Festival Jour & Nuit : du goût, des couleurs... et de la gratuité

Musique | Désormais entièrement gratuit et recentré autour d’un lieu unique (la Belle électrique du coup, l’esplanade du Musée de Grenoble venant d'être abandonnée au vu de la météo), le festival Jour & Nuit, prévu du vendredi 8 au dimanche 10 septembre, évolue mais sa programmation ne fléchit pas. Au programme : house, techno, rock, soul… et quelques surprises.

Damien Grimbert | Mardi 5 septembre 2017

Rappelons rapidement les faits pour les distraits et les nouveaux arrivants : organisé depuis six ans par l'association MixLab en charge de la Belle électrique, le festival Jour & Nuit a toujours constitué une sorte de vitrine de sa programmation : des groupes live, des DJs, des animations, et une ligne éditoriale "pointue mais pas trop", un peu dans l'air du temps mais suffisamment consensuelle pour drainer un large public.

Ce week-end, on pourra ainsi dodeliner en rythme sur la techno/house berlinoise de Steffi et Virginia, résidentes du Panorama Bar ; profiter de la venue (ou du retour) des sensations rock francophones du moment (Radio Elvis, Ko Ko Mo) ; emmener ses enfants à un concert jeune public (Rio Clap Clap Clap, où l'histoire d'une petite loutre élevée parmi les castors)…

Ceux qu'il ne faudra pas rater

Mais les mélomanes qui préfèrent être surpris auront aussi de quoi s'affairer avec la venue le samedi à 19h30 du jeune prodige Charles X, crooner/rappeur de Los Angeles qui redonne depuis quatre ans et autant d'albums ses lettres de noblesse à la "Great Black Music" américaine à grands coups de soul, jazz, gospel, funk et hip-hop. Des influences que l'on retrouve également chez le Français Sly Johnson, en charge de sa première partie ce même samedi, et, dans une déclinaison plus proche, de l'afrobeat de Fela Kuti, au sein du big band rhônalpin Sir Jean & NMB Afrobeat Experience qui clôturera le festival le dimanche.

Enfin, pour ceux qui privilégient une approche moins cloisonnée des musiques électroniques, de belles choses sont programmées avec notamment la venue le vendredi à 22h30 du Hollandais Young Marco, DJ, digger et remixeur de premier choix auteur de sets à la fois érudits, dansants et furieusement éclectiques. À ses côtés également sur le même plateau (à 21h), l'Irlandais Space Dimension Controller, dont le space-funk breaké et synthétique teinté d'IDM flirte aussi bien avec la science-fiction que le psychédélisme ; et, à minuit, le Britannique Lone (en photo), qui après quelques ébauches IDM et abstract hip-hop, s'est réinventé en 2010 en champion des sonorités rave, house et breakbeat londoniennes.

Festival Jour & Nuit
À la Belle électrique du vendredi 8 au dimanche 10 septembre


Radio Elvis + Space Dimension Controller + Ko Ko Mo...

+ Young Marco + Lone
La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


La marine + Sly Johnson + Charles X...

+ Leo Pol + Virginia + Steffi
La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Sir Jean & NMB Afrobeat Experience + Rio Clap clap Clap !

Hip-Hop/Afrobeat (à 17h) + Spectacle jeune public dès 3 ans (à 15h30)
La Belle Électrique 12 esplanade Andry-Farcy Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Les deux entités le confirment : en fin d’année dernière et ce mois-ci, de nouvelles réunions de travail ont eu lieu entre la Ville de Grenoble et l’association MixLab pour dessiner l’avenir de la Belle Électrique.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

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Belle Électrique : et maintenant ?

ACTUS | Pas de surprise au conseil municipal de Grenoble : malgré une opposition unanime pour la dénoncer, la délibération qui déclare infructueuse la procédure de renouvellement de la concession de service public de la Belle Électrique a été votée mardi 14 décembre. MixLab, l’association gestionnaire, ne serait toutefois pas hors-jeu. À suivre…

Martin de Kerimel | Mardi 15 décembre 2020

Belle Électrique : et maintenant ?

La vie publique a parfois des allures de marathon. C’est ainsi qu’au total, 113 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal de Grenoble mardi 14 décembre. Organisés en visioconférence, les débats ont démarré à 15h tapantes et se sont prolongés jusque tard dans la nuit. Il était déjà 22h30 quand le maire Éric Piolle a ouvert la discussion sur la délibération numéro 67, consacrée à l’avenir de la Belle Électrique. Il est apparu que, contrairement à ce que nous avions envisagé au début de cette semaine, la municipalité n’a pas souhaité faire entériner immédiatement le principe de la constitution d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), chargée d’assurer la gestion quotidienne de l’établissement. Ce choix devrait être débattu lors d’un futur conseil, début février prochain. Il s’est d’abord agi de confirmer que la procédure de renouvellement de la concession de service public était infructueuse. Et ce malgré l’assurance donnée à MixLab, l’association gestionnaire, que ce mode de fonctionnement serait encore de mise jusqu’à fin 2021 (

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Belle Électrique : MixLab respire mieux

ACTUS | Vendredi 11 décembre, l’association gestionnaire de la salle a pu obtenir des éclaircissements de la Ville de Grenoble quant à l’avenir de son activité à court terme. C’est un peu apaisée qu’elle va suivre la réunion du conseil municipal lundi 14, qui devrait entériner le changement de statut de la structure.

Martin de Kerimel | Vendredi 11 décembre 2020

Belle Électrique : MixLab respire mieux

Tout n’est pas réglé, bien sûr, mais les membres du conseil d’administration de MixLab devraient mieux dormir ce week-end. Au terme de leur rencontre de vendredi matin avec des représentants de la Ville, il apparaît que la municipalité ne prévoit pas de les écarter de la Belle Électrique pour décider seule du devenir de l'établissement. La discussion de cette fin de semaine a permis de rétablir le dialogue pour la toute première fois depuis le 27 octobre, date à laquelle la Ville avait décidé de mettre fin à la délégation de service public. Sauf très improbable revirement de situation, lundi prochain, 14 décembre, le conseil municipal de Grenoble devrait entériner la délibération qui fera de la Belle Électrique une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Et après ? « Beaucoup de choses restent en suspens, nous a indiqué un membre du conseil d’administration de MixLab. Nous avons le sentiment que la Ville nous a entendus et compris. Il semble qu’à l’avenir, nous serons davantage associés aux décisions que nous l’avions imaginé, mais nous restons dans l’attente de précisions. Même s’il y aura bien sûr des choses à revoir, notre projet n’a pas été rej

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Quel avenir pour MixLab à la Belle Électrique ?

ACTUS | Un rendez-vous crucial doit avoir lieu vendredi pour l’association MixLab : l’actuel gestionnaire de la Belle Électrique attend des explications sur l’intention de la Ville de confier les commandes de l’établissement à une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Un projet qui pourrait être porté devant le conseil municipal dès lundi prochain, 14 décembre.

Martin de Kerimel | Jeudi 10 décembre 2020

Quel avenir pour MixLab à la Belle Électrique ?

Elle avait commencé à parler de ses futurs concerts avec prudence, en confirmant les dates de report de certains artistes initialement programmés cette année. Il faut bien reconnaître qu’au fil de ces annonces rassurantes, on ne s’inquiétait plus trop du sort de la Belle Électrique. On nous avait assuré qu’il n’y avait pas forcément de quoi, puisque la délégation de service public confiée à l’association MixLab avait même été prolongée jusqu’à fin 2021. Autant dire que le communiqué parvenu à notre rédaction en début de semaine a eu l’effet d’une douche froide. Son titre : « Le projet de la Belle Électrique doit-il disparaître ? ». Suivent deux pages d’explication pour aboutir à ce triste constat : « Dans un contexte sanitaire incertain, la Ville de Grenoble semble vouloir changer de modèle d’exploitation. » MixLab estime pourtant que, le 14 février dernier, au cours d’une réunion, elle avait « entièrement répondu aux demandes et attentes de la Ville exprimées dans le cahier des charges (…) et remis une offre ajustée. » Ses activités devaient donc se poursuivre sur cette base. Pourtant, le 27 octobre, l’association a été informée

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Nu Guinea et Young Marco, à la recherche du groove perdu

Soirée | Alors que d’autres scènes musicales affichent une effarante capacité à faire du surplace sans que personne, ou presque, ne semble y prêter la moindre (...)

Damien Grimbert | Mardi 18 février 2020

Nu Guinea et Young Marco, à la recherche du groove perdu

Alors que d’autres scènes musicales affichent une effarante capacité à faire du surplace sans que personne, ou presque, ne semble y prêter la moindre attention, du côté des amateurs de groove dansant, on ne cesse de dénicher de nouvelles perles venues des horizons les plus divers. Prenez le duo originaire de Naples Nu Guinea par exemple (en photo). Depuis maintenant cinq ou six ans, il n'arrête plus d’explorer les recoins les plus reculés des sonorités disco, funk, et boogie de l’Italie des années 70 et 80, ressuscitant dans ses DJ-sets une époque (faussement) insouciante teintée d’exotisme et d’ambiances ensoleillées dans lesquelles il fait bon se plonger. Plus éclectique encore, le Hollandais Young Marco papillonne avec bonheur entre rythmes tropicaux étranges, disco moyen-orientale, funk synthétique, obscurités reggae-dub, house vintage, brusques embardées industrielles. Et encore : quand il n’est pas trop affairé à enregistrer un album d’ambient inspiré par un voyage au long cours en Indonésie (le splendide Bahasa) ou à travailler avec des amis musiciens au sein d’excitants projets collaboratifs (Young Wolf, Gaussian Curve…) ! Avec des têtes chercheuses de ce regist

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Lumière sur Jour & Nuit

Festival | On fait un point sur la huitième édition du festival organisé par la Belle électrique du jeudi 5 au samedi 7 septembre.

Damien Grimbert | Mardi 3 septembre 2019

Lumière sur Jour & Nuit

C’est une huitième édition charnière à plus d’un titre pour le festival Jour & Nuit. Déjà parce qu’historiquement, le festival, créé en 2012 (soit trois ans avant l’ouverture de la Belle électrique), a toujours eu pour vocation de servir de vitrine à l’association MixLab en charge de la gestion de la salle au moins jusqu’en 2020. Autant dire qu’une édition 2019 réussie ne pourra que peser favorablement sur le renouvellement du contrat de gestion (la fameuse "délégation de service public") entre la Ville et l'asso. Ensuite parce qu’après avoir changé sans cesse de configuration, année après année, la formule établie lors de l’édition 2018 s’était avérée une éclatante réussite, permettant au festival de franchir un cap incontestable… Le défi consistant désormais à faire au moins aussi bien. En toute logique, l’architecture de Jour & Nuit va donc rester cette année sensiblement identique à la précédente, avec trois scènes distinctes reliées par différents stands, une gratuité quasi totale (seules les deux soirées tardives dans l’enceinte de la salle restent payantes) et bien sûr une programmation musicale vaste, pointue et foisonnante. L

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Le dancefloor au scalpel à la Belle électrique

Semaine thématique | On déroule le sommaire de la "semaine du dancefloor" qu'organise la salle grenobloise du mardi 18 au vendredi 21 juin

Damien Grimbert | Mardi 11 juin 2019

Le dancefloor au scalpel à la Belle électrique

Après, entre autres, le punk et les musiques populaires jamaïcaines, c’est cette fois au dancefloor de faire l’objet d’une semaine thématique à la Belle électrique. Au programme, on retrouvera ainsi mardi 18 une projection du documentaire "historique" (il fut diffusé pour la première fois sur Arte en 1996) Universal Techno de Dominique Deluze, qui retrace la genèse du genre à Détroit en compagnie de ses trois pères fondateurs : Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson. Un gros morceau, au même titre que la conférence du lendemain (mercredi 19 donc), qui réunira Michel Amato alias The Hacker et Jean-Yves Leloup, l’un des meilleurs critiques et journalistes français dans le domaine des musiques électroniques (on vous recommande chaudement ses passionnants ouvrages parus chez l’éditeur Le Mot et Le Reste), et accessoirement curateur de la récente exposition-événement Électro, de Kraftwerk à Daft Punk en place à la Philharmonie de Paris. Jeudi 19, place à une soirée dansante au bar de la Belle électrique chorégraphiée et mise en scène par Yannick Siméon

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Un Labo de la Belle pour « donner de l’ampleur au projet de la Belle électrique »

ACTUS | La salle de concert grenobloise vient d'inaugurer une annexe dédiée à « l'accompagnement, la création et la structuration ». On vous en dit un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 9 avril 2019

Un Labo de la Belle pour « donner de l’ampleur au projet de la Belle électrique »

Drôle de petit bâtiment municipal situé dans le parc Hoche, en lisière du boulevard Gambetta, juste en face de la caserne de Bonne (c’est bon, vous voyez ?), la Clé de Sol est en profonde réhabilitation depuis quelques années. Après avoir vu une petite partie de ses murs métamorphosée en ateliers d’artistes en 2017, voilà le reste aujourd’hui transformé en Labo de la Belle, la Belle étant l’abréviation de la Belle électrique. « On va enfin pouvoir avoir les locaux qui nous manquaient cruellement à la Belle électrique, comme la salle n’a pas de studio et d’espace de travail autonome. Ça va permettre de donner de l’ampleur à ce que l’on fait » s’enthousiasmait le soir de l’inauguration (jeudi 21 mars) Laurent Duclos, président de l’association MixLab qui gère la Belle. Une installation loin du quartier Bouchayer-Viallet (là où se situe la Belle) rendue possible par

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La Belle électrique lance ses soirées "Let's dance" pour « aller vers plus d’ouverture »

ACTUS | À l’occasion, samedi 20 octobre, de la première édition des soirées "Let’s dance" avec Honey Soundsystem, Alban Sauce, responsable de la programmation musiques électroniques de la Belle électrique, revient avec nous sur ce nouveau concept de soirée et ce qu’il laisse augurer pour la suite, mais aussi plus largement sur ses choix (et contraintes !) de programmation.

Damien Grimbert | Mercredi 17 octobre 2018

La Belle électrique lance ses soirées

Quel est le principe des soirées Let’s dance qui vont débuter samedi 20 octobre avec Honey Soundsystem ? Alban Sauce : L’idée, c’est avant tout d’avoir des événements dédiés aux musiques de groove, aux musiques qui font danser. D’être moins sur un truc très basique techno/house pour aller vers plus d’ouverture, et mettre en lumière des artistes, comme on a pu le faire déjà avec Hunee et comme on va le faire en décembre avec Antal, qui sont hyper transversaux et vont jouer à la fois de la house, du zouk, des trucs complètement différents dans leur set, tout en gardant une cohérence. Bref, des artistes dont le seul objectif est de faire danser les gens. Je pense que pendant de nombreuses années, dans la techno, on a perdu un peu cette notion de groove, et j’ai l’impression qu’aujourd’hui, grâce notamment à ce qui se passe à Amsterdam avec des artistes comme San Prope

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Clé de Sol et de désaccords entre la Belle électrique et certains musiciens grenoblois

ACTUS | Alors qu’au 1er juillet la Belle électrique va officiellement récupérer la gestion du bâtiment grenoblois la Clé de Sol, situé boulevard Gambetta, afin de développer son projet d’accompagnement de la scène musicale locale, les groupes grenoblois qui y répétaient ont été sommés de quitter les lieux. Et s’en sont émus dans une tribune qui a beaucoup tourné. On fait le point.

Aurélien Martinez | Lundi 25 juin 2018

Clé de Sol et de désaccords entre la Belle électrique et certains musiciens grenoblois

C’est une information arrivée mi-juin dans la boîte mail de huit groupes grenoblois (The Chainsaw Blues Cowboys, General Cluster, Vercors, Bleu Tonnerre, Rising Steel, Schräpnel, Eight Sins et Inner Sanctuum) qui répètent depuis un certain temps dans le sous-sol de la Clé de Sol, bâtiment municipal situé aux abords du parc Hoche, en face de la Caserne de Bonne : il va falloir quitter les lieux au 1er juillet, l’association MixLab qui gère la Belle électrique les récupérant à la suite d'un appel à projets de Ville – ils étaient gérés jusque-là par Hadra, association centrée sur « la promotion et la reconnaissance des musiques électroniques » qui s’intègre d’ailleurs dans le nouveau dispositif. Une annonce qui a fortement inquiété les musiciens, d’où la publication d’un texte en ligne titré «

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Huit auteurs à découvrir au Printemps du Livre de Grenoble

Littérature | C’est parti pour la nouvelle édition du fameux Printemps du Livre qui, du mercredi 5 au dimanche 9 avril, investira plusieurs lieux de Grenoble et de l’agglo (dont, trois jours durant, le Musée de Grenoble et ses nombreux espaces) pour des rencontres avec des romanciers, des conférences, des spectacles, des expositions… Afin de profiter au mieux de cette émulation littéraire, on a sélectionné huit auteurs à découvrir. Suivez-nous.

La rédaction | Mardi 4 avril 2017

Huit auteurs à découvrir au Printemps du Livre de Grenoble

Jonathan Coe S'il fallait définir la quintessence de l'écrivain anglais – anglais et non britannique –, celle-ci tiendrait en deux mots : « Jonathan Coe ». Dieu sait s'il y a de la concurrence dans l'Angleterre des lettres, de Julian Barnes à Nick Hornby en passant par Martin Amis et Will Self, mais Coe c'est autre chose. À vrai dire, il partage avec chacun d'eux des traits communs, mais il est le seul à les réunir tous. Lui seul parvient, de Testament à l'Anglaise jusqu'à aujourd'hui sa presque suite Numéro 11 (un roman à sketches auscultant la période Blair-Cameron), à rendre universelles les problématiques et caractéristiques de son pays. Portant ainsi à un tel degré sur l'Angleterre un regard acéré tout en étant doux, amer mais empreint d'un humour so british plein d'autodérision et de charme. SD À la bibliothèque Aragon (Pont-de-Claix) vendredi à 19h (rencontre) Au Musée de Grenoble samedi à 15h30 (rencontre) et dimanche à 11h (lecture) ________ Céline Minard L’auteure française Céline Minard clive, entre admirateurs de son monde radical et lect

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Et la Belle électrique créa son propre label

Initiative | La salle organise une soirée ce samedi 28 janvier pour fêter ça.

Damien Grimbert | Mardi 24 janvier 2017

Et la Belle électrique créa son propre label

Dernière émanation en date de l’association MixLab, en charge de la Belle électrique et du festival Jour & Nuit, le Label électrique accouchera bientôt de sa première sortie : un EP du DJ/producteur house/techno grenoblois Abell alias Christophe Deutsch, auparavant actif sous le pseudo Stuff. Composé de deux titres ainsi que d’un remix signé par le producteur lyonnais Kosme, cette première sortie, prévue pour fin février/début mars (mais qui sera célébrée ce samedi avec une grosse soirée gratuite – sur réservation), sortira conjointement en format numérique et vinyl (à hauteur de 250 exemplaires), et bénéficiera du puissant réseau de distribution du label allemand Kompakt, qui prendra également à sa charge la majeure partie des coûts de production. Pensé comme un outil supplémentaire dans la démarche d’accompagnement des pratiques à destination des artistes locaux, le Label électrique devrait ainsi permettre à ces derniers de profiter du réseau tissé par la Belle électrique avec les différents artistes internationaux qu’elle programme dans ces murs. Une étape supplémentaire dans le développement de la stratégie à 360° mise en place par MixLab depui

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Le festival Jour & Nuit se fait jour

MUSIQUES | Festival étendard de l’association Mixlab (en charge de la Belle électrique) et temps fort incontournable de la rentrée, Jour & Nuit fête cette année sa cinquième édition ; et profite de l’occasion pour revoir (partiellement) sa formule. Qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui ne change pas ? Pourquoi ne faut-il pas rater le DJ-set d’Helena Hauff ? Réponses ci-dessous.

Damien Grimbert | Mardi 6 septembre 2016

Le festival Jour & Nuit se fait jour

Lancé trois ans avant l’ouverture de la Belle électrique afin de donner un premier aperçu des esthétiques que défendrait la salle, le festival Jour & Nuit était forcément amené à évoluer une fois cette dernière inaugurée. Après une édition transitoire l’an passé, c’est désormais chose faite. Premier changement de taille, le retour du déroulement du festival dans des lieux insolites, rarement exploités dans un cadre festif. Deuxième évolution majeure, la désormais quasi-gratuité du festival : seule les Nuits restent ainsi payantes (avec un tarif revu à la baisse, oscillant entre 5, 10 et 12 euros), tout le reste passant désormais en accès libre. Dernière modification enfin, le "rééquilibrage" entre les versants Jour et Nuit du festival. Alors que les Nuits se taillaient auparavant la part du lion, avec des jauges gigantesques et des line-ups démesurés qui focalisaient une bonne partie de l’attention du public, elles

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"The Neon Demon" : beauté fatale

ECRANS | Retour en grâce pour Nicolas Winding Refn alias NRW (puisque c’est ainsi qu’il sigle son nom au générique) avec un conte initiatique : celui d’une gamine partant à la conquête du monde de la mode. Le récit d’une ambition dévorante et dévorée, à la superbe… superbe.

Vincent Raymond | Mardi 7 juin 2016

Comme une promesse, ou une métaphore de cette foire aux vanités qu’est l’industrie de la mode, la première séquence de The Neon Demon offre un condensé glaçant de sang, de flashs et de voyeurisme. Mais on aurait tort de se fier à ce que l’on a sous les yeux : derrière la splendeur et la perfection sans défaut de l’image ; derrière les surfaces lisses et les miroirs, tout est factice. La beauté pure n’existe pas, et lorsqu’elle surgit sous les traits de Jesse, elle est perçue comme une anomalie, une monstruosité dans cet empire des apparences et de l’illusion. Un élément discordant qui va se corrompre en pervertissant son entourage – la pomme cause-t-elle le ver, ou bien le ver détruit-il la pomme ; toujours est-il que la réunion des deux gâte l’ensemble. Aux antipodes de la superficialité clinquante de l’ère des supermodels et de sa foule de mondains papillonnant dans la lumière déjà croquée par Altman dans Prêt-à-porter (1994), Nicolas Winding Refn signe une œuvre nocturne, i

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Pourquoi la Suède ignore-t-elle Jay-Jay Johanson ?

MUSIQUES | Avant que le Suédois ne vienne en concert à la Source, on ne pose cette question capitale.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2015

Pourquoi la Suède ignore-t-elle Jay-Jay Johanson ?

The Hives ; Loney, Dear ; I'm from Barcelona ; Jose Gonzales ; The Knife ; Peter Björn and John ; The Tallest Man on Earth ; Peter Von Poehl ; Frida Hÿvonen ; The International Noise Conspiracy... Même en ne s'en tenant qu'aux artistes déjà cités dans ce journal (on en oublie sûrement et on vous épargne les mastodontes passés et présents toutes disciplines confondues – ABBA, Roxette, Ace of Base, Don et Neneh Cherry, Robyn, EST...), les Suédois sont aussi présents dans nos oreilles que les Anglo-Saxons. D'ailleurs c'est simple, la Suède est le troisième exportateur de musique au monde. Et c'est à Stockholm que l'on compte le plus de studios d'enregistrement par habitant, abritant une armée de faiseurs de tubes pop que les plus grandes stars US s'arrachent pour transformer une mélodie en son de tiroir-caisse. Sauf qu'à vivre et produire dans un pays d'exportation, on en vient à n'être pas soi-même importé. Tel un Patrick Devedjian victime collatérale de l'« ouverture » sarkozyste, Jay-Jay Johanson, qui connut ses premiers succès en France (au point d'y vivre un temps, à Strasbourg, et de constater qu'on ne s'y ennuyait pas assez pour écrire) et a toujours enre

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La Belle électrique, « une salle de 2015 »

ACTUS | Enfin ! Après plus de vingt ans d’attente, la Belle électrique, salle dédiée aux musiques amplifiées, va ouvrir ses portes à Grenoble, quartier Bouchayer-Viallet. On l’a visitée, on a rencontré l’équipe aux commandes, on a analysé sa prog ; tout ça avant de partir boumer ce samedi 10 janvier pour l’inauguration officielle. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

La Belle électrique, « une salle de 2015 »

Une bonne vingtaine d’années : voilà le temps qu’aura pris la Belle électrique pour voir le jour. Le projet fut ainsi long à se mettre en place, avec de nombreuses péripéties qui appartiennent désormais au passé. Du coup, une salle imaginée dans les années 1990 est inaugurée en 2015, avec pourtant un résultat tout à fait dans son temps comme l’assure son directeur Frédéric Lapierre. « On a la chance d’avoir un lieu qui est beau. Pour moi, c’est une salle de concert de 2015, pour les musiques de 2015. On a une scène avec un rapport frontal pour le live, mais on a aussi de la vidéo, des espaces pour déplacer des DJs, la possibilité d’ouvrir tard dans la nuit [certaines soirées termineront à six heures du matin – NDLR] : c’est ça une salle en 2015.  » L’architecture intérieure est impressionnante, avec ses grands espaces, ses gradins aérés, ses balcons facilement accessibles, ses écrans pour les projections. On l’a certes vue vide de monde, mais la Belle électrique a tout de la grande salle agréable tant pour le public que pour les artistes – elle a d’a

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La Belle électrique sera (enfin) inaugurée le samedi 10 janvier

ACTUS | La mairie et l’asso MixLab viennent de donner la date d'ouverture de la nouvelle salle dédiée aux musiques amplifiées. À noter que les noms des premiers artistes programmés ont aussi été dévoilés, avec Moriarty ou encore UB40 !

Aurélien Martinez | Vendredi 26 septembre 2014

La Belle électrique sera (enfin) inaugurée le samedi 10 janvier

Ça y est ! Après des années et des années d’attente, la nouvelle salle grenobloise dédiée aux musiques amplifiées va ouvrir ses portes quartier Bouchayer-Viallet (à côté du Magasin). La Ville et l’asso MixLab, qui gérera cette Belle électrique (qui a de la gueule), l’ont annoncé ce vendredi 26 septembre lors d’une conférence de presse en marge du festival Jour & Nuit organisé par MixLab – tout se tient ! Ce sera donc le samedi 10 janvier (et non fin décembre comme nous l’avait annoncé en septembre Corinne Bernard), avec au programme « une journée et une nuit entièrement gratuites faites de visites et de musiques » (avec n

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Du nouveau côté Jour & Nuit et Belle électrique

ACTUS | Alors que la Belle électrique, nouvelle salle à Grenoble dédiée aux musiques amplifiées, devrait être inaugurée à la fin de l’automne / début de l’hiver, MixLab, l’asso aux commandes, vient de dévoiler la prog de la troisième édition de son festival Jour & Nuit, prévue du jeudi 25 au dimanche 28 septembre. On fait le point.

Aurélien Martinez | Jeudi 3 juillet 2014

Du nouveau côté Jour & Nuit et Belle électrique

Classe : ainsi peut être résumée en un mot la Belle électrique à quelque six mois de son ouverture quartier Bouchayer-Viallet (la date d'inauguration sera donnée par la mairie). Nous avons pu la visiter il y a deux semaines : si les travaux sont encore en cours, les grandes lignes sont là – notamment cette impressionnante scène. Le chantier occupe donc pleinement les membres de l’asso MixLab (même si ce ne sont pas eux les ouvriers !) qui n’ont pourtant pas décidé d’abandonner leur festival Jour & Nuit à la base destiné à faire patienter le public avant l’ouverture maintes fois repoussée de la salle. Un festival toujours axé sur un créneau : investir « des lieux insolites et emblématiques de l’agglomération grenobloise ». Après avoir arpenté le Stade des Alpes, le

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Fantaisie numérique

CONNAITRE | MixLab, asso qui va gérer la Belle électrique (la salle dédiée aux musiques amplifiées prévue pour septembre), propose vendredi à la Casemate une soirée atypique. Artistes et amateurs projetteront des créations visuelles mêlant images de synthèse, clips vidéos et animations interactives. Bien sûr, on pourra assister à l’événement en tant que simple spectateur ! Léa Ducré

Aurélien Martinez | Mardi 1 avril 2014

Fantaisie numérique

BYOB : un acronyme biscornu pour une soirée saugrenue. On ne sait déjà pas bien comment le prononcer (réponse : « comme on veut ») et sa signification ne nous sauve pas d’affaire : « Bring your own beamer » (« amène ton vidéoprojecteur »). L’injonction s’adresse à tous, amateurs ou professionnels. Bricoleurs numériques adeptes du DIY (do it yourself) ou VJ (video-jockeys, pendant visuel du DJ) expérimentés. Durant toute une soirée, ils vont, en quelques coups de projo, transformer les murs nus de la Casemate (le Centre de culture scientifique technique et industrielle de Grenoble) en univers envoûtants. Métamorphoses stupéfiantes, spectacle immersif. Depuis 2010, Berlin, New York, Tokyo et Caracas ont déjà accueilli des BYOB. L’idée est venue d’un artiste néerlando-brésilien, Rafael Rozendaal. Sur son site, le créateur donne les trois mots d’ordre de l’événement : « easy, fun and no stress ». Dans la même veine, à Grenoble, MixLab, l'asso instigatrice de l’événement en partenariat avec la Casemate (et son fameux Fab Lab), s’est fixée pour règle de « ne rien imposer et laisser place à l’imagi

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La parole est à la nuit grenobloises

ACTUS | On a rencontré différentes associations qui animent les nuits grenobloises. Avec, à chaque fois, le même jeu de trois questions. Propos recueillis par Damien Grimbert et Aurélien Martinez

Damien Grimbert | Dimanche 5 janvier 2014

La parole est à la nuit grenobloises

1/ Qu’est-ce qui vous motive à organiser des soirées ? 2/ Quels sont selon vous les clés d’une vie nocturne réussie ? 3/ Nouvelle année oblige, quels sont vos vœux pour les soirées grenobloises en 2014 ? MixLab 1/ Alban Sauce : Quand on a commencé les premières soirées Interface au Bar MC2 en 2006, il n’y avait pas grand-chose en terme de techno et de house. Nous, on avait simplement envie de faire partager ce qu’on aime. Jean-Philippe Duroux : Pareil, quand on a commencé avec Je déteste la musique, ce mélange de musique électronique et de hip-hop qu’on jouait n’était pas du tout représenté à Grenoble, et on voulait faire découvrir les artistes qui y étaient liés. 2/ JPD : Une vraie scène fédérée, où toutes les petites structures se regroupent, se soutiennent les unes les autres. AS : À Lyon par exemple, il y a du respect entres tous les organisateurs. Toutes ces rumeurs qui circulent en ce moment sur la Belle électrique [la nouvelle salle de musique qui va o

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Lone Ranger

ECRANS | Curieux cocktail du duo Verbinski / Depp, entre hommage sincère et pastiche façon Pirates des caraïbes, qui tente de retrouver l’esprit des westerns de série en le mâtinant de réflexion politique sur l’origine de l’Amérique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 7 août 2013

Lone Ranger

Un gamin américain joufflu déguisé en cowboy fausse compagnie au cours d’une fête foraine à ses parents et va s’aventurer sous une tente qui célèbre l’histoire de l’Ouest américain. Dans cette attraction désuète à base de statues de cire façon musée Grévin, le gosse s’arrête devant la reproduction folklorique d’un campement avec un vieil Indien figé et fripé trônant en son centre. Soudain, ses yeux se mettent à bouger ; la statue était en fait un véritable indien, mais ce petit tour de passe-passe pose aussi le vrai propos politique de Lone Ranger. Ce n’est pas seulement ce qui reste d’une culture qui se retrouve dans cette scénographie tristement folklorique, mais aussi ses derniers descendants, contraints de rejouer muets et immobiles le rôle que les pionniers ont fini par leur donner, des sauvages pittoresques rétifs aux avancées de la civilisation capitaliste. De la part de Gore Verbinski et de Johnny Depp (qui, sous la couche de maquillage, incarne l’Indien Tonto), une telle ambition peut surprendre. C’est même un sacré pied de nez aux Pirates des Caraïbes, franchise née d’une attraction populaire des parcs Disney. Verbinski et Depp avaient déjà tâ

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Fête de la musique 2013 : soir de fête

MUSIQUES | Une flopée d’artistes locaux, une poignée d’autres venus de plus loin, des styles musicaux en veux-tu en voilà : l’incontournable Fête de la musique aura lieu ce vendredi 21 juin. On a pioché parmi les réjouissances proposées pour vous livrer notre sélection. Laissez-vous tenter. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 18 juin 2013

Fête de la musique 2013 : soir de fête

Pour la Fête de la musique 2017, c'est ici que ça se passe ! Sur les plateaux de la ville Let’s rock La Caserne de Bonne, pendant la Fête de la musique, sera rock. Avec une poignée de groupes à découvrir, dont les Grenoblois de Magnetoscop et leur post-rock hypnotique – cinématographique même. Une fleur dans le goudron, leur premier album paru il y a un an, est ainsi une véritable claque auditive, comme on vous l’expliquait ici en décembre. Les cinq musiciens seront l’avant-dernier groupe de la soirée. Avant eux, la fête sera gentiment plus pop rock, et le final carrément métal avec Madmen Sometimes Speak The Truth. Le mal (ou mâle) rode. Scène rock, Esplanade de la Caserne de Bonne. Avec Selfish doll à 20h30, IRM à 21h25, Byron à

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Marathon sonore

ACTUS | En septembre dernier, l’association MixLab, qui sera aux commandes de La Belle électrique au printemps 2014 (la nouvelle salle de concert à Grenoble), organisait la première véritable édition de son festival Jour & Nuit, dans plusieurs lieux de la ville. L’édition 2 est prévue du vendredi 20 au dimanche 22 septembre 2013 : on détaille ici le programme. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 3 juin 2013

Marathon sonore

Le Stade des Alpes, le Muséum, l’École d’art, le Musée dauphinois, la Bobine, la Salle noire... : l’an passé, pour la première édition de leur festival Jour & nuit, les membres de l’association MixLab avaient vu grand, voire trop grand. « On a été un peu trop ambitieux » nous explique Alban Sauce, qui évoque plutôt l’idée de « faire grossir le festival sur le temps ». Stop donc aux propositions alléchantes qui se déroulent en même temps aux deux extrémités de la ville (nous faire choisir de force entre Breton et Baden Baden, ce n’était pas très sympa !), et à la multiplication des lieux partenaires. Le tout en gardant le concept de la manifestation, avec des concerts en journée/début de soirée, et une partie clubbing la nuit venue. Qui ? Quoi ? Où ?

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L’Ampérage tient à ses nuits

ACTUS | Le mois dernier, la préfecture de l’Isère a tranché : l’Ampérage doit dorénavant fermer ses portes à une heure du matin (contre cinq heures auparavant). Une décision que déplore l’équipe dirigeante, qui veut que le lieu reste une salle de diffusion dédiée aux pratiques culturelles nocturnes. On fait le point. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 13 mai 2013

L’Ampérage tient à ses nuits

L’Ampérage fait partie des endroits où l’on peut écouter de la musique jusqu’à très tard. « C’est un lieu ouvert avec une programmation faite exclusivement par des associations » nous explique sa directrice Laurence Tadjine, qui se félicite ainsi de proposer des concerts et soirées variés de qualité. Car à l’Ampérage, le public (28 000 spectateurs l’an passé) vient avant tout pour les artistes, à la différence de certaines boîtes de nuit fréquentées pour l’ambiance, qu’importe le son. Que la préfecture demande donc à l’Ampérage d’arrêter ses soirées à une heure du matin comme une salle de spectacle lambda, expliquant que seules les discothèques peuvent ouvrir si tard, sidère les dirigeants de l’Ampérage, qui déplorent ce coup asséné aux pratiques culturelles nocturnes. Pour Thomas Antoine, président du Stud, l’association qui gère l’Ampérage, « la législation n’est pas en accord avec la réalité des pratiques culturelles aujourd’hui. Ce n’est pas parce que l’on ferme à cinq heures du matin qu’on est forcément une discothèque. » Il se fait ainsi le por

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Du plomb dans la tête

ECRANS | Quelques semaines après son ex-rival et nouveau pote expandable Schwarzenegger, c’est au tour de Stallone de se lancer dans la course au meilleur senior (...)

Christophe Chabert | Mercredi 20 février 2013

Du plomb dans la tête

Quelques semaines après son ex-rival et nouveau pote expandable Schwarzenegger, c’est au tour de Stallone de se lancer dans la course au meilleur senior du cinéma d’action. Différence notable : là où Schwarzy recrutait un Sud-coréen hype derrière la caméra de son moyen Dernier rempart, Stallone, cohérent avec son envie de faire revivre la série B mal embouchée des années 80, a fait appel au vétéran Walter Hill pour cette adaptation d’un roman graphique français. Saine initiative : Du plomb dans la tête s’impose assez vite comme un concentré nostalgique du genre, sec, violent, plein d’humour noir mais jamais parodique, bien raconté et habilement mis en scène. Stallone y campe un tueur à l’ancienne qui n’est pas prêt à se coucher devant la loi, la morale et l’époque, même quand celles-ci sont incarnées par un flic incorruptible au milieu d’une police gangrenée par l’argent sale et les magouilles en tout genre. C’est l’alliance temporaire entre le vieux grincheux, brutal, taiseux, allergique à la technologie et le jeune loup idéaliste, naïf, scotché à son smartphone, qui donne au film son échine de buddy movie et qui permet à Sta

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Ensemble c’est tout

SCENES | Cette semaine, deux possibilités pour se frotter à l’univers de l’excellente (mais inégale) compagnie lyonnaise Arcosm, portée par Thomas Guerry (danseur) et (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 17 janvier 2013

Ensemble c’est tout

Cette semaine, deux possibilités pour se frotter à l’univers de l’excellente (mais inégale) compagnie lyonnaise Arcosm, portée par Thomas Guerry (danseur) et Camille Rocailleux (musicien). Vendredi 25 janvier d’abord, au Coléo de Pontcharra, avec Traverse. Soit un spectacle jeune public audacieux (un homme transforme son quotidien banal en cartoon), qui néanmoins peinait à décoller lors des premières représentations en janvier 2011. Mais depuis, deux ans se sont écoulés... Le mardi 29 ensuite, le duo sera à la Rampe d’Échirolles (et le 12 février au Grand Angle de Voiron aussi), pour leur dernière création dans laquelle ils sont tous les deux sur scène – ce qui ne leur était pas arrivé depuis Echoa, leur sublime première pièce. Solonely (photo), c’est ainsi deux hommes seuls dans leur quotidien (ingénieuse scénographie avec un plateau divisé en deux), « deux vies parallèles sans connections conscientes, mais cependant liées l’une à l’autre par l’usure inexorable d’un quotidien millimétré ». Un postulat original qui peine pourtant à insuffler de l’émotion, cette émotion arrivant néanmoins dans la seconde partie du spectacle, où la confrontation

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Ce sera donc La Belle Électrique

ACTUS | Enfin ! La nouvelle salle tant attendue dédiée aux musiques amplifiées, et située quartier Bouchayer-Viallet (ouest grenoblois), a un nom, qui a été dévoilé ce (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 10 janvier 2013

Ce sera donc La Belle Électrique

Enfin ! La nouvelle salle tant attendue dédiée aux musiques amplifiées, et située quartier Bouchayer-Viallet (ouest grenoblois), a un nom, qui a été dévoilé ce jeudi 10 janvier au matin pendant les vœux du Maire : ce sera donc La Belle Électrique. Pour rappel, elle sera gérée par l’association MixLab, qui nous expliquait les enjeux en septembre dernier (en fin d'interview). Ouverture prévue au premier semestre 2014.

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Festival Jour & Nuit : la ville est à nous

MUSIQUES | Le Stade des Alpes, l’École d’art, le Muséum d’histoire naturelle, le quartier Bouchayer-Viallet, le Musée Dauphinois... Ce week-end, l’association MixLab investit la ville pour un grand festival axé électro, pop-rock et hip-hop, préfiguration de ce que l’on pourra découvrir en 2014 dans la future salle grenobloise dédiée aux musiques amplifiées. Rencontre avec les organisateurs. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 17 septembre 2012

Festival Jour & Nuit : la ville est à nous

Comment est née l’idée d’un tel festival ? Alban Sauce, président de l’association MixLab : C’était l’envie de créer un temps de rentrée avec nos futurs partenaires : les salles de l’agglo, les assos... On l’avait lancé l’an passé sur une seule journée, à la Bastille. Cette année, on sera sur un vrai format festival, avec une programmation concoctée par nos soins, pour montrer ce que sera l’avenir artistique de cette salle... Olivier Dahler, programmateur musiques amplifiées/ association Mixlab : Même si ça n’annonce qu’un pan de ce que l’on verra dans la salle. Sachant aussi que pour le festival, on est sur des jauges de 200 à 900, avec une grosse base entre 200 et 400 : à savoir la moitié de la future salle, qui sera entre 800 et 900 places. On va retrouver des concerts dans des salles classiques, mais aussi dans d’autres endroits de la ville plus atypiques... OD : Oui, c’est un côté patrimoine défendu : on a investi plusieurs lieux insolites qui n’ont pas pour vocation première d’accueillir des concerts. Mais l’idée principale était qu’une partie de la prog soit

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Margaret

ECRANS | De Kenneth Lonergan (ÉU, 2h30) avec Anna Paquin, J Smith Cameron, Matt Damon...

Aurélien Martinez | Mardi 28 août 2012

Margaret

Second film de Kenneth Lonergan, auteur de théâtre et scénariste de Gangs of New York, Margaret revient de loin et ça se sent (bloqué depuis 2009 suite à un procès, le film a traîné en montage). Portrait d'une lycéenne (Anna Paquin) témoin d'un tragique accident de bus qu'elle a en partie provoqué, le film prend une bonne heure à décoller pour trouver son sujet. Durant ce temps, Lonergan tâtonne avance au rythme de son héroïne, traumatisée mais debout, rongée par une culpabilité dont elle ne sait que faire avant de la canaliser dans une quête de vengeance inattendue. Ce long et épuisant tunnel, où le film s'égare au ralenti, suivant le quotidien de son adolescente, son errance sentimentale et existentielle, son rapport trouble avec un prof et l'histoire de sa mère paumée, sert de tremplin vers une seconde moitié où les choses mordent enfin sur l'intrigue. Se dessine alors un double regard, sur la frénésie procédurière américaine, que le film étend jusqu'à l'arrogance militaire du pays. Et l'adolescence comme d'un moment mouvant et propice à adopter des thèses radicales pour répondre à un état de confusion général. Lonergan s'aventure ici sans craindre le malais

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Expendables 2

ECRANS | Retour de «l’unité spéciale» emmenée par Stallone, avec quelques nouvelles recrues prestigieuses, pour un deuxième volet mieux branlé que le précédent, assumant sans complexe son côté série B d’action vintage. Curieusement plaisant. Christophe Chabert

Aurélien Martinez | Mercredi 22 août 2012

Expendables 2

«On devrait tous être au musée». C’est une des dernières répliques d’Expendables 2, et cela résume parfaitement l’esprit de cette improbable franchise : les papys du cinéma d’action font de la résistance, un dernier tour de piste de prestige qui est aussi, pour certains, l’occasion de sortir de la malédiction du direct to DVD qui les frappe. Pour ce deuxième épisode, Stallone, fort du succès du premier, a d’ailleurs réussi la totale (ou presque, Steven Seagal manque à l’appel !) en incorporant au casting Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris et en laissant plus d’espace à Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger, au-delà des simples apparitions clin d’œil du premier. La recette est peu ou prou la même : une équipe de mercenaires, une mission, de la castagne et des vannes en guise de dialogues. Plus une pincée de distanciation mélancolique sur l’air de «On est trop vieux pour ces conneries», lucidité bienvenue même si elle n’empêche pas les vétérans d’exhiber gros bras et dextérité dans le carnage lorsque l’occasion se présente — fréquemment. À l’est, que des anciens On pouvait craindre qu’en laissant sa place derrière la caméra

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Nuits et jours sonores

MUSIQUES | L’association MixLab, gestionnaire de la future salle de concert dédiée aux musiques amplifiées prévue pour l’automne 2013 quartier Bouchayer-Viallet, organisera en septembre prochain la deuxième édition de son festival "Jour & Nuit". L’un des évènements de rentrée de l’agglo, pensé autour d’une prog musicale qui envoie du lourd. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 15 juin 2012

Nuits et jours sonores

Les vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 septembre, Grenoble vibrera pop-rock en journée, et électro en soirée. L’association MixLab proposera ainsi la seconde édition de Jour & Nuit. Ou plutôt « l’édition un et demi », au vu de la tournure qu’avait prise la première en septembre dernier à la Bastille (annulation de divers groupes, pluie en soirée qui obligea à stopper le festival...). Avec l’idée, en journée, d’en faire un « évènement fédérateur » sur le quartier Bouchayer-Viallet, dans l’ouest grenoblois : un espace en pleine restructuration, aussi bien architecturalement que culturellement, qui accueillera bientôt une salle dédiée aux musiques amplifiées, salle très attendue à Grenoble (ça fait un bail que le projet est dans les cartons) et qui sera gérée par MixLab. Le festival investira donc

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Dansons sous la foudre

MUSIQUES | Mansfield.TYA, c’est une musique magnétique bourrée d’émotions, composée par deux musiciennes… dont la chanteuse de Sexy Sushi, qui délaisse ses apparats punk et foutraques. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 25 novembre 2011

Dansons sous la foudre

Dans la mythologie grecque, Nyx est la déesse de la nuit. Dans le monde musical, Nyx est le nom du troisième album du duo féminin nantais Mansfield.TYA. Nyx est donc un album évidemment centré sur des sentiments sombres, qui ne peuvent s’exprimer qu’une fois la clarté et l’évidence du jour retombées. Des sentiments redoutant l’arrivée de l’aube, qui les annihilera en un rayon de soleil. Il faut donc s’exprimer avant, avec toute l’urgence que cela implique. « Emmène-moi danser » osent demander Julia Lanoë et Carla Pallone sur le titre Des coups, des cœurs. Une proposition pour le moins saugrenue, sachant qu’au même moment, comme elles l’expliquent, « dans la nuit, la foudre a résonné ». Sur un autre titre, elles se retrouvent au bord de la mer du Nord, mais s’imaginent à Rio. « Et le bronzage de tes fesses dessinent un cœur, vulgaire mais beau… Comme notre amour. » Étonnant… « Un cerf blessé, ou un enfant » Si la mer du Nord devient l’océan Atlantique, c’est que l’on a affaire ici à une mystification d’esprits vagabonds. Une mystification subtilement opérée à la grâce de mélodies minimalistes étranges, portées par des violons et des claviers (le titre 22h38, ban

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Le jour et la nuit

MUSIQUES | Soirée incontournable de la rentrée organisée par l’association Mixlab en partenariat avec la Régie2c, Jour & Nuit accueillera ce samedi sur le site de La (...)

François Cau | Lundi 19 septembre 2011

Le jour et la nuit

Soirée incontournable de la rentrée organisée par l’association Mixlab en partenariat avec la Régie2c, Jour & Nuit accueillera ce samedi sur le site de La Bastille un plateau artistique des plus emballants. Au programme, début des hostilités avec le rock trépidant de Battant et la pop-rock tubesque de The Shoes, mise en jambe en douceur avec la house envoûtante du Berlinois Dixon, et apothéose avec l’électro-techno toujours aussi classe d’Agoria et Oxia, suivis de la tête d’affiche Brodinski. Deux précisions pour finir, venez tôt parce que ça commence à 18h et que ça finit à 3h, et si par mégarde vous n’avez pas encore vos places… Ruez-vous vers la billetterie la plus proche en priant pour qu’il ne soit pas trop tard… C’est dit !

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Cyclone à la Jamaïque

ECRANS | L'histoire a gardé Moonfleet, pas Cyclone à la Jamaïque. Dommage, pour un film de pirates autour de l'enfance, le second se défend presque mieux. Une ressortie en salles pour conjurer le sort ? Jérôme Dittmar

François Cau | Vendredi 1 avril 2011

Cyclone à la Jamaïque

On imagine le "film de pirates" prince du serial régnant sur une époque où le cinéma était encore naïf. A bien regarder, on en a vite fait le tour, et les grandes oeuvres se comptent sur la main d'un contrebandier de Moonfleet. La ressortie de Cyclone à la Jamaïque, après des décennies d'invisibilité (sauf un DVD Zone 1 passable), rappelle que le genre tient plus de la légende que d'une réalité égale au western. Si le film de Mackendrick s'annonce donc comme l'occasion de raviver un rêve de gosse, il est toutefois un drôle d'objet, à la fois vrai film de pirates et pur récit initiatique, combinant à l'aventure une dimension sexuelle troublante qui en fait une oeuvre à part. Remonté, coupé, tourné contre la production qui espérait à l'époque disneylandisé ce qu'aujourd'hui personne n'oserait filmer, Cyclone à la Jamaïque est un grand film érotique et sur l'enfance. Une histoire singulière autour d'une jeune fille prépubère qui, prisonnière par erreur avec ses frères et sœurs d'une bande de pirates, va entretenir une relation ambiguë avec leur chef, Anthony Quinn. Pauline à la plageA l'annonce d'un film bricolé dans le dos de son auteur, on craignait le pire. Si quelques

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MixLab hors de ses futurs murs

MUSIQUES | Officiellement désignée comme gestionnaire de la salle dédiée aux Musiques Actuelles encore sur plans, Mixlab peaufine ses premières sorties publiques. Plusieurs concerts cochés dans le planning et quelques tours de pistes qui semblent de bon augure, histoire de patienter avant les premiers coups de pioche. Arno Breysse

François Cau | Lundi 3 mai 2010

MixLab hors de ses futurs murs

Précédemment dans « La future salle de concerts de 800 places dont-on-ne-sait-pas-encore-le-nom ». Après négociations, Mixlab et la Ville de Grenoble signent en 2009 un contrat de Délégation de Service Public, désignant l’association comme gestionnaire du futur équipement pendant 5 ans, dès livraison du bâtiment. Les derniers échos promettent une ouverture des portes courant 2013. Eliane Baracetti, adjointe à la Culture à la Mairie de Grenoble : « Le solide avance, on est encore dans les études d’avant-projet. Aujourd’hui, on est capables de dire que la salle devrait ouvrir fin 2012, début 2013. » 2013 c’est loin, mais c’est déjà demain. « Caler une double-porte, fermer un mur gênant pour la circulation, finaliser une enveloppe pour le son ou la lumière… On a de très bons architectes mais qui n’ont jamais conçu de salle de concert. » Fréderic Lapierre, responsable de la communication et Alban Sauce, président de MixLb, déroulent leur emploi du temps. Il y a ce qui est visible, et ce qui l’est moins. Préfiguration AN I. « Ils ont un projet très complet qui apporte une plus-value souligne Eliane Baracetti. Tenir compte de l’existant, construire avec

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Une éducation

ECRANS | Réalisée par Lone Scherfig et scénarisée par le génial Nick Hornby, cette comédie d’apprentissage sur une jeune Anglaise qui découvre l’amour et son amertume dans le Londres coincé du début des années 60 est une petite merveille. Christophe Chabert

François Cau | Jeudi 18 février 2010

Une éducation

Une éducation se présente comme une démonstration paisible de ce que le cinéma anglais sait faire de mieux : une étude de caractères magistralement scénarisée, filmée et interprétée. Rien que ça. Mais ce n’est pas rien d’arriver à un résultat si gracieux, si fluide dans sa narration, qu’on en oublierait presque être devant un film. Le premier responsable de cette réussite s’appelle Nick Hornby. L’auteur de High Fidelity s’est intéressé ici aux mémoires de Lynn Barber, journaliste qui vivait ses 18 ans à Londres au tout début des années 60. Dans le film, elle s’appelle Jenny, elle est intelligente, jolie, amoureuse de la France, de ses romanciers (Camus) et de ses chanteuses (Gréco). Elle est incarnée par la fantastique Carey Mulligan, qu’on n’avait même pas remarquée dans Brothers, elle irradie ici l’écran de son sourire mutin, poussant le culot jusqu’à imiter avec talent la silhouette d’Audrey Hepburn lors d’une mémorable escapade parisienne. Jenny développe un romantisme naïf mais craquant en opposition au pragmatisme prolo de son paternel (Alfred Molina, hilarant), mais aussi aux mœurs encore rétrogrades de son pays. Sa rencontre

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La phase à négocier

CONNAITRE | La nouvelle est tombée mardi 24 juin : la ville de Grenoble ouvre des négociations avec MixLab sur le projet de Salle de Musiques Actuelles. Et le sort du deuxième au classement établi par la commission de l’appel d’offre, la fédération PMI (Pôle Musical d’Innovation), se joue parallèlement… François Cau

François Cau | Lundi 30 juin 2008

La phase à négocier

Ils furent donc trois à passer l’oral de la prochaine étape dans l’obtention de la Délégation de Service Public pour la Salle de Musiques Actuelles. MixLab (regroupant Alban Sauce et William Ostorero-Vinci d’Interface, Olivier Dahler de la Maison de la Musique de Meylan, Gabrielle Rossi du festival de Jazz de Grenoble, Frédéric Lapierre du Brise-Glace annecien et Pascal Auclair d’Ovni Production), le PMI (pour Pôle Musical d’Innovation, comptant dans ses rangs Rocktambule, Hadra, Dynamusic, Apha’zik, KNT, le Stud, le Périscope, le Mark XIII et l’agence Delalune) et la société de Seine Maritime Vert Marine (spécialisée dans les sports et loisirs). Au sortir des auditions du 12 juin, le non-local de l’étape, relativement hors sujet, est définitivement écarté. La commission d’appel d’offre, composée d’élus de toutes tendances et confortée dans son choix par des avis extérieurs (de Jean-François Braun, actuellement directeur de l’école de musique de Fontaine et de Jean-Claude Wallach, consultant dans le domaine des politiques publiques de l’art, auteur du décrié pavé dans la mare La culture, pour qui ?), a établi un classement entre les deux dossiers restants, où MixLab ress

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« Que le meilleur gagne »

MUSIQUES | Eliane Baracetti, adjointe à la Culture à la Mairie de Grenoble, répond à nos questions concernant la future Salle des Musiques Actuelles. Propos recueillis par SD

Laetitia Giry | Vendredi 13 juin 2008

« Que le meilleur gagne »

Pourriez-vous présenter les équipes candidates à la gestion de la future salle des musiques actuelles?Eliane Baracetti : Je ne peux pas vous les présenter, car je ne peux pas vous dire ce qu’il y a dans leurs dossiers. Nous avons trois équipes. Au plan local, il y a MixLab et PMI, et une autre équipe extérieure, Bleue Marine. Mais ces noms sont connus, vous en avez même parlé dans vos colonnes. Sur quels critères le lauréat sera-t-il choisi ?Tout est important dans l’installation d’une équipe dans une salle. C’est très complexe. J’allais dire, il faut que ce soit la meilleure équipe qui gagne. Mais il y a bien des points sur lesquels vous allez être particulièrement regardant…Il y a le projet artistique et culturel, les éléments financiers, les aspects gestions. C’est assez synthétique et réducteur, mais en gros, c’est cela. Quand devraient débuter les travaux ?Actuellement, nous sommes dans la période d'Avant Projet Sommaire. Puis, nous rentrerons dans la période d’Avant Projet Définitif. Il y aura ensuite un appel d’offre. En principe, on avait prévu une ouvertur

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