Le jeu de Ma Pauvre Lucette

Concert | Le groupe isérois, à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste et pop, sera à la Bobine vendredi 24 mars. Avec plus que des slips de bain.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 mars 2017

Mais qui est donc cette pauvre Lucette pour laquelle la formation du groupe Ma Pauvre Lucette semble vouloir dépôt de gerbe et regrets éternels ? On ne le saura sans doute jamais – la légende parle d'une amie commune... Mais l'important, c'est que cette réunion de musiciens et d'un comédien, sélectionnée malheureuse des Inouïs du Printemps de Bourges mais lauréate d'autres prix (Prix Claude Nougaro, Prix Sacem 2016, Cuvée grenobloise 2017), soit aussi réjouissante que les banquets d'après obsèques, quand le rire succède aux larmes ou que les deux s'entremêlent.

Il n'y a pas grand-chose de sérieux chez ces Isérois mais parfois quelque chose de grave (comme ce Requiem qui clôt magnifiquement un long format de pas moins de 19 titres), véhiculant quelque chose d'une politesse du désespoir à travers des morceaux pince-sans-rire. Nous sommes ici à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste (Lulu) et pop : arpèges pan-africains à la Frànçois & The Atlas Mountains, spoken word à la Fauve et même Stromaïsme, le tout rien que sur Elle disait, qui ouvre l'album.

Parfois le tout se teinte de rythmiques R'n'B (Le videur du quartier, Infidèles destriers) ou de ritournelles à la Tryo (pas nos moments préférés). Quant à la fantaisie du groupe, elle apparaît à plein dans une série de clips délirants (et nombreux). Lucette revient, ils sont devenus fous. Et c'est tant mieux.

Ma pauvre Lucette + Facteurs Chevaux
À la Bobine vendredi 24 mars à 20h30


Ma pauvre Lucette + Facteurs Chevaux


La Bobine 42 boulevard Clemenceau Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Et voici la programmation de la 17e édition du festival Magic Bus

MUSIQUES | Rendez-vous à l'Ampérage et, surtout, à l'Esplanade entre le jeudi 17 et le samedi 19 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 mars 2018

Et voici la programmation de la 17e édition du festival Magic Bus

Créé en 1999 pour soutenir le disquaire du même nom disparu en 2012, le festival Magic Bus, qui a récemment annoncé sa programmation 2018, a toujours pris soin de promouvoir une scène locale grenobloise assaisonnée de quelques têtes d'affiche pour jouer celles de gondoles et attirer le chaland qui restait à convaincre. L'an dernier, il a même rajouté une date, en amont des deux soirées traditionnellement proposées sur l'Esplanade, pour justement privilégier les artistes locaux. Celle-ci verra cette année une alléchante triplette tout droit tombée de la Cuvée grenobloise ouvrir les hostilités à l'Ampérage avec l'électro-world de Deyosan (un trio clarinette-batterie-sitar sur lequel se posent des machines), le trip-hop noir de No Tearz (photo) et la synth-pop aussi chercheuse que dansante de Spaarks. Parmi les autres locaux présents à Magic Bus, mais cette fois pour les "grandes soirées", il faudra noter ces chers MPL (ou

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PB d'or 2017 : musique

C'était 2017... | Avec trois groupes locaux qui en envoient... et une salle de concert qui en envoie aussi.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : musique

Le PB d’or du tube de l’année : "Elle disait" de Ma Pauvre Lucette Bon, certes, le morceau date d'il y a deux ans, mais comme c’est en 2017 que le groupe grenoblois (dont certains de ses membres sont basés plutôt loin de la capitale des Alpes) a commencé à se professionnaliser (et à véritablement faire parler de lui), on ne souffre pas trop d’avoir du retard. Elle disait, c’est un morceau qui synthétise parfaitement les diverses influences du groupe (ils sont à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste et pop comme on l’avait écrit pour annoncer leur concert à la Bobine en mars dernier). Et qui a presque réveillé notre côté roots refoulé grâce à ses légères entournures chanson française festive évoquant le groupe Fauve qui aurait migré dans la campagne et qui, surtout, aurait décidé de ne pas se prendre au sérieux – « Même si tu sais pas danser, on pourrait tourner un peu ». Un côté décalé qui se retrouve également sur scène (comme à Musilac sur la photo de cet article), Ma Pauv

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Uriage ouvre la voix avec Thomas Fersen, Féfé ou encore Léopoldine HH

Festival | Dernier festival de l'été, Uriage en voix célèbre, deux jours durant (samedi 2 et dimanche 3 septembre, le tout gratuitement), la chanson française pas comme les autres. Entre têtes d'affiche et découvertes, la même ligne directrice : la voix de traverse.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 août 2017

Uriage ouvre la voix avec Thomas Fersen, Féfé ou encore Léopoldine HH

Le prodige réalisé par Uriage en Voix, c'est que le festival tient tellement à clôturer la saison des festivals d'été qu'il en vient à sonner l'appel d'une rentrée musicale qui, il est vrai, aux premiers jours de septembre, est encore un peu sur le reculoir – compter mi-septembre pour les premiers ébats dans les salles de musique de jeunes (et encore, en mode mal réveillé). Avec toujours ce souci pour le festival sis au parc d'Uriage (la vie est bien faite) de donner de la voix là où s'inscrit le décalage avec ce que l'on appellerait la norme (un-e chanteur-euse, des paroles, de la musique). Ceci en programmant des artistes peu enclins à garder le doigt sur la couture de ce pantalon nommé chanson française – et pourquoi la chanson française ne serait pas un pantalon ? Après le bouffeur de mots Bertrand Belin et la (très, trop?) Grande Sophie l'an dernier, Uriage fait cette année appel, en guise de tête d'affiche, à un type, Féfé, qui depuis ses débuts, y compris avec le Saïan Supa Crew, défroque la chanson à coups de rap-reggae (ou le rap à coups de chanson), et d'un poète détraqué d'un autre genre que Belin, aux chansons ple

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