Passions afro-caribéennes avec Voilaaa Sound System et Commandant Coustou

MUSIQUES | Mardi 16 mai, ce sera « soirée au format XXXL à prix libre » à la Bobine. Avec notamment « le crew Voilaaa au grand complet pour 6 heures de mix dans le bar et la salle ». On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 9 mai 2017

Photo : Commandant Coustou


Au commencement était le disque… Un disque en tout cas : On te l'avait dit de Voilaaa, irrésistible projet afro-disco collaboratif initié en 2015 par le producteur lyonnais Bruno "Patchworks" Hovart. Devant l'accueil enthousiaste rencontré par le disque en question, Voilaaa se mue rapidement en véritable sound-system, réunissant quatre DJs et crate-diggers émérites (James Stewart, Freakistan, Boolimix et Chylorama), un MC (Pat Kalla, déjà présent sur l'album) et le susnommé Bruno Hovart aux "sound effects".

Auteur de sets dansants en diable où se rejoignent et s'entrecroisent influences disco, funk, hip-hop, house et grooves 70's afro-caribéens, le collectif se bâtit rapidement une réputation de véritable bête de scène, qu'il viendra défendre pendant près de 6h durant mardi dans la salle et le bar de la Bobine.

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, sera également présent en début de soirée le très bon quintet de musiciens lyonnais Commandant Coustou (en photo), qui ressuscite sur scène le répertoire chaloupé du calypso de Trinité et Tobago des années 40 à 60, mais s'autorise également quelques excursions du côté des rythmes cubains, de la biguine martiniquaise, ou encore des chansons haïtiennes…

Voilaaa Sound System & Commandant Coustou
À la Bobine mardi 16 mai à 19h


Voilaaa sound system

+ Commandant Coustou
La Bobine 42 boulevard Clemenceau Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La Belle continue en extérieur

MUSIQUES | Concerts / Après une première édition en juillet dernier qui avait rencontré un joli succès, la Guinguette de la Belle Électrique fait son retour du 10 au 20 septembre sur l’esplanade Andry Farcy sous une forme un peu plus ambitieuse. Revue de détail.

Damien Grimbert | Mardi 8 septembre 2020

La Belle continue en extérieur

Ç'avait été l’une des surprises bienvenues de juillet dernier : loin de céder au marasme ambiant post-confinement, l’équipe de la Belle Électrique avait retroussé ses manches et organisé, avec les moyens du bord, trois soirs par semaine et pendant trois semaines, une programmation gratuite en plein air réunissant concerts, DJ-sets, bar et food truck sur l’esplanade juste à côté du lieu. Une proposition qui avait su fédérer un large public dans une ambiance très conviviale, sans contrevenir pour autant aux réglementations sanitaires en vigueur. À défaut de pouvoir maintenir l’édition 2020 de leur festival Jour et Nuit, les organisateurs ont donc décidé de remettre le couvert deux semaines durant en septembre, tout en s’offrant le luxe de "booster" un peu l’ampleur de leur programmation par la même occasion. Si la première semaine ne démérite pas, avec notamment un plateau rock/garage le vendredi, une soirée pop/électro le samedi et une jolie proposition afro-caraïbes le dimanche, c’est surtout la deuxième semaine qui retient notre attention en termes d’affinités musicales. On attend en effet beaucoup du retour des talentueux Hollandais du Mauskovic Dance Band, dont le curieux sy

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Ndagga Rhythm Force : pour l’amour des rythmes

Mbalax sénégalais | Si son nom n’évoquera a priori pas grand-chose à grand monde, soyons très clairs cependant : dans certains cercles spécialisés, le Berlinois Mark Ernestus (...)

Damien Grimbert | Mardi 12 novembre 2019

Ndagga Rhythm Force : pour l’amour des rythmes

Si son nom n’évoquera a priori pas grand-chose à grand monde, soyons très clairs cependant : dans certains cercles spécialisés, le Berlinois Mark Ernestus est considéré comme une véritable légende vivante. Aux côtés de son ami Moritz Von Oswald, il a en effet donné naissance dès les années 1990 à une talentueuse scène dub techno à tendance minimaliste, inspirée par l’héritage des pionniers jamaïcains. Flashback en 2011 : Ernestus part à Dakar à la recherche de disques de Mbalax, un style musical sénégalais caractérisé par ses fascinantes polyrythmies qui le passionne depuis longtemps. Il se retrouve finalement à enregistrer en studio avec une vingtaine de percussionnistes et musiciens locaux et pose ainsi la première pierre d’un projet, qui, après de nombreuses autres collaborations intensives avec un certain nombre d’entre eux, finira par donner naissance à la fabuleuse formation Ndagga Rhythm Force. Subtile, envoûtante et hautement novatrice, la musique enfantée par le groupe n’a à peu près rien à voir avec les tentatives fusionnelles maladroites entre musique électronique et musique africaine dont est malheureusement abreu

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Kumbia Boruka : pour chalouper

Sono Mondiale | Après un bel été passé à visiter des festivals de choix, muni d'un mini album en poche, Kumbia Boruka attaque l'hiver pied au plancher. Rendez-vous samedi à la Bifurk.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 novembre 2016

Kumbia Boruka : pour chalouper

Si notre région a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés, ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès ces derniers mois : un mini album est sorti en juin et les quelques dates en festivals qui ont suivi (le Montreux Jazz Festival, la clôture des Nuits de Fourvière...) entérinent l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage. Cette percée ne doit rien au hasard : déjà, par la personnalité et le parcours du leader de la bande, l'accordéoniste Hernán Cortés, venu de Monterrey où la scène cumb

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"Vertigo" : et à la fin, il n’en reste plus qu’un…

ECRANS | Le chef-d'œuvre d’Hitchcock, devenu "Sueurs froides" en français, est sans doute l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Oui oui.

Vincent Raymond | Mardi 8 mars 2016

Le temps aura fini par rendre justice à l’œuvre la plus spectaculairement audacieuse d’Hitchcock. Dédaigné à sa sortie – voire méprisé par un public décontenancé que le cinéaste britannique spécialiste du suspense ait eu l’outrecuidance de s’extraire de la case où il l’avait trop tôt relégué – Vertigo (Sueurs froides en français) n’a cessé au fil des ans de gagner des admirateurs à sa somptueuse cause. Au point qu’il détrône aujourd’hui l’étalon Citizen Kane de Welles au palmarès des films les plus importants de l’histoire du cinéma, selon le classement décennal de la revue de référence Sight & Sound. Rien d’étonnant à cela : Vertigo combine la beauté tragique d’une histoire d’amour mélodramatique et macabre à un canevas policier ; il est émaillé d’innovations techniques ahurissantes (dont le travelling compensé – ou "dolly zoom" – engendrant des distorsions optiques dont ne saurait plus se passer à présent), d’une séquence onirique avant-gardiste d’anthologie et de contributions si fameuses que sa distribution à des allures de "all star game". Saul Bass signe le générique, Bernard Herrmann compose une s

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Appelez-moi le Stewart !

ECRANS | Cette semaine, James Stewart est à l'honneur à la médiathèque de Domène (programmation hors les murs de la Cinémathèque de Grenoble) et au cinéma Le Club.

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2015

Appelez-moi le Stewart !

Pendant plus d’un demi-siècle, James Stewart a promené à travers le cinéma hollywoodien sa silhouette dégingandée (six pieds, trois pouces sous la toise) et sa prunelle cristalline d’éternel émerveillé, offrant à l’Amérique l’incarnation idéale du brave type de la porte d’à-côté. Mélange de naïveté sincère et d’opiniâtreté conquérante ; capable de jouer du biceps fluet quand la situation l’impose comme de faire chavirer les plus élégantes donzelles malgré une diction bredouillante, le comédien fétiche d’Hitchcock et de Capra fut également une figure de la comédie sentimentale et du western. Preuves à l’appui dans The Shop around the corner (1940), délicieuse romance d’Ernst Lubitsch projetée cette semaine à la médiathèque de Domène (vendredi 9 octobre à 18h30, événement hors les murs de la Cinémathèque de Grenoble). Notre bon géant y correspond tendrement avec une belle inconnue… qui n’est autre que la collègue avec laquelle il ne peut pas s’entendre. Bien que l’intrigue se déroule à Budapest, Jimmy y reste un parangon d’Étasunien moyen - quel talent ! Dans L’Homme qui tua Libert

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