Et voici la programmation de la 17e édition du festival Magic Bus

MUSIQUES | Rendez-vous à l'Ampérage et, surtout, à l'Esplanade entre le jeudi 17 et le samedi 19 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 mars 2018

Créé en 1999 pour soutenir le disquaire du même nom disparu en 2012, le festival Magic Bus, qui a récemment annoncé sa programmation 2018, a toujours pris soin de promouvoir une scène locale grenobloise assaisonnée de quelques têtes d'affiche pour jouer celles de gondoles et attirer le chaland qui restait à convaincre. L'an dernier, il a même rajouté une date, en amont des deux soirées traditionnellement proposées sur l'Esplanade, pour justement privilégier les artistes locaux.

Celle-ci verra cette année une alléchante triplette tout droit tombée de la Cuvée grenobloise ouvrir les hostilités à l'Ampérage avec l'électro-world de Deyosan (un trio clarinette-batterie-sitar sur lequel se posent des machines), le trip-hop noir de No Tearz (photo) et la synth-pop aussi chercheuse que dansante de Spaarks. Parmi les autres locaux présents à Magic Bus, mais cette fois pour les "grandes soirées", il faudra noter ces chers MPL (ou Ma Pauvre Lucette) et cette planète étrange que constitue le dub de Sumac Dub.

Les premiers seront associés à la soirée qui mettra à l'honneur les fusions afro-américaines, avec en tête d'affiche Sergent Garcia, mais également la cumbia pas comme les autres de Kumbia Boruka et la semba de l'Angolais Bonga. Le second sera programmé le troisième soir en compagnie notamment des marionnettes cultes de Puppetmastaz et de l'électro-trash russe (en soi un programme) de Little Big, une curiosité qui dépasse le simple cadre de la musique. Rendez-vous en mai pour le départ du Bus.

Magic Bus
À l'Ampérage puis à l'Esplanade du jeudi 17 au samedi 19 mai

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À Échirolles, on fabrique les emplois de demain

ACTUS | L'association Solidarité pour l'emploi à Échirolles-Ouest (SOLEEO) a inauguré mardi 16 novembre ses nouveaux locaux dans l'ancienne maison de l'égalité femmes/hommes dans le quartier de la Luire. Tête de pont du dispositif national Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée (TZCLD), l'association est prête à relever le défi de mettre fin au chômage sur le territoire imparti.

Eloïse Bonnan | Mercredi 17 novembre 2021

À Échirolles, on fabrique les emplois de demain

Au 2, rue Pablo-Picasso, l’association Solidarité pour l’emploi à Échirolles-Ouest (SOLEEO) a inauguré mardi ses nouveaux locaux en présence de son président Georges Van Billoen et de Claire Dupin, future directrice de l’association, des représentants des collectivités locales, ainsi que de tous les participants du projet Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée (TZCLD). Ce bassin de 9400 habitants sera-t-il l’un des 50 nouveaux territoires ambitieux à expérimenter le dispositif, qui veut résorber le chômage de longue durée ? Verdict en début d’année 2022. En attendant, la campagne de financement participatif citoyen pour venir en aide aux premiers investissements de l’association est lancée. Malgré une « candidature solide » comme l’affirme Loëva Labye, cheffe de projet TZCLD à Grenoble Alpes Métropole, et le « soutien indéfectible » exprimé par Christophe Ferrari au nom de la métropole toute entière, personne ne dit que le cahier des charges est fastoche... Produire des emplois en fonction des compétences des salariés Créée le 17 mars dernier, l’association SOLEEO doit préfigurer la future Entreprise à but d’emploi (E

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“Benedetta” de Paul Verhoeven : La chair et le sang

Cannes 2021 | Exaltée par sa foi et la découverte de la chair, une nonne exerce une emprise perverse sur ses contemporains grâce à la séduction et au verbe. Verhoeven signe nouveau portrait de femme forte, dans la lignée de Basic Instinct et Showgirls, en des temps encore moins favorables à l’émancipation féminine. Quand Viridiana rencontre Le Nom de la Rose…

Vincent Raymond | Mardi 13 juillet 2021

“Benedetta” de Paul Verhoeven : La chair et le sang

Italie, début du XVIIe siècle. Encore enfant, Benedetta Carlini entre au monastère des Théatines de Pescia où elle grandit dans la dévotion de la Vierge. Devenue abbesse, des visions mystiques de Jésus l’assaillent et elle découvre le plaisir avec une troublante novice, sœur Bartolomea. Son statut change lorsqu’elle présente à la suite d’une nuit de délires les stigmates du Christ et prétend que le Messie parle par sa voix. Trucages blasphématoires ou miracle ? Alors que la peste menace le pays, la présence d’une potentielle sainte fait les affaires des uns, autant qu’elle en défrise d’autres… Les anges du péché Entretenue depuis son enfance dans un culte dévot de la Vierge, conditionnée à adorer des divinités immatérielles omnipotentes, coupée du monde réel, interdite et culpabilisée lorsqu’il s’agit d’envisager les sensations terrestres, Benedetta vit de surcroît dans un monde de fantasmes et de pensées magiques, où chaque événement peut être interprété comme un signe du ciel (ce que la superstition ambiante ne vient surtout pas démentir). Prisonnière d’une commu

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L'Anneau en attendant...

Culture | Les événements organisés en plein air cet été sont longtemps restés incertains. D’où l’idée de la Ville de Grenoble d’en regrouper plusieurs à l’Anneau de vitesse. Une bonne solution ? On a posé la question à quelques-uns des intéressés.

Martin de Kerimel | Mardi 29 juin 2021

L'Anneau en attendant...

Deux soirées complètes et une troisième qui a elle aussi bien fonctionné : le Festival Magic Bus n’a pas à regretter d’avoir dû quitter l’Esplanade pour rallier la scène de l’Anneau de vitesse. Après le premier soir, Damien Arnaud, coordinateur de Retour de Scène, jugeait que le public avait plutôt joué le jeu des consignes sanitaires. « Cela a fonctionné en bonne intelligence, dans une douce euphorie. » De quoi anticiper positivement le second événement confié à l’association cet été : le Cabaret frappé, du 16 au 20 juillet. Et même si ce n’est pas comparable – cette fois, on parle de concerts gratuits et sans doute de spectateurs autorisés à rester debout. Et 2022 ? Il est trop tôt pour dire si Retour de scène voudra revenir à l’Anneau de vitesse : « Cela pose question. On se dit que la volonté de la Ville n’est pas forcément de s’y installer durablement et l’Esplanade, elle, pourrait être en travaux. Les discussions se poursuivent. » Et la cohabitation entre associations ? « L’idée est bonne et, pour en avoir parlé avec d’autres organisateurs d’événements ailleurs en France, c’est assez rare pour être souligné. Après, c’est bien aussi que chacun

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Stracho Temelkovski : « Je suis allé vers des influences plus urbaines »

ACTUS | Musique. Après le bon accueil de son premier album, le musicien grenoblois va remonter sur scène lors de la première soirée du festival Magic Bus, aux côtés du Student Groove Orchestra, le 17 juin. Un rendez-vous qu’il anticipe avec beaucoup de plaisir, comme il nous l’a expliqué il y a quelques jours.

Martin de Kerimel | Lundi 14 juin 2021

Stracho Temelkovski : « Je suis allé vers des influences plus urbaines »

Tu vas participer à la première soirée du festival Magic Bus. On imagine que ce sera avec joie… Oui, je suis content. Grenoblois, c’est vrai que j’ai plutôt eu tendance à voyager loin de ma terre natale. Revenir y jouer me fait vraiment plaisir. Habituellement, je tourne un peu dans les réseaux musiques du monde et jazz et, cette fois, on est un peu dans un dispositif de musiques actuelles. Pour ce concert qui m’associe avec le Student Groove Orchestra (SGO), on va bien sûr retrouver mon identité musicale, mais ce sera aussi un moment particulier avec cet ensemble plein de jeunesse et de talent. Jouer comme ça, avec un gros son et en extérieur, ça a quelque chose d’assez excitant ! On dit que ta musique n’a pas de frontières. Cela te paraît juste ? Absolument. Je le revendique ! Tu parles de tes origines macédoniennes. Il y a de cela aussi, dans tes compos ? Oui : un côté viscéral et rythmique, ainsi qu’une manière d’improviser, mais je ne retiens pas l’aspect traditionnel de la musique macédonienne. Je ne suis pas porte-drapeau et me méfie des récupérations. Je suis heureux d’êt

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Grenoble : la Ville se positionne

Été culturel | On savait déjà que, pour son édition 2021, le Festival Magic Bus allait quitter l’Esplanade et rejoindre l’Anneau de Vitesse. La Ville de Grenoble a confirmé, vendredi 30 avril en fin de matinée, qu’elle prévoit d’autres événements culturels sur le site. Premiers détails.

Martin de Kerimel | Vendredi 30 avril 2021

Grenoble : la Ville se positionne

Bis… ou ter repetita : l’été dernier, après plusieurs mois de confinement, la Ville de Grenoble témoignait d’une intention d’accompagner le rebond de la culture, en programmant une "saison" d’événements en plein air, déclinée en quatre programmations de quinze jours et 188 propositions différentes (pour 214 levers de rideau). Plus tard, au début de cette année, elle a récidivé avec les Éclats de culture, une mini-série d’événements extérieurs organisée le 14 janvier, dans chacun des secteurs de la ville. Et voilà que l’on nous annonce pour le début de l'été « une programmation culturelle et festive », adaptée aussi aux normes sanitaires. Avec plusieurs partenaires locaux du monde culturel, la Ville travaille à la mise en place d’une scène à l’Anneau de Vitesse du parc Paul Mistral. Jusqu’à 1000 personnes devraient pouvoir trouver place autour de cette structure éphémère. « Y seront accueillis, du 17 juin au 9 juillet : le Festival Magic Bus, une programmation de la Bobine, une soirée exceptionnelle proposée par la MC2 et le Festival du Film Court en Plein Air, indique un communiqué. Cette scène sera aussi le théâtre de l’édition exception

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Magic Bus : l’espoir demeure

ACTUS | L’association grenobloise Retour de Scène n’a pas encore de certitude absolue, mais Damien Arnaud, son coordinateur, confirme qu’elle n’a pas renoncé à l’organisation de son festival. On en sait même (un peu) plus.

Martin de Kerimel | Jeudi 15 avril 2021

Magic Bus : l’espoir demeure

Patience… c’est le mot d’ordre à suivre pour qui voudrait des infos détaillées sur la vingtième édition du festival Magic Bus. Quelques nouvelles fraîches (et a priori rassurantes) sont cependant tombées mercredi 14 avril. L’équipe de Retour de Scène n’a pas renoncé : elle travaille toujours « à proposer une 20e édition adaptée pour concilier concerts et précautions sanitaires. » Rappel : au tout départ, Magic Bus 2021 était prévu du 6 au 8 mai. Les dates ont changé, mais le ton du moment n’en est pas moins positif : « Nous fixons actuellement les derniers détails de la configuration définitive et pourrons vous annoncer la programmation d’ici la fin du mois d’avril. Nous espérons de tout cœur pouvoir vous retrouver pour cette 20ème édition du 17 au 19 juin 2021. » Retour de Scène aimerait pouvoir annoncer au moins une tête d’affiche nationale, en complément des groupes locaux attendus. Contacté au téléphone jeudi 15 avril au matin, Damien Arnaud, coordinateur de l’association, reste prudent. « C’est presque heure par heure que cela se joue. On attend aussi des nouvelles de notre Syndicat des musiques actuelles », admet-il. Sans cer

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Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

MUSIQUES | Roselyne Bachelot a tranché : pour la ministre de la Culture, les festivals estivaux ne pourront accueillir que 5 000 personnes assises et distanciées, dans le respect des gestes barrières. Les organisateurs sauront-ils s’adapter ? Certains d’entre eux ont déjà renoncé. D'autres nous ont répondu et fait part de leurs difficultés.

La rédaction | Mercredi 3 mars 2021

Festivals estivaux : des incertitudes demeurent

Magic Bus en format réduit En novembre dernier, l’association Retour de Scène se voulait optimiste (on ne sait plus trop, mais il y avait peut-être de quoi, à l’époque !) et annonçait des dates pour son prochain festival Magic Bus. La 20ème édition devait se tenir du 6 au 8 mai, avec une programmation presque bouclée. Aujourd’hui, l’équipe du festival est largement revenue sur ces projets initiaux, mais elle ne s’en démène pas moins pour maintenir un événement adapté aux contraintes sanitaires annoncées. Damien Arnaud, coordinateur de l’association grenobloise, nous explique tout : « On est en cours de réflexion pour proposer un format assis en jauge réduite (pas plus de 500 personnes) courant juin. Ce ne sera pas à l’Esplanade, mais on cherche tout de même un lieu en plein air. La programmation sera axée sur la découverte de la scène locale avec, tout de même, un ou deux artistes d’envergure nationale en tête d’affiche. Certaines esthétiques, comme l’électro, ne seront malheureusement pas représentées. Ce sera une autre approche, plus tranquille. Ce que je peux d’ores et déjà annoncer, c’est que le Student Groove Orchestra, en partenariat avec le Crous

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"Last Words" : cinema inferno

ECRANS | ★★★★☆ Après ses documentaires portant sur son autre métier-passion ("Mondovino", "Résistance naturelle"), le cinéaste-sommelier Jonathan Nossiter livre une fiction crépusculaire sur notre civilisation, annoncée comme son testament cinématographique. C’est ce qu’on appelle avoir le devin triste…

Vincent Raymond | Mardi 20 octobre 2020

La Terre, en 2085. Alors que le désert a recouvert la quasi-totalité de notre planète frappée par une épidémie, l’un des ultimes survivants, Kal, découvre à Paris d’étranges bobines de plastique. Elles le conduiront, après un passage en Italie, à Athènes où subsiste un reliquat d’humanité. Ensemble, ils seront les derniers à (re)découvrir la magie d’un art oublié de tous : le cinéma… Est-ce un effet d’optique, ou bien le nombre de films traitant de catastrophes à l’échelle mondiale ne subit-il pas une affolante inflation ? Et encore, l’on parle de ceux qui sortent (Light of my Life, Peninsula…), vont sortir (Sans un bruit 2…), en se doutant pertinemment que la Covid-19 et la pandémie vont en inspirer une kyrielle d’autres, à des degrés plus ou moins métaphoriques. Appartenant à la cohorte des prophétiques et des moins optimistes (prouvant par cela à quel point ce natif du Nouveau Monde a épousé les mœurs de l’Ancien), celui de Jonathan Nossiter assume sa radicalité. Il se paie même le luxe d’être du fond de sa tragique et définitive conclusion, affichée dès son titre, le plus réussi. Retour inverse de L

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Paula Temple, BPM et transcendance

Soirée | La techno prise très au sérieux : c'est le credo de Paula Temple et ses amis, à découvrir samedi à la Belle électrique. Il ne vous reste qu'à essayer !

Damien Grimbert | Mardi 19 novembre 2019

Paula Temple, BPM et transcendance

Il y a les artistes qui abordent la techno, et plus largement le deejaying, sous un angle purement fonctionnaliste. S’ils arrivent à faire danser leur public, alors ils considèrent leur mission accomplie. Et puis il y a ceux, comme Paula Temple, qui prennent tout cela plus au sérieux. Et envisagent leur discipline comme une manière de partager leurs émotions, leur ressenti, voire leur vision du monde. De construire, ne serait-ce que l’espace d’une soirée, un univers alternatif et utopique, détaché des contingences, de la médiocrité et des inévitables compromis du quotidien. Alors bien sûr, posé tel quel, à froid, sur le papier, cela pourrait paraître dans le meilleur des cas un brin grandiloquent, et dans le pire d’une prétention sans bornes. Dans le contexte d’un club, pourtant, plongé au milieu de la foule dans l’obscurité et sous le martèlement incessant des BPM, cette ambition apparaît soudain sous un jour nouveau et commence progressivement à faire sens. Qu’on ne s’y trompe pas pour autant : oui, les sets abrasifs aux influences industrielles de la Britannique, aujourd’hui installée à Berlin, sont avant tout de véritables machines de guerre d’une intensité à couper le souff

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"Paul Lamploix et les 4 Huberts : chômeurs du futur" : « De vieux dialogues ringards sont devenus des vannes »

Festival | Dans la riche programmation du BD Grenoble festival, notre regard s’est arrêté sur cette drôle et savoureuse bande dessinée qui se lit comme critique acerbe du marché du travail… On a donc posé trois questions à Émile Bertier, l’un de ses deux créateurs grenoblois à retrouver samedi 15 et dimanche 16 juin dans les allées de l’Ancien Palais du Parlement de Grenoble.

Alice Colmart | Mardi 11 juin 2019

Quelle est l’histoire de votre bande dessinée ? Émile Bertier : On est dans le cadre d’une robotisation complète de la Terre qui a entraîné une perte massive d’emplois. Nos héros, qui sont des bons humains, vont devoir émigrer sur des systèmes en dehors de la Terre dans lesquels il y a encore de la main-d'œuvre. Ils sont uberisés et deviennent des machines prêtes à tout pour obtenir du travail. L’originalité du projet est d’avoir entièrement détourné de vieux comics américains des années 1950… Oui. Avec mon ami Yann Girard, nous étions passionnés par La Classe américaine : le grand détournement, un film des années 1990 qui compile des extraits de différents films pour récréer des histoires absurdes. Puis, il y a deux ans, nous avons découvert une base de données de bandes dessinées libres de droits, dans laquelle se trouvaient plusieurs comics sortis entre les années 1940 et 1960 et donc tombés dans le domaine public. Une matière incroyable avec laquelle travailler ! On les a feuilletés, on a sélectionné les planches les plus croustillantes, découpé les vignettes… Un petit coup de

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À plus dans le Magic Bus

Festival | Zoom sur la programmation de la 18e édition du festival prévue du jeudi 23 au samedi 25 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 mai 2019

À plus dans le Magic Bus

C'est désormais une formule immuable que propose l'association Retour de scène à l'approche de la 18e édition du festival Magic Bus : deux soirs de concerts à l'air libre sur l'Esplanade réunissant les têtes d'affiche du festival précédés d'une date à l'Ampérage en vue d'honorer la crème de la désormais incontournable Cuvée grenobloise. Où, dans ce cas, l'on pourra se familiariser avec le néo-trip-hop aux horizons élargis d'Aora Paradox, croiser Bleu Tonnerre qui réunit notamment les énergies de "Jose" Dos Santos (à mille lieues de ses Wastemen) et de Jul, ou encore s'enjailler sur le R'n'B laidback de LuLu & Young Seph. Côté Esplanade, les têtes d'affiche du vendredi seront plus familières en les personnes de Soviet Suprem et Shantel & The Bucovina Club Orkestar, pour une soirée à forte résonance balkanique qui mettra également en avant les "folk songs" de Picky Banshees et la cumbia hip-hopisante de Sidi Wacho. Le lendema

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Sample Space Design : musique, culture et architecture

Événement | Voilà le vaste (et alléchant) programme de la journée organisée vendredi 12 avril à l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble.

Damien Grimbert | Mardi 9 avril 2019

Sample Space Design : musique, culture et architecture

C’est un événement culturel, scientifique et festif d’une ambition peu commune (par son approche, résolument transdisciplinaire, mais également par ses thématiques, aussi novatrices que rarement abordées) qui se déroulera vendredi 12 avril à l’École d’architecture de Grenoble sous l’intitulé Sample Space Design. Jugez plutôt : une table ronde réunissant des architectes, DJs et producteurs de musique, un atelier d’expérimentation de "hardware" (machines, synthétiseurs…), des projections de films et documentaires sur la culture et les espaces alternatifs underground... Et, en point d’orgue, une série de trois conférences aux intitulés hautement alléchants : "Musique électronique et cinéma", "Cerveau et perception musicale" et "Architecture de la dance : un regard croisé sur l’architecture et les cultures dans la musique". Mais ce n'est pas tout : la nuit venue, place cette fois à la dimension festive, avec le CarparkProject V. 2.0, soit une gigantesque soirée dans un ancien parking entièrement scénographié pour l’occasion, au cours de laquelle se succéderont têtes d’affiches techno (Jeff Amadeus, Matthieu F., Maxime Dangles, Paul Nazca

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Profession : imposteur au Ciné-Club de Grenoble

ECRANS | En mars, le Ciné-Club propose un cycle sobrement baptisé "Imposture". Où l'on pourra (re)voir de très grands films.

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Profession : imposteur au Ciné-Club de Grenoble

Avec une habileté confinant à la sublime ironie, le Ciné-Club de Grenoble glisse, mardi 12 mars, entre la fin du cycle consacré à Bergman et le début d'un autre titré "Imposture", la projection (en partenariat avec le festival Vues d’en face) de La Répétition. Le fait est que ce film de Catherine Corsini sorti en 2001 (et centré sur deux amies d'enfance qui se retrouvent après plus de dix ans de séparation) peut se voir, si l’on a l’esprit tourné vers la taquinerie, comme une manière de contrefaçon du Persona de Bergman… Mais les autres œuvres programmées dans le cycle "Imposture" traitent encore davantage de la question de la falsification et de l’usurpation d’identité ou de qualité, dans l’espoir de s’inventer une vie moins ordinaire et, si possible, meilleure. Sans rien vouloir divulgâcher, ces rêves tourneront généralement en eau de boudin : la fatalité n’aimant en général pas trop qu’on essaie d’infléchir ses desseins. Premier à tenter sa chance mercredi 13 mars, Jack Nicholson, passager du Profession : Reporter de Michelangelo Antonioni (1975, photo), journaliste se faisant passer pour mort et

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Disiz la Peste, High Tone et d'autres seront fin mai au festival Magic Bus

Festival | Du jeudi 23 au samedi 25 mai, ce sera la dix-huitième édition du festival Magic Bus, et la cinquième sur le site (en plein air) de l'Esplanade, devenu son (...)

Aurélien Martinez | Mardi 22 janvier 2019

Disiz la Peste, High Tone et d'autres seront fin mai au festival Magic Bus

Du jeudi 23 au samedi 25 mai, ce sera la dix-huitième édition du festival Magic Bus, et la cinquième sur le site (en plein air) de l'Esplanade, devenu son QG – même si le premier soir, plus découvertes locales, sera à l'Ampérage. Avec, comme chaque année, une programmation variée et festive, qui vient d'être annoncée. Le vendredi, on aura notamment droit au DJ allemand Shantel, accompagné de son Bucovina Club Orkestar ; aux fameux (et potaches) Soviet Suprem, souvent vus dans l'agglo avec leurs chansons en français mais aux accents très russes ; ou encore au collectif cumbia hip-hop Sidi Wacho, emmené par deux ex du feu Ministère des affaires populaires (mais si, écoutez ce gros tube). Le lendemain, la tête d'affiche sera le rappeur Disiz la Peste, que l'on connaît depuis presque 20 ans grâce à son tube

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"Voyez comme on danse" : les lauriers de Michel Blanc sont fanés

ECRANS | de et avec Michel Blanc (Fr, 1h28) avec également Karin Viard, Carole Bouquet, Charlotte Rampling…

Vincent Raymond | Mardi 9 octobre 2018

Quinze ans environ après leurs premières aventures, le groupe d’Embrassez qui vous voudrez poursuit sa vie : Véro la poissarde, Elizabeth la distinguée et son fraudeur fiscal de mari, Lucie et son nouveau jules (Julien, un parano qui la trompe). Sans compter la descendance… On attendait avec une confiance raisonnable Michel Blanc pour cette suite d’un divertissement pimpant ayant laissé un agréable souvenir dans le flot des comédies chorales – ce désormais genre en soi qui nous gratifie trop souvent de représentants de piteuse qualité, à oublier comme de vieux mouchoirs. Force est de constater que le comédien-réalisateur et (jadis brillant) scénariste dilue ici paresseusement un ou deux rebondissements et quiproquos à l’ancienne (genre XIXe siècle) en rentabilisant les personnages caractérisés dans l’opus précédent. Seul Jean-Paul Rouve, très bon en velléitaire chronique, apporte un soupçon de fraîcheur. Cela devient une habitude chez lui, entre la vocation et l’apostolat, de sauver l’honneur des machins de guingois. Quant à la fin, comme sabordée, elle fait un peu peine à voir. Rendez-nous le Mic

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Au spectacle (en plein air) cet été

Sélection | Alors que l’été la plupart des salles de l’agglo grenobloise sont fermées, il est tout de même possible de voir des spectacles en ville, en plein air et souvent dans un cadre original voire grandiose. Petite sélection maison.

Aurélien Martinez | Mardi 3 juillet 2018

Au spectacle (en plein air) cet été

De l’opéra et de la danse à la Bastille Du 25 juillet au 29 août Chaque été, le prestigieux Opéra national de Paris propose dans toute la France des projections en plein air de certaines de ses productions d’opéra et de danse. Comme à la Bastille, qui en diffusera quatre de fin juillet à fin août. Tout débutera le mercredi 25 juillet avec l’opéra Così fan tutte de Mozart mis en scène par Anne Teresa De Keersmaeker, l’une des papesses de la danse contemporaine souvent vue à la MC2. « Dans sa mise en scène, Anne Teresa De Keersmaeker allie le chant à la danse, et s’appuie sur la géométrie de la musique pour donner forme aux turbulentes transformations émotionnelles des personnages » (extrait de la note d’intention) : voilà qui risque d’être grandiose. Les mercredi 8 et 15 août, place à la danse pure, avec d’abord une soirée ballets avec des pièces de trois chorégraphes de renom (et d’époque différente – Benjamin Millepied, Jerome Robbins et George Balanchine), puis, une semaine plus tard, L'Histoire de Manon du chorégraphe

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Grand bain musical à Musilac

Festival | Vieilles gloires, valeurs sûres, piliers de festoche, jeunes pousses, smoothies de genres et autres étrangetés à découvrir : le festival lacustre Musilac, prévu du jeudi 12 au dimanche 15 juillet à Aix-les-Bains (Savoie), va baigner l'été musical d'un éclectisme qui attire les foules comme les amateurs éclairés, jusqu'à les confondre. La preuve avec la programmation détaillée par jour.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Grand bain musical à Musilac

Old Wave le jeudi D'une certaine manière, s'il fallait un hymne en ouverture de cette édition 2018 de Musilac, il pourrait consister en trois bouts de refrains se répondant depuis le fin fond des âges 80 ; quand les uns martèleraient « I Just can't get enough », les autres répondraient « Don't you forget about me » ou « Always the sun ». Car, on l'aura compris, c'est une soirée très marquée "ressac de la new wave" que celle du jeudi, avec Depeche Mode, Simple Minds et The Stranglers – quand bien même les carrières de chacun de ces groupes britanniques n'auraient pas résisté d'égale manière au passage du temps. Pour le reste, on notera que J. Bernardt, transfuge des Belges de Balthazar, remplacera numériquement son collègue Warhaus, présent l'an dernier ce même soir ; que le rock indé répondra présent avec le Stroke Albert Hammond Jr. (le meilleur d'entre eux, sans doute), Findlay et The Mistery Lights ; que les amateurs de bizarrerie en auront pour leur compte avec le black metal-gospel-blues de Z

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Magic Bus : « Faire venir les gens aussi bien pour l’état d’esprit que pour l’ambiance du festival »

Festival | Du jeudi 17 au samedi 19 mai, le festival Magic Bus revient à l’Ampérage puis sur l'Esplanade avec une édition encore une fois placée sous le signe de l’éclectisme. Damien Arnaud, directeur de l'association Retour de scène qui organise l’événement, a répondu à trois de nos questions.

Alice Colmart | Mardi 15 mai 2018

Magic Bus : « Faire venir les gens aussi bien pour l’état d’esprit que pour l’ambiance du festival »

Comment définiriez-vous l’identité du festival Magic Bus, et comment a-t-elle évolué au fil des ans ? Damien Arnaud : Magic Bus est né il y a 17 ans, sous l’impulsion de l’association Dynamusic qui souhaitait soutenir financièrement le disquaire grenoblois du même nom engagé sur les artistes locaux. Au début, seuls des artistes locaux étaient invités au festival, puis petit à petit des groupes de notoriété un peu plus nationale se sont ajoutés à la programmation. Depuis 5 ans, c’est l'association Retour de scène qui a pris la relève sur l’organisation. L'idée était de garder l’identité d’origine en y ajoutant notre pâte, avec pour ambition de faire venir les gens aussi bien pour l’état d’esprit que pour l’ambiance du festival. Si le gros du festival aura lieu sur l’Esplanade, une première soirée dédiée à la scène locale est prévue à l’Ampérage… On a choisi l’Ampérage parce que c’est une salle réputée sur Grenoble tout en restant intimiste, ce qui est finalement pas mal pour ces groupes. Et, à terme, on aimerait ramener cette soir

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Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

GUIDE URBAIN | Le printemps et ses (potentiels) beaux jours sont là. Voici donc un agenda d’événements urbains à vivre en mai et juin. Suivez-nous.

La rédaction | Mercredi 9 mai 2018

Quand Grenoble s’anime avec les beaux jours

Du vélo en veux-tu en voilà Du 14 mai au 10 juin, le vélo sera à l’honneur dans l’agglo grenobloise, au passage de plus en plus vélo-compatible. « Chaque année, Faites du vélo propose durant plus d'un mois une programmation multiple allant de la simple balade en ville à la compétition de sports extrêmes en passant par un escape game géant ou encore une randonnée vélo-botanique. » Notons aussi l’événement Vélopolis qui aura lieu les 19 et 20 mai à l’Anneau de vitesse du parc Paul-Mistral et qui promet d’en mettre plein la vue. Programme complet de la manifestation sur www.faitesduvelo.com. De la musique sur un parking Vendredi 18 et samedi 19 mai, c’est à l’Esplanade de Grenoble que ça se passera, avec le retour du festival Magic Bus. Côté prog, on sera sur des gros noms comme Puppetmastaz, Sergent Garcia ou encore Kumbia Boruka. Et côté ambiance, ce sera comme chaque année : sympathique !

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"Pina Bausch – Delahaye, 40 ans de complicité" : sa meilleure amie chorégraphe

Exposition | En 2014, à l’occasion d’une exposition que la Bibliothèque du centre-ville de Grenoble lui consacrait, nous avions longuement rencontré le photographe (...)

Aurélien Martinez | Lundi 30 avril 2018

En 2014, à l’occasion d’une exposition que la Bibliothèque du centre-ville de Grenoble lui consacrait, nous avions longuement rencontré le photographe grenoblois Guy Delahaye, un homme qui compte dans le monde du spectacle vivant vu la longueur de sa carrière – « il ne paraît quasiment aucun livre de théâtre ou de danse sans que j’ai des photos dedans ! » nous racontait-il. Il a ainsi photographié les plus grands – Léo Ferré, Philippe Léotard, Patrice Chéreau, Jean Ferrat, Claude Nougaro… Et, surtout, l’immense chorégraphe allemande Pina Bausch, avec qui il a collaboré jusqu’à sa mort en 2009. « Évidemment, quand on rencontre quelqu’un comme Pina, on ne la lâche pas. Je ne peux pas compter le nombre d’expos que j’ai faites sur elle. Pour moi, elle est vraiment la plus grande. » Logique donc que l’exposition qu’il présentera à la librairie Arthaud du vendredi 4 mai (vernissage en sa présence de 17h à 19h) au samedi 2 juin, à l’occasion de la sortie d’un livre de 240 de se

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"À l’heure des souvenirs" : (petit) drama-tea

ECRANS | de Ritesh Batra (G.-B., 1h48) avec Jim Broadbent, Charlotte Rampling, Harriet Walter…

Vincent Raymond | Lundi 2 avril 2018

Vieux divorcé bougon, Tony occupe sa retraite en tenant une échoppe de photo. Il est confronté à son passé quand la mère de Veronica, sa première petite amie, lui lègue le journal intime de son meilleur camarade de lycée, Adrian. Seulement, Veronica refuse de le lui remettre. À raison… À mi-chemin entre le drame sentimental à l’anglaise pour baby-boomers grisonnants (conduite à gauche, tasses de thé, humour à froid et scènes de pub) et l’enquête alzheimerisante (oh, la vilaine mémoire qui nous joue des tours !), ce film qui n’en finit plus d’hésiter se perd dans un entre-deux confortable, en nous plongeant dans les arcanes abyssales de souvenirs s’interpénétrant (et se contredisant) les uns les autres. Une construction tout en méandres un peu téléphonée qui fait surgir ici un rebondissement, là Charlotte Rampling, et permet à Jim Broadbent d’endosser à nouveau un ces rôles de gentils râleurs-qu’on-aimerait-bien-avoir-pour-grand-père/père/tonton/compagnon qu’il endosse comme une veste en tweed. À siroter entre un haggis et un scone.

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Les Filles de Simone : « La maternité reste un angle mort du féminisme »

Théâtre | Et voici un spectacle intelligent et, surtout, très drôle sur les difficultés à être mère, rôle pas naturellement évident. Son titre ? "C'est (un peu) compliqué d'être l'origine du monde". Enthousiastes que nous sommes, nous en avons discuté avec Tiphaine Gentilleau, l’une des deux comédiennes du bien nommé collectif Les Filles de Simone.

Aurélien Martinez | Mardi 27 février 2018

Les Filles de Simone : « La maternité reste un angle mort du féminisme »

Comment est né ce spectacle centré sur la maternité ? Tiphaine Gentilleau : En fait, avec Chloé [Olivères, la deuxième comédienne sur scène – NDLR], on a été enceintes à trois mois d’intervalle, ce qui a soulevé pas mal de questions en nous – sur le milieu professionnel, médical… Sachant qu’avant, on se questionnait déjà sur le fait de faire du théâtre avec nos convictions féministes. En en discutant, on s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’expériences partagées, de vécus pas très simples qui étaient en fait d’une banalité sans nom. Donc on s’est dit qu’il y avait vraiment un sujet pour en faire un spectacle. Quelles ont été vos sources d’inspiration ? On a beaucoup lu sur le sujet. On a découvert par exemple l’historienne Yvonne Knibiehler, qui a véritablement axé son travail sur l’histoire de la maternité. En la lisant, ça nous a vraiment confirmé qu’il y avait un sujet. Du coup, on a nourri toutes nos improvisations et recherches sur le plateau de différentes lectures – Simone de Beauvoir, Élisabeth Badinter, Antoinette Fouque ou encore Marie-Caroline Missir et Louise Tourret, deu

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"Hannah" : Charlotte Rampling, seule avec le silence

ECRANS | de Andrea Pallaoro (Fr.-Bel.-It., 1h35) avec Charlotte Rampling, André Wilms, Jean-Michel Balthazar…

Vincent Raymond | Mardi 23 janvier 2018

L’histoire du Hannah d'Andrea Pallaoro n’a que peu à voir avec celle du 45 ans d'Andrew Haigh sorti l’an dernier ; et la forme des deux films diffère. Pourtant, les deux semblent indissolublement liés par la présence de leur interprète féminine commune, Charlotte Rampling. Comme si la comédienne s’appliquait à réunir, dans sa maturité, une galerie de portraits de femmes éprouvées portant haut leur dignité. Des portraits tels qu'elle avait pu esquisser chez Ozon (Sous le sable, Swimming Pool), où elle offre sans fard la dignité de son délitement et qui lui valent aujourd’hui une razzia de prix : après l’Ours d’argent, elle a ici conquis la Coupe Volpi à Venise. Hannah voit ses repères basculer lorsque son époux est incarcéré pour une histoire dont on comprend peu à peu la sombre nature. Mais cette femme droite tente de faire bonne figure, et de ne rien laisser paraître aux yeux du monde… Peu de dialogue et un minimum d’action marquent cette œuvre d’ambiance "statique" – de photograph

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PB d'or 2017 : musique

C'était 2017... | Avec trois groupes locaux qui en envoient... et une salle de concert qui en envoie aussi.

Aurélien Martinez | Mardi 19 décembre 2017

PB d'or 2017 : musique

Le PB d’or du tube de l’année : "Elle disait" de Ma Pauvre Lucette Bon, certes, le morceau date d'il y a deux ans, mais comme c’est en 2017 que le groupe grenoblois (dont certains de ses membres sont basés plutôt loin de la capitale des Alpes) a commencé à se professionnaliser (et à véritablement faire parler de lui), on ne souffre pas trop d’avoir du retard. Elle disait, c’est un morceau qui synthétise parfaitement les diverses influences du groupe (ils sont à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste et pop comme on l’avait écrit pour annoncer leur concert à la Bobine en mars dernier). Et qui a presque réveillé notre côté roots refoulé grâce à ses légères entournures chanson française festive évoquant le groupe Fauve qui aurait migré dans la campagne et qui, surtout, aurait décidé de ne pas se prendre au sérieux – « Même si tu sais pas danser, on pourrait tourner un peu ». Un côté décalé qui se retrouve également sur scène (comme à Musilac sur la photo de cet article), Ma Pauv

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Théâtre : les 15 pièces à voir cette saison à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | On a épluché l'ensemble des programmes des salles de l'agglo, et on en a sorti ce qui nous semble le plus pertinent. Sortez votre agenda : il y aura de quoi faire les prochains mois.

La rédaction | Mercredi 13 septembre 2017

Théâtre : les 15 pièces à voir cette saison à Grenoble et aux alentours

Le Oliver Saint-John Gogerty Mais que l’on aime au PB les Chiche Capon, clowns déjantés créateurs d’univers forts et de personnages très, mais alors très très hauts en couleur. Après avoir présenté leur LA 432 l’an passé au Théâtre municipal, ils reviennent cette saison dans les mêmes murs avec un précédent spectacle sur l’évolution de l’homme à la réputation plus que flatteuse – le spectacle, pas l’évolution. Et qui se trouve être celui qu’ils préfèrent dans l’ensemble de leur répertoire – c’est ce qu’ils nous avaient affirmé l’an passé en interview. On sera dans la salle. Au Théâtre municipal de Grenoble le 19 octobre Saigon

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Uriage ouvre la voix avec Thomas Fersen, Féfé ou encore Léopoldine HH

Festival | Dernier festival de l'été, Uriage en voix célèbre, deux jours durant (samedi 2 et dimanche 3 septembre, le tout gratuitement), la chanson française pas comme les autres. Entre têtes d'affiche et découvertes, la même ligne directrice : la voix de traverse.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 août 2017

Uriage ouvre la voix avec Thomas Fersen, Féfé ou encore Léopoldine HH

Le prodige réalisé par Uriage en Voix, c'est que le festival tient tellement à clôturer la saison des festivals d'été qu'il en vient à sonner l'appel d'une rentrée musicale qui, il est vrai, aux premiers jours de septembre, est encore un peu sur le reculoir – compter mi-septembre pour les premiers ébats dans les salles de musique de jeunes (et encore, en mode mal réveillé). Avec toujours ce souci pour le festival sis au parc d'Uriage (la vie est bien faite) de donner de la voix là où s'inscrit le décalage avec ce que l'on appellerait la norme (un-e chanteur-euse, des paroles, de la musique). Ceci en programmant des artistes peu enclins à garder le doigt sur la couture de ce pantalon nommé chanson française – et pourquoi la chanson française ne serait pas un pantalon ? Après le bouffeur de mots Bertrand Belin et la (très, trop?) Grande Sophie l'an dernier, Uriage fait cette année appel, en guise de tête d'affiche, à un type, Féfé, qui depuis ses débuts, y compris avec le Saïan Supa Crew, défroque la chanson à coups de rap-reggae (ou le rap à coups de chanson), et d'un poète détraqué d'un autre genre que Belin, aux chansons ple

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Simple question de l’été #7 : comment préserve-t-on un tableau ?

ACTUS | Pourra-t-on encore admirer le sourire de la Joconde dans 500 ans ? Pas sûr, car même l’œuvre la plus visitée au monde n’est pas à l’épreuve du temps. Valérie Huss, conservatrice au Musée de Grenoble, nous en dit plus.

Nicolas Joly | Vendredi 21 juillet 2017

Simple question de l’été #7 : comment préserve-t-on un tableau ?

« Les musées aujourd’hui travaillent beaucoup sur cette notion de conservation préventive. Il s’agit de faire attention aux conditions dans laquelle l’œuvre est conservée, dans les réserves ou les salles d’exposition. Plusieurs paramètres peuvent avoir une incidence sur l’état d’un tableau : l’humidité, la température, la lumière, l’empoussièrement, les problèmes d’infestation d’insectes et les éventuelles manipulations. » Et concrètement ? « Chaque œuvre va, selon sa nature, nécessiter une attention particulière. Un dessin sur papier sera par exemple bien plus sensible à la lumière qu’un tableau verni. Des protections physiques sont également mises en place lors du conditionnement. Au Musée de Grenoble, nous conservons les œuvres en les accrochant sur des grilles, qui sont des sortes de compactus. Mais lorsqu’il s’agit de pièces plus compactes, nous les plaçons dans des caisses faites de matériaux neutres. Cela permet de limiter l’influence de l’environnement sur l’œuvre. » Plus d'infos sur le Musée de Grenoble : www.museedegrenoble.fr

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Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

ACTUS | S’il existe des salles de spectacle privées qui vivent (plus ou moins) bien, les salles publiques, elles, comptent sur la contribution des différents acteurs publics (ville, département, région, État…) lorsqu’elles bouclent leur budget annuel. Antoine Conjard, directeur de la scène nationale l’Hexagone de Meylan, nous explique pourquoi.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #6 : pourquoi certaines salles de spectacle sont-elles subventionnées ?

« Si nous n’avions pas d’argent public, les places de spectacle de l’Hexagone qui sont à 12 ou 13€ en moyenne seraient à 40 ou 50€. C’est pour cela que les prix des places dans les salles privées sont plus élevés que ceux des salles publiques. Car après tout, accueillir des spectacles génère des coûts. Il faut entretenir l’espace dont on dispose, accueillir les artistes et les équipes, mais aussi rémunérer correctement les personnes qui travaillent au sein de notre structure. » Mais encore ? « Il faut aussi savoir que le secteur public spectacle vivant travaille à la création contemporaine, pour permettre l’échange entre les chercheurs que sont les artistes et les spectateurs. Nous voulons permettre à ces derniers de découvrir des formes de spectacle qu’ils n’auraient pas l’occasion de voir si nous n’existions pas. » Plus d'infos sur l'Hexagone de Meylan : www.theatre-hexagone.eu

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Simple question de l’été #5 : pourquoi les auteurs acceptent-ils les rencontres dans les librairies ?

ACTUS | Pourquoi un écrivain qui vend des milliers de livres prend-il la peine de venir rencontrer ses lecteurs dans une librairie qui ne peut en accueillir que quelques dizaines ? Nicolas Trigeassou, directeur de la librairie grenobloise Le Square (et ici en photo avec l'auteur Gaël Faye), nous répond.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #5 : pourquoi les auteurs acceptent-ils les rencontres dans les librairies ?

« Les rencontres avec les lecteurs sont des moments lors desquels il se passe quelque chose entre l’écrivain et son public. Lorsque l’auteur parle de son livre, il le relit et le comprend différemment grâce aux questions que le public lui pose. De plus, l’écriture étant une activité très solitaire, les auteurs ont besoin de cet échange direct avec les lecteurs. L’écrivain touche certes moins de gens que lorsqu’il passe à la télévision, par exemple, mais la nature de la parole qui en sort est très différente. Ce sont des moments d’échange d’une heure environ, durant lesquels les auteurs peuvent aborder certains sujets dont ils ne peuvent pas parler ailleurs. Delphine de Vigan ne dit par exemple certaines choses que lors de ces rencontres. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle refuse qu’elles soient enregistrées. » Et financièrement ? « Les motivations des écrivains pour participer aux rencontres sont donc variées, mais l’argent n’en fait pas partie. Pour préparer la rentrée littéraire, nous envoyons des invitations aux maisons d’éditions des auteurs qui nous intéressent. Ceux qui souhaitent venir nous répondent ensuite, mais il s’agit toujours d’une démarche d

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Simple question de l’été #4 : peut-on tout dire dans une chanson ?

ACTUS | En cas d’injure ou de propos racistes, un politique peut être sanctionné. Mais qu’en est-il d'un artiste lorsqu’il s’exprime en chanson ? Nous sommes allés poser la question à Sophie Adriaens, avocate à Grenoble.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #4 : peut-on tout dire dans une chanson ?

« En France, la liberté d’expression est une liberté fondamentale. Elle est garantie à tous les citoyens, mais elle ne doit pas porter atteinte aux autres libertés fondamentales. Elle comporte donc des limites inscrites dans le code pénal notamment, comme l’injure, la diffamation, l’incitation à la haine ou l’appel au meurtre. Ainsi, si un chanteur tient par exemple des propos racistes dans l’un de ses titres, la justice peut être saisie. » Mais encore ? « Le juge prend toutefois en compte le contexte dans lequel les propos sont tenus. S'il estime que les propos en question sont parodiques ou ne reflètent pas la pensée de leur auteur car dits à travers un personnage par exemple, ce dernier ne sera pas condamné. C’est ce qui s’est passé avec le rappeur Orelsan et sa chanson Sale pute. Les décisions de justice concernant la liberté d’expression des artistes sont donc le fruit d’une analyse au cas par cas du juge, et reposent sur son interprétation des textes de loi au regard des faits, dans un contexte évolutif des mentalités. » Plus d'infos sur Sophie Adriaens :

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Simple question de l’été #1 : à quoi sert un chef d’orchestre ?

ACTUS | À chaque concert, on le voit s’agiter avec entrain devant ses musiciens. Mais que fait-il réellement ? Le chef d’orchestre Marc Minkowski, à la tête des Musiciens du Louvre Grenoble, nous l’a expliqué.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #1 : à quoi sert un chef d’orchestre ?

« Le chef d’orchestre décide du nombre de cordes par exemple, de l'instrumentarium – aux Musiciens du Louvre, nous jouons sur instruments d'époque – et du diapason. Il émet également des souhaits sur la disposition de l'orchestre en fonction de l'œuvre, de l'interprétation qu'il souhaite en faire, de l'acoustique de la salle... Le chef donne ainsi sa vision : lors des répétitions, il impose sa conception de la partition que tous les musiciens vont suivre. Le sens de l’interprétation d’une partition ne se bâtit pas de façon collégiale. Le chef d’orchestre décide. » Et la baguette ? « Lorsque le répertoire est romantique ou moderne, et implique un gros orchestre, elle est de mise. Car la gestique est importante. La baguette permet que sa ligne soit plus précise, les gestes plus carrés et surtout lisibles même depuis le fond de la scène. La main droite impulse le rythme, assure le volet énergie de la sensation. La main gauche donne le relief de l'interprétation : les nuances, le caractère. » Plus d’infos sur Marc Minkowski : www.mdlg.net

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Question simple de l’été #2 : que fait vraiment un DJ derrière ses platines ?

ACTUS | Il est facile d’imaginer qu’il suffit d’appuyer sur un bouton et de lever les bras pour être DJ. Or c'est un peu plus que ça, comme nous l'explique DJ Rescue, artiste de la scène grenobloise.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Question simple de l’été #2 : que fait vraiment un DJ derrière ses platines ?

« Le travail d’un DJ c’est de mixer, c’est-à-dire mélanger des sources sonores – la plupart du temps des morceaux de musique – pour créer une continuité cohérente. Selon le style du DJ, cette continuité peut raconter une histoire, être une continuité émotionnelle ou bien faire danser le public. Le DJ va donc faire s’enchaîner des morceaux différents, sans qu’il y ait de coupure ou de variation de rythme ou de tonalité entre eux. » Et concrètement ? « Il y a différentes techniques de mix. Celle que j'utilise le plus est le mix au tempo. Tout d’abord, il faut une table de mixage, avec autant de pistes que de sources sonores que l’on va employer. Ensuite, il faut un outil pour diffuser les différents morceaux. Personnellement, j’utilise un contrôleur avec 2 platines à plateau de CD et une mixette intégrée. La table de mixage est équipée d’un système de pré-écoute, ce qui me permet d’entendre le morceau au casque sans qu’il soit diffusé au public. C’est grâce à ça que je peux caler les morceaux sur le même rythme, afin qu’ils s’enchaînent de façon harmonieuse. Pour cela, j’écoute un morceau avec l’oreille gauche et l’autre avec l’oreille droite, ce qui demande

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Question simple de l’été #3 : comment transmet-on une chorégraphie à des danseurs ?

ACTUS | Comment un chorégraphe peut-il transmettre ses œuvres aux générations futures, et comment conserve-t-on des chorégraphies qui ont plusieurs siècles ? Réponse à cette simple question avec le chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Question simple de l’été #3 : comment transmet-on une chorégraphie à des danseurs ?

« Au XVIIIe siècle, ce sont surtout les danseurs qui se transmettaient les œuvres entre eux, de façon orale ou visuelle. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que des gens comme Rudolf Laban ont commencé à se pencher sur l’écriture de la danse. Il a ainsi développé une méthode de notation qui fait se déplacer un corps dessiné sur une partition verticale. D’autres méthodes similaires voient le jour, mais elles restent des pratiques d’érudits. » Et aujourd’hui ? « Les choses commencèrent vraiment à bouger avec l’arrivée de la danse moderne et de l’image. Les gens n’ont plus besoin d’étudier de la même façon. Ils peuvent simplement regarder une image et reproduire le geste. Personnellement, quand je dois monter mes pièces, je décompose les mouvements grâce à la vidéo pour que les étudiants puissent voir et reproduire les gestes en détail. La transmission d’une danse est en réalité une affaire très personnelle, et chaque chorégraphe fait un peu à sa façon. Il n’y a pas de méthode unique. Certains vont par exemple refuser de montrer les mouvements, en faisant tout passer par l’oral. C’est une façon de faire plus fréquente dans la danse contemporaine, qui laisse p

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Festival de la cour du vieux temple : attention, spectacles en cour !

Festival | À Grenoble, à deux pas de la place Notre-Dame, se trouve une cour dans laquelle le temps semble figé. Pendant toute l’année, le lierre y grimpe à l’abri des regards indiscrets. Mais chaque été, à partir de la fin août, acteurs, danseurs, conteurs, clowns et magiciens prennent chaque soir possession de ce lieu à l’occasion du bien nommé Festival de la cour du vieux temple. Son directeur artistique nous en dit plus sur la 17e édition qui s'annonce.

Nicolas Joly | Mardi 27 juin 2017

Festival de la cour du vieux temple : attention, spectacles en cour !

« Le maître-mot c’est la convivialité. C’est être bien ensemble pour découvrir des nouvelles formes artistiques » résume Claude Romanet, directeur artistique du Festival de la cour du vieux temple. Depuis 17 ans, ce lieu historique du centre de Grenoble accueille un petit festival, qui met à l’honneur le spectacle vivant sous toutes ses formes. Du 24 août au 2 septembre, il sera donc chaque soir le théâtre d’une aventure artistique différente structurée en deux parties : « La soirée commencera à 19h avec un spectacle d’une cinquantaine de minutes. Les formes seront variées, ça pourra être de la musique, de la danse, du clown, de la magie, du conte... Et à 21h il y aura un spectacle plus long, d’1h30 à 2h. » Une programmation variée, avec pas mal de compagnies du coin – les 7 Familles, la Comédie du Fol espoir, le Théâtre de l'Arc-en-Ciel, le Créarc... « On ne programme pas des choses labellisées qui marcheront à coup sûr. Si on fait venir une troupe d’amateurs ou de professionnels, c’est qu’ils ont des choses à dire et à défendre. » « Garder une dimension humaine » Et cha

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Festival Magic Bus : de tout pour faire un monde

Festival | Pour sa seizième édition, le fameux festival grenoblois étend sa programmation sur trois jours, sans dévier pour autant de la ligne éditoriale – conviviale et consensuelle – sur laquelle il a bâti son succès et sa réputation.

Damien Grimbert | Mardi 16 mai 2017

Festival Magic Bus : de tout pour faire un monde

Selon le point de vue où l’on se place et l’approche que l’on défend, il serait potentiellement facile de hausser les sourcils à la vision de la programmation de cette nouvelle édition du festival Magic Bus. Après tout, l’immense majorité des groupes qui la composent se sont déjà produits à de nombreuses reprises à Grenoble, et ses têtes d’affiche partagent pour la plupart le même lustrage sonore bien propre, du genre à ne surtout pas effaroucher l’auditeur lambda peu friand de voir ses repères perturbés par la moindre aspérité sonore. On pourrait jouer les puristes donc, défenseurs farouches et acharnés de formes musicales plus instables, plus radicales, plus novatrices. Mais ce serait se tromper de combat. D’abord parce que les différentes formations présentées peuvent pour la plupart servir d’étapes intermédiaires, de "portes d’entrée" qui mèneront par la suite les oreilles curieuses vers des univers artistiques plus complexes et ambigus. Ensuite parce que ce serait snober les qualités musicales intrinsèques tout à fait honorables des formations en question, et

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Magic Bus 2017 : la programmation

Festival | La seizième édition du fameux festival grenoblois se déroulera vendredi 19 et samedi 20 mai, à l’Esplanade. Avec également, nouveauté cette année, une date en amont le jeudi 18 mai à l’Ampérage. On fait le point – sachant qu’on connaît pas mal d'artistes programmés.

Aurélien Martinez | Mercredi 12 avril 2017

Magic Bus 2017 : la programmation

Vendredi 19 et samedi 20 mai, c’est du côté de l’Esplanade de Grenoble que ça va se passer, et c’est le festival Magic Bus qui régalera avec des invités qui donnent envie. Le vendredi, l’une des têtes d’affiche sera la Brésilienne Flavia Coelho dont on a souvent dit du bien dans ce journal – la preuve lors de son dernier passage en terres iséroises en 2015. Le même soir, on croisera aussi la cumbia agrémentée d’électro de la chanteuse argentine La Yegros (on en parlait ici), la chanson française (très influencée par le monde) du groupe Zoufris Maracas ou encore l’électro-world des locaux Radio Goulash. Le samedi soir,

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Luke Slater et Paula Temple, DJs hors des sentiers battus

Soirée | Joli plateau en perspective samedi 15 avril à la Belle électrique, avec deux vétérans britanniques de la scène techno internationale dont la longévité de la carrière n’a en rien freiné la capacité à se renouveler et à innover.

Damien Grimbert | Mardi 11 avril 2017

Luke Slater et Paula Temple, DJs hors des sentiers battus

Remarqué au début des années 1990 avec sa redoutable série d’EPs acid-techno Planetary Funk pour le label Peacefrog, Luke Slater alias Planetary Assault System n’a cessé de creuser son propre sillon depuis. Fervent défenseur d’une techno "brutaliste" composée de sonorités organiques dépouillées de toute afféterie superflue, il ne perd pour autant jamais de vue dans ses sets la quête du funk électronique propre aux pionniers de Détroit. Revenue sur le devant de la scène après un hiatus de six ans dans la deuxième moitié des années 2000, la Mancunienne Paula Temple (photo), figure de proue du label R&S désormais installée à Berlin, peut à bien des égards être considérée comme l’une des influences principales du courant le plus aventureux de la techno actuelle. Auteure de DJ-sets haletants où les influences les plus diverses (indus,

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Le jeu de Ma Pauvre Lucette

Concert | Le groupe isérois, à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste et pop, sera à la Bobine vendredi 24 mars. Avec plus que des slips de bain.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 mars 2017

Le jeu de Ma Pauvre Lucette

Mais qui est donc cette pauvre Lucette pour laquelle la formation du groupe Ma Pauvre Lucette semble vouloir dépôt de gerbe et regrets éternels ? On ne le saura sans doute jamais – la légende parle d'une amie commune... Mais l'important, c'est que cette réunion de musiciens et d'un comédien, sélectionnée malheureuse des Inouïs du Printemps de Bourges mais lauréate d'autres prix (Prix Claude Nougaro, Prix Sacem 2016, Cuvée grenobloise 2017), soit aussi réjouissante que les banquets d'après obsèques, quand le rire succède aux larmes ou que les deux s'entremêlent. Il n'y a pas grand-chose de sérieux chez ces Isérois mais parfois quelque chose de grave (comme ce Requiem qui clôt magnifiquement un long format de pas moins de 19 titres), véhiculant quelque chose d'une politesse du désespoir à travers des morceaux pince-sans-rire. Nous sommes ici à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste (Lulu) et pop : arpèges pan-africains à la Frànçois & The Atlas Mountains, spoken word à la Fauve et même Stromaïsme, le tout rien que sur Elle disait, qui ouvr

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"Assassin’s Creed" : game over

ECRANS | Le jeu vidéo culte trouve une nouvelle vie au cinéma grâce à Justin Kurzel et des stars comme Michael Fassbender, Marion Cotillard ou encore Jeremy Irons. Sauf que cette vie-là tombe totalement à plat.

Vincent Raymond | Mardi 20 décembre 2016

Censé être exécuté par injection, Cal se réveille dans une étrange institution où des scientifiques l’incitent à plonger dans sa mémoire génétique afin de trouver le moyen d’éradiquer à jamais toute pulsion de violence chez l’Homme. Héritier d’une séculaire guilde, les Assassins, adversaires immémoriaux des Templiers, Cal va affronter son passé… et le présent. Dans cette histoire où deux vilaines sectes s’entretuent à travers les âges pour contrôler l’humanité, difficile de comprendre laquelle est la moins pire – laissons aux complotistes le soin de les évaluer selon leurs critères tordus. Difficile aussi, d’y trouver son content en terme d’originalité spectaculaire : à force d’en garder sous la pédale pour alimenter d’hypothétiques suites, les films d’action peinent à se suffire à eux-mêmes ; d’épiques, ils deviennent elliptiques. Badaboum Son origine vidéoludique devrait irriguer Assassin’s Creed de trouvailles visuelles, le rendre aussi innovant et immersif qu’un Christopher Nolan des familles. Las ! Justin Kurzel ne fait qu’enquiller bastons chorégraphiées et combats de sabres pour yamakasi en toile d

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Musiques sombres pour été brûlant au Dock

MUSIQUES | À découvrir ce mardi 12 juillet au Dock, deux concerts solo lo-fi franchement enthousiasmants, ayant pour particularité d’émaner chacun d’acteurs du petit monde de la micro édition française.

Damien Grimbert | Mardi 5 juillet 2016

Musiques sombres pour été brûlant au Dock

Membre des formations Double Dragon et Le Commander Keen, le Strasbourgeois Pierre Faedi alias Silvestris Mandragot est auteur et éditeur responsable des éditions Gargarismes (risographie, sérigraphie de posters, zines, cassettes...). Étiqueté "néo wave" et "eurodance dépressive", Black Métal For My Funeral, son projet musical solo (en photo), évoque en fait surtout la rage adolescente et le lyrisme incandescent du Cure des années 1980, réincarnés dans un écrin rythmique aussi minimal qu’implacable qui laisse l’auditeur complètement envouté. Dessinateur de bandes dessinées « ésotérotiques », rédacteur en chef de la défunte revue BD La Corde et fondateur des éditions La Corde Rouge, Filex évolue de son côté au sein de Temple Solaire, un nouveau projet musical dark ambient croisant « drone ritualiste, noise et indus », et prenant la forme d’une longue odyssée sonore aux confins du bruitisme et du psychédélisme. Histoire de boucler la boucle, signalons enfin qu’un stand de micro édition, regroupant leurs productions respectives, sera présenté en parallèle du concert. Black Metal For My Funeral et Temple Solaire Au Dock m

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En août à Grenoble, l'art prend la cour (du vieux temple)

CONNAITRE | Rendez-vous du 18 au 27 août, dans la cour grenobloise du vieux temple donc, pour un programme artistique comme toujours pluridisciplinaire.

Aurélien Martinez | Mercredi 27 juillet 2016

En août à Grenoble, l'art prend la cour (du vieux temple)

Chaque fin août, le Festival de la cour du vieux temple investit la cour dont il est question, près de la place Notre-Dame (Grenoble), pour dix jours de théâtre, musique & co. Cette seizième édition ne dérogera pas à la règle, grâce à une programmation on ne peut plus variée avec, par exemple, le spectacle Rire aux éclats, présenté comme un « cabaret des tranchées » par la compagnie Petits bâtons production (qui, d’ailleurs, organise aussi le festival) ou plusieurs concerts – comme un, en ouverture, des French Bastards, « trio aux croisements du jazz, du groove et de la musique de film » piloté par Jean-Christophe Prince (oui, le premier rédacteur en chef du PB). Pour les autres artistes, qu’on ne connaît pas tous, ce sera à la découverte. Mais ça vaut le coup, le lieu étant très agréable.

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Temples : du soleil à Musiques en stock (Haute-Savoie)

Festival | Quatuor de poupées psychés piquées de mysticisme et touchées par la grâce, Temples s'affirme comme les têtes (et quelles têtes !) de gondole du rayon lysergique de la grande épicerie indie rock. Au point qu'il se pourrait fort bien qu'avec leur "Sun Structures", le soleil ne se couche pas sur Musiques en stock, en Haute-Savoie.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Temples : du soleil à Musiques en stock (Haute-Savoie)

Si l'on peut considérer, qu'à notre époque, un groupe psychédélique peut en cacher un autre, c'est doublement vrai en ce qui concerne Temples. C'est que les Britanniques de James Edwards Bagshaw (qui pourrait lui même concourir dans une compétition de double-sosies de Marc Bolan ET de Syd Barrett ; tandis que ses compères Thomas Edison Warmsley et Adam Smith tableraient plutôt sur les concours d'homonymie), ont tendance à boucher capillairement la vue vers la concurrence. Reste que ce serait un peu court – même si c'est long et touffu –, car c'est surtout dans le domaine musical que Temples bouche la vue vers et à la concurrence. Au point de taper dans l'œil de Noel Gallagher (qui même dans ses rêves les plus fous n'a jamais pu approcher ne serait-ce qu'à un cheveu d'un tel sens du psyché) et même de Johnny Marr (ancien artificier à manche des Smiths), Robert Wyatt ou les Stones. Album parfait Nés au succès par l'opération du Saint-Esprit (comprendre le Dieu internet, multiplicateur des fans de leur première composition authentifiée, Shelter Song), les quatre garçons dans le vent (de Kettering, en Angleterre), férus de mysticisme, ont su

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Magic Vald

MUSIQUES | Le festival Magic Bus revient à l’Esplanade de Grenoble vendredi 20 et samedi 21 mai. Avec notamment Vald, rappeur qui préfère « qu’on le prenne pour un taré que pour un génie ».

Aurélien Martinez | Mardi 17 mai 2016

Magic Vald

« Vald est mégasaoulé par les phoners, il oublie une fois sur deux d’appeler les gens. » Dommage monsieur d’Universal avec qui on parlait par mail, car on aurait beaucoup aimé interviewer celui qui injecte une bonne dose d'absurdité dans le rap game comme on l’écrivait en novembre lors de son premier concert grenoblois – à guichets fermés en plus. On se contentera à défaut de réécouter en boucle ses morceaux volontairement trashs (« Elle aimerait bien s’faire violer, enfin pas vraiment violer / Elle aimerait que j’la violente, que j’la casse sans demander​ » sur le conte moderne Selfie) ou parfaitement incongrus (« Il a pas dit bonjour, du coup il s'est fait niquer sa mère » sur Bonjour). Et de relire les interviews accordées à nos confrères – « Je préfère qu’on me prenne pour un taré que pour un génie » comme il le déclarait aux Inr

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Festival : zoom sur la prog de Magic Bus

MUSIQUES | Rendez-vous vendredi 20 et samedi 21 mai à l'Esplanade de Grenoble.

Aurélien Martinez | Mardi 15 mars 2016

Festival : zoom sur la prog de Magic Bus

La quinzième édition du festival reste dans la lignée des précédentes, centrée sur la musique éclectique mais toujours pêchue avec, par exemple, la drum & bass d’Asian Dub Foundation, la chanson rock des Babylon Circus ou encore la cumbia de Chico Trujillo. De notre côté, on s’enthousiasme plutôt pour la soirée du samedi qui réunira notamment le Scratch Bandits Crew et le rappeur mordant Vald qui ferait passer Orelsan pour un enfant de chœur.

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45 ans

ECRANS | De Andrew Haigh (G.B., 1h35) avec Charlotte Rampling, Tom Courtenay, Geraldine James…

Vincent Raymond | Mardi 26 janvier 2016

45 ans

Il y a au moins deux excellentes idées dans 45 ans – attention, cela ne suffit pas à soutenir un film, mais cela permet de le voir sans déplaisir dans sa totalité, et à lui assurer son content de résonance. La première, c’est de confier à Charlotte Rampling un rôle d’Anglaise taciturne s’apprêtant à célébrer ses 45 ans de mariage – d’où le titre. Bonne pioche : la comédienne, qui a convolé avec le public depuis peu ou prou un demi-siècle, est la distinction british incarnée ; du flegme à l’état brut serti d’un œil bleu glacier. La seconde, c’est le plan de fin, d’une beauté tragique stupéfiante et déchirante, comme une explosion muette à valeur de libération intime ; un ressort se détendant en silence après quatre-vingt-dix minutes de compression continue. Mais tout splendide qu’il soit, ce genre de conclusion façon twist conviendrait davantage à un court-métrage à chute. Andrew Haigh tire à la ligne, dilue son histoire en se reposant sur l’intensité bien commode de sa comédienne, qui habille les (nombreux) silences par sa présence douloureuse. L’Académie des Oscar l’a citée cette année pour ce rôle, la proposant pour la première fois de sa ca

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The Tiger Lillies, de sombres héros de la mer

MUSIQUES | Le trio londonien débarque à Grenoble mercredi et jeudi avec "Rime of The Ancient Mariner" (ou "La Complainte du vieux marin"), relecture personnelle du poème de Samuel Taylor Coleridge. Grandiose tant musicalement que visuellement.

Stéphane Duchêne | Lundi 14 décembre 2015

The Tiger Lillies, de sombres héros de la mer

Que l'on soit sensible ou pas au côté brechto-waitsien outré de l'étrange punk des Londonien de Tiger Lillies, il convient de leur rendre grâce d'honorer avec The Rime of the Ancient Mariner de Samuel Taylor Coleridge l'un des grands poètes (et critiques) romantiques anglais plutôt méconnu de ce côté-ci de la Manche. D'abord il faut parler du poème au long cours (c'est le cas de le dire) écrit en 1798 et qui conte dans une atmosphère et une langue proche du gothique la malédiction, racontée en une mise en abyme, si l'on peut dire, d'un navire anglais perdu dans l'Antarctique après que ledit capitaine abattit un albatros – il n'est pas impossible que l'Albatros de Baudelaire, moqué par des marins, soit inspiré de ce poème. Son équipage, désavouant le geste, finit par en devenir complice et se voit décimé par une sorte de menace fantôme (comme diraient les fans de Star Wars), entre vie et mort, « vie-dans-la-mort » comme l'écrit Coleridge, jusqu'à la rédemption finale. Le capitaine aura la vie sauve et sera condamné à faire le récit de cette aventure. Histoire fascinante aux accents non seulement chrétiens mais aussi christiques (l'albatros co

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L'été des festivals autour de Grenoble

ACTUS | Certes, on a sorti fin juin notre supplément consacré au festivals en Rhône-Alpes, mais ce n’est pas une raison pour ne pas reparler de ceux prévus autour de Grenoble en juillet et août ; qu’ils soient branchés musique, spectacle vivant ou les deux ! Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2015

L'été des festivals autour de Grenoble

10 – 12 juillet Le Vercors Music Festival Pour la première édition de ce nouveau festival prévu à Autrans, les organisateurs (et notamment le programmateur Jean-Philippe Bruttmann, compositeur et guitariste de son état) se sont offert quelques têtes d’affiche, sans doute pour marquer les esprits. Les excellents Moriarty, groupe au folk tendrement barré et bricolé, et la pimpante Yael Naim seront de la partie. Tout comme l’Américaine Ilene Barnes, à la voix impressionnante, et le guitariste américain de jazz fusion Al Di Meola. « Toutes les esthétiques musicales seront présentes autour des deux scènes du festival, mais auront toutes pour point commun de placer la guitare au centre des attentions. » Ça se tient. 15 – 19 juillet Merci, Bonsoir ! Encore un nouveau festival ! Dans le cadre de la première édition de l’événement spectacle vivant (versant arts de rue) et musique Merci, Bonsoir ! organisé à Grenoble (à la Bifurk et au parc Flaubert) par l’association

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Tchin tchin à Magic Bus

MUSIQUES | Cette année au festival Magic Bus, pas mal d'artistes des décennies passées et un ovni musical : Salut c'est cool.

Aurélien Martinez | Mardi 19 mai 2015

Tchin tchin à Magic Bus

Massilia Sound System, Le Peuple de l'Herbe, HK et les Saltimbanks… Pour la nouvelle édition du festival Magic Bus, l’équipe organisatrice a joué la carte du « retour aux sources » avec des groupes estampillés « bonne humeur » et « roots reggae » (et électro hip-hop pour les herbeux) parfaits pour joyeusement se pinter et remplir la très grande esplanade de Grenoble. Mais les vendredi 22 et samedi 23 mai, il y aura aussi le combo hip-hop hollandais Dope D.O.D, star de Youtube avec son clip rentre-dedans What Happened culminant à plus de 18 millions de vues ; le DJ-producteur argentin El Hijo de la Cumbia à la musique conçue pour dynamiter les dancefloor ; ou encore l’ovni musical Salut c’est cool porté sur la « techno balade ». À ce jour, après plusieurs écoutes minutieuses de leurs morceaux (dont leur fameux Tchin Tchin et son clip complètement barré), on n’arrive toujours pas à trancher entre génie dadaïste et foutage de gueule extrême. Ça d

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"Le Tour complet du cœur" : Shakespeare en 3 heures chrono

Théâtre | Jouer toute l'œuvre shakespearienne en une soirée, personne (ou presque) ne l’avait encore imaginé. Un homme, seul, a tenté l’aventure : Gilles Cailleau fait "Le Tour complet du cœur" en trois heures et 37 escales. Bluffant.

François Cau | Mardi 24 mars 2015

Oyez, oyez mesdames messieurs. Avant d’entrer dans cette roulotte, écoutez une histoire. Celui qui la conte, en digne héritier de Molière, sillonne la France avec son tracteur, sa roulotte et sa tente marocaine d’est en ouest, du nord au sud, bien au-delà de la Navarre. Certains l’ont vu à la Réunion. Entendez-vous ces chromatiques notes sorties de son accordéon ? Tel le joueur de flûteau, le voilà nous entraînant. Entrez donc, installez-vous, voici son récit : « Il y a quelques années, j’ai rencontré par hasard un homme du nom d’Antoine Garamond qui avait passé trente ans de sa vie dans une roulotte, à jouer partout, avec sa femme et ses deux enfants, un spectacle qui faisait revivre toutes les pièces de Shakespeare. Au moment de me dire au revoir, il m’a dit "Puisque vous êtes un passionné de Shakespeare, si vous vouliez, vous, reprendre le flambeau, je vous offrirais la roulotte". » Depuis, Gilles Cailleau se fait artiste forain, se déplaçant avec sa maison et son théâtre à roulettes. Sa compagnie, Attention Fragile, propose plusieurs spectacles dont le Tour complet du Cœur créé en 2002. Homme orchestre époustouflant Seul en s

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La prog du festival Magic Bus dévoilée

MUSIQUES | Rendez-vous les 22 et 23 mai à Grenoble, du côté de l'Esplanade

Aurélien Martinez | Vendredi 13 février 2015

La prog du festival Magic Bus dévoilée

La quatorzième édition du festival Magic Bus organisé par l’association Retour de Scène - Dynamusic aura lieu les vendredi 22 et samedi 23 mai à l’Esplanade. Avec, au milieu des gros noms au gros son (le Peuple de l’herbe, Massilia sound system, Dope D.O.D…), les électro-barrés très "do it yourself" et complètement hype Salut c’est cool, avec leur musique dans la lignée de groupes comme Sexy Sushi (la référence en la matière). On en reparle en temps voulu. En attendant, « tchin tchin » dixit l'un de leurs minitubes. Pour la prog jour par jour, c'est ici que ça se passe.

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