Meysson-Loubatière : drone, noise et plus si affinités

MUSIQUES | Samedi 18 novembre, c'est au 102 que ça se passera si les mots inscrits dans le titre de cet article vous parlent. Et même s'ils ne vous parlent pas d'ailleurs.

Damien Grimbert | Mardi 14 novembre 2017

Pour ceux qui n'auraient pas forcément envie de passer leur week-end à écouter de la techno en club jusqu'à 6 heures du matin, l'association grenobloise Reafforests propose une jolie alternative au 102 samedi 18 novembre à partir de 19h, avec un concert qui ne mettra probablement pas vos oreilles au repos pour autant. Au programme entre autres, le mystérieux Grenoblois Michel 31, projet solo drone/noise sur lequel on ne dispose malheureusement pas de plus d'informations, ainsi que deux projets venus du Mexique et oscillant dans un registre musical relativement similaire : El Toro Que Venció Al Matador et Paulo Sandoval.

De notre côté, on attend surtout avec pas mal d'impatience la venue du duo lyonnais Meysson-Loubatière, réunion du guitariste de Noyades Cyril Meysson (en photo) et du batteur aux innombrables projets musicaux Rodolphe Loubatière. Situé aux confluences de sphères musicales comme la noise, le free jazz et l'improvisation pure et dure, leur subtil, intense et très réussi premier album Sédition, sorti en juin dernier, donne en effet très envie d'être découvert sur scène.

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J’entre par tes yeux et Terrine, entre abstraction et décadence

Concert | Avec l’association grenobloise Reafforests, les concerts se suivent mais ne se ressemblent pas. Après l’indie-folk helvétique de Louis Jucker et Émilie Zoé (...)

Damien Grimbert | Mardi 19 mars 2019

J’entre par tes yeux et Terrine, entre abstraction et décadence

Avec l’association grenobloise Reafforests, les concerts se suivent mais ne se ressemblent pas. Après l’indie-folk helvétique de Louis Jucker et Émilie Zoé en février, place ce samedi 23 mars au Café du Nord à deux projets expérimentaux hautement atypiques, venus respectivement de Nantes-Metz et d’Amiens. Duo composé de Julien Nouvet et Alice Dourlen, J’entre par tes yeux (photo) se veut ainsi « un manifeste décadent pour une techno nouvelle et dérangeante ». Né d’une résidence au Lieu unique de Nantes en novembre dernier, Anyone Realize ?, leur EP inaugural, n’entretient finalement que des liens très ténus avec ce que l’on appelle habituellement la techno, et c’est justement ce qui fait tout son intérêt. Anyone realize? EP by J'entre par tes yeux Un compliment qu’on retournera égalemen

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Variations indie folk avec Louis Jucker et Emilie Zoé

Concert | Samedi 23 février, l'association Reafforests nous donne rendez-vous au Café du Nord. Et ce sera forcément très bien.

Damien Grimbert | Mardi 12 février 2019

Variations indie folk avec Louis Jucker et Emilie Zoé

On avait déjà eu l’occasion de découvrir à Grenoble les musiciens helvètes Louis Jucker et Émilie Zoé il y a maintenant un peu plus d’un an, par le biais de leur formation rock lo-fi Autisti, aux échos volontiers 90’s. Les voilà aujourd’hui de retour, toujours à l’invitation de l’association Reafforests mais dans un contexte musical pour le moins différent, puisqu’ils viennent cette fois présenter chacun leur projet solo. Pour Louis Jucker (photo), difficile d’en dire beaucoup plus au stade actuel, puisque l’album qu’il viendra défendre pour l’occasion, Kråkeslottet [The Crow's Castle], enregistré en Norvège, ne sortira pas avant mars. Au vu du pédigrée du bonhomme, et des quelques extraits déjà disponibles sur le net (Seagazer, Tale of a teacher’s son et Merry dancer), la curiosité pour cette échappée indie-folk volontiers expérimentale est néanmoins de mise, d’autant qu’il sera accompagné en live par les membres de son (autre) groupe Coilguns, avec lesque

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PB d'or 2018 : musique

C'était 2018... | Avec des musiciens du coin, un festival ou encore des associations locales.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : musique

Le PB d’or de la meilleure reprise de l’année : "Elle a les yeux revolver" par M-O-R-S-E C’est de loin l’un des morceaux qu’on a le plus écouté en boucle ces derniers mois – alors qu’on n’est pourtant pas spécialement fans de l’original. Porté par une maîtrise parfaite de l’autotune et une mélancolie prégnante, la reprise par le Grenoblois M-O-R-S-E du tube 80’s de Marc Lavoine nous a plongés dans un état de béatitude totale, au même titre d’ailleurs que les autres chansons de son excellent premier album Apathique, sorti à l’automne sur le label Cindys Tape. Le PB d’or du festival qui a enfin trouvé sa formule idéale : Jour & Nuit Une programmation musicale vaste, pointue et foisonnante à même de satisfaire tous les publics

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Moodie Black : de bruit et de fureur

Concert | Le groupe américain, à ranger dans la drôle de case du noise rap, sera mercredi 23 mai au Bauhaus bar. On vous en dit plus.

Damien Grimbert | Mardi 15 mai 2018

Moodie Black : de bruit et de fureur

Si des styles musicaux comme la noise et le rap peuvent, a priori, sembler antinomiques, leur rencontre n’en a pas moins engendré depuis le début des années 1990 une flopée de groupes hautement recommandables. De Techno Animal à Dälek en passant par Food For Animals, El-P et son label Def Jux ou plus récemment des formations comme Death Grips et Clipping, le genre n’a ainsi cessé de s’enrichir au fil du temps au point de donner naissance à une véritable scène, marginale certes, mais bel et bien réelle au plan international. Originaire de Phoenix, en Arizona, et désormais installé entre Los Angeles et Minneapolis, Moodie Black, duo formé en 2004 par Chris Martinez et Sean Lindhall, fait à n’en pas douter partie des formations les plus marquantes du genre. Découvert par le biais d’une série d’EPs lo-fi frontaux, brutaux et jusqu’au-boutistes, le groupe a progressivement évolué vers un registre plus downtempo teinté d’influences shoegaze, sans renier pour autant son goût pour l’expérimentation, la noirceur et les sonorités abrasives. Comme en témoigne Lucas Acid, dernier album en date dont la retranscription sur scène devrait, on en prend le pari

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Balladur et Treasure Island : indie rock en toute décontraction

MUSIQUES | Jeudi 8 février, on a rendez-vous à la Baf avec deux duos qui promettent un beau moment de communion primitive.

Damien Grimbert | Mardi 6 février 2018

Balladur et Treasure Island : indie rock en toute décontraction

Il y a toujours quelque chose d’assez jouissif à découvrir des groupes venus d’horizons qu’on imagine plutôt abrasifs et radicaux (noise bruitiste, cold-wave glaciale…) s’ouvrir à des univers plus pop, exotiques et colorés sans jamais renier pour autant leur héritage musical et leur goût pour l’expérimentation. Déjà parce qu’ils font par là preuve d’une ouverture d’esprit et de curiosité qui fait parfois un peu trop défaut à la scène indie rock "canal historique" ; et ensuite – surtout – parce que cette rencontre entre le chaud et le froid, la pop et l’expérimental, aboutit souvent à la création d’entités sonores lo-fi superbement chamarrées, aussi inédites qu’euphorisantes. <a data-cke-saved-href="http://balladur.bandcamp.com/album/super-bravo" href="http://balladur.bandcamp.com/album/super-bravo">Super Bravo by Balladur</a> Déjà venus nous rendre visite chacun de leur côté au cours de ces dernières années, les deux duos Balladur

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B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Événement | Rendez-vous samedi 13 mai, à Varces donc et en musique, pour le constater.

Damien Grimbert | Mardi 9 mai 2017

B-Face à Varces : de la bourse aux vinyles au véritable festival

Initiée en 2014 sous la forme d’une "simple" bourse aux vinyles, la manifestation culturelle B-Face, organisée à Varces par le centre socio-culturel de Varces-Allières-et-Risset, n’a cessé de gagner en ambition année après année au point de se transformer, pour sa quatrième édition, en véritable festival. Aux côtés des traditionnels stands de disques, expositions et animations en tout genre (ateliers participatifs parents-enfants, démonstration de sérigraphie, blind-tests…), B-Face a ainsi concocté cette année une véritable programmation musicale digne de ce nom, réunissant pas moins de sept groupes différents oscillant entre rock, noise, pop, folk, punk, électro et psyché. Après une première salve de concerts gratuits en plein air l’après-midi (avec Sourdure et As A New Revolt), c’est la salle l’Oriel qui prendra le relais le soir venu, avec les prestations de Titus d’enfer, It It Anita (en photo), Blood Sport, God !Zilla et Noyades. Soit autant de formations farouchement indépendantes (fidèles ainsi à l’esprit très "Do It Yourself" du festival) réunies par différentes associations bien connues de l

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