"Solide Mirage" : les beaux mirages de Frànçois & The Atlas Mountains

Critique | Zoom sur le nouvel album du (passionnant) groupe français avant son passage par le Belle électrique jeudi 18 mai.

Stéphane Duchêne | Lundi 15 mai 2017

Photo : Tom Joye-Alexis


Piano Ombre, le fantastique troisième album de Frànçois & The Atlas Mountains, ayant clos une trilogie qui avait installé le groupe sur la carte du rock hexagonal (et même plus), un nouveau départ s'imposait pour François Marry & co. On peut même dire qu'il s'est imposé de lui-même dans le contexte d'une installation bruxelloise de leur leader, d'un changement de line-up (Pierre Loustaunau et Gérard Black sont partis, David Nzeyimana est arrivé) et de la tragique actualité qui a secoué 2015.

Voilà donc Solide Mirage, disque au titre en forme d'oxymore qui, dès son premier extrait en single, annonçait une nouvelle tonalité. Une basse sévère, des guitares en boucles, un thème grave (celui des migrants fracassant leur rêve sur notre Occident si peu accueillant) : ainsi s'avance ce Grand dérèglement qui ouvre l'album et pourrait aussi être pour le groupe un aveu de changement de cap où le politique le disputerait à la poétique si particulière d'un François Marry en apparence moins rêveur et plus observateur (du quotidien, de l'actualité, et de la vie au cœur de l'Europe).

Un dérèglement volontaire qui, sur le disque, se traduit par petites touches : pas de chant en anglais cette fois-ci, une approche plus directe, une drôle d'embardée grunge sur le tranchant Bête morcelée, et une prise de pouvoir prépondérante de l'électronique dans certaines compositions (100 000 000, Âpres Après).

Malgré tout, puisqu'il faut que tout change pour que rien ne change, la légèreté proverbiale du groupe, rythmique comme mélodique, et le chant empreint de naïveté de François Marry laissent toujours, comme avec le calypso d'Apocalypse à Ipsos, même au plus fort des ténèbres, entrer la lumière, la bienveillance et l'espoir. Un autre sens peut-être à donner à ce mirage : celui que malgré tout, les choses pourraient un jour aller mieux. Un solide mirage auquel Frànçois & the Atlas Mountains nous permettent de nous accrocher.


François & The Atlas Mountains


La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
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François Marry : « Avoir un discours politique sans être moralisateur »

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Stéphane Duchêne | Lundi 15 mai 2017

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Cabaret frappé – jour 4 : pop the music

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La vie est belle. Le soleil de nouveau de la partie. Le Jardin de ville blindé. C’est l’été, et le Cabaret frappé nous a permis de débuter la soirée d’hier avec la musique de Natas loves you, « à la croisée entre Metronomy et les Beatles » dixit leur bio. Carrément ! Sur scène, le jeune groupe luxembourgeois basé à Paris déploie un petit côté Phoenix agréable, et offre du coup une savoureuse pop indé parfois psychédélique. Et en anglais. Tout comme nous, le public semblait conquis. Info : leur premier album baptisé The 8th Continent est attendu pour le 6 octobre. On écoutera ça avec intérêt. En anglais ou en français 21h, sous le chapiteau, on avait rendez-vous avec le casqué Cascadeur et ses musiciens. Une claque entre pop dansante et ballades aériennes administrée par des excellents musiciens et une voix brillamment maîtrisée. « On pouvait se demander comment le trompe-la-mort réussirait son numéro de haute-voltige en

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Frànçois & the Atlas Mountains : les guerriers de l’ombre

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Stéphane Duchêne | Mardi 8 juillet 2014

Frànçois & the Atlas Mountains : les guerriers de l’ombre

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