussi Pourvu qu’il nous arrive (...)

Aurélien Martinez | Lundi 30 janvier 2012

Mamma mia !

Dernière proposition du cycle de création consacré au monologue, organisé par l’Autre rive d’Eybens. Après Grégory Faive et son réussi Pourvu qu’il nous arrive quelque chose (d’après un texte de Philippe Torreton sur les coulisses du théâtre), puis Philippe Saint-Pierre et sa relecture fidèle d’une nouvelle de Beckett (Premier Amour), place à Nicole Vautier et son Stabat Mater. La comédienne interprète ainsi une œuvre de l’auteur italien contemporain Antonio Tarantino où il est question d’une femme désœuvrée, toute en gouaille et en alcool. Une mamma italienne aux propos radicaux (euphémisme !) qui déblatère sa colère contre un homme absent et une société qui la rejette, tout en s’inquiétant pour son fils en prison. Il en faut de la présence pour ne pas emmener ce personnage haut en couleur dans la caricature. Dans un subtil numéro d’équilibriste, à l’image d’une actrice comme Yolande Moreau, Nicole Vautier habite littéralement le plateau, 1h20 durant. À découvrir jeudi 2 et vendredi 3 février à 20h30, ainsi que le samedi 4 à 19h

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La comédie du théâtre

SCENES |

François Cau | Lundi 17 octobre 2011

La comédie du théâtre

THÉÂTRE (DONC !)/ Que fait un comédien avant la représentation ? Comment est-il possible de retenir autant de texte ? Et la critique, les artistes, ils s’en contrefoutent, non ? Dans son Petit lexique amoureux du théâtre (2009), Philippe Torreton manie le verbe avec précision et humour, dépeignant une réalité masquée. Le jeune metteur en scène grenoblois Gregory Faive s’empare de ce matériau riche pour le porter sur scène, entrecoupé de courts extraits d’autres textes qu’il affectionne tout particulièrement : du Lagarce, du Shakespeare ou encore du Muriel Robin (pourquoi pas !). Son Pourvu qu’il nous arrive quelque chose devient alors un spectacle d’une générosité évidente qui, pendant 1h30, embarque initié comme néophyte dans le monde très codifié du théâtre. La succession de tableaux (qu’on aimerait tous évoquer ici… ce qui gâcherait le plaisir de la découverte !) rythme l’ensemble, qui oscille perpétuellement entre mise en abyme et second degré : le passage sur l’émission Au théâtre ce soir est ainsi on ne peut plus drôle, quand celui sur l’ego des comédiens se fait plus violent, notamment grâce à l’utilisation judicieuse d’un sketch de Muriel Robin

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